28 mars, 2019

LA DICOMCAR : LE CAS DES TROIS ÉGORGÉS

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 LA DICOMCAR : LE CAS DES TROIS ÉGORGÉS
La DICOMCAR : Direction des services de renseignement des Carabiniers, appareil répressif qui a servi d’organe de persécution, d’enlèvement, d’assassinat et de disparition d’opposants politiques. La DICOMCAR fut dissoute après l'«AFFAIRE DES ÉGORGÉS ».
Les enlèvements Jeudi 28 mars 1985, 13h30. Le dessinateur industriel Santiago Nattino, 63 ans, marche tranquillement dans la rue Badajoz. Soudain un homme surgit d’une encoignure de porte et le met en joue avec un revolver : « Police ! » Surpris, Nattino se retourne mais l’homme le pousse sans ménagement dans une voiture. Le véhicule disparaît à toute vitesse devant plusieurs témoins médusés.
 LE CAS DES TROIS ÉGORGÉS
Même jour, 18h. Le siège de l’AGECH (Association des enseignants chiliens) du 75 rue de Londres, en plein Santiago, est presque désert. Trois professeurs et la secrétaire s’apprêtent à quitter les lieux lorsque deux véhicules s’arrêtent brusquement devant la porte.  Trois hommes armés font irruption dans la pièce, saccagent tout puis entassent les enseignants et la secrétaire dans les voitures qui disparaissent sous le regard atterré de plusieurs passants.

Vendredi 29 mars. Dans la rue Los Leones de la commune de Providencia à Santiago, comme tous les matins, les parents conduisent leurs enfants au Collège latino-américain. Le professeur José Manuel Parada, 35 ans, qui accompagne sa fille Javiera, s’étonne vaguement de l’absence du policier qui règle habituellement la circulation. Mais ce matin justement, il y a peu de voitures. Peut-être des travaux en cours quelque part...
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