24 janvier, 2019

MOSCOU: LA CRISE AU VENEZUELA MONTRE CE QUE LE DROIT INTERNATIONAL EST POUR L'OCCIDENT


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TENTATIVE DE COUP D'ÉTAT AU VÉNÉZUELA
Tentative de coup d'État au Vénézuela. La situation au Venezuela montre ce que le droit international est pour l'Occident, a indiqué la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.
JUAN GUAIDO L'AUTO-PROCLAMÉ 
"PRÉSIDENT PAR INTERIM"
On peut juger de l'attitude de l'Occident à l'égard des normes du droit international d'après les événements actuellement en cours au Venezuela, a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.

«Les événements qui se déroulent actuellement au Venezuela montrent la vraie attitude de la communauté progressiste occidentale à l'égard des normes du droit international, de la souveraineté et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays où elle cherche à changer le pouvoir», a indiqué Mme Zakharova sur Facebook.

L'opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l'Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s'est autoproclamé mercredi « Président en exercice » du pays et a prêté serment. Donald Trump l'a reconnu comme « Président par intérim » et a déclaré qu'il utiliserait tous les outils économiques et diplomatiques pour « rétablir la démocratie au Venezuela ».

Le Président Nicolas Maduro a estimé que les États-Unis avait essayé d'organiser un coup d'État au Venezuela et a rompu les relations diplomatiques avec ce pays, donnant 72 heures à ses diplomates pour quitter le territoire vénézuélien. M.Maduro a qualifié M.Guaido de Président non-constitutionnel.

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TENTATIVE DE COUP D'ÉTAT AU VÉNÉZUELA AVEC LA BÉNÉDICTION DES ÉTATS-UNIS


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NICOLAS MADURO AU BALCON DU PALAIS
PRÉSIDENTIEL LE 23 JANVIER 2019
PHOTO LUIS ROBAYO 
 
Les coups d’État se filment en direct, avec de simples smartphones, et quelques appuis bien sentis. C’est la scène qui vient de se produire, ce mercredi 23 janvier 2019, journée symbolique au Venezuela puisqu’elle marque la fin de la dictature de Marcos Perez Jimenez. 
PRESSION CONTRE MADURO AVEC 
LA BÉNÉDICTION DE WASHINGTON
Alors que les chavistes manifestaient en masse leur soutien au président Nicolas Maduro, l’opposition de droite a, elle, annoncé sa destitution. Lors d’un meeting, le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaido s’est auto-proclamé président du Venezuela. Sans le bruit de chars ou d’effusion de sang, du moins pour l’instant. Ce coup d’État, qui pourrait déboucher sur une issue tragique, a été savamment orchestré depuis l’an dernier entre les secteurs les plus réactionnaires de la Table d’unité démocratique (MUD- droite) et les États-Unis. 

Dans un contexte de fortes tensions politico-économiques, le président Nicolas Maduro, réélu le 20 mai 2018, a pris ses fonctions le 10 janvier. Six jours auparavant, le groupe de Lima (l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panamá, le Paraguay, le Pérou, la Guyana et Sainte-Lucie) avait donné le ton, en déclarant qu’il ne reconnaît pas le nouveau mandat de Nicolas Maduro. Assumant leur intrusion dans les affaires internes du Venezuela, cette structure a conforté l’opposition, en taxant le dirigeant du Parti socialiste uni du Venezuela (Psuv) d’« illégitime », au prétexte qu’une partie des formations de la MUD ont boycotté le scrutin présidentiel.

Pour rappel : durant les six premiers mois de l’année 2018, des pourparlers ont eu lieu entre les autorités et l’opposition, sous les auspices de la République Dominicaine et de l’Espagne. Un compromis avait été trouvé entre les deux parties dont un agenda électoral comme le demandaient les formations de droite. L’accord sur le point d’être signé a capoté en raison des pressions exercées par Rex Tillerson, le secrétaire d’État à l’époque des faits, qui, en tournée en Amérique latine, a exigé de la MUD qu’elle retire son pré-candidat, afin de décrédibiliser le scrutin présidentiel. 

Lors de la réunion du groupe de Rio, les États-Unis, qui n’en sont pourtant pas membres, ont alimenté cette stratégie interventionniste, par la voix de Mike Pompeo. L’objectif était clair à savoir « transférer le pouvoir exécutif à l’assemblée nationale » majoritairement acquise à l’opposition. 

Il n’y a donc aucun hasard à ce que Mike Pence, le vice président des États-Unis, ait été le premier à réagir « au nom du président Donald Trump ». «Permettez-moi d’exprimer l’appui absolu des États-Unis à ceux qui haussent la voix (…) Nicolas Maduro est un dictateur sans droit légitime au pouvoir », a-t-il tancé. Et de d’octroyer sa pleine confiance au président l’Assemblée  nationale comme « défenseur des pouvoirs constitutionnels de cet organisme » à même de « demander l’établissement d’un gouvernement de transition. »

Depuis 1999, date de l’avènement de la gauche au pouvoir au Venezuela, avec l’élection d’Hugo Chavez, Washington n’a eu de cesse de déstabiliser le pays. Ce dernier épisode, encore confus mais certainement lourd de conséquences, en témoigne. 

23 janvier, 2019

LA COUR D'APPEL DE PARIS REFUSE L'EXTRADITION DE PALMA SALAMANCA


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LA COUR D'APPEL DE PARIS REFUSE 
L'EXTRADITION DE RICARDO PALMA SALAMANCA
PHOTO THOMAS SAMSON
PARIS, 23 janvier 2019, (Reuters) - La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris a repoussé mercredi la demande d'extradition de  ancien résistant chilien Ricardo Palma Salamanca, formulée par le Chili.
Cet homme de 49 ans, ancien membre d'un groupe armé de gauche, condamné en 1994 à la prison à vie par la justice chilienne pour sa participation présumée à plusieurs assassinats de personnalités impliquées dans la dictature d'Augusto Pinochet, s'est évadé le 30 décembre 1996 avec d'autres guerilleros.

Après plus de 21 ans de clandestinité, il a été arrêté le 16 février 2018 à Paris mais remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire par la justice française.

Malgré une demande d'extradition formulée par le Chili, il a obtenue l'asile politique en France le 2 novembre dernier.

Le président chilien, le  milliardaire conservateur Sebastian Piñera, a alors écrit à son homologue français, Emmanuel Macron, pour lui demander de révoquer la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

La présidence française s'est retranchée derrière le principe de séparation des pouvoirs pour lui opposer une fin de non-recevoir. L'État chilien n'a pas de recours contre l'avis de la Cour d'appel et l'extradition ne peut donc être accordée, précise-t-on de source judiciaire. 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)
Le gouvernement chilien a jugé la décision « incompréhensible »: « Nous respectons l'indépendance de cette cour mais de notre point de vue cette décision ne correspond pas aux principes ni aux règles du droit international », a déploré le ministre chilien des Affaires étrangères Roberto Ampuero.  (Libération)

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VENEZUELA. L’OPPOSITION ACCENTUE LA PRESSION CONTRE MADURO AVEC LA BÉNÉDICTION DE WASHINGTON


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PRESSION CONTRE MADURO AVEC LA BÉNÉDICTION DE WASHINGTON
Deux jours après le soulèvement militaire avorté contre le président vénézuélien Nicolás Maduro, l’opposition appelle mercredi à une grande manifestation, avec le soutien officiel du gouvernement américain.
LE CHEF DE L'OPPOSITION, JUAN GUAIDÓ, 
A APPELÉ MERCREDI À DES MANIFESTATIONS 
DE MASSE CONTRE LE PRÉSIDENT DU 
VENEZUELA, NICOLÁS MADURO.
PHOTO CRISTIAN HERNANDEZ 
Après le galop d’essai des militaires, dont le bref soulèvement, lundi, s’est soldé par un échec et 27 arrestations, c’est au tour de la rue d’exprimer mercredi son mécontentement, dans un pays aux ressources gigantesques mais ravagé par la pauvreté.

L’opposition vénézuélienne joue, dans les prochains mois, ses dernières cartes pour écarter du pouvoir le successeur d’Hugo Chávez, après sa prise de fonction le 10 janvier dernier, considérée comme illégitime par l’Assemblée nationale”, observe El País. “La première étape est l’appel, ce 23 janvier, à une grande manifestation destinée à réactiver la pression de la rue”, poursuit le quotidien.

Selon le quotidien espagnol, “l’objectif de l’opposition est de former un gouvernement de transition qui puisse créer les conditions de nouvelles élections libres, et de prendre les premières décisions pour commencer à résoudre la crise humanitaire”.

La manifestation a reçu mardi l’appui officiel des États-Unis, par la voix de son vice-président, Mike Pence, qui a assuré l’opposition du “soutien indéfectible” de Washington, selon des propos repris par le New York Times. “Nous sommes avec vous, a-il ajouté. Nous sommes à vos côtés et le resterons jusqu’à ce que la démocratie soit restaurée et que vous retrouviez votre droit fondamental à la liberté.” Le quotidien remarque qu’il s’agit du “soutien le plus explicite à ce jour de l’administration de Trump” à l’opposition.

“Coup d’État fasciste”

Les autorités vénézuéliennes n’ont pas tardé à réagir. Dans une allocution télévisée mardi soir, Maduro a accusé Pence de vouloir provoquer “un coup d’État fasciste” et a ordonné une “révision complète des relations” avec les États-Unis, avant de promettre des représailles, selon le journal bolivien El Deber.

Quelques heures plus tôt, son ministre de la Communication, Jorge Rodríguez, dénonçait lui aussi un complot américain visant à provoquer des actes de “terrorisme” lors de la manifestation de mercredi, dans la foulée du soulèvement militaire de lundi, rapporte la chaîne de télévision NTN24.

M. Rodríguez a en outre accusé Volonté Populaire, le parti de Juan Guaidó – jeune chef de l’opposition et président de l’Assemblée nationale – d’être à l’origine de la rébellion militaire et "d’obéir aux ordres” de Mike Pence.

Les opposants à Maduro espèrent que la rue fera finalement plier le successeur de Chávez, dont l’élection n’a été reconnue ni par les États-Unis ni par ses laquais de l’Union européenne, ni par ses valets latino-américains. Les Vénézuéliens ne sont pas descendus dans la rue depuis les violentes manifestations de 2017, qui avaient fait 125 morts.

COUP D’ÉTAT AU VENEZUELA AVEC LA BÉNÉDICTION DES ÉTATS-UNIS


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NICOLAS MADURO AU BALCON DU PALAIS
PRÉSIDENTIEL LE 23 JANVIER 2019
PHOTO LUIS ROBAYO 
 
Les coups d’État se filment en direct, avec de simples smartphones, et quelques appuis bien sentis. C’est la scène qui vient de se produire, ce mercredi 23 janvier 2019, journée symbolique au Venezuela puisqu’elle marque la fin de la dictature de Marcos Perez Jimenez. 
PRESSION CONTRE MADURO AVEC 
LA BÉNÉDICTION DE WASHINGTON
Alors que les chavistes manifestaient en masse leur soutien au président Nicolas Maduro, l’opposition de droite a, elle, annoncé sa destitution. Lors d’un meeting, le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaido s’est auto-proclamé président du Venezuela. Sans le bruit de chars ou d’effusion de sang, du moins pour l’instant. Ce coup d’État, qui pourrait déboucher sur une issue tragique, a été savamment orchestré depuis l’an dernier entre les secteurs les plus réactionnaires de la Table d’unité démocratique (MUD- droite) et les États-Unis. 

Dans un contexte de fortes tensions politico-économiques, le président Nicolas Maduro, réélu le 20 mai 2018, a pris ses fonctions le 10 janvier. Six jours auparavant, le groupe de Lima (l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panamá, le Paraguay, le Pérou, la Guyana et Sainte-Lucie) avait donné le ton, en déclarant qu’il ne reconnaît pas le nouveau mandat de Nicolas Maduro. Assumant leur intrusion dans les affaires internes du Venezuela, cette structure a conforté l’opposition, en taxant le dirigeant du Parti socialiste uni du Venezuela (Psuv) d’« illégitime », au prétexte qu’une partie des formations de la MUD ont boycotté le scrutin présidentiel.

Pour rappel : durant les six premiers mois de l’année 2018, des pourparlers ont eu lieu entre les autorités et l’opposition, sous les auspices de la République Dominicaine et de l’Espagne. Un compromis avait été trouvé entre les deux parties dont un agenda électoral comme le demandaient les formations de droite. L’accord sur le point d’être signé a capoté en raison des pressions exercées par Rex Tillerson, le secrétaire d’État à l’époque des faits, qui, en tournée en Amérique latine, a exigé de la MUD qu’elle retire son pré-candidat, afin de décrédibiliser le scrutin présidentiel. 

Lors de la réunion du groupe de Rio, les États-Unis, qui n’en sont pourtant pas membres, ont alimenté cette stratégie interventionniste, par la voix de Mike Pompeo. L’objectif était clair à savoir « transférer le pouvoir exécutif à l’assemblée nationale » majoritairement acquise à l’opposition. 

Il n’y a donc aucun hasard à ce que Mike Pence, le vice président des États-Unis, ait été le premier à réagir « au nom du président Donald Trump ». «Permettez-moi d’exprimer l’appui absolu des États-Unis à ceux qui haussent la voix (…) Nicolas Maduro est un dictateur sans droit légitime au pouvoir », a-t-il tancé. Et de d’octroyer sa pleine confiance au président l’Assemblée  nationale comme « défenseur des pouvoirs constitutionnels de cet organisme » à même de « demander l’établissement d’un gouvernement de transition. »

Depuis 1999, date de l’avènement de la gauche au pouvoir au Venezuela, avec l’élection d’Hugo Chavez, Washington n’a eu de cesse de déstabiliser le pays. Ce dernier épisode, encore confus mais certainement lourd de conséquences, en témoigne. 

22 janvier, 2019

CARACAS ACCUSE PENCE DE PLANIFIER DES VIOLENCES


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GARY VARVEL CARICATURISTE POLITIQUE CONSERVATEUR 
Le ministre de la Communication du Venezuela, Jorge Rodriguez, a accusé mardi le vice-président américain Mike Pence d'avoir ordonné à des "terroristes" de provoquer des violences durant la manifestation de l'opposition prévue mercredi afin de déstabiliser le gouvernement de Nicolas Maduro.
DES POLICIERS ANTI-ÉMEUTES AFFRONTENT
 DES MANIFESTANTS ANTIGOUVERNEMENTAUX
 À CARACAS LE 21 JANVIER 2019
PHOTO AFP
Selon le ministre, les 27 militaires arrêtés lundi après s'être soulevés contre le président vénézuélien ont remis à des militants de l'opposition une partie des armes dérobées "pour que soient perpétrées des violences, qu'il y ait des blessés et des morts pendant la manifestation".

M. Rodriguez a désigné ces militants comme des "civils appartenant à la cellule terroriste Voluntad Popular", le nom du parti de l'opposant emprisonné Leopoldo Lopez et du président du Parlement, Juan Guaido.

GARY VARVEL CARICATURISTE POLITIQUE CONSERVATEUR 
D'après le ministre, le plan prévoirait que des individus habillés en uniformes militaires "tirent demain matin (mercredi) contre la manifestation de l'opposition".

"Pourquoi ? Pour obéir aux ordres de Mike Pence", a-t-il affirmé, en référence au vice-président américain qui a affiché mardi sa solidarité avec la manifestation organisée à l'appel de l'opposition pour exiger un gouvernement de transition et l'organisation d'élections libres.

Le ministre a précisé que sur les 51 armes dérobées par le groupe de militaires insurgés, 11 n'avaient pas été récupérées et seraient utilisées contre les participants au rassemblement.

La vice-présidente, Delcy Rodriguez, s'en est également prise au vice-président américain qui, selon elle, "prétend venir gouverner le Venezuela en donnant des instructions sur ce qui doit se passer demain au Venezuela, appelant ouvertement à un coup d'État".

"Yankee go home, nous n'allons pas vous permettre de vous immiscer dans les affaires de la patrie", a-t-elle lancé.

Le bref soulèvement d'un groupe de militaire lundi a fait monter la tension, alors que des mobilisations anti et progouvernementales sont annoncées mercredi, premier retour à la rue depuis les violentes manifestations de 2017 qui avaient fait quelque 125 morts.

Les États-Unis, l'Union européenne et plusieurs pays d'Amérique latine n'ont pas reconnu le deuxième mandat du socialiste Nicolas Maduro, investi le 10 janvier.


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20 janvier, 2019

DEUX PERSONNES TROUVENT LA MORT DANS UN SÉISME

M 6,7 - 15 KM AU SUD-OUEST
 DE COQUIMBO, CHILI,
2019-01-20 01:32:51 (UTC)

30,074 ° S 71,423
° WPROFONDEUR DE 53,0 KM
Chili Un séisme de magnitude 6,7 a frappé le Chili, vers la ville de Tongoy, au nord de Santiago. Deux victimes ont été signalées.Un séisme de magnitude 6,7 s'est produit samedi dans le centre-nord du Chili, a indiqué l'Institut américain de géophysique (USGS). Les autorités locales ont écarté l'éventualité d'un tsunami. Deux morts ont été signalés.
Tribune de Genève
USGS
Deux personnes âgées, un homme et une femme, sont décédées de crises cardiaques à Coquimbo, près de l'épicentre du séisme, une région côtière à quelque 460 km au nord de Santiago, selon la police.

Les autorités locales ont signalé des éboulements de pierres sur les routes nationales. Des milliers de foyers étaient privés d'électricité, illustrant la puissance du séisme, a déclaré Ricardo Toro, un responsable du Service national des situations d'urgence.

Pas de risque d'un tsunami

Le séisme s'est produit à 02h32 suisse (dimanche) à une profondeur de 53 km et son épicentre a été localisé à 15 km au sud-ouest de Coquimbo, selon l'USGS. La secousse tellurique a été ressentie jusque dans la région de la capitale Santiago. Des scènes de panique ont été signalées dans la région Coquimbo, suite à «l'évacuation préventive» exigée par le Service national des situations d'urgence, mais cet ordre a été annulé quelques minutes après.

En septembre 2015, un tremblement de terre de magnitude 8,4 suivi d'un tsunami avait secoué la région de Coquimbo, dans le nord du Chili, causant la mort de 15 personnes. En 2010, un séisme de magnitude 8,8 - également accompagné d'un tsunami - avait frappé le centre et le sud du pays, faisant plus de 500 morts.

P2 DU QUOTIDIEN  
À la suite du séisme de samedi, le Service hydrographique et océanographique chilien a néanmoins écarté le risque d'un tsunami. Le Chili, situé sur la ceinture de feu du Pacifique, un alignement de volcans qui enserrent l'essentiel de cet océan, est l'une des zones à la plus forte activité sismique du monde.

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19 janvier, 2019

AU CHILI, UN NOUVEAU PARTI RAVIVE L'IDÉOLOGIE PINOCHÉTISTE


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ILLUSTRATION RAMIRO ALONSO
L'avocat Raul Meza, connu pour représenter de nombreux détenus de la prison de Punta Peuco, a annoncé créer son propre parti politique. Après avoir démissionné du parti de droite "Renouveau national" (RN), celui qui défend avec ardeur de nombreux complices du régime pinochétiste lance en effet le parti "Force Nationale" (FN), une nouvelle formation politique destinée, selon lui, à "défendre les valeurs nationales et l'histoire du pays". "De nombreux pseudo représentants de la droite ont non seulement oublié la véritable histoire du Chili, mais ont également honte de leur passé et l'ont même rejetée". aurait-il déclaré dans une lettre au président du RN, selon le site d'informations Chile Today.
ILLUSTRATION RAMIRO ALONSO
Très critique à l'égard du président Piñera et de sa gestion du centre de détention de Punta Peuco, Raul Meza a expliqué dans une déclaration qu'il estimait nécessaire de créer une force nationale, dans l'idéologie de la dictature du Général Pinochet, afin que le parti puisse ramener des "valeurs patriotiques, libertaires et nationalistes" qui ont inspiré ce gouvernement militaire. L'homme politique a également affirmé le "soutien inconditionnel aux forces armées" de son parti nouvellement créé, ne manquant pas de faire référence au rôle de l’armée sous la dictature de Pinochet à travers son programme.

Enfin, selon le quotidien La Tercera, Raul Meza aurait prévu d'inviter Lucia Hiriart, veuve de l'ancien dictateur Pinochet, au lancement de son parti politique. Jorge, le petit-fils du général Fernando Matthei, et d'autres anciens ministres de l'ère Pinochetiste devraient également rejoindre les rangs de Force national.

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16 janvier, 2019

AMÉRIQUE LATINE: L'EXTRÊME PAUVRETÉ PROGRESSE À NOUVEAU


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« JE LÈVE MON VERRE À L’ANNÉE 2019 : QU’ELLE SOIT PROLIFIQUE, 
GÉNÉREUSE ET AUSSI PLEINE DE PAIX ET D’AMOUR QUE 2018… »
DESSIN SERGIO LANGER
L’extrême pauvreté gagne du terrain en Amérique latine. Elle touchait 10,2 % de la population (environ 62 millions de personnes) en 2017 d’après un rapport présenté par la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepalc) mardi à son siège de Santiago du Chili. 
CEPAL : PRÉSENTATION DE 
SON RAPPORT ANNUEL
PHOTO CEPAL
«la proportion de personnes en situation d'extrême pauvreté continue d'augmenter, poursuivant la tendance observée en 2015 », a indiqué la commission régionale lors de la présentation de son rapport annuel « Panorama social de l'Amérique latine  ».

Le quotidien de Santiago La Tercera note que le Chili a enregistré la chute la plus importante de la pauvreté entre 2016 et 2017. “Le Chili se classe également parmi les pays où le pourcentage d’extrême pauvreté est le plus faible, avec un taux inférieur à 5 %, comme en Argentine, au Costa Rica et en Uruguay. Des pays tels que le Brésil, l’Équateur et le Pérou enregistrent des taux de pauvreté extrême compris entre 5 % et 10 %, tandis qu’en Bolivie et au Honduras, l’extrême pauvreté dépasse 10 %”, souligne le journal. Courrier international
L'extrême pauvreté touchait 10,2% en 2017 (contre 9,9% en 2016) soit 62 millions de personnes. Le taux de pauvreté restait stable, touchant 30,2% de la population, soit 184 millions de personnes.

« Alors que la région a fait d'importants progrès entre la décennie passée et le milieu de l'actuelle, depuis 2015 des reculs ont été enregistrés, en particulier en matière d'extrême pauvreté  », a souligné Alicia Barcenas, secrétaire exécutive de la Cepalc, lors d'une conférence de presse.

Selon les prévisions de la Cepalc, un organisme des Nations Unies qui a son siège à Santiago, la pauvreté devrait légèrement baisser en 2018, touchant 29,6% de la population, soit 182 millions de personnes, alors que l'extrême pauvreté restera stable à 10,2%.

La Cepalc considère que les personnes en situation d'« extrême pauvreté  » sont celles qui n'ont pas les moyens de s'acheter les aliments de base.

Le rapport de l'organisme onusien souligne toutefois une réduction des inégalités en Amérique latine depuis le début des années 2000, en raison notamment du rôle "important" des systèmes de protection sociale ces dernières années pour contenir les inégalités dans la redistribution des richesses.

Cependant « l'Amérique latine et les Caraïbes restent la région la plus inégalitaire au monde, avec des niveaux de pauvreté toujours significatifs, et d'importantes franges de la population qui, si elles se sont hissées au-dessus des niveaux de pauvreté et d'extrême pauvreté, restent vulnérables aux variations économiques  », selon le rapport.


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ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE PATRICE LUMUMBA


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PATRICE ÉMERY LUMUMBA
PHOTO COLORISÉ
1961 -17 JANVIER-  2019
CINQUANTE-HUITIÈME ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE PATRICE ÉMERY LUMUMBA, NÉ LE 2 JUILLET 1925 À ONALUA, CONGO BELGE ET MORT ASSASSINÉ LE 17 JANVIER 1961 PRÈS DU VILLAGE MWADINGUSHA AU KATANGA), IL FUT LE PREMIER PREMIER MINISTRE DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO DE JUIN À SEPTEMBRE 1960.  

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« UN RÍO DE SANGRE », CHANSON DE VIOLETA PARRA, ENREGISTRÉ À PARIS;  DANS LE DISQUE DES CHANSONS RETROUVÉES À PARIS (1971) : C'EST UN HOMMAGE À PLUSIEURS PERSONNALITÉS TELS MANUEL RODRÍGUEZ, LUIS EMILIO RECABARREN, ÁNGEL VICENTE PEÑALOZA, FEDERICO GARCÍA LORCA, EMILIANO ZAPATA ET PATRICE LUMUMBA 
#PATRICE-ÉMERY LUMUMBA
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LE «CADEAU» D’EVO À SALVINI… ET AU «FRÈRE» BOLSONARO


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CESARE BATTISTI DANS L'AVION QUI DOIT LE
RAMENER EN ITALIE LE 13 JANVIER 2019.
PHOTO AFP
Evo Morales a livré Battisti en 24 heures. Non seulement le gouvernement bolivien lui a refusé sa demande d’asile politique en un temps record, mais le militant italien n’a même pas eu le droit fondamental à un procès d’extradition qui aurait permis d’analyser le dossier.
Commençons par la fin : le dimanche 13 Janvier, un avion transportant des policiers et des agents des services de renseignement italiens a atterri à l’aéroport de Viru Viru, à Santa Cruz de la Sierra, capitale de l’« orient » bolivien. Il en est reparti avec à son bord Cesare Battisti. Cet auteur de romans policiers est aussi un ancien membre du groupe armé d’extrême gauche Prolétaires armés pour le Communisme (PAC), actif pendant les « années de plomb » italiennes. Battisti a été condamné en Italie à la prison à perpétuité pour quatre homicides, deux en tant qu’auteur matériel, et deux autres en tant que complice. Le militant d’extrême-gauche, qui se proclame innocent de ces crimes, est arrivé à l’aéroport militaire italien de Ciampino le lundi 14 à 11h36. Le Ministre de l’Intérieur et leader de fait du gouvernement italien, Matteo Salvini, un néofasciste qui fait partie de l’axe xénophobe trumpien, si souvent critiqué par la Bolivie d’Evo Morales, l’y attendait. Battisti s’était enfui au Brésil, où il avait trouvé refuge du temps des gouvernements du Parti des Travailleurs (PT). Pendant sa campagne électorale, Bolsonaro avait promis d’extrader en Italie ce “bandit”. 

C’est ainsi qu’à la surprise générale, Evo Morales a livré Battisti en 24 heures. Non seulement le gouvernement bolivien lui a refusé sa demande d’asile politique en un temps record, mais le militant italien n’a même pas eu le droit fondamental à un procès d’extradition qui aurait permis d’analyser le dossier. En agissant de la sorte, le président bolivien s’est retrouvée partie prenante d’une opération montée par le nouvel axe italo-brésilien, dont les deux dirigeants s’efforcent de mettre en place une internationale d’extrême droite à l’échelle mondiale.

Nombre de médias ont signalé le fait que l’arrestation de l’ancien membre des PAC était de fait un « clin d’œil » amical de Bolsonaro à Salvini. Mais si le président brésilien a fait un « cadeau » à son collègue Italien, Evo Morales, lui, a fait son propre cadeau au « frère Bolsonaro », comme il avait désigné le nouveau chef d’État dans le tweet envoyé pour le féliciter de sa victoire. Reste un doute : cette « livraison » express a-t-elle été négociée au moment de la cérémonie d’inauguration de la présidence de l’ancien capitaine à Brasilia le 1er Janvier dernier ? On n’en sait rien. Mais il est clair que la Bolivie cherche une cohabitation pacifique avec le Brésil pour des raisons économiques (les ventes de gaz à son grand voisin) et, jusqu’à un certain point, politiques (éviter que Bolsonaro ne finance l’opposition à Morales).

Reste probable que, malgré la prosternation d’Evo devant le nouveau « mythe » (comme l’appellent ses partisans) du Brésil, cela n’empêchera nullement ce dernier de conspirer. Par ailleurs, l’affaire concernait formellement bien plus les relations entre La Paz et Rome qu’entre La Paz et Brasilia. Et même si la Commission Nationale des Réfugiés bolivienne (Conare) décidait finalement de refuser l’asile à Battisti – ce qu’elle a effectivement fait sans respecter la procédure légale–, il restait un ultime recours : le droit de Battisti à se défendre dans le cadre d’un procès d’extradition.

Le problème pour Evo Morales, c’est que cette affaire intempestive risquait de mettre des bâtons dans les roues de son projet de réélection, qui semble être la seule préoccupation ayant aujourd’hui un peu de substance dans le « processus de changement » amorcé en 2006, et ce malgré la victoire du NON (à la réélection) lors du referendum de février 2016. Le président bolivien a confirmé, en prenant cette décision, qu’il est relativement indifférent à un thème central de la culture de gauche : la solidarité.

Comme on sait, Battisti s’était réfugié en France en 1981, puis au Mexique, avant de revenir en France sous le gouvernement de François Mitterrand. C’est pendant son exil qu’il était devenu un populaire auteur de polars. On sait aussi que la « doctrine Mitterrand » impliquait le refus d’extrader plusieurs dizaines d’ex-militants et dirigeants de l’extrême gauche italienne des « années de plomb » : « Je refuse de considérer a priori comme terroristes actifs et dangereux des hommes qui sont venus, particulièrement d’Italie, longtemps avant que j’exerce les responsabilités qui sont miennes, et qui venaient de s’agréger ici et là, dans la banlieue parisienne, repentis... à moitié, tout à fait,...la France est et sera solidaire de ses partenaires européens, dans le respect de ses principes, de son droit : elle sera solidaire, elle refusera toute protection directe ou indirecte pour le terrorisme actif, réel, sanglant. »

Cesare Battisti avait été formellement exclu du bénéfice de cette « doctrine » en raison des crimes qui lui étaient reprochés. Les PAC nourrissaient un certain romantisme de la délinquance et pratiquaient la justice sommaire par exécution contre les supposés collaborateurs du système carcéral et policier. Mais dans la pratique, il fut protégé de l’extradition jusqu'en 2004, année où il dut s’enfuir et finit par atterrir au Brésil, où il passa quelque temps en prison avant d’être libéré et de recevoir l’asile.

En Bolivie, le ministre de l’Intérieur Carlos Romero a pour sa part tenu des propos fort éloignés de ceux du président socialiste français. On aurait plutôt cru entendre un haut-fonctionnaire de n’importe quel gouvernement de la « droite alternative » lorsqu’il a justifié l’expulsion immédiate de Battisti du fait de son entrée illégale en Bolivie. D’après le Défenseur du Peuple David Tezanos Pinto, le militant italien n’a eu droit à aucun entretien avec les autorités boliviennes concernées, ni n’a été mis au courant d’une quelconque décision de refus de sa demande d’asile – autant de questions fondamentales dans une procédure régulière, ce qui porte atteinte, toujours selon Tezanos, aux principes de « non dévolution » et de « non expulsion ».

Mais cette « livraison » que Bolsonaro et Salvini ont vécu comme s’il s’agissait de leur propre « plan Condor »[1] d’opérette, a une dimension politique additionnelle qui est particulièrement gênante : le vice-président bolivien Álvaro García Linera lui-même a été jadis emprisonné pour sa participation à la lutte armée. Même s’il n’y avait pas contre lui d’accusations d’homicide, il a été en effet condamné pour terrorisme dans les années 1990 pour son appartenance à l’Ejército Guerrillero Túpac Katari (EGTK). Plus embarrassant encore : le très populaire philosophe italien Antonio Negri est bien connu en Bolivie, où il a été invité par García Linera et a même vu certains de ses textes publiés par la Vice-présidence bolivienne. Or on sait que Negri a été accusé en Italie (de façon assez invraisemblable) d’être une des têtes pensantes, voire organisatrices, des Brigades Rouges et qu’il a bénéficié lui aussi de la « doctrine Mitterrand » jusqu’au moment de pouvoir négocier les conditions de son extradition et une remise de peine en Italie. 

La « doctrine Evo », pour sa part, ne répond pas seulement à l’absence d’une culture de la solidarité. Elle reflète aussi un certain mépris du droit « démocratique bourgeois » à un procès juste et équitable, lequel se manifeste aussi par exemple dans le silence complice du gouvernement bolivien envers les gravissimes violations des droits humains et des garanties constitutionnelles commises par ses « alliés » au Venezuela ou au Nicaragua. Cette décision s’inscrit par ailleurs dans le contexte d’un système judiciaire bolivien qui pâtit hélas toujours d’une combinaison de corruption endémique et de manque d’indépendance, avec un poids énorme de la figure présidentielle dans toute procédure importante.

Cette exigence de défense principielle des droits n’est guère perçue non plus par tous ceux qui se sont indignés – à juste titre – contre l’expulsion de Battisti, mais avant tout parce qu’ils voyaient en lui un « combattant communiste héroïque » livré à l’ennemi par la Révolution bolivienne… comme si la Bolivie actuelle était l’URSS de 1920. De fait, Raúl García Linera, qui n’est autre que le frère du vice-président, a déclaré que l’extradition de Battisti constituait le « premier acte contre-révolutionnaire » du gouvernement d’Evo Morales. Au moins doit-on lui accorder le mérite d’avoir exprimé ses divergences publiquement et de manière claire, contrairement à tous les hauts fonctionnaires boliviens qui ont gardé un silence indigne face à la décision de Morales d’envoyer son « petit cadeau » au néofasciste milanais, et aux membres du gouvernement qui ont l’habitude de s’indigner du fonctionnement de la justice dans les pays gouvernés par la droite.

Salvini a reçu son trophée comme il se doit : le « communiste assassin » va « pourrir en prison », a-t-il déclaré vêtu d’un uniforme de police. La veille, un des fils de Jair Bolsonaro avait annoncé que le « petit cadeau » était en route vers l’Italie, bien que Battisti ait été arrêté en Bolivie, et Bolsonaro en personne s’était attribué la capture de Battisti. De fait, le Brésil a essayé jusqu’au dernier moment de le faire transiter par son territoire afin que Bolsonaro puisse avoir les honneurs de son arrestation et de son extradition, et non pas un gouvernement de gauche.

« Le Ministre de la Justice italien, Alfonso Bonafede, a expliqué qu’étant donné que le droit pénal brésilien ne prévoit pas la prison à perpétuité, l’Italie avait donc concédé de réduire la peine à 30 ans de prison dans l’espoir de récupérer le fugitif. Un compromis juridique qui ne tient plus étant donné que Battisti a été extradé par la Bolivie, et bien que par ailleurs la différence entre la prison à vie ou 30 ans d’incarcération ait peu d’importance pour un homme de 64 ans », explique le quotidien bolivien La Razón. Autrement dit, l’extradition par La Paz a aggravé le sort juridique de Battisti.

Evo Morales avait vivement protesté il y a peu contre un député bolsonariste ayant déclaré que « ceux qui aiment les Indiens n’ont qu’à aller en Bolivie ». Voilà qu’il se retrouve assis en bout de table au banquet de la nouvelle internationale d’extrême droite. Même le message de « remerciement » aux autorités boliviennes de Bolsonaro avait un ton passablement humiliant : il les félicitait d’avoir capturé le protégé du « gouvernement le plus corrompu de l’histoire du Brésil ». En clair, celui de Lula, l’allié d’Evo, condamné à 12 ans de prison par l’actuel Ministre de la Justice de Bolsonaro.
[1] Campagne conduite conjointement par les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien tacite des États-Unis au milieu des années 1970, pendant les dictatures militaires.