29 novembre, 2006

LE POIDS DE L'HÉRITAGE PINOCHET

PATRICIA VERDUGO. JOURNALISTE D’INVESTIGATION.

La concertation démocratique (centre-gauche, démocrates-chrétiens et socialistes) est au pouvoir depuis bientôt dix-sept ans, soit le même nombre d'années que la dictature militaire. Pourtant, "elle n'a toujours pas démantelé l'héritage de Pinochet", affirme Patricia Verdugo, journaliste chilienne, respectée pour ses enquêtes sur les violations des droits de l'homme commises par la dictature du général Pinochet.

Cet héritage pesant explique que l'ancien dictateur ne soit jamais condamné dans son pays, dit-elle, mais aussi que le Chili soit un des pays les plus inégalitaires du continent. "Le modèle néolibéral légué par la dictature militaire est toujours en place, avec une vingtaine de groupes économiques qui contrôlent 85 % du PIB, souligne la journaliste. Les hommes d'affaires chiliens continuent de défendre le modèle Pinochet, et les groupes étrangers installés au Chili sont ultraconservateurs parce que cela sert leurs intérêts." "Nous n'avons pas de presse libre et seulement des journaux de droite, constate la journaliste, tous les médias sont contrôlés, directement ou indirectement, par les groupes économiques les plus conservateurs. Toutes les tentatives pour maintenir un journal plus indépendant ont échoué." Elle rappelle qu'en avril 2001 Human Rights Watch mettait en garde contre le fait que la liberté de la presse était très limitée au Chili.

Autre séquelle de la dictature : la faiblesse persistante des syndicats, démantelés jadis par le régime Pinochet : "Seulement 15 % des travailleurs sont affiliés à un syndicat, et le droit de grève n'existe pratiquement pas. En cas de grève, au bout d'un mois, les patrons peuvent engager d'autres travailleurs." Ou encore le système de retraite, "dont les caisses sont entre les mains de quelques groupes privés".

Michelle Bachelet "est pleine de bonnes intentions, mais elle n'a pas le pouvoir, pas plus que ses prédécesseurs", estime Patricia Verdugo. La présidente dispose en effet de la majorité à la Chambre des députés comme au Sénat. Mais certaines réformes nécessitent les 4/7e du quorum. C'est le cas, par exemple, pour réformer le système électoral binominal, lui aussi hérité de Pinochet, qui empêche la représentation des partis minoritaires comme le Parti communiste (7,5 % des votes aux dernières législatives). Pour promouvoir un système proportionnel, la présidente socialiste est donc obligée de négocier avec la droite.

Compte tenu de ces pesanteurs, Patricia Verdugo est sceptique sur le succès des réformes annoncées : "Ouvrir des crèches et des jardins d'enfants est sans doute la mesure la plus révolutionnaire que pourra prendre Michelle Bachelet. Cela coûte 300 millions de dollars à l'Etat, et un peu de social ne gêne pas l'establishment."

En revanche, la journaliste s'interroge sur la position qu'adoptera le gouvernement après l'arrêt de la Cour interaméricaine des droits de l'homme. Celle-ci a condamné le Chili pour avoir appliqué l'amnistie, imposée en 1978 par Pinochet, dans le cas d'un disparu sous le régime militaire. Torturée sous la dictature, la présidente socialiste souhaite abolir la loi d'amnistie. Mais le sujet fait polémique à Santiago. Certains refusent qu'un tribunal international influence le Chili. Parmi eux, Patricio Aylwin, le premier président de la transition démocratique.

"C'est fantastique qu'une femme soit arrivée au pouvoir, socialiste de surcroît !", s'exclame la journaliste. Elle s'inquiète toutefois des grands espoirs qu'a fait naître l'élection de Mme Bachelet et qui "ne pourront pas être comblés".

Selon elle, de fortes secousses sociales sont à prévoir car les Chiliens n'ont plus peur de descendre dans les rues : "La peur a disparu après l'arrestation de Pinochet à Londres et le rapport du Congrès américain l'impliquant dans des affaires de corruption."

"Tout n'est pas rose comme le croient les étrangers qui s'imaginent que le Chili est un modèle en Amérique latine", soupire Patricia Verdugo, en comparant le Chili à "un jeu de miroirs où le pouvoir n'est pas entre les mains du chef de l'Etat, mais entre celles des hommes d'affaires".

MICHELLE BACHELET ET LA RÉVOLTE DES « PINGOUINS »

On les a surnommés les « pingouins »  par référence à leurs uniformes bleu marine et à leurs chemisiers blancs de collégiens. Ils ont 17 ans. Ils ont grandi en démocratie. Pour eux, la dictature militaire (1973-1990) et le général Augusto Pinochet, c'est du passé. Pourtant, ils accusent : « Peu importe que ce soit une femme. Nous ne croyons pas dans les politiciens. Nous n'attendons rien de Michelle Bachelet. »  Le ton intolérant de Maria Jesus Sanhueza et de Max Mellado contraste avec leurs sourires d'adolescents. Ils sont les principaux dirigeants de la révolte étudiante qui a ébranlé Michelle Bachelet, quelques mois seulement après l'arrivée au pouvoir de la première femme élue présidente du Chili.

Que reprochent-ils à ce gouvernement socialiste? Tout bonnement de recourir à des méthodes «dictatoriales »  : « 2 500 collégiens ont été interpellés en mai, 100 ont été expulsés de leur collège» , dénonce Maria Jesus, qui a été mise à la porte de son école à cause de son militantisme.

Les portables n'arrêtent pas de sonner. Une réunion est aussitôt organisée, ce 26 octobre, Plaza Italia. Les rassemblements ont été interdits dans le centre-ville mais les collégiens se retrouvent dans leurs quartiers. « Avec nos portables, Internet et MSN nous communiquons rapidement. Les adultes sont dépassés !» , se réjouit Max, fier que leur mouvement ait déjà entraîné la chute de trois ministres.

Il réclame que l'Etat reprenne en charge l'éducation, privatisée par Pinochet. Toutes les universités sont payantes. « Le salaire minimum est de 120 000 pesos et une université coûte 200 000 pesos par mois» , souligne Max. Le gouvernement s'est engagé à réformer la loi sur l'éducation. « Dans combien de temps ?» , s'exclame Maria Jesus, qui annonce la tenue d'un congrès national des étudiants, fin novembre.

Tout a commencé à la fin avril. Des centaines de milliers d'élèves du secondaire sont descendus dans les rues à travers le Chili pour dénoncer, entre autres, la mauvaise qualité de l'enseignement et les inégalités entre le privé et le public. Ils réclamaient la gratuité des transports pour les écoliers et celle du baccalauréat. Baptisée « la révolte des pingouins» , par plaisanterie, cette fronde inédite a surpris tout le monde, à commencer par la présidente socialiste, qui avait pris ses fonctions le 11 mars.

Pour la première fois depuis seize ans, un gouvernement de la Concertation démocratique - la coalition de centre-gauche regroupant démocrates-chrétiens, socialistes et radicaux, au pouvoir depuis le retour de la démocratie - affrontait une vaste protestation sociale. Le mouvement bénéficiait, selon les sondages, d'un soutien populaire de 83 %.

Depuis le retour de la démocratie en 1990, la pauvreté a certes été réduite de moitié et le budget de l'éducation a été multiplié par trois. Mais le Chili reste un des pays les plus inégalitaires d'Amérique latine en matière de redistribution des revenus, et l'éducation, moteur de l'ascenseur social, reste peu accessible aux plus démunis. Pendant un mois, les monômes ont peu à peu pris de l'ampleur, avec le soutien des parents. Le 30 mai, une manifestation à Santiago du Chili a été durement réprimée. Plusieurs centaines d'étudiants ont été interpellés. Les images montrant des policiers battant des écoliers et des journalistes ont suscité une vive émotion. Mme Bachelet, 55 ans, qui avait été torturée pendant la dictature, s'est indignée, qualifiant de « légitimes»  les revendications des étudiants. Elle a limogé le chef des forces spéciales de la police.


Cette mère de famille divorcée, qui a élevé seule ses trois enfants, a dû inaugurer, par la force, le « style citoyenne»  qu'elle avait prôné pendant sa campagne électorale. Elle n'a accédé aux demandes des écoliers qu'en partie, mais suffisamment pour que leurs parents soient satisfaits.

Le transport gratuit et des bourses ont été accordés aux plus démunis. Michelle Bachelet a également promis une réforme de l'enseignement garantissant une éducation de qualité. Une commission d'experts, de représentants sociaux et d'étudiants a été créée. La présidente socialiste a refusé en revanche de céder aux exigences des collégiens qui demandaient une représentation de 51 % au sein de ladite commission.

Malgré l'ouverture du dialogue, les protestations se sont poursuivies pendant le mois de juin avec deux grèves nationales successives, à l'appel des écoliers, soutenus par des étudiants universitaires, le syndicat des professeurs (100 000 adhérents) et des organisations sociales, qui ont paralysé les établissements scolaires. « Nous sommes pratiquement le dos au mur» , confessait, à l'époque, le ministre de l'intérieur, Andres Zaldivar.

La présidente socialiste a publiquement réprimandé ses ministres : « J'ai besoin d'un gouvernement qui anticipe les problèmes et ne se contente pas de réagir.»  Puis, elle a procédé, fin juillet, à un remaniement du gouvernement. Les ministres de l'éducation, de l'intérieur et de l'économie ont été remplacés.

Les « pingouins»  avaient gagné. Les occupations de collèges ont cessé, les lycéens ont repris le chemin de l'école. Mais le calme social n'est pas revenu pour autant. Des manifestations continuent d'éclater sporadiquement. En septembre, des grèves partielles ont été lancées par des syndicats des professeurs, des travailleurs de la santé et des agents du fisc, qui réclament des augmentations de salaires. A la mi-octobre, des incidents ont éclaté à Santiago entre manifestants et forces de l'ordre. Des cocktails Molotov ont explosé dans le patio de la Moneda, le palais présidentiel. Mme Bachelet a durci le ton, dénonçant « ceux qui veulent imposer le crime, la violence ou le vandalisme» .

« Il y avait des manifestants masqués» , déplore, de son côté, le ministre de l'intérieur, Belisario Velasco, qui entend « réprimer les excès pour défendre l'ordre public» . «  Ce sont les services de renseignement qui cherchent à nous infiltrer» , assurent les lycéens, dont le front est désormais rongé par les divisions.

« Les « pingouins »  ont remporté une victoire en installant le thème de l'éducation sur la place publique» , reconnaît Paulina Veloso, secrétaire générale de la présidence et amie intime de Michelle Bachelet. Son fils, Nicolas Grau, a participé aux mobilisations en tant que président de la Fédération des étudiants du Chili (FECH). « Le mythe selon lequel les jeunes sont apathiques s'est écroulé », note Marta Lagos, qui dirige l'institut de sondages Mori. Elle estime que la révolte étudiante « reflète un malaise plus général, lié à l'exclusion et aux inégalités sociales » .

Selon le Programme des Nations unies pour le développement, le décile le plus riche - 10 % de la population - détient près de la moitié des revenus. « Le phénomène étudiant coïncide avec le discours de Michelle Bachelet, qui a réclamé une plus grande participation des citoyens favorisant l'expression de demandes non satisfaites» , relève l'analyste politique Carlos Pena.

Qualifié de « féminin »  pour son ouverture au dialogue, le style Bachelet séduit à l'étranger. Elle fascine les femmes politiques, de Ségolène Royal, qui est allée à Santiago pour l'encourager avant le second tour, jusqu'à Michèle Alliot-Marie, la ministre de la défense, qui a assisté à son investiture, en passant par la chancelière allemande, Angela Merkel, qui lui a promis son soutien au sein de l'Union européenne.

Dans son pays, il en va autrement. Mme Bachelet bénéficie certes de la sympathie des citoyens, mais elle déconcerte les politiciens traditionnels et l'élite économique. La présidente chilienne a été tièdement applaudie, le 25 octobre, au cours du dîner de gala de l'Union industrielle (Sofofa), qui réunit chaque année les plus puissants hommes d'affaires du pays. A les écouter, tout va mal. Et, pourtant, le Chili est prospère. La croissance pour 2006 dépasse 5 %. L'excédent fiscal a atteint un niveau historique grâce au boom des prix du cuivre, la principale exportation. L'ouverture sur le monde a été consolidée par un traité de libre-échange avec la Chine, après ceux signés avec les Etats-Unis et l'Union européenne.

Mais beaucoup d'industriels sont inquiets. Ils rappellent qu'en août les travailleurs de la plus grande mine de cuivre du monde, Escondida, dans le nord du Chili, appartenant au groupe anglo-australien BHP Hilton, ont lancé une grève inédite. Ils reprochent à Mme Bachelet de « manquer d'autorité ». « Elle a tout cédé aux étudiants, c'est la porte ouverte à d'autres revendications et au désordre », martèle l'un d'eux.

Des critiques similaires fusent dans l'opposition et même au sein des partis de la Concertation démocratique au pouvoir. « Le bateau prend l'eau », a lancé Sebastian Piñera, l'homme d'affaires millionnaire, candidat de la droite qui avait mis en ballottage Mme Bachelet en janvier, au premier tour de la présidentielle. La presse a qualifié de « style Mamie» , les atermoiements de la chef de l'Etat face aux lycéens.

En quelques semaines, en mai, la révolte des « pingouins »  avait fait chuter de plus de 7 points la popularité de Michelle Bachelet. La présidente chilienne a fait une sorte de mea culpa pour répondre aux critiques lui reprochant d'avoir minimisé la crise étudiante et d'avoir tardé à réagir : « Toute demande ne doit pas être vue comme un problème. Il ne faut pas avoir peur des mobilisations, des protestations et des différences. » 

Elle conserve aujourd'hui le soutien de plus de 53 % de la population, soit l'équivalent des votes qu'elle avait recueillis au second tour, le 15 janvier. Il est vrai qu'en neuf mois de gouvernement la présidente socialiste a tenu la majorité de ses promesses électorales, la plupart à caractère social. Pédiatre de formation, elle avait promis un vaste programme de protection sociale en faveur des plus vulnérables. Les soins sont désormais gratuits dans les hôpitaux pour les personnes de plus de 60 ans. Des garderies et des jardins d'enfants se sont ouverts pour faciliter la vie des femmes qui travaillent. Le minimum retraite a été augmenté de 20 % pour les personnes n'ayant pu cotiser ou ayant alimenté insuffisamment leurs plans épargne-retraite, seule couverture disponible. Les réformes de la présidente n'ont pas toutes fait l'unanimité.

Agnostique dans un pays où l'Eglise catholique est toute-puissante et où l'avortement est illégal, elle a légalisé en septembre l'accès à la pilule du lendemain pour les jeunes filles de plus de 14 ans sans le consentement de leurs parents, s'attirant ainsi l'hostilité de la Confédération épiscopale.

Pourtant, « les relations avec l'Eglise sont bonnes, car la présidente Bachelet a fait de la lutte contre les inégalités la priorité de son gouvernement », assure le Père jésuite Tony Mifsud..., avant d'ajouter insidieusement : « Il faut être réaliste, elle n'a pas l'expérience de Ricardo Lagos, qui était un grand homme d'Etat. »  M. Lagos, l'ex-président socialiste (2000-2006), a quitté le pouvoir avec plus de 70 % de popularité.

« Le Chili est un pays très conservateur, beaucoup de critiques s'expliquent parce que Michelle Bachelet est une femme. C'est une culture machiste qui ne s'est pourtant pas exprimée dans les urnes », rétorque malicieusement Sergio Bitar, le président du Parti pour la démocratie (PPD), membre de la Concertation démocratique. Analyse confirmée par l'homme de la rue : « On l'attaque parce que c'est une femme, elle est courageuse et charismatique », confie un vendeur de journaux.

« Nous ne la critiquons pas en tant que femme », corrige sereinement Guillermo Teillier, le président du Parti communiste, qui avait appelé à voter pour la candidate socialiste. Il rappelle que le PC a été dirigé pendant de longues années par une femme, Gladys Marin. « Nous ne nous sentons pas floués par Mme Bachelet, nous attendons de voir si elle pourra respecter ses engagements », ajoute le président du PC.

C'est bientôt l'été austral au Chili. La commission d'experts chargée d'étudier une réforme de l'éducation doit remettre ses conclusions le 11 décembre. Les longues vacances devraient constituer une trêve jusqu'à la rentrée de mars. La révolte des « pingouins»  a été un coup de semonce. « Les lycéens ont tiré la sonnette d'alarme. Les Chiliens savent qu'ils ont une démocratie solide, et ils vont commencer à réclamer leur part du gâteau », explique Marta Lagos, qui n'écarte pas un Mai 68 chilien.


Un Mai 68 ? « Impensable !», s'exclame Carlos Peña : « Les jeunes qui sont à l'Université appartiennent à une élite économique, les ouvriers vivent beaucoup mieux que dans les années 1970 et 1980, et le Chili est un pays raisonnable, à l'abri de tout populisme.»  Reste, pour la présidente, un énorme défi à relever d'ici à la fin de son mandat, en 2010 : promouvoir une plus grande égalité entre les citoyens. Au Chili, la pauvreté frappe encore 18 % d'une population de 16 millions d'habitants.

28 novembre, 2006

PICHILEMU, PARADIS DU SURF

Photo Bernard Brault, La Presse Les adeptes du surf extrême adorent la plage Punta Lobos, située à six kilomètres au sud de Pichilemu. Ici, les voyageurs peuvent atteindre de six à huit mètres de hauteur

Dans la petite ville de Pichilemu, au Chili, le temps semble s'être plus ou moins arrêté. Plusieurs rues sont en terre, des chiens font la sieste au soleil. Des baraques défraîchies côtoient des maisons cossues en bordure du Pacifique. Les habitants? Ils sont environ 12 500. Des pêcheurs et agriculteurs, avant tout. Des bohèmes aussi. Les touristes? Des surfeurs venus de partout sur la planète.

«Pichi» est pour eux une destination de rêve pour ses vagues qui peuvent atteindre huit mètres et pour son nightlife particulièrement animé.

Pour atteindre cette ancienne station balnéaire, prisée par l'aristocratie du début du XXe siècle et située à deux heures trente de voiture au sud-ouest de Santiago, on doit traverser des kilomètres et des kilomètres de terres agricoles, toutes en collines. «Vous allez voir, le contraste est saisissant», nous a prévenu Christophe Léonard, un Québécois qui vit au Chili depuis une quinzaine d'années. «Pichilemu est assez touristique, surtout l'été, mais pour s'y rendre, il faut d'abord passer par la campagne où les gens vivent comme dans le passé», nous a confié le surfeur, aussi aubergiste.
Il disait vrai. Sur la route, nous rencontrons quelques gauchos, des cowboys vêtus de ponchos qui se déplacent à cheval, nous voyons de la fumée sortir des fours à pain, des charrettes, des petites cabanes de bois et, soudainement, la mer. L'image est saisissante: les rayons du soleil réfléchis sur les vagues sont comme des milliers de diamants. Et à leurs pieds, une plage de sable noir.

Malgré l'hiver - nous sommes en août et il fait 15 °C -, une dizaine de surfeurs jouent dans les vagues. «Ce n'est pas une bonne journée, les vagues ne cassent pas aujourd'hui», nous confient deux Allemands, une planche à la main. Été comme hiver, les surfeurs de tous les niveaux sont au rendez-vous. L'eau est toujours glacée, la combinaison isolante est donc essentielle!

À Pichilemu, les touristes ont l'embarras du choix parmi les cabañas (cabines) et les residenciales (hôtels modestes). Si les surfeurs sont peu exigeants sur le logis, c'est que le terrain de jeu en vaut la chandelle. Les trois plages les plus populaires ici sont La Puntilla (idéale pour les débutants, un kilomètre de petites vagues continues face au parc Ross), El Infiernillo (vagues tubulaires, plus intenses) et Punta Lobos (la plus extrême, située à six kilomètres au sud de Pichilemu). Les surfeurs de luxe devront y penser à deux fois avant de s'y rendre: ici, il n'y a ni jet-ski ni patrouilles nautiques. On pagaie avec ses mains.

À Punta Lobos, où a lieu chaque année le championnat national de surf, on peut surfer sur des vagues qui atteignent de six à huit mètres, mais il faut d'abord marcher à travers les rochers, traverser un petit tourbillon et attendre le bon moment pour se lancer en mer. Trop risqué pour vous? Au-delà des surfeurs aguerris, la plage est également populaire auprès des groupes de jeunes et des familles qui profitent de son paysage à couper le souffle, avec ses magnifiques falaises, et de son aire de détente. Les pêcheurs s'y rendent aussi nombreux. Tout comme les vendeurs de friandises, qui y voient évidemment une occasion de faire quelques sous. En fin d'après-midi, c'est l'heure de pointe! Malgré le temps frisquet, les gens du coin attendent le coucher de soleil. Nous aussi.

RAFAEL CORREA VAINQUEUR DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE EN EQUATEUR


Un point vient d'être marqué à gauche dans la partie d'échecs qui oppose George Bush et Hugo Chavez sur le continent américain. Le très probable président élu de l'Equateur, Rafael Correa, 43 ans, n'a jamais caché sa sympathie pour la révolution bolivarienne du président vénézuélien. C'est dire si l'arrivée au pouvoir de cet économiste de gauche marque un nouveau revers pour Washington.
par Marie Delcas
Lundi 27 novembre [ 2006 ], le porte-parole du département d'Etat américain, Sean McCormack, a reconnu qu'"il y a eu (...) un scrutin plutôt transparent, libre et juste". L'ambassadrice américaine à Quito, Linda Jewell, a quant à elle félicité M. Correa de son "apparente victoire", en appelant de ces voeux la poursuite de la coopération entre les deux pays.

Mardi matin, après dépouillement de 85 % des bulletins, Rafael Correa était en effet crédité de 59 % des votes exprimés, contre 41 % pour son rival, Alvaro Noboa. Ce magnat de la banane, candidat pour la troisième fois, demandait un recompte vote par vote dans deux provinces. La commission électorale devait rendre ses résultats définitifs dans la journée.

"Rafael Correa a su capter au second tour le vote anti-Noboa. Nombre d'électeurs ne partagent pas son projet radical, mais ils abhorraient l'idée de voir l'homme le plus riche du pays prendre les rênes de leur destin", note le politologue Fernando Bustamante. Son collègue, Simon Pachano, se félicite de la très large victoire du futur président, "un gage de gouvernabilité dans un pays (où l'échiquier politique est) polarisé". Les trois derniers chefs d'Etat élus de ce pays andin de 12 millions d'habitants ont été renversés.

Partisan d'une Assemblée constituante pour refonder les partis et les institutions - à commencer par le Congrès dont il appelle de ses voeux la dissolution -, Rafael Correa a choisi de ne pas présenter de candidats aux élections législatives du 15 octobre. Il devra donc affronter une féroce opposition : celle des parlementaires bien décidés à conserver leur poste.
Opposé à la dollarisation de l'économie adoptée en 2000, Rafael Correa a rappelé que "le réalisme" l'obligerait à conserver le dollar comme monnaie nationale. Mais ce docteur en économie est convaincu que l'Amérique latine "a payé cher vingt ans de néolibéralisme". Rafael Correa s'oppose à la signature du traité de libre commerce en négociation avec les Etats-Unis. Souhaitant donner la priorité aux dépenses sociales, il veut renégocier la dette extérieure du pays avec les organismes internationaux et n'exclut pas un moratoire unilatéral sur les remboursements.

Au soir de la victoire, il a redit vouloir réviser les contrats avec les multinationales pétrolières. Il espère aussi que l'Equateur - qui produit 543 000 barils de pétrole par jour - rejoindra l'OPEP. Le futur président a enfin confirmé que l'accord qui permet aux militaires américains d'utiliser la base aérienne de Manta - à la frontière de la Colombie - ne serait pas renouvelé en 2009.
Marie Delcas

UNE SEMAINE D'HOMMAGES À FIDEL CASTRO S'OUVRE À CUBA




Photo AP/JAVIER GALEANO
Une répétition générale du défilé prévu le 2 décembre, pour célébrer le 80e anniversaire de Fidel Castro, a eu lieu le 27 novembre à La Havane, à Cuba

Cuba s'apprête à célébrer, en grande pompe, le quatre-vingtième anniversaire de son dirigeant, alors que le mystère plane toujours sur son état de santé. Le coup d'envoi de ces cérémonies d'hommage sera donné, mardi 28 novembre, lors d'une soirée de gala à La Havane.

Nul ne savait, lundi, si Fidel, hospitalisé le 27 juillet dernier, serait en mesure d'apparaître en public. Après quatre mois de lente convalescence, des rumeurs autour de ses possibles adieux circulaient. Son cadet, Raul, s'est lui vu remettre "provisoirement" le pouvoir, à l'occasion de l'opération chirurgicale qu'a subie le leader cubain – une première depuis 1959. Au terme de quatre mois d'intérim, au cours desquels il est prudemment resté en retrait, il pourrait voir s'ouvrir les portes de la succession.

Mardi soir, quelque mille cinq cents personnalités de soixante-seize pays doivent ouvrir le bal des cérémonies lors d'une réception de gala au théâtre Karl-Marx, à La Havane. Sont attendus les présidents de Bolivie, Evo Morales, du Nicaragua, Daniel Ortega, d'Haïti, René Préval, mais aussi l'ancien président du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez, la Française Danielle Mitterrand et l'acteur Gérard Depardieu.

"RAUL DEVRA S'IMPLIQUER"

Mercredi 29 novembre s'ouvrira un colloque de trois jours sur le thème "Mémoire et avenir : Cuba et Fidel". Jeudi sont prévus un premier défilé militaire à Santiago, dans le Sud, et un grand concert à La Havane. Le point d'orgue de la semaine doit être l'imposant défilé militaire, samedi 2 décembre, le premier organisé dans la capitale depuis dix ans. Près de trois cent mille participants sont attendus.

Une apparition du chef de l'Etat et de son frère pourrait déterminer l'avenir du régime. "Si Fidel n'apparaît pas de toute la semaine, ou s'il ne se montre qu'à la télévision depuis sa chambre, comme pour le sommet [des non-alignés], alors cela voudra dire que son état ne s'est pas amélioré, avec tout ce que cela implique", a estimé un diplomate latino-américain."Dès lors, Raul devra s'impliquer beaucoup plus, parce que le pays ne peut vivre éternellement comme ça", a-t-il ajouté.

Lors de sa dernière apparition télévisée, le 28 octobre, Fidel Castro avait laissé l'impression d'un homme encore fragile, mais lucide. L'endroit où il séjourne durant sa convalescence, tout comme son état, demeurent des "secrets d'Etat".

27 novembre, 2006

Pinochet assigné à résidence



Un juge chilien a décidé lundi d'assigner à résidence l'ancien dictateur Augusto Pinochet dans le cadre de l'affaire de la "caravane de la mort". Le juge Victor Montiglio a pris cette décision dans le cadre des poursuites liées à la disparition forcée de deux personnes attribuée à la "caravane de la mort", une mission de militaires qui a parcouru le Chili en liquidant des opposants quelques semaines après le coup d'Etat mené par le général Pinochet en septembre 1973. Le juge Montiglio devait notifier dans la journée de lundi sa décision d'assignation à résidence à l'ancien dictateur, âgé de 91 ans. Les deux disparus, Wagner Salinas et Francisco Lara, faisaient partie du groupe d'agents qui assurait la sécurité du président chilien Salvador Allende. Considéré comme le commanditaire de la "caravane de la mort", Pinochet a été inculpé il y a cinq ans pour 77 des assassinats commis par ce groupe. Mais la Cour suprême a classé l'affaire sans suite en juillet 2002, prenant en compte les arguments de médecins qui avaient constaté chez l'ancien dictateur une "démence sénile modérée". (NLE)


"Proposez réponse : Monsieur Eugenio Ruiz-Tagle O. a été exécuté en raison des charges graves qui existaient contre lui. - Il n'y a pas eu de tortures - selon information ".


En bas, la signature déjà connue de Augusto Pinochet.


24 novembre, 2006

Christoph Blocher au Chili: accord de réadmission signé



Christoph Blocher au Chili: accord de réadmission signé
ATS - 24.11.2006, 13:39









BERNE - Le conseiller fédéral Christoph Blocher et le ministre chilien de l'intérieur Belisario Velasco ont signé jeudi à Santiago du Chili un accord de réadmission. Les deux pays s'y engagent à rapatrier leurs ressortissants en séjour irrégulier.

Christoph Blocher devait rencontrer le ministre chilien de la justice Isidro Solís, pour signer un traité d'entraide judiciaire, a précisé une porte-parole du Département fédéral de justice et police (DFJP), Wally Bur.

Ce deuxième accord permettra aux autorités judiciaires des deux Etats de se prêter assistance en vue de l'élucidation et de la poursuite d'infractions.

Avec ces deux textes, la Suisse et le Chili marquent leur volonté de renforcer leur collaboration en matière de lutte contre la criminalité internationale et d'agir en commun contre les migrations illégales, selon le DFJP.

M. Blocher rentrera en Suisse mardi prochain.

22 novembre, 2006

Nicolás Millán confirme les contacts avec Chelsea




L’as de Colo Colo confirme les contacts avec Chelsea Le jeune Nicolas Millan affirme avoir reçu des propositions du champion d’angleterre.

Il a tout juste 15 ans mais réalise déjà de magnifiques performances avec Colo Colo, ce qui attire l’attention du club de José Mourinho. Le jeune buteur chilien confirme cet intérêt mutuel bien qu’il ne sache pas encore quand il aura la chance de fouler le terrain d’entraînement des blues «Il n’y a pas encore de date fixée pour un essai, mais il y a des contacts. Ce serait un rêve de rejoindre des joueurs comme Drogba».

Le père du joueur avait annoncé que son fils resterait au Chili jusqu’à ses 18 ans, mais les propositions de Chelsea pourraient changer la donne. Du côté de Colo Colo les réactions sont évidemment différentes et l’entraîneur Claudio Borghi souhaite rappeler que «pour le moment il n’y a aucune proposition officielle de Chelsea». Mathieu Soto-Minguez

Ainsi, il s’est exprimé dans la presse chilienne et le quotidien, "La Tercera" : "Aucune date n’a été fixée mais l’invitation existe. Ce serait un rêve d’être avec des joueurs comme Didier Drogba. Chelsea est comme Colo Colo sauf qu’il y a plus d’argent (à Chelsea)."

Le Parlement chilien refuse l'avortement thérapeutique

La chambre basse du Parlement chilien a rejeté sans le discuter mardi un projet de légalisation de l'avortement en cas de danger de mort de la future mère.

Les députés ont voté contre par 61 voix contre 21, le président de la chambre Antonio Leal (du Parti pour la démocratie, PPD) estimant que cette mesure était inconstitutionnelle car la «Constitution garantit le droit de vivre». Il a jugé qu'il faudrait adopter un amendement constitutionnel pour légaliser l'interruption de grossesse.

Le texte prévoyait d'autoriser l'avortement thérapeutique jusqu'à la 12éme semaine de grossesse, comme c'était le cas jusqu'à la fin des années 1980. Il était proposé par Marco Enriquez-Ominami et Rene Alico, membres de la coalition de centre-gauche de la présidente Michelle Bachelet, bien que le gouvernement y soit opposé.

L'avortement est actuellement illégal au Chili quelles que soient les circonstances. Avorter ou se faire avorter expose à des peines de trois à cinq ans de prison mais les autorités estiment que jusqu'à 130.000 avortements sont clandestinement réalisés chaque année et que 32.000 aboutissent à une hospitalisation de la femme en raison de complications. SANTIAGO DU CHILI (AP)

21 novembre, 2006

Education sexuelle, l’urgence au Chili !


Le Parlement chilien vient de solliciter la création d’une commission interministérielle pour qu’enfin soient mises en place les conclusions de comités d’experts sur l’éducation sexuelle, qui datent de 1993.

Selon une étude du Centre de médecine reproductive de l’ adolescence (Cemera), en dix ans, entre 1993 et 2003, plus de mille enfants sont nés chaque année de mère mineure de quatorze ans dans ce pays. Il y aurait, en ce moment même, plus de soixante-quinze mille jeunes filles âgées de quinze à dix-neuf ans enceintes, et seulement quinze mille d’entre elles continueraient leurs études.
Selon le journal Las Ultimas Noticias, "l’ accouchement d’ une maman mineure de quatorze ans coûte dix fois plus cher que celui d’ une de vingt-cinq, et le risque que cette jeune maman soit de nouveau enceinte avant ses vingt ans est extrêmement grand."

Ces chiffres impliquent évidemment une augmentation des avortements, clandestins car illégaux, et dans des conditions dangereuses pour les mères.

En 2005, le ministre de l’Education de l’époque, Sergio Bitar, avait annoncé un plan qui prévoyait la formation des éducateurs et des familles, ainsi qu’une coordination pour la prévention des abus sexuels .
Selon les députés : "Malgré ces efforts, l’intervention d’une entité interministérielle est aujourd’hui nécessaire, pour aborder le phénomène de manière opportune..."

19 novembre, 2006

Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec)






Vietnam - Chili


La coopération bilatérale à approfondir

Le président vietnamien, Nguyên Minh Triêt, a eu hier matin à Hanoi un entretien avec la présidente chilienne, Michelle Bachelet Jeria, en visite officielle de deux jours au Vietnam.

Dans un climat d'amitié et de compréhension mutuelle, Nguyên Minh Triêt et Michelle Bachelet Jeria ont affirmé leur volonté de servir respectivement de portes d'accès aux marchés d'Asie-Pacifique, d'Asie du Sud-Est, d'Asie du Sud, d'Amérique du Sud et d'Amérique Latine.

Les deux pays ont été unanimes pour renforcer leur coordination étroite et leur soutien mutuel dans les organisations internationales et sur les tribunes multilatérales comme l'ONU, le Mouvement de non alignement, l'APEC, l'OMC... La présidente chilienne, qui soutient la candidature vietnamienne au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour le mandat 2008-2009, a invité le président vietnamien à effectuer une visite officielle au Chili, invitation qui a été chaleureusement acceptée.

Après leur entretien, Nguyên Minh Triêt et Michelle Bachelet ont témoigné de la signature d'une lettre d'intention intergouvernementale relative aux études de faisabilité de négociations sur un accord de libre-échange entre le Vietnam et le Chili.

Dans l'après midi, le chef du PC vietnamien, Nông Duc Manh, a eu une entrevue avec la présidente chilienne.
La présidente Michelle Bachelet a invité Nông Duc Manh à effectuer une visite officielle au Chili, laquelle a été acceptée.

Lors de son entrevue avec la présidente chilienne, le Premier ministre Nguyên Tân Dung a proposé la création d'un Comité mixte pour intensifier le commerce et l'investissement entre les deux pays.

La présidente chilienne a rendu visite au général Vo Nguyên Giap qui lui a offert 2 livres Les années inoubliables en espagnol et La pensée de Hô Chi Minh et la voie de la révolution du Vietnam. Nghia Dàn/CVN

La verveine citronnelle


Jardin et Cuisine de Nice et de Méditerranée : la verveine citronnelle
(Nice Rendez-Vous) | CUISINE | JARDIN - La frileuse verveine-citronnelle (Lippia citriodora), originaire du Chili, se rencontre fréquemment dans les jardins aromatiques du Comté de Nice. Elle doit son nom au subtil parfum de citron qu’exhalent ses feuilles quand on les froisse entre ses doigts. Cet arbrisseau pouvant atteindre 1 m 50 fut introduit en Europe par les Espagnols. Il pousse sur tout le pourtour de la Méditerranée et a besoin d’une exposition ensoleillée et abritée car il ne supporte pas le froid et le gel. Dans les régions gélives, on peut cultiver la verveine citronnelle en pot. Au jardin, vous pouvez la planter dans vos massifs de fleurs dans un sol riche et régulièrement arrosé. Vous serez charmés par ses feuilles vert tendre, étroites et rugueuses portées par de fines branches. En fin d’été, la plante produit des fleurs qui n’ont pas grand intérêt et qu’il est préférable de supprimer car elles ralentissent la pousse des feuilles.
Vous pouvez faire deux récoltes par an. Pour ma part, je consacre la première récolte d’été au séchage en vue des délicieuses tisanes qui font la renommée de la plante. Je coupe les tiges, je les lave puis les sèche dans un linge avant de les effeuiller et de mettre les feuilles à sécher, bien étalées, dans un endroit sec et ventilé.
Quant à la deuxième récolte en novembre, je l’utilise pour confectionner une liqueur de verveine. Cette taille permet en outre de rabattre la plante avant l’hiver et de protéger le pied avec un lit de paille ou de feuilles mortes. Vous pouvez essayer de faire des boutures de tiges ligneuses de 15 cm que vous planterez dans un mélange de terreau et de sable et que vous mettrez dans un endroit abrité du froid.

La verveine citronnelle est surtout utilisée en tisane. Elle est connue pour ses propriétés digestives. Vous la consommerez seule ou associée à de la menthe, de l’anis vert ou encore de la mélisse à raison de 15 g de feuilles séchées par litre d’eau. Les plus audacieux pourront la tester dans des recettes sucrées ou salées pour parfumer fruits, crèmes, glaces ou encore viandes, volailles ou poissons.
Avec les feuilles séchées composez de pots-pourris ou de sachets parfumés que vous glisserez dans vos tiroirs ou vos armoires. Au moindre effleurement, vous raviverez leur parfum qui vous rappellera vos balades au jardin en attendant l’été prochain.

18 novembre, 2006

Ségolène Royal reçoit le soutien de Michelle Bachelet




La présidente chilienne, que Ségolène Royal avait soutenu pendant sa campagne électorale, a félicité la candidate désignée des socialistes français à la présidentielle de 2007.

La présidente chilienne Michelle Bachelet, que Ségolène Royal avait été soutenir au Chili pendant sa campagne électorale, a félicité, samedi 18 novembre, la candidate désignée des socialistes français à la présidentielle de 2007. "Nous sommes heureux qu'une femme soit candidate pour le Parti socialiste français", a déclaré la présidente chilienne aux journalistes en marge du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Hanoï.

Cette joie est liée d'abord au fait que c'est une femme et ensuite aux relations qu'elles entretiennent toutes les deux, a-t-elle insisté. "C'est une grande joie qu'elle soit candidate, et surtout qu'elle soit candidate avec beaucoup de possibilité d'être la prochaine présidente de la France", a estimé Mme Bachelet.

En janvier, en soutien à la candidate de la gauche à la présidence chilienne Michelle Bachelet, la tournée au Chili de la députée socialiste, déjà au sommet des sondages, a fortement contribué à renforcer sa stature internationale dans l'optique de la course à l'Elysée. Tout au long de sa visite, elle n'avait cessé de faire l'éloge du rôle de la femme en politique, érigeant Mme Bachelet en "modèle de courage" face aux "attaques machistes" de ses adversaires.



Fujimori mène la grande vie au Chili



Cela fait un an que l’ex-président du Pérou, fugitif de la Justice de son pays, vit dans un quartier riche de Santiago. Tandis qu’il esquive son extradition, il fait des excursions et joue au golf.

A priori, l’ex-président Alberto Fujimori (1990-2000), qui vit depuis un an au Chili, en esquivant l’extradition sollicitée par le gouvernement du Pérou afin de le juger pour plus d’une douzaine de délits qui vont de la violation des droits humains au détournement de fonds publics à son profit et d’autres actes de corruption, ne manque pas de ressources.

Depuis qu’il est sorti en liberté sous caution, peu de temps après être arrivé par surprise au Chili en provenance du Japon le 6 novembre 2005, Fujimori vit dans les contreforts de la cordillère de Santiago, dans une maison dont la location dépasse les deux mille dollars par mois, possède une protection policière permanente, joue au golf dans un club privé, se rend dans des restaurants luxueux et va pêcher et acheter des vins dans plusieurs des principales zones touristiques du pays. Tandis qu’il ne travaille pas et dispose de tout son temps en plaisirs, une prestigieuse étude juridique se charge de sa défense et, jusqu’à maintenant, a réussi à stopper toute tentative d’extradition. La seule chose que Fujimori ne peut pas faire est sortir du Chili.

Ses voisins du quartier Apoquindo, l’un des plus luxueux de la capitale, sont divisés entre ceux qui se réjouissent parce qu’en la présence de Fujimori la vigilance a augmenté et ceux qui sont ennuyés parce qu’il attire des manifestations. Lors de la dernière, dix personnes ont été arrêtées.

(...) Manuel Délano, Pagina/12 (Argentine), 15 novembre 2006. Traduction : Fab, santelmo@no-log.org





L’avortement banni au Nicaragua


Selon BBC News du 18/11/06, tout recours à l’interruption de grossesse est désormais interdit par une loi adoptée à l’unanimité par le parlement en octobre et qui vient d’être promulguée par le nouveau président du Nicaragua, Enrique Bolanos.

La législation précédente, vieille d’une centaine d’années, autorisait l’avortement si trois médecins certifiaient que la femme était en danger.

Avec cette interdiction totale, le Nicaragua adopte une position comparable à celle du Chili et du Salvador, alors que dans les autres pays d’Amérique latine l’avortement est autorisé quand la vie de la femme est en danger.

Manif anti avortement



Selon BBC News, seule la Colombie va plus loin avec l’autorisation, depuis mai 2006, d’interruption d’une grossesse faisant suite à un viol et un inceste.


17 novembre, 2006

L'Argentine rétablit ses envois de gaz au Chili après une grève

L'Argentine a commencé vendredi à rétablir vendredi ses envois de gaz naturel au Chili, totalement interrompus depuis deux jurs à la suite d'une grève des salariés du secteur pétrolier, a-t-on appris auprès de la Commission chilienne de l'énergie. Face à ce cas de force majeure, le gouvernement de la présidente Michelle Bachelet avait dû mettre en place un plan d'urgence pour garantir l'approvisionnement des industries et des foyers du pays andin dont près de la moitié de la production d'électricité dépend de l'importation de gaz argentin. La suspension des envois de gaz argentin était due à la conséquence d'un arrêt de travail et d'occupations de gisements pétroliers et gaziers dans les provinces de Neuquen, Rio Negro, Chubut et Santa Cruz.

LA PRÉSIDENTE DE LA RÉPUBLIQUE DU CHILI AU VIETNAM



La présidente de la République du Chili, Michelle Bachelet, effectue aujourd'hui et demain une visite au Vietnam où elle participe également à la 14e Conférence des dirigeants des économies membres de l'APEC.

Il s'agit de la première visite à Hanoi de la présidente chilienne depuis son arrivée au pouvoir en mars dernier. Cet événement se déroule dans un contexte de bonnes relations bilatérales. Ce qui s'exprime par l'échange de différentes délégations de haut niveau : la visite officielle au Chili de l'ancien président de la République, Trân Duc Luong, en novembre 2004, celle de l'ancien Premier ministre Phan Van Khai en octobre 2002, ou la visite au Vietnam de l'ex-président chilien Ricardo Lagos en octobre 2003.

Le Vietnam et le Chili coopèrent étroitement et réservent l'un et l'autre un fort soutien aux différents organismes internationaux et forums multilatéraux. Le Chili est le premier pays d'Amérique du Sud à avoir terminé les négociations bilatérales sur l'adhésion du Vietnam à l'OMC en novembre 2004. Le Chili a prêté assistance au Vietnam dans l'organisation de l'année APEC 2006.

Les échanges commerciaux bilatéraux ont atteint l'an dernier 120 millions de dollars, soit le double de 2004. Lors de la visite de la présidente chilienne, les 2 pays se concentreront sur les mesures concrètes en vue de renforcer leur coopération économique et commerciale.

Hoàng Hà/CVN

16 novembre, 2006

Quatre pirates chiliens arrêtés

Quatre chiliens ont été arrêtés lundi, accusés de faire partie d'un groupe international ayant attaqué des milliers de sites web au cours des dernières années, dont plusieurs gouvernementaux.

Le chef de la police Gerardo Raventos dévoilait lundi aux caméras chiliennes le profil des pirates arrêtés, après leur arrestation télévisée (voir les videos des chaînes Canal13, Chilevisión, TVN, et RedTV): ils seraient suspectés d'avoir piraté plus de 8.000 sites web sous les pseudonymes "Byond Hackers Team" et "Byond Crew", mais la police chilienne n'a pas encore déterminé si l'une des intentions des pirates était le vol d'informations.


Leonardo Hernández "Nettoxic"
serait le leader du groupe

D'après les archives de Zone-H, le groupe aurait piraté 8.042 sites web depuis février 2006.

Les attaques enregistrées sont des "défacements" (défigurations de sites web) qui ont été, d'après les protagonistes eux-mêmes, faits car ils voulaient être "les meilleurs défaceurs" ou "par plaisir", alors que certaines attaques datant des premiers mois ont été déclarées comme étant pour des raisons politiques ou patriotiques.

Les pirates, qui ont été arrêtés d'après la police à cause "d'erreurs techniques", ont vite été identifiés: Leonardo Hernández, étudiant en mécanique, connu sous le pseudonyme de "Nettoxic", serait le leader du groupe.

Les autres suspects sont Carlos Patricio Amigo León, agé de 37 ans et programmeur, et deux frères jumeaux ("Codiux" et "Phnx"), dont les noms n'ont pas été dévoilés car ils sont agés de 17 ans.
Ils ont tous été arrêtés chez eux, dans les villes de Santiago, San Bernardo et Rancagua.

Dans la liste des sites web attaqués par Byond Hackers Team figurent des sites gouvernementaux et institutionnels de pays comme l'Argentine, la Bolivie, la Colombie, le Pérou, la Turquie, les Etats-Unis (dont des sites de la NASA et des Universités de Stanford et Berkeley), le Vénézuela et la France (dont plusieurs sites du Ministère de la Jeunesse et des Sports, des villes de Sancoins et Merville, le CCI de Montpellier et l'Université de Savoie).

Plusieurs pays auraient demandé leur extradition.

Le procureur menant les investigations a annoncé qu'ils seraient accusés de "sabotage électronique", et risquent jusqu'à 5 ans de prison.

La cour a ordonné la mise en détention de Hernández et Amigo jusqu'au procès, alors que les deux mineurs sont libres, avec l'obligation de répondre à une sommation.
Le procès débutera sous 90 jours.

LES DEUX HACKERS CHILIENS MIS EN LIBERTÉ CONDITIONNELLE

Selon leur avocat, les deux Chiliens accusés d'avoir piraté des millierss de sites web, notamment ceux de gouvernements du monde entier, ont été relâchés hier, mais ont reçu l'ordre de se tenir à l'écart d'un ordinateur pendant que le cas est étudié par la justice.
La police chilienne accuse Carlos Amigo, 37 ans, connu sous le nom de SSH-2 sur Internet, et Leonardo Hernandez, 23 ans, alias Nettoxic, d'appartenir à une équipe de pirates informatiques responsables de 8 000 attaques envers des sites Web du monde entier, dont la NASA.

Ils furent arrêtés il y a quelques jours par les autorités du Chili. Deux autres individus avaient été interpellés mais n'ont pas été identifiés ni poursuivis car ce sont des mineurs agissant sous les pseudonymes Codiux et Phnx. L'arrestation des deux prévenus fait suite à huit mois d'une enquête d'envergure internationale.

Selon Associated Press, leur avocat, Andres Morales, a reconnu que ses clients avaient certes infiltré un grand nombre de sites mais a précisé qu'ils n'avaient endommagé ni les serveurs, ni leurs fichiers.

" Ils l'ont fait pour le fun, pour se vanter des capacités de leurs ordinateurs. (...) Ils n'ont pas commis de délit sérieux mais seulement quelques méfaits. " a t-il clamé.

Le tribunal de Santiago a indiqué qu'Amigo et Hernandez étaient dans l'obligation de ne pas se servir d'ordinateurs et sont dans l'interdiction de pouvoir quitter le territoire, et ce pendant 90 jours, la durée minimum demandée par le procureur dans cette affaire qui n'est pas terminée, les deux hackers devant se présenter chaque semaine précédant le verdict fina

LA CRISE AVEC TÉHÉRAN REJAILLIT SUR LE GOUVERNEMENT ARGENTIN

Bâtiment d'AMIA - Buenos Aires 1994


La tension monte entre Buenos Aires et Téhéran après que la justice argentine a lancé un mandat d'arrêt international contre des dirigeants iraniens, accusés d'être impliqués dans l'attentat contre l'Association mutuelle israélite argentine (AMIA), qui avait fait 85 morts et 200 blessés, en plein centre de Buenos Aires, en juillet 1994.


Mardi 14 novembre, le président Nestor Kirchner (péroniste) a limogé son collaborateur Luis D'Elia, qui s'était rendu à l'ambassade iranienne à Buenos Aires pour dénoncer la pression des Etats-Unis et d'Israël dans cette affaire. Ancien dirigeant des piqueteros, ces pauvres qui coupaient les routes pour demander du pain et du travail, M. D'Elia était un fidèle allié du président. "Si cela est nécessaire, nous défendrons Kirchner les armes à la main", avait-il lancé en 2003.

La nomination de M. D'Elia à la tête du sous-secrétariat chargé des terres et de l'habitat social, en février 2006, avait entraîné plusieurs controverses. Après avoir occupé un commissariat en 2004 et la propriété d'un millionnaire américain, il avait présenté au Congrès un projet pour exproprier les étrangers possédant des terres.

L'AMIA a été reconstruit en 1999 au même emplacement de l’ancien bâtiment

Le juge Rodolfo Canicoba Corral a délivré, le 9 novembre, un mandat d'arrêt international pour "crimes contre l'humanité" à l'encontre de huit dirigeants iraniens, dont l'ex-président Akbar Rafsandjani. Téhéran a qualifié les poursuites argentines de "complot américano-sioniste". A son tour, la justice iranienne a lancé un mandat d'arrêt international contre les magistrats argentins chargés de l'affaire, les accusant d'être corrompus. Le juge Juan José Galeano, qui mena pendant neuf ans l'enquête, s'était vu retirer le dossier en raison d'irrégularités de procédure.

ACCUSATIONS REJETÉES

La chancellerie argentine a convoqué, lundi, le chargé d'affaires iranien pour prostester. Il n'y a plus d'ambassadeur d'Iran à Buenos Aires, depuis dix ans, à cause des accusations argentines contre Téhéran. Washington a promis de soutenir la justice argentine.
L'AMIA accuse l'Iran d'avoir organisé l'attentat et d'en avoir confié la réalisation au parti chiite libanais Hezbollah. Ces accusations, fondées sur des renseignements des services secrets argentins, américains et israéliens, ont toujours été rejetées par Téhéran et par le Hezbollah.

La communauté juive d'Argentine, forte de 300 000 membres, est la plus importante d'Amérique latine. Le président Kirchner avait reconnu, en 2005, la responsabilité de l'Etat dans les graves défaillances d'une enquête qui n'a jamais permis de retrouver les auteurs de l'attentat, le plus meurtrier de l'histoire argentine.

Christine Legrand Article paru dans l'édition du 16.11.06.

LA RETRAITE ENFIN POUR TOUS

« MISÉRABLES PENSIONS » 
Le système local de retraite par capitalisation a fait figure d’exemple dans le monde entier. Il va être réformé pour bénéficier à l’ensemble de la population.
Vingt-cinq ans après une réforme radicale et sans précédent dans le monde, qui a entraîné la privatisation de presque l’ensemble du système de protection sociale chilien pour toutes les tranches de revenus, le gouvernement de Michelle Bachelet prépare une nouvelle réforme, ayant cette fois pour objectif d’étendre le droit à la retraite à tous les Chiliens, grâce à une partie complémentaire financée par l’État.

“Il ne s’agit pas d’un recul par rapport au système privé, qui sera maintenu et même renforcé”, affirme l’économiste chilien Mario Marcel, président de la commission chargée de la préparation du nouveau projet. La révision de la réforme de 1981 repose sur le simple constat que l’accès à la retraite n’a touché, ces vingt-cinq dernières années, que 60 % de la population adulte, une bonne partie des citoyens n’ayant pas pu en profiter. Selon lui, la révision du système de protection sociale chilien “est une priorité absolue pour la présidente Bachelet”, et sera présentée au Congrès d’ici à la fin 2006.


Le financement du nouveau système de protection sociale s’appuiera sur trois éléments.


1) La solidarité : les ressources publiques compléteront les retraites de ceux qui contribuent déjà au système privé et financeront entièrement celles des travailleurs en situation d’extrême pauvreté. 2) La contribution, qui existe depuis 1981 comme système privé de capitalisation. 3) La contribution volontaire, lorsqu’un individu souhaite augmenter le montant de sa contribution et par conséquent ses revenus futurs.


La solidarité est la grande nouveauté de cette nouvelle réforme. Cet aspect sera mis en place immédiatement. Il sera financé par les ressources publiques et administré par le nouvel Institut de sécurité sociale. Il permettra aussi d’instituer une pension de retraite pour ceux qui n’ont jamais cotisé au système privé, les femmes au foyer et les travailleurs les plus démunis (soit près de 400 000 personnes). Son montant reste encore à définir, mais il devrait atteindre 70 % du salaire minimum.


Les Chiliens ont constaté que le système privé par capitalisation a si bien fonctionné qu’ils adopteront le même pour la gestion du volet solidarité. Chaque travailleur aura ainsi un compte personnel alimenté par la contribution du gouvernement. Mais les deux systèmes – public et privé – inciteront le travailleur à augmenter progressivement son apport de façon à pouvoir se passer du financement de solidarité. L’économiste Mario Marcel cite l’exemple d’un travailleur qui reçoit un salaire minimum [156 euros] et cotise sur la base de ce montant pendant vingt ans. Il percevra une retraite de 94 euros, complétée par les 78 euros du volet solidarité.


Suely Caldas O Estado de São Paulo

13 novembre, 2006

DIX-NEUF SOLDATS TUÉS DANS UN ACCIDENT D'AUTOCAR


Dix-neuf soldats ont été tués et neuf autres blessés dimanche dans le sud du Chili après la chute d'un autocar dans un ravin, ont annoncé les autorités.

Le gouverneur de la province d'Arauco, Alvaro Ribas, a indiqué que 19 corps avaient été récupérés. Dans un premier temps, les autorités avaient fait état de 17 morts.

Le véhicule a quitté la route et dévalé la pente sur une quinzaine de mètres avant d'être submergé par les eaux tumultueuses de la rivière Tucapel, dans la localité de Cañete, située à 640 km au sud de Santiago.
Cet accident semble être la pire tragédie vécue par l'armée chilienne en temps de paix après la tempête de neige qui avait coûté la vie à 45 soldats en mai 2005, près du volcan Antuco dans la cordillère des Andes.

Les opérations de sauvetage ont permis de secourir neuf passagers blessés. Entre quatre et six autres passagers, qui ont été portés disparus, sont considérés comme étant très probablement noyés.

Le bilan du drame ne peut être calculé de manière précise car on ignore le nombre de passagers exacts dans l'autocar, a indiqué le ministre chilien de l'Intérieur Belisario Velasco.

«On sait qu'il transportait entre 26 et 28 passagers», selon M. Velasco, qui devait se déplacer sur les lieux de l'accident avec la ministre de la Défense Viviane Blanlot. Le commandant en chef de l'armée chilienne, le général Oscar Izurieta, a également annoncé qu'il se rendait immédiatement sur place.

«Les opérations de secours sont très difficiles car c'est une zone où le courant est très fort, difficile d'accès. Le car a été complètement submergé», a indiqué le gouverneur local, M. Rivas.

Les passagers du car étaient pour la plupart des soldats de la fanfare du régiment Chacabuco de Concepcion, qui se rendaient à une cérémonie.

Selon des témoignages, la chaussée avait été rendue glissante par la pluie au moment de l'accident.
L'Armée de Terre chilienne a livré l’après-midi du dimanche 12 novembre 2006 la liste de victimes de l'accident qui a affecté personnel du Régiment Renforcé Nº7 "Chacabuco", appartenant à la III Division de l'Armée.

Selon un communiqué, dans le bus voyageaient 28 personnes, dont 26 étaient membres le Régiment Renforcé Nº7 "Chacabuco" et deux civils, le conducteur et un apprenti de Bande.

Suite de l'accident, ont perdu la vie 19 occupants du véhicule, en restant 9 blessés, lesquels reçoivent une attention médicale dans différents centres hospitaliers.

Il ajoute que l'Armée regrette profondément ce fait, que endeuille et plongé dans l'angoisse à tous ses membres. l'Armée transmet ses plus sincères condoleances aux familles et aux amis du personnel décédé.

La liste de morts est la suivante :

1. Lieutenant Mauricio Rocha Valverde.
2. Sous-officier Víctor Alerci Mora Jara.
3. Sergent 1º Carlos Eduardo Aguilera Ceballos.
4. Sergent 2º Miguel Ángel Bustamante Cordero.
5. Sergent 2º Waldo John Coliñir Alvial.
6. Sergent 2º Rigoberto Antonio Vega Urra.
7. Sergent 2º Wilfredo Wladimir Rocha Narvaez.
8. Caporal 1º Alex Fabián Cárdenas Garnica.
9. Caporal 2º Jonathan Hernán Reyes Aguayo.
10. Caporal 2º Roberto Correa Cáceres.
11. Caporal 2º Patricio Toloza Gatica.
12. Caporal 2º Cristián Conejeros Millán.
13. Caporal 2º Cristián Guzmán Sepúlveda.
14. Caporal 2º Cristián Alberto Aravena Vásquez.
15. Caporal 2º Alejandro Gonzalo Conejero Ibarra.
16. Soldat Roy Reyez Chavez.
17. Soldat Cristián Sanhueza Opazo.
18. Civil Milton Valenzuela Fica.
19.
Juan Macaya (chauffeur).

Les blessés sont les suivants:
1. Sergent 2º Jorge Sebastián Miranda Pedreros.
2. Sergent 2º Jaime Alberto Aranguz Rojas.
3. Sergent 2º Marco Arturo Rosel Castro.
4. Caporal 2º Rodrigo Rolando Aguilar Vargas.
5. Caporal 2º José Alejandro Escobar Roblero.
6. Caporal 2º Bridoir Joel Vivanco Paz.
7. Caporal 2º Rubén Samuel Rodríguez Muñoz.
8. Soldat Felipe Pradena Sanzana.
9. Soldat Johan Parra Altamirano.
Agence France-Presse - Santiago du Chili