25 janvier, 2015

SYRIZA : CHRONIQUE D'UNE VICTOIRE ANNONCÉE

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L’ÉCART SE CREUSE ENTRE SYRIZA ET LES CONSERVATEURS DE NOUVELLE DÉMOCRATIE. LA VICTOIRE DE LA GAUCHE RADICALE EST ATTENDUE DANS UNE FRÉNÉSIE MÉDIATIQUE À ATHÈNES. PHOTO LOUISA GOULIAMAKI / AFP

Ferveur des supporteurs, sondages unanimes : à deux jours du scrutin, plus rien ne semble devoir empêcher Alexis Tsipras, leader du parti de gauche radicale grec Syriza, de devenir dimanche le premier chef d'un gouvernement européen ouvertement anti-austérité. Même la chancelière allemande Angela Merkel, que la rumeur disait disposée à une sortie de la Grèce de la zone euro en cas de victoire de Syriza, s'est déclarée "sûre que nous trouverons tranquillement des solutions".
Par Alain Salles (Athènes, envoyé spécial) et Adéa Guillot (Athènes, correspondance)

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LE PARTI DE GAUCHE VEUT OPTER POUR UNE POLITIQUE EN RUPTURE TOTALE AVEC CELLE MENÉE JUSQU'ICI DANS LE PAYS, QUI REMETTRA EN QUESTION SA RELATION AVEC SES CRÉANCIERS. PHOTO LEFTERIS PITARAKIS
« Je veux que la Grèce, malgré les dualismes et les rivalités, continue à faire partie de notre histoire », a-t-elle insisté vendredi. Alexis Tsipras n'a pourtant pas ménagé la chancelière, le même jour, incriminant la « logique » représentée par Berlin : une « logique protestante, à savoir Nous avons des règles, les règles ne sont pas modifiables, qu'elles conduisent à des résultats positifs ou négatifs, et nous mettons en oeuvre les lois, qu'elles soient efficaces ou pas ». Lors d'une conférence de presse, le patron de la gauche grecque a dit lui préférer « l'autre logique », celle du président de la BCE Mario Draghi, prêt selon lui à « changer les règles si c'est pour sauver l'Europe ».