19 avril, 2026

ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU PARTI SOCIALISTE DU CHILI


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FONDATION DU  PARTI SOCIALISTE DU CHILI
PHOTO MEMORIA CHILENA
LOGO DU PARTI
SOCIALISTE DU CHIL
I


FONDATION DU  PARTI SOCIALISTE DU CHILI
1933 -19 AVRIL- 2025
Le Parti socialiste du Chili (PSCh) est un parti politique chilien fondé le 19 avril 1933. 
SALVADOR ALLENDE ET MARMADUQUE GROVE 
Le Parti socialiste forme avec le Parti communiste les partis politiques les plus anciens du pays. Le PS fut fondé le 19 avril 1933 par Eugenio González, Marmaduke Grove et Salvador Allende en regroupant sous son programme toutes les fractions « non moscovites » de la gauche chilienne, comme les anarcho-syndicalistes, les trotskistes, les socialistes radicaux et les socialistes modérés. 

«De gauche à droite Octavio Reyes, Manuel Rodriguez,
Carlos Lorca Tobar,  Ariel Mancilla  Ramírez, Enrique "Chepo" Sepúlveda»
PHOTO FERNANDO VELO
Il forme très vite l’un des partis politiques les plus importants du pays, en gagnant les voix des classes populaires, estudiantins, intellectuelles et laborieuses. Lors de sa création, le parti approuve les principes du socialisme scientifique comme élément philosophique fondamental de son programme.(*)
"
FLYER PCCH
"Nous saluons le Parti socialiste du Chili (@pschile) à l'occasion de son 93e anniversaire. /
✊ Puisse l'unité des forces progressistes et les aspirations de notre pays
 continuer d'ouvrir la voie à plus de justice, de dignité et de transformation.

À BARCELONE, PEDRO SÁNCHEZ A ACCUEILLI LES PROGRESSISTES DU MONDE ENTIER

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PEDRO SANCHEZ, LE PREMIER MINISTRE ESPAGNOL, AU CENTRE
D’UN GROUPE DE DIRIGEANTS ET D’EX-DIRIGEANTS DE GAUCHE
SAMEDI 18 AVRIL À BARCELONE
PHOTO OSCAR DEL POZO

Courrier
international
Gauche. À Barcelone, le “super-héros” Pedro Sánchez a accueilli les progressistes du monde entier : Le rassemblement a réuni des figures comme Lula ou Claudia Sheinbaum avec pour ambition de défendre la démocratie. / Les extrêmes droites européennes se sont retrouvées samedi à Milan. Les progressistes du monde entier avaient eux rendez-vous à Barcelone pour un forum baptisé “En défense de la démocratie”. Politico Europe évoque plutôt “un meeting anti-Trump”, même si le nom de Donald Trump n’a pas été directement cité par les principaux intervenants.

Courrier international Lecture 2 min. Publié le 19 avril 2026 à 05h55, mis à jour le 19 avril 2026 à 05h55

Claudia Sheinbaum, la présidente mexicaine, Lula, Gustavo Petro ou Cyril Ramaphosa, ses homologues brésilien, colombien et sud-africain ont fait le déplacement jusqu’en Catalogne aux côtés d’environ 6 000 autres participants. Mais la vedette était locale. “La gauche internationale consacre Sánchez”, titre El País, en référence à Pedro Sánchez, le premier ministre espagnol.

LE PRÉSIDENT BRÉSILIEN LULA DA SILVA ET LE PRÉSIDENT ESPAGNOL
 PEDRO SÁNCHEZ LORS DE LA CLÔTURE DU SOMMET DE BARCELONE, SAMEDI.
PHOTO ALBERT GARCIA 

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Il a été le personnage principal d’un week-end destiné à remonter le moral du progressisme international […] maintenant que Donald Trump et ses alliés commencent à montrer des signes de faiblesse”, explique El País. Barcelone, “ville fétiche pour la gauche, la seule métropole espagnole où tout le pouvoir politique est entre les mains des socialistes”, faisait par ailleurs figure d’“endroit idéal” pour ce rassemblement.

LE PREMIER MINISTRE ESPAGNOL PEDRO SÁNCHEZ
 S'ADRESSANT AU PARLEMENT EN MARS.
PHOTO THOMAS COEX

“Pour beaucoup à gauche, Pedro Sánchez a émergé comme un super-héros progressiste”, résume le New York Times dans un article plutôt critique du dirigeant espagnol aux positions libérales sur l’immigration, l’environnement et la politique étrangère des États-Unis. D’après le journal américain, Donald Trump, à qui le premier ministre s’est opposé sur le Venezuela et sur l’Iran, est presque son “sauveur politique”. Leurs accrochages font oublier ses difficultés en matière de politique intérieure.

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DESSIN ENEKO

Pas de rencontre avec María Corina Machado

Nous allons tordre le bras de ceux qui se pensent complètement intouchables”, a déclaré M. Sánchez. “Les milliardaires à la cupidité sans limite, ceux qui spéculent sur les maisons des gens. Quand nous, les progressistes, arrivons au pouvoir, ce n’est pas pour servir les élites. Nous les remettons à leur place”, a poursuivi le chef du gouvernement espagnol, convaincu que “le temps de l’international d’extrême droite est terminé”.

Les dirigeants présents ont abordé une variété de sujets. Cuba notamment. Excelsior note que le Brésil, l’Espagne et le Mexique ont exprimé dans un communiqué commun leur inquiétude pour l’île, appelant à éviter d’aggraver les conditions de vie des Cubains et s’engageant à coordonner leur réponse humanitaire.

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La Tercera, quotidien chilien, retient l’intervention de Gabriel Boric, l’ancien président du pays. Il “a mis en garde contre l’affaiblissement du multilatéralisme, la désinformation et la montée des projets autoritaires” et milité pour la nomination de Michelle Bachelet, elle aussi ex-chef d’État du Chili, au poste de secrétaire générale des Nations unies. Une nomination, indique La Tercera, soutenue également par M. Sánchez. “Nous pensons qu’il est temps que les Nations unies soient renouvelées, réformées et dirigées par une femme. Ce n’est pas qu’une question de justice, c’est une question de crédibilité”, a-t-il souligné.

Parallèlement à ce rassemblement à Barcelone, María Corina Machado s’exprimait à Madrid. L’opposante vénézuélienne, prix Nobel de la paix, n’a justement pas souhaité rencontrer Pedro Sánchez alors qu’elle a échangé avec des membres du Parti Populaire et de Vox, la formation d’extrême droite, rapporte la RTVE. Ce qui s’est dit en Catalogne est, selon elle, “illustre pourquoi ce n’était opportun” de parler au premier ministre espagnol.

Courrier international

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EL PRIMER DEBATE DE LA GLOBAL PROGRESSIVE MOBILISATION, SOBRE
 LA DESINFORMACIÓN DE LA ULTRADERECHA EN LAS REDES SOCIALES
FOTO LUIS B. GARCÍA

SOBRE EL MISMO TEMA :

17 avril, 2026

PEDRO SANCHEZ INVITE LA GAUCHE MONDIALE À BARCELONE POUR UN SOMMET ANTI-TRUMP

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LE PREMIER MINISTRE SOCIALISTE ESPAGNOL PEDRO SANCHEZ
 EST DEVENU L'ICÔNE DE L'ANTI-TRUMPISME.
PHOTO HARUNA FURUHASHI

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Les Echos
Décryptage / Pedro Sanchez invite la gauche mondiale à Barcelone pour un sommet anti-Trump / Deux grands rassemblements de la gauche vont se tenir, ces vendredi et samedi à Barcelone, pour revendiquer la possibilité d'une alternative progressiste face aux dérèglements de l'ordre mondial imposés par Donald Trump. Avec le Premier ministre espagnol comme amphitryon.

Par Cécile Thibaud Publié le 17 avr. 2026 à 07:30Mis à jour le 17 avr. 2026 à 08:53

Barcelone se prépare pour un marathon de 48 heures de rassemblements progressistes et de déclarations anti-Trump. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a donné rendez-vous dans la cité catalane, ce vendredi, au président Lula da Silva pour y célébrer un sommet bilatéral hispano-brésilien.

« Trump, Milei, Noboa, Bukele, Kast dans l'enfer de Dante par Gustave Doré »

IMÁGEN IA CHATGPT

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Dans la foulée, les deux dirigeants se rendront samedi à la quatrième édition de la « Réunion en défense de la démocratie », un grand rassemblement où sont attendus les principaux dirigeants de gauche à l'échelle internationale. Née en 2024 comme un rendez-vous entre le dirigeant socialiste espagnol et les chefs d'Etat de la gauche latino-américaine, la convocation a été étendue cette fois au reste du monde. Avec la présence, à Barcelone, de leaders d'une quinzaine de pays et d'autres représentants de gouvernements européens, africains, asiatiques, des Caraïbes ou d'Océanie.

« Au moment où l'ordre mondial vacille »

En parallèle, durant ces deux jours, se tiendra un autre forum, Global Progressive Mobilisation (GPM), organisé à l'initiative des socialistes européens qui ont ouvert les invitations à d'autres organisations progressistes à travers le monde et appelé des experts, penseurs et chercheurs à participer à une série de débats autour des enjeux climatiques, économiques et sociaux.

« Dans tout ce genre de sommets et rassemblements, il y a une part de marketing politique, c'est évident, mais si cela peut servir à donner plus de visibilité à la construction d'une réponse progressiste face aux désordres de Trump, pourquoi pas ? », commente Hector Sanchez Margalef. Alors que ces derniers mois, ce sont les rassemblements des mouvements de l'ultradroite qui ont accaparé les feux des projecteurs, les organisateurs espèrent que, cette fois, c'est cette convergence de réunions et débats progressistes qui attirera l'attention.

« Le fait est que, face à Trump et à la crise au Moyen-Orient, Pedro Sanchez a su faire une lecture de la situation, manifester son désaccord et le rendre audible, souligne le chercheur du Cidob. Alors autant en profiter pour faire passer le message qu'au-delà des divergences entre les participants, ce qui les unit est plus fort. L'important est de relever le moral des troupes et de revendiquer l'idée qu'une alternative est possible. »

Cécile Thibaud (Correspondante à Madrid)

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EL PRIMER DEBATE DE LA GLOBAL PROGRESSIVE MOBILISATION, SOBRE
 LA DESINFORMACIÓN DE LA ULTRADERECHA EN LAS REDES SOCIALES
FOTO LUIS B. GARCÍA

SOBRE EL MISMO TEMA :

14 avril, 2026

TRUMP S'EN PREND AU PAPE LÉON XIV APRÈS SON MESSAGE ANTIGUERRE

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LA DERNIÈRE PUBLICATION DE DONALD TRUMP, UNE IMAGE
GÉNÉRÉE PAR IA LE REPRÉSENTANT SOUS LES TRAITS DU CHRIST,
A SUSCITÉ UNE VAGUE DE CRITIQUES, Y COMPRIS DE LA PART
DE SES PARTISANS. MONTAGE : AFP VIA GETTY IMAGES,
 @REALDONALDTRUMP VIA TRUTH SOCIAL
Logo
Les Echos
« Il fait joujou avec un pays qui souhaite se doter de l'arme nucléaire » : Trump s'en prend au pape Léon XIV après son message antiguerre / Le président des États-Unis n'a pas apprécié la déclaration de Léon XIV, qui appelait à fin des « démonstrations de force » et à la « médiation » ainsi qu'au « dialogue ».

Par Les Echos Publié le 13 avr. 2026 à 10:36Mis à jour le 13 avr. 2026 à 19:39

PHOTOMONTAGE DU CHRIST
 « BLASPHÉMATOIRE »

le président américain a visiblement été piqué au vif par les critiques du Pape Léon XIV sur la guerre en Iran. « Chers frères et sœurs, il existe certainement des responsabilités impératives qui incombent aux dirigeants des nations. Vers eux nous nous écrions : arrêtez ! Il est temps de faire la paix ! Asseyez-vous à la table du dialogue et de la médiation, et non à la table où se planifie le réarmement et où se décident des actions meurtrières ! », a déclaré samedi le pape américain, lors d'une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre-de-Rome.

DEPUIS SON ÉLECTION EN MAI 2025, LÉON XIV, NÉ À CHICAGO,
A PRIS UNE POSITION CLAIRE CONTRE CERTAINES
DÉCISIONS DE L'ADMINISTRATION TRUMP.
PHOTO TIZIANA FABI

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Donald Trump s'est senti visé par cette critique voilée et n'a pas tardé à répondre. « Je ne suis pas un grand fan du pape Léon. C'est quelqu'un de très progressiste, et c'est un homme qui ne croit pas à la lutte contre la criminalité », a déclaré dimanche Donald Trump à des journalistes à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland.

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► À lire aussi :     LES ÉTATS-UNIS ORDONNENT À LEURS AMBASSADES DE FAIRE ÉQUIPE CONTRE L'« HOSTILITÉ » ÉTRANGÈRE ET D'UTILISER X POUR « CONTRER LA PROPAGANDE ANTI-AMÉRICAINE ».

Dans la foulée, Trump a publié sur les réseaux sociaux une image le représentant comme une figure semblable à Jésus-Christ. On l'y voit vêtu d'une toge blanche et rouge, apposer sa main sur le front d'un malade sur un lit d'hôpital, une lumière divine émanant de son autre paume, entouré de personnes en prière. En toile de fond : un drapeau américain, des avions de chasse et deux aigles

L'image, probablement créée à l'aide d'une intelligence artificielle, a provoqué de vives critiques et a été retirée de son compte Truth Social quelques heures après avoir été mise en ligne. Trump a reconnu lundi avoir publié l'image, affirmant avoir pensé qu'elle le montrait comme un médecin et qu'elle avait un rapport avec la croix rouge. Une capture d'écran est toujours disponible dans cet article du « New York Times ».

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Accusations contre le pape

Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, né à Chicago, a pris une position claire contre certaines décisions de l'administration Trump, tout en maintenant ouverts les canaux de communication. Lors de sa déclaration de samedi, le pape avait toutefois fait attention à ne citer aucun responsable politique par son nom et aucun pays en particulier. « Assez de l'idolâtrie du moi et de l'argent ! Assez des démonstrations de force ! Assez de guerres ! La véritable force se manifeste en servant la vie », a-t-il ainsi lancé.

Donald Trump a accusé le souverain pontife de « faire joujou avec un pays qui souhaite se doter de l'arme nucléaire », en référence à l'Iran. Peu après, le président américain a publié un long message sur son réseau Truth Social, accusant pêle-mêle Léon XIV de soutenir le programme d'armement nucléaire iranien, de s'être opposé à l'opération militaire américaine au Venezuela en janvier et de rencontrer des sympathisants de l'ex-président démocrate Barack Obama, entre autres.

« Le pape Léon est FAIBLE face à la criminalité, et catastrophique en matière de politique étrangère », débute le message du président américain. Il y soutient plus loin que Léon XIV a été nommé pape « simplement parce qu'il est Américain, et que (l'Eglise, NDLR) s'est dit que ce serait la meilleure façon de gérer le président Donald. J. Trump », affirmant : « Léon ne serait pas au Vatican si je n'étais pas à la Maison-Blanche. »

« Je ne veux pas d'un pape qui critique le président des Etats-Unis, car je fais exactement ce pour quoi j'ai été élu, DE FACON ECRASANTE, à savoir faire baisser la criminalité à des niveaux historiquement bas et créer le plus grand marché boursier de l'histoire », a aussi écrit le président républicain.

Lundi, le pape a indiqué à des journalistes ne pas avoir « l'intention d'entrer dans un débat avec [Donald Trump]. « Je ne suis pas un politicien. Le message est toujours le même : promouvoir la paix », a déclaré Léon XIV. Il a toutefois affirmé ne pas avoir « peur de l'administration Trump ».

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a jugé « inacceptables » les paroles adressées par le président américain au pape. « Le pape est le chef de l'Église catholique, et il est juste et normal qu'il invoque la paix et qu'il condamne toute forme de guerre », a estimé la cheffe du gouvernement italien.

Avec l'AFP

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FLYER  EL WATAN


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BRÉSIL : L’EX-CHEF DU RENSEIGNEMENT DE JAIR BOLSONARO, EN FUITE AUX ÉTATS-UNIS, ARRÊTÉ PAR L’ICE

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ALEXANDRE RAMAGEM LORS D’UN DÉBAT TÉLÉVISÉ, SUR PROJAC GLOBO,
 EN TANT QUE CANDIDAT AUX ÉLECTIONS MUNICIPALES
 DE RIO DE JANEIRO, AU BRÉSIL, LE 3 OCTOBRE 2024.
PHOTO MAURO PIMENTEL

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Le Monde

International / Brésil : l’ex-chef du renseignement de Jair Bolsonaro, en fuite aux États-Unis, arrêté par l’ICE / La police de l’immigration américaine, en collaboration avec la police fédérale brésilienne, a arrêté en Floride le fugitif, qui avait conspiré pour maintenir l’ancien président brésilien au pouvoir après sa défaite électorale en 2022.

Le Monde avec l'AFP Publié hier à 23h32 Temps de Lecture 1 min.

Alexandre Ramagem, un ancien chef des renseignements brésiliens condamné avec l’ex-président Jair Bolsonaro à la prison pour tentative de coup d’Etat, a été arrêté aux Etats-Unis où il avait fui, selon les autorités brésiliennes.

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Selon la police fédérale brésilienne (PF), « un Brésilien condamné par la Cour suprême a été arrêté à Orlando, en Floride, par la police américaine de l’immigration (ICE) ». Une source de la PF a confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) qu’il s’agissait d’Alexandre Ramagem, condamné à seize ans de réclusion en septembre dernier.

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Sur le site internet officiel de la police américaine de l’immigration, il est simplement précisé qu’il est « retenu par l’ICE », sans autres détails. « Cette arrestation est le fruit d’une coopération policière internationale entre la Police fédérale et les autorités policières des États-Unis », a souligné la PF dans un communiqué.

Logiciel espion israélien

M. Ramagem, un ancien député âgé de 53 ans, « est considéré comme fugitif par la justice brésilienne après sa condamnation pour organisation criminelle armée, coup d’État et tentative d’abolition violente de l’État de droit », a précisé la police brésilienne. Le 11 septembre 2025, il a été condamné dans le procès au cours duquel l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro s’est vu infliger une peine de 27 ans de prison.

Ils ont été reconnus coupables d’avoir conspiré pour le maintien au pouvoir de M. Bolsonaro malgré sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva au scrutin de 2022. Homme de confiance de Jair Bolsonaro, Alexandre Ramagem a dirigé sous sa présidence l’agence de renseignement Abin de juillet 2019 à mars 2022.

Dans une autre affaire, la police fédérale a recommandé l’an dernier son inculpation pour son implication présumée dans un réseau d’espionnage illégal au profit de M. Bolsonaro pendant son mandat. Les enquêteurs soupçonnent des fonctionnaires de l’Abin d’avoir utilisé un logiciel espion israélien dénommé FirstMile pour espionner des personnalités politiques de tous bords, des juges de la Cour suprême ou encore des journalistes.

Le Monde avec AFP


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13 avril, 2026

LE CHILI INVITE UNE ENTREPRISE DE DÉFENSE ISRAÉLIENNE AU SALON FIDAE2026

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PHOTOMONTAGE EL CIUDADANO
Le Chili invite une entreprise de défense israélienne au salon FIDAE2026 / Santiago. Le nouveau gouvernement chilien dirigé par José Antonio Kast a invité l’entreprise de défense publique israélienne Israel Aerospace Industries (IAI) au plus grand salon aéronautique d’Amérique latine. L’entreprise est accusée d’être directement impliquée dans la guerre et les crimes contre les droits de l’homme à Gaza et de fournir des armes pour les droits de l’homme et les crimes de guerre contre la minorité musulmane Rohingya au Myanmar. L’exposition a débuté mardi à l’aéroport de la capitale chilienne et se terminera ce dimanche. Depuis 1980, le FIDAE est devenu l’un des cinq plus grands salons de l’aéronautique. De plus en plus, elle sert également de vitrine pour la technologie militaire internationale.

Alexandre Leclerc 12 avril 2026

ALEXANDRE LECLERC

Avec la décision de dernière minute du gouvernement d’autoriser la réadmission de Kast, le plus grand fabricant israélien d’équipements de défense, cela rompt avec les normes fixées pour le salon par les deux gouvernements précédents. Le gouvernement conservateur de droite de Sebastian Piñera a exclu les entreprises militaires russes du FIDAE en 2022 en raison de la guerre d’agression contre l’Ukraine, et le gouvernement de Gabriel Boric a refusé d’autoriser Israël à exposer au salon en 2024 sur la base des mêmes principes. L’exposition ne doit pas servir de plateforme pour la promotion de la technologie militaire émanant d’États dont les capacités militaires sont utilisées dans le contexte de graves violations avérées des droits de l’homme et du droit international. Cette décision a reçu un large soutien de tous les partis et de la communauté internationale au Chili (a rapporté America21).

LE CHILI INVITE UNE ENTREPRISE DE DÉFENSE ISRAÉLIENNE AU SALON FIDAE2026

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

En raison du caractère étatique de l’IAI, le Chili contribue à la promotion d’une institution qui fait structurellement partie de l’État dont la politique d’occupation a été déclarée illégale par la Cour internationale de Justice (CIJ) en juillet 2024, affirment les médias. Le rapport 2025 de la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la Palestine, Francesca Albanese, attribue explicitement l’IAI aux entreprises qui soutiennent « l’économie de l’occupation, de l’apartheid et du génocide ».

► À lire aussi :     LES ÉTATS-UNIS ORDONNENT À LEURS AMBASSADES DE FAIRE ÉQUIPE CONTRE L'« HOSTILITÉ » ÉTRANGÈRE ET D'UTILISER X POUR « CONTRER LA PROPAGANDE ANTI-AMÉRICAINE ».

Des pays européens comme la France, l’Espagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne ont sévèrement restreint, voire totalement interdit, la participation des entreprises israéliennes aux grandes expositions aérospatiales depuis 2023, et le commerce de biens militaires a été suspendu ou bloqué.

► À lire aussi :     CUBA / PREMIÈRES LIBÉRATIONS APRÈS L’ANNONCE DE LA GRÂCE ACCORDÉE À PLUS DE 2 000 PERSONNES

La communauté palestinienne du Chili, la plus grande en dehors du Moyen-Orient avec un demi-million de personnes, a réagi négativement à la nouvelle de la présence de l’IAI à la FIDAE 2026 dans une déclaration publique, la qualifiant de « transgression inacceptable, grave, douloureuse et morale ». Cette décision « rompt avec la tradition de l’État chilien, affecte l’intérêt national primordial, affaiblit sa position dans le monde et représente une provocation directe et une insulte à une communauté de plus d’un demi-million de Chiliens».

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DESSIN CARLOS LATUFF


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04 avril, 2026

CUBA / PREMIÈRES LIBÉRATIONS APRÈS L’ANNONCE DE LA GRÂCE ACCORDÉE À PLUS DE 2 000 PERSONNES


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DES DÉTENUS SONT LIBÉRÉS DE LA PRISON
DE LA LIMA À LA HAVANE LE 3 AVRIL 2026. 
PHOTO YAMIL LAGE
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La Croix
Cuba : premières libérations après l’annonce de la grâce accordée à plus de 2 000 personnes / 
Des premiers détenus ont été libérés de la prison de La Lima à La Havane vendredi 3 avril 2026, après l’annonce de la grâce accordée à 2 010 détenus la veille. Il s’agit de la deuxième vague de libérations en moins d’un mois, alors que le pays fait face à une pression accrue des États-Unis.

La Croix (avec l'AFP) Modifié le 3 avril 2026 à 17h58 Lecture : 2 min

Les autorités de Cuba ont commencé à libérer des prisonniers vendredi après avoir annoncé la veille la grâce de 2 010 détenus, la deuxième vague de libérations en moins d’un mois alors que La Havane fait face à une pression accrue de la part des États-Unis.

► À lire aussi :     LES ÉTATS-UNIS ORDONNENT À LEURS AMBASSADES DE FAIRE ÉQUIPE CONTRE L'« HOSTILITÉ » ÉTRANGÈRE ET D'UTILISER X POUR « CONTRER LA PROPAGANDE ANTI-AMÉRICAINE ».

Une vingtaine de prisonniers ont été libérés dans la matinée, ont constaté des journalistes de l’AFP. À leur sortie de la prison de La Lima, dans l’est de La Havane, plusieurs personnes libérées pleuraient et embrassaient les proches qui les attendaient.

LE GOUVERNEMENT CUBAIN A ANNONCÉ AVOIR GRACIÉ PLUS
DE 2 000 DÉTENUS POUR PÂQUES, JEUDI 2 AVRIL 2026.
 (PHOTO D’ILLUSTRATION)  ALEJANDRO ERNESTO 

Certains émergeaient de l’établissement pénitentiaire avec leurs affaires dans des valises et sacs à dos, quand d’autres portaient un simple baluchon sur l’épaule.

« Une très grande bénédiction »

« C’est une très grande bénédiction, cette grâce est vraiment bien tombée pour un paquet de détenus », a témoigné Damian Fariñas, âgé de 20 ans. Il explique avoir été surpris par la nouvelle. Le jeune homme avait déjà effectué un an et huit mois de prison, pour vol avec effraction. Jeudi soir, le gouvernement cubain avait annoncé une vague de grâces présentée comme un « geste humanitaire » à l’occasion de la Semaine sainte.

LA GUERRE DES NERFS
DESSIN LEFRED-THOURON

La Havane n’a pas mentionné de lien avec les discussions en cours avec les États-Unis, mais cette décision est intervenue quelques jours après que le président américain Donald Trump a desserré un blocus pétrolier de facto contre Cuba en autorisant un pétrolier russe à livrer du brut à l’île communiste en manque de carburant.

L’administration Trump a réclamé un changement de système sur l’île de 9,6 millions d’habitants, dirigée par les communistes, et le président américain a laissé entendre qu’il pourrait « prendre Cuba ». Mais les deux parties ont également tenu des pourparlers récemment.

La libération de prisonniers politiques est depuis longtemps une exigence centrale des États-Unis à l’égard de Cuba.

PHOTO TASS

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Le gouvernement cubain n’a pas identifié les prisonniers graciés ni précisé les infractions qu’ils avaient commises, mais il a indiqué que les libérations seraient fondées sur la nature des crimes, la bonne conduite en prison, des raisons de santé et la durée de la peine déjà purgée. Il a précisé que les personnes libérées n’incluraient pas celles ayant commis des meurtres, des agressions sexuelles, des crimes liés à la drogue, des vols avec violence ou des « délits contre l’autorité ».

Les autorités ont indiqué que parmi les libérés figureraient des jeunes, des femmes et des détenus de plus de 60 ans, ainsi que « des étrangers et des citoyens cubains résidant à l’étranger »