21 juillet, 2026

LE PRÉSIDENT DU NICARAGUA : «IL N'Y AURA PLUS D'ÉLECTIONS»

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LE PRÉSIDENT DU NICARAGUA, DANIEL ORTEGA.
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Le président du Nicaragua : «Il n'y aura plus d'élections» / Le Nicaragua ne devrait plus organiser d'élections, selon son président Daniel Ortega. Celui-ci affirme vouloir fermer définitivement la voie électorale à l'opposition, car elle ne soutient pas la loi sur l'enseignement gratuit et ne veut que  «tirer profit des écoles». 

RT en français  21 juil. 2026, 13:43

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LE PRÉSIDENT DANIEL ORTEGA, À
CARACAS, LE 14 DÉCEMBRE 2024
PHOTO LEONARDO FERNANDEZ V

Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a annoncé que son pays ne procéderait plus à des élections. Selon lui, cette décision vise à empêcher l'opposition d'accéder au pouvoir, rapporte Reuters le 20 juillet .

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

« Nous avons décrété par la loi que l’éducation serait gratuite : qu’il serait interdit de faire payer les frais de scolarité, que ce soit à l’école primaire, dans le secondaire ou à l’université ; là, nous construisons davantage d’écoles dotées de toutes les technologies modernes. Tandis qu’eux, ils se tiennent à l’affût, tout ce qu’ils veulent, c’est remporter les élections et tirer profit des écoles. Mais ils peuvent oublier ça. Il n’y aura plus d’élections ici, il n’y aura plus d’élections qui leur permettraient d’essayer de s’emparer du gouvernement, de s’emparer du pouvoir. [...] L'histoire des partis installés par les Yankees (les Américains) revenant au gouvernement est finie, pour toujours », a-t-il déclaré lors d’un discours à l’occasion du 47e anniversaire de la révolution sandiniste.

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Daniel Ortega a dirigé le Nicaragua de 1979 à 1990 avant de retrouver la présidence en 2007.

Les dernières élections présidentielles se sont tenues en 2021. Le président américain de l'époque, Joe Biden, avait affirmé que près de 40 opposants politiques avaient été emprisonnés sous des prétextes « injustifiés », parmi lesquels sept potentiels candidats à la présidence. Il avait également dénoncé les restrictions imposées aux partis politiques, estimant que le scrutin avait été « faussé » bien avant le vote.

Par la suite, Joe Biden a signé un décret instaurant des sanctions contre le Nicaragua et Daniel Ortega pour des violations des droits de l'homme. Le département du Trésor américain a également sanctionné le parquet général du Nicaragua ainsi que neuf responsables du pays, évoquant la tenue d'« élections fictives ».

En 2025, Rosario Murillo, co-présidente de la république du Nicaragua, a annoncé que le Nicaragua quittait le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Elle a accusé l'institution de manquer de respect envers la souveraineté du pays, de diffuser des « calomnies et des mensonges » visant à discréditer l'action du gouvernement et à porter atteinte à la souveraineté nationale, tout en estimant qu'elle ne remplissait plus la mission pour laquelle elle avait été créée.

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    LA SOUMISSION DE L’IMAGINAIRE

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     « FRACTURED IDOLS III », (IDOLES FRACTURÉES III), 2023
    © DANIEL ARSHAM - GALERIE PERROTIN

    Le Monde
    Diplo
    La soumission de l’imaginaire / Huit pour cent des Français n’ont peur de rien. / C’est saisissant. / Soit ils manquent d’imagination, soit ils ne sont pas portés sur la confidence (1). Les 92 % restants, eux, ont peur de tout. Ou presque. / C’est peut-être excessif, mais il y a des motifs.

    Éditorial, par Evelyne Pieiller 

    Objectivement, éprouver aujourd’hui de la peur semble relever du pur bon sens : à en croire les médias, le personnel politique, les bruits qui courent, il y a du danger partout. On est cernés. Les vieilles épouvantes sont de retour, l’épidémie rôde, la guerre dévaste, les attentats menacent, mais la modernité sait aussi s’exprimer, et de l’angoisse écologique à l’inquiétude technologique, le citoyen a de quoi nourrir ses cauchemars. Et ils sont effectivement nourris, si on en croit la double enquête récente portant sur les peurs individuelles et collectives des Français. Peu de surprise dans les objets de crainte, sinon leur hiérarchisation : le déclin économique du pays angoisse moins (20,4 %) que le réchauffement climatique (32,2 %), et le communisme plus que le libéralisme (le mot capitalisme semble avoir disparu) (2). Oui, si peu de surprise par rapport à ce qui sans trêve alimente les faiseurs de lois et ceux d’opinion que c’en est quasiment troublant. En corollaire, mouvement logique, il apparaît que l’élan qui porte vers l’espoir, l’espoir dans la vie, s’émousse : 56 % des enquêtés l’accueillent peu souvent… La fin du monde semble hanter davantage encore que les fins de mois, on le voit d’ailleurs dans les arts, dans toute une culture pop et populaire, qui célèbre l’Apocalypse, redevenue tendance, étrange resurgissement d’un vieil imaginaire religieux dans un monde pourtant fortement déchristianisé.

    « MANIÈRE DE VOIR » #208, AOÛT-SEPTEMBRE 2026 

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Il est vrai, qui l’eût cru, que 24 % des Français ont peur du diable.

    Information surprenante, amusante ou effondrante, au choix : mais certainement pas tout à fait anecdotique. Car si on ne croit pas tous au prince des ténèbres, on redoute un genre d’enfer. C’est massivement le sens que prend l’avenir. Ou l’absence d’avenir. Le futur est malveillant. Mortifère. Et il est à l’œuvre dans notre présent. Cette crainte-là, têtue, diffuse, et si partagée qu’elle semble l’air même du temps, colore toute notre sensibilité, jusqu’en notre subconscient qui se l’approprie, elle oriente nos idées, elle infléchit notre vie.

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    Le futur est malveillant. Mortifère. Et il est à l’œuvre dans notre présent. Cette crainte-là, têtue, diffuse, oriente nos idées, infléchit notre vie

    Bien sûr, on la croit fondée. Entre les commentaires des experts, les difficultés de la vie, les échecs passés, difficile d’y échapper. Bien sûr, la réalité ne porte pas d’emblée à l’allégresse et à la confiance dans les lendemains. Mais ces peurs qui nous semblent naturelles, cette sorte de grande névrose collective, elles naissent moins du bon sens, du réalisme, que de l’entretien actif, par la grâce du libéralisme, de bonnes vieilles croyances liées à une bonne vieille représentation de l’homme, celle que la droite a toujours favorisée : l’humain est mauvais. Insécurité, pollution, guerre, avenir sans avenir : c’est notre faute, au fond. En toute logique, 76 % des Français n’ont pas confiance en leur prochain. Le philosophe anglais Thomas Hobbes, redevenu très fréquenté depuis quelques décennies, l’avait bien dit, dès le XVIIème siècle : l’homme, si on le laisse sans loi, sans contrainte, est spontanément un loup pour l’homme. C’est sa nature. C’est alors la guerre de tous contre tous (3). Il faut le cadrer. L’encadrer. Le surveiller. Le contraindre.

    C’est pourquoi a été inventé l’État. L’État protège.

    La peur est éminemment politique. Avoir peur, c’est se préparer à obéir, comme l’écrit Hobbes. État d’urgence, état d’exception, lois spéciales, etc. : pour notre bien… La sécurité contre la liberté, la peur collective est la justification idéale des régimes autoritaires. Autant dire qu’elle est, lorsqu’elle subvertit toute réflexion par rapport à la réalité du risque, une construction et un outil du pouvoir, qui la présente comme « naturelle », sensée, justifiée. C’est un levier fondamental : « La première étape consiste à identifier un objet dont le public devra avoir peur, la deuxième à en interpréter la nature et à expliquer les raisons de sa dangerosité, enfin en dernier lieu à y faire face (4) ». L’ennemi sera l’autre. Au choix : le pollueur, le contaminateur, le pauvre, l’extrémiste, etc.

    Et ce que nous avons en nous de penchants paranoïaque, mélancolique, schizoïde, voire sadomasochiste… y trouve obscurément résonance.

    Créer la peur est un sport chéri de nos démocraties et de leurs haut-parleurs. Il suffit d’y mettre les moyens pour convaincre et du risque et de l’impuissance devant ce qui suscite la peur : que faire devant la fatalité, sinon limiter les dégâts sans pour autant l’inverser ?

    La peur devient une preuve de lucidité.

    Il est une question que bon nombre de gens aiment, au moins une fois dans leur vie, se poser : sous l’Occupation, aurais-je été un résistant ou un collabo (5) ? Question gratuite. Mais il n’est pas inutile de voir, avec Marc Bloch, ce qui s’oppose à la peur, ce qui la « défatalise » : le refus de croire qu’il n’est pas d’autre lecture possible de la réalité, pas d’autre réalité possible. « C’est à force d’utopies que la réalité enfin paraît. Quoi de plus utopique que l’idée d’organiser, dans un pays asservi et jeté au plus bas, un vain sursaut de révolte en un vaste réseau de volontés ? C’est pourtant ainsi que la Résistance a fini par voir le jour (6). »


    Evelyne Pieiller

    Notes : 

    (1) « Les peurs individuelles et collectives des Français », deux enquêtes réalisées par Opinionway pour Sciences Po (Cevipof), l’une en septembre 2023 (PDF), l’autre en décembre 2024. Les deux sont disponibles en ligne. Cf. Anne Muxel et Pascal Perrineau, Inventaire des peurs françaises, Odile Jacob, Paris, 2026.

    (2) Frédérik Cassor et Pascal Perrineau, De quoi les Français ont-ils peur ? Une exploration sociale et politique des peurs (PDF) note de recherche du Cevipof, « Questions de société », n° 1, février 2026.

    (3) Cf. Thomas Hobbes, Léviathan, Gallimard, coll. « Folio », Paris, 2000.

    (4) Corey Robin, dans Patrick Boucheron, Corey Robin et Renaud Payre, L’Exercice de la peur. Usages politiques d’une émotion, Presses universitaires de Lyon, 2015.

    (5) Cf. Pierre Bayard, Aurais-je été résistant ou bourreau ?, Éditions de Minuit, Paris, 2013.

    (6) Marc Bloch, « Un philosophe de bonne compagnie », dans L’Étrange Défaite, Gallimard, coll. « Témoins », Paris, 2026.


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      «L’OTAN NE NOUS A PAS TRAITÉS COMME IL SE DOIT» : TRUMP FUSTIGE L’ALLIANCE ET MENACE DE COUPER LES ÉCHANGES AVEC L’ESPAGNE

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      DONALD TRUMP ET MARK RUTTE
      PHOTO GETTYIMAGES.RU 

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      «L’OTAN ne nous a pas traités comme il se doit» : Trump fustige l’Alliance et menace de couper les échanges avec l’Espagne / À Ankara, en marge du sommet de l’OTAN, le président américain a violemment chargé l'Espagne, qualifiée de «partenaire déplorable», exigeant l'arrêt total des échanges avec Madrid. Ce chantage s'ajoute à ses foudres contre l'Alliance sur le dossier iranien et à ses revendications renouvelées sur le Groenland.

      RT en français  8 juil. 2026, 13:13

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      En marge du sommet de l’OTAN, qui se tient à Ankara les 7 et 8 juillet, Donald Trump a rencontré le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte. À l’issue des discussions, lors d’une conférence de presse conjointe, le président américain a fait état de « plusieurs excellentes rencontres », saluant tout particulièrement le président turc Recep Tayyip Erdogan.

      Sommet de l'OTAN à Ankara, en Turquie. Pendant ce temps,
       Erdogan réprime l'opposition avec une vigueur sans précédent.
      DESSIN OLIVER SCHOPF

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      Cette remarque a toutefois constitué l’une des rares notes positives de son intervention. Donald Trump s’est ensuite lancé dans une critique virulente de l’OTAN, déclarant ne pas être satisfait de l’Alliance en raison de « ce qu’elle a fait avec le Groenland », mais aussi de son refus d’apporter son aide face à l’Iran. Le président américain s’en est ensuite pris à l’Espagne, qualifiée de « partenaire déplorable au sein de l’OTAN».

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      « L’Espagne, c’est peine perdue. D’ailleurs, nous ne voulons plus commercer avec l’Espagne. Je veux qu’on arrête ça. […] Coupez court à tout échange commercial avec l’Espagne, s’il vous plaît, ainsi qu’aux visites. Nous ne voulons plus avoir affaire à eux… Et vous verrez qu’ils reviendront bien vite. Ils reviendront. Ils traitent cet homme de manière épouvantable », a-t-il lancé.

      Selon Trump, les tensions entre l’OTAN et les États-Unis se sont également cristallisées autour du Groenland. Le président américain a estimé que l’île constituait un « gros problème » pour Washington, affirmant que les États-Unis dépensaient des sommes considérables pour sa défense sans rien obtenir en retour. Mark Rutte a tenté d’apaiser le dirigeant américain en rappelant les accords conclus à Davos sur le renforcement de la présence militaire américaine sur l’île, ainsi que leur mise en œuvre progressive. Ces propos n’auraient toutefois fait qu’irriter davantage Donald Trump, qui a réaffirmé que le Groenland était « très important pour les États-Unis, mais pas pour le Danemark ».

      La veille, Politico, citant des sources, a rapporté que les alliés au sein de l’OTAN espéraient voir Donald Trump se rendre au sommet d’Ankara dans un esprit de compromis. Mais le président américain a de nouveau critiqué l’Alliance dès les premières heures de la rencontre. Il a notamment déclaré que ce qui se passait en Ukraine ne concernait pas Washington, tout en réitérant que le Groenland devait revenir aux États-Unis.

      Le sommet de l’OTAN à Ankara se tient dans un contexte de désaccords profonds entre Washington et ses alliés européens sur les dépenses de défense, le soutien à l’Ukraine et le rôle des États-Unis dans la sécurité du continent. À la veille de cette rencontre, Donald Trump avait déjà critiqué ses alliés, affirmant que les États-Unis assumaient l’essentiel de la charge financière au sein de l’Alliance sans en tirer suffisamment de bénéfices. Il s’était également dit mécontent du refus des pays européens de soutenir Washington dans la guerre contre l’Iran.

      RT en français

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      Coupe du monde / Âne d'or 2026.
      DESSIN SCHOT


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        LUIS EMILIO RECABARREN ET TROIS DE SES SŒUR
        MERCEDES, LUZ EMILIA  ET BERTA 

        1876  - 6 JUILLET - 2026
        CENT-CINQUANTIÈME ANNIVERSAIRE DE
        LA NAISSANCE DE LUIS EMILIO RECABARREN

        «A LUIS EMILIO RECABARREN» COMPOSITEUR VICTOR JARA, PAR DANIELE SEPE
         EXTRAIT DE L' ALBUM « CONOSCI VICTOR JARA?», 
         ENREGISTRÉE CHEZ IL MANIFESTO, ROME ITALIE (CD 051) EN 2000. 
         LICENCE YOUTUBE STANDARD 
         DURÉE : 00:11:44
          Luis Emilio Recabarren Serrano, né
           à Valparaíso le 6 juillet 1876, décédé à Santiago du Chili le 19 décembre 1924, fut un homme politique Chilien. Il est considéré comme le père du mouvement ouvrier au Chili.

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          Amérique latine : le virage radical à droite / L'Argentine, le Salvador, le Chili, et très récemment la Colombie et le Pérou. Ces dernières semaines, ces derniers mois, l'un après l'autre, ces pays ont basculé à droite, voire à l'extrême droite. 

          Par David DELOS Temps de lecture 1 min


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          Jean Jaurès
          Un mouvement de droitisation qui semble faire tache d'huile, sur fond de rejet des élites, de volonté de s'aligner sur la position du puissant ami américain, de rejet des migrants, boucs émissaires de la colère populaire. Une dynamique continentale qui peut étonner lorsque l'on sait que certains de ces pays d'Amérique du Sud ont déjà connu des régimes autoritaires souvent meurtriers. Alors, les Sud-Américains ont-ils oublié l'histoire ? Sur quels éléments se fonde cette droitisation quasi généralisée ? Et y a-t-il des ilots de résistance ?

          ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

          Pour répondre à ces questions, notre invité : Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à la Fondation Jean Jaurès, directeur de l'Observatoire de l'Amérique latine et des Caraïbes. Il a coordonné un rapport intitulé "Extrême droite en Amérique latine".

          02 juillet, 2026

          MUNICIPALES EN AUTRICHE : À GRAZ, LA POUSSÉE COMMUNISTE QUI BOUSCULE LA GAUCHE

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          LA MAIRE ELKE KAHR (KPÖ) LE 4 NOVEMBRE 2023
          À LA MAISON DU PEUPLE DE GRAZ. 
          PHOTO ERWIN SCHERIAU

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          L'Humanité
          Municipales en Autriche : à Graz, la poussée communiste qui bouscule la gauche / Ayant récolté 35,63 % des voix ce dimanche aux élections municipales dans la deuxième agglomération du pays, le KPÖ a progressé de 7 points par rapport à 2021. Une majorité de gauche pourrait se dessiner avec les Verts et sans les sociaux-démocrates du SPÖ.

          Kevin Guillas Cavan  Publié le 29 juin 2026 / Graz (Autriche), correspondance particulière.

          ELKE KAHR A RÉUSSI LE DOUBLÉ ET RÉITÉRÉ
          SA VICTOIRE ÉLECTORALE DE 2021
          Dimanche 28 juin, à la Maison du peuple de Graz, militants et sympathisants communistes y vont chacun de leurs pronostics en attendant les résultats. « 26 % », dit un premier expliquant que, « après cinq ans à diriger la ville, on va régresser un peu. C’est normal ». « 30 % », estime sa voisine, faisant le pari inverse. « Les gens qu’on voit dans la rue sont satisfaits du bilan d’Elke (Kahr, la maire de Graz). Elle est honnête, proche des gens et a des résultats dans un contexte difficile. »
          ELKE KAHR LORS DE L'ANNONCE DES PREMIERS RÉSULTATS PROVISOIRES

          ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

          À 17 heures, l’euphorie éclate. Avec 35,63 %, le Parti communiste d’Autriche (KPÖ) progresse de 7 points par rapport à 2021 et frôle la majorité absolue dans les arrondissements populaires de Gries et Jakomini. Le score des Verts (14,83 %) permet d’envisager une majorité de gauche sans les sociaux-démocrates du SPÖ, laminés à 5,63 % (- 4 %). Ce scrutin ne bouleverse pas l’équilibre global droite-gauche, mais redistribue les cartes au sein des deux camps. De son côté, l’extrême droite FPÖ progresse légèrement (+ 1,5 %), aux dépens des conservateurs et du parti néolibéral Neos.

          ELKE KAHR, MAIRE DU KPÖ, APRÈS AVOIR
           VOTÉ AU LYCÉE OEVERSEEGYMNASIUM
          PHOTO HANS KLAUS TECHT

          La santé publique, fer de lance d’un bilan plébiscité

          Le SPÖ paye une campagne désastreuse, particulièrement agressive à l’égard des communistes et notamment du bilan de Robert Krotzer, l’adjoint en charge de la santé qui fait figure de dauphin. Dans un Land gouverné par l’extrême droite qui enchaîne les fermetures d’hôpitaux et où le nombre de médecins conventionnés est en chute libre, Graz a pourtant maintenu ses sept centres municipaux de santé où, désormais, un suivi par un travailleur social accompagne le suivi médical ou psychologique. Il s’agit de permettre aux usagers de connaître leurs droits en matière de santé et au-delà pour éviter le non-recours aux droits qui frappe les plus précaires.

          La municipalité a aussi mis en place un service de santé à domicile, actif la nuit, les week-ends et pour les personnes à mobilité réduite et des centres de vaccination qui ont des effets tangibles en termes de recul des maladies infantiles. Les attaques du SPÖ et leur menace de ne pas reconduire la coalition s’ils ne sont pas à l’exécutif devaient sans doute servir à mobiliser leur électorat. Cela a eu l’effet inverse et conduit leurs électeurs à voter directement pour les communistes qui entament désormais les négociations en position de force.

          Plus grande ville gouvernée par les communistes en Europe, Leningraz, comme la nomment ses détracteurs, apparaît de plus en plus comme un bastion pour le KPÖ, de plus en plus hégémonique à gauche. Dans un contexte mondial d’essor de l’extrême droite, la victoire a été saluée à travers le monde, du Parti communiste d’Afrique du Sud à celui de Cuba. Récemment, l’Allemande Ines Schwerdtner, coprésidente de Die Linke, avait fait le déplacement. De son côté, Fabien Roussel (PCF) a souligné dès 20 heures que « les communistes prouvent qu’ils savent répondre aux attentes de leurs habitants ».

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          LA VICTOIRE DE LA GAUCHE À GRAZ EN 2021 A CONDUIT À UN VIRAGE
          SOCIAL ET ÉCOLOGIQUE, QUI A VALU À ELKE KAHR DE RECEVOIR LE PRIX
           DE « MEILLEURE MAIRE DU MONDE » EN 2023. /
          PHOTO MARYLISE VIGNEAU 


          RODRIGO ET CARMEN GLORIA : VICTIMES D'UN CRIME DE LÈSE-HUMANITÉ

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          FLYER PCCH
          ILUSTRADOR  CRISTIAN GARRIDO


           1986 - 2 juillet - 2026

          FLYER PCCh
          « Les Brûlés » : le jeune photographe Rodrigo Rojas, récemment retourné d'exil aux États unis,  meurt brûlé vif et l'étudiante Carmen Gloria Quintana est grièvement blessée le 2 juillet 1986, après avoir été aspergés d'essence par une patrouille militaire sous le commandement du capitaine Pedro Fernández Dittus.

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          «Rodrigo et Carmen Gloria : victimes
          d'un Crime de lèse-humanité»
          FLYER PCCh

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          XI JINPING SALUE LES 105 ANS D'"ÉPOPÉE" DU PCC ET APPELLE À LA CONSTRUCTION D'UNE CHINE SOCIALISTE MODERNE

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          PHOTO HUANG JINGWEN

          1921 - 1er juillet - 2026

          Logo
          Xinhua
          Xi Jinping salue les 105 ans d'"épopée" du PCC et appelle à la construction d'une Chine socialiste moderne / BEIJING, 1er juillet (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping a salué mercredi les 105 ans d'histoire du Parti communiste chinois (PCC), les qualifiant d'"épopée la plus grandiose" de la nation chinoise, et a exhorté le Parti à poursuivre ses efforts pour faire de la Chine un pays socialiste moderne dans les délais prévus.

          French.news.cn | 2026-07-01 à 17:01 

          LE PRÉSIDENT CHINOIS XI JINPING
          PHOTO YAO DAWEI

          S'exprimant lors d'un rassemblement marquant le 105e anniversaire de la fondation du PCC, M. Xi, également secrétaire général du Comité central du PCC et président de la Commission militaire centrale, a appelé les membres du Parti à rester fermes dans leurs convictions et à œuvrer sans relâche pour accomplir les missions du Parti dans la nouvelle ère et dans la nouvelle marche.

           «1921» Film historique dramatique réalisé en 2021 par Huang Jianxin et Zheng Dasheng
          PHOTO DU FILM DANS CHINA DAILY
          .

          ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

          Fondé en 1921 dans une Chine affaiblie, en proie à l'humiliation étrangère et à la pauvreté, le PCC est passé d'un petit groupe d'un peu plus de 50 membres au plus grand parti au pouvoir au monde, doté d'une influence mondiale considérable.

          M. Xi a souligné l'importance d'atteindre l'objectif de la pleine réalisation de la modernisation socialiste d'ici le milieu du siècle.

          "Le temps ne s'arrête pour personne, pas plus que l'histoire", a-t-il déclaré.

          L'ensemble du Parti doit adhérer à sa théorie, à sa ligne et à sa politique fondamentales afin de "ne pas se laisser décourager par les nuages passagers et de maintenir le cap contre vents et marées", a-t-il déclaré.

          Soulignant que le Parti doit s'appuyer étroitement sur le peuple pour accomplir de nouvelles prouesses historiques, M. Xi a exhorté les membres du Parti à "redynamiser davantage l'esprit d'initiative pour mener à bien les projets".

          Il a également appelé l'ensemble du Parti à faire face activement aux risques et aux défis qui se présenteront sur le chemin.

          "Le développement de la Chine traverse actuellement une période où les opportunités stratégiques coexistent avec les risques et les défis, et où les facteurs d'incertitude et d'imprévisibilité se multiplient. Nous devons toujours être prêts à faire face à des épreuves majeures, telles que des vents violents, des vagues déchaînées, voire des tempêtes violentes", a-t-il averti.

          Alors que s'accélèrent des changements profonds sans précédent depuis un siècle, le monde est entré dans une nouvelle période de turbulences et de transformations, l'humanité se trouvant une fois de plus à la croisée des chemins, a déclaré M. Xi.

          "Nous devons continuer à promouvoir la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité", a-t-il ajouté.

          M. Xi a également insisté sur la nécessité de promouvoir l'application intégrale d'une discipline rigoureuse dans les rangs du Parti, en déployant des efforts soutenus pour remporter "la bataille difficile, prolongée et sans merci contre la corruption".

          "Il est impératif que chacun d'entre nous, au sein du Parti, n'oublie jamais notre engagement initial et notre mission fondatrice, que nous restions toujours modestes, prudents et travailleurs, et que nous ayons le courage et la capacité de poursuivre notre combat", a-t-il ajouté.

          Selon le dernier recensement, le PCC compte désormais près de 101,29 millions de membres et plus de 5,43 millions d'organisations de base du Parti.

          Lors du rassemblement, M. Xi a décerné la médaille du 1er juillet, la plus haute distinction du Parti, à des membres exemplaires du PCC. Fin

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          PHOTO ZHAI JIANLAN


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