06 mai, 2015

AU CHILI, MICHELLE BACHELET TENTE DE REPRENDRE LA MAIN

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MICHELLE BACHELET ET SON FILS, SEBASTIAN DAVALOS, EN 2005 À SANTIAGO DU CHILI. 
PHOTO JORGE SAENZ 

Les Chiliens auront attendu trente-cinq ans pour se doter d’une nouvelle Constitution, remplaçant celle imposée par la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990). La présidente socialiste, Michelle Bachelet, a annoncé, le 28 avril à Santiago du Chili, qu’une réforme constitutionnelle sera engagée, à partir de septembre. Cette réforme devra être approuvée par le Congrès, où la coalition gouvernementale de centre gauche dispose d’une majorité. La Constitution de 1980 n’a pratiquement pas été modifiée depuis le retour à la démocratie, en 1990. Cette année-là, le dictateur avait quitté le pouvoir, mais était resté, jusqu’en 1998, le chef des forces armées.
Mme Bachelet entend ainsi reprendre la
reprendre la main dans un Chili en crise, ébranlé par des scandales de corruption sans précédent, par le ralentissement de l’économie et par des catastrophes naturelles. En avril, on a enregistré de violentes éruptions volcaniques dans le sud et des inondations inédites dans le nord désertique, qui ont fait des milliers de sinistrés.