01 juin, 2026

PRÉSIDENTIELLE EN COLOMBIE : L’EXTRÊME DROITE ET LA GAUCHE QUALIFIÉES POUR LE SECOND TOUR

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DES PARTISANS DU CANDIDAT D’ULTRADROITE ABELARDO DE LA ESPRIELLA,
CÉLÈBRENT SA QUALIFICATION AU SECOND TOUR AU SOIR DU 1er TOUR
DE LA PRÉSIDENTIELLE, À BARRANQUILLA, EN COLOMBIE, LE 31 MAI 2026.
PHOTO RODRIGO BUENDIA 

INTERNATIONAL / COLOMBIE / Présidentielle en Colombie : le second tour opposera Ivan Cepeda, candidat de la gauche, à Abelardo de la Espriella, un avocat d’extrême droite / Le candidat d’ultradroite devance, avec 43,74 % des suffrages, le sénateur et philosophe (40,91 %), qui s’inscrit dans les pas du président de gauche sortant, Gustavo Petro. Le second tour aura lieu le 21 juin. [Vent mauvais de Colombie...]

Le Monde avec l'AFP Publié aujourd’hui à 01h53, modifié à 08h40 Temps de Lecture 2 min.

Tensions géopolitiques autour de nous
DESSIN RAMIRO ALONSO

Un admirateur de Donald Trump et un défenseur des droits de l’homme, tel est le duo que les Colombiens auront à départager au second tour de l’élection présidentielle. À l’issue du premier tour, dimanche 31 mai, le candidat de droite radicale, l’avocat millionnaire Abelardo de la Espriella, est arrivé en tête avec 43,74 % des suffrages, devant le sénateur et philosophe Ivan Cepeda (40,91 %), héritier politique du président sortant Gustavo Petro, après le dépouillement de la quasi-totalité des bureaux de vote.

ABELARDO DE LA ESPRIELLA, CANDIDATO DE EXTREMA DERECHA A LA
 PRESIDENCIA DE COLOMBIA, CERRÓ SU CAMPAÑA EN LA CIUDAD DE MEDELLÍN.
PHOTO FEDERICO RIOS

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Les sondages avaient donné la semaine dernière M. Cepeda favori du premier tour. Le second tour est prévu le 21 juin. La candidate de droite Paloma Valencia, sénatrice adoubée par l’ex-président conservateur Alvaro Uribe (2002-2010), arrive loin derrière avec moins de 7 %. Elle a annoncé son soutien à Abelardo de la Espriella pour le second tour.

LE CADRE SYSTÉMATIQUE DU FRAMING MÉDIATIQUE, CONCEPT QUI
DÉSIGNE UNE PRATIQUE JOURNALISTIQUE CONSISTANT À CONSTRUIRE
 UN CADRE NARRATIF AFIN DE FAVORISER UNE POSITION CORPORATIVE.
IMAGE : V3RTICE.COM

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« Nous allons changer l’histoire de la Colombie pour toujours », a promis le candidat de droite radicale après la publication des résultats, dans une vidéo tournée depuis la ville caribéenne de Barranquilla (Nord) où ses partisans ont laissé éclater leur joie en parcourant la ville.

À Bogota, Ivan Cepeda a, lui, réagi en jurant de vaincre « l’extrême droite fasciste » le 21 juin. Il a refusé pour l’instant de reconnaître le résultat de ce premier tour, sans toutefois aller jusqu’à affirmer que l’élection avait été truquée. « Nous ne commenterons les résultats que lorsque les commissions de dépouillement auront pleinement fait la lumière sur ce qui s’est passé », a déclaré le candidat de gauche. Le président Petro a également refusé de reconnaître les résultats du premier décompte des voix, qui doit ensuite être vérifié et validé lors d’un dépouillement officiel pouvant prendre plusieurs jours.

IVÁN CEPEDA, DE IZQUIERDA Y FAVORITO SEGÚN LAS ENCUESTAS,
PROTEGIDO POR UN ESCUDO ANTIBALAS EN UN MITIN EN BOGOTÁ.
PHOTO NATHALIA ANGARITA

La question des groupes armés

Les deux candidats arrivés en tête s’affrontent notamment sur la direction à prendre pour venir à bout d’un conflit armé interne vieux de six décennies mais en pleine résurgence. La Colombie connaît sa pire flambée de violence depuis la signature de l’accord de paix avec la guérilla des FARC en 2016. De nombreux dirigeants communautaires ont été assassinés, des civils ont péri dans des attentats et un prétendant à la présidence a été tué.

Dans ce contexte, MM. Cepeda et de la Espriella proposent des solutions radicalement opposées pour venir à bout de ce conflit armé en pleine résurgence : continuer à négocier la paix avec les groupes armés, stratégie du président sortant Gustavo Petro, ou bien utiliser la force pour venir à bout des guérillas, ex-paramilitaires et cartels.

Les experts estiment que les groupes armés impliqués dans le trafic de drogue, l’exploitation minière illégale et l’extorsion ont profité des négociations de paix menées sous le gouvernement Petro pour renforcer leurs positions.

La Constitution interdit à Gustavo Petro, premier dirigeant de gauche de l’histoire du pays, de briguer un second mandat. Ce président clivant jouit d’une forte popularité parmi les classes populaires après avoir augmenté le salaire minimum et élargi les programmes sociaux dans l’un des pays les plus inégalitaires au monde.

Son dauphin, Ivan Cepeda, un défenseur des droits de l’homme de 63 ans, homme politique expérimenté, mise sur la poursuite des réformes sociales et des négociations de paix avec les groupes armés.

Abelardo de la Espriella, 47 ans, se fait appeler « le Tigre » et promet pour sa part la mort ou la prison pour les membres des organisations criminelles. Il se présente en « outsider » et reprend à l’envi une rhétorique de « main de fer » qui a récemment valu plusieurs victoires à la droite radicale en Amérique latine.

Admirateur des présidents américain, Donald Trump, salvadorien, Nayib Bukele et argentin, Javier Milei, il propose de construire dix mégaprisons, de réduire de 40 % la taille de l’État et de bombarder les campements des trafiquants de drogue en Colombie, premier producteur mondial de cocaïne. Dimanche, il a qualifié cette élection de « bataille la plus importante de l’histoire de la République ».

La journée électorale s’est déroulée dans le calme dimanche. Le gouvernement a déployé plus de 400 000 membres des forces de l’ordre.

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« Les yeux rivés sur la Colombie /
La droite ne passera pas ! »
FLYER PCCH


Le Monde avec l'AFP

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30 mai, 2026

CINQ PAYS D’AMÉRIQUE DU SUD S'UNISSENT POUR LUTTER CONTRE LE CRIME ORGANISÉ

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Tensions géopolitiques autour de nous
DESSIN RAMIRO ALONSO

Cinq pays d’Amérique du Sud s'unissent pour lutter contre le crime organisé / Des ministres des Affaires étrangères et de la Sécurité publique de cinq pays d’Amérique du Sud ont exprimé jeudi, au Chili, leur volonté d’élaborer un plan commun pour freiner l’avancée du crime organisé international.
La rencontre a réuni les représentants d’Argentine, de Bolivie, d’Équateur, du Pérou et du Chili, des pays touchés par une hausse de l’insécurité et la présence de bandes criminelles comme le groupe vénézuélien Tren de Aragua. 
LES REPRÉSENTANTS DE L'ARGENTINE, LA BOLIVIE, D'ÉQUATEUR, DU PÉROU
ET DU CHILI, AUTOUR DU PRÉSIDENT CHILIEN D'EXTRÊME DROITE JOSE ANTONIO KAST
(6E, À DR), LORS DE LA RÉUNION CONTRE LE CRIME ORGANISÉ TRANSNATIONAL,
À SANTIAGO, LE 28 MAI 2026.
PHOTO - RODRIGO ARANGUA


► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Ils sont tous dirigés par des présidents de droite, récemment élus au Pérou, au Chili et en Bolivie.

Les ministres ont décidé la création d’un groupe de travail chargé de définir des mesures dans les domaines de la sécurité, du renseignement financier et fiscal, ainsi que du contrôle des migrations et des frontières.

« Unis, nous allons affronter la délinquance. Nous voulons assurer la sécurité et la tranquillité à nos compatriotes », a assuré le ministre chilien des Affaires étrangères, Francisco Pérez Mackenna.

PHOTO AFP
En Amérique latine, où sévissent des groupes armés notamment dédiés au trafic de cocaïne, à l’extorsion et à l’exploration minière illégale, le taux d’homicides est de 18 pour 100 000 habitants, soit trois fois la moyenne mondiale de 5,6. La moitié étant liée au crime organisé, a affirmé le procureur national chilien, Angel Valencia.

En Équateur, autrefois havre de paix, il est de 51 pour 100 000 habitants en 2025, soit une augmentation de 550 % en cinq ans à peine.

« La prochaine étape est de présenter l’initiative “Engagement régional de Santiago” devant l’OEA (Organisation des États Américains) », afin de convier davantage de pays à travailler ensemble, a ajouté Pérez Mackenna.

L’initiative a été pilotée par le gouvernement du président d’extrême droite José Antonio Kast, qui a remporté la présidence chilienne en promettant de lutter contre la délinquance.

Bien que le Chili reste l’un des pays les plus sûrs de la région, les homicides et les enlèvements ont augmenté avec l’implantation du Tren de Aragua.

En 2025, le taux d’homicides était de 5,4 pour 100 000 habitants, soit le double d’il y a dix ans, une augmentation qui a accru le sentiment d’insécurité des Chiliens.

Avant de prendre le pouvoir, José Antonio Kast a parcouru plusieurs pays d’Amérique latine pour tenter de coordonner la lutte contre le crime organisé.

Le groupe de travail se réunira dans six mois en Argentine.

28 mai, 2026

CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE RAMONA PARRA


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RAMONA AURELIA PARRA ALARCÓN
PHOTO 
D'IDENTITÉ

CENTENAIRE DE LA NAISSANCE
DE RAMONA PARRA
 
1926 - 28 MAI - 2026
FACCIMILÉ CARTE NATIONALE D'IDENTITÉ
Ramona Aurelia Parra Alarcón née à Santiago du Chili le 28 mai 1926 est décédée dans cette même ville le 28 janvier 1946. Ramona fut une jeune travailleuse chilienne, syndicaliste et militante de l’organisation des Jeunesses du Parti communiste. Elle fut assassinée avec cinq autres manifestants, lors de la répression d’un rassemblement de soutien à la grève des travailleurs du salpêtre des Oficinas Mapocho et Humberstone.

Ramona Parra, jeune
étoile illuminée,
Ramona Parra, fragile héroïne,
Ramona Parra, fleur ensanglantée,
amie, notre amie, âme valeureuse,
ô fille exemplaire, guérilléra d’or :
nous jurons sur ton nom de poursuivre la lutte
pour que fleurisse ainsi le sang par toi versé.
(1)

LARREA
[ Pour écouter, cliquez ici !]
  
« B.R.P. (BRIGADAS RAMONA PARRA) » (VICTOR JARA)  
MUSIQUE CELSO GARRIDO-LECCA, CE TITRE EST EXTRAIT DE L' ALBUM   
« EL DERECHO DE VIVIR EN PAZ »,   
ENREGISTRÉE CHEZ DICAP CHILI (JJL-11) EN 1971.       
LICENCE YOUTUBE STANDARD  DURÉE : 00:03:15 

(1) Pablo Neruda Du Chant général, [1977], page 237. Traduction de l'espagnol par Claude Couffon, 576 pages sous couv. ill., 108 x 178 mm. Collection Poésie/Gallimard (No 182) (1984), Gallimard -poes. ISBN 978-2-07-032247-3.


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RAMONA AURELIA
PARRA ALARCÓN

26 mai, 2026

FRANCE / MÉLENCHON TALONNE PHILIPPE DANS LES SONDAGES ET RÉDUIT L’ÉCART POUR 2027

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FRANCE / MÉLENCHON TALONNE PHILIPPE DANS
LES SONDAGES ET RÉDUIT L’ÉCART POUR 2027 

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France / Mélenchon talonne Philippe dans les sondages et réduit l’écart pour 2027 / À un an de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon grimpe à 16% des intentions de vote et talonne Édouard Philippe (17%), loin derrière Jordan Bardella (32%), selon un sondage Odoxa publié le 26 mai. Plus que jamais le fondateur des Insoumis peut croire en ses chances pour 2027. Selon le baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, réalisé les 20 et 21 mai, le paysage du premier tour de la présidentielle 2027 se resserre nettement derrière le candidat du Rassemblement national.

RT en français 26 mai 2026, 18:20

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Mélenchon talonne Philippe dans les sondages et réduit l’écart pour 2027. À un an de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon grimpe à 16% des intentions de vote et talonne Édouard Philippe (17%), loin derrière Jordan Bardella (32%), selon un sondage Odoxa publié le 26 mai. Plus que jamais le fondateur des Insoumis peut croire en ses chances pour 2027. 

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Selon le baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, réalisé les 20 et 21 mai, le paysage du premier tour de la présidentielle 2027 se resserre nettement derrière le candidat du Rassemblement national. Jean-Luc Mélenchon, officiellement candidat depuis le début du mois de mai, se place en concurrent très sérieux pour accéder au second tour. Un duel pour le second tour de plus en plus incertain Jordan Bardella conserve une avance confortable avec 32 % des intentions de vote, même s’il recule légèrement de deux points par rapport à mars. Mais l’attention se porte surtout sur la lutte pour la deuxième place : Édouard Philippe, à 17 %, ne devance plus Jean-Luc Mélenchon que d’un point (16 %). L’écart entre les deux hommes est désormais dans la marge d’erreur. 

► À lire aussi :   « MAGNIFICA HUMANITAS » : LE TEXTE INTÉGRAL DE L’ENCYCLIQUE DU PAPE LÉON XIV

FRANCE / MÉLENCHON TALONNE PHILIPPE DANS
LES SONDAGES ET RÉDUIT L’ÉCART POUR 2027 

Pour la vice-présidente Insoumise de l’Assemblée nationale, Clémence Guettée : « il se passe quelque chose » et d’ajouter : 

L'horoscope sondagier du jour est sorti. 

Jean-Luc Mélenchon est à 16%. +4 points en deux mois.

Rappelons qu'en 2022, la première fois qu'un sondage nous a mis si haut c'était...6 jours avant le premier tour.

La gauche a son candidat. Le peuple a son candidat. Nous pouvons battre l'extrême droite et la Macronie pour que le pays respire enfin.

Un espoir se lève. Nous ne sommes plus condamnés à subir ou à regarder faire. Rejoignez-nous : pour gagner.

http://Melenchon2027.fr

Ce resserrement derrière Mélenchon traduit une recomposition à gauche, où le chef de file des Insoumis redevient la première personnalité chez les sympathisants de gauche, et un affaiblissement relatif du bloc central, déjà touché par la situation de l’exécutif. À un an du scrutin, ces intentions de vote restent toutefois évolutives et ne préjugent pas du résultat final.

Soutenez la candidature 
de Jean‑Luc Mélenchon 

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JEAN-LUC MÉLENCHON, CHEF DE FILE DE LA FRANCE INSOUMISE (LFI),
 POSE AVANT UNE INTERVIEW DANS LE JOURNAL TÉLÉVISÉ DU SOIR DE
 LA CHAÎNE TF1, AU COURS DE LAQUELLE IL A ANNONCÉ SA CANDIDATURE
À L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE DE 2027,
 À BOULOGNE-BILLANCOURT, PRÈS DE PARIS, LE 3 MAI 2026
(PHOTO DE JULIE SEBADELHA 

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« MAGNIFICA HUMANITAS » : LE TEXTE INTÉGRAL DE L’ENCYCLIQUE DU PAPE LÉON XIV

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LE PAPE LÉON XIV SIGNE L’EXHORTATION APOSTOLIQUE
 DILEXI TE AU VATICAN, EN OCTOBRE 2025. 
PHOTO VATICAN MEDIA / CPP 

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La Croix
« Magnifica humanitas » : le texte intégral de l’encyclique du pape Léon XIV en PDF / La première encyclique de Léon XIV, Magnifica humanitas («Magnifique humanité »), publiée lundi 25 mai 2026, est consacrée aux défis posés par l’intelligence artificielle. Découvrez l’intégralité du texte en téléchargeant le PDF.

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Par Arnaud Bevilacqua Publié le 25 mai 2026 à 11h40 Lecture : 1 min

Très attendue, Magnifica humanitas, la première encyclique du pape Léon XIV, a été publiée lundi 25 mai, mais signée par le pape le 15 mai, jour anniversaire de l’encyclique, datant de 1891, de Léon XIII Rerum novarum. C’est le deuxième texte majeur du pontificat de Léon XIV après la publication, en octobre 2025, de l’exhortation apostolique Dilexi te (« Je t’ai aimé ») qui reprenait un travail initié par son prédécesseur François.

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Dans Magnifica humanitas, le pape développe une réflexion sur la révolution de l’intelligence artificielle (IA) et ses conséquences sur la dignité humaine. Un texte qui s’inscrit dans la droite ligne de la doctrine sociale de l’Église, à propos de laquelle Léon XIV propose d’ailleurs une longue explication. Il la décrit comme « un patrimoine de sagesse où nous trouvons des principes pour penser, des critères pour discerner et juger et des orientations concrètes pour agir », « à la lumière de l’Évangile ».

« Appeler à la prudence, à des contrôles rigoureux et parfois même à un ralentissement dans l’adoption de l’IA ne signifie pas être contre le progrès, mais faire preuve d’une attention responsable envers la famille humaine », écrit notamment le pape. Tout le texte est finalement traversé par cette question : comment préserver la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle ?


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22 mai, 2026

ASSASSINAT DU COMMANDANT ARTURO ARAYA PEETERS

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ARTURO ARAYA
 PEETERS
1973 - 27 JUILLET- 2024
CINQUANTE-ET-UNIÈME ANNIVERSAIRE DE L'ASSASSINAT
 DU COMMANDANT ARTURO ARAYA PEETERS 
LE PRÉSIDENT SALVADOR ALLENDE ET 
SON AIDE DE CAMP DE LA MARINE  LE  
COMMANDANT ARTURO ARAYA PEETERS
Le Capitaine de vaisseau Arturo Araya Peeters, fut un marin chilien, aide de camp de la marine du président Salvador Allende. Assassiné chez lui de plusieurs coups de feu, le 27 juillet 1973, par des membres du groupe d'extrême droite «  Patria y Libertad » (Patrie et de Liberté).

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 COMMANDANT ARTURO ARAYA PEETERS, 
AIDE DE CAMP DU PRÉSIDENT ALLENDE 



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INCULPATION DE RAÚL CASTRO ET DIPLOMATIE DU CANON : LA PRESSION AMÉRICAINE SUR CUBA ATTEINT SON APOGÉE

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RAÚL CASTRO, ANCIEN DIRIGEANT CUBAIN 
PHOTO  GETTYIMAGES.RU

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Inculpation de Raúl Castro et diplomatie du canon : la pression américaine sur Cuba atteint son apogée / Les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans leur offensive contre Cuba en mettant en accusation l’ancien dirigeant Raúl Castro pour un incident aérien remontant à 1996. Cette action judiciaire, qualifiée de politique par de nombreux observateurs, s’accompagne d’une rhétorique belliqueuse de la Maison Blanche qualifiant Cuba d’«État voyou». 

RT en français 21 mai 2026, 16:08 
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Les ambitions des États-Unis en matière de politique étrangère atteignent un nouveau niveau : cette fois-ci, c’est Cuba qui est dans le collimateur de Washington, et plus précisément son ancien dirigeant, Raúl Castro, âgé de 94 ans, contre lequel la justice américaine a prononcé, le 20 mai, une mise en accusation par contumace. La plainte repose sur un épisode tragique de 1996, lorsque des chasseurs cubains ont abattu deux avions de l’organisation de défense des droits des immigrants cubains Brothers to the Rescue (Hermanos al Rescate), entraînant la mort des quatre personnes à bord. Les autorités cubaines avaient alors déclaré que les militants, qui organisaient des provocations et distribuaient des tracts, avaient violé leur espace aérien. 

 LA HABANA, EL 17 DE MAYO
FOTO YAMIL LAGE

À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Pour les États-Unis, l’un des arguments clés réside dans les conclusions de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), selon lesquelles l’attaque a eu lieu dans l’espace aérien international. À cette époque, Raúl Castro dirigeait le ministère cubain de la Défense, ce qui, selon la justice américaine, le rend responsable de l’ordre d’attaque. 

Raúl Castro, né en 1931, a participé avec son frère Fidel Castro au renversement, le 1er janvier 1959, du gouvernement de Fulgencio Batista, soutenu par les États-Unis. Les forces de Fidel Castro ont pris le pouvoir après la victoire de la révolution cubaine. Raúl Castro a occupé le poste de ministre de la Défense avant de prendre la tête du pays en 2008, succédant à son frère malade. Il a quitté la présidence en 2018 mais, selon plusieurs médias, il conserve une influence sur la politique cubaine. 

Bien plus qu’une simple accusation 

Derrière cette accusation liée à un incident vieux de trente ans se cache bien plus qu’une simple quête de justice. Selon Reuters, qui cite un haut responsable de l’administration du président américain Donald Trump, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une campagne de pression menée par Washington contre les autorités cubaines. 

Les propos retentissants du président américain lui-même vont dans ce sens. Peu avant l’annonce des accusations contre Raúl Castro, la Maison Blanche a publié un communiqué dans lequel Donald Trump affirmait que « les États-Unis ne toléreront pas qu’un État voyou abrite des opérations militaires, des services de renseignement et des terroristes étrangers à seulement 90 miles du territoire américain ». 

 CUBA DANS LE COLLIMATEUR DE WASHINGTON : TRUMP ÉVOQUE L’ENVOI D’UN PORTE-AVIONS
 «SUR LE CHEMIN DU RETOUR D’IRAN» 3 MAI 2026, 16:48 © U.S. NAVY
SOURCE: GETTYIMAGES.RU UN F-35 SUR LE PONT DU PORTE-AVIONS
 ABRAHAM LINCOLN (CVN 72), LE 2 MARS 2026.
[PHOTO D'ILLUSTRATION]

En mars dernier, Donald Trump avait déjà déclaré qu’il considérerait comme un « honneur » la possibilité de « prendre Cuba ». Début mai, il avait également menacé d’envoyer un porte-avions vers l’île et d’en prendre le contrôle « presque immédiatement ». 

Les déclarations du président américain ont toutefois révélé certaines contradictions. Lors d’un échange avec des journalistes, il a d’abord affirmé : « Il n’y aura pas d’escalade. Je ne pense pas que ce soit nécessaire. Écoutez, cet endroit est en train de tomber en ruines. C’est un désastre. Ils ont en quelque sorte perdu le contrôle. Ils ont vraiment perdu le contrôle de Cuba. » Avant d’ajouter ensuite : « Nous verrons ce qui va se passer. Mais nous libérerons Cuba. » 

Une partie de ces déclarations semble déjà se concrétiser. Le Commandement Sud des forces armées américaines a annoncé, le jour même des inculpations, qu’un groupe aéronaval mené par le porte-avions nucléaire USS Nimitz était entré dans la mer des Caraïbes. Outre le porte-avions, le destroyer USS Gridley, le navire de ravitaillement USNS Patuxent ainsi que l’escadre aérienne CVW-17 ont été déployés dans la région. 

La Havane dénonce une tentative de justification d’une agression militaire 

Les accusations visant Raúl Castro ont été vivement dénoncées par le président cubain Miguel Díaz-Canel. « Il s’agit d’une action politique infondée juridiquement qui n’a pour but que d’alimenter le dossier qu’ils fabriquent pour justifier une agression militaire absurde contre Cuba », a-t-il affirmé sur X

Le dirigeant cubain a également accusé Washington de manipuler les événements de 1996. Selon lui, La Havane avait agi en état de légitime défense après des violations répétées de son espace aérien. Il affirme par ailleurs que l’administration américaine de l’époque avait été avertie à plus de dix reprises sans réagir, ajoutant que l'accusation portée par Washington à l'encontre de Castro n'était rien d'autre qu'une manifestation d'arrogance et de frustration. 

Pour le peuple cubain, cette situation est symptomatique du système américain. Un citoyen cubain a déclaré à RT que Washington entend exploiter « tout ce qui peut leur permettre de créer un scénario pour justifier une agression militaire ». « Je le vois comme une injustice. Comme un mécanisme pour faire un écran de fumée contre Cuba. Toute une manœuvre pour juger n'importe qui, que ce soit Raúl, que ce soit Fidel, que ce soit Díaz Canel ou que ce soit Héctor Asensio, c'est-à-dire moi… Il s’agit de juger les révolutionnaires et les patriotes », a déploré un autre Cubain. 

La pression sur Cuba s’est intensifiée après les événements de janvier au Venezuela, lorsque l’armée américaine a enlevé le dirigeant de la République, Nicolás Maduro. Washington a ensuite affirmé que Cuba constituait une menace et a annoncé des droits de douane supplémentaires contre les pays fournissant du pétrole à l’île. 

Depuis, les coupures d’électricité se multiplient à Cuba, tandis que le pays fait face à une pénurie de carburant et de denrées alimentaires. Les autorités cubaines ont déclaré l’état d’urgence international et Miguel Díaz-Canel a assuré que le pays était prêt à se défendre. 

BLACKOUT À CUBA

Moscou a, de son côté, « fermement » condamné « les tentatives flagrantes d’ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain, d’intimidation et de recours à des mesures restrictives unilatérales et illégales ». Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé, le 17 mars, que la Russie réaffirmait sa « solidarité indéfectible envers le gouvernement et le peuple frère de Cuba ».  

RT en français 



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RAÚL CASTRO EN LA HABANA, EN 2014
FOTO ISMAEL FRANCISCO 

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