02 octobre, 2026

JAVIER MILEI EN VISITE EN FRANCE, EMMANUEL MACRON OBLIGÉ DE SE DÉPÊTRER DE SA RENCONTRE AVEC L’ARGENTIN

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EMMANUEL MACRON ET JAVIER MILEI À L'ÉLYSÉE, À PARIS (FRANCE), CE JEUDI.
PHOTO FIRAS ABDULLAH

Le HuffPost
Le président français se voit reprocher de « dérouler le tapis rouge » à un invité d’extrême droite. De son côté, l’Élysée souligne l’importance des liens commerciaux avec l’Argentine. Comment Emmanuel Macron tente de se dépêtrer de cette visite de Javier Milei en France. 

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Par Maxime Dhuin 01/10/2026 08:15 Actualisé le 01/10/2026 15:46

C’est une visite qui fait grincer bien des dents… et qui avait tout pour embarrasser l’Élysée. Javier Milei est arrivé en France ce mercredi 30 septembre et il sera jusqu’à vendredi avec l’objectif de promouvoir l’investissement en Argentine dans le cadre du forum « Argentina week ». Mais si le centrage économique du voyage est indéniable, il comprend aussi un volet plus politique, avec une allocution de l’Argentin à l’OCDE et surtout une rencontre à l’Élysée avec Emmanuel Macron prévue jeudi.

 « Le dernier tango à paris» 
IMÁGEN IA CHATGPT

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

L’exercice d’équilibrisme peut sembler complexe pour Paris, qui voit la relation avec Buenos Aires comme une opportunité économique, mais qui se retrouve à composer avec un invité d’extrême droite aux antipodes du président français. Javier Milei choque en France et dans le monde, tant par sa politique ultra-libertarienne et conservatrice que par ses propos parfois brutaux, notamment envers l’Europe qui serait « en train de couler » – comme il l’a affirmé sur LCI – ou sur l’ONU, « une organisation inutile » qui nourrit « une caste de parasites ».

" S'ils aiment votre style, ils vous accordent un visa de 20 ans..."
DESSIN SERGIO LANGER


La venue du président argentin a déjà suscité une levée de boucliers dans l’Hexagone. Un rassemblement est prévu dans la soirée de jeudi devant l’ambassade d’Argentine à Paris, rappelle franceinfo, et plusieurs syndicats de journalistes ont condamné le voyage du dirigeant, y voyant une « insulte à la liberté de la presse », compte tenu de ses attaques répétées contre les médias.

— Il demande où sont les Français, Paris, les Champs-Élysées, le Louvre, la tour Eiffel…
— C’est quoi tout ça ?  Ma France rêvée,
 par Langer (Argentine)

Une visite bénéfique pour « les relations économiques et commerciales »

Dans ce contexte, l’Élysée a clarifié comment la venue de Javier Milei était appréhendée côté français. Initialement décrite comme une « rencontre privée » selon les termes employés par l’AFP, la visite du président argentin est bien qualifiée d’« officielle » par la présidence… tout en insistant sur le fait qu’il s’agit « d’abord d’une visite argentine » dans le cadre de l’« Argentina week ». « C’est une visite officielle à l’occasion » de cet évènement et « pour ce qui concerne les aspects bilatéraux », a-t-on précisé au HuffPost.

Au Palais, on insiste sur l’importance pour Emmanuel Macron de « maximiser les intérêts de la France auprès d’un pays important en Amérique latine », tant pour « les relations économiques et commerciales » que pour des « raisons plus stratégiques » notamment autour des minerais critiques comme le lithium ou le cuivre. Dans ce cadre, le président français recevra son homologue « ainsi que sa délégation » composée notamment de plusieurs ministres « pour un entretien ».

Un « échange » des deux présidents « avec les entreprises françaises déjà engagées en Argentine ou qui peuvent avoir intérêt à s’y déployer » est également annoncé. Au-delà d’une rencontre sur les relations entre Paris et Buenos Aires, l’Élysée voit aussi dans la visite de Javier Milei l’occasion de travailler sur les rapports de l’Union européenne avec « les pays du Mercosur », où « nos entreprises ont des arguments à faire valoir ».

- "Nous, on vous a libérés du joug de Kadhafi. Vous, vous allez bien nous donner
un petit quelque chose en échange, n'est-ce pas ?"
 - "Oui, Monsieur, Merci" /
DESSIN SERGIO LANGER

Les différences avec Milei ne manquent pas et sont assumées

La présidence française n’élude pas pour autant la dimension plus politique de la venue de Javier Milei. « Nous avons des inspirations politiques différentes pour dire le moins », reconnaît l’Élysée, selon qui le président aura par exemple « à cœur de dire à M. Milei que quoi qu’il en pense et qu’il en dise publiquement, l’UE est une institution importante et dont nous souhaitons qu’elle joue tout son rôle sur la scène internationale ».

Même état d’esprit pour ce qui est de l’ONU, le Palais rappelant qu’Emmanuel Macron « a dit très clairement ce qu’il pense des Nations Unies », notamment dans le cadre de son discours au siège de l’organisation à New York. « Ça fait partie des sujets sur lesquels nous avons des différences avec M. Milei », concède l’Élysée, qui n’y voit toutefois pas de raison de « refuser le dialogue » ou de « travailler ensemble ». Il assure par ailleurs que le président dira à son homologue « à quel point le respect entre les partenaires internationaux compte ».

"Javier Milei n’est pas le bienvenu à Paris !"
FLYER ATTAC
L’histoire ne dit pas si cet argumentaire suffira à faire taire les critiques qui émergent déjà contre Emmanuel Macron. On peut citer le communiqué de l’association ATTAC, qui parle de « complaisance des autorités françaises » face à une « opération de propagande » de Buenos Aires, ou encore le titre de l’article de L’Humanité, qui accuse le président de « déroul[er] le tapis rouge à l’extrême droite argentine ». Rien n’indique que les promesses d’opportunités d’investissement convaincront l’ensemble des mécontents.
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01 octobre, 2026

LE PRÉSIDENT CHINOIS XI JINPING A APPELÉ MERCREDI LA NATION À ALLER DE L'AVANT AVEC UNE CONFIANCE INÉBRANLABLE ET D'UN PAS ASSURÉ AFIN DE RÉALISER LE GRAND RENOUVEAU NATIONAL.

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«La Fête nationale chinoise (国庆节, Guóqìngjié) a lieu chaque année le 1er octobre
 et commémore la fondation de la République populaire de Chine en 1949.»
PHOTO YAN YAN

Xinhua
Le président chinois Xi Jinping a appelé mercredi la nation à aller de l'avant avec une confiance inébranlable et d'un pas assuré afin de réaliser le grand renouveau national. / M. Xi, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la Commission militaire centrale, a tenu ces propos lors d'une réception organisée au Grand Palais du Peuple à Beijing pour célébrer le 77ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.

Xinhua BEIJING, 30 septembre 2026. -- 

La fête nationale de la Chine tombe le 1er octobre.

Li Qiang a présidé la réception. Zhao Leji, Wang Huning, Cai Qi, Ding Xuexiang, Li Xi et Han Zheng ont assisté à l'événement aux côtés d'environ 800 invités.

"Le grand renouveau de la nation chinoise est inéluctable", a déclaré M. Xi. "Tant que nous restons confiants, que nous gardons le cap sur nos objectifs et que nous avançons avec constance, pas à pas, le succès reviendra inévitablement au grand Parti communiste chinois, au grand peuple chinois et à la grande République populaire de Chine."

PHOTO XIE HUANCHI

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

Il a souligné qu'au cours des 77 dernières années, le Parti avait guidé le peuple chinois vers la réalisation de deux miracles, à savoir une croissance économique rapide et une stabilité sociale durable.

"Nous sommes extrêmement fiers des réalisations extraordinaires de la Chine nouvelle et avons pleinement confiance dans les perspectives prometteuses de la modernisation chinoise", a-t-il affirmé.

PHOTO YIN BOGU

► À lire aussi :      ÉLECTIONS BRÉSILIENNES, INGÉRENCES AMÉRICAINES

Depuis le début de cette année, l'économie chinoise a continué de progresser malgré une pression croissante et a connu un développement de haute qualité, tiré par l'innovation, faisant preuve d'une forte résilience et d'une grande vitalité, a-t-il poursuivi.

Des efforts doivent être déployés pour maintenir cette dynamique, promouvoir un développement économique solide, de haute qualité et axé sur l'innovation, prendre des mesures concrètes pour préserver et améliorer les conditions de vie de la population, accomplir les objectifs et les tâches fixés pour l'année, afin d'assurer un bon démarrage du 15e Plan quinquennal (2026-2030), a-t-il déclaré.

M. Xi a souligné la nécessité de rester fermement attaché à la politique "un pays, deux systèmes" et en vertu de laquelle les principes dits d'"administration de Hong Kong par les Hongkongais" et d'"administration de Macao par les Macanais" s'appliquent, et les deux régions jouissent d'un haut degré d'autonomie.

Il a ajouté que le gouvernement central soutiendrait Hong Kong et Macao dans leur intégration plus complète au développement global du pays. Le gouvernement central s'engage à préserver leur prospérité et leur stabilité à long terme, a précisé M. Xi.

Il a également appelé à redoubler d'efforts pour approfondir les échanges et la coopération à travers le détroit de Taiwan, à lutter résolument contre les forces sécessionnistes recherchant l'''indépendance de Taiwan", à s'opposer aux ingérences extérieures et à promouvoir le développement pacifique des relations entre les deux rives du détroit afin de faire progresser la réunification nationale.

La Chine s'en tiendra à sa politique étrangère indépendante et pacifique, fera progresser la mise en œuvre des quatre initiatives mondiales majeures qu'elle a proposées et favorisera la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité afin d'apporter davantage de certitude et d'énergie positive à un monde en pleine turbulence, a ajouté M. Xi. Fin


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ÉLECTIONS BRÉSILIENNES, INGÉRENCES AMÉRICAINES

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DESSIN DE SELÇUK
Le Monde
Diplo

Washington, un « ami » pas comme les autres / Élections brésiliennes, ingérences américaines / Washington s’est toujours immiscé dans les affaires de Brasília. La campagne des élections générales des 4 et 25 octobre l’a confirmé. Une victoire du candidat d’extrême droite Flávio Bolsonaro, soutenu par l’administration Trump, provoquerait un basculement régional favorable au locataire de la Maison Blanche et à son projet de reprise en main de l’Amérique latine.

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 par Christophe Ventura • Lu par Thibaud Delavigne - •  • 
Washington s’est toujours immiscé dans les affaires de Brasília. La campagne des élections générales des 4 et 25 octobre l’a confirmé. Une victoire du candidat d’extrême droite Flávio Bolsonaro, soutenu par l’administration Trump, provoquerait un basculement régional favorable au locataire de la Maison Blanche et à son projet de reprise en main de l’Amérique latine.

par Christophe Ventura  

CHRISTOPHE VENTURA 

«Veuillez accepter mes vœux les plus sincères à l’occasion de votre accession à la présidence des États-Unis du Brésil. » Le 2 avril 1964, deux jours après le coup d’État militaire qui a renversé le président travailliste João Goulart, son homologue américain est le premier chef d’État étranger à reconnaître les nouvelles autorités (1). Le courrier empressé de Lyndon Johnson s’adresse alors au président de la Chambre des députés, Pascoal Ranieri Mazzilli, à qui le Congrès, sous la pression des militaires brésiliens, vient de confier la présidence de la République. Quinze jours après ces événements, Mazzilli cède directement la présidence au maréchal Humberto Castelo Branco. La dictature militaire s’installe au palais du Planalto à Brasília jusqu’en 1985. Avec la bénédiction de Washington.

« Notre-Dame d'Aparecida, priez
 pour notre souveraineté.»

DESSIN CARLOS LATTUF

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

Arrivé au pouvoir en 1961, Goulart souhaitait engager une réforme agraire et nationaliser massivement les entreprises stratégiques de plusieurs secteurs (pétrole et énergie, mines, télécommunications, etc.), ce qui impliquait l’expropriation de sociétés américaines dominantes. Il entendait aussi mener une « politique étrangère indépendante ». Brasília avait rétabli fin 1961 ses relations diplomatiques avec l’Union soviétique (rompues depuis 1947) et amorcé de premiers échanges commerciaux avec la Chine maoïste. Quelques mois plus tard, lorsque Goulart refusa de soutenir la politique américaine contre Cuba, c’en fut trop pour Washington.

Le succès des putschistes en 1964 doit beaucoup au travail de l’Agence centrale de renseignement (CIA) et de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid). Lors des élections législatives d’octobre 1962, elles financent les forces d’opposition au gouvernement de Goulart, préparant ainsi l’entrée en scène ultérieure des militaires. La victoire des conjurés s’explique également par l’activisme de l’ambassadeur américain Lincoln Gordon, ainsi que celui de son attaché militaire, le colonel Vernon Walters, ami personnel du maréchal Branco. Les deux diplomates suivirent pendant des mois les préparatifs des conspirateurs.

Une époque révolue, un autre monde ? Assurément. La guerre froide n’est plus. Depuis le début du XXIe siècle, le Brésil fait partie des nouvelles puissances mondiales. Champion économique de l’Amérique latine, le pays pourrait s’ériger en première puissance agricole exportatrice mondiale dans les années à venir, devant les États-Unis. Riche de ressources naturelles colossales (première réserve mondiale d’eau douce, deuxième de terres rares, hydrocarbures, minerais, etc.), il s’invite régulièrement, comme en 2026, dans le club des dix plus grandes économies.

 « L'Agence brésilienne de renseignement (ABIN) met en garde
contre un risque « extrêmement grave » d'ingérence des
États-Unis dans les élections brésiliennes.
»
DESSIN CARLOS LATTUF

Membre fondateur des BRIC (avec la Russie, l’Inde et la Chine, bientôt rejointes par l’Afrique du Sud), il l’est également du G20 et dispose d’un réseau diplomatique étendu à plus de deux cents pays. Depuis 2009, la Chine est devenue son principal partenaire commercial. Le Brésil y exporte désormais plus qu’aux États-Unis et en Europe réunis. Oléagineux (soja essentiellement), produits agricoles, viande, pétrole et minerais constituent les principaux produi

ts que Brasília fournit à la deuxième puissance mondiale. En 2025, les échanges entre les deux pays ont atteint 171 milliards de dollars, un record historique (2), et le Brésil s’est converti en première destination des investissements chinois dans le monde (infrastructures, transition énergétique, etc.).

Opération de guerre économique

Les deux premiers mandats du président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva (dit « Lula ») — entre 2003 et 2011 —, ainsi que ceux de sa successeure Dilma Rousseff, interrompus en 2016 par sa destitution, ont encouragé ces évolutions dans le cadre d’une stratégie de diversification similaire, dans ses principes, à celle voulue par Goulart à son époque. Cette politique s’est trouvée favorisée par l’entrée de la Chine au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001 et l’ouverture de son gigantesque marché aux produits brésiliens, nécessaires à son propre développement. Elle a aussi bénéficié de la perte d’influence des États-Unis dans la région, alors qu’ils s’empêtraient dans leurs croisades contre le terrorisme. Pourtant, le fil des ingérences de Washington au Brésil ne s’est jamais rompu.

En 2013, le lanceur d’alerte et ancien employé de la CIA Edward Snowden révèle que l’Agence nationale de sécurité (NSA) espionne les communications personnelles de Mme Rousseff, ainsi que celles de plusieurs ministres et de dirigeants de Petrobras, l’entreprise nationale des hydrocarbures. À l’époque, le Brésil vient de découvrir d’importants gisements de pétrole en eau profonde — dits « pré-sal » (pré-salifères) — dans le bassin de Santos, situé au large de l’État de Rio. Les réserves sont estimées entre huit et douze milliards de barils de brut. L’opération de guerre économique cherche ainsi à fournir au gouvernement américain un maximum d’informations sur les gisements (taille, composition, réserves, etc.) et sur le cadre réglementaire qui déterminera l’attribution des concessions d’exploitation. L’objectif consiste également à connaître par avance chaque décision stratégique de Petrobras et à savoir dans quelle mesure la présidente Rousseff entend favoriser les positions des entreprises chinoises et russes dans ce négoce. Ces révélations provoquent une crise diplomatique inédite entre Brasília et Washington.

Quelques années plus tard, dans le cadre de l’affaire de corruption dite « Lava Jato » (« lavage à haute pression »), le juge Sergio Moro, chargé des investigations, ordonne en 2018 la détention de l’ancien président « Lula ». Éliminé de la course à l’élection présidentielle, qui promettait un duel entre l’ancien syndicaliste et le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, il est libéré en 2019 avant d’être définitivement blanchi en 2021 par la justice brésilienne (3). Le site d’information The Intercept révèle en 2020 les liens secrets entretenus depuis 2015 par les enquêteurs brésiliens avec le département de la justice et le Bureau fédéral d’enquête (FBI) américains (4).

À l’insu de la hiérarchie judiciaire brésilienne, les premiers communiquent aux seconds des informations sensibles du dossier, que ces derniers utilisent ensuite pour sanctionner les sociétés Odebrecht (rebaptisée Novonor en 2020) et Petrobras, liées au scandale, en application du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA). Cette législation vise les pratiques de corruption d’agents publics à l’étranger que Washington considère comme une distorsion du marché lésant les intérêts de ses propres entreprises (5). Elle permet au gouvernement américain d’attaquer n’importe quelle société dans le monde. Odebrecht et Petrobras, pivots majeurs de la stratégie d’influence économique du Brésil en Amérique latine et en Afrique, doivent s’acquitter d’amendes s’élevant à environ 3,5 milliards de dollars. L’ancien fleuron du BTP, surendetté, déclare son insolvabilité en 2019 et entre dans un processus de restructuration financière toujours en cours auprès des autorités locales.

« Nous ne sommes pas une colonie et nous ne serons la colonie de personne. » Le 7 septembre 2026, à l’occasion de la fête de l’indépendance, le président « Lula », qui brigue un quatrième mandat, dénonce dans un message vidéo les « puissances étrangères qui veulent transformer le Brésil en nouvelle colonie » et prévient : « Aucun gouvernement étranger n’a le droit de dire à qui nous pouvons acheter et à qui nous pouvons vendre. » Les États-Unis sont, bien sûr, visés. Depuis le retour au pouvoir de M. Donald Trump en 2025, les offensives de Washington se multiplient en effet contre Brasília.

L’ancien président Bolsonaro (2019-2023) a été condamné en 2025 pour tentative de coup d’État. Son clan familial bénéficie de tout le soutien de M. Trump. Le 16 juin dernier, M. Eduardo Bolsonaro, troisième fils du « capitaine », a été condamné à quatre ans de prison par la justice de son pays pour avoir sollicité — et obtenu — des autorités américaines l’application de sanctions commerciales contre le Brésil en représailles au procès de son père : une surtaxe douanière de 40 % est appliquée entre les mois d’août et novembre 2025 sur de nombreux produits en provenance du pays.

Washington soumet ainsi Brasília à des droits de douane assouplis ou renforcés en fonction de la conjoncture. Quelques semaines avant le premier tour des élections générales du 4 octobre, l’administration américaine, qui dispose de son candidat en la personne du sénateur Flávio Bolsonaro, l’aîné des fils de l’ancien président, impose 37,5 % de taxes sur plusieurs produits agricoles et miniers (dont l’acier). En réponse, le gouvernement brésilien examine la possibilité d’appliquer une loi de réciprocité tout en maintenant un canal de négociation avec les autorités américaines.

Sur le plan politique, ces dernières ne retiennent plus leurs coups et poursuivent une stratégie visant à décrédibiliser les institutions de la démocratie brésilienne, notamment ses systèmes électoral et judiciaire. M. Trump accuse régulièrement le Tribunal suprême fédéral (STF) d’avoir injustement condamné son ami. Aujourd’hui, M. Alexandre de Moraes, le juge à l’origine de cette décision, se trouve au cœur d’une nouvelle affaire de possible scandale politico-financier déchirant l’institution. De quoi réjouir, en pleine campagne électorale, le fils de l’ancien président et l’extrême droite, ainsi que Washington, qui envisage de placer le magistrat sous sanctions.

Ces événements interviennent tandis que la doctrine « Donroe » (néologisme né de la contraction de « Donald » et « Monroe ») entre dans une nouvelle phase. Celle-ci assigne trois principaux objectifs à la politique extérieure de Washington à destination de son ancienne « arrière-cour » : réorienter les ressources stratégiques régionales vers les chaînes de valeur et de production des États-Unis, imposer aux gouvernements locaux la prise en compte dans leurs politiques intérieures des exigences américaines en matière de lutte contre le narcotrafic et l’immigration, refouler du continent les « concurrents non hémisphériques » (la Chine) (6). Fondé au mois de mars dernier, le « Bouclier des Amériques » réunit, de M. Javier Milei (Argentine) à M. Nayib Bukele (Salvador), les vassaux latino-américains de M. Trump au sein d’une nouvelle alliance sécuritaire officiellement nécessaire pour lutter contre le « narcoterrorisme », les interférences étrangères et l’immigration. Elle comporte dix-neuf membres depuis l’adhésion de la Colombie dirigée par le nouveau président Abelardo de la Espriella.

Washington a annoncé la création dans ce cadre d’une « force opérationnelle interarmées de l’hémisphère occidental », chargée d’étendre à tout le continent les missions de l’opération « Lance du Sud », toujours en cours dans la Caraïbe. Pour sa part, le département d’État a élargi la liste des cartels latino-américains désignés « organisation terroriste étrangère ». Cette dénomination justifie, sur le plan juridique, l’intervention des forces armées américaines en dehors du territoire national. Au mois de mai dernier, M. Flávio Bolsonaro s’est rendu à la Maison Blanche pour demander — et obtenir — qu’elle soit appliquée à deux organisations brésiliennes : le Comando Vermelho (CV) et le Primeiro Comando da Capital (PCC).

Dernier bastion de gauche

Au cours de ses voyages réguliers dans la région, le secrétaire d’État américain Marco Rubio multiplie, lui, les mises en garde contre la présence chinoise en Amérique latine. Il annonce de nouveaux accords de coopération sécuritaire. « C’est formidable de constater qu’à l’exception du Nicaragua, de Cuba, du Venezuela (…) et, bien sûr, du Brésil — bien que ce dernier soit en pleine campagne électorale — (…), notre région est peuplée d’alliés des États-Unis, de dirigeants amis des États-Unis, et suit une orientation favorable aux États-Unis (7) », affirmait-il, le 2 juin dernier, devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain.

Dans un tel contexte, alors que le Brésil est aujourd’hui, avec son voisin uruguayen, le dernier pays dirigé par la gauche en Amérique du Sud et le principal contrepoids au projet d’emprise américaine sur la région, son gouvernement a-t-il eu tort de refuser la délivrance, le 24 juillet, de visas à deux fonctionnaires du département d’État américain ? Ces derniers affirmaient vouloir rencontrer sur place des responsables des autorités électorales, des dirigeants religieux et des représentants d’organisations sociales. Cette décision a immédiatement conduit Washington à révoquer le visa de l’ambassadrice du Brésil aux États-Unis. Comme un symbole, elle est intervenue trois semaines avant le lancement d’une campagne officielle pour déterminer qui, du candidat soutenu par M. Trump ou du président sortant, dirigera la première puissance latino-américaine dans quelques mois.

Christophe Ventura

Journaliste.

Notes :

(1) Lyndon B. Johnson, « Message to the new president of Brazil », 2 avril 1964, The American Presidency Project, université de Californie.

(2) « Brazil-China trade hits record in 2025, reaching $171 billion », Global Times, Pékin, 14 janvier 2026.

(3) Lire Perry Anderson, « Au Brésil, les arcanes d’un coup d’État judiciaire », et Fernando Morais, « Résister ou se rendre ? », Le Monde diplomatique, respectivement septembre 2019 et septembre 2024.

(4) Andrew Fishman, Natalia Viana et Maryam Saleh, « Keep it confidential. The secret history of US involvement in Brazil’s scandal-wracked Operation Car Wash », The Intercept, 12 mars 2020.

(5) Lire Jean-Michel Quatrepoint, « Au nom de la loi… américaine », Le Monde diplomatique, janvier 2017.

(6) Lire « M. Trump, pirate des Caraïbes », Le Monde diplomatique, janvier 2026.

(7) « Secretary of state Marco Rubio before the Senate Foreign Relations Committee on the FY27 department of state budget request », département d’État, 2 juin 2026.


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29 septembre, 2026

LE CHILI CONVOQUE L'AMBASSADEUR D'ISRAËL POUR SES COMMENTAIRES SUR BACHELET

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L'AMBASSADEUR DE L'ÉTAT GÉNOCIDE D'ISRAËL AU CHILI PELEG LEWI

Le Chili remet une note de protestation à l'ambassadeur d'Israël pour ses attaques sur les réseaux sociaux contre l'ancienne présidente Michelle Bachelet. / Le gouvernement chilien a convoqué ce lundi l'ambassadeur d'Israël à Santiago, Peleg Lewi,  signe de protestation pour des déclarations faites la semaine dernière dans lesquelles il s'en prenait à l'ancienne présidente socialiste Michelle Bachelet, qu'il accusait de dépasser ses attributions.[L'ambassadeur de l'état génocide dIsraël au Chili Peleg Lewi]

Demócrata 28 SEPT., 2026 - 19:50 1 minute

L'AMBASSADEUR DE L'ÉTAT GÉNOCIDE
D'ISRAËL AU CHILI PELEG LEWI, DÉNIGRE
L'ANCIENNE PRÉSIDENTE DU CHILI

PHOTOMONTAGE ADN

Dans une note officielle succincte, le ministère des Affaires étrangères a informé qu'il avait remis une note de protestation au diplomate israélien pour des manifestations qu'il a qualifiées d'"une ingérence dans les affaires internes" du Chili.

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La décision du gouvernement intervient après que Lewi a diffusé sur ses réseaux sociaux plusieurs images de Bachelet aux côtés des dirigeants cubains Raúl et Fidel Castro, des présidents vénézuéliens Hugo Chávez et Nicolás Maduro, et du président nicaraguayen Daniel Ortega, accompagnées du message "ce qui naît du péché, finit par échouer".

 « Ce qui naît du péché, finit par échouer »
CAPTURE D'ÉCRAN 

► À lire aussi :      BACHELET RENONCE À SA CANDIDATURE AU POSTE DE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

La publication, partagée quelques jours après que Bachelet a annoncé qu'elle retirait sa candidature au poste de Secrétaire général de l'ONU, a motivé la réponse de la députée communiste Carmen Hertz, qui a qualifié d'"inapproprié et honteux qu'un ambassadeur prétende dénigrer Bachelet, présidente du Chili pendant deux mandats", et a mis en doute sa connaissance de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

L'échange de messages a pris de l'ampleur lorsque Lewi a répliqué avec un "assez de victimisation et de bâillonner les gens". "Tu ne me feras pas taire ! Assez", a-t-il écrit, tandis que Hertz lui demandait de montrer "la tempérance et la mesure propres au poste d'ambassadeur".

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DESSIN CARLOS LATUFF


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28 septembre, 2026

JAVIER MILEI À PARIS : POURQUOI EMMANUEL MACRON DÉROULE LE TAPIS ROUGE À L’EXTRÊME DROITE ARGENTINE

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 « Le dernier tango à paris» 
IMÁGEN IA CHATGPT

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L'Humanité
Le président argentin est arrivé ce lundi 28 septembre dans la capitale, à l’occasion d’un événement destiné à promouvoir les investissements dans son pays. Le chef d’État brun-libertarien doit être reçu jeudi par Emmanuel Macron à l’Élysée l représente l’antithèse des valeurs que la diplomatie française est supposée promouvoir à travers le monde, mais c’est pourtant le tapis rouge que le président Emmanuel Macron lui déroulera jeudi 1er octobre à l’Élysée. [«Le dernier tango à paris »  ] 
DESSIN SERGIO LANGER

Luis Reygada Publié le 28 septembre 2026 6min

Figure majeure du trumpisme en Amérique latine, valet de pied des intérêts de Washington et de Tel-Aviv dans la « sous-région », le président argentin, Javier Milei n’est pas seulement un dirigeant vulgaire et souvent grotesque. Sa servilité ne ferait de lui qu’un clown s’il n’était pas aussi dangereux.

  EMMANUEL MACRON RECEVRA LE PRÉSIDENT D'EXTRÊME
DROITE D'ARGENTINE CE JEUDI 1ER OCTOBRE.
PHOTO JULIEN MUGUET 

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Certes, il y a les intérêts liés à l’exploitation du lithium dans le Cône Sud, où les entreprises françaises sont déjà présentes. Ou encore la possibilité d’une commande de trois submersibles au constructeur tricolore Naval Group, pour un montant dépassant les 2 milliards d’euros. De quoi détourner le regard face à la politique que son invité inflige à sa population, et aux valeurs qu’il porte depuis maintenant deux ans et dix mois ?

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À coups d’autoritarisme de plus en plus prononcé, Javier Milei construit peu à peu son modèle de société rêvée où les lois du marché s’imposent. Dans la pensée du président « anarcho-libertarien », la « liberté » est en fait réservée à celle des capitaux. Rien pour ses opposants, « le cancer de la gauche », et au-delà pour une population dont il voudrait voir toutes les dimensions de la vie marchandisées : santé, logement, éducation, logement, relations de travail, environnement, etc.

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Le projet de Milei : l’expression contemporaine « postfasciste »

Pour le politologue argentin José Alejandro Molano López (université de Rosario), le projet de Javier Milei reflète l’expression contemporaine de « rationalité fasciste » ou « postfasciste », fondée sur « une utopie hyper-individualiste et compétitive » qui, contrairement à ce qu’elle prétend, génère « davantage d’inégalités et de vulnérabilité, en dissolvant les liens sociaux qui permettent de résister aux logiques d’exclusion » devenues la norme.

Ainsi, la nature du projet politique réactionnaire de Javier Milei méprise les normes démocratiques, et son discours anti-étatique « prônant l’ordre et la pureté » vise à « discipliner la société », analyse encore Molano López, « par la criminalisation de la contestation, le discrédit des institutions et la désignation d’ennemis intérieurs – minorités, migrants, mouvements féministes, syndicats – (…) promouvant une vision autoritaire de la communauté politique ».

Aucune contorsion diplomatique ne permet au président Emmanuel Macron de se voiler la face. Javier Milei est ouvertement ancré à l’extrême droite, et trop bien situé dans le haut de la pestilentielle vague ultra-réactionnaire qui submerge actuellement l’Amérique du Sud. N’a-t-il pas profité, début septembre, du sommet de l’internationale brune organisé à Santiago du Chili pour glorifier le coup d’État du 11 septembre 1973 et « la période de stabilité et de croissance qui a suivi le renversement du communiste Allende » ?

À la trappe, les violations des droits humains du pinochétisme : de quoi perpétuer ses habitudes négationnistes et révisionnistes qui consistent à faire de la relativisation des crimes de la dictature militaire argentine (1976-1983, 30 000 disparus) une politique d’État.

Du haut de sa morgue, Javier Milei se veut aussi en donneur de leçons, et agite un mirage pour attirer les investissements européens lors de l’Argentina Week, organisée du 30 septembre au 2 octobre à Paris. Mais s’il a la critique facile – en réalité calquée sur le récit-fable « MAGA (Make America Great Again) » – vis-à-vis d’un Vieux Continent qu’il fantasme « en train de couler » en raison de l’immigration, d’un « État-providence pervers », de la régulation ou encore du « wokisme », comme il l’a encore répété lors d’un entretien accordé à LCI le 21 septembre, son bilan est pourtant tout sauf flatteur, bien au contraire.

Le processus d’endettement le plus violent au monde

Pas une semaine en Argentine sans son lot de manifestations, et pour cause : ses coupes budgétaires à la tronçonneuse mettent à genoux services publics, transports, éducation, universités, recherche, culture et tout ce qui ressemble à des politiques sociales. Le pseudo-paladin au discours antisystème s’est très rapidement retrouvé accusé des mêmes mécanismes corrupteurs que ceux qu’il promettait de détruire.

Son projet d’ajustement – véritable thérapie de choc visant à faire de l’État le gardien d’immeuble d’une Argentine transformée en braderie proposée aux vautours de la finance internationale – n’est maintenu à flot que grâce au processus d’endettement le plus violent au monde : 50 milliards d’euros de crédits en cours auprès du Fonds monétaire international.

Mais seule compte la macroéconomie pour un Milei déconnecté des tracas de ses concitoyens. Il jubile face à une inflation qui ralentit (ramenée de 161 % à environ 33 % interannuel), toutefois, derrière ces chiffres, qui ne favorisent que quelques secteurs comme l’agriculture, les mines et les services financiers, les Argentins subissent chômage, insécurité et une pauvreté de nouveau à la hausse au premier semestre 2026 : elle frappe 32,3 % de la population, selon les chiffres officiels publiés jeudi 24 septembre.

Le plan austéritaire vire au cauchemar

Au début de ce mois, l’influente Union industrielle argentine (qui revendique près d’un quart de l’emploi du pays) rappelait que « l’économie ne se mesure pas seulement à l’inflation ». Certains secteurs accusent une chute jusqu’à 30 points en termes d’activité, et l’industrie aurait perdu 90 000 emplois salariés depuis fin 2023.

De leur côté, les syndicats comptent quelque 30 000 PME ayant baissé le rideau, ainsi qu’au moins 300 000 emplois détruits, tous secteurs confondus. Cette année, la croissance ne devrait pas dépasser 2,1 % pour 2026, bien loin des 5 % escomptés par le gouvernement.

Le plan austéritaire vire au cauchemar, comme la chronique d’un « industricide » pourtant annoncé, et le pouvoir d’achat demeure une préoccupation majeure. Avec un salaire minimum frappé d’une baisse de près de 40 % en termes réels par rapport à novembre 2023, des gens s’endettent pour pouvoir tout simplement manger.

Mais tout va très bien dans le monde imaginaire du président Milei, qui parie sur la « destruction créatrice » de l’économiste austro-américain Joseph Schumpeter (1883-1950) pour faire de son pays une des premières puissances mondiales en trente ans.

D’ici là, la réalité est tout autre et ressemble plus à une société dystopique dans laquelle règne la loi de la jungle : est-ce cela que cache aussi le projet « disrupteur » d’Emmanuel Macron ? À quelques mois de la fin de son mandat, quel message donne-t-il en invitant cet allié sud-américain de Marine Le Pen ? Peut-être un avant-goût de ce qui pourrait demain nous être imposé.

Droits humains : le négationnisme à l’œuvre

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement du président Javier Milei mène un travail de sape contre les politiques de mémoire, un affront permanent pour toute association des victimes de la dictature – parmi lesquelles on compte aussi des Français. Contactée par l’Humanité, la directrice du Centre d’études légales et sociales de Buenos Aires (CELS), Paula Litvachky, fustige un gouvernement dont les discours « nient, relativisent et justifient les crimes commis entre 1976 et 1983 pour motiver le démantèlement des politiques mémorielles mises en place depuis le retour de la démocratie ». Déjà en 2024, son organisation dénonçait une volonté de « relégitimer » la répression barbare du régime militaire, avec le risque, en réécrivant l’histoire du terrorisme d’État instauré au prix de 30 000 vies, « d’ouvrir la porte à de nouveau chapitres répressifs ».

COMPTE RENDU DU BILAN DU STAND CHILIEN À LA FÊTE DE L’HUMANITÉ 2026

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Une quinzaine de personnes se sont réunies vendredi 25 dernier, afin d’écouter et d’échanger autour du bilan de la participation du stand chilien à la Fête de l’Humanité 2026.

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Un bilan globalement positif

Malgré les traditionnels embouteillages du week-end et les retards de circulation qui en ont résulté, ainsi que les difficultés supplémentaires liées aux transports à l’occasion de la visite du pape Léon XIV à Paris, les participants ont pu se retrouver pour faire le point sur cette édition.


« Une exposition d'anciens numéros du journal « El Siglo », publiés à l'occasion
des précédentes Fêtes de L'Humanité / en présence de l'infographiste attitré »
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► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Nous avons vivement apprécié la présence, la disponibilité et la participation de l’ensemble des militants et amis qui ont contribué, tout au long du week-end, à la préparation des empanadas, à la logistique et aux différentes tâches nécessaires au bon déroulement de notre participation à la Fête.

Cette mobilisation collective, dans un esprit de solidarité et de camaraderie, a largement contribué à la réussite de notre présence à la Fête.

Nous tenons également à souligner tout particulièrement le rôle essentiel de nos camarades José et Juan Carlos. Par leur engagement, leur disponibilité et leur travail, ils ont largement contribué à rendre possible notre participation à cette importante rencontre militante et populaire.

Sur le plan économique, le bilan est légèrement inférieur à celui de 2025. Cette baisse s’explique notamment par l’augmentation importante du coût des fournitures et des prestations nécessaires à l’organisation du stand, en particulier la location de l’emplacement et du camion.

En revanche, du point de vue de la fréquentation et de l’activité du stand, les résultats sont encourageants. Le nombre de visiteurs, compte tenu du nombre de tickets de caisse et de cartes bancaires ainsi que de livres vendus, a été supérieur à celui de l’année précédente.

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Échanges sur la situation politique au Chili

La rencontre a également permis de présenter une information sur la situation politique actuelle au Chili, notamment à propos de la récente adhésion du gouvernement de José Antonio Kast au projet américain de « Bouclier des Amériques » porté par Donald Trump, ainsi que des interrogations suscitées par cette orientation concernant la souveraineté du Chili.

Il a également été annoncé qu’un projet d’activité de solidarité avec Cuba était en préparation et devrait se tenir avant la fin de l’année.

Un moment convivial entre camarades et amis

Cette réunion a aussi été l’occasion de partager un moment chaleureux entre camarades et amis, autour de quelques empanadas et de vin rouge chilien — les  “sobras escogidas”   - "restes choisis" de la Fête — accompagnés d’un exquis "pebre cuchareado" et de pisco sour.

Nous avons eu l’agréable surprise d’accueillir notre camarade Pierre Cappanera et sa compagne, récemment arrivés à Paris.

À bientôt !

La rencontre s’est terminée, comme prévu, vers 22 heures, dans une atmosphère fraternelle et conviviale.

Les participants se sont donné rendez-vous prochainement, que ce soit à l’occasion de la célébration des Fêtes patriotiques chiliennes ou lors des prochaines activités.

À très bientôt !

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