20 mars, 2026

PROCÈS LYON : LE CHILIEN NICOLAS ZEPEDA, MAINTIENT QU’IL N’A PAS TUÉ SON EX-PETITE AMIE JAPONAISE

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Le Figaro
Procès Lyon : le Chilien Nicolas Zepeda, maintient qu’il n’a pas tué son ex-petite amie japonaise / «Je suis innocent, je n’ai pas tué Narumi Kurosaki», l’accusé continue de nier le meurtre, malgré des preuves de préméditation. La famille de la victime, sans espoir de retrouver le corps, réclame justice.

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Le troisième procès de Nicolas Zepeda, accusé d’avoir tué et fait disparaître
le corps de son ancienne petite amie Narumi Kurosaki, s’est ouvert ce mardi à Lyon.

Par Le Figaro avec l'AFP

NICOLAS ZEPEDA, À BESANÇON,
LE 29 MARS 2022.
PHOTO PATRICK HERTZOG / AFP

le Chilien Nicolas Zepeda a maintenu mardi, à l’ouverture de son troisième procès, ne pas avoir tué son ex-petite amie japonaise en 2016 à Besançon, campant sur une ligne de défense offensive en dépit d’indices confondants. «Je suis innocent, je n’ai pas tué Narumi» Kurosaki, «et je suis ici pour me battre», a déclaré l’accusé, 35 ans, à l’ouverture des débats devant la cour d’assises du Rhône.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Malgré l’absence de cadavre, de preuve et d’aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. Blouson sombre et coupe de cheveux impeccable, Nicolas Zepeda, en détention provisoire depuis son extradition du Chili en 2020, a décliné à l’audience son identité dans un français parfait, teinté d’un léger accent espagnol. Cinq interprètes, en japonais et en espagnol, doivent traduire les débats en direct durant les deux semaines de procès.

Il a toujours nié farouchement, malgré les ingrédients «évidents» d’un «féminicide» prémédité suivi de la dissimulation du corps de l’étudiante de 21 ans, selon un scénario reconstitué par l’accusation. «Il ne semble pas que ce troisième procès ouvre la voie à des révélations quelconques ou à des aveux», a regretté l’avocate de la famille de la victime, Sylvie Galley, devant la presse. Au premier procès, sa mère et ses deux sœurs «étaient venues avec cet espoir démesuré», qui n’a pas été comblé, «cela a été un moment de décompensation psychologique épouvantable», a-t-elle poursuivi. Malgré tout, «leur but est d’aller au bout du processus judiciaire, quitte à y laisser leur santé et une partie d’elles-mêmes...»

«Terrifiants»

Nicolas et Narumi avaient noué une relation en 2014 au Japon. À la rentrée 2016, la jeune Japonaise arrive à Besançon pour des études de français et quitte un mois plus tard son copain rentré au Chili qu'elle trouve trop possessif et inquisiteur. Après des messages tantôt énamourés tantôt menaçants, Nicolas vient fin novembre en France. Pour ses études, dira-t-il d'abord aux enquêteurs. Mais les bornages du téléphone de son ex, et de sa voiture de location, ainsi que des témoignages d'étudiants qui l'ont vu se cacher dans la résidence, démontrent que le Chilien a épié Narumi et son nouveau petit ami étudiant français.

La jeune femme est vue vivante pour la dernière fois le 4 décembre, regagnant sa résidence universitaire. La nuit, des voisins entendent des hurlements terrifiants, «comme dans un film d'horreur». Lui assure aux enquêteurs qu'après une rencontre «fortuite», puis un dîner au restaurant, ils ont des relations sexuelles dans la chambre de l'étudiante ce qui, selon lui, explique les bruits émis par la jeune femme.

«Incohérents»

L'enquête a mis au jour nombre d'indices «concordants» démontrant qu'un Zepeda éconduit et enfermé dans son orgueil de «mâle blessé» avait prémédité et commis un crime de «possession», avait asséné l'avocat général aux premiers procès. Selon le magistrat, il a enterré ou immergé le corps dans un sous-bois bordé d'une rivière. Où son GPS et son téléphone ont prouvé qu'il avait passé du temps cinq jours plus tôt, puis à nouveau après avoir quitté la chambre de la Japonaise. Les enquêteurs ont exclu la fugue: le portefeuille de Narumi, 565 euros, ses deux cartes bancaires, son manteau d'hiver, ses chaussures, son portable et sa carte SNCF étaient dans sa chambre, qui portait les traces d'un nettoyage récent au détergent.

Quatre jours plus tôt, Zepeda avait acheté un bidon de cinq litres d'un produit combustible, des allumettes, un pulvérisateur de détergent à l'eau de javel. Autres indices: les jours suivants, des courriels et messages incohérents, prétendument écrits par Narumi pour rassurer son entourage, disant qu'elle est à Lyon pour renouveler son visa d'étudiant, formalité qui relève du consulat japonais de Strasbourg.

Et l'achat sur internet le 6 décembre, depuis un centre commercial où Zepeda se trouvait, d'un billet de TGV Besançon-Lyon au nom de Narumi. TGV qu'elle n'a jamais pris. Enfin, à Barcelone avant d'embarquer pour le Chili, Zepeda interrogeait son cousin sur «la mort par asphyxie» et comment savoir si une personne est «vivante ou morte» après une pendaison.


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      MARCO RUBIO DÉMENT QUE L’ADMINISTRATION TRUMP POUSSE CUBA À DESTITUER SON PRÉSIDENT, MIGUEL DIAZ-CANEL

       
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      LE SECRÉTAIRE D’ETAT AMÉRICAIN, MARCO RUBIO,
       À WASHINGTON, LUNDI 9 MARS 2026
      PHOTO KEVIN WOLF

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      Le Monde

      INTERNATIONAL / CUBA / Marco Rubio dément que l’administration Trump pousse Cuba à destituer son président, Miguel Diaz-Canel / Le « New York Times » a rapporté lundi que des responsables américains avaient demandé au régime de La Havane d’évincer le chef de l’Etat, sans pousser toutefois à un renversement complet du gouvernement communiste.

      Le Monde avec l'AFP Publié hier à 10h19, modifié hier à 10h29 Temps de Lecture 1 min.

      DONALD TRUMP. 
      PHOTO GETTY IMAGES

      le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a démenti, mardi 17 mars, un article du New York Times selon lequel des responsables américains ont exhorté Cuba à destituer son président, Miguel Diaz-Canel. Dans un message publié sur X dans la nuit de mardi à mercredi, M. Rubio a jugé l’article « faux », comme « beaucoup [d’autres] dans les médias » qui s’appuient, selon lui, sur « des menteurs se prétendant bien informés ».

      LE PRÉSIDENT CUBAIN MIGUEL DÍAZ-CANEL LORS
      D'UNE VISITE AU VENEZUELA L'ANNÉE DERNIÈRE.
      PHOTO JUAN BARRETO

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      Le quotidien a rapporté lundi que des responsables de l’administration Trump avaient demandé à Cuba d’évincer le chef de l’État, sans pousser toutefois à un renversement complet du gouvernement communiste. M. Rubio n’a pas précisé s’il contestait l’article dans son intégralité ou seulement certaines parties.

      EMBARGO CONTRE CUBA
      DESSIN EMANUELE DEL ROSSO
      ► À lire aussi :        CHANGER LE RÉGIME OU LE VASSALISER

      Selon le New York Times, des responsables américains considèrent M. Diaz-Canel comme un dirigeant intransigeant, réfractaire au changement, mais les États-Unis ne sont pas allés jusqu’à émettre un ultimatum pour exiger son départ.

      CAPTURE D'ÉCRAN X 
      « #Les États-Unis menacent publiquement #Cuba, presque quotidiennement, de renverser par la force l'ordre constitutionnel. Et ils invoquent un prétexte scandaleux : les dures contraintes d'une économie affaiblie qu'ils ont attaquée et cherché à isoler depuis plus de six décennies. / Ils envisagent et annoncent des plans visant à s'emparer du pays, de ses ressources, de ses biens et même de l'économie qu'ils cherchent à étouffer pour nous faire capituler. /C'est la seule explication à cette guerre économique féroce menée comme une punition collective contre l'ensemble du peuple. / Face au pire des scénarios, #Cuba est animée d'une certitude : tout agresseur extérieur se heurtera à une résistance inébranlable.»

      « Opérer un changement radical »

      Le chef de la diplomatie américaine a estimé mardi que les mesures annoncées la veille par le gouvernement permettant à la diaspora cubaine d’investir sur l’île et d’y détenir des entreprises privées étaient loin d’être « suffisantes ».

      « Cuba a une économie qui ne fonctionne pas et le système politique et gouvernemental est incapable d’y remédier. Il leur faut donc opérer un changement radical », a déclaré à la Maison Blanche M. Rubio, d’origine cubaine et fervent opposant au pouvoir communiste à La Havane, instauré par Fidel Castro à la suite de la révolution conclue en 1959.

      «Cuba n'est pas seule! »
      DESSIN 
      GERVASIO UMPIÉRREZ

      « Ils parlent avec Marco [Rubio], et nous allons très bientôt faire quelque chose concernant Cuba », a affirmé pour sa part Donald Trump. Lundi, il avait dit « croire » qu’il « aura[it] l’honneur de prendre Cuba », sans préciser exactement ce qu’il entendait par là. Le républicain avait déclaré dimanche que Cuba souhaitait conclure un accord avec les États-Unis.

      Depuis la mi-janvier, le président américain assure que des pourparlers sont en cours avec La Havane, ce que le gouvernement cubain a fini par reconnaître vendredi après avoir nié pendant des semaines entretenir de tels contacts.

      Cuba, qui vit sa pire crise économique depuis plus de trente ans, a vu sa situation s’aggraver depuis la capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, en janvier par les forces américaines et la fin des livraisons de pétrole que Caracas envoyait à son allié. Donald Trump menace également de représailles tout pays qui enverrait du pétrole à l’île des Caraïbes.

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      BLACKOUT À CUBA

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      BLACKOUT À CUBA

      Logo 
      RT France
      Cuba : la diplomatie russe condamne «les tentatives flagrantes d’ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain» / Alors que Donald Trump, empêtré dans son offensive menée avec Israël contre l’Iran, accentue la pression sur Cuba, la diplomatie russe a réaffirmé sa «solidarité indéfectible» envers La Havane et l'«héroïque» peuple cubain.
      RT en français 17 mars 2026, 19:48
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      « Dans le contexte d’une confrontation artificiellement attisée, la Russie réaffirme sa solidarité indéfectible envers le gouvernement et le peuple frère de Cuba » : dans un communiqué publié sur sa chaîne Telegram, le ministère russe des Affaires étrangères a une nouvelle fois apporté son soutien à Cuba confronté à « des défis sans précédent ».

      UN QUARTIER DE LA HAVANE DURANT LA COUPURE
      GÉNÉRALISÉE DE COURANT À CUBA.
      [PHOTO D'ILLUSTRATION] RT

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      « Nous sommes convaincus que l’héroïque peuple cubain, qui a maintes fois démontré son attachement aux idéaux de liberté, d’indépendance et de justice sociale, faisant également preuve d’une résilience et d’un courage exemplaires face aux menaces extérieures, saura défendre son droit inaliénable à choisir souverainement sa voie de développement », peut-on encore lire dans ce communiqué de la diplomatie russe.

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      Cette dernière a « fermement » condamné « les tentatives flagrantes d’ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain, d’intimidation et de recours à des mesures restrictives unilatérales et illégales ».

      Cuba est sous embargo des États-Unis depuis 1962, à la suite de nationalisations qui ont exproprié des entreprises américaines. La situation s’est toutefois drastiquement dégradée depuis l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces états-uniennes, en début d’année. Non seulement Caracas était un fournisseur de pétrole à La Havane, mais l’administration Trump a clairement laissé transparaître son intention de poursuivre sur sa lancée de remodeler le continent américain en provoquant un changement de gouvernement sur l’île.

      « Je crois que j’aurais l’honneur de prendre » Cuba « d’une manière ou d’une autre », a déclaré le 16 mars, devant des journalistes dans le Bureau ovale, Donald Trump. « Je veux dire que je le libère, que je le prenne, je pense que je peux faire ce que je veux avec », s'est vanté le président des États-Unis.


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      TENSIONS AU DÉTROIT D’ORMUZ : WASHINGTON PRESSE SES ALLIÉS DE DÉPLOYER DES NAVIRES DE GUERRE

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      DÉPLOIEMENT DE LA MARINE AMÉRICAINE.
      [IMAGE D'ILLUSTRATION]

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      RT France
      Tensions au détroit d’Ormuz : Washington presse ses alliés de déployer des navires de guerre  / International Tensions au détroit d’Ormuz : Washington presse ses alliés de déployer des navires de guerre 16 mars 2026, 13:50 © Getty Images Déploiement de la marine américaine. [Image d'illustration] Suivez RT en français sur Telegram Washington appelle ses alliés — et invite également la Chine — à patrouiller dans le détroit d’Ormuz. Plusieurs pays, dont le Japon et l’Australie, refusent toutefois d’envoyer des navires militaires. Les frappes se poursuivent dans la région, accentuant l’incertitude sur les marchés énergétiques. 

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      RT en français 16  mars 2026, 11:19

      Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ?   

      DONALD TRUMP. 
      PHOTO GETTY IMAGES
      Au 17ème jour de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, la question de la sécurité énergétique mondiale s’impose au centre des préoccupations diplomatiques. Le président américain Donald Trump exerce une pression croissante sur ses alliés, ainsi que sur la Chine, afin qu’ils participent à la patrouille dans le détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique par lequel transite environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. 

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      Washington envisage de déployer des navires de guerre pour escorter les pétroliers dans le détroit et appelle d’autres puissances à contribuer à cet effort. 

      FOTO GETTY IMAGES

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      Des discussions entre Iraniens et Américains ? 

      Mais la réaction de plusieurs partenaires reste prudente. Le Japon, fortement dépendant du pétrole du Moyen-Orient, a indiqué ne pas envisager un tel déploiement, invoquant les contraintes de sa constitution pacifiste. L’Australie a également rejeté l’idée d’envoyer des bâtiments militaires dans la zone. De son côté, Téhéran a averti les pays susceptibles de répondre à l’appel américain que toute intervention risquerait d’aggraver l’escalade régionale. 

      Face aux tensions sur les marchés énergétiques, les États membres de l'Agence internationale de l'énergie ont décidé de libérer collectivement 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques, une mesure exceptionnelle destinée à stabiliser l’offre mondiale. Le Japon est devenu la première grande économie à puiser concrètement dans ses stocks, débloquant l’équivalent de quinze jours de consommation nationale afin d’anticiper un éventuel choc pétrolier. 

      Parallèlement, les opérations militaires se poursuivent dans la région. L’armée israélienne a annoncé de nouvelles frappes à grande échelle contre des infrastructures à Tehran, tout en menant des bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Les autorités iraniennes ont dénoncé un « écocide » après des attaques visant des dépôts de carburant dans la capitale, évoquant des risques de contamination durable des sols et des nappes phréatiques. 

      Malgré l’intensité des affrontements, Donald Trump affirme maintenir des discussions indirectes avec Téhéran, tout en estimant qu’un accord pour mettre fin au conflit n’est pas encore envisageable. Pendant ce temps, l’Iran poursuit ses frappes contre des bases et intérêts américains dans le Golfe, en réponse à l’utilisation de ces installations pour mener des attaques contre son territoire.

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      DESSIN SERGIO LANGER


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      15 mars, 2026

      ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE JOSÉ TOHÁ


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      JOSÉ TOHÁ GONZALEZ UN DES PRINCIPAUX 
      COLLABORATEURS DU PRÉSIDENT ALLENDE 
      52ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE
      JOSÉ TOHÁ GONZALEZ
      1974 -15 DE MARS- 2026
      JOSÉ TOHÁ ET SALVADOR ALLENDE LORS D'UNE
      CÉRÉMONIE OFFICIELLE À SANTIAGO DU CHILI 

      JOSÉ TOHA GONZALEZ, (NÉ À CHILLÁN, LE 6 FÉVRIER 1927, MORT À SANTIAGO DU CHILI, LE 15 MARS 1974) JOURNALISTE, AVOCAT ET HOMME POLITIQUE CHILIEN, MINISTRE DE L’INTÉRIEUR PUIS DE LA DÉFENSE ET VICE-PRÉSIDENT DU CHILI SOUS SALVADOR ALLENDE. IL ÉTAIT LE PÈRE DE CAROLINA TOHA MORALES, LA PREMIÈRE FEMME MAIRE DE SANTIAGO DU CHILI.  
      SALVADOR ALLENDE À SON BUREAU 
      DE LA PRÉSIDENCE AVEC JOSÉ TOHÁ
      ET UN DE SES COLLABORATEURS 
      MILITAIRE, 1971
      PHOTO LIFE 


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      13 mars, 2026

      CHILI / LE NOUVEAU PRÉSIDENT D’EXTRÊME DROITE VA GRACIER DES POLICIERS CONDAMNÉS POUR LA RÉPRESSION DE 2019

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      DESSIN DE KICHKA PARU DANS I24NEWS, TEL-AVIV

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      Ouest France

      Chili : le nouveau président d’extrême droite va gracier des policiers condamnés pour la répression de 2019 / À peine investi, le nouveau président du Chili, José Antonio Kast, a déclaré jeudi qu’il graciera des policiers et des militaires condamnés pour la répression de manifestations au Chili en 2019, qui a fait 30 morts.

      Raphaël Laurent Modifié le 13/03/2026 à 14h36

      DESSIN ALEX FALCÓ CHANG

      Automne 2019. Dans un Chili encore traumatisé par la dictature militaire du général Pinochet (1973-1990), la moindre étincelle sociale peut se transformer en mouvement d’ampleur. Le pays connaît depuis les années 1990 une croissance économique soutenue mais au prix de très fortes inégalités sociales. L’annonce début octobre 2019 de la hausse (relativement faible) du ticket de métro et de bus dans la capitale chilienne, Santiago, provoque des manifestations, organisées principalement par des étudiants. Très vite, les revendications évoluent : réduction des inégalités, lutte contre la corruption, plus de moyens pour l’éducation et pour la santé… Des manifestations gigantesques se déroulent dans les grandes villes du pays.

      DESSIN LAUZAN

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      Le 19 octobre, le gouvernement de Sebastián Piñera, premier président de droite depuis le retour de la démocratie en 1990, déclare l’État d’urgence, déploie l’armée dans les rues et instaure un couvre-feu dans 10 villes du pays, dont la capitale. Mais les manifestations ne faiblissent pas. Le 25 octobre, près de 3 millions de Chiliens descendent dans la rue. Un record.

      L’AMNISTIE DES MANIFESTANTS DE LA RÉVOLTE SOCIALE EMBARRASSE LE GOUVERNEMENT CHILIEN

      Au moins 30 morts et 2 500 blessés

      Si le mouvement a conduit à l’organisation d’un référendum sur un changement de constitution ainsi que sur la convocation d’une assemblée constituante chargée de sa rédaction, la répression policière a été brutale. Au moins 30 morts, 2 500 blessés (dont 1 400 par arme à feu) et 5 000 arrestations. L’Institut national des droits de l’homme (INDH), un organisme public indépendant, fait état de plus de 145 plaintes devant les tribunaux pour tortures et traitements inhumains et dégradants de la part des forces de l’ordre. Selon un rapport du parquet, entre le 18 octobre 2019 et le 31 mars 2020, plus de 35 000 délits ont été enregistrés dont plus d’un tiers correspond à des crimes commis par des agents de l’État. Il n’existe pas de chiffre officiel concernant les policiers condamnés pour répression pendant les manifestations de 2019, mais des dizaines de condamnations ont été rapportées dans la presse locale.

      Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2025, le candidat d’extrême droite, José Antonio Kast, avait affirmé qu’il accorderait une grâce « à tous » les policiers emprisonnés pour des délits commis durant cette période, car il les estime « persécutés ». En décembre 2025, l’ultraconservateur remportait largement la présidentielle face à la candidate de gauche. Officiellement investi mercredi, il a annoncé jeudi qu’il gracierait les policiers et les militaires condamnés pour la répression de manifestations au Chili en 2019.

      UNE DU JOUR. JOSÉ ANTONIO KAST PREND LES RÊNES DU CHILI : L’AVÈNEMENT D’UNE “NOUVELLE DROITE”


      [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
      COUVERTURE DE L’ÉDITION DU 12 MARS 2026
      DU QUOTIDIEN CHILIEN DE DROITE “LA TERCERA”.

      Politique Chili / Extrême droite / Une du jour. José Antonio Kast prend les rênes du Chili : l’avènement d’une “nouvelle droite” / Depuis le départ d’Augusto Pinochet, en 1990, jamais le Chili n’avait élu un président aussi à droite. Après sa prise de fonction mercredi 11 mars, le journal de centre droit “La Tercera” met en avant ses premières mesures contre l’immigration.[Comment les médias ont placé l'extrême-droite au pouvoir]

      Courrier international.  Lecture 2 min. Publié le 12 mars 2026 à 15h53

      Le nouveau président du Chili, José Antonio Kast, “commence son mandat sur la promesse de restaurer l’ordre et les institutions”, titre le quotidien conservateur chilien La Tercera, à la une de son édition du 12 mars. Trois mois après les élections de 14 décembre, le dirigeant d’extrême droite a pris officiellement ses fonctions mercredi 11 mars. Ce changement à la tête du pays est historique à bien des égards.

      LE PRÉSIDENT CHILIEN JOSÉ ANTONIO KAST ET SON
      ÉPOUSE  MARIA PIA ADRIASOLA  S'EMBRASENT
      SUR UN BALCON DU PALAIS DE LA MONEDA
      À SANTIAGO, MERCREDI 11 MARS 2026.
      PHOTO RODRIGO ARANGUA

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      “Pour la première fois depuis 1938, la droite contrôle à la fois la Moneda [le palais présidentiel], le Congrès et le Sénat”, souligne le journal en manchette de une. José Antonio Kast est un “président pour l’urgence”, souligne le quotidien de centre droit, en référence à sa promesse de concentrer tous ses efforts sur la sécurité, l’éducation et l’économie durant les premiers mois de son mandat. Et il marque l’arrivée au pouvoir d’une “nouvelle droite”, ajoute La Tercera, qui évite d’utiliser l’expression “extrême droite” pour le qualifier.

      ► À lire aussi :        Au Chili, les gardiens de la mémoire des crimes de la dictature s’inquiètent  

      Ancien membre du parti de la droite traditionnelle Rénovation nationale, cet ultracatholique a fondé son propre parti en 2019, le Parti républicain. Une autonomie qui lui a permis d’exprimer sa nostalgie pour la dictature de Pinochet, de combattre le droit à l’avortement ou de promettre d’expulser plus de 330 000 immigrés en situation irrégulière (et de leur faire payer leur billet d’avion). Il a quitté son parti mercredi, promettant de gouverner pour tous les Chiliens.

      MILEI ET SON PASSAGE ÉCLAIR LORS DE L'INVESTITURE DU CHILIEN
       KAST / LE PRÉSIDENT EST ARRIVÉ DE SON SÉJOUR AUX ÉTATS-UNIS,
       A EMBRASSÉ SON HOMOLOGUE TRANSANDIN
      ET EST REPARTI POUR L'ESPAGNE.
      PHOTO 
      PÁGINA|12
      Accolade avec Javier Milei

      “Ce soir, nous avons l’occasion, si nous agissons correctement et ensemble, d’entamer une nouvelle ère pour le Chili. Une ère d’ordre, de liberté et de justice”, a déclaré le nouveau président lors de son discours d’investiture. Les principaux dirigeants de la droite dure d’Amérique latine, à commencer par l’Argentin Javier Milei, avec lequel il a échangé une chaleureuse “accolade”, étaient présents, souligne le journal de centre droit.

      Auparavant, José Antonio Kast avait signé les premiers décrets de son “gouvernement d’urgence”, en commençant par ceux visant à limiter l’immigration illégale, grand leitmotiv de sa campagne. Il a nommé un militaire en charge de la “macrozone nord”, qui correspond aux 1 300 kilomètres de frontière avec le Pérou et la Bolivie, et autorisé la création de “barrières physiques pour arrêter les migrants” avec une augmentation des “moyens militaires” et de la surveillance par drones. Issu d’une famille allemande et fils d’un ancien soldat de la Wehrmacht, José Antonio Kast a aussi annoncé un audit des dépenses du précédent gouvernement de gauche, qui était dirigé par Gabriel Boric.

      “Ce gouvernement n’est pas venu pour gérer ce qui existe, mais pour corriger ce qui ne va pas, récupérer ce qui a été perdu et construire ce qui n’a jamais été fait”, a ajouté José Antonio Kast, avant de reprocher au gouvernement sortant l’état des finances publiques (avec un déficit fiscal structurel de 3,6 % du PIB, selon le Conseil fiscal autonome) ou l’avancée du crime organisé dans le pays.  

      L'étrange « non-baiser » entre Kast et sa femme (vidéo)

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      C'était vraiment un baiser ce qui s'est passé entre José Antonio Kast et sa femme María Pía Adriasola


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      JOSÉ ANTONIO KAST, INVESTI À LA PRÉSIDENCE DU CHILI , PRÉSENTE SON GOUVERNEMENT MARQUÉ À L’EXTRÊME DROITE

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      LE NOUVEAU PRÉSIDENT DU CHILI, JOSÉ ANTONIO KAST, PORTANT
      L’ÉCHARPE  PRÉSIDENTIELLE, AVEC SON ÉPOUSE MARÍA PÍA ADRIASOLA
      AU CONGRÈS NATIONAL À VALPARAÍSO, AU CHILI, LE 11 MARS 2026.
      © PHOTO LUCAS AGUAYO ARAOS / ANADOLU VIA AFP

      Amériques / 

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      Mediapart
      José Antonio Kast, investi à la présidence du Chili, présente son gouvernement marqué à l’extrême droite / Le vainqueur de l’élection présidentielle de décembre a officiellement succédé à Gabriel Boric mercredi 11 mars. Après une passation de pouvoirs tempétueuse, le gouvernement le plus pinochétiste depuis le retour à la démocratie en 1990 prend ses fonctions pour quatre ans. [ Chili / Un pays servi par ses propriétaires ]

      Marion Esnault 12 mars 2026 à 08h13

      Valparaíso (Chili).– Dans l’imposant salon d’honneur du Congrès national chilien à Valparaíso, le 11 mars, le président progressiste sortant Gabriel Boric remet solennellement les symboles républicains – écharpe présidentielle et pioche du libérateur O’Higgins – à son successeur d’extrême droite, José Antonio Kast. 

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      Désormais ex-président, le plus jeune chef d’État du Chili s’est retiré après avoir offert une poignée de main ferme, esquissant un sourire à l’adresse de son opposant. Il laisse les clés de la République chilienne à un homme qui assume ouvertement l’héritage d’Augusto Pinochet, à la tête de la dictature civilo-militaire ayant sévi de 1973 à 1990.

      Cette passation de pouvoirs s’est déroulée dans une ambiance apaisée, malgré les tensions qui ont marqué les derniers jours de la transition entre les présidents entrant et sortant. Le 3 mars, José Antonio Kast a ainsi mis abruptement fin à une réunion bilatérale avec son prédécesseur. L’objet de la discorde : un câble sous-marin qui connecterait le Chili avec son premier partenaire commercial, la Chine.

      Ce projet de télécommunication a attiré les sanctions de Washington, qui l’a considéré comme « un danger pour la sécurité de la région ». Fin février, trois fonctionnaires de l’administration Boric – dont le ministre des transports – ont vu leurs visas révoqués. Face à cette situation, le nouveau président d’extrême droite, allié de Donald Trump, a reproché à Gabriel Boric de ne l’avoir pas informé des menaces états-uniennes. Puis il a interrompu les réunions dans le cadre de la transition.

      Après cinq jours de suspension, et sur invitation de Gabriel Boric, le président du Parti républicain, élu le 14 décembre, a rétropédalé et promis « une passation de pouvoirs irréprochable ». 

      Inexpérience politique, ultraconservatisme idéologique

      Finalement pacifiée, l’investiture de José Antonio Kast s’est conclue par la présentation du nouveau gouvernement. Arborant l’écharpe présidentielle, le nouveau chef d’État a fait prêter serment à ses vingt-quatre ministres sur la Constitution politique du Chili, celle-là même adoptée en 1980 sous la dictature.

      Claudio Alvarado, ministre de l’intérieur, a été le premier à être appelé à la tribune. Cet ancien député de 65 ans est membre de l’Union démocrate indépendante (UDI, droite), parti fondé en 1983 par le bras droit de Pinochet, Jaime Guzmán. Sous-secrétaire d’État pendant les deux mandats présidentiels de Sebastian Piñera (2010-2014 et 2018-2022), il fait partie des rares membres du gouvernement rattachés à un parti politique.

      En effet, la majorité des ministres sont des indépendant·es au profil technique et entrepreneurial qui ont peu d’expérience de l’administration d’un État. Ce choix audacieux du nouvel occupant du palais présidentiel de la Moneda inquiète jusque dans son propre camp. « Le pari du président comporte des risques », affirme le député de Renovación Nacional (RN, droite ultralibérale) Luis Pardo, qui ajoute que « les partis alliés vont devoir collaborer pour pallier ce manque d’expérience politique ».

      La nouvelle équipe ministérielle est axée sur la lutte contre la criminalité, l’immigration clandestine et la relance économique.

      Les critiques envers ce nouveau gouvernement fusent aussi du côté des progressistes, qui craignent des conflits d’intérêts.

      Une des nominations qui a fait le plus grincer des dents dans l’opposition est celle de Trinidad Steinert au ministère de la sécurité. Connue pour son travail, en tant que procureure, dans la poursuite des crimes commis par le cartel de drogues vénézuélien Tren de Aragua, elle a été pointée du doigt par la députée Maite Orsini (Frente Amplio, gauche). Cette dernière juge que la nomination d’une magistrate à une haute fonction politique pourrait nuire à l’impartialité du ministère public et affecter l’État de droit. 

      Deux autres ministres, Fernando Barros, nommé au ministère de la défense, et Fernando Rabat, qui prend le portefeuille de la justice et des droits humains, ont suscité l’inquiétude des associations de détenu·es-disparu·es de la dictature. Dans un communiqué, une centaine d’organisations de défense des droits humains ont manifesté leur « total rejet de la nomination » de ces deux avocats « qui ont non seulement défendu juridiquement Augusto Pinochet », mais ont également « relativisé publiquement les violations des droits humains commises sous la dictature ».

      DES PERSONNES DÉPOSENT DES FLEURS AU PARC DE LA PAIX VILLA GRIMALDI,
       LORS D'UNE CÉRÉMONIE D’HOMMAGE AUX PERSONNES ARRÊTÉES, DISPARUES,
      ASSASSINÉES OU MORTES DES SUITES DE TORTURES ENTRE 1973 ET 1978,
      À SANTIAGO (CHILI), LE 10 SEPTEMBRE 2016.
      PHOTO ELVIS GONZALEZ

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      Les mouvements féministes sont eux aussi inquiets de l’arrivée de Judith Marín au ministère de la femme et de l’équité de genre. Secrétaire générale de l’ultraconservateur Parti social chrétien, connue pour ses positions anti-avortement, elle est aussi, à 30 ans, la plus jeune ministre.

      Au total, onze femmes et treize hommes composent cette nouvelle équipe ministérielle. Ils et elles arrivent avec la promesse d’un gouvernement « d’urgence », axé sur la lutte contre la criminalité, l’immigration clandestine et la relance économique. Symboliquement, José Antonio Kast a d’ailleurs signé, quelques heures après son investiture, une batterie de décrets emblématiques sur l’augmentation des effectifs de police ou le renforcement du contrôle aux frontières.

      Absence des progressistes du continent

      Vers 12 h 30, au Congrès national, la présidente du Sénat, Paulina Nuñez, a sonné la fin de la cérémonie de passation de pouvoirs. Le nouveau président de la République s’est alors mêlé à la foule et a salué les différents chefs d’État présents pour cette investiture.

      Parmi eux, beaucoup sont des alliés du camp conservateur et ultralibéral : Javier Milei (Argentine), qui a échangé une longue accolade avec le président fraîchement investi, mais aussi Santiago Peña (Paraguay), Daniel Noboa (Équateur) ou Tamás Sulyok (Hongrie). En revanche, les représentant·es des grandes puissances progressistes d’Amérique latine ont brillé par leur absence. 

      La présidente mexicaine et le président colombien n’ont pas fait le déplacement, et Lula da Silva a annulé sa venue à la dernière minute en prétextant « des raisons d’agenda ». Mais, selon plusieurs médias brésiliens, la présence du fils de Bolsonaro, opposant probable à Lula lors des prochaines élections, aurait influencé cette décision.

      « Il y a un alignement des ultraconservateurs sur Donald Trump, qui ne cache pas son désir d’hégémonie sur tout le continent. » Claudia Heiss, politiste

      Selon Claudia Heiss, politiste de l’université du Chili, José Antonio Kast « a fait une erreur en se donnant le plaisir d’inviter un allié politique », Flávio Bolsonaro, alors qu’« il est bien plus important d’avoir le président du Brésil », partenaire diplomatique historique et premier allié commercial du Chili en Amérique latine.  

      « On assiste à un renforcement des forces ultralibérales », ajoute Claudia Heiss, qui évoque le sommet Shield of Americas (« bouclier des Amériques ») de Miami, durant lequel le président états-unien et douze chefs d’État proches de la Maison-Blanche se sont réunis le 7 mars. Dont Kast. « Il y a un alignement des ultraconservateurs sur Donald Trump, qui ne cache pas son désir d’hégémonie sur tout le continent », estime la politiste chilienne.

      À la nuit tombée, José Antonio Kast s’est présenté au balcon du palais de la Moneda, à Santiago, et s’est adressé aux centaines de sympathisant·es rassemblé·es sur la place de la Constitution.

      Il a insisté sur les politiques sécuritaires qui doivent être mises en place pour « poursuivre, juger et condamner » ceux « qui ont pris le contrôle de [leurs] quartiers ou ont semé la terreur dans la population ». Il a aussi promis aux forces armées et à la police « un soutien législatif et de meilleures ressources » pour combattre le crime organisé et limiter les migrations aux frontières.

      Le républicain a indirectement attaqué le gouvernement sortant à plusieurs reprises. Il a ainsi jugé que le pays lui « est transmis dans les pires conditions » sur le plan économique. Pourtant, Gabriel Boric termine son mandat avec une inflation stabilisée à 3,5 % et une croissance du PIB autour de 2,4 %, après avoir accédé au pouvoir en 2022 après une révolte sociale et une pandémie mondiale qui avaient généré de grandes difficultés économiques.

      José Antonio Kast a achevé son discours en saluant ses frères, dont un fut ministre pendant la dictature de Pinochet, et ses parents, dont le père est un ancien soldat de l’Allemagne nazie ayant immigré après la Seconde Guerre mondiale. Le fervent catholique, membre du mouvement conservateur de Schönstatt, a conclu cette première prise de parole en tant que chef d’État sur une invocation religieuse : « Que Dieu bénisse le Chili et nous donne la sagesse pour gouverner ! »

      Marion Esnault

      L'étrange « non-baiser » entre Kast et sa femme (vidéo)

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      C'était vraiment un baiser ce qui s'est passé entre José Antonio Kast et sa femme María Pía Adriasola

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