30 novembre, 2018

VU D’ARGENTINE. MACRON ET LE GILET JAUNE DE BUENOS AIRES : « UNE HORREUR DIPLOMATIQUE »


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EMMANUEL ET BRIGITTE MACRON LORS DE LEUR ARRIVÉE À
L’AÉROPORT DE BUENOS AIRES, LE 28 NOVEMBRE.
PHOTO LUDOVIC MARIN 
À l’atterrissage de son avion, le jeudi 29 novembre, aucune délégation argentine n’attendait le président français, qui a salué un employé de l’aéroport vêtu d’un gilet jaune. Un impair diplomatique qui ne passe pas inaperçu en Argentine.
Courrier international 
MACRON ET MACRI EN UNE DE
UNO, LE 30 NOVEMBRE.
À la une de la presse argentine, ce vendredi 30 novembre, Emmanuel Macron fait jeu égal avec Donald Trump pour l’ouverture du G20, avec six couvertures de journaux nationaux chacun. Si les rencontres avec le président Mauricio Macri sont mises en avant, un autre événement a retenu l’attention du grand quotidien La Nación : l’arrivée du président français à l’aéroport “en a étonné plus d’un et soulevé des interrogations quant au fonctionnement du protocole diplomatique quand il s’agira de recevoir tous les chefs d’État participant au sommet du G20”.


28 novembre, 2018

NICARAGUA: SANCTIONS CONTRE UN CONSEILLER ET LA FEMME DU PRÉSIDENT


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DANIEL ORTEGA DESSIN DE PANCHO CAJAS
POUR LE QUOTIDIEN CONSERVATEUR
EL COMERCIO  D'EQUATEUR
Les États-Unis ont pris hier des sanctions contre un conseiller et la femme du président nicaraguayen Daniel Ortega pour leurs liens avec la répression des manifestations contre le président Ortega. 
Plus de 300 personnes ont été tuées et au moins 2.000 autres blessées au Nicaragua depuis le déclenchement en avril dernier d'un mouvement de contestation contre le gouvernement.

Provoqué initialement par un projet gouvernemental de baisse des retraites conçu pour réduire le déficit de la sécurité sociale, le mouvement de protestation s'est élargi notamment du fait de la violence de la répression.

27 novembre, 2018

LETTRE OUVERTE À SEBASTIÁN PIÑERA


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PORTRAITS DE CAMILO CATRILLANCA
PHOTO ATON

Paris, 27 novembre 2018
M. Sebastián PIÑERA
Président de la République du Chili
Palais de la Moneda
Santiago du Chili

Nous, soussignés associations, institutions et organisations, vous informons de notre profonde inquiétude suite à la violente et tragique perquisition survenue le mercredi 14 novembre 2018 dans la Communauté de Temucuicui qui s’est conclue par un jeune de 15 ans gravement blessé et la mort de Camilo Catrillanca, âgé de 24 ans, membre de la communauté, atteint d’une balle dans la nuque tirée dans son dos.

Dans le contexte global de violence accrue en Amérique Latine, le Chili n’est pas en reste. En effet, tout comme d’autres États, nous pouvons que lamenter une criminalisation chaque fois plus importante à l’encontre des mouvements sociaux, avec un usage systématique et excessif de la force publique. La récente intervention à Temucuicui du Groupe de réaction tactique des Gendarmes, au clair profil militaire, connu sous le nom de“Comando Jungla” en est un bon exemple.

Nous rejetons cette politique de criminalisation et de militarisation menée sur le territoire mapuche de même que l’application de la loi antiterroriste à l’encontre des membres de communautés. Le Chili a été condamné dans le passé par la Cour Interaméricaine des Droits Humains pour l’application de cette loi.

En relation avec ces derniers événements, nous dénonçons également les réactions des différentes autorités policières et politiques qui ont justifié la perquisition en raison d’un supposé délit de “vol de véhicules” et en ont relativisé les responsabilités tant policière que politique.

En conséquence, nous demandons que votre gouvernement lance les mesures d’urgence nécessaires à savoir :
a.- Une enquête rigoureuse, indépendante et impartiale sur ces événements ainsi que sur les responsabilités du commandement. 
b.- Le retrait immédiat du Groupe spécial de Gendarmes de la région afin d’éviter une escalade de la violence. 
c.- Des sanctions à l’encontre des autorités policières de la région de l’Araucanie et des responsables de la perquisition. 
d.- Des sanctions à l’encontre des responsables politiques régionaux et nationaux, parmi ceux qui ont donné les ordres.
Pour notre part, nous demanderons aux institutions internationales, compétentes en matière de protection des Droits Humains, des mesures de protection en faveur des communautés mapuche situées dans la région d’Araucanie.

Dans l’attente d’une réponse positive, nous vous adressons, Monsieur le Président, nos sincères salutations.

Signent :
  • FRANCE-LIBERTES - Fondation Danielle Mitterrand
  • IAAT-AICT ASOCIACION INTERNACIONAL CONTRA LA TORTURA - Ginebra 
  • FRANCE AMERIQUE LATINE (FAL), Franck Gaudichaud, Président
  • Comité Memoria y Justicia - Genève - Suisse, Ariel Sanzana Presidente
  • Association des Chiliens Résidents à Genève -Suisse
  • Comité Mapuche Belgique (COMABE), María Jara
  • Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques(CSIA-Nitassinan), Edith Patrouilleau Vice-présidente
  • Commission de Soutien aux peuples originaires du Chili à Genève-Suisse, Hayin Antileo
  • Asociación Tierra y Libertad para Arauco (Francia), Néstor Vega Presidente
  • Collectif Droits de l'Homme au Chili (France) , Héctor Zavala Leiva Président
  • Association des Ex-prisonniers chiliens en France, Héctor Vásquez Président
  • Association "Nuevo Concepto Latino", Leyla Guzmán Palma
  • Association "Jacques Damiani", Elwyn Ayamante
  • Association "Relmu-Paris", Marcelo Gauthier
  • Comisión Ética contra la Tortura, Ulises Urriola
  • Collectif Argentin pour la Mémoire
  • Comité pour la Palestine - 94 Nord

LES MAPUCHES DU CHILI, TUÉS OU «PACIFIÉS» DANS L’IMPUNITÉ


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DES ÉTUDIANTS DE L'UNIVERSITÉ DU CHILI BRANDISSENT 
DES IMAGES DE CAMILO CATRILLANCA POUR PROTESTER 
CONTRE SA MORT DEVANT LE PALAIS PRÉSIDENTIEL 
LA MONEDA À SANTIAGO DU CHILI, JEUDI
 22 NOVEMBRE 2018
PHOTO  ESTEBAN FELIX
Ce mercredi, place de la Palud à Lausanne (18 h 30), sera commémorée la mort de Camilo Catrillanca, survenue dans la communauté de Temucuicui, au sud du Chili, le 14 novembre 2018. Ce jeune agriculteur mapuche, papa d’une fillette de 4 ans, a été abattu de plusieurs balles dans le dos alors qu’il rentrait son tracteur; le mineur qui l’accompagnait a été molesté et arrêté, avant d’être relâché.
ANNE LAVANCHY, ANTHROPOLOGUE
PHOTO 24HEURES
Le nom de Camilo Catrillanca s’ajoute à la liste tragique des jeunes Mapuches tués – à ce jour en toute impunité – par les forces de l’ordre chiliennes, en l’occurrence le commando «Jungla», formé en Colombie et aux États-Unis.
«Les revendications mapuches touchent à la mémoire de l’État-nation chilien»
Lors de sa campagne, l’actuel président du Chili, Sebastián Piñera, a promis de mettre sur pied un «plan de paix sociale en Araucanie». Le choix des termes n’est pas anodin: l’Araucanie, l’une des régions australes où vivent les Mapuches, le principal peuple autochtone au Chili, a été marquée à la fin du XIXème siècle par la mal nommée «pacification», une entreprise militaire de colonisation et de génocide.

25 novembre, 2018

UN TIMBRE CUBAIN À L'EFFIGIE DE FIDEL CASTRO, DEUX ANS APRÈS SA MORT

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LE TIMBRE, D'UNE VALEUR DE 90 CENTIMES DE PESO CUBAIN 
(0,036 CENTIMES DE DOLLAR), MONTRE, DANS SA PARTIE 
SUPÉRIEURE, LE PÈRE DE LA RÉVOLUTION CUBAINE DE 1959. 
PHOTO RELAXNEWS  /  STR / AFP 
La Poste cubaine a lancé mardi l'émission d'un timbre postal à l'effigie de Fidel Castro, près de deux ans après sa mort.  Le timbre, d'une valeur de 90 centimes de peso cubain (0,036 centimes de dollar), montre, dans sa partie supérieure, le père de la révolution cubaine de 1959, avec le drapeau de l'île en toile de fond. Sous cette image est représentée l'emblématique place de la Révolution de La Havane.
C'est "le premier timbre avec la figure de Fidel Castro Ruz depuis sa disparition physique" le 25 novembre 2016, a précisé le ministère des Communications sur sa page internet.

L'émission de ce timbre postal, lancée officiellement dans la commune de Manzanillo (est), fait partie de la commémoration nationale, mercredi, du 150ème anniversaire du début des luttes pour l'indépendance de Cuba vis-à-vis de l'Espagne, le 10 octobre 1868, a ajouté le ministère.

D'autres héros de l'histoire cubaine ont aussi le droit à leur timbre à cette occasion, comme Carlos Manuel de Céspedes, qui a lutté pour l'indépendance de l'île, ou encore les révolutionnaires Frank Pais, Camilo Cienfuegos et Ernesto "Che" Guevara.

RelaxNews
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CHILI : UN PROGRAMME DE « RETOUR VOLONTAIRE » DES RESSORTISSANTS HAÏTIENS FAIT POLÉMIQUE

 « RETOUR VOLONTAIRE » DES
RESSORTISSANTS HAÏTIENS FAIT POLÉMIQUE
« CHILI : UN PROGRAMME DE « RETOUR VOLONTAIRE » 
DES RESSORTISSANTS HAÏTIENS FAIT POLÉMIQUEÀ » 
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Depuis son entrée en fonction en mars dernier, Sebastián Piñera, président du Chili, a durci les conditions d'accès des Haïtiens. Une désillusion pour ces immigrés caribéens, désormais raccompagnés chez eux via un programme dit de "retour humanitaire" qui fait polémique.
«Je rentre en Haïti parce que c'est difficile pour moi de trouver du travail... c'est pour cela que je m'en vais ! », explique Kande, migrante haïtienne. Le Chili était devenu le nouvel eldorado des Haïtiens ces deux dernières années. Près de 170 000 d'entre-eux avaient choisi de s'installer dans ce petit pays d'Amérique Latine, pour sa bonne santé économique : « Nous ne faisons que répondre à une demande humanitaire. Il y a uniquement des hommes et des femmes dans cet avion, pas d'enfants. Toutes ces personnes ont demandé à rentrer chez elles, puisqu'elles n'ont pas pu accomplir leur rêve, celui de trouver une vie meilleure au Chili », explique Rodrigo Ubilla, sous-secrétaire chilien de l'Intérieur.

D'après un sondage de l'institut Cadem, 85 % des Chiliens approuvent les mesures du gouvernement, mais d'autres dénoncent des avions de la honte, ou encore des expulsions déguisées, comme ce prêtre jésuite :
 « Je pense que c'est un échec parce que c'est une mesure raciste, c'est une façon déguisée de mettre des personnes dehors de manière violente. » Ruben Morgado, jésuite bénévole avec les migrants

Une fois rentrés sur l'île, l'amertume et la colère prévalent, car ces Haïtiens ont aussi dû signer un document dans lequel ils s'engagent à ne pas revenir au Chili pendant neuf ans : 
Nous, les Haïtiens, nous sommes les plus humiliés au Chili. Il y a d'autres étrangers là-bas, mais c'est nous que l'on met dans des avions ! Un migrant haïtien
Haïti n'est pas un bon pays. Son gouvernement non plus. Si je me sentais plus en sécurité dans mon pays, je n'aurais jamais dépensé 3 000 dollars pour aller au Chili. Je serais resté ici ! Un migrant haïtien
Ce lundi, un autre avion en provenance de Santiago de Chili devrait atterrir à Port-au-Prince avec à son bord, 170 ressortissants haïtiens.
Laurie Fachaux



24 novembre, 2018

ARGENTINE: UN FORUM AUX ALLURES DE CONTRE-SOMMET DU G20


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L'ANCIENNE PRÉSIDENTE BRÉSILIENNE DILMA ROUSSEFF FAIT
PARTIE DES FIGURES DE LA GAUCHE LATINO-AMÉRICAINE À
ÊTRE INTERVENUE LORS DU FORUM, LE 19 NOVEMBRE.
PHOTO MARTIN ACOSTA
En Argentine, le « Forum de la pensée critique», qui a rassemblé des centaines d'intellectuels latino-américains, a pris fin ce vendredi 23 novembre. Ouvert lundi dernier par les anciennes présidentes argentine Cristina Kirchner et brésilienne Dilma Roussef, ce forum a été présenté comme le contre-sommet du G20, le groupe des 20 pays les plus puissants du monde, qui se réunit la semaine prochaine à Buenos Aires. 
« FORUM DE LA PENSÉE CRITIQUE »
Contre-sommet? Les organisateurs du forum récusent l'expression et affirment ne pas être opposés au G20. Nicolás Trotta a présenté la conférence de l'ancienne présidente brésilienne Dilma Roussef.

Un « espace différent »

« Nous ne nous posons pas comme un contre-sommet parce que nous n'avons pas un regard opposé à celui du G20, qui est une rencontre multilatérale de différents pays. Ici, nous avons un espace différent, pour tenter d'analyser les défis auxquels doivent faire face nos pays. »

23 novembre, 2018

EMMY AWARD 2018 DE LA MEILLEURE MINI-SÉRIE OU TÉLÉFILM


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UNE STATUETTE DES EMMY AWARDS. 
PHOTO DANNY MOLOSHOK
EMMY AWARD 2018  DE LA MEILLEURE MINI-SÉRIE            
« UNA HISTORIA NECESARIA  »
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2018 INTERNATIONAL EMMY® SHORT-FORM SERIES WINNER 
UNA HISTORIA NECESARIA (THE SUSPENDED MOURNING) 


Avertissement : le films contiennent des scènes de violences, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.
CLIQUER SUR LE LIEN POUR VISIONNER LES COURTS-MÉTRAGES :

« UNE HISTOIRE NÉCESSAIRE » (UNA HISTORIA NECESARIA ) 16


UNA HISTORIA NECESARIA / CAP 16 ANA GONZALEZ 
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« UNE HISTOIRE NÉCESSAIRE » (UNA HISTORIA NECESARIA ) 15


UNA HISTORIA NECESARIA /  CAP 15 CECILIA BOJANIC 
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« UNE HISTOIRE NÉCESSAIRE » (UNA HISTORIA NECESARIA ) 14


UNA HISTORIA NECESARIA / CAP 14 DIANA ARON 
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« UNE HISTOIRE NÉCESSAIRE » (UNA HISTORIA NECESARIA ) 13


UNA HISTORIA NECESARIA / CAP 13 GONZALO TORO GARLAND 
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« UNE HISTOIRE NÉCESSAIRE » (UNA HISTORIA NECESARIA ) 07


UNA HISTORIA NECESARIA / CAP 07 ALVARO BARRIOS 
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« UNE HISTOIRE NÉCESSAIRE » (UNA HISTORIA NECESARIA ) 11


UNA HISTORIA NECESARIA / CAP 11 DAVID SILBERMAN
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« UNE HISTOIRE NÉCESSAIRE » (UNA HISTORIA NECESARIA ) 10


UNA HISTORIA NECESARIA / CAP 10 JORGE D'ORIVAL

« UNE HISTOIRE NÉCESSAIRE » (UNA HISTORIA NECESARIA ) 09


UNA HISTORIA NECESARIA - CAP 09 ALAN BRUCE
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« UNE HISTOIRE NÉCESSAIRE » (UNA HISTORIA NECESARIA ) 08


UNA HISTORIA NECESARIA / CAP 08 
REINALDA PEREIRA 
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« UNE HISTOIRE NÉCESSAIRE » (UNA HISTORIA NECESARIA ) 12


UNA HISTORIA NECESARIA / CAP 12 CLAUDIO THAUBY
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« UNE HISTOIRE NÉCESSAIRE » (UNA HISTORIA NECESARIA ) 06


UNA HISTORIA NECESARIA / CAP 06 

ALFONSO CHANFREAU ET ERIKA HENNINGS
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LE CHILI ACHÈTE DES BUS ÉLECTRIQUES FABRIQUÉS EN CHINE POUR AMÉLIORER SES TRANSPORTS PUBLICS

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PHOTO ENGIE 
SANTIAGO, 23 novembre (Xinhua) -- Un total de 100 bus électriques fabriqués en Chine sont arrivés dans un port du Chili pour rejoindre la flotte de transports en commun de la capitale du pays, ont rapporté les médias locaux jeudi.
Ces bus seront incorporés à Transantiago, le système de transports de Santiago, pour desservir un itinéraire qui comprend l'avenue Grecia, en centre ville. Selon la filiale du fabricant chinois BYD au Chili, ces bus, qui sont équipés des dernières technologies, seront déchargés samedi et entreront en service en décembre.

Dotés de 30 sièges pour une capacité maximale de 81 passagers, ils sont équipés de systèmes d'air conditionné, de ports USB pour recharger les appareils mobiles et du Wi-Fi. Deux bus électriques fabriqués en Chine roulent dans la ville depuis plusieurs mois, parcourant plus de 100.000 km et transportant plus de 350.000 passagers, ce qui leur a valu un succès populaire.

En octobre, le président Sebastian Piñera a salué la modernisation des transports publics grâce à l'inclusion de véhicules électriques, notamment les 100 bus de BYD et 100 autres bus de l'entreprise chinoise Yutong. 


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22 novembre, 2018

AU CHILI, LES INTOXIQUÉS DE LA «ZONE SACRIFIÉE»


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À QUINTERO, UNE HABITANTE DE LA RÉGION MONTRE LES
LÉSIONS CUTANÉES DE SA FILLE, VRAISEMBLABLEMENT
CAUSÉES PAR L’INTOXICATION AU GAZ.
PHOTO MARTIN BERNETTI. AFP
Plus de 1 600 personnes ont subi des émanations de gaz dans les localités de Quintero et Puchuncaví. Mais depuis deux mois, les habitants en proie à la pollution industrielle sont confrontés à l’inaction des autorités.
ALEJANDRO CASTRO, L’UN DES LEADERS DE LA CONTESTATION, 
A ÉTÉ RETROUVÉ MORT QUELQUES HEURES APRÈS UNE 
MANIFESTATION CONTRE LA POLLUTION, À VALPARAÍSO. 
PHOTO  FACEBOOK ALEJANDRO CASTRO


Le 21 août, dans le collège de Quintero où travaille Joshua Cadima, plusieurs élèves se plaignent de maux de tête, de nausées… Ce professeur d’arts est chargé de les emmener à l’hôpital de la ville. Sur place, la salle d’attente et les couloirs sont saturés : «Il y avait une soixantaine d’enfants intoxiqués, sous perfusion, et des enfants continuaient d’arriver. Certains ne pouvaient pas marcher», se souvient-il, encore marqué par la scène. Un mois plus tard, son fils de 14 ans présente les mêmes symptômes, et vomit plusieurs fois. «Il avait des fourmis dans les jambes, très intenses, et ne répondait pas aux tests de réflexes. La médecin a tout de suite écarté l’hypothèse d’une indigestion, et a dit "c’est une intoxication à cause d’un gaz"», décrit Joshua Cadima. Ces dernières semaines, «une ou deux personnes arrivent chaque jour à l’hôpital, avec les mêmes symptômes», assure María Araya, présidente du Conseil des usagers de l’hôpital de Quintero, une instance qui regroupe habitants, salariés et direction de l’hôpital. Mais après plus de 1 600 cas établis, ni le gaz ni l’entreprise responsables de ces intoxications n’ont été identifiés.

20 novembre, 2018

CHILI: L'ARAUCANIE DE NOUVEAU EN ÉBULLITION APRÈS LA MORT D'UN JEUNE MAPUCHE


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MANIFESTATION LE 19 NOVEMBRE 2018 POUR DEMANDER LA
DÉMISSION  DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR ANDRES CHADWICK
APRÈS LA MORT D'UN JEUNE MAPUCHE LE 14 NOVEMBRE DERNIER.
LA POLICE EST MISE EN CAUSE.
PHOTO MARTIN BERNETTI 
Une école et plusieurs maisons ont été incendiées dans la nuit de dimanche à lundi dans le sud du Chili, sans faire de blessés. Des incendies qui viennent s’ajouter à d’autres faits de violences matérielles, et manifestations ces derniers jours en réaction à la mort d’un indigène mapuche mercredi. Le jeune homme a été tué par balle en marge d'une opération des forces spéciales de la police, dans le sud du pays. Dans cette région, la plus pauvre du Chili, la principale ethnie indigène du pays demande la restitution de nombreuses terres leur ayant appartenu dans le passé. C'est dans ce contexte que ces forces spéciales sont déployées dans la région.
Par Justine Fontaine
Mercredi 14 novembre dans l'après-midi, les forces de l’ordre se lancent à la poursuite de plusieurs individus, après un vol de voitures. De nombreux coups de feu sont tirés. Camilo Catrillanca, un jeune Mapuche de 24 ans, reçoit une balle dans la nuque. Selon sa famille, il rentrait chez lui sur son tracteur après avoir travaillé dans les champs. Le ministre de la Justice a déclaré que le jeune homme n’avait semble-t-il « aucun lien avec le vol des véhicules », et la police n’a pas retrouvé d’arme sur lui ou près de son tracteur.

Camilo Catrillanca militait pour que l'État chilien restitue à sa communauté des terres qui appartenaient à ses ancêtres. Ce dimanche, le ministère de l’intérieur a indiqué qu’un policier qui a participé à l’opération avait effacé la vidéo prise au moment des faits. L’homme et trois de ses collègues ont été mis à pied, et deux chefs régionaux des forces de l’ordre ont démissionné.

Vives réactions après la mort du jeune Mapuche

Une dizaine d’incendies criminels ont été recensés et des manifestations ont eu lieu ces derniers jours dans plusieurs villes du pays, et même des concerts de casseroles à Santiago hier lundi et avant-hier soir, en signe de protestation. L'affaire fait encore la Une des journaux, et les politiques de tous bords ont réagi.


CAPTURE D'ÉCRAN TWITTER
Le sénateur mapuche de centre-gauche Francisco Huenchumilla a déclaré que le gouvernement avait une «responsabilité politique » dans la mort du jeune homme. Il pointe notamment du doigt la création cette année d'un commando spécialisé au sein des forces de l'ordre chiliennes.

Un commando qui s’est entraîné auprès de l’armée colombienne, habituée à la lutte contre les Farc et autres groupes armés liés au trafic de drogue. Une réalité loin de celle du Chili, ce qui fait dire à l'opposition de gauche que le gouvernement n'a fait qu'envenimer les choses, en militarisant la région pour répondre à un conflit qui est avant tout social selon eux. Ils rappellent aussi que plusieurs autres jeunes Mapuches ont été tués par la police dans le passé, alors qu’ils occupaient des terres revendiquées par leur communauté.

Une affaire qui fragilise le gouvernement

Dans un premier temps, le ministre de l’Intérieur a dit soutenir les forces de l’ordre et leur droit à se défendre si elles sont attaquées. Le président de droite Sebastian Piñera a souhaité que toute la lumière soit faite sur la mort de Camilo Catrillanca, et affirmé que le gouvernement «ne tolérera pas que la police sorte du cadre de la loi».

Cette affaire fragilise le gouvernement, qui avait lancé en septembre un grand plan pour la région, avec, entre autres mesures, 8 milliards de dollars d’investissements publics d’ici à 2026, et la reconnaissance des peuples indigènes dans la Constitution.
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CAMILO CATRILLANCA
« QUE SON VISAGE RECOUVRE L'HORIZON »