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| ALIREZA ARAFI, MEMBRE JURISTE DU CONSEIL DE DIRECTION, ASSUMERA TEMPORAIREMENT LES FONCTIONS DU GUIDE SUPRÊME EN IRAN. PHOTO JOÃO HENRIQUE |
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RT FranceIran : qui est l’ayatollah Alireza Arafi, nommé pour assurer l’intérim des fonctions de Guide suprême ? / Alireza Arafi, membre juriste du conseil de direction, assumera temporairement les fonctions du Guide suprême en Iran. / Nommé conformément à la Constitution de l'Iran, l’ayatollah Alireza Arafi est désormais membre juriste du conseil de direction qui devra assumer temporairement les fonctions du Guide suprême iranien. Retour sur le parcours de ce membre du triumvirat qui dirige la République islamique. Lire aussi Iran : création d'un conseil de gouvernance pour assumer les fonctions de Guide suprême de l'Iran
RT en français 1 mars 2026, 15:43
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| FRAPPE CONTRE TÉHÉRAN, LE 28 FÉVRIER 2026. |
L’agence de presse officielle iranienne ISNA a rapporté ce 1ᵉʳ mars que l’ayatollah Alireza Arafi avait été nommé membre juriste du conseil de direction qui devra assumer temporairement les fonctions du Guide suprême iranien, après l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei par une attaque israélo-américaine contre son bureau à Téhéran.
► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR
La nomination a été faite conformément à la Constitution iranienne qui stipule la création d'un conseil intérimaire composé du président de la République, Massoud Pezechkian, du chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, et d’un juriste issu du Conseil des gardiens de la révolution. Ce triumvirat devra assurer la continuité des fonctions du Guide suprême jusqu’à l'élection d'un successeur définitif par l'Assemblée des experts.
Le parcours de l’ayatollah Alireza Arafi
Né en 1959, l’ayatollah Alireza Arafi est issu d'une famille de religieux de la ville de Meybod, dans la province de Yazd, au centre de l'Iran. Son père, l'ayatollah Mohammed Ibrahim Arafi, était proche du fondateur de la République islamique iranienne, l'ayatollah Rouhollah Khomeiny. Alireza Arafi avait été nommé en 2009 par le défunt ayatollah Ali Khamenei à la tête de l'université internationale Al-Mustafa de Qom, une fonction qu'il assumera jusqu'en 2018.
En 2019, il est nommé par le guide suprême en tant que membre du Conseil des gardiens de la Constitution, composé de 12 membres, qui a le pouvoir de mettre son veto à toute politique gouvernementale ou à tout candidat politique. Il a d'ailleurs cumulé ce poste avec sa fonction de membre de l'assemblée des experts dès 2022. Prédicateur et écrivain, l’ayatollah Alireza Arafi a publié 24 livres et articles et parle couramment arabe et anglais. Il est une figure très respectée dans les milieux religieux iraniens.
Le Conseil de transition prend les rênes de l'Iran sur fond d'attaques militaires menées par les États-Unis et Israël. Sa mission consistera essentiellement dans le maintien de la cohésion des appareils sécuritaire et religieux, tout en préparant la mise en place du processus de succession du guide suprême.
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| FRISE DES ARCHERS |
Assassinat de Khamenei : comment la CIA aurait guidé la main d’Israël
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| L'AYATOLLAH ALI KHAMENEI, GUIDE SUPRÊME DE LA RÉVOLUTION ISLAMIQUE ET ANCIEN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D'IRAN, LE 17 JANVIER 2026 [PHOTO D'ILLUSTRATION]. |
Selon le New York Times, l’agence de renseignement américaine aurait partagé avec les Israéliens des données cruciales afin de leur permettre de «frapper» le successeur de Khomeini, ainsi que plusieurs hauts responsables iraniens, à l'occasion d’une réunion dans un complexe gouvernemental le matin du 28 février.
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RT France
RT en français 1 mars 2026, 15:43
« Les personnes informées de l'opération l'ont décrite comme le fruit d'un travail de renseignement de qualité et de mois de préparatifs ». Dans un article paru ce 1er mars, au lendemain de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, qui assurait la fonction de guide suprême de la République islamique depuis trente-six ans, le New York Times (NYT) est revenu sur l’« étroite collaboration » des services américains et israéliens ayant permis « l’élimination remarquablement rapide du guide suprême iranien ».
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| UNE IMAGE SATELLITE MONTRE DE LA FUMÉE NOIRE S'ÉLEVANT ET D'IMPORTANTS DÉGÂTS DANS LE COMPLEXE DU GUIDE SUPRÊME IRANIEN, L'AYATOLLAH ALI KHAMENEI, À LA SUITE DES FRAPPES MENÉES SAMEDI PAR LES ÉTATS-UNIS ET ISRAËL CONTRE L'IRAN. CRÉDIT... AIRBUS, VIA REUTERS |
Des renseignements qui auraient poussé, toujours selon les sources du NYT, Israël et Washington a « modifier le calendrier de leur attaque ». Fort de ces informations, des avions de Tsahal ont tiré des missiles sur ce complexe gouvernemental, tuant Khamenei et « décimant » les hauts gradés du renseignement iranien. « La CIA a transmis à Israël des renseignements qui offraient une "grande fidélité" quant à la position de l'ayatollah Khamenei, selon des personnes informées de ces renseignements », peut-on notamment lire.
Quand Washington et Tel-Aviv s'exemptent du droit international
« Il n'a pu échapper à nos services de renseignement et à nos systèmes de surveillance extrêmement sophistiqués », avait fanfaronné Donald Trump sur son réseau social, au soir de cette frappe israélienne. « En étroite collaboration avec Israël, ni lui ni les autres dirigeants tués avec lui n'ont rien pu faire », avait poursuivi le président américain, estimant qu’il s’agirait là de « l'occasion la plus précieuse pour le peuple iranien de reprendre le contrôle de son pays ».
Ce n’est pas la première fois, lors d’une offensive unilatérale contre un pays souverain, que les États-Unis et leurs alliés se permettent de purement et simplement tuer des dirigeants. Dans un message adressé à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, le président russe Vladimir Poutine a dénoncé un « assassinat cynique, contraire à toutes les normes de la morale humaine et du droit international ». Ce même « droit international », qu’invoquent habituellement et de manière immodérée les chancelleries occidentales dans le cadre d’autres conflits à travers le monde.
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![L'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la révolution islamique et ancien président de la République islamique d'Iran, le 17 janvier 2026 [Photo d'illustration].](https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgfXEgwq0Lj3NLNK7XKo_izHOYTRi3v77jWJPKY7n9ds6Gz8w589y4WnK-61yie-sZ1OJLAaggvKJHfWDg5XHrBW51eT2lOYyxXcnuKq0sSLlezUYBHKxgMRIG95ob4o3ciXl1oIn7NzigYs6Ha7tvJZOisFOaQoezV2MW7tIzn8QUWFQlokOsjhw/w320-h180/69a4371c6f7ccc5abf297c13.jpg)

