30 juin, 2007

Mobilisation nationale du Secondaire à Santiago, Chili



Malgré la pluie, la répression, et la désinformation à propos de l'appel à la mobilisation contre la Loi Générale d'Education qui touche le secondaire (LOCE) ainsi que la Loi de Responsabilité Juvénile (qui menacent la gratuité scolaire), il y a eu des bonnes réactions dans les Régions I, III,V,VII et VIII, ceci en plus de la Région Métropolitaine ou la majorité des collèges municipaux se sont mobilisés depuis l'arrêt de travail jusqu'à l'occupation d'établissements. Il y a eu aussi des marches dans différents endroits de la capitale ex: Alameda et Vicuña Mackenna. Le mouvement s'est étendu à diverses universités (l'Université de Chile, l'Unif de Valparaíso, et de de Concepción. et l'UFSM de Concepción.)

Plus d'infos et photos: Prise de l'Unif Frederico St Marie et de Concepción - Unif de Concepción mobilisée - [ 1 ] - Grève nationale - Funa en la UTEM Vidaurre - Expulsion UFSM de Concepción - Declaration publique FEUT Arica - Blog des etudiants mobilisés - Grève Nacionale Secondaire - Grève Nacionale en périférie - [ 1 ]

28 juin, 2007

Condamné, le tortionnaire chilien Raul Iturriaga prend la fuite

Raúl Eduardo Iturriaga Neumann


Fujimori accepte d'être candidat au sénat japonais

La chaîne NTV a placé l'information relative à la candidature de Fujimori dans sa page web. Photo : NTV

LIMA - L'ex-président Alberto Fujimori, qui possède la double nationalité péruvienne et japonaise, a accepté la proposition d'un petit parti politique nippon d'être candidat au Sénat au Japon a annoncé mercredi son porte-parole à Lima, Carlos Raffo

"Après une longue réflexion Alberto Fujimori a pris aujourd'hui (mercredi) la décision d'accepter la proposition du Nouveau parti du peuple japonais d'être candidat au sénat japonais" a déclaré M Raffo.

L'ex-président Alberto Fujimori (1990-2000) se trouve actuellement aux arrêts domiciliaires au Chili en attendant une possible extradition au Pérou.

M Fujimori est réclamé par la justice péruvienne pour 12 dossiers de violations des droits de l'Homme et de corruptions, et le procureur de la Cour Suprême de Santiago a recommandé son extradition vers le Pérou.

Le Nouveau parti du peuple japonais, créée par des dissidents du puissant Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir avait envoyé un émissaire à Santiago pour proposer à M Fujimori d'être tête de liste aux élections sénatoriales de juillet au Japon.

(©AFP / 27 juin 2007 21h23)


27 juin, 2007

Grève des travailleurs sous-traitant du géant du cuivre Codelco

Plusieurs milliers de travailleurs employés en sous-traitance par la compagnie d'Etat chilienne Codelco, le plus grand producteur mondial de cuivre, ont entamé lundi une grève pour obtenir des augmentations de salaires, apprend-on lundi de sources syndicales. Cette grève a entraîné des affrontements avec les forces de l'ordre à El Teniente, à 90 km au sud de Santiago, et 50 travailleurs ont été interpellés. Sept autobus ont été brûlés alors que les manifestants ont dressé des barricades pour bloquer les accès aux installations minières. Selon la direction de Codelco, la production du cuivre n'est pas affectée par les mouvements de grève. La grève toucherait une grande partie des 28.000 personnes employées par des entreprises travaillant pour Codelco, affirme-t-on de sources syndicales. Selon les syndicats, les grévistes paralysent plusieurs mines en bloquant les accès. "Il n'y a aucun sous-traitant travaillant, ni aucun ouvrier parce que les routes menant aux mines sont bloquées", a déclaré Cristian Cuevas, le porte-parole de la Confédération nationale des travailleurs. Les travailleurs employés en sous-traitance voudraient obtenir les mêmes droits que les ouvriers de Codelco qui ont des salaires plus élevés, de meilleurs avantages sociaux et un bonus selon les résultats des ventes de métal rouge. La direction répond que ses demandes doivent être discutées avec les différentes entreprises qui les emploient. Les cinq grandes mines de Codelco ont produit 1,7 million de tonnes de cuivre en 2006. nr/pa/gib/mf t.

Grève massive chez le géant du cuivre Codelco

Plus de 70 personnes détenues, un blessé parmi les travailleurs et 8 bus brûlés. C’est le bilan de la première journée de grève au Chili des 28 000 travailleurs sous-traitants de l’entreprise publique Codelco. La première entreprise publique du Chili est aussi une des premières productrices de cuivre au monde. Après quatre mois de négociations sans avancées, les travailleurs sous-traitants ont commencé une grève indéfinie. Ils réclament simplement que l’entreprise d’Etat respecte la loi


La loi sur la sous-traitance est en vigueur au Chili depuis janvier. L’entreprise publique de cuivre Codelco ne la respecte toujours pas. Beaucoup d’entreprises faisaient travailler au même poste, côte à côte ses travailleurs et des travailleurs d’entreprises sous-traitantes. Cela leur évitait d’avoir à les payer aussi bien et de leur attribuer les mêmes avantages sociaux. Depuis cette loi, cette pratique est théoriquement impossible. La plus grosse entreprise publique du Chili devrait montrer l’exemple. Elle devrait embaucher un tiers des 28 000 travailleurs qu’elle sous-traite actuellement à travers des entreprises privées. Elle n’a rien fait. Ça lui coûterait trop cher.

Les travailleurs de Codelco sont les plus riches du Chili. Ils ont de gros salaires, des avantages sociaux importants, des primes sur les bénéfices. Et il est presque impossible de les licencier. Les travailleurs des entreprises sous-traitantes n’ont aucun de ces avantages. Ils gagnent 4 fois moins. Ils réclament simplement l’application de la loi. Après cette première journée de grève, l’entreprise a assuré qu’il n’y avait pas eu de répercutions sur la production de cuivre. Elle n’a pas évoqué de reprise des négociations.


Avec notre correspondant à Santiago, Claire Martin

OGM : Monsanto passe à l'offensive en Amérique latine

"Arrêter l'invasion de produits manipulés génétiquement". Appel de Greenpeace Chili au Ministre d'Agriculture, Álvaro Rojas, qui a donné le feu vert à la mise en oeuvre de cette technologie à l'entreprise transnationale Monsanto.


La multinationale biotechnologique Monsanto redouble d'effort pour imposer les OGM aux agriculteurs en Amérique latine. Fort de sa grande capacité de lobbying auprès des gouvernements et des instituts de recherche, le leader des semences transgéniques s'applique à mettre en œuvre sa stratégie de déploiement, lui assurant le contrôle du marché semenciers latino américain. Pour atteindre cet objectif, Monsanto varie les approches pour faire pression sur les agriculteurs en supprimant le débat public, et sur les gouvernements en imposant les normes par le biais de la loi.

«La stratégie que suit Monsanto avec rapidité et habileté est d'imaginer des accords avec les gouvernements et certaines organisations d'agriculteurs. Beaucoup coopèrent et emboîtent le pas au plus gros fabricant de cultures GM (génétiquement modifiées) du monde» [1]. Après plusieurs échecs, Monsanto se tourne vers le continent sud américain pour y promouvoir la «culture» du génétiquement modifié. Le géant doit faire face à une opinion publique hostile aux OGM, particulièrement en Europe ou aucune étude scientifique n'a pu conclure ni à leur innocuité ni à l'absence de risques sur la biodiversité, ni même à se prononcer sur leurs éventuels Bienfaits.

Monsanto et les gouvernements porte voix

Les alliances gouvernementales sont un point central de la stratégie de Monsanto. Avec l’accord du gouvernement dans des pays où l’opinion publique est mise à l’index, la multinationale a une grande liberté d’action. Au Chili, c’est avec le concours du Ministère de l’Agriculture que la compagnie met en œuvre son plan d’introduction du maïs et du colza transgéniques. « L'initiative bénéficie du soutien total du Ministre de l'Agriculture » rapporte le journal chilien El Mercurio. Au Venezuela, la Commission pour le développement économique de l'Assemblée nationale va entreprendre, sous l’impulsion de Monsanto, une évaluation de la viabilité des plantes transgénique, qui pourrait aboutir à une modification de la loi sur les semences, en faveur du géant américain.

Monsanto, un ami qui vous veut du bien !

Monsanto présente les OGM comme une chance pour l’agriculture des pays qui les adoptent, en leur donnant l’illusion d’avoir été « choisis ». C’est ainsi que le Chili a été « choisi » pour produire des semences de soja sur 20 000 ha de plantations transgéniques. A la grande satisfaction du ministre de l’Agriculture qui se réjouit de ce privilège, le Chili devra faire face à une contamination génétique subventionnée par l’Etat. Au Mexique, Monsanto a créé un fond pour la protection des variétés locales de maïs, en accord avec la Confédération nationale des producteurs de maïs (CNPAMM). La compagnie bienveillante aura ainsi un accès total et sans restriction aux variétés locales, une mine d’information génétique inestimable qu’elle pourra breveté. Les agriculteurs devront ensuite payer pour ces mêmes semences qu’ils ont conservé.

Monsanto ressuscite les fermiers généraux

Avec les semences transgéniques, l’agriculteur se voit non seulement contrait d’acheter les pesticides qui vont avec, mais Monsanto peut lui imposer par contrat l'acheteur de sa récolte, lui interdire de ressemer une partie de sa récolte ou lui imposer le paiement de royalties. Si un champ voisin est contaminé par un transgène de la compagnie, son propriétaire est soumis aux mêmes contraintes sans jamais avoir cultivé d’OGM. Si l’agriculteur refuse de se «soumettre», le géant américain se déguise en collecteur d’impôt, et bat la campagne à la recherche des résistants, pour les contraindre à payer des redevances. En Argentine, Monsanto et des producteurs de semences veulent forcer la main au agriculteurs, en les obligeant à payer des redevances par la signature d’un «contrat de consensus» dénoncé par la Fédération agricole argentine (FAA) [2].

Réactions en chaîne


Association Nationale des femmes rurales et autochtones (Chili) : «L'initiative de Monsanto est un acte d'agression de plus contre les petits agriculteurs et la santé de tous les Chiliens. Nous informons le public, le parlement chilien et le gouvernement qu'à partir de ce jour nous nous mobiliserons pour empêcher le Chili de devenir un péon de Monsanto. Nous estimons que notre gouvernement devrait s'acquitter de ses obligations de protéger la santé, la production alimentaire, l'environnement et le bien-être des Chiliens, en particulier ceux des secteurs les plus pauvres et les plus vulnérables. De même, nous estimons que le Parlement a le devoir de surveiller les activités du gouvernement et d'empêcher le Ministre de l'Agriculture de soutenir les multinationales dont les actions menacent le bien-être et l'avenir de nous tous. Nous appelons tous les petits agriculteurs et leurs organisations, ainsi que les organisations des mouvements sociaux et les citoyens, à se mobiliser avec nous pour obliger le gouvernement et le parlement à remplir leurs obligations, et à faire pression pour empêcher Monsanto de nous ajouter à la longue liste de pays qu'il a abusés» [3].

Fédération agricole argentine : «Monsanto s'est une fois de plus opposé à la réglementation des semences transgéniques, en conflit direct avec les institutions responsables de leur réglementation. Au moment même où leurs méthodes sont dénoncées par les agriculteurs, Monsanto, avec un groupe de producteurs de semences, essaie de forcer les agriculteurs à signer un 'contrat de consensus' pour payer les redevances» [2].

Monsanto avant les OGM

PCB : Au début du 20e siècle Monsanto fabrique des insecticides au PCB (polychlorobiphényl) dans les villes d'East Saint Louis (Illinois) et Times Beach (Missouri). La compagnie assure que le PCB est sans danger et le présente comme un produit révolutionnaire en matière d’isolation électrique et de stabilité thermique. En 1985, la production est interdite lorsqu’il s’avère que le PCB est toxique, sujet à bioaccumulation, et persiste dans l’environnement. Ils est soupçonné d’être cancérigène, et est susceptible de provoquer de sérieux problèmes de santé tels que l'acné (éruption de la peau), l'irritation des voies respiratoires et des maux de tête. Il peut s’accumuler dans la chaîne alimentaire et se retrouvé dans l'homme et les animaux [4].
Agent Orange : Pendant la Guerre du Vietnam, Monsanto (mais aussi : Dow Chemical, Thompson, Diamond, Hercules, et Uniroyal) fournit à l'armée américaine l'agent orange [5], un mélange de deux molécules herbicides : l'acide 2,4-dichlorophénoxyacétique (2,4-D) et l'acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique (2,4,5-T). On a découvert plus tard que la dioxine de Seveso, 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine (TCDD), présente parmi les impuretés dérivant de la fabrication du 2,4,5-T est un poison qui peut être à l'origine de plusieurs sortes de cancers, comme le lymphome non-hodgkinien , la maladie de Hodgkin et la leucémie lymphoïde chronique [6]. Dès lors, le 2,4,5-T a été interdit dans de nombreux pays.
Bœuf aux hormones : En 1994, la FDA accorde à Monsanto l'autorisation de commercialisation de l'hormone de croissance destinée à accélérer la prise de poids du bœuf. Selon une étude récente publiée dans «Human Reproduction» , et qui a porté sur près de 400 Américains nés entre 1949 et 1983, les garçons dont la mère avait consommé fréquemment du boeuf aux hormones (plus de 7 fois par semaine) avaient un sperme 25% moins riche en spermatozoïdes que la moyenne. En 1988, l'Union européenne avait décrété un embargo sur la viande traitée aux hormones de croissance. Les Etats-Unis et le Canada portaient l'affaire devant l'OMC le 20 mai 1996. Lors du jugement rendu le 16 janvier 1998, l'organe d'appel de l'ORD confirmait la décision de septembre 1997, condamnant l'Union à lever l'embargo, sauf à apporter des preuves scientifiques de la nocivité de la viande aux hormones. Le 12 juillet 1999, l'ORD, qui, dans cette affaire, n'a pas retenu la pertinence du principe de précaution a autorisé les Etats-Unis à taxer des produits européens, pour un montant de 116,8 millions de dollars par an.

RoundUp : En 1998, Monsanto est condamné aux États-Unis pour publicité mensongère concernant la biodégradabilité de son herbicide universel : le RoundUp. En Janvier 2007, c’est au tour du tribunal de Lyon de condamner le géant de l’agrochimie Monsanto pour le même motif. « Avec ses pubs mensongères, Monsanto a favorisé la banalisation de l’usage de ce pesticide, le plus vendu aux jardiniers amateurs … Une banalisation qui se traduit, par le fort taux de pollution des eaux françaises : les deux molécules chimiques issues du Roundup sont détectées respectivement dans 55 % et 35 % des eaux superficielles [7].

Extraits du jugement n° 0077476 du 26 janvier 2007 : «Attendu que l’utilisation combinée sur les étiquettes et emballages des produits herbicides pour jardins d’amateurs de marque «Roundup» visés à la prévention, des termes et expressions «biodégradable, «laisse le sol propre», «respect de l’environnement», «efficacité et sécurité pour l’environnement», avec parfois l’adjonction d’un logo représentant un oiseau, peut laisser faussement croire au consommateur à l’innocuité totale et immédiate desdits produits par suite d’une dégradation biologique rapide après usage, alors que le glyphosate en constituant la substance chimique active, auquel il est ajouté un surfactant, l’amine polyoxyéthilène, présente une écotoxicité manifeste et ne se dégrade pas rapidement dans la nature, puisque selon les études effectuées par le groupe Monsanto lui-même, un niveau de dégradation biologique de 2 % seulement peut être obtenu après 28 jours».

«Que de même l’affirmation dans deux films TV diffusés au 20 mars au 28 mai 2000 selon laquelle le RoundUp est biodégradable et «laisse le sol propre» après son utilisation, laquelle est effectuée par un chien procédant seul à la pulvérisation du produit sur une plante à détruire, est également de nature à induire en erreur le consommateur sur l’innocuité totale et immédiate du dit produit» [8].

Source : GRAIN.

26 juin, 2007

Casques bleus chiliens en Haïti


Edmond Mulet salue le "rôle déterminant" des casques bleus chiliens en Haïti

En visite à Santiago, le chef civil de la MINUSTAH estime que la présence des soldats de la paix est aujourd’hui indispensable ; les autorités chiliennes soulignent leur contribution à la professionnalisation de la PNH

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour Haïti, Edmond Mulet, a rendu hommage au cours du week-end aux troupes chiliennes déployées en Haïti pour leur contribution au processus de pacification et de reconstruction du pays, rapporte EFE.

"Le Chili a joué un rôle déterminant dans le processus de pacification et de stabilisation d’Haïti", a affirmé à Santiago le diplomate guatémaltèque à l’issue d’une rencontre avec le vice-chancelier chilien Alberto Van Klaveren. "Tous les succès que nous avons enregistrés au ces derniers mois en matière de sécurité dans la lutte contre les groupes armés illégaux n’auraient pas été possibles sans les militaires et les policiers chiliens", a poursuivi le chef civil de la MINUSTAH en adressant ses remerciements aux autorités de Santiago.

Il a aussi souligné que l’engagement chilien se situait dans le cadre d’un effort latinoaméricain. Car, le sous-continent fournit à la mission onusienne 70% de ses troupes. "Nous sommes tous en train de participer à cet effort de solidarité continentale, de manière fraternelle, en vue d’aider le peuple haïtien à sortir de la situation actuelle", a ajouté Edmond Mulet.

Il s’est aussi entretenu avec le ministre chilien de la défense, José Goñi, auprès de qui il a insisté sur la fragilité de la situation en Haïti et l’importance de la présence des forces internationales dans la poursuite du processus de construction institutionnelle et sociale. Dans la foulée, l’ambassadeur Mulet a qualifié d’incontournable le maintien des casques bleus en mettant en relief leur rôle fondamental dans la réduction des violations des droits humains en Haïti.

Pour sa part, M. Goñi a indiqué que "les intentions du Chili n’ont pas changé en ce qui concerne le processus de paix en Haïti et la reconstruction du pays". Il a aussi mis l’accent sur l’importance de l’effort de professionnalisation de la Police Nationale, une tâche à laquelle le Chili contribue, dit-il, énormément en mobilisant des membres du corps des carabiniers et des services d’investigation.

"Une police moderne et adéquate est non seulement nécessaire pour le fonctionnement correct de la justice et la protection des droits humains, mais grâce au renforcement des capacités de la PNH, Haïti pourra à l’avenir assurer sa propre sécurité de manière effective et durable", a fait remarquer José Goñi.

Plus de 600 casques bleus chiliens font partie de la MINUSTAH dont les effectifs militaires sont estimés à 7.300 soldats et policiers à 1.700 hommes. spp/RK

Il fait froid depuis quelques jours en Amérique du Sud.

SDF logés au Stade "Victor Jara"
Il fait froid depuis quelques jours en Amérique du Sud. Inhabituellement froid: depuis dimanche, plusieurs centaines de personnes sont mortes de froid à Buenos Aires. Et au Chili, on craint la pénurie de gaz: le pays dépend énergétiquement de ses voisins, et l’Argentine, son unique fournisseur de gaz naturel, a coupé les vivres pendant 48 heures en raison de la vague de froid. Et là, y'a pas de plan B: y'a plus de gaz. Mais avant, c’était pire: comme le Chili, par sa réussite économique, fait des jaloux, il est arrivé par le passé que l’Argentine refuse de lui vendre du gaz juste pour embêter les dirigeants chiliens.

24 juin, 2007

LA CIA RÉVÈLE CERTAINES DE SES ACTIVITÉS SECRÈTES DURANT LA GUERRE FROIDE



La CIA est sur le point de sortir de ses placards des "squelettes" gardés depuis les heures les plus sombres de la guerre froide : complots d'assassinat de dirigeants étrangers, kidnapping, journalistes sur écoute... Le directeur de l'Agence centrale de renseignement américaine, Michael Hayden, a annoncé, jeudi 21 juin [2007], qu'il allait déclassifier, dans la dernière semaine de juin, un dossier de 693 pages compilant certaines des activités passées les plus douteuses de l'agence. l'essentiel était connu. Ce sont parfois les détails qui accablent.

par Philippe Bolopion

Le dossier, ironiquement baptisé "bijoux de famille" à la CIA, avait été commandé le 9 mai 1973 par James Schlesinger, alors directeur de l'agence, dans le sillage du scandale du Watergate, qui avait mis en lumière le rôle de l'institution dans l'exécution des basses œuvres du président Richard Nixon, contraint à la démission. Des éléments du rapport étaient parus le 22 décembre 1974 sous la plume du journaliste Seymour Hersh, qui travaillait alors pour le New York Times.

En avant-goût du grand déballage, réclamé depuis des années par les historiens, la National Security Archive de l'Université George Washington a rendu publics des documents éclairants. L'un d'eux, daté du 3 janvier 1975, est un mémorandum secret de six pages qui résume les activités illégales de la CIA, telles que décrites par le directeur de l'agence à des responsables du département de la justice. Il détaille 14 "squelettes" - le terme employé par l'agence.


La CIA a "comploté en vue de l'assassinat de dirigeants étrangers, y compris Castro (Fidel, le président cubain), Lumumba (père de l'indépendance de la République démocratique du Congo) et Trujillo (dictateur de la République dominicaine)", affirme le mémorandum, qui précise que l'agence n'aurait malgré tout eu "aucun rôle" dans l'assassinat de Patrice Lumumba en 1961 et seulement un "lien ténu" avec les assassins de Rafael Trujillo, la même année.


A partir de 1967 et 1969, la "couverture à l'étranger d'étudiants subversifs" et "les activités internationales de militants noirs et radicaux" ont fait l'objet de surveillances. Des agents de la CIA ont été infiltrés dans le mouvement pacifiste et ont recensé les noms de 9 900 Américains.


COURRIER DE JANE FONDA SAISIT


De 1953 à 1973, les services de contre-espionnage ont illégalement ouvert des courriers en direction et en provenance de la Chine et de l'Union soviétique, saisissant notamment quatre lettres destinées à l'actrice antiguerre Jane Fonda. Entre 1963 et 1973, la CIA a par ailleurs financé des recherches sur les modifications de comportement, auxquelles des citoyens américains ont participé à leur insu. Des tests sur les "réactions à certaines drogues" ont été menés.
De 1963 à 1972, plusieurs journalistes et éditorialistes en vue (Robert Allen, Paul Scott, Jack Anderson, Mike Getler) ont aussi été mis sur écoute ou pris en filature. Entre 1964 et 1966, un Russe, soupçonné d'être un faux transfuge, a, lui, été maintenu en détention, vraisemblablement en "violation des lois sur le kidnapping". Autre pratique courante : en 1971, des agents de la CIA ont cambriolé les bureaux d'une ex-employée de l'agence parce qu'elle vivait avec un Cubain.


Dans une conversation retranscrite avec le président Gerald Ford, son secrétaire d'Etat, Henry Kissinger, prévient, le 4 janvier 1975 : "(Richard) Helms (ancien directeur de la CIA) a dit que toutes ces histoires n'étaient que la partie visible de l'iceberg. Si elles sortent, le sang va couler. Par exemple, Robert Kennedy (secrétaire à la justice de 1961 à 1964) a personnellement dirigé l'opération sur l'assassinat de Castro."


Les "bijoux de famille" de la CIA représentent "un aperçu d'une époque très différente et d'une agence très différente", a déclaré, jeudi, Michael Hayden. L'histoire le dira.

La disparition d'un lac chilien due à une rupture des glaces

La soudaine disparition d'un lac chilien en Patagonie qui avait provoqué stupeur et interrogations parmi la population et les gardes forestiers, serait un phénomène naturel assez "fréquent" mais très rarement observé, affirment vendredi des experts à Santiago.
Des gardes forestiers et scientifiques ont découvert fin mai que le lac de Tempanos, situé à 2.000 kilomètres au sud de Santiago, à la limite des régions australes d'Aysen et de Magallanes, avait tout simplement disparu en se vidant.Cette disparition n'est pas "une nouveaut" explique à l'AFP, Carlos Palacios, un géologue de l'université du Chili."C'est assez fréquent en Patagonie. Seulement on arrive rarement à l'observer à cause de la faible population" de la Patagonie, ajoute le scientifique."C'est un processus local qui n'a rien d'inhabituel. Je ne dis pas que cela survient tout les jours, mais, comme ces lacs se forment dans une zone dynamique, ils peuvent se vider par les mouvements de la glace", affirme à l'AFP, le glaciologue, Andres Rivera, du Centre d'études scientifiques de Valdivia (sud).La disparition du lac, selon M Palacios, "serait due à la pression des réserves d'eau sur une sorte de mur de retenue formé par la glace et les roches qui, en cédant, a provoqué une forte crue puis un écoulement massif de l'eau".
Le chercheur ne croit pas que le lac se soit vidé à cause de mouvements du sol, toutefois il n'écarte pas que des secousses, survenues deux mois auparavant dans la région, aient accélerées le processus de rupture de la glace.Le 27 mai dernier, des gardes forestiers avaient découvert au cours d'une patrouille de routine que le lac Tempanos avait disparu: "Ils se sont trouvés devant une formidable surprise: le lac avait disparu, purement et simplement. Et nous ne parlons pas d'un petit lac, mais d'un assez grand", a raconté le directeur régional du corps des gardes forestiers chiliens (Conaf), Juan José Romero, à la radio Cooperativa."Les morceaux de glaces qu'il y avait dans le lac, étaient là, mais posés sur le fond asséché de ce que fut ce lac, qui a disparu du matin au soir" a-t-il expliqué.M. Romero a demandé un rapport à des géologues et a d'autres experts sur la disparition brutale du lac patagonien.

20 juin, 2007

ADIEU COMPAÑERO PEDRO DIAZ VILLARROEL

La famille Diaz Villarroel
à la douleur de vous faire part du décès de :
Monsieur Pedro Diaz Villarroel


survenu le 19 juin 2007, à Niort , à l'âge de 78 ans
.
Il m´est difficile de dire ces quelques mots, Anita, Wladimir, Margarita, Roxane et leurs enfants, le décès de notre regretté camarade Pedro Diaz Villarroel, nous laisse un grand vide, c´était un père, un camarade communiste et un ami, un homme honnête et de qualité. Sa sincérité et son franc parler vont terriblement nous manquer.

Que de souvenir, depuis notre arrivée, il y à 31 ans déjà, exilé en France avec un parcours presque identique à des milliers de compatriotes, nous avons essayé d'organiser la "Résistance face à la brutale dictature de Pinochet. Tout pour l'intérieur, telle était la consigne, alors nous avons organisé des ventes partout en France, d'artisanat chilien réalisés par les prisonniers politiques au Chili, du ponche et des empanadas. Nous étions présent même aux fêtes de "L'Humanité". Combien de sacrifice et de kilomètres parcourus, mais en compensation, l'allégresse de notre devoir accompli, la satisfaction de savoir que nous avions apportés quelque chose à la résistance, à l'intérieur du Chili.


La fatigue et l'incompréhension, à causes des différentes méthodes de travail ou des diverses idéologies politiques, n´ont jamais freiné ou arrêté le camarade Pedro Diaz. Pour lui, c´était son parti avant tout, aux risques de perdre quelques relations personnelles et allant même jusqu´au mépris de sa propre personne.


Vendredi dernier, j'ai reçu un coup de téléphone de sa part pour me dire qu'il fallait participer à une rencontre du parti à Berlin "pour les camarades de l'extérieur" a- t-il dit. En ce moment précis je dis "il est mort avec ses bottes aux pieds", toujours prêt a bondir et à concrétiser les consignes de son parti, dans sa tête tout était clair, mais son corps, lui, ne le suivait plus, sa terrible maladie nous l´a emporté.


Son véritable tombeau n'est pas dans la terre, mais dans le cœur des hommes, qui regrettent son départ. Je te le dis Pedro, il ne reste plus rien à redouter dans la vie puisque tu as compris que hors de la vie il n'y a rien à redouter, car la mort ne surprend point le sage, car il est toujours prêt à partir. Je ne suis pas mort, j'ai juste changé de prison! Lorsque Pedro était en prison, Anita, vous avez accompli un acte digne et courageux avec vos enfants, à l'époque en bas âge, toujours fidèle au poste et à toutes les visites. A partir d'aujourd'hui, ce sera au cimetière où vous irez lui rendre visite, lui parler avec le même dévouement qu´au Chili, lui donner des nouvelles de son " Nono " de Wladimir, son fils, qui a été pour lui sa principale préoccupation tout au long de sa vie. Si Pedro a combattu sa maladie, ce fut pour rester plus longtemps à vos côtés, Anita ! Courage il ne faut pas oublier que les morts sont invisibles, mais ils ne sont pas pour autant absents, ils sont toujours à nos côtés, et toujours parmi nous dans nos souvenirs ! D'autre part la pire souffrance est dans la solitude qui l'accompagne. La femme qui guide l'homme dans la souffrance et le combat, dans la douleur et dans l'amour, si bien qu'un jour vienne la perte irréparable, vous la compagne de toujours qui l´avez assisté jusqu´à son dernier souffle, c'est a vous Anita ! C’est maintenant qu’arrive l'heure de prendre sa relève et de marcher tout droit avec le drapeau rouge que Pedro aimait tant.


La mort est une nuit qui ne finit jamais, c'est le repos éternel, Anita et ta famille, nous vous présentons, au nom du Parti communiste du Chili de l’Association des prisonniers politiques en France et de tous les chiliens et des amis Français en général, dans ces moments de profond chagrin, nos sincères condoléances, et je finirais en disant : Compañero Pedro Diaz Villarroel, «Présente !».


Avec toute mon amitiés et celle de ma famille, courage!
Erno Gajardo

19 juin, 2007

VILMA ESPIN GUILLOIS EST MORTE



VILMA ESPIN GUILLOISPHOTO AFP
L'épouse de Raul Castro et figure emblématique de la révolution cubaine, Vilma Espin Guillois est morte lundi 18 juin, à La Havane, à 77 ans. Dans un communiqué lu à la télévision, les autorités cubaines ont annoncé le décès de cette " héroïne de la clandestinité et combattante remarquable de l'Armée rebelle, infatigable combattante pour l'émancipation de la femme et la défense des droits des enfants ", à la suite d'une longue maladie.

Une journée de deuil national a été décrétée en l'honneur de l'épouse de Raul Castro, qui exerce la direction du régime cubain depuis le grave accident de santé de son frère Fidel en juillet 2006. Conformément à la volonté de Vilma Espin, son corps a été incinéré et ses cendres seront déposées dans le mausolée érigé dans la Sierra Maestra, le berceau de la révolution castriste.



VILMA ESPIN ET RAUL CASTRO  LE JOUR DE LEUR MARIAGE 
Vilma Espin est née le 7 avril 1930 dans une famille aisée de Santiago de Cuba, dans l'est de l'île. Son père était un des cadres supérieurs de la maison Bacardi, la principale distillerie de rhum avant la révolution. Sa mère, d'origine française, était apparentée au socialiste Paul Lafargue, auteur du Droit à la paresse ,qui avait épousé Laura Marx, la fille de Karl. Vilma participe aux manifestations d'étudiants après le putsch de Batista en 1952 avant de partir aux Etats-Unis où elle poursuit ses études au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Elle est une des premières Cubaines à obtenir un diplôme d'ingénieur chimiste.

LA DERNIÈRE EGÉRIE DE LA RÉVOLUTION


Elle fait connaissance de Raul Castro à Mexico, où il est exilé avec son frère Fidel. A son retour à Santiago de Cuba, Vilma rejoint la direction du Mouvement 26 juillet qui prépare, sous les ordres de Frank Pais, un soulèvement pour appuyer les révolutionnaires arrivés à bord du Granma. En juin 1958, elle gagne la Sierra Maestra et s'intègre à l'Armée rebelle. Vilma et Raul se marient à La Havane l'année suivante, peu après la fuite de Batista et la victoire des barbudos. Fidel Castro lui confie la tâche d'intégrer les femmes à la révolution.


En 1960, elle crée la Fédération des femmes cubaines (FMC), qu'elle présidera jusqu'à sa mort. Puissante organisation au service de la révolution, qui regroupe plus de 4 millions de femmes, la FMC lutte aussi pour l'égalité des sexes. Elle crée des garderies et se bat contre le machisme, l'analphabétisme et la malnutrition des enfants. En 1992, Vilma Espin dénonce publiquement la répression et les discriminations qui ont longtemps visé les homosexuels. Ce combat a été repris par sa fille Mariela, un des quatre enfants qu'elle a eus avec Raul.


Membre du comité central du Parti communiste depuis sa création en 1965, puis du bureau politique, Vilma Espin a également siégé au Conseil d'Etat, qui exerce le pouvoir exécutif, et à l'Assemblée nationale depuis 1976. Fidel Castro lui a souvent confié la tâche de "première dame" lors de voyages à l'étranger et de conférences internationales.


Vilma Espin était l'unique survivante des trois grandes figures féminines de la révolution cubaine. Longtemps confidente de Fidel Castro, Celia Sanchez Manduley est morte d'un cancer en janvier 1980. Ancienne guérillera, puis directrice de la Maison des Amériques, Haydée Santamaria s'est suicidée en juillet 1980.


Jean-Michel Caroit

QUE LA TERRE TE SOIT GENEREUSE

Aujourd’hui mardi 19 juin à 13 h 30 est décédé le camarade PEDRO DIAZ VILLARROEL, à Niort.

Le Compagnon Pedro a été un combattant toute la vie, il a donné sa jeunesse aux mineurs ; il venait d’une famille très pauvre du nord du Chili. Un jour à Tocopilla, il a épousé Anita la compagne de toute une vie. Juste après s’être marié à la municipalité de Tocopilla, il a prit sa gamelle et il est allé travailler à la mine « La desprecida ». Ainsi était cet homme sans égal, là-bas au nord de notre pays aimé.

Il avait dans le sang et la conscience les idées d’Elías Lafferte(*), Luis Emilio Recabarren(**) ; il a lutté toute une vie pour ses idées. Très tôt il est entré au Parti Communiste et est entré avec passion dans les luttes populaires.

Durant les campagnes présidentielles du camarade ALLENDE, il a partagé ses expériences et ses enseignements. Avec sa compagne, ils ont traversé la pampa et les cotes du nord du Chili, appelant à se libérer de l’exploiteur et à voter pour le porte voix du peuple.

PEDRO DIAZ VILLARROEL, a fait parti de ces indispensables qui appartenaient à ce que l’on appelle les irréductibles désintéressés, ceux qui sont avec le parti de toutes les luttes. Son secret est le secret le mieux gardé pour ces hommes et femmes qui protègent leur parti, le parti de la révolution Chilienne.

PEDRO DIAZ VILLARROEL a été séquestré et sauvagement torturé ; durant longtemps il était dans les cellules sombres de la dictature et ses camps de concentration. Il n’a pas jamais été soumis, il en est sorti plus fort, avec ses idées et de nouveau il a assumé le compromis de se consacrer encore plus aux luttes populaires. Les coups, les tortures sauvages et ses séquelles l’ont finalement emporté vers la mort, il avait déjà perdu un poumon. Pedro quand il allait au Chili n’y allait jamais pour s’y promener. A peine arrivé à Santiago, il se mettait à la disposition du parti. Il voyageait de préférence en période électorale et allait travailler en province avec les candidates du peuple et du parti.

Jusqu’à la fin, il a été fidèle aux idées libératrices de son parti, maintenant qu’il va rester pour toujours en terre étrangère, son exemple et sa valeur nous restent comme des guides pour continuer à avancer dans les rêves y les désirs certains de libération.

Le Parti Communiste Chilen et la CGT française ont sans doute perdu un militant sans pareil et il nous manquera dans les combats à venir.

Je veux rendre hommage à sa compagne, fidèle, militante… Combien de fois l’avons nous vu aux fêtes de l’Humanité… de nombreuses fois. Là elle arrivait avec des « empanadas », des « humas » et sa joie. Tous ses enfants se mettaient à disposition de la cause ; cette famille est sans aucun doute un bel exemple de l’école qu’il doit rester et faire un combattant exemplaire comme le fut Pedro.

Jusqu’à la victoire camarade.

Tu fais parti d’un chant qui ne s’arrêtera jamais

Tu renaîtras dans la mémoire du peuple

Nous n’oublierons pas ta joie ni tes enseignements

"Il y a des hommes qui luttent toute une vie, ceux là sont les irremplaçables ».

Camarade PEDRO DIAZ VILLARROEL, depuis Grenoble j’incline les drapeaux du parti pour te dire au revoir avec un « Hasta siempre » ces drapeaux se lèveront bientôt et porteront le message des irréductibles combattants.

HASTA SIEMPRE CAMARADA QUE LA TERRE TE SOIT GENEREUSE

Camarada Pedro Diaz Villarroel, Presente!!

Pedro Piñones Diaz
Saint Martin le Vinoux (38)


(*) Elías Lafferte Gaviño (1886-1961) Ouvrier dans les mines de salpêtre du nord du Chili, dirigent communiste, disciple et secrétaire Luis Emilio Recabarren. Candidat présidentiel en 1927,1931 et 1932. Sénateur par Tarapacá et Antofagasta (1937-1953).

(**)Luis Emilio Recabarren Serrano (* Valparaiso, 6 juillet de 1876 - † Santiago, 19 décembre 1924) a été un renommé politique Chilien de principes de siècle XX. Est considéré le père du mouvement ouvrier Chilien.


18 juin, 2007

Une tempête bloque 6000 camions

Andes: Une tempête bloque 6000 camions

Une tempête de neige a bloqué plus de 6000 camions sur les pentes du col du Cristo Redentor, principal axe routier entre l'Argentine et le Chili, a-t-on appris samedi auprès du centre argentin d'information routière. La passe du Christ Rédempteur culmine à une altitude de 3800 mètres. Selon Ernesto Arriaga, porte-parole du centre argentin d'information routière, quelque 3300 camions sont bloqués sur le versant argentin du col et 2800 autres sur le versant chilien. La route du Christ Rédempteur reliant les ports chiliens sur le Pacifique à l'Argentine et au Brésil, constitue un axe majeur pour les échanges de marchandises avec l'Asie.

13 juin, 2007

Insolite – Puma dans la ville.-


Depuis plusieurs jours, les habitants des communes chics de San Carlos de Apoquindo et Lo Barnechea, à Santiago ainsi que le village de San José de Maipu ont eu la surprise d'apercevoir des pumas à proximité de leurs maisons. Des rencontres de plus en plus fréquentes à en croire les experts car les zones urbaines empiètent de plus en plus sur leur environnement naturel. A la recherche de proies, les pumas s'aventurent donc près des zones habitables. Même si l'animal est timide et ne représente aucun danger pour l'homme, il peut toutefois s'avérer dangereux pour les animaux domestiques et notamment les chiens

06 juin, 2007

La présidente du Chili veut lutter contre la pauvreté

La présidente du Chili Michelle Bachelet a annoncé sa volonté de lutter contre la pauvreté, lors d'un discours prononcé devant la conférence de l'OIT. Elle a souhaité donner une nouvelle impulsion aux syndicats dans son pays.

Michelle Bachelet a souligné que les femmes et les jeunes n'étaient pas suffisamment intégrés au marché du travail. Le chômage touche 6,7% de la population. Héritage de la dictature, moins de 10% des travailleurs chiliens sont liés par une convention collective et les dirigeants syndicaux sont harcelés, a regretté la présidente.

La présidente chilienne a remercié le Bureau international du travail (BIT) pour le soutien apporté à la démocratie au Chili. Un autre Chilien, le directeur général du BIT Juan Somavia, l'a félicitée pour son engagement

LES CHILIENS AU TRAVAIL

Selon les derniers chiffres de l'Institut National des Statistiques le taux de chômage au Chili est passé en dessous la barre des 7% de la population active. Une bonne performance qui profite à quasiment toutes les régions et principalement aux femmes dont le taux d'emploi est passé à près de 40%.

L'Institut National des Statistiques chilien a annoncé la semaine dernière une diminution du taux de chômage entre février et avril dernier de 8,6% à 6,8% de la population active. Un beau résultat pour l'économie qui n'avait pas connu un tel chiffre depuis 1999. Le taux de chômage a diminué dans quasiment tout le pays, notamment dans les régions de Antofagasta (7%) et Bio-Bio (9%) et La Araucania (6%). Dans la région métropolitaine, il est passé de 9,1% à 7,8%. On compte désormais près de 6.946.380 travailleurs (sur une population 16.136.137 d'habitants) soit un taux de population active de 43%.

Travailleurs, travailleuses

Même si la population active reste largement masculine (71,7%) les femmes rattrapent doucement leur retard avec une hausse de près de 4,3%. Toutefois, les femmes ne représentent encore que 40% des travailleurs contre 47% en France (en tête des pays de l’Union Européene). L'industrie ( 42.280 nouveaux emplois), le commerce (46.680) et la construction (30 060) sont les trois secteurs qui ont le plus embauché.

"Ces chiffres prouvent l'efficacité des politiques qu'a développé le gouvernement en matière d'emploi", se réjouissait le sous-secrétaire du travail, Zarko Luksic. Mais pour les économistes, les mesures gouvernementales sont trop récentes pour expliquer à elles seules la bonne santé du marché du travail. Il semble que ces performances soient plutôt dues au dynamisme de l'économie chilienne avec un taux de croissance de 6%, mais également au contexte international avec les sommets atteints par le prix du cuivre. Néanmoins il reste deux régions plus touchées que d'autres par le chômage: la première (extrême nord) et la huitième.

Laury-Anne Cholez

°En France le taux de chômage en avril dernier était de 8,2%

03 juin, 2007

Dirigeant vietnamien en visite à Cuba


Le président cubain Fidel Castro, convalescent depuis dix mois, s'est entretenu samedi pendant deux heures avec le secrétaire-général du Parti communiste vietnamien (PCV, parti unique), Nong Duc Manh, en visite officielle, a rapporté la télévision cubaine qui a diffusé quelques images de la rencontre.

Debout, se tenant par les épaules, le dirigeant vietnamien et Fidel Castro, vêtu du survêtement qu'il portait dans presque toutes ses récentes apparitions en public, échangent des mots et des sourires. "Ils ont parlé de sujets d'intérêts communs, notamment de l'Amérique latine", selon un communiqué lu à l'antenne, se référant à la tournée officielle du responsable vietnamien qui l'a conduit au Chili, au Brésil et au Venezuela.

Rétablissement
Le président cubain qui aura 81 ans le 13 août, a exprimé son "admiration pour le peuple vietnamien héroïque" et pour "les progrès de son économie, de son système éducatif et de santé". Depuis le début de sa convalescence, le "Commandant en chef" ne s'est montré qu'à travers des images fixes ou filmées (six vidéos), en robe de chambre dans un premier temps, puis en survêtement depuis octobre-novembre, dans le souci d'illustrer son rétablissement.

Castro, qui a mulitplié ces dernières semaines la publication dans la presse de ses "réflexions", n'était pas apparu au public depuis le 30 janvier lors de la visite de son ami et allié le président vénézuélien Hugo Chavez. Arrivé vendredi à l'aéroport de La Havane pour une visite officielle de trois jours, Nong Duc Manh a rencontré samedi Raúl Castro, et signé plusieurs accords, dont la création de compagnies bi-nationales pour l'exploitation du pétrole à Cuba, et des conventions dans les domaines de la culture, des sports et des médias.

Rencontres
Fidel Castro a été vu en public pour la dernière fois le 26 juillet 2006, un jour avant sa première opération. Depuis, son frère Raul assure de fait la réalité du pouvoir. M. Manh est le premier officiel à rencontrer Fidel Castro depuis le 20 avril, date à laquelle le président cubain avait reçu le dirigeant chinois Wu Guanzheng.

PARFUMS DE SUISSE ROMANDE POUR LA PRÉSIDENTE DU CHILI



Au deuxième jour de sa visite officielle en Suisse, Michelle Bachelet a rencontré samedi des scientifiques de l'Ecole polytechnique de Lausanne et le patron du Comité international de la Croix-Rouge.

Vendredi, la présidente du Chili avait été reçue avec les honneurs militaires par la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey.

Au deuxième jour de sa visite d'Etat, la présidente chilienne a visité l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Elle y a rencontré le secrétaire d'Etat à la formation Charles Kleiber et le président de la haute école, Patrick Aebischer.

Michelle Bachelet s'est ensuite rendue à Genève pour y rencontrer le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger. La teneur des discussions n'a pas été dévoilée.Une dizaine d'associations devaient en profiter pour remettre à la présidente chilienne une lettre ouverte dénonçant la politique de répression envers les mouvements sociaux au Chili.

Elles s'insurgent également contre la répression subie par le peuple mapuche - les communautés aborigènes de la zone centre-sud du Chili et de l'Argentine.
Michelle Bachelet sera encore à Genève lundi. Elle doit y prendre la parole devant la conférence internationale du travail et lors d'une réunion spéciale du Conseil des droits de l'homme.

Forte proximité

La Suisse et le Chili partagent les mêmes valeurs de justice sociale et d'équité, avaient affirmé vendredi Micheline Calmy-Rey et Michelle Bachelet.

La présidente de la Confédération a tenu à mettre en exergue les «nombreux points communs» qui unissent les deux pays.

«La Suisse et le Chili sont bien plus proches que ne le laisse supposer la géographie. Nous nous rejoignons sur des priorités politiques qui nous tiennent à cœur comme la lutte contre la pauvreté et la promotion de la justice sociale», a ainsi relevé Micheline Calmy-Rey lors de son allocution de bienvenue.

Réconciliation

Cette dernière a notamment exprimé son respect à la présidente du Chili pour sa détermination à réconcilier la société chilienne avec son passé, après les années de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

La présidente de la Confédération s'est en outre dite fière que la Suisse ait accueilli de nombreux ressortissants chiliens fuyant les persécutions, durant cette période sombre de l'histoire du Chili.

Elle a rappelé que si près de 4000 Chiliens vivaient en Suisse à l'heure actuelle, les ressortissants suisses étaient tout aussi nombreux au Chili.

Neutralité commune

Micheline Calmy-Rey a également évoqué le positionnement politique très proche du Chili et de la Suisse au sein de leurs régions respectives.

«En Amérique latine, le Chili mène une politique que l'on pourrait presque qualifier de neutre puisqu'il cherche à entretenir de bonnes relations avec tous les pays», a-t-elle dit.

Dans le domaine économique, la présidente de la Confédération a rappelé que les deux pays sont des économies axées sur le commerce extérieur mais qui désirent avant tout une mondialisation équitable.

Distinction importante

Pour sa part, Michelle Bachelet, a évoqué sa visite d'Etat comme «une distinction fort appréciée» puisque la Suisse n'octroie en principe ce statut qu'à un seul chef d'Etat étranger par année.

Insistant elle aussi sur les valeurs démocratiques qui rassemblent les deux pays, elle a tenu à exprimer sa «profonde gratitude» à la Suisse pour avoir fait preuve «d'esprit de solidarité» à l'encontre des Chiliens persécutés.

La présidente chilienne a en outre souligné les bonnes relations entre Santiago et Berne, qu'elle entend renforcer par une plus grande coopération économique.
Elle a également cité en exemple le «haut niveau de développement humain qu'a atteint la Suisse», déclarant que l'objectif de son gouvernement était de parvenir à une société plus intégrée et plus juste.

Développement économique

Michelle Bachelet a assuré que le Chili est un pays 'd'ouverture' et que son gouvernement mise sur le développement économique afin d'assurer une bonne qualité de vie à chacun de ses citoyens.

«L'accord de libre-échange de 2004 entre l'AELE, dont est membre la Suisse, et le Chili ne donne pas encore lieu à des échanges assez intenses. Ceux-ci sont pourtant en pleine expansion et nous voulons les renforcer», a encore assuré la présidente chilienne.

Multilatéralisme fort

Par ailleurs, les deux cheffes d'Etats ont indiqué avoir signé au cours de la journée un accord pour éviter la double taxation dans les transports aériens.
Elles ont également déclaré vouloir coopérer dans la lutte contre le réchauffement climatique, prenant ce domaine en exemple pour souligner l'importance d'un multilatéralisme 'fort'.