30 mars, 2019

BRÉSIL : UNE JUGE INTERDIT LA COMMÉMORATION DU COUP D’ÉTAT MILITAIRE DE 1964


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Le président brésilien Jair Bolsonaro souhaitait que le coup d’État soit « commémoré comme il se doit », à l’occasion de la date anniversaire des 50 ans.
Il va devoir revoir son plan de célébrer les 55 ans du coup d’État militaire. Une juge brésilienne a interdit vendredi au gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro de commémorer ce dimanche l’anniversaire du coup d’État de 1964, indiquant que l’initiative était « incompatible » avec la Constitution de 1988.
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QUAND JAIR BOLSONARO VEUT CÉLÉBRER LE COUP D’ÉTAT DE 1964


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CÉRÉMONIE DE REMISE DES DIPLÔMES ET COMMÉMORATION
DU COUP D’ÉTAT MILITAIRE DE 1964, À SAO PAULO, BRÉSIL
PHOTO NELSON ALMEIDA
L’exigence du président brésilien de «commémorer » le 55ème anniversaire du coup d’État militaire de 1964, qui a ouvert la voie à vingt ans de dictature, a suscité une avalanche de protestations. 


L’initiative, venue d’un chef d’État habitué à flatter les tortionnaires et vanter les régimes autoritaires pourvu qu’ils soient étiquetés à droite, n’a finalement rien d’étonnant. Mais quatre ans après le travail de la Commission de la vérité, recensant les horreurs de la dictature militaire (1964-1985), l’exigence de Jair Bolsonaro de «commémorer» le 55ème anniversaire du coup d’État de 1964, reste un choc.
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« PAI! AFASTA DE MIM ESSE CALE-SE ». 
(PÈRE, ÉLOIGNE DE MOI CE CALICE !).
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AU CHILI, APPEL À MANIFESTER CONTRE LE SYSTÈME DE RETRAITES PRIVÉES LE 31M

« NO+AFP », « NO MÁS AFP ».  ASSEZ D'AFP, 
« NOUS NE VOULONS PLUS D’AFP ».
« FLASHMOB No Más AFP - Ñ -» 
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     « NO+AFP », « No más AFP ».  Assez d'AFP, « nous ne voulons plus d’AFP ».


    Au Chili,  Appel à manifester contre le système de retraites privées le dimanche 31 Mars 2019. 

    Que sont les AFP ? 

    Les AFP, Administradora de Fondos de Pensiones, sont les agences privées chargées de la gestion du système de retraite chilien. Elles sont crées sous la dictature militaire d’Augusto Pinochet, en novembre 1980, par le décret-loi n°3.500. Cette mesure réforme l’ancien système de retraite par répartition en faveur d’un système de capitalisation individuelle. Tous les travailleurs chiliens sont obligatoirement affiliés à une AFP à laquelle ils doivent verser 10% de leur salaire.

    Sous le slogan «No más AFP», des manifestations éclatent à travers tout le pays. Les Chiliens rejettent leur système de retraite privé hérité de la dictature.

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    CHILI : LA « JOURNÉE DU JEUNE COMBATTANT »

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    L'AFFICHE FUT PUBLIÉE PAR LA 
    COMMISSION DE LA JEUNESSE 
    DU CODEPU EN 1988
    À Santiago, chaque année, des manifestations sont organisées en mémoire de Rafael et Eduardo Vergara Toledo, deux frères assassinés en 1985 par la police de Pinochet.  
    « HEURTS ET ARRESTATIONS LORS DE LA 
    JOURNÉE DU JEUNE COMBATTANT AU CHILI» 
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    28 mars, 2019

    DEUX JUGES À L’ASSAUT DE LA DICTATURE


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    DEUX JUGES À L’ASSAUT DE LA DICTATURE
    À l’aube d’un samedi banal, non loin de l’aéroport international de Santiago-du-Chili, où les touristes lisent à leur descente d’avion que « le Chili progresse dans l’ordre et dans la paix », trois militants communistes (Manuel Guerrero, José-Manuel Parada et Santiago Nattino) étaient retrouvés égorgés (1).
    par Brigitte Calame et Montserrat Sans 
    Le Monde diplomatique, Août 1986, pages 5 et 6 
    6Lecture 7 min.
    LES JUGES JOSÉ CANOVAS ET CARLOS CERDA
    Cinq mois plus tard, en août 1985, sur les marches du palais de justice de la capitale, M. José Canovas, un juge intègre, tel ce héros d’un roman de Leonardo Sciascia, faisait trembler la dictature du général Pinochet en inculpant quatorze membres de la gendarmerie chilienne, les carabineros, de complicité dans le triple assassinat.
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    COMMÉMORATION DES MORTS TRAGIQUES
    DES 3 MILITANTS ÉGORGÉS EN MARS 1985
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        VÉNÉZUÉLA: JUAN GUAIDO RÉVOQUÉ DE SON POSTE DE PRÉSIDENT DU PARLEMENT


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        JIUAN GUAIDO LORS D'UNE SESSION DU PARLEMENT
        VÉNÉZUÉLIEN LE 6 MARS 2019 À CARACAS.
        PHOTO IVAN ALVARADO
        Le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido, également chef de file de l'opposition, a été révoqué jeudi de son poste et ne pourra pas exercer de fonction élective durant 15 ans pour corruption présumée, ont annoncé les autorités vénézuéliennes.
         LE CONTRÔLEUR GÉNÉRAL DE LA RÉPUBLIQUE
        ELVIS AMOROSO, LORS D'UNE
        CONFÉRENCE DE PRESSE
        PHOTO NOTICIA AL DÍA 
        Le Contrôleur général de la République Elvis Amoroso, chargé de veiller à la transparence de l'administration au Vénézuéla, a décidé « d'interdire l'exercice de toute fonction élective au citoyen (Juan Guaido) pour la durée maximum prévue par la loi », a-t-il déclaré à la télévision d'État lors d'une conférence de presse tenue jeudi à Caracas.

        Le contrôleur général Elvis Amoroso a ajouté que la décision « n'a absolument rien à voir avec la situation politique, mais avec la violation du règlement intérieur de l'Assemblée » concernant l'origine de ses fonds personnels.

        Selon Amoroso, Guaido ne peut justifier avec son salaire les frais des voyages qu’il a effectués. Le contrôleur général vénézuélien a expliqué que les hôtels vénézuéliens dans lesquels Guaido a séjourné seront inspectés pour déterminer qui a payé «l'hébergement de luxe ».

        Le 11 février 2019, le contrôleur a ordonné le début de l'audit patrimonial du président de l'Assemblée nationale, Juan Guaido, soupçonné de dissimulé des informations dans sa déclaration fiscale.

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        LA DICOMCAR : LE CAS DES TROIS ÉGORGÉS

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         LA DICOMCAR : LE CAS DES TROIS ÉGORGÉS
        La DICOMCAR : Direction des services de renseignement des Carabiniers, appareil répressif qui a servi d’organe de persécution, d’enlèvement, d’assassinat et de disparition d’opposants politiques. La DICOMCAR fut dissoute après l'«AFFAIRE DES ÉGORGÉS ».
        Les enlèvements Jeudi 28 mars 1985, 13h30. Le dessinateur industriel Santiago Nattino, 63 ans, marche tranquillement dans la rue Badajoz. Soudain un homme surgit d’une encoignure de porte et le met en joue avec un revolver : « Police ! » Surpris, Nattino se retourne mais l’homme le pousse sans ménagement dans une voiture. Le véhicule disparaît à toute vitesse devant plusieurs témoins médusés.
         LE CAS DES TROIS ÉGORGÉS
        Même jour, 18h. Le siège de l’AGECH (Association des enseignants chiliens) du 75 rue de Londres, en plein Santiago, est presque désert. Trois professeurs et la secrétaire s’apprêtent à quitter les lieux lorsque deux véhicules s’arrêtent brusquement devant la porte.  Trois hommes armés font irruption dans la pièce, saccagent tout puis entassent les enseignants et la secrétaire dans les voitures qui disparaissent sous le regard atterré de plusieurs passants.

        Vendredi 29 mars. Dans la rue Los Leones de la commune de Providencia à Santiago, comme tous les matins, les parents conduisent leurs enfants au Collège latino-américain. Le professeur José Manuel Parada, 35 ans, qui accompagne sa fille Javiera, s’étonne vaguement de l’absence du policier qui règle habituellement la circulation. Mais ce matin justement, il y a peu de voitures. Peut-être des travaux en cours quelque part...
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        LE CHILI S'INTÉRESSE À L'ICR PROPOSÉE PAR LA CHINE


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        DESSIN PETER SCHRANK

        Le Chili est "très intéressé" par l'Initiative la Ceinture et la Route (ICR) proposée par la Chine, a déclaré mardi le président chilien Sebastian Piñera.
         ILLUSTRATION FABIÁN RIVAS  
        Au cours d'une réunion avec les correspondants étrangers à Santiago, M. Piñera a confirmé qu'il participerait au deuxième forum de "la Ceinture et la Route" pour la coopération internationale prévu en avril à Beijing, indiquant : "Je participerai à tout ce qui est bénéfique pour le Chili."
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        DESSIN LO COLE
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        L’AMBASSADEUR DU CHILI EN HAÏTI CIBLE D’UNE ATTAQUE, UNE PERSONNE BLESSÉE

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        PATRICIO UTRERAS (À GAUCHE), AMBASSADEUR DU CHILI EN HAÏTI,
        ET JOVENEL MOÏSE, PRÉSIDENT DU PAYS CARIBÉEN.
        PHOTO AFP 
        Une attaque à main armée a visé Patricio Utreras, ambassadeur du Chili en Haïti, à proximité de Port-au-Prince, mercredi. Le chauffeur du diplomate a été blessé.
         Ouest-France avec l'AFP 
        L’ambassadeur du Chili en Haïti a été visé, mercredi, par une attaque à main armée au cours de laquelle une personne a été blessée, selon le ministère chilien des Affaires étrangères.
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        26 mars, 2019

        L’HEURE DU BILAN POUR CESARE BATTISTI


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        CESARE BATTISTI, ICI À SÃO PAULO, LE 13 MARS 2015.
        PHOTO NACHO DOCE
        Italie. L’écrivain a reconnu sa responsabilité dans quatre homicides. Il a déclaré aux juges que la lutte armée avait stoppé l’élan de progrès de 1968.
        DÉGUISEMENTS POSSIBLES POUVANT 
        ÊTRE UTILISÉS PAR CESARE BATTISTI

        PHOTO POLICE FÉDÉRALE BRÉSILIENNE 
        « Je parle de mes responsabilités, mais je ne donnerai le nom de personne. » Samedi, face aux juges italiens, Cesare Battisti, ex-militant des Prolétaires armés pour le communisme (PAC), un temps en cavale au Mexique, en France, puis au Brésil et en Bolivie d’où il a été expulsé en janvier, a reconnu sa culpabilité pour les quatre homicides commis dans les années 1970 et pour lesquels il a été condamné par contumace. Alberto Nobili, responsable du pool antiterroriste de Milan, a rendu publique cette information hier. Pour le magistrat, dans ce qu’a déclaré l’ancien fugitif, « tout correspond » aux sentences définitives émises par la justice italienne contre les PAC. Pas question, donc, d’autoriser – c’est une particularité du droit italien – un nouveau procès pour Cesare Battisti.
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        PHOTO SILVIA IZEQUIERDO 
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        BRÉSIL: BOLSONARO VEUT COMMÉMORER LE COUP D'ÉTAT MILITAIRE DE 1964


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        LE PRÉSIDENT BRÉSILIEN, JAIR BOLSONARO,
        ÉCOUTE LE GÉNÉRAL LUIZ EDUARDO RAMOS BAPTISTA PEREIRA,
        LE 24 NOVEMBRE 2018 À RIO DE JANEIRO (BRÉSIL).
        PHOTO FERNANDO SOUZA
        Ce lundi 25 mars 2019, le président brésilien, Jair Bolsonaro, a ordonné que soient organisées « les commémorations qui se doivent » pour le 55ème anniversaire du coup d'État du 31 mars 1964 qui avait installé une dictature militaire de 21 ans.
        « CÁLICE - CHICO BUARQUE Y MILTON NASCIMENTO» 
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        YOUTUBE 
        « PAI, AFASTA DE MIM ESSE CÁLICE (CALE-SE) ». ( PÈRE, ÉLOIGNE DE MOI CE CALICE! ). PAROLES D'UNE CHANSON TRÈS CONNUE DE CHICO BUARQUE DE HOLLANDA, OÙ IL FAIT RÉFÉRENCE À L’ÉPISODE BIBLIQUE DE JÉSUS AU JARDIN DES OLIVIERS (SAINT LUC, 22:39-46). C’EST AUSSI UN JEU DE MOTS INTRADUISIBLE ENTRE LES MOTS CALICE ET CALE-SE, TAISEZ-VOUS, EN PORTUGAIS ; UNE CRITIQUE AU RÔLE NEFASTE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE, QUI FUT COMPLICE DE LA DICTATURE MILITAIRE, ET À LA CENSURE QUE BUARQUE ET AUTRES CRÉATEURS ONT CONNU. UN DES HYMNES DE RÉSISTANCE LES PLUS CÉLÈBRES AU RÉGIME MILITAIRE
        RFI avec l'AFP
        PHOTO FERNANDO SOUZA
        Le président Jair Bolsonaro, qui est un admirateur déclaré de la période de la dictature au Brésil, « a ordonné au ministère de la Défense d'organiser les commémorations qui se doivent liées au 31 mars 1964 », a déclaré à la presse, Otávio Régo Barros, au palais présidentiel de Planalto. Interrogé sur ce que recouvraient ces célébrations, il a répondu : « ce que les commandants choisiront dans leurs garnisons, et dans le contexte dans lequel elles doivent être réalisées ». M. Bolsonaro, ancien capitaine chez les parachutistes et dont le gouvernement comprend huit militaires parmi les 22 ministres, « ne considère pas le 31 mars 1964 comme un coup d'État militaire », a précisé le porte-parole.

        « Civils et militaires »

        « Il considère que la société rassemblée, sentant le danger que le pays était en train de vivre », a réussi ce jour-là en unissant « des civils et des militaires, à récupérer le pays et le remettre en marche ». Sans cela, « aujourd'hui nous aurions ici un type de gouvernement qui ne serait bon pour personne », a encore ajouté Otávio Régo Barros. Thuriféraire du régime militaire au Brésil, Jair Bolsonaro a également, depuis sa prise de fonctions le 1er janvier, cautionné les autres dictatures latino-américaines, comme celles du Paraguayen Alfredo Stroessner (1954-1989) et du Chilien Augusto Pinochet (1973-1990). Ces régimes participaient au Plan Condor, une coordination répressive en Amérique du sud, aux côtés de ceux d'Argentine, Bolivie, Uruguay et Brésil.

        Le nouveau président brésilien ne s'est jamais caché de ses sympathies pour les militaires et a bâti une partie de sa popularité sur ce goût de l'autorité, multipliant les déclarations polémiques. En juin 2016, il avait ainsi affirmé à la radio Jovem Pan: « l'erreur de la dictature a été de torturer sans tuer ».

        Cinq généraux

        LE PRÉSIDENT JOAO GOULAR
        PHOTO VEJA
        D'après la Commission nationale de la vérité, il y eut durant la dictature brésilienne 434 assassinats et des centaines de détentions arbitraires et de tortures d'opposants. Des documents déclassifiés aux États-Unis en 2018 ont montré que l'élimination de dissidents se décidait au palais présidentiel. À la suite de l'éviction du président Joao Goulart en 1964, cinq généraux se sont succédé jusqu'en 1985 à la tête de la junte, qui a maté le congrès et l'a réorganisé autour d'un parti officiel (Arena) et d'une opposition contrôlée (MDB). Le régime s'est durci en 1968 avec l'interdiction des manifestations, la censure et le jugement des prisonniers politiques par des tribunaux militaires. Des opposants et des artistes ont été arrêtés et beaucoup se sont exilés, comme les musiciens Gilberto Gil et Caetano Veloso.

        DISPARITION DE NARUMI À BESANÇON : LE CHILI VA ENFIN INTERROGER LE SUSPECT

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        EN FÉVRIER 2017, NICOLAS ZEPEDA-CONTRERAS AVAIT DÉJÀ
        LIVRÉ UNE BRÈVE VERSION À LA JUSTICE CHILIENNE. SUITE
          À LA DEMANDE D’ENTRAIDE INTERNATIONALE FORMALISÉE
        PAR LA FRANCE, À LAQUELLE LE CHILI VIENT D’ACCÉDER, C’EST
        UN INTERROGATOIRE AUTREMENT PLUS CORSÉ QUI ATTEND
        DÉSORMAIS LE JEUNE HOMME, SUSPECTÉ D’AVOIR
        ASSASSINÉ NARUMI KUROSAKI.
        PHOTO PABLO VERA
        Un interrogatoire poussé de Nicolas Zepeda-Contreras, suspecté d’avoir assassiné Narumi Kurosaki en 2016 à Besançon, va être mené au Chili, courant avril. Le juge d’instruction, le procureur et des policiers bisontins vont traverser l’océan pour assister à cette audition. Un tournant dans ce dossier sensible, devenu aussi politique que judiciaire. Objectif de la France : obtenir l'extradition du mis en cause.
        LE SOIR DE SA DISPARITION, NARUMI KUROSAKI A DÎNÉ
        AVEC SON EX-PETIT-AMI NICOLAS ZEPEDA CONTRERAS,
        VENU SPÉCIALEMENT EN FRANCE POUR LA VOIR.
        PHOTO JEAN PIERRE AMET
        C’était presque inespéré. Selon nos informations, la justice chilienne a répondu favorablement à la demande d'entraide internationale émise par la France et se dit prête à coopérer sur le dossier, complexe, de la disparition de Narumi Kurosaki.
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        23 mars, 2019

        CHILI: LES OPPOSANTS AU PROSUR ET À JAIR BOLSONARO DONNENT DE LA VOIX


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        « PLUS D'AMOUR MOINS DE BOLSONARO »
        PHOTO AGENCIA UNO 
        Les dirigeants de sept pays d'Amérique du Sud, presque tous classés à droite, ont signé ce vendredi la déclaration finale du sommet Prosur à Santiago. Sous le regard excédé de plusieurs partis politiques et organisations de la société civile, qui ont manifesté pour protester notamment contre la présence du président d’extrême-droite brésilien.

        DES MANIFESTANTS PARTICIPENT À UN RASSEMBLEMENT 
        CONTRE LE PROSUR À SANTIAGO, AU CHILI, LE 22 MARS 2019
        PHOTO PABLO SANHUEZA
        « Dehors ! » crient les manifestants à quelques dizaines de mètres du palais de la Moneda, où se tenait le sommet Prosur quelques heures plus tôt, en cette soirée du vendredi 22 mars. Dans le rassemblement, environ deux cents personnes, dont beaucoup de femmes, comme Daniela Riveros, une militante féministe. Pour elle, ce sommet est « une attaque, pas seulement une réunion de présidents, soi-disant pour défendre la démocratie. C'est une démonstration de force de la droite, qui est contre les mouvements sociaux ».

        Jair Bolsonaro rassemble contre lui

        SOMMET DES LAQUAIS DES ÉTATS-UNIS PROSUR À SANTIAGO, 
        JAIR BOLSONARO (BRÉSIL), LENÍN MORENO (ÉQUATEUR),  
        SEBASTIAN PIÑERA (CHILI), MARTIN VIZCARRA (PÉROU) 
        ET IVAN DUQUE (COLOMBIE) 

        C'est la visite du président brésilien Jair Bolsonaro qui suscite le plus d'opposition : des portraits de lui sont recouverts de faux sang, ou barrés de ses déclarations contraires au respect des droits humains.

        Leila Pacheco, militante d'extrême gauche s’émeut : « Nous avons vécu la répression sous la dictature, par exemple moi j'ai été prisonnière politique, et lui, il a fait des déclarations en faveur de la dictature de Pinochet » ! Impossible donc pour elle d’accepter «que quelqu'un comme lui vienne ici ».

        Pour tous les manifestants ici, Jair Bolsonaro n'aurait pas dû être invité au Chili. « Il n'y a pas de place ici pour un personnage aussi néfaste que Bolsonaro », résume Alvaro Larraín, qui préside une fondation de défense des droits des migrants.

        Au coucher du soleil, quelques personnes improvisent une barricade au milieu de la rue. La police disperse les participants à coups de jets d'eau et de gaz lacrymogène.

        La visite au Chili de Jair Bolsonaro se poursuit ce samedi et un nouveau rassemblement est prévu à Santiago contre le président brésilien à la mi-journée.
        PHOTOMONTAGE 


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