11 juin, 2026

WASHINGTON ENVISAGE OUVERTEMENT LA CAPTURE OU L'ÉLIMINATION DU PRÉSIDENT CUBAIN

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 

LA MAISON DE HEGSETH À LA BASE DE PEARL HARBOR, OÙ IL A
PARTICIPÉ  À DES EXERCICES PHYSIQUES AVEC LES SOLDATS
(SHUTTERSTOCK)

Logo 
RT France
Washington envisage ouvertement la capture ou l'élimination du président cubain / 
Après l'opération menée contre le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, Washington laisse désormais entendre que le président cubain Miguel Díaz-Canel pourrait lui aussi devenir une cible. Le Pentagone affirme que la capture ou l'élimination du dirigeant cubain fait toujours partie des scénarios étudiés par les États-Unis.
RT en français 11 juin 2026, 17:33
Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ? 

Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, a déclaré que les États-Unis continuaient d'envisager différents scénarios à l'égard du président cubain Miguel Díaz-Canel, y compris son enlèvement ou son assassinat. D'après lui, le rôle du Pentagone consiste à préparer en permanence un large éventail d'options pour la Maison Blanche. Dans cette logique, la capture ou l'élimination du dirigeant cubain « resterait une possibilité » parmi celles examinées par les autorités américaines.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Le chef du Pentagone a averti les autorités cubaines qu'elles « ne devaient pas défier les États-Unis », estimant qu'une telle confrontation pourrait avoir de lourdes conséquences.

EL PERIODISMO FINANCIADO EN ESTADOS UNIDOS;
I
A APLICADA A LA IMAGEN

► Para leer también:      LA « PRENSA INDEPENDIENTE » QUE FINANCIA WASHINGTON

Pete Hegseth a également affirmé que l'administration américaine observait attentivement l'évolution de la situation et considérait que la pression exercée contre le gouvernement cubain était « légitime ». Selon lui, les dirigeants de l'île seraient confrontés à des choix importants et devraient éviter toute décision susceptible de « provoquer une réaction de Washington ».

Le responsable américain a insisté sur le fait que les États-Unis disposaient de toutes les capacités nécessaires pour répondre à ce qu'ils estimeraient être une « menace ».

Le département du Trésor américain avait annoncé des sanctions contre Miguel Díaz-Canel ainsi que plusieurs personnes et structures liées au pouvoir cubain. À la tête du pays depuis 2018, le président cubain avait succédé à Raúl Castro, frère de l'ancien dirigeant Fidel Castro.

 RT en français 

[ Pinchar la imagen para ampliar ]

RAÚL CASTRO EN LA HABANA, EN 2014
FOTO ISMAEL FRANCISCO 

SUR LE MÊME SUJET :

    #114AñosPCCh / ANNIVERSAIRE À PARIS / INVITATION

     [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

     «114 ans aux côtés du peuple,
    Engagés avec le Chili,
    nous continuerons à construire l'avenir»

    #114AñosPCCh 

    1912 – 4 juin – 2026 

    Invitation à la commémoration du 114ème anniversaire
    du Parti communiste chilien (PCCh) 

    [ #114AñosPCCh ] 

     « El Viejo Comunista » 

    Pour écouter, cliquez ici ! ]

    PAROLES ET MUSIQUES MANUEL GARCíA

    Commémoration du 50ème anniversaire
    de la 
    tentative  d'extermination du PCCh
    « Caso Calle Conferencia »
    Le comité local du PCCh en France vous invite à fêter le 114ème anniversaire de sa fondation, et par la même occasion le 50ème anniversaire de la tentative d'extermination du PCCh «Affaire Calle Conferencia»,  opérations clandestines de la  Dina (Direction nationale d'Intelligence), la « Gestapo » chilienne placée directement sous les ordres de Pinochet, qui décapita en mai puis en novembre-décembre 1976 la direction du PCCh.

    L'activité aura lieu le mardi 30 juin prochain à 19h30 à l'adresse suivante : 

    Maison des Communistes - Paris 20ème,

    3 Place des Grès, 

    75020 Paris

    Confirmation souhaitée par mail:  celjoseweibel@gmail.com

    La place des Grès est desservie à proximité par la ligne 3 à la station de métro Porte de Bagnolet.

    Comment s'y rendre depuis la station de métro Porte de Bagnolet :

    https://maps.app.goo.gl/UR5JdtjyprbCRQAw5


     [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

    ITINÉRAIRE VERS LA SALLE PCF - PARIS 20ÈME

    [ - Ñ - Cliquez sur la flèche pour visionner la vidéo ]

    🚩Au cours de ces 114 années d'histoire, nous rendons hommage à notre camarade
     Gladys Marín  et nous nous souvenons de son intervention historique au stade Santa Laura

    Programme de la rencontre 

    19h30    : Accueil 

    20h00    : Allocution du responsable du PCCh

    20h30    : Intervention artistique

    21h30    : Verre de l’amitié, empanadas et partage du gâteau d'anniversaire

    22h00    : Fin de la journée  

    Participation aux frais libre et consciente


    07 juin, 2026

    À MADRID, LE PAPE LÉON XIV FUSTIGE LE POPULISME ET L’EXTRÊME DROITE

     [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

    LE PAPE LÉON XIV PRÉSIDE UNE VEILLÉE DE PRIÈRE SUR LA PLAZA DE LIMA
    LORS DE SON VOYAGE APOSTOLIQUE À MADRID, EN ESPAGNE, LE 6 JUIN 2026 .
    PHOTO MOHAMMAD SALEM  

    Courrier
    international
    Politique Vatican (le) Pape Léon XIV / Religion. À Madrid, le pape Léon XIV fustige le populisme et l’extrême droite / Le pape Léon XIV a débuté samedi 6 juin une visite de sept jours en Espagne par un discours au palais royal de Madrid, dans lequel il a fustigé la polarisation, l’extrême droite et la discrimination.

    Courrier international Lecture 2 min. Publié le 7 juin 2026 à 06h39, mis à jour le 7 juin 2026 à 09h04

    le pape Léon XIV “n’a pas perdu de temps”, constate La Vanguardia. “À peine avait-il posé le pied sur le sol espagnol” pour une visite de sept jours dans la péninsule ibérique “qu’il a délivré un message fort et percutant, adressé autant à la société qu’à la classe politique”.

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Au palais royal de Madrid, devant la famille royale espagnole et la classe politique du pays, le souverain pontife a appelé à “abandonner les discours qui divisent et polarisent” au profit du dialogue et de la réconciliation.

    À lire aussi :   HABEMUS PAPAM : LÉON XIV, UN AMÉRICAIN AU VATICAN

    Je suis venu encourager et inspirer une réconciliation et une coopération plus profondes entre les différentes forces de cette nation”, a-t-il déclaré. “Votre propre histoire montre que ce n’est pas la culture de la confrontation, mais celle de la rencontre, qui engendre la stabilité et la prospérité”, a-t-il lancé aux personnalités politiques présentes.

    Remerciements à l’Espagne

    Dans ce discours “véritablement profond, qui dépassait le cadre ecclésiastique”, juge El Periódico, il a également remercié l’Espagne pour “sa fidélité au droit international et au multilatéralisme” et “son engagement actif en faveur de la paix et de la solidarité entre les peuples”.

    Un satisfecit papal bienvenu pour le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le dirigeant européen le plus farouchement opposé aux guerres à Gaza et en Iran, et qui n’a pas hésité ces derniers mois à tenir tête à Donald Trump malgré les menaces de représailles américaines.

    LE PAPE LÉON XIV SALUE LES FIDÈLES LORS DE
     SA VISITE DE MADRID EN PAPAMOBILE.
    PHOTO RODRIGO JIMÉNEZ  

    Avec sa charge contre “la polarisation, l’extrême droite et la discrimination”, “les armes et les murs” et les approches “fondées sur l’identité” qui “peuplent le monde de fantômes et d’ennemis”, Léon XIV “a agi sans hésitation en tant que guide moral”, estime El País.

    Veillée devant 500 000 personnes

    S’il n’a nommé aucun parti politique et n’a jamais prononcé le nom de Donald Trump, le souverain pontife a néanmoins “toujours été clair quant à ceux à qui il faisait référence : il n’entre pas dans le débat politique direct, il proclame des valeurs et dénonce ceux qui s’y opposent”, résume le quotidien madrilène.

    Après ce premier discours, Léon XIV a poursuivi sa journée au pas de charge, en rencontrant notamment des personnes exclues dans un centre pour sans-abri de Caritas, et concluant son agenda par une veillée devant le stade Santiago Bernabéu du Real Madrid, où l’attendaient quelque 500 000 personnes.

    El Mundo souligne pour sa part que le pape “n’a pas éludé” le sujet sensible des abus sexuels dans l’Église – un thème dont l’absence dans le programme de la visite avait suscité de vives critiques en Espagne. Dans l’avion qui l’emmenait à Madrid, il a reconnu devant les journalistes que les violences sexuelles restaient “une blessure ouverte”, et une rencontre avec des victimes a été ajoutée au programme.

    Courrier international

    Courrier international 

    [ Cliquez sur la flèche pour visionner la vidéo ]



    SUR LE MÊME SUJET :

    05 juin, 2026

    LE PRÉSIDENT CUBAIN VISÉ PAR DE NOUVELLES SANCTIONS AMÉRICAINES.

    [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]  

    LE LEADER CUBAIN MIGUEL DÍAZ-CANEL ET SON ÉPOUSE
    LIS CUESTA PERAZA GOUVERNEMENT CUBAIN

    Courrier
    international
    Le président cubain visé par de nouvelles sanctions américaines. Le département d’État américain a imposé jeudi des sanctions économiques au président cubain Miguel Díaz-Canel et à sa famille, ainsi qu’à plusieurs membres de la famille Castro, dont Alejandro Castro Espín, fils de l’ancien président Raúl Castro. [Les États-Unis déstabilisent Cuba depuis des mois]

    Courrier international 

    Ces “nouvelles sanctions” interviennent alors que les États-Unis “accentuent la pression sur les dirigeants cubains” pour tenter de faire tomber le régime communiste, observe le Miami Herald. M. Castro Espín avait été acteur clé du rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis en 2015. 

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Le fait qu’il soit aujourd’hui sanctionné laisse penser que Washington le considère désormais “comme un obstacle aux pourparlers en cours avec Cuba”, analyse le quotidien.

    LES PAIEMENTS PAR VISA ET MASTERCARD À CUBA SERONT SUSPENDUS
    À PARTIR DE SAMEDI, SUITE AUX SANCTIONS AMÉRICAINES QUI ONT
    CONTRAINT UNE BANQUE ÉTRANGÈRE À ROMPRE SES RELATIONS
    AVEC UN ÉTABLISSEMENT FINANCIER PUBLIC.
    PHOTO YAMIL LAGE

    CUBA : LES PAIEMENTS PAR CARTES VISA ET MASTERCARD SUSPENDUS EN RAISON DES SANCTIONS AMÉRICAINES.

    Courrier
    international
    Cuba : les paiements par cartes Visa et Mastercard suspendus en raison des sanctions américaines. “Le leader révolutionnaire cubain Raúl Castro a reçu une mauvaise nouvelle pour son 95ème anniversaire mercredi : de nouvelles entreprises abandonnent le pays caribéen sous la pression américaine”, rapporte l’agence Bloomberg [Les États-Unis déstabilisent Cuba depuis des mois]

    La Havane a annoncé mercredi qu’aucun paiement par carte Visa ou Mastercard ne serait possible sur l’île à partir de ce week-end, après la rupture des relations entre une banque étrangère et Fincimex, branche financière du conglomérat économico-militaire cubain Gaesa, sanctionné par Washington. 

     [LES ÉTATS-UNIS DÉSTABILISENT CUBA DEPUIS DES MOIS]

    Depuis janvier, l’administration Trump mène une politique de pression maximale contre Cuba, affirmant que l’île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, représente une “menace extraordinaire” pour la sécurité nationale des États-Unis.



    [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]  

     LA HABANA, EL 17 DE MAYO
    FOTO YAMIL LAGE

    SUR LE MÊME SUJET :

      01 juin, 2026

      « TECHXIT » : POURQUOI PETER THIEL MISE SUR L’ARGENTINE DE JAVIER MILEI

      [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

      PETER THIEL, LE SULFUREUX ET LIBERTARIEN DE DROITE FONDATEUR DE PALANTIR,
      PRÉVOIT UN "DOMICILE BIS" DANS L'ARGENTINE DE JAVIER MILEI
      PHOTO MATIAS BAGLIETTO

      Logo
      France24
      "TechXit" : pourquoi Peter Thiel mise sur l’Argentine de Javier Milei / Le controversé patron de Palantir, Peter Thiel, va temporairement élire domicile en Argentine, ont appris plusieurs médias. Pour ce libertarien de droite autoproclamé, l’expérience économique radicale de Javier Milei convient davantage que le modèle trumpien aux États-Unis. Un déménagement qui en dit long, aussi, sur les priorités de ces barons de la tech.

      Par Sébastian SEIBT Publié le : 01/06/2026 - 17:56 Modifié le : 01/06/2026 - 18:02 6 min Temps de lecture

      LE PLAN B DE PETER THIEL : SELON LE
       NEW YORK TIMES,   IL S'INSTALLERAIT
      EN ARGENTINE POUR ÉCHAPPER
      À L'IMPÔT SUR LA FORTUNE.
      PHOTO CHANDAN KHANNA

      il a acheté une maison dans l’un des quartiers les plus cossus de Buenos Aires, s’est distingué lors d‘un tournoi d’échecs dans la capitale argentine et a rencontré plusieurs ministres depuis avril. Peter Thiel, très controversé milliardaire et fondateur de Palantir, a même été reçu avec les honneurs par le président Javier Milei, comme le rapportent plusieurs médias depuis le 28 avril.

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      PETER THIEL (À DROITE) ARRIVANT À UNE
      RÉUNION AVEC LE PRÉSIDENT JAVIER MILEI
      AU PALAIS PRÉSIDENTIEL CASA ROSADA
      À BUENOS AIRES EN AVRIL.
      PHOTO MATIAS BAGLIETTO

      "C’était un anarcho-capitaliste rencontrant un autre anarcho-capitaliste", s’est vanté Javier Milei. Visiblement très enthousiaste au sujet de l’intérêt du fondateur du géant américain du big data pour l’Argentine. Juan Pablo Carreira, le directeur de la communication digitale du président, a ajouté que Peter Thiel "était déjà plus argentin" que l’opposition de gauche.


      Un paradis "anarcho-capitaliste"

      Car Peter Thiel ne semble pas vouloir faire de Buenos Aires un simple lieu de villégiature. Ce richissime patron de la tech, dont la fortune est estimée à plus de 30 milliards de dollars, compte s’installer temporairement en Argentine avec sa famille, ont affirmé le New York Times et le Financial Times. Il a même déjà inscrit ses enfants dans des écoles locales.

      C’est un changement de décor majeur pour l’entrepreneur star de la Silicon Valley, qui partageait sa vie jusqu’à présent entre Los Angeles et Miami. Une nouvelle adresse qui peut surprendre. Peter Thiel, grand pourfendeur de la culture "woke" – terme inventé pour dénigrer les politiques progressistes – et libertarien autoproclamé, n’a-t-il pas trouvé le président rêvé en la personne de Donald Trump ?

      Surtout que ce dernier a choisi pour vice-président J. D. Vance, "un politicien étroitement lié à Peter Thiel, qui est même parfois présenté comme son porte-parole au sein de l’administration Trump", explique Marc Tuters, spécialiste des sous-cultures radicales sur Internet à l’université d’Amsterdam, qui a écrit sur la pensée politique de Peter Thiel.

      Mais un J. D. Vance et quelques sorties anti-woke de Donald Trump ne suffisent pas à faire le bonheur de Peter Thiel. Surtout que la Californie s’apprête à voter en novembre l’instauration d’un nouvel impôt sur les super-riches. La mesure a déjà été critiquée par plusieurs patrons de la Silicon Valley, mais pour Peter Thiel c’est un motif de rupture. En tant que libertarien de droite, "il est viscéralement opposé à toute taxation de sa fortune, ce qui serait à ses yeux du vol pur et simple", souligne Matt Barlow, spécialiste de politique économique internationale et de l’Argentine à l’université de Glasgow.

      Et c’est là que l’autre "anarcho-capitaliste" entre en scène. "Ce terme est juste un autre mot pour désigner un libertarien de droite", souligne Matt Barlow, qui a écrit sur les contours de l’anarcho-capitalisme de Javier Milei.

      Un "joli coup politique" pour Javier Milei

      Lors de son accession au pouvoir en Argentine en 2023, Javier Milei avait souvent été réduit dans les médias à une image de "Trump bis" pour l’Amérique latine. Il existe certes "des similitudes dans le recours à un simulacre de machisme et à une exaltation de l’image d’homme fort chez les deux dirigeants", reconnaît Anthony Burton, chercheur au département des études sur les médias de l’université d’Amsterdam, qui a travaillé sur le pouvoir des techno-élites.

      Mais le dirigeant argentin a une colonne vertébrale idéologique beaucoup plus Thiel-compatible. "Le recours aux droits de douane par Donald Trump, par exemple, est une mesure qui ne correspond pas à la vision du monde partagée par Peter Thiel et Javier Milei", assure Marc Tuters. Pour cet expert, les deux hommes "partagent un même engagement envers une sorte de philosophie de l’État comme coquille vide qui laisserait le marché agir à sa guise et sans entrave".

      Le président américain voit tout à travers le prisme de l’"America First". Là encore, Peter Thiel et Javier Milei "ont une vision beaucoup plus globale, et veulent que leur idéologie se répande dans le monde entier", assure Matt Barlow. Le multimilliardaire américain semble donc avoir trouvé pour l’instant des cieux fiscalement et idéologiquement plus cléments en Argentine.

      Pour Javier Milei, "c’est un joli coup politique et son gouvernement a présenté le fait d’attirer un investisseur du calibre de Peter Thiel comme un véritable vote de confiance pour les politiques radicales de réformes menées en Argentine", assure Matt Barlow.

      En présentant l’arrivée de Peter Thiel comme une victoire du "mileiïsme" économique, le président argentin peut aussi balayer sous le tapis les inégalités qui se creusent en Argentine. La destruction systématique des filets de sécurité sociale qui pouvaient exister a fragilisé un peu plus les populations les moins favorisées et la dérégulation du marché du travail a vu le taux de chômage progresser fortement.

      Mais rien ne vaut un Peter Thiel qui s’installe à Buenos Aires ? Sauf s’il pouvait y en avoir plusieurs. Elon Musk a vanté à plusieurs reprises la politique de coupe à la tronçonneuse dans les dépenses publiques du président argentin. D’autres patrons de la Silicon Valley pourraient être tentés de suivre l’exemple de Peter Thiel.

      Javier Milei a d’ailleurs profité de l’attention médiatique suscitée par cette affaire pour rappeler que son gouvernement travaillait sur un programme d’obtention de la citoyenneté argentine pour les riches investisseurs étrangers.  

      PHOTO-ILLUSTRATION POUR TIME
       PHOTO NORDIN CATIC

      Quand la démocratie libérale ne suffit plus aux barons de la tech

      Mais pour les experts interrogés, Peter Thiel devrait être un cas à part plutôt que le début d’une longue liste de multimilliardaires tentés par l’Argentine. En effet, à l’heure de l’IA triomphante, "la plupart des patrons de la Silicon Valley qui pourraient être tentés par l’expérience argentine ont besoin d’être sur le terrain nord-américain", assure Anthony Burton. Parmi les barons de la tech, "Peter Thiel est l’un de ceux qui a le moins d’intérêts dans l’IA", assure cet expert.

      Palantir travaille certes avec de l’IA pour exploiter ses données, mais contrairement à Meta, Google, xAI, OpenAI ou encore Microsoft, la société n’est pas engagée dans une course aux modèles de langage.

      Peter Thiel est aussi un habitué de ce que le New York Times appelle les "plans B" de lieux de résidence. Il a obtenu la nationalité néo-zélandaise au début des années 2010 et a fait une demande en 2022 pour un passeport maltais.

      "Il existe un mouvement au sein des multimilliardaires qui disent vouloir se préparer à une sorte d’apocalypse environnementale en s’achetant des bouts d’îles, comme Mark Zuckerberg à Hawaï, et en se construisant des bunkers. Mais il y a souvent des motivations beaucoup plus terre à terre", note Anthony Burton.

      Pour cet expert, la tentation argentine de Peter Thiel prouve qu’au final, "il ne s’agit pas tant de fuir une société qui ne convient plus que d’échapper aux structures sociales et fiscales de la démocratie libérale contemporaine. Elles ne sont pas suffisamment malléables pour que ces puissants puissent accumuler toujours plus de capital et de pouvoir, sans contrainte."

      [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

      M. THIEL, QUE L'ON VOIT ICI À BUENOS
      AIRES, A ÉGALEMENT  ACHETÉ DES BIENS
      IMMOBILIERS EN URUGUAY, PAYS VOISIN
      PHOTO MATIAS BAGLIETTO



      SUR LE MÊME SUJET :

      PRÉSIDENTIELLE EN COLOMBIE : L’EXTRÊME DROITE ET LA GAUCHE QUALIFIÉES POUR LE SECOND TOUR

      [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 

      DES PARTISANS DU CANDIDAT D’ULTRADROITE ABELARDO DE LA ESPRIELLA,
      CÉLÈBRENT SA QUALIFICATION AU SECOND TOUR AU SOIR DU 1er TOUR
      DE LA PRÉSIDENTIELLE, À BARRANQUILLA, EN COLOMBIE, LE 31 MAI 2026.
      PHOTO RODRIGO BUENDIA 

      INTERNATIONAL / COLOMBIE / Présidentielle en Colombie : le second tour opposera Ivan Cepeda, candidat de la gauche, à Abelardo de la Espriella, un avocat d’extrême droite / Le candidat d’ultradroite devance, avec 43,74 % des suffrages, le sénateur et philosophe (40,91 %), qui s’inscrit dans les pas du président de gauche sortant, Gustavo Petro. Le second tour aura lieu le 21 juin. [Vent mauvais de Colombie...]

      Le Monde avec l'AFP Publié aujourd’hui à 01h53, modifié à 08h40 Temps de Lecture 2 min.

      Tensions géopolitiques autour de nous
      DESSIN RAMIRO ALONSO

      Un admirateur de Donald Trump et un défenseur des droits de l’homme, tel est le duo que les Colombiens auront à départager au second tour de l’élection présidentielle. À l’issue du premier tour, dimanche 31 mai, le candidat de droite radicale, l’avocat millionnaire Abelardo de la Espriella, est arrivé en tête avec 43,74 % des suffrages, devant le sénateur et philosophe Ivan Cepeda (40,91 %), héritier politique du président sortant Gustavo Petro, après le dépouillement de la quasi-totalité des bureaux de vote.

      ABELARDO DE LA ESPRIELLA, CANDIDATO DE EXTREMA DERECHA A LA
       PRESIDENCIA DE COLOMBIA, CERRÓ SU CAMPAÑA EN LA CIUDAD DE MEDELLÍN.
      PHOTO FEDERICO RIOS

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      Les sondages avaient donné la semaine dernière M. Cepeda favori du premier tour. Le second tour est prévu le 21 juin. La candidate de droite Paloma Valencia, sénatrice adoubée par l’ex-président conservateur Alvaro Uribe (2002-2010), arrive loin derrière avec moins de 7 %. Elle a annoncé son soutien à Abelardo de la Espriella pour le second tour.

      LE CADRE SYSTÉMATIQUE DU FRAMING MÉDIATIQUE, CONCEPT QUI
      DÉSIGNE UNE PRATIQUE JOURNALISTIQUE CONSISTANT À CONSTRUIRE
       UN CADRE NARRATIF AFIN DE FAVORISER UNE POSITION CORPORATIVE.
      IMAGE : V3RTICE.COM

      ► Para leer también:      MERCENARIOS DE LA COMUNICACIÓN (II): EL BESTIARIO MEDIÁTICO COLOMBIANO

      « Nous allons changer l’histoire de la Colombie pour toujours », a promis le candidat de droite radicale après la publication des résultats, dans une vidéo tournée depuis la ville caribéenne de Barranquilla (Nord) où ses partisans ont laissé éclater leur joie en parcourant la ville.

      À Bogota, Ivan Cepeda a, lui, réagi en jurant de vaincre « l’extrême droite fasciste » le 21 juin. Il a refusé pour l’instant de reconnaître le résultat de ce premier tour, sans toutefois aller jusqu’à affirmer que l’élection avait été truquée. « Nous ne commenterons les résultats que lorsque les commissions de dépouillement auront pleinement fait la lumière sur ce qui s’est passé », a déclaré le candidat de gauche. Le président Petro a également refusé de reconnaître les résultats du premier décompte des voix, qui doit ensuite être vérifié et validé lors d’un dépouillement officiel pouvant prendre plusieurs jours.

      IVÁN CEPEDA, DE IZQUIERDA Y FAVORITO SEGÚN LAS ENCUESTAS,
      PROTEGIDO POR UN ESCUDO ANTIBALAS EN UN MITIN EN BOGOTÁ.
      PHOTO NATHALIA ANGARITA

      La question des groupes armés

      Les deux candidats arrivés en tête s’affrontent notamment sur la direction à prendre pour venir à bout d’un conflit armé interne vieux de six décennies mais en pleine résurgence. La Colombie connaît sa pire flambée de violence depuis la signature de l’accord de paix avec la guérilla des FARC en 2016. De nombreux dirigeants communautaires ont été assassinés, des civils ont péri dans des attentats et un prétendant à la présidence a été tué.

      Dans ce contexte, MM. Cepeda et de la Espriella proposent des solutions radicalement opposées pour venir à bout de ce conflit armé en pleine résurgence : continuer à négocier la paix avec les groupes armés, stratégie du président sortant Gustavo Petro, ou bien utiliser la force pour venir à bout des guérillas, ex-paramilitaires et cartels.

      Les experts estiment que les groupes armés impliqués dans le trafic de drogue, l’exploitation minière illégale et l’extorsion ont profité des négociations de paix menées sous le gouvernement Petro pour renforcer leurs positions.

      La Constitution interdit à Gustavo Petro, premier dirigeant de gauche de l’histoire du pays, de briguer un second mandat. Ce président clivant jouit d’une forte popularité parmi les classes populaires après avoir augmenté le salaire minimum et élargi les programmes sociaux dans l’un des pays les plus inégalitaires au monde.

      Son dauphin, Ivan Cepeda, un défenseur des droits de l’homme de 63 ans, homme politique expérimenté, mise sur la poursuite des réformes sociales et des négociations de paix avec les groupes armés.

      Abelardo de la Espriella, 47 ans, se fait appeler « le Tigre » et promet pour sa part la mort ou la prison pour les membres des organisations criminelles. Il se présente en « outsider » et reprend à l’envi une rhétorique de « main de fer » qui a récemment valu plusieurs victoires à la droite radicale en Amérique latine.

      Admirateur des présidents américain, Donald Trump, salvadorien, Nayib Bukele et argentin, Javier Milei, il propose de construire dix mégaprisons, de réduire de 40 % la taille de l’État et de bombarder les campements des trafiquants de drogue en Colombie, premier producteur mondial de cocaïne. Dimanche, il a qualifié cette élection de « bataille la plus importante de l’histoire de la République ».

      La journée électorale s’est déroulée dans le calme dimanche. Le gouvernement a déployé plus de 400 000 membres des forces de l’ordre.

      [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 

      « Les yeux rivés sur la Colombie /
      La droite ne passera pas ! »
      FLYER PCCH


      Le Monde avec l'AFP

      SUR LE MÊME SUJET :