04 février, 2026

TRUMP SALUE UNE «BONNE RENCONTRE» AVEC LE PRÉSIDENT COLOMBIEN GUSTAVO PETRO

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DONALD TRUMP ET LE PRÉSIDENT COLOMBIEN GUSTAVO PETRO
 À LA MAISON-BLANCHE, À WASHINGTON, LE 3 FÉVRIER 2026.
PHOTO COLOMBIA PRESIDENCY / REUTERS
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Le Figaro
Trump salue une «bonne rencontre» avec le président colombien Gustavo Petro / Le président américain et son homologue colombien se sont rencontrés mardi à la Maison-Blanche, dans une relative discrétion.

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donald Trump a dit mardi qu’il avait eu une «bonne rencontre» avec le président colombien Gustavo Petro, après des mois de tensions entre les deux pays. Le président américain a répondu par l’affirmative comme on lui demandait s’il était parvenu à un accord avec Gustavo Petro sur le trafic de drogues: «Oui, nous avons travaillé dessus et nous sommes très bien entendus (...) nous avons eu une très bonne rencontre», a-t-il dit à la presse dans le Bureau ovale.

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Gustavo Petro a, lui aussi, salué mardi une rencontre «positive» avec Donald Trump, malgré les divergences entre les deux pays. «L’impression que j’ai d’une réunion qui s’est tenue il y a quelques heures à peine, elle est tout d’abord positive. C’est la réalité», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

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« La dignité ne s'achète pas /
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01 février, 2026

CHANGER LE RÉGIME OU LE VASSALISER

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HÉLÈNE DUCLOS. – « MÉMOIRE SÉLECTIVE », 2019 / © ADAGP, PARIS, 2025 -
HELENE-DUCLOS.FR - GALERIE CLAIRE CORCIA, PARIS

Le Monde
Diplo
Dossier : Comprendre le chaos du monde / Changer le régime ou le vassaliser / Que les États-Unis renversent un gouvernement étranger n’est pas chose nouvelle. Mais tous les coups de force américains n’obéissent pas au même modèle. Le « regime change » néoconservateur, pratiqué dans les années Bush, ne semble pas avoir les faveurs de l’actuel locataire de la Maison Blanche. 

 par Gilbert Achcar

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par Gilbert Achcar • Lu par Anne Lenglet
LE MONDE DIPLOMATIQUE - AUDIO 
«CHANGER LE RÉGIME OU LE VASSALISER»
Illustration
« Le Monde diplomatique » 

Il faut avoir une mémoire très sélective pour voir dans l’enlèvement du président du Venezuela, M. Nicolás Maduro, et de son épouse, le 3 janvier dernier, le « retour » de Washington à une politique « impérialiste » qui n’aurait plus eu cours depuis 1945, sinon depuis 1918.
LE DIRECTEUR DE LA CIA, JOHN RATCLIFFE,
LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN,  DONALD TRUMP, ET
LE SECRÉTAIRE D’ETAT, MARCO RUBIO, REGARDENT  
UNE RETRANSMISSION EN DIRECT DE L’OPÉRATION
AU VENEZUELA, À DE MAR-A-LAGO, À (FLORIDE),
LE 3 JANVIER 2026
(PHOTO PUBLIÉE PAR M. TRUMP SUR SON RÉSEAU TRUTH SOCIAL).

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

L’attribution soudaine de cette épithète aux États-Unis dans des organes de presse qui la réservaient jusque-là à la Russie a quelque chose de faussement ingénu. Car — pour se limiter à l’après-guerre froide — le retour de Washington à la pratique des opérations militaires de grande envergure sous la présidence de George H. W. Bush, après de longues années de « syndrome vietnamien », fut inauguré en 1989 par ce qui avait déjà été présenté comme une opération de police antidrogue : l’invasion du Panamá et l’enlèvement du dictateur Manuel Noriega, en violation flagrante du droit international.

La voie était ainsi ouverte à un nouveau cycle d’interventions américaines, qui atteindra son apogée avec l’invasion de l’Irak en 2003 sous la présidence d’un autre Bush, fils du premier. Les occupations jumelles de l’Irak et de l’Afghanistan, consécutives aux attentats du 11 septembre 2001, tournèrent vite en bourbiers, dont les États-Unis ne parvinrent à se dépêtrer qu’à grand-peine : en 2011 pour l’Irak, et dix ans plus tard pour l’Afghanistan.

Ces deux fiascos majeurs — l’échec irakien en particulier, vu l’importance bien plus grande des enjeux et les moyens bien plus considérables déployés par les États-Unis — renouvelèrent le « syndrome vietnamien ». Les leçons tirées de l’expérience sud-est-asiatique — éviter toute occupation prolongée, s’assigner des objectifs limités, frapper massivement d’emblée et sur une courte durée, préférer les bombardements aux troupes au sol — s’en trouvèrent revigorées, après avoir été délibérément ignorées par l’administration de M. George W. Bush. Le successeur de ce dernier, M. Barack Obama, qui se targuait de s’être opposé à l’invasion de l’Irak, battit les records en matière de frappes à distance, notamment au moyen de drones ; M. Donald Trump se garda bien d’agir autrement lors de son premier mandat ; et M. Joseph Biden continua la tradition instaurée par l’homme qu’il avait servi comme vice-président (1).

« Éliminer la haute sphère, laisser le reste intact »

Qu’y a-t-il donc de nouveau dans l’acte de piraterie internationale de M. Trump au Venezuela ? On y a vu un retour à la politique du regime change (« renversement de régime »), abandonnée depuis le fiasco irakien. C’est se méprendre à la fois sur le sens de l’expression et sur la politique du président américain. L’expression se réfère surtout à l’occupation de l’Irak. Elle fit florès durant le premier mandat de M. George W. Bush, lorsque son administration était truffée de néoconservateurs, installés principalement au département de la défense. Ils appelaient à rompre avec une longue tradition de politique « réaliste » s’accommodant de dictatures, qui pouvaient même être meurtrières pourvu qu’elles servent les intérêts des États-Unis.

Maintenant que la guerre froide était finie, Washington devait joindre les actes à la parole en promouvant le changement démocratique à l’échelle planétaire. Le regime change en Irak devait s’accompagner de nation building : la construction d’un nouvel État sous la tutelle des États-Unis, puissance occupante, à l’instar de ce qui se fit en Allemagne fédérale et au Japon après 1945. L’Irak devait devenir la vitrine d’un changement démocratique au Proche-Orient. La force de l’exemple, combinée avec la pression des États-Unis, pousserait les autres États de la région à imiter ce modèle vertueux. Washington allait enfin pouvoir créer un monde à son image.

Il va de soi que cette perspective n’était pas du goût des régimes autocratiques du Proche-Orient, à commencer par les États vassaux de Washington, longtemps bénéficiaires de l’accommodement « réaliste » du suzerain américain avec leur despotisme. Ils engagèrent une bataille contre les néoconservateurs au sein même de l’administration Bush. S’appuyant sur le département d’État et l’Agence centrale de renseignement (CIA), les dirigeants saoudiens, en particulier, tentèrent de convaincre le président américain de renoncer à l’ambition de refonder radicalement le régime de Bagdad. Avec l’homme irakien de la CIA, M. Iyad Allaoui, ils suggérèrent à M. Bush de collaborer avec les chefs de l’armée, afin de les aider à renverser Saddam Hussein et réorienter l’Irak dans un sens conforme aux intérêts régionaux des États-Unis (2). « Notre idée était d’éliminer la haute sphère et de laisser le reste du régime intact », avait résumé M. Allaoui (3).

Ayant eu vent de l’affaire, les alliés irakiens des néoconservateurs, dirigés par Ahmed Chalabi, tirèrent la sonnette d’alarme dans les médias, accusant une coterie arabo-américaine de vouloir perpétuer le « saddamisme sans Saddam ». Soutenus par le premier ministre britannique Anthony Blair, les néoconservateurs obtinrent gain de cause. Leur plan allait s’avérer catastrophique pour les États-Unis : le démantèlement de l’État irakien au nom de la « débaasification », inspirée de la dénazification de l’Allemagne, laissa place à un chaos qui permit, d’une part, la domination par l’Iran de la majorité chiite du pays, et d’autre part, le développement d’une guérilla antiaméricaine et antichiite dans les régions arabes sunnites, dont Al-Qaida devint la force principale. Dès 2004, Chalabi fut répudié par Washington, qui l’accusa de travailler pour Téhéran ; les néoconservateurs furent éjectés de l’administration l’année suivante ; et, en 2006, le Congrès américain formula une exit strategy (« plan de sortie ») en jetant les chimères démocratiques aux orties.

Sous l’appellation « leçon de l’Irak », on allait dorénavant entendre que l’erreur fatale avait été le démantèlement de l’appareil d’État irakien, qu’il aurait fallu préserver pour gouverner le pays. Foin des projets de démocratisation imposée manu militari ! M. Obama s’essaya à la démocratisation par la base. Il tenta d’accompagner les soulèvements du « printemps arabe » avec l’aide du Qatar, en misant sur leur récupération par les Frères musulmans. L’échec de cette autre politique — notamment la reprise en main du pouvoir égyptien par les militaires en 2013, avec le soutien de Riyad et contre la volonté de Washington — précipita sa fin.

Seule la voie prônée par les dirigeants saoudiens avant l’occupation de l’Irak restait en lice : là où des intérêts majeurs sont en jeu, mieux vaut forcer les régimes en place à se conformer aux desiderata de Washington plutôt que chercher à les renverser en risquant de créer un chaos.

La leçon n’avait pas échappé à M. Trump. Il réagit au fiasco irakien en prônant l’usage de la force dans le but d’acquérir les ressources pétrolières du pays, suivant la manière qui allait plus tard caractériser sa présidence. En 2011, dernière année de présence des forces d’occupation américaines en Irak, il critiqua vertement M. Obama, qui abandonnait le pays sans avoir mis la main sur ses hydrocarbures. Dans l’ouvrage préludant à sa future campagne présidentielle, paru cette année-là sous le titre Il est temps de se montrer dur, M. Trump traite de l’Irak dans un chapitre intitulé « Prenez le pétrole » et une section titrée « Au vainqueur le butin » (4). Il faut que les États-Unis s’adjugent le pétrole irakien, tout en en laissant un pourcentage à l’Irak, afin d’empêcher l’Iran de s’en emparer, expliquait-il. C’est un argument identique que M. Trump a récemment utilisé pour justifier ses visées sur le Venezuela et le Groenland, tous deux menacés de mainmise chinoise et russe selon lui.

Devenu très critique du régime change à prétention démocratique, M. Trump allait en tirer les conclusions. C’est lui qui, durant son premier mandat, négocia avec les talibans le départ des États-Unis d’Afghanistan, achevé sous la présidence de M. Biden de la façon désastreuse que l’on sait. S’inspirant de la leçon irakienne, son administration tissa des liens en 2018 avec des militaires vénézuéliens qui préparaient un coup d’État à Caracas (5) — ces derniers figuraient pourtant sur une liste de figures accusées par Washington de crimes et de participation au narcotrafic. Cette première tentative fut étouffée dans l’œuf. Une deuxième avorta en avril 2019, n’ayant réussi à entraîner ni l’armée ni la population.

Une figure-clé de la sédition était M. Manuel Ricardo Cristopher Figuera, directeur général du Service bolivarien national de renseignement (Sebin), qui avait été placé sous sanctions par Washington en février 2019, accusé de « torture de masse, violations massives des droits humains et persécutions de masse contre ceux qui veulent un changement démocratique au Venezuela (6) ». Après le coup d’État avorté, M. Cristopher Figuera trouva refuge aux États-Unis, où les mesures à son encontre furent bien sûr levées. L’échec fut toutefois cuisant pour M. Trump, qui avait été poussé par l’équipe de son premier mandat à reconnaître M. Juan Guaidó, le président de l’Assemblée nationale alors dominée par l’opposition, comme président par intérim du Venezuela au nom de la démocratie. Cette déconvenue renforça sa répugnance à se réclamer de la cause démocratique.

C’est au royaume saoudien que M. Trump a réservé, une nouvelle fois, l’année dernière, la première visite politique à l’étranger de son mandat. Critiquant acerbement l’idée même d’instaurer la démocratie au Proche-Orient, il prétendit en même temps avoir peu de goût pour l’usage de la force. Cette vaine rhétorique, couplée avec ses prétentions de faiseur de paix aspirant au prix Nobel, a pu donner de M. Trump une fausse impression, l’assimilant à l’isolationnisme, une tendance politique associée à un courant traditionnel de l’extrême droite américaine, voire au pacifisme. Or M. Trump s’est toujours targué d’être un « dur » qui, contrairement à M. Obama, n’hésite pas à frapper à l’occasion, comme il l’a fait — en Syrie et en Irak, notamment — durant son premier mandat, et de manière beaucoup plus fréquente depuis son retour à la Maison Blanche. La liste des pays où les États-Unis ont mené des bombardements depuis janvier 2025 est déjà impressionnante : Yémen, Somalie, Irak, Iran, Syrie et Nigeria, outre les frappes en rapport avec le Venezuela.

La leçon irakienne est au cœur de la démarche de M. Trump

Contrairement à la réputation d’imprévisibilité qu’il cultive, la politique impériale de M. Trump ne manque pas de cohérence. Elle est naturellement dictée par sa perception des intérêts matériels et stratégiques des États-Unis, ainsi que les siens propres et ceux de sa famille à l’occasion. La leçon irakienne est au cœur de sa démarche, comme c’est clairement le cas pour le Venezuela : il ne feint même plus d’y promouvoir la démocratie et n’a pas exigé d’élections libres. Il a même — provisoirement — disqualifié Mme María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, jusque-là soutenue par les capitales occidentales.

M. Trump se prévaut des contacts que son administration a établis au sein du gouvernement de M. Maduro, y compris avec la vice-présidente, Mme Delcy Rodríguez, devenue présidente « en exercice ». Il estime qu’après sa démonstration de force, avec la menace permanente de recourir à la force de nouveau et de porter à son comble l’étranglement économique du pays, le pouvoir vénézuélien n’a d’autre choix que de satisfaire ses exigences — et les intérêts de Chevron, principale compagnie pétrolière américaine établie au Venezuela, et autres alliés de M. Trump (7). Comme l’a bien résumé devant les caméras de télévision M. James Michael Johnson, président républicain de la Chambre des représentants : « Ce n’est pas du changement de régime, mais du changement de comportement d’un régime (8). » La même approche commande l’attitude de M. Trump à l’égard de Cuba et de l’Iran, pressés de « conclure un accord » avec lui — sous la menace, il va de soi.

La politique impériale du second mandat de M. Trump combine un cynisme que d’aucuns ont pris pour de l’honnêteté (9) avec une force brute au service d’une vision du monde à laquelle ne manquent ni le suprémacisme (« America First ») ni le Lebensraum — la « doctrine Donroe » (10), nouvelle version de la doctrine Monroe faisant des Amériques la chasse gardée des États-Unis. Et, si M. Trump ne pose pas hypocritement en champion de la démocratie comme ses prédécesseurs, ce n’est pas par souci de ne pas s’ingérer dans les affaires des autres pays. Il ne manque pas, ainsi que les membres de son administration menés par M. James David Vance, de soutenir très ouvertement ses semblables en tous lieux, à commencer par l’Amérique latine, comme il l’a récemment montré en Argentine et au Brésil.


Gilbert Achcar

Professeur émérite à l’École des études orientales et africaines (SOAS), université de Londres. Auteur de Gaza, génocide annoncé. Un tournant dans l’histoire mondiale, La Dispute, Paris, 2025.

Notes :

(1) Lire « Moins de troupes, plus de drones », Le Monde diplomatique, novembre 2021.

(2) Ces conciliabules furent révélés par une enquête du New York Times cinq mois après l’invasion de l’Irak : Douglas Jehl avec Dexter Filkins, « After the war : Covert operations. US moved to undermine Iraqi military before war », The New York Times, 10 août 2003.

(3) Cité dans le même article.

(4) Donald J. Trump, Time to Get Tough : Making America #1 Again, Regnery Publishing, Washingtion, DC, 2011, réédité en 2016 pour la campagne présidentielle avec la modification du sous-titre en Making America Great Again, puis en 2024 avec une préface du publiciste d’extrême droite Stephen Bannon.

(5) Ernesto Londoño et Nicholas Casey, « Trump administration discussed coup plans with rebel venezuelan officers », The New York Times, 8 septembre 2018.

(6) US Department of the Treasury, « Treasury sanctions officials aligned with former president Nicolas Maduro and involved in repression and corruption », 15 février 2019.

(7) Malcolm Moore et Jamie Smyth, « Donald Trump’s first Venezuela oil sale deal goes to megadonor’s company », Financial Times, 16 janvier 2026.

(8) « This is not regime change but change of behavior of a regime », commentaire fait le 3 janvier en réponse à une question sur l’enlèvement de M. Nicolás Maduro.

(9) « The radical honesty of Donald Trump », The Economist, Londres, 7 janvier 2026.

(10) « Donroe » est la contraction de « Donald » (Trump) et de (James) « Monroe ».


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par Gilbert Achcar • Lu par Anne Lenglet
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28 janvier, 2026

CHILI : «MASSACRE DE LA PLACE BULNES »


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 Aujourd'hui, 28 janvier, 80 ans après son assassinat,
 nous rendons hommage à Ramona Parra,  jeune militante
communiste de 19 ans, abattue par les Carabineros en 1946
 lors d'une manifestation ouvrière sur la Plaza Bulnes, à Santiago.
Son nom a donné vie à la principale brigade de muralistes du Chili :
la Brigade Ramona Parra (BRP).
FLYER PCCH


80ème ANNIVERSAIRE DU 
MASSACRE DE LA PLACE BULNES 
 1946 - 28 JANVIER - 2026
Le « massacre de la Place Bulnes » fut une tuerie survenue sur la place du même nom à Santiago du Chili, dans le centre civique de la capitale, le 28 janvier 1946, lors de l’administration du président radical Juan Antonio Ríos du Front populaire, qui, atteint d'un cancer, avait délégué ses fonctions au vice-président Alfred Duhalde Vásquez. 
LA DÉPOUILLE DE RAMONA PARRA
ET D'UNE AUTRE VICTIME À LA
MORGUE DE L'HÔPITAL DES
URGENCES DE SANTIAGO DU CHILI
PHOTO MEMORIA CHILENA
Duhalde Vásquez assume l’intérim le 17 janvier de cette année. Le même jour, au nord du pays commençait un conflit du travail, qui aurait des conséquences inopinées dans tout le Chili. Ce 17 janvier les travailleurs des usines de salpêtre Mapocho et Humberstone ont répondu à la hausse unilatérale des prix dans les épiceries des mines, en se déclarant en grève.
ELÍAS LAFERTTE DÉPOSE UNE OFFRANDE FLORALE À LA MÉMOIRE 
DES VICTIMES DU  «MASSACRE DE LA PLACE BULNES » AU CHILI

PHOTO  BIBLIOTHÈQUE DU CONGRÈS DU CHILI 


► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

L'événement tragique s’est produit lors d'un meeting organisé par la Confédération de Travailleurs du Chili, en soutien aux travailleurs du salpêtre en grève.  Les carabiniers -police militarisée- a fait feu sur les manifestants en déclenchant une débandade et a fait six morts —Filomeno Chávez Villalobos, Alejandro Gutiérrez Álvarez, Roberto Adolfo Lisboa Caldera, Manuel López López,  Ramona Parra Alarcón et César René Tapia— et autour d’une centaine de blessés. Parmi les victimes se trouvait la jeune militante communiste Ramona Parra, devenue depuis l’icône de ces événements tragiques. 


Après cela, le Parti communiste du Chili s'est éloigné du gouvernement (ils avaient soutenu la candidature de Juan Antonio Ríos) : le ministre Eduardo Frei Montalva, qui avait le portefeuille des Travaux publics, a démissionné de son poste en signe de protestation.


CHILI : «MASSACRE DE LA PLACE BULNES, 1946 » 
 

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DES FUNÉRAILLES MASSIVES À SANTIAGO DU CHILI,
APRÈS LE MASSACRE DE LA PLAZA BULNES 1946
PHOTO ARCHIVES PHOTOGRAPHIE PATRIMONIALE
 



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22 janvier, 2026

CHILI / LE PRÉSIDENT D’EXTRÊME DROITE JOSÉ ANTONIO KAST CONFIE LA DÉFENSE ET LES DROITS HUMAINS À D’EX-AVOCATS DU DICTATEUR PINOCHET

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LE PRÉSIDENT ÉLU DU CHILI, JOSÉ KAST, S’ADRESSE  À LA PRESSE
 APRÈS AVOIR PRÉSENTÉ  LES MEMBRES DE SON CABINET,  
À SANTIAGO, LE 20 JANVIER 2026.
PHOTO DIEGO ANDRES REYES VIELMA

Actu / 
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L'Humanité
Chili : le président d’extrême droite José Antonio Kast confie la Défense et les Droits humains à d’ex-avocats du dictateur Pinochet / 
Le président élu d’extrême droite du Chili, José Antonio Kast, a annoncé mardi la nomination de deux anciens avocats du défunt dictateur Augusto Pinochet à des postes clés de son futur gouvernement : l’un à la Défense, l’autre à la Justice et aux Droits humains.

La rédaction Monde 3min Publié le 21 janvier 2026

Alors que l’ancien dictateur d’Augusto Pinochet est mort en 2006 à l’âge de 91 ans sans avoir été condamné pour aucune des accusations portées contre lui, José Antonio Kast, qui prendra ses fonctions à la tête de l’État le 11 mars, a annoncé nommer deux hommes qui ont fait partie de l’équipe d’avocats du dictateur. Le président d’extrême droite avait été élu en novembre à une large majorité (58 %) face à la candidate de gauche Jeannette Jara.

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Fernando Barros, 68 ans, a dirigé la défense de l’ancien général lorsqu’il avait été arrêté à Londres en 1998, à la demande de la justice espagnole, qui cherchait à l’extrader pour le juger pour des crimes contre l’humanité. Il occupera le ministère de la Défense. En outre, Fernando Rabat, 53 ans, nommé ministre de la Justice et des Droits humains, avait représenté Pinochet dans une affaire de détournement de fonds publics.

« Un véritable manque de respect »

« Il s’agit d’un véritable manque de respect que quelqu’un ayant fait partie de l’équipe de défense du dictateur le plus sanguinaire d’Amérique latine puisse occuper ce poste », a déclaré Alicia Lira, présidente de l’Association des familles de personnes exécutées pour des raisons politiques. Le régime de Pinochet est tenu pour responsable de plus de 3 000 morts ou disparus.

« À travers ces nominations, Kast confirme sa fidélité avec la dictature, ce qui ne nous surprend pas », exprime Hector Vasquez au nom de l’Association d’ex-prisonniers politiques chiliens en France. « Il reste cohérent avec sa filiation politique, et cela confirme que toutes les menaces au droit et à la démocratie prononcées pendant la campagne électorale risquent de devenir une bien malheureuse réalité ».

« Mais, au-delà du triste symbole que représentent ces nominations, cela nous montre les difficultés de la gauche pour dénoncer et faire comprendre le niveau de violence que la dictature a imposé à la société chilienne », ajoute-t-il. « Celle-ci a plus retenu l’idée « d’un certain ordre » sous la dictature plutôt que les assassinats et les violations aux droits humains commis à cette époque, ce qui est extrêmement préoccupant ».

Des profils en ligne avec son ambition ultra-réactionnaire

En dévoilant son futur gouvernement lors d’une cérémonie publique à Santiago, le président élu qui dit admirer le dictateur qui a tenu d’une main de fer le Chili de 1973 à 1990 a dévoilé : « Je vous présente aujourd’hui un cabinet pour un gouvernement d’urgence (…) c’est une grande équipe pour des temps difficiles ». « Ce cabinet ne naît ni de quotas, ni de calculs, ni de pressions. Il naît d’une conviction profonde et d’une vocation commune : toujours placer le Chili au premier plan », a-t-il affirmé.

Bien qu’il ait promis « un gouvernement d’unité », il a choisi les 24 ministres de son futur cabinet en consultant peu, voire pas du tout, les huit partis qui l’ont soutenu lors de l’élection. L’ultraconservateur a privilégié des profils pour la plupart sans expérience majeure en politique, institutionnellement parlant, mais bien en ligne avec son ambition ultra-réactionnaire.

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21 janvier, 2026

FENÊTRE SUR COUR

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«RENCONTRE TRUMP POUTINE»


CAMPAGNE D'AFFICHAGE EN SOUTIEN À NICOLAS MADURO À NEW YORK

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CAMPAGNE D'AFFICHAGE EN SOUTIEN À
NICOLAS MADURO À NEW YORK

Après que l'administration Trump ait bombardé Caracas et illégalement kidnappé le président Nicolas Maduro, les gens sont descendus dans la rue pour s'opposer à cette agression américaine contre le Venezuela.

The People's Forum 

AFFICHAGE EN SOUTIEN
À NICOLAS MADURO
À NEW YORK


Aujourd'hui, d'énormes affiches sont visibles à New York, rendant publiques les revendications du peuple : RENVOYEZ MADURO AU VENEZUELA!


19 janvier, 2026

NÉGOCIATIONS SECRÈTES DES AMÉRICAINS AVEC LE MINISTRE VÉNÉZUÉLIEN DE L’INTÉRIEUR AVANT L’ENLÈVEMENT DE MADURO


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LA PRÉSIDENTE PAR INTÉRIM DU VENEZUELA, DELCY RODRIGUEZ, MARCHE AVEC
LE PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE VÉNÉZUÉLIENNE, JORGE RODRIGUEZ,
ET LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR VÉNÉZUÉLIEN, DIOSDADO CABELLO, AVANT D'ASSISTER
 À UNE CONFÉRENCE DE PRESSE, PLUS D'UNE SEMAINE APRÈS QUE LES ÉTATS-UNIS
 ONT LANCÉ UNE FRAPPE SUR LE PAYS ET CAPTURÉ LE PRÉSIDENT
NICOLAS MADURO ET SON ÉPOUSE CILIA FLORES,
AU PALAIS DE MIRAFLORES À CARACAS, AU VENEZUELA, LE 14 JANVIER 2026.

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RT France
Négociations secrètes des Américains avec le ministre vénézuélien de l’Intérieur avant l’enlèvement de Maduro / Alors que les États-Unis préparaient l’enlèvement de Nicolás Maduro, des responsables américains ont discrètement entamé des discussions avec le ministre de l’Intérieur du Venezuela. Ces négociations visaient à éviter qu’il n’engage les forces de sécurité contre l’opposition ou les plans de transition soutenus par Washington. 

RT en français 18 janv. 2026, 18:29

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L’agence Reuters a révélé, le 17 janvier, que l’administration Trump avait engagé des échanges confidentiels avec Diosdado Cabello, ministre de l’Intérieur du Venezuela, plusieurs mois avant l’opération militaire du 3 janvier ayant conduit à l’enlèvement illégal du président Nicolás Maduro et de son épouse par des forces américaines.

LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR DIOSDADO CABELLO, ASSISTE À UNE
 CONFÉRENCE DE PRESSE AU PALAIS DE MIRAFLORES
À CARACAS, AU VENEZUELA, LE 14 JANVIER 2026. 
PHOTO LEONARDO FERNANDEZ VILORIA

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Cette opération militaire, qualifiée d’acte d’agression par les autorités vénézuéliennes, a été dénoncée par plusieurs pays comme une violation flagrante du droit international.

Ces discussions auraient duré jusqu’aux semaines précédant l’intervention militaire et se poursuivent encore aujourd’hui. D’après plusieurs sources anonymes citées par Reuters, les échanges portaient sur les sanctions imposées par Washington contre Diosdado Cabello, ainsi que sur l’acte d’accusation pour narcotrafic qui le vise. Bien que figurant dans le même dossier judiciaire que Nicolás Maduro, il n’a pas été inquiété lors de l’opération.

Les responsables américains auraient averti le ministre vénézuélien de l’Intérieur de ne pas mobiliser les forces de sécurité ou les groupes pro-gouvernementaux qu’il contrôle contre l’opposition. L’objectif affiché : éviter une flambée de violence après l’enlèvement du président Maduro. Le dispositif sécuritaire placé sous l’autorité du ministre — services de renseignement, police et armée — est resté intact après l’opération.

NICOLÁS MADURO ET SA FEMME, CILIA FLORES, À LEUR ARRIVÉE
À L’HÉLIPORT DE NEW YORK CITY, À MANHATTAN, LE 5 JANVIER 2026. 
PHOTO XNY. STAR MAX/GC IMAGES 

Un rôle clé dans les plans américains durant la transition

Reuters précise que les échanges se sont déroulés à la fois directement et par l’intermédiaire de tiers. Ces contacts, restés jusqu’ici secrets, s’inscrivent dans la stratégie américaine visant à contenir la situation au Venezuela tout en préservant ses intérêts, notamment dans le secteur pétrolier.

Dans ce contexte, la figure de Delcy Rodríguez, désignée présidente par intérim après le coup de force du 3 janvier, bénéficie d’un soutien affirmé de Donald Trump. Pour plusieurs observateurs cités par Reuters, Diosdado Cabello détient cependant le pouvoir de faciliter ou de compromettre les plans américains. Son positionnement reste flou, bien qu’il ait publiquement affirmé sa loyauté envers la nouvelle présidente.

Les plans américains de « transition » politique, présentés par Washington comme une stabilisation, sont perçus par Caracas comme une tentative de mise sous tutelle du pays.

Personnalité incontournable du pouvoir à Caracas et allié historique du président Maduro, Diosdado Cabello dirige les services de sécurité intérieure et joue un rôle central dans l’organisation de l’ordre public au Venezuela. Bien que certaines sources américaines et opposantes aient utilisé des termes critiques à propos de ses responsabilités, le gouvernement vénézuélien met en avant sa solidarité et sa fidélité à la souveraineté nationale dans un contexte de pression extérieure accrue.

UNE FOULE BRANDIT DES DRAPEAUX ROUGES, JAUNES ET ORANGES,
CERTAINS PORTANT L'INSCRIPTION « MPA ». / MANIFESTANTS
RÉCLAMANT LA LIBÉRATION DU PRÉSIDENT NICOLÁS MADURO
À CARACAS, AU VENEZUELA, VENDREDI.
CRÉDIT PHOTO THE NEW YORK TIMES

Un homme sous pression mais toujours en poste

Recherché par les États-Unis, qui offrent jusqu’à 25 millions de dollars pour toute information menant à son arrestation, Diosdado Cabello continue pourtant d’exercer ses fonctions à Caracas. Lors d’un récent discours, il a dénoncé « l’ingérence impérialiste » de Washington, assurant que « le Venezuela ne se rendra pas ».

La poursuite de ces contacts entre les États-Unis et le ministre vénézuélien soulève des questions sur les véritables intentions de l’administration Trump. Si certains analystes américains évoquent une stratégie de neutralisation progressive des figures du pouvoir, les autorités vénézuéliennes, elles, dénoncent une tentative de déstabilisation orchestrée depuis l’extérieur. Le ministère de l’Intérieur a fait état de 83 morts lors de l’intervention américaine.

Malgré ce climat de tension, les liens entre Delcy Rodríguez et les États-Unis semblent se renforcer. Elle aurait rencontré à Caracas le directeur de la CIA, John Ratcliffe, pour discuter de coopération en matière de sécurité et de stabilité économique.

Dans ce nouvel échiquier, le rôle de Diosdado Cabello demeure incertain. Homme fort encore en place ou futur obstacle à éliminer pour Washington ? Les révélations de Reuters lèvent le voile sur les négociations souterraines qui façonnent aujourd’hui l’avenir politique du Venezuela.

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DESSIN RICK MCKEE



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