1973 - 27 JUILLET- 2024
CINQUANTE-ET-UNIÈME ANNIVERSAIRE DE L'ASSASSINATDU COMMANDANT ARTURO ARAYA PEETERS
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| LE PRÉSIDENT SALVADOR ALLENDE ET SON AIDE DE CAMP DE LA MARINE LE COMMANDANT ARTURO ARAYA PEETERS |
1973 - 27 JUILLET- 2024
CINQUANTE-ET-UNIÈME ANNIVERSAIRE DE L'ASSASSINATDU COMMANDANT ARTURO ARAYA PEETERS
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| LE PRÉSIDENT SALVADOR ALLENDE ET SON AIDE DE CAMP DE LA MARINE LE COMMANDANT ARTURO ARAYA PEETERS |
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| RAÚL CASTRO, ANCIEN DIRIGEANT CUBAIN PHOTO GETTYIMAGES.RU |
Inculpation de Raúl Castro et diplomatie du canon : la pression américaine sur Cuba atteint son apogée / Les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans leur offensive contre Cuba en mettant en accusation l’ancien dirigeant Raúl Castro pour un incident aérien remontant à 1996. Cette action judiciaire, qualifiée de politique par de nombreux observateurs, s’accompagne d’une rhétorique belliqueuse de la Maison Blanche qualifiant Cuba d’«État voyou».
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RT France
Les ambitions des États-Unis en matière de politique étrangère atteignent un nouveau niveau : cette fois-ci, c’est Cuba qui est dans le collimateur de Washington, et plus précisément son ancien dirigeant, Raúl Castro, âgé de 94 ans, contre lequel la justice américaine a prononcé, le 20 mai, une mise en accusation par contumace. La plainte repose sur un épisode tragique de 1996, lorsque des chasseurs cubains ont abattu deux avions de l’organisation de défense des droits des immigrants cubains Brothers to the Rescue (Hermanos al Rescate), entraînant la mort des quatre personnes à bord. Les autorités cubaines avaient alors déclaré que les militants, qui organisaient des provocations et distribuaient des tracts, avaient violé leur espace aérien.
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| LA HABANA, EL 17 DE MAYO FOTO YAMIL LAGE |
► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR
Pour les États-Unis, l’un des arguments clés réside dans les conclusions de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), selon lesquelles l’attaque a eu lieu dans l’espace aérien international. À cette époque, Raúl Castro dirigeait le ministère cubain de la Défense, ce qui, selon la justice américaine, le rend responsable de l’ordre d’attaque.
Raúl Castro, né en 1931, a participé avec son frère Fidel Castro au renversement, le 1er janvier 1959, du gouvernement de Fulgencio Batista, soutenu par les États-Unis. Les forces de Fidel Castro ont pris le pouvoir après la victoire de la révolution cubaine. Raúl Castro a occupé le poste de ministre de la Défense avant de prendre la tête du pays en 2008, succédant à son frère malade. Il a quitté la présidence en 2018 mais, selon plusieurs médias, il conserve une influence sur la politique cubaine.
Bien plus qu’une simple accusation
Derrière cette accusation liée à un incident vieux de trente ans se cache bien plus qu’une simple quête de justice. Selon Reuters, qui cite un haut responsable de l’administration du président américain Donald Trump, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une campagne de pression menée par Washington contre les autorités cubaines.
Les propos retentissants du président américain lui-même vont dans ce sens. Peu avant l’annonce des accusations contre Raúl Castro, la Maison Blanche a publié un communiqué dans lequel Donald Trump affirmait que « les États-Unis ne toléreront pas qu’un État voyou abrite des opérations militaires, des services de renseignement et des terroristes étrangers à seulement 90 miles du territoire américain ».
En mars dernier, Donald Trump avait déjà déclaré qu’il considérerait comme un « honneur » la possibilité de « prendre Cuba ». Début mai, il avait également menacé d’envoyer un porte-avions vers l’île et d’en prendre le contrôle « presque immédiatement ».
Les déclarations du président américain ont toutefois révélé certaines contradictions. Lors d’un échange avec des journalistes, il a d’abord affirmé : « Il n’y aura pas d’escalade. Je ne pense pas que ce soit nécessaire. Écoutez, cet endroit est en train de tomber en ruines. C’est un désastre. Ils ont en quelque sorte perdu le contrôle. Ils ont vraiment perdu le contrôle de Cuba. » Avant d’ajouter ensuite : « Nous verrons ce qui va se passer. Mais nous libérerons Cuba. »
Une partie de ces déclarations semble déjà se concrétiser. Le Commandement Sud des forces armées américaines a annoncé, le jour même des inculpations, qu’un groupe aéronaval mené par le porte-avions nucléaire USS Nimitz était entré dans la mer des Caraïbes. Outre le porte-avions, le destroyer USS Gridley, le navire de ravitaillement USNS Patuxent ainsi que l’escadre aérienne CVW-17 ont été déployés dans la région.
La Havane dénonce une tentative de justification d’une agression militaire
Les accusations visant Raúl Castro ont été vivement dénoncées par le président cubain Miguel Díaz-Canel. « Il s’agit d’une action politique infondée juridiquement qui n’a pour but que d’alimenter le dossier qu’ils fabriquent pour justifier une agression militaire absurde contre Cuba », a-t-il affirmé sur X.
Le dirigeant cubain a également accusé Washington de manipuler les événements de 1996. Selon lui, La Havane avait agi en état de légitime défense après des violations répétées de son espace aérien. Il affirme par ailleurs que l’administration américaine de l’époque avait été avertie à plus de dix reprises sans réagir, ajoutant que l'accusation portée par Washington à l'encontre de Castro n'était rien d'autre qu'une manifestation d'arrogance et de frustration.
Pour le peuple cubain, cette situation est symptomatique du système américain. Un citoyen cubain a déclaré à RT que Washington entend exploiter « tout ce qui peut leur permettre de créer un scénario pour justifier une agression militaire ». « Je le vois comme une injustice. Comme un mécanisme pour faire un écran de fumée contre Cuba. Toute une manœuvre pour juger n'importe qui, que ce soit Raúl, que ce soit Fidel, que ce soit Díaz Canel ou que ce soit Héctor Asensio, c'est-à-dire moi… Il s’agit de juger les révolutionnaires et les patriotes », a déploré un autre Cubain.
La pression sur Cuba s’est intensifiée après les événements de janvier au Venezuela, lorsque l’armée américaine a enlevé le dirigeant de la République, Nicolás Maduro. Washington a ensuite affirmé que Cuba constituait une menace et a annoncé des droits de douane supplémentaires contre les pays fournissant du pétrole à l’île.
Depuis, les coupures d’électricité se multiplient à Cuba, tandis que le pays fait face à une pénurie de carburant et de denrées alimentaires. Les autorités cubaines ont déclaré l’état d’urgence international et Miguel Díaz-Canel a assuré que le pays était prêt à se défendre.
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| BLACKOUT À CUBA |
Moscou a, de son côté, « fermement » condamné « les tentatives flagrantes d’ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain, d’intimidation et de recours à des mesures restrictives unilatérales et illégales ». Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé, le 17 mars, que la Russie réaffirmait sa « solidarité indéfectible envers le gouvernement et le peuple frère de Cuba ».
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| RAÚL CASTRO EN LA HABANA, EN 2014 FOTO ISMAEL FRANCISCO |
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| LE PRÉSIDENT DU VENEZUELA, NICOLAS MADURO, ET L’HOMME D’AFFAIRES COLOMBIEN ALEX SAAB ASSISTENT À UN ÉVÉNEMENT, À CARACAS, VENEZUELA, LE 23 JANVIER 2024. PHOTO LEONARDO FERNANDEZ VILORIA |
Venezuela: Alex Saab, un proche de Maduro, expulsé vers les États-Unis / Alex Saab s’était rapproché du gouvernement vénézuélien durant les dernières années du mandat d’Hugo Chavez et en était venu à gérer un vaste réseau d’importations pour le gouvernement de Nicolas Maduro
Par Le Figaro avec l'AFP Il y a 1 jour
Alex Saab, homme clé du pouvoir vénézuélien sous Nicolas Maduro, a été expulsé vers les États-Unis samedi, ont annoncé les autorités vénézuéliennes dans un communiqué, cinq mois après la capture du président déchu par l’armée américaine.
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| ALEX SAAB, AU CENTRE, À CARACAS, AU VENEZUELA, EN 2023, ÉTAIT L'UN DES PRINCIPAUX ALLIÉS DU PRÉSIDENT VÉNÉZUÉLIEN DÉCHU, NICOLÁS MADURO. PHOTO LEONARDO FERNÁNDEZ VILORIA |
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«Le Venezuela informe de l’expulsion du citoyen de nationalité colombienne Alex Naim Saab Moran, menée à bien ce 16 mai 2026. La mesure d’expulsion a été adoptée en tenant compte du fait que ledit citoyen colombien est impliqué dans divers crimes aux États-Unis d’Amérique, comme cela est public, notoire et largement relayé par les médias», selon le communiqué des autorités migratoires vénézuéliennes (Saime).
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| L'HOMME D'AFFAIRES COLOMBIEN ALEX SAAB. PHOTO FEDERICO PARRA |
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Alex Saab s’était rapproché du gouvernement vénézuélien durant les dernières années du mandat d’Hugo Chavez (1999-2013) et en était venu à gérer un vaste réseau d’importations pour le gouvernement de Nicolas Maduro. Il était considéré comme un intermédiaire clé du pouvoir, alors que le pays tentait de s’adapter aux sanctions internationales. Il était notamment chargé des importations de produits destinés au programme social de vente subventionnée de denrées, connu sous le nom de Clap, éclaboussé par des accusations de corruption.
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Détournement d’aide alimentaire et de blanchiment
L’extradition d’un Vénézuélien au sens juridique du terme est interdite par la Constitution mais l’autorité migratoire a considéré que M. Saab était Colombien et a procédé à une «expulsion» vers les États-Unis où il était recherché.
M. Saab avait été arrêté lors d’une escale en 2020 au Cap-Vert et extradé en 2021 vers les États-Unis qui l’accusaient de détournement d’aide alimentaire et de blanchiment au profit de M. Maduro. Il avait été échangé en décembre 2023 contre dix Américains emprisonnés au Venezuela. Libération que M. Maduro, capturé le 3 janvier dernier par l’armée américaine, avait alors qualifiée de «triomphe». M. Saab avait été accueilli en grande pompe à son retour, puis avait été nommé ministre.
Début février, des médias avaient fait état de l’arrestation à la demande du FBI d’Alex Saab alors qu’une source proche du pouvoir avait confié qu’il se trouvait «dans sa maison», sans vouloir en dire plus. Delcy Rodriguez, ancienne vice-présidente de Nicolas Maduro, a pris les rênes du pouvoir après la capture de ce dernier et avait écarté Saab du gouvernement, destituant aussi son épouse italienne Camila Fabri de postes qu’elle occupait. Elle a aussi écarté plusieurs proches de Nicolas Maduro des cercles du pouvoir
Sous la pression de Washington, elle a opéré de nombreux changements, adoptant une loi d’amnistie pour libérer les prisonniers politiques ou réformant le secteur pétrolier pour l’ouvrir au privé.
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| LE CHILI VA CONSTRUIRE DES MURS ET DES FOSSÉS À LA FRONTIÈRE AVEC LE PÉROU PHOTO GÉNÉRÉE PAR IA |
Le Chili construit un mur anti-migrants /Au Chili, José Antonio Kast lance la construction d’un mur à la frontière péruvienne pour lutter contre l’immigration irrégulière. Pressé de mettre en œuvre sa promesse de campagne, le président d'extrême droite a inauguré le chantier seulement 5 jours après la prise de ses fonctions. [« Kasst dans la droite ligne de Trump sur l’immigration »]
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par Cyril Balta Radio France Publié le 17/05/2026 08:00
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| DESSIN BECS |
Pour l'instant, des tranchées de trois mètres de profondeur ont été creusées en plein désert, dans le nord du pays.
Mais ce n'est qu'un début. Dans les mois à venir, des murs de barbelés et un système de surveillance qui prévoit des caméras infrarouges, détecteurs de mouvements, drones et radars sera installé.
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► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR
La présence permanente des forces de police est requise pendant la durée des travaux. Et à terme, la surveillance sera confiée à l'armée chilienne.
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Le coût total de ce dispositif, qui devrait s'étendre sur environ 500 km, n'a pas encore été chiffré par le gouvernement.
En 2022, le Chili avait déjà creusé des tranchées similaires pour freiner, cette fois-ci l'immigration en provenance de la Bolivie, son voisin au nord-est.
Aujourd'hui, selon les estimations officielles, environ 337 000 étrangers vivent en situation irrégulière au Chili.
Malgré une augmentation des crimes violents depuis 2015, le Chili reste l’un des pays les plus sûrs d’Amérique latine, avec un taux d’homicides de 5,4 homicides pour 100 000 habitants en 2025.
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Tatiana était la fille de Maria Concha et de Raúl Fariña: Elle avait quatre frères et sœurs: Roxana, Raúl, Victoria et Benicia. En 1984, la même année que son frère Raúl a été arrêté, Tatiana est entrée à l’Université pour suivre des études de sociologie.
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1976 - 12 MAI - 202650ème ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITIONDE VÍCTOR MANUEL DÍAZ LÓPEZ
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Aujourd’hui, 50 ans après son arrestation et sa disparition, nous continuons à rendre hommage à notre camarade Víctor Díaz López : époux, père de trois enfants, militant communiste, ancien dirigeant national de la CUT et ouvrier de l’imprimerie. / Arrêté et victime d'une disparition forcée pour avoir lutté en faveur d'un pays plus juste et du retour de la démocratie, Víctor a joué un rôle fondamental dans la direction du Parti dans la clandestinité. / Honneur et gloire, camarade Víctor Díaz López !