28 août, 2026

CANADA / TRUMP, LE VANDALE

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LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN, DONALD TRUMP
PHOTO JACQUELYN MARTIN

La Presse
Guerre commerciale / Trump, le vandale / Ils nous considèrent vraiment comme un vassal. Les États-Unis de Trump nous voient comme les Belges voyaient le Congo au XIXème siècle : un territoire à piller. / Les Américains, figurez-vous donc, voulaient une sorte de droit de regard sur les ententes commerciales signées par le Canada avec d’autres pays. / Traduction : ne signez surtout pas d’ententes commerciales avec l’Europe, l’Asie, le Moyen-Orient. Restez prisonniers de la géographie, restez prisonniers des US of A !

Patrick Lagacé  La Presse Publié le 23 août

Et les États-Unis, je ne blague pas, voulaient aussi un droit de premier refus sur les droits miniers consentis par le Canada à des sociétés étrangères. Nous faisons une entente avec une société française pour l’exploitation d’une mine de nickel ou de lithium ?

Mononcle Donald voulait pouvoir biffer l’entente au profit d’une société américaine !

En plus, les négociateurs de Trump voulaient nous imposer une clause qui aurait permis aux États-Unis de réimposer des droits de douane de 50 % dans le cas où… Eh bien, dans le cas où mononcle Donald en aurait eu soudainement envie.

Trump demandait un droit de cuissage sur le Canada, Mark Carney
a dit non” Dessin de Côté paru dans Le Soleil, Québec.
"
DESSIN ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ

À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Et en guise de cadeau de remerciement, il aurait fallu, semble-t-il, rogner sur les lois qui imposent un minimum de français (sur les emballages, comprend-on) et sur le soutien culturel en général et au français en particulier.

► À lire aussi :       LES PREMIÈRES FLEURS DU CÉLÈBRE « DESIERTO FLORIDO » 

Trump demandait un droit de cuissage sur la société canadienne. Mark Carney a dit non. Il a bien fait.

Oui, ça va nous faire mal. Mais devenir un vassal du voisin ? No, thanks.

C’est pourtant aux États-Unis qu’a été inventée l’expression If it ain’t broke, don’t fix it : « Si c’est pas brisé, essaie pas de le réparer. » Cette expression est un monument au pragmatisme américain.

Et le partenariat États-Unis–Canada est un partenariat qui n’était pas brisé. Les États-Unis ont des problèmes plus importants que le Canada, mais on dirait que Trump a décidé de « réparer » la relation en « brisant » ce pays qu’il désigne comme le 51ème État.

« José Antonio Kast en guerrier vandale, selon Gélimer, roi des Vandales »
 IMAGES IA CHATGPT

Ce n’est pas seulement fâchant, c’est carrément fou.

Heureusement, les Américains ne sont pas tous aussi aveugles que leur président. Je cite Gavin Newsom, gouverneur de la Californie, sur X :

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« Notre plus proche allié. Un partenaire commercial essentiel. Et Trump frappe le Canada avec des droits de douane de 50 %. What the actual fuck are we doing? »

Économiquement, socialement, économiquement, militairement : le Canada et les États-Unis sont imbriqués comme une pelote de laine, au bénéfice des deux pays. Nos entreprises, nos armées, nos familles, nos liens d’amitié, nos imaginaires sont influencés les uns par les autres.

Bref, à l’échelle du monde, jusqu’à tout récemment, le partenariat canado-américain était un exemple de cohabitation économique, militaire, sociale et politique pacifique et productive.

Puis les États-Unis ont élu Trump…

Et tout a changé. Pas seulement pour nous.

Pour le monde entier.

Nous avons basculé dans le monde à l’envers, où le faux est vrai, le mensonge est la vérité, la stupidité est l’intelligence. Où ce qui marche est brisé.

Et dans un monde où le président des États-Unis appuie le dictateur Poutine dans son agression contre l’Ukraine, pas étonnant que le Canada soit vu comme une « menace » pour les États-Unis…

La décision de Mark Carney de stopper les négociations avec le régime mafieux américain – Trump négocie comme la mafia « négocie » en vous demandant un pizzo pour ne pas mettre le feu à votre commerce – va nous faire mal.

Mais je préfère avoir mal avec cette rupture (peut-être) temporaire que de devenir un vassal des USA.

Dans le monde de Trump, où le mensonge est vérité, c’est un euphémisme de dire que le président a des priorités qui sont, elles aussi, à l’envers.

Et Mark Carney, samedi matin, a prononcé des mots lourds de sens, à ce sujet : « Ce que je vais dire n’a pas de sens, mais c’est ainsi que le monde fonctionne : les marchés ignorent parfois [les] “fondamentaux”, et soudainement, ils s’y intéressent. Et quand ils s’y intéressent, si votre maison n’est pas propre, c’est trop tard. »

Il faisait allusion à la dette américaine, hors de contrôle, qui a atteint 40 000 milliards de dollars cette semaine, une dette prioritairement détenue par le Japon, le Royaume-Uni, la Chine, la Belgique et le Canada…

Les États-Unis ont de plus gros problèmes que des Toyota construites en Ontario, qu’une modeste taxe numérique canadienne imposée à Google et que les 2X4 de la forêt québécoise qui soutiennent leurs bungalows.

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[IMAGE D'ILLUSTRATION GÉNÉRÉE
PAR L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE]
RT EN FRANÇAIS

Après «Lake America» de Trump, les Canadiens ne veulent plus parler d'«attaques terroristes» pour le 11-Septembre 28 août 2026, 18:51 / Les tensions avec les États-Unis ne se limitent plus aux droits de douane : elles gagnent désormais les mots et les symboles. / Après le rebaptême du lac Ontario en «Lake America» par Trump, CBC News demande à ses journalistes de ne plus qualifier directement le 11-Septembre d'«attaques terroristes»./ En savoir plus sur RT en français / Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ? 


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24 août, 2026

MÉLENCHON EN POSITION DE SECOND TOUR / LFI EN DÉMONSTRATION DE FORCE

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JEAN-LUC MÉLENCHON ENTOURÉ DES CADRES DE LA FRANCE INSOUMISE,
LE 23 MAI, À VALENCE, DEVANT PRÈS DE 10 000 PERSONNES.

RT France
Un sondage présenté le 24 août indique que Jean-Luc Mélenchon se qualifierait au second tour face à Marine Le Pen dans plusieurs configurations, porté par une dynamique confirmée lors des universités d'été de LFI. / Le leader insoumis progresse nettement dans les intentions de vote et apparaît en mesure d'accéder au second tour de la présidentielle 2027.

RT en français 24 août 2026, 12:57

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Durant l'été, son mouvement a multiplié les démonstrations de force avec ses universités d'été mais aussi avec une véritable occupation du terrain médiatique.
« MÉLENCHON 27 » : LA FRANCE INSOUMISE LANCE
SON MAILLOT DE FOOT POUR LA COUPE DU MONDE

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Une dynamique confortée par la mobilisation militante

Un sondage Harris Interactive-Toluna pour M6 et RTL place Jean-Luc Mélenchon entre 16 % et 17 % des intentions de vote, contre 12 % en avril. Dans plusieurs hypothèses, il se hisse au second tour face à Marine Le Pen (35 à 38 %), devançant ou égalant Édouard Philippe.

Cette progression survient au moment où LFI a réuni plus de 8 000 participants aux Amfis de Châteauneuf-sur-Isère, l'université d'été de La France insoumise.

« La France insoumise est prête à gouverner dès 2027 », a martelé Mélenchon, qui a teinté son discours d'écologie avec la « planification » et une « conscription écologique ».

Le mouvement se targue d'être « plus puissant sur tous les points » qu'en 2022, en militants, parlementaires et programme. À gauche, la concurrence apparaît limitée. Raphaël Glucksmann, qui vient d'officialiser sa candidature, plafonne autour de 10 %. LFI tend la main aux Écologistes à condition qu'ils soutiennent Mélenchon, tandis que les polémiques contre les préfets ou le budget à venir du gouvernement maintiennent le mouvement à la une.

Sur X, le député Hadrien Clouet a ironisé sur la candidature Glucksmann : « M. Glucksmann a parlé. Jean-Luc Mélenchon a gagné 1 point ».

La dynamique à gauche semble en effet très favorable au candidat insoumis, qui progresse dans les sondages en dépit des attaques politiques et médiatiques. Le possible rassemblement des écologistes, divisé sur la question du candidat, pourrait parfaire la stratégie de Jean-Luc Mélenchon et donner un signal d'ouverture dans sa campagne électorale.

RT en français


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22 août, 2026

FUTUR CHEF DE L'ONU: LES CINQ FEMMES ET LES TROIS HOMMES EN LICE

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 LA DIPLOMATE ÉQUITORIENNE IVONNE A-BAKI AU
SIÈGE DE L'ONU NEW YORK LE 20 AOÛT 2026.
PHOTO CHARLY TRIBALLEAU 

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France24
Nations unies (États-Unis) (AFP) – Cinq femmes et trois hommes sont candidats pour remplacer Antonio Guterres à la tête de l'ONU, un poste sensible dans un monde ravagé par les conflits, où les grandes puissances chargées de cette nomination sont également divisées.

France 24 Publié le : 21/08/2026 - 05:05 Temps de lecture 7 min 

Tour d'horizon des différents candidats, par ordre alphabétique:

Ivonne A-Baki

Entrée en lice cette semaine, la diplomate équatorienne, ancienne ambassadrice de Quito aux États-Unis et en France, a vu sa candidature portée par les Tonga.

À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Agée de 75 ans, née de parents libanais, elle a notamment joué un rôle crucial dans le rapprochement entre l'Equateur et son voisin péruvien après plusieurs conflits frontaliers.

Elle plaide pour une ONU moins bureaucratique et davantage axée sur des résultats concrets, tout en se présentant comme une diplomate capable de restaurer le multilatéralisme.

► À lire aussi :       ÉLECTION. ONU : LA COURSE À LA SUCCESSION D’ANTÓNIO GUTERRES EST LANCÉE


L'ANCIENNE PRÉSIDENTE CHILIENNE MICHELLE BACHELET,
LORS D'UN DÉBAT ORGANISÉ À GENÈVE LE 9 JUIN 2026.
PHOTO FABRICE COFFRINI 

Michelle Bachelet

Agée de 74 ans, la socialiste, torturée pour son opposition au régime d'Augusto Pinochet, a été la première femme présidente du Chili (2006-2010 puis 2014-2018), devenant une personnalité politique internationale de premier plan.

Son passage à la tête du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme lui a attiré certains ressentiments. La Chine a ainsi critiqué un rapport accablant sur le sort de la minorité des Ouïghours.

La Chilienne fait également l'objet de critiques américaines concernant sa position pro-avortement.

Elle plaide pour un secrétaire général qui soit une "voix de la morale", même sous la pression des grandes puissances.

Sa candidature est portée par le Mexique et le Brésil. Le Chili lui a retiré son soutien après la prise de fonction du président d'extrême droite José Antonio Kast.

► Lea también :       TRADUCIR EL BLOG

L'ANCIENNE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA
DÉFENSE DE L'EQUATEUR À MONTEVIDEO, LE 3 AOÛT 2026.
PHOTO SANTIAGO MAZZAROVICH 

Maria Fernanda Espinosa

L'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l'Equateur à Montevideo, le 3 août 2026.

L'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l'Equateur, 61 ans, voit les Nations unies comme l'"unique plateforme universelle" qui "s'occupe des défis communs de l'humanité", même si elle appelle à réformer l'institution davantage.

L'ancienne présidente de l'Assemblée générale de l'ONU suggère aussi la création d'un mécanisme d'"alerte précoce" pour collecter les signaux du terrain et empêcher un conflit avant qu'il ne se déclenche.

Elle n'est pas soutenue par son pays, sa candidature étant portée par Antigua-et-Barbuda.



Rafael Grossi

Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Tokyo, le 26 juin 2026.

Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Tokyo, le 26 juin 2026. © Philip FONG / AFP

Diplomate de carrière, l'Argentin de 65 ans, nommé par son pays, est entré sous les projecteurs en prenant la tête de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) en 2019.


Ce poste l'a amené à s'occuper du programme nucléaire iranien et du dossier de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia occupée par la Russie. Deux dossiers brûlants qui concernent des membres permanents du Conseil de sécurité.


Il ne s'est pas mis en retrait de ce poste pour la campagne, estimant que ce serait "manquer à son devoir".


Selon certains observateurs, il a présenté une position plus radicale concernant la réforme de l'ONU et défend un secrétaire général devant être présent sur le terrain.

LA COSTARICAINE REBECA GRYNSPAN, L'UNE DES CANDIDATES AU POSTE
DE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'ONU, À MONTEVIDEO LE 3 AOÛT 2026.
PHOTO  SANTIAGO MAZZAROVICH

Rebeca Grynspan

L'ancienne vice-présidente du Costa Rica, âgée de 70 ans et soutenue par son pays, est la patronne de l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced) dont elle s'est mise en retrait pour la campagne.

À ce titre, elle a négocié en 2022, avec Moscou et Kiev, "l'Initiative de la mer noire" pour faciliter l'exportation des céréales ukrainiennes après l'invasion russe.

Forte de son histoire personnelle, avec des parents juifs ayant "à peine survécu" à l'Holocauste avant d'immigrer au Costa Rica, elle déplore que l'ONU soit devenue "une organisation conservatrice en matière de risque", en n'essayant pas assez de peser sur les conflits.

Au terme d'une première séance de "vote indicatif" organisée par le Conseil de sécurité de l'ONU le 30 juillet, c'est elle qui a reçu le plus de mentions favorables de la part des 15 membres.

L'ANCIEN SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT DE L'ONU L'OUGANDAIS
OLARA OTUNNU, À KAMPALA LE 30 AOÛT 2010.
PHOTO MARC HOFER

Olara Otunnu

L'Ougandais de 75 ans est l'un des deux candidats n'étant pas issus d'Amérique latine, continent qui revendique le poste en vertu d'une tradition de rotation géographique.

Il a notamment été secrétaire général adjoint de l'ONU et représentant spécial pour les enfants et les conflits armés de 1997 à 2005, sous l'autorité de Kofi Annan, alors secrétaire général de l'ONU.

Il s'était présenté à l'élection présidentielle de 2011 comme candidat du parti d'opposition Uganda People's Congress, mais a été battu par le président de longue date Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

L'ANCIENNE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DU GUYANA,
 AU SIÈGE DE L'ONU À NEW YORK LE 23 JUILLET 2026.
PHOTO LEONARDO MUNOZ

Carolyn Rodrigues-Birkett

L'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, proposée par son pays dont elle est l'ambassadrice à l'ONU, est à 52 ans la plus jeune des six prétendants.

Elle plaide pour restaurer la "crédibilité" en berne de l'ONU, soulignant que l'organisation ne doit pas être jugée sous le seul "prisme de la paix et de la sécurité" mais aussi sur ses actions en matière de développement et de défense des droits humains.

L'ANCIEN PRÉSIDENT SÉNÉGALAIS MACKY SALL
AU SIÈGE DE L'ONU À NEW YORK, LE 22 AVRIL 2026
PHOTO CHARLY TRIBALLEAU 

Macky Sall

Agé de 64 ans, l'ancien homme fort du Sénégal entre 2012 et 2024, a notamment insisté dans sa candidature sur la représentation du Sud global dans les instances internationales.

Il a aussi souligné le lien intrinsèque entre paix et développement.

Présentée par le Burundi, sa candidature a finalement reçu le soutien de Dakar.

Les autorités sénégalaises l'accusaient pourtant d'avoir réprimé dans le sang les violentes manifestations politiques ayant fait des dizaines de morts entre 2021 et 2024.

© 2026 AFP


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FLYER PCCH

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21 août, 2026

MAISON DE L’ARGENTINE : LA MAIRIE DE PARIS DEMANDE AU QUAI D’ORSAY D’ENQUÊTER SUR SON NOUVEAU DIRECTEUR LIÉ À L’EXTRÊME DROITE

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LA FAÇADE DE LA MAISON DE L’ARGENTINE, À LA CITÉ
INTERNATIONALE  UNIVERSITAIRE DE PARIS, LE 18 MARS 2024. 
PHOTO JULIE SEBADELHA
INTERNATIONAL ARGENTINE 
Le Monde
Santiago Muzio a pris la tête de la Maison de l’Argentine, située dans la Cité internationale universitaire de Paris, en 2024, après avoir dirigé l’antenne de Madrid de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques, université privée fondée par la députée européenne d’extrême droite Marion Maréchal. [Le réseau de la « fachosphère » se tisse peu à peu]

Le Monde avec l'AFP Publié aujourd’hui à 12h43, modifié à 16h36  Temps de Lecture 1 min.

Santiago_Muzio
par Fabien_Clairefond

Les élues de la Ville de Paris chargées de l’université, Mélody Tonolli, et des relations internationales, Audrey Pulvar, demandent au ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, « une enquête sur la gestion et le fonctionnement de la Maison de l’Argentine », dans une lettre envoyée le 30 juillet, que l’Agence France-Presse (AFP) a pu consulter. Ce haut lieu de diffusion culturelle et scientifique est au cœur de polémiques depuis que le gouvernement de Javier Milei a nommé l’avocat franco-argentin Santiago Muzio à sa direction.

SANTIAGO MUZIO ET MARION MARÉCHAL

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

La Cité internationale universitaire de Paris (CIUP) est un immense campus situé dans le sud de Paris qui accueille chaque année 12 000 étudiants, chercheurs et artistes de 150 nationalités dans 47 maisons, dont celle de l’Argentine, selon son site Internet.

Dans ce courrier, Mmes Tonolli et Pulvar expriment leur inquiétude face aux « décisions d’évictions » de « plusieurs résident·e·s » de la Maison de l’Argentine « sans solution pérenne de relogement pour la rentrée ». Elles déplorent, en outre, le retrait d’une plaque commémorative consacrée aux 30 000 disparus de la dictature argentine.

"Santiago Muzio, directeur de la Maison de l’Argentine
à la Cité Universitaire de Paris, nommé par Javier Milei,
a fait retirer la plaque commémorative en hommage
aux 30 000 disparus et victimes du terrorisme
d’État de la dernière dictature militaire argentine."
PROFIL INSTAGRAM DE THOMAS_PORTES

« Nous déplorons par ailleurs que soient autorisées (…) des réunions diffusant des idéologies d’extrême droite, négationnistes, porteuses de haine et de discriminations », écrivent-elles. Si de tels faits étaient avérés, ils seraient « de nature à entraîner une ferme protestation de la Ville de Paris », soulignent-elles.

Refus de signer la charte des valeurs de la Cité universitaire

Santiago Muzio a pris la tête de la Maison de l’Argentine en 20
24, après avoir dirigé, à partir de 2020, l’antenne de Madrid de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques, université privée fondée par la députée européenne d’extrême droite française Marion Maréchal, nièce de Marine Le Pen. Cette dernière est candidate à l’élection présidentielle de 2027 en France.

Depuis, cette résidence, créée en 1928, s’est retrouvée au cœur de plusieurs polémiques. Son directeur a refusé de signer la charte des valeurs de la CIUP, qui interdit notamment les discriminations fondées sur le genre ou l’orientation sexuelle.

La lettre demande ainsi l’intervention du gouvernement français « auprès des autorités argentines afin de leur rappeler fermement la nécessité de respecter les valeurs républicaines et les règles » de la CIUP, en particulier des principes de neutralité, de pluralisme, de liberté académique et de non-discrimination, a expliqué à l’AFP la Mairie de Paris.

Contactés par l’AFP, ni le ministère des affaires étrangères, ni le ministère de l’enseignement supérieur, ni la Maison de l’Argentine et son directeur n’avaient réagi dans l’immédiat.

Le Monde avec l'AFP 


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19 août, 2026

APRÈS SON ÉLOGE DE MÉLENCHON SUR LE CLIMAT, MONIQUE BARBUT PLONGE LE GOUVERNEMENT DANS LA POLÉMIQUE

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MONIQUE BARBUT, MINISTRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE,
À PARIS, LE 12 AOÛT 2026.
PHOTO ALBERT FACELLY

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RT France
La ministre de la Transition écologique est vivement critiquée après avoir loué les propositions climatiques de Jean-Luc Mélenchon. Invitation de Manuel Bompard aux universités d’été de LFI, appels à la démission et réaction du leader insoumis : retour sur une sortie qui embarrasse Matignon. / Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, se retrouve une nouvelle fois au centre des tensions au sein de l’exécutif. Dans un entretien à Libération, elle a affirmé que Jean-Luc Mélenchon « est celui qui intègre le plus la question du climat dans ses propositions économiques et sociales », tout en précisant qu’il n’était « pas [sa] tasse de thé ».

RT en français 19 août 2026, 11:28

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UNE DU JOURNAL LIBÉRATION
DU LUNDI 17 AOÛT 2026
Ces propos, tenus alors que le gouvernement multiplie les déplacements sur les crises climatiques, ont immédiatement déclenché un tollé un peu plus d’un mois après son faux départ du gouvernement et trois semaine après son refus de se déplacer auprès des sinistrés des incendies, préférant se reposer dans sa villa climatisée.

LA MINISTRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE
MONIQUE BARBUT À PARIS, LE 12 AOÛT.
PHOTO ALBERT FACELLY

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Une invitation de LFI, un refus catégorique et des polémiques en pagaille

Le 18 août, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a saisi l’occasion. Sur BFMTV-RMC, il a officiellement invité la ministre à venir débattre aux universités d’été du mouvement, à Châteauneuf-sur-Isère, pour confronter les propositions écologiques. « Ce serait bien pour le pays tout entier qu’on puisse débattre des mesures écologiques, du programme écologique de Jean-Luc Mélenchon et de ses propositions à elle », a-t-il lancé.

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Monique Barbut a rapidement décliné sur LinkedIn. « Certains veulent me faire dire ce que je n’ai pas dit. Non, je n’ai pas encensé le programme de Jean-Luc Mélenchon, avec lequel j’ai de profonds désaccords. Et non, je n’irai pas à ses universités d’été », a-t-elle expliqué, insistant sur la distinction entre méthode et adhésion à un programme.

CAPTURE D'ÉCRAN

Les critiques n’ont pas tardé. Au gouvernement, une source fustige un « sabordage » : « Ce n’est même plus de l’amateurisme, c’est du sabordage du gouvernement Lecornu et même du président Macron ».

Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a pris ses distances sur Franceinfo, refusant de partager ces propos. Des appels à la démission circulent, alors que Monique Barbut avait déjà présenté sa démission en juillet avant d’être maintenue par Emmanuel Macron.

Sur X, le maire Horizons Arnaud Péricard interrogeait déjà le Premier ministre sur la nécessité de « faire revenir à la raison » sa ministre.

Jean-Luc Mélenchon a quant à lui réagi avec une pointe de provocation. Sur X, il a écrit : « Merci madame Barbut pour votre réponse argumentée et respectueuse de vos interlocuteurs. Le désaccord est la raison d’être de la démocratie. [...] On aurait aimé dialoguer avec vous, non pour vous accabler, mais pour connaître votre analyse de notre projet d'éco-régions. Tant pis. Mais nous savons que nous nous retrouverons pour bien faire quand nous les mettrons en œuvre après notre victoire ».

Cette polémique s’inscrit dans un contexte déjà tendu pour la ministre, souvent jugée « encombrante » par ses collègues notamment depuis sa volte-face avec son faux départ du gouvernement. Matignon a tenté de calmer le jeu en soulignant que l’entretien avait été « relu et corrigé » et que seule la progression des dossiers importait. Pourtant, les propos de Monique Barbut continuent d’alimenter les débats, illustrant les fissures au sein de l’exécutif en pleine pré-campagne présidentielle alors que les partisans d’Edouard Philippe et de Gabriel Attal tentent de prendre leur distance avec l’exécutif macronien et Sébastien Lecornu.


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15 août, 2026

WASHINGTON ACCUSE PLUS DE 40 PAYS D'AIDER LA CHINE À CONTOURNER LES DROITS DE DOUANE AMÉRICAINS

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CHEVAL DE TROIE

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RT France
Selon un rapport de la Maison Blanche, ce système, fondé sur des transformations minimes et des changements d'origine apparente, ferait perdre chaque année jusqu'à 26 milliards de dollars de recettes aux États-Unis. Le Canada, le Mexique, le Japon et l'Union européenne figurent parmi les principaux pays cités.  [« Le Chili n'est l'arrière-cour de personne » déclaration du ministre de la Défense du Chili, Fernando Barros *]

RT en français 14 août 2026, 19:49 

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RAPPORT

Ces accusations figurent dans un rapport du gouvernement américain du 13 août intitulé « La grande arnaque au transbordement », dont la couverture représente un cheval de Troie.


FLYER COIN ACADEMY

À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Selon le document, Pékin aurait recours aux pays tiers pour effectuer des opérations limitées sur des produits chinois : transformation mineure, réétiquetage, reconditionnement ou autres modifications peu importantes. Ces opérations permettent ensuite de présenter les marchandises comme provenant d'un autre pays et ainsi d'échapper aux droits de douane élevés appliqués aux produits chinois.

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La Maison-Blanche affirme que des producteurs soutenus par l'État chinois et des sociétés commerciales acheminent à cette fin leurs marchandises vers des juridictions offrant une main-d'œuvre bon marché, des contrôles douaniers moins stricts, des zones économiques libres ou un accès favorable au marché américain.

D'après le rapport, plus de 40 pays soumis à des droits de douane moins élevés seraient progressivement devenus des points de départ et des plateformes de ce système. Des produits essentiellement fabriqués en Chine y subiraient une transformation minimale avant d'être exportés vers les États-Unis sous une nouvelle désignation.

Washington estime que ce mécanisme entraîne chaque année des pertes considérables pour l'économie américaine. Dans son scénario de référence, le rapport évalue à 75 milliards de dollars par an la valeur des marchandises faisant l'objet de transbordements illégaux. Il associe ce phénomène à la disparition d'environ 450 000 emplois ainsi qu'à un manque à gagner compris entre 19 et 26 milliards de dollars pour les finances fédérales.

SELON UN RAPPORT DE LA MAISON BLANCHE, LES PAYS TOUCHÉS
 PAR LES DROITS DE DOUANE  ÉLEVÉS IMPOSÉS PAR LES ÉTATS-UNIS
 S'INSPIRENT DU MODÈLE CHINOIS DE « TRANSBORDEMENT »
PHOTO © GETTY IMAGES

Le directeur du Bureau de la politique commerciale et industrielle de la Maison Blanche, Peter Navarro, cité par le Financial Times, affirme de son côté que la Chine a développé des méthodes « extrêmement sophistiquées » pour organiser ces opérations après l'instauration des droits de douane par Donald Trump.

Les droits de douane au coeur du bras de fer avec Pékin

En novembre 2025, Donald Trump avait annoncé l'instauration de droits de douane de 100 % contre la Chine. Fin janvier, le président américain avait également menacé le Canada de nouvelles mesures tarifaires en cas de conclusion d'un accord commercial avec Pékin. Il avait alors estimé qu'Ottawa commettait une « grave erreur » en permettant à la Chine d'augmenter ses exportations de véhicules électriques vers le marché canadien.

Pékin avait par la suite appelé Washington à supprimer les droits de douane imposés unilatéralement à ses partenaires commerciaux. Les autorités chinoises avaient également prévenu qu'elles suivraient attentivement les prochaines mesures prises par les États-Unis.

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