23 mars, 2026

DISPARITION / MORT DE LIONEL JOSPIN, LARMES À GAUCHE PLURIELLE

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 LIONEL JOSPIN  AVANT L'ÉLECTION, EN MARS 2002
PHOTO STÉPHANE RUET
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L'Humanité
Disparition / Mort de Lionel Jospin, larmes à gauche plurielle / L’ancien premier ministre est décédé à l’âge de 88 ans, a annoncé sa famille ce lundi 23 mars. Il restera comme la dernière personnalité à avoir essayé de gouverner à gauche, sans pour autant remettre en cause la mondialisation néolibérale.

Emilio Meslet Publié le 23 mars 2026 9 min

Ascension, jour de chute. S’il n’y avait qu’un jour à retenir dans la vie politique de Lionel Jospin, le 21 avril s’imposerait de lui-même. Une même date et deux sentiments contradictoires, à cinq années d’intervalle. Il y a le 21 avril 1997, d’abord. Jacques Chirac dissout l’Assemblée nationale et provoque des élections législatives anticipées qui conduisent le socialiste à Matignon dans le sillage de la victoire de la gauche plurielle. Et le 21 avril 2002, bien sûr. Le Premier ministre, alors candidat du PS, se disqualifie dès le premier tour de l’élection présidentielle et se « retire de la vie politique ». Il a tenu parole.

L’ANCIEN PREMIER MINISTRE, MARS 1978
PHOTO  JEAN GUICHARD
► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Et sûrement s’en est-il mordu les doigts. Entre ces deux 21 avril, le chef de gouvernement qu’il fut a incarné les tiraillements des socialistes au pouvoir, entre recherche du progrès social grâce à la redistribution des fruits de la croissance et accompagnement du néolibéralisme au nom de la construction européenne. Ce 23 mars, la social-démocratie française a perdu l’un de ses principaux artisans. Lionel Jospin s’est éteint à l’âge de 88 ans.

Il est né en 1937 dans une famille protestante ; son père, Robert, est encarté à la SFIO : Lionel Jospin semble destiné au socialisme. Poussé par « l’anticolonialisme et l’anti-stalinisme », « enfant de Suez et Budapest », il préfère, dans un premier temps, le trotskisme. Étudiant à Sciences-Po et à l’ENA puis diplomate et professeur d’économie, son choix est fait : le mouvement lambertiste, avec l’Organisation communiste internationaliste (OCI). Un passé qu’il a d’abord nié, en 1995, avant d’être contraint, suite aux révélations du Monde en 2001, de reconnaître devant l’Assemblée nationale des « rencontres intellectuelles et des conversations privées » : « Je n’ai donc à formuler ni regrets ni excuses. »

La « parenthèse » de la rigueur

Ce n’est qu’en 1971, lors du congrès d’Épinay, que Lionel Jospin rejoint le Parti socialiste, comme bon nombre de ses camarades d’extrême gauche qui veulent préparer le « grand soir ». Il gravit rapidement les échelons jusqu’à devenir, dix ans plus tard, premier secrétaire du PS, quelques semaines seulement avant l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir.

Il est au même moment élu député de Paris, siège qu’il quittera en 1986 pour la Haute-Garonne. Tignasse blanche bouclée et lunettes, le numéro 1 du PS devient l’un des maillons indispensables du pouvoir, faisant le lien entre l’appareil d’État et les militants socialistes. « La charnière est un lieu décisif, dira-t-il en 1984. Mais, en même temps, c’est là où les tensions sont les plus fortes. » Lionel Jospin défend le « tournant de la rigueur » en 1983, lui qui disait au congrès de Metz quatre ans plus tôt sa volonté de « remplacer le capitalisme par le socialisme ». Il se rallie à l’austérité pour ne pas quitter le système monétaire européen, « un passage obligé » et une « parenthèse » qui ne s’est pas refermée.

Au début du deuxième septennat de « Tonton » en 1988, le premier secrétaire du PS est nommé ministre de l’Éducation nationale. L’occasion de réformer le système scolaire, malgré les manifestations lycéennes : collège unique, renforcement de la formation des professeurs, personnalisation des parcours, plan « Université 2000 »… Il restera rue de Grenelle jusqu’en 1992, date à laquelle il quitte le gouvernement alors qu’il s’éloigne d’un François Mitterrand en fin de règne.

Ce dernier ne pouvant se représenter et Jacques Delors renonçant à un destin présidentiel, Lionel Jospin finit par s’imposer comme homme fort du PS, après des années de rivalités et de coups bas contre Laurent Fabius. C’est alors qu’il gagne la première primaire française en battant le champion de l’aile gauche, Henri Emmanuelli, pour concourir à l’élection de 1995. Jacques Chirac et sa « fracture sociale » l’emportent avec 52,6 % face à un Lionel Jospin qui « s’attendai (t) à un score de ce type » (47,4 %) après 14 ans de gouvernement socialiste dont il appelle à faire « l’inventaire ».

C’est alors l’heure d’une nouvelle union de la gauche. Pendant plus de deux ans, socialistes, communistes et écologistes travaillent à un rapprochement en vue des élections législatives, prévues en 1998. Jacques Chirac bouscule finalement le calendrier avec une dissolution de l’Assemblée nationale censée renforcer sa majorité.

En trois semaines, PS, PCF, Verts, radicaux et chevènementistes bouclent un accord électoral qui porte la gauche au pouvoir en 1997. Le 2 juin, Lionel Jospin passe une heure dans le bureau du chef de l’État. À la sortie, et contrairement aux usages, il annonce lui-même son arrivée rue de Varenne : « Le président de la République a proposé de me nommer premier ministre et j’ai accepté. »

Retour des communistes au gouvernement

Il met trois jours à former son gouvernement de cohabitation : Martine Aubry au Travail, Élisabeth Guigou à la Justice, Hubert Védrine aux Affaires étrangères, Jean-Pierre Chevènement à l’Intérieur, Claude Allègre à l’Éducation nationale, Dominique Strauss-Kahn à l’Économie, Ségolène Royal à l’Enseignement scolaire, Bernard Kouchner à la Santé…

Trois communistes – Marie-George Buffet à la Jeunesse et aux Sports, Jean-Claude Gayssot aux Transports et au Logement ainsi que Michelle Demessine au Tourisme – et une écologiste, Dominique Voynet, à l’Environnement complètent une « dream team », selon l’expression de l’époque, conduite par un ancien basketteur longiligne qui parvient à atteindre jusqu’à 60 % d’opinions favorables. Le début de la « méthode Jospin », dit-on alors, pour faire vivre un collectif pour le moins hétéroclite, où les voix des seuls députés socialistes ne suffisent pas à donner au chef du gouvernement une majorité parlementaire.

Les six premiers mois cristallisent le dilemme de la gauche plurielle au pouvoir. D’un côté, une mesure sociale phare avec les emplois-jeunes ; de l’autre, le début d’une vague d’ouvertures du capital de plusieurs entreprises publiques. Et ce, dès 1997, avec France Télécom. Suivront Gan, Thomson, le CIC, le Crédit Lyonnais, Air France, Aérospatiale. Lionel Jospin reste à ce jour le premier ministre ayant le plus privatisé.

Une désillusion que n’ont réussi à faire oublier ni la victoire de la France à la Coupe du monde de football en 1998 ni les nombreuses avancées sociales à l’actif du gouvernement de gauche plurielle – généralisation de la police de proximité, couverture maladie universelle (CMU), pacte civil de solidarité (PACS), aide médicale d’État (AME), congé paternité, loi sur la parité hommes-femmes en politique… Bien qu’il signe une rupture avec une partie des classes populaires, la réduction du temps de travail de 39 à 35 heures, en 1998, parvient néanmoins à cimenter un gouvernement qui tente de rééquilibrer un peu le partage de la valeur entre le capital et le travail.

Mais cela ne suffit pas devant l’incapacité de Lionel Jospin, favorable à « l’économie de marché, pas à la société de marché », à s’opposer à la mondialisation capitaliste, à l’heure où la social-démocratie européenne se convertit au néolibéralisme sous l’impulsion du premier ministre britannique travailliste, Tony Blair. Face à la désindustrialisation, le locataire socialiste de Matignon assure qu’« il ne faut pas tout attendre de l’État et du gouvernement » lorsqu’en 1999, Michelin annonce la suppression de 7 500 postes en Europe. En 2001, avec les syndicats, l’aile gauche du gouvernement, dont les communistes remontés, manifeste même contre les licenciements.

« J’ai fait celui qui n’en veut qu’à lui-même »

La présidentielle 2002 approche. Pour la première fois, un mandat élyséen durera cinq ans, après l’instauration du quinquennat à la place du septennat. Lionel Jospin est le candidat naturel des socialistes et, époux de la philosophe Sylviane Agacinski, il se refuse à suivre la dangereuse pente de la peopolisation de la vie politique. Donné vainqueur par plusieurs sondages, il peine à maintenir l’unité de la gauche plurielle.

Les cinq partis de la coalition présentent d’ailleurs chacun un candidat. Au soir du 21 avril 2002, le candidat du PS, dont le « projet n’est pas socialiste », ne voit pas son visage s’afficher sur les écrans à 20 heures. Il est éliminé au premier tour, laissant Jacques Chirac affronter Jean-Marie Le Pen au second.

Pour la première fois (mais pas la dernière), la gauche est absente de la finale présidentielle au profit de l’extrême droite. « J’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique », déclare-t-il, sonné. « J’ai fait celui qui n’en veut qu’à lui-même », expliquera-t-il vingt ans plus tard, continuant à justifier sa défaite surprise par la seule division de la gauche.

La chute est rude pour l’ex-premier ministre, caricaturé par les « Guignols de l’info » en rageux reclus sur l’île de Ré hurlant « pays de merde !!! ». Depuis, il ne s’est plus présenté aux élections, même s’il a été tenté par un retour en 2007 avant de reculer devant la popularité de Ségolène Royal. Pas plus qu’il n’a occupé de fonction politique majeure, à l’exception d’un rôle non-partisan de membre du Conseil constitutionnel où il a retrouvé son rival Laurent Fabius.

Jusqu’au bout, Lionel Jospin a joui d’une aura particulière chez les militants socialistes et dans toute une partie du peuple de gauche. Une figure d’autorité et une boussole morale pour les siens, un sage pour un parti en mal de repères mais aussi un mètre étalon pour mesurer l’ampleur des trahisons du quinquennat de François Hollande.

Même à 80 ans passés, l’esprit toujours affûté et assis sur son expérience d’homme d’État, il a continué à intervenir de temps en temps dans le débat public comme pour s’opposer à la censure du gouvernement de François Bayrou, soutenir Raphaël Glucksmann aux élections européennes, Emmanuel Grégoire pour les municipales à Paris ou encore Nicolas Mayer-Rossignol lors du dernier congrès du PS.

En 2022, il a aussi soutenu l’union de la gauche sous le format Nupes tout en craignant la « disparition » du parti qu’il a dirigé par deux fois au profit de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui fut son ministre. Peu de temps avant sa mort, il disait espérer qu’une « nouvelle génération travailleuse et désintéressée » puisse rebâtir la gauche. Pour qu’elle puisse revivre davantage de 21 avril 1997, et moins de 21 avril 2002.


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22 mars, 2026

LE PRÉSIDENT BRÉSILIEN LULA DÉNONCE LE RETOUR D’UNE LOGIQUE COLONIALE EN AMÉRIQUE LATINE

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LE PRÉSIDENT BRÉSILIEN LUIZ INÁCIO LULA DA SILVA AU 10ème
SOMMET DES CHEFS D'ÉTAT DE LA CELAC, ORGANISÉ DANS LE
CADRE DU FORUM DE HAUT NIVEAU CELAC-AFRIQUE,
À BOGOTA, EN COLOMBIE, LE 21 MARS 2026.

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RT France
Le président brésilien Lula dénonce le retour d’une logique coloniale en Amérique latine / Au sommet de la CELAC à Bogota, Luiz Inácio Lula da Silva a mis en garde contre le retour des ingérences extérieures en Amérique latine. Le président brésilien a dénoncé la pression exercée contre Cuba et le Venezuela, tout en appelant les pays de la région à défendre leur souveraineté politique, économique et territoriale.[Néocolonialisme  « trumpiste »]

RT en français  22 mars 2026, 20:15

Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ?   

Réunis à Bogota à l’occasion du sommet de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC) ce 21 mars, les dirigeants de la région ont entendu Luiz Inácio Lula da Silva tenir un discours sur la souveraineté. Le président brésilien a dénoncé une attitude qu’il juge inacceptable, affirmant qu’« il n’est pas possible que quelqu’un pense être propriétaire d’autres pays ». Évoquant la situation de Cuba et du Venezuela, il a demandé si de telles pratiques pouvaient réellement être qualifiées de démocratiques.


« Victoire : La victoire, au prix de
 la mort et de la destruction 
»

DESSIN MORO.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

À travers cette prise de parole, Lula a voulu rappeler une idée centrale : l’Amérique latine ne peut pas redevenir un territoire soumis aux intérêts d’une puissance étrangère. Il a dénoncé le retour d’une approche coloniale à l’égard des pays en développement, en rappelant que la région a déjà été dépouillée de ses richesses, qu’il s’agisse de l’or, de l’argent, des diamants ou des minerais. Selon lui, après avoir pris les ressources du passé, les mêmes ambitions se tournent désormais vers les minerais critiques et les terres rares. Son avertissement est sans ambiguïté : « Ils veulent nous coloniser à nouveau. »

Cuba, le Venezuela et la pression sur la région 

Le discours du président brésilien s’inscrit dans un contexte de fortes tensions régionales. Lula a dénoncé la politique menée contre Cuba, alors que l’île traverse une crise énergétique majeure, aggravée par le blocus pétrolier. Une nouvelle panne électrique nationale a d’ailleurs touché le pays ce 22 mars, privant plus de dix millions de personnes d’électricité sur fond de pénuries.

Le Venezuela est lui aussi au cœur de cette séquence. La référence à l’enlèvement de Nicolás Maduro le 3 janvier illustre, dans la lecture défendue par Brasilia, une montée de la pression contre Caracas. Pour Lula, ces actions dépassent le simple cadre diplomatique. Elles traduisent une volonté plus large de peser sur l’avenir politique et économique de l’ensemble de la région.

Le président brésilien replace cette situation dans une perspective historique plus large. En évoquant la doctrine Monroe de 1823, il renvoie à une vision longtemps dénoncée en Amérique latine, selon laquelle le continent serait une zone d’influence réservée à Washington. Son message est clair : les États de la région ne doivent tolérer ni atteinte à leur intégrité territoriale ni emprise extérieure sur leurs ressources stratégiques.

Un appel à l’unité et à la souveraineté 

Cette prise de position a trouvé un écho immédiat en Colombie. Le président Gustavo Petro a lui aussi défendu l’idée que l'’Amérique latine n’est pas une « terre à conquérir » et qu’aucune logique impériale ne peut être imposée durablement à la région. Dans le prolongement de cette ligne, Lula dénonce une nouvelle phase d’ingérence visant des pays déjà marqués par une longue histoire de domination extérieure. 

► À penser en dessin :  CHANGER LE RÉGIME OU LE VASSALISER

« De la chair à canon pour Israël »
DESSIN CARLOS LATUFF

Le chef de l’État brésilien a enfin élargi sa critique à l’ordre international, qu’il juge incapable d’empêcher les guerres et de garantir réellement la souveraineté des nations. Mais sur le plan régional, son message reste simple et lisible : face aux pressions politiques, économiques et stratégiques, l’Amérique latine veut s’affirmer comme un bloc souverain, et non comme un espace à reprendre en main.


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20 mars, 2026

PROCÈS LYON : LE CHILIEN NICOLAS ZEPEDA, MAINTIENT QU’IL N’A PAS TUÉ SON EX-PETITE AMIE JAPONAISE


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NARUMI KUROSAKI
PHOTO DE FAMILLE

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Le Figaro
Procès Lyon : le Chilien Nicolas Zepeda, maintient qu’il n’a pas tué son ex-petite amie japonaise / «Je suis innocent, je n’ai pas tué Narumi Kurosaki», l’accusé continue de nier le meurtre, malgré des preuves de préméditation. La famille de la victime, sans espoir de retrouver le corps, réclame justice.

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Le troisième procès de Nicolas Zepeda, accusé d’avoir tué et fait disparaître
le corps de son ancienne petite amie Narumi Kurosaki, s’est ouvert ce mardi à Lyon.

Par Le Figaro avec l'AFP

NICOLAS ZEPEDA, À BESANÇON,
LE 29 MARS 2022.
PHOTO PATRICK HERTZOG / AFP

le Chilien Nicolas Zepeda a maintenu mardi, à l’ouverture de son troisième procès, ne pas avoir tué son ex-petite amie japonaise en 2016 à Besançon, campant sur une ligne de défense offensive en dépit d’indices confondants. «Je suis innocent, je n’ai pas tué Narumi» Kurosaki, «et je suis ici pour me battre», a déclaré l’accusé, 35 ans, à l’ouverture des débats devant la cour d’assises du Rhône.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Malgré l’absence de cadavre, de preuve et d’aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. Blouson sombre et coupe de cheveux impeccable, Nicolas Zepeda, en détention provisoire depuis son extradition du Chili en 2020, a décliné à l’audience son identité dans un français parfait, teinté d’un léger accent espagnol. Cinq interprètes, en japonais et en espagnol, doivent traduire les débats en direct durant les deux semaines de procès.

Il a toujours nié farouchement, malgré les ingrédients «évidents» d’un «féminicide» prémédité suivi de la dissimulation du corps de l’étudiante de 21 ans, selon un scénario reconstitué par l’accusation. «Il ne semble pas que ce troisième procès ouvre la voie à des révélations quelconques ou à des aveux», a regretté l’avocate de la famille de la victime, Sylvie Galley, devant la presse. Au premier procès, sa mère et ses deux sœurs «étaient venues avec cet espoir démesuré», qui n’a pas été comblé, «cela a été un moment de décompensation psychologique épouvantable», a-t-elle poursuivi. Malgré tout, «leur but est d’aller au bout du processus judiciaire, quitte à y laisser leur santé et une partie d’elles-mêmes...»

«Terrifiants»

Nicolas et Narumi avaient noué une relation en 2014 au Japon. À la rentrée 2016, la jeune Japonaise arrive à Besançon pour des études de français et quitte un mois plus tard son copain rentré au Chili qu'elle trouve trop possessif et inquisiteur. Après des messages tantôt énamourés tantôt menaçants, Nicolas vient fin novembre en France. Pour ses études, dira-t-il d'abord aux enquêteurs. Mais les bornages du téléphone de son ex, et de sa voiture de location, ainsi que des témoignages d'étudiants qui l'ont vu se cacher dans la résidence, démontrent que le Chilien a épié Narumi et son nouveau petit ami étudiant français.

La jeune femme est vue vivante pour la dernière fois le 4 décembre, regagnant sa résidence universitaire. La nuit, des voisins entendent des hurlements terrifiants, «comme dans un film d'horreur». Lui assure aux enquêteurs qu'après une rencontre «fortuite», puis un dîner au restaurant, ils ont des relations sexuelles dans la chambre de l'étudiante ce qui, selon lui, explique les bruits émis par la jeune femme.

«Incohérents»

L'enquête a mis au jour nombre d'indices «concordants» démontrant qu'un Zepeda éconduit et enfermé dans son orgueil de «mâle blessé» avait prémédité et commis un crime de «possession», avait asséné l'avocat général aux premiers procès. Selon le magistrat, il a enterré ou immergé le corps dans un sous-bois bordé d'une rivière. Où son GPS et son téléphone ont prouvé qu'il avait passé du temps cinq jours plus tôt, puis à nouveau après avoir quitté la chambre de la Japonaise. Les enquêteurs ont exclu la fugue: le portefeuille de Narumi, 565 euros, ses deux cartes bancaires, son manteau d'hiver, ses chaussures, son portable et sa carte SNCF étaient dans sa chambre, qui portait les traces d'un nettoyage récent au détergent.

Quatre jours plus tôt, Zepeda avait acheté un bidon de cinq litres d'un produit combustible, des allumettes, un pulvérisateur de détergent à l'eau de javel. Autres indices: les jours suivants, des courriels et messages incohérents, prétendument écrits par Narumi pour rassurer son entourage, disant qu'elle est à Lyon pour renouveler son visa d'étudiant, formalité qui relève du consulat japonais de Strasbourg.

Et l'achat sur internet le 6 décembre, depuis un centre commercial où Zepeda se trouvait, d'un billet de TGV Besançon-Lyon au nom de Narumi. TGV qu'elle n'a jamais pris. Enfin, à Barcelone avant d'embarquer pour le Chili, Zepeda interrogeait son cousin sur «la mort par asphyxie» et comment savoir si une personne est «vivante ou morte» après une pendaison.

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PROCÈS ZEPEDA À LYON : L'ACCUSÉ CHILIEN, JUGÉ POUR L'ASSASSINAT DE NARUMI KUROSAKI, ÉBRANLÉ PAR UN INTERROGATOIRE SERRÉ

NICOLAS ZEPEDA INTERROGÉ DEVANT LA COUR D'ASSISES À LYON.
DESSIN- ZZIIGG

Procès Zepeda à Lyon : l'accusé chilien, jugé pour l'assassinat de Narumi Kurosaki, ébranlé par un interrogatoire serré / Il nie toujours mais a été mis en difficulté. Au quatrième jour de son troisième procès, Nicolas Zepeda a bafouillé devant les assises du Rhône à Lyon. La cour n'a pas manqué de souligner les incohérences de son récit alors qu'il est jugé pour l'assassinat de son ex-petite amie à Besançon en 2016.

AFP Publié le vendredi 20 mars 2026 à 8:49

Hésitant et fébrile, le Chilien Nicolas Zepeda, rejugé à Lyon pour l'assassinat il y a dix ans de son ex-petite amie japonaise, s'est montré confus jeudi face à un feu nourri de questions soulignant les incohérences de son récit. Au troisième jour du procès, le président de la cour d'assises du Rhône, Éric Chalbos, a surpris tout le monde en lançant l'interrogatoire de l'accusé, prévu la semaine suivante.

Point par point, le magistrat est revenu sur les déclarations de Nicolas Zepeda depuis ses premières auditions au Chili fin 2016, les confrontant aux éléments matériels recueillis alors par les enquêteurs. Pour ces derniers, Narumi Kurosaki, 21 ans, venue étudier le français à Besançon, a été tuée dans sa chambre universitaire le 4 décembre 2016 par Nicolas Zepeda, qui a ensuite fait disparaître son corps dans un sous-bois.

Des explications et des bafouilles

Pourquoi le Chilien, qui se trouvait en France à ce moment-là, a-t-il d'abord "menti" aux enquêteurs en prétextant un voyage d'études, interroge Éric Chalbos. "J'étais venu pour essayer d'avoir des réponses de Narumi après sa rupture", bafouille l'accusé dans un français parfait teinté d'un accent espagnol.

Pourquoi est-il sorti de l'autoroute pour un arrêt de plusieurs heures dans un sous-bois bordé d'une rivière avant d'arriver à Besançon? Où il reviendra stationner deux heures durant après être sorti de la chambre de Narumi, selon le bornage de son téléphone. "J'étais fatigué, j'avais besoin de me reposer", souffle-t-il confusément, en se dandinant. "Et les aires d'autoroute?", suggère M. Chalbos. "C'est vrai, j'aurais pu"... Pourquoi avoir acheté un spray à la javel, un bidon de 5 litres de combustible et une boîte d'allumettes ?

Pour nettoyer une tâche dans la voiture, pour vider et remplir le bidon avec de l'essence "au cas où je tombe en panne", et "parce que la boîte d'allumettes était "jolie" et que "je voulais la rapporter" en souvenir au Chili, rétorque Zepeda. "Vous l'avez rapportée ?", s'enquiert l'avocate de la famille Kurosaki. "Oui". "À travers les contrôles de sécurité de l'aéroport et votre unique valise de cabine?", le piège Me Sylvie Galley. "Euh... oui. C'est possible", réplique l'accusé.

Des "hurlements de terreur"

Et qu'a-t-il à dire sur les trois jours, où il a été vu garé devant la résidence universitaire de la jeune fille, puis caché dans la cuisine ? Il était "allé frapper à sa porte, mais elle n'était pas là", dit-il d'une voix chevrotante, niant avoir espionné Narumi et son nouveau petit ami Arthur. Nicolas Zepeda assure être tombé fortuitement sur la jeune femme le 4 décembre, l'avoir emmenée dîner au restaurant et avoir été invité ensuite dans sa chambre, après leur réconciliation. Dans la nuit, plusieurs étudiants entendent dans le bâtiment des "hurlements de terreur" de femme conclus par un "long râle", comme en témoigne l'un d'eux à la barre. "Je dormais, je n'ai rien entendu", bredouille Zepeda, qui reconnaît avoir passé 30 heures sur place.

"À la police chilienne, vous aviez d'abord dit (...) que Narumi avait été très réceptive et excitée" et émis des "gémissements expressifs", rappelle M. Chalbos. Et pourquoi n'a-t-il pas ouvert la porte quand Arthur et cinq étudiants, inquiets de l'absence de la jeune femme, ont frappé à sa porte le soir suivant ? "Elle m'a fait signe de ne pas faire de bruit", assure Zepeda.

En détention provisoire depuis son extradition en France en 2020, Nicolas Zepeda a été condamné à 28 ans de prison en 2022, puis à la même peine en appel en 2023, malgré l'absence de corps et d'aveux. La cour de cassation ayant annulé le verdict pour un vice de procédure, il est rejugé pour la troisième fois à Lyon jusqu'à la fin de la semaine prochaine. "Vous disiez l'aimer passionnément, vous rêvez à Narumi", l'interroge Me Galley ? "Oui, cela m'arrive", répond-il en pleurs. "Vous rêvez d'elle morte ?" Non, je rêve que ça va bien"...

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      19 mars, 2026

      MARCO RUBIO DÉMENT QUE L’ADMINISTRATION TRUMP POUSSE CUBA À DESTITUER SON PRÉSIDENT, MIGUEL DIAZ-CANEL

       
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      LE SECRÉTAIRE D’ETAT AMÉRICAIN, MARCO RUBIO,
       À WASHINGTON, LUNDI 9 MARS 2026
      PHOTO KEVIN WOLF

      Logo
      Le Monde

      INTERNATIONAL / CUBA / Marco Rubio dément que l’administration Trump pousse Cuba à destituer son président, Miguel Diaz-Canel / Le « New York Times » a rapporté lundi que des responsables américains avaient demandé au régime de La Havane d’évincer le chef de l’Etat, sans pousser toutefois à un renversement complet du gouvernement communiste.

      Le Monde avec l'AFP Publié hier à 10h19, modifié hier à 10h29 Temps de Lecture 1 min.

      DONALD TRUMP. 
      PHOTO GETTY IMAGES

      le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a démenti, mardi 17 mars, un article du New York Times selon lequel des responsables américains ont exhorté Cuba à destituer son président, Miguel Diaz-Canel. Dans un message publié sur X dans la nuit de mardi à mercredi, M. Rubio a jugé l’article « faux », comme « beaucoup [d’autres] dans les médias » qui s’appuient, selon lui, sur « des menteurs se prétendant bien informés ».

      Victoire : La victoire, au prix de la mort et de la destruction
      DESSIN MORO.

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      Le quotidien a rapporté lundi que des responsables de l’administration Trump avaient demandé à Cuba d’évincer le chef de l’État, sans pousser toutefois à un renversement complet du gouvernement communiste. M. Rubio n’a pas précisé s’il contestait l’article dans son intégralité ou seulement certaines parties.

      EMBARGO CONTRE CUBA
      DESSIN EMANUELE DEL ROSSO
      ► À lire aussi :        CHANGER LE RÉGIME OU LE VASSALISER

      Selon le New York Times, des responsables américains considèrent M. Diaz-Canel comme un dirigeant intransigeant, réfractaire au changement, mais les États-Unis ne sont pas allés jusqu’à émettre un ultimatum pour exiger son départ.

      CAPTURE D'ÉCRAN X 
      « #Les États-Unis menacent publiquement #Cuba, presque quotidiennement, de renverser par la force l'ordre constitutionnel. Et ils invoquent un prétexte scandaleux : les dures contraintes d'une économie affaiblie qu'ils ont attaquée et cherché à isoler depuis plus de six décennies. / Ils envisagent et annoncent des plans visant à s'emparer du pays, de ses ressources, de ses biens et même de l'économie qu'ils cherchent à étouffer pour nous faire capituler. /C'est la seule explication à cette guerre économique féroce menée comme une punition collective contre l'ensemble du peuple. / Face au pire des scénarios, #Cuba est animée d'une certitude : tout agresseur extérieur se heurtera à une résistance inébranlable.»

      « Opérer un changement radical »

      Le chef de la diplomatie américaine a estimé mardi que les mesures annoncées la veille par le gouvernement permettant à la diaspora cubaine d’investir sur l’île et d’y détenir des entreprises privées étaient loin d’être « suffisantes ».

      « Cuba a une économie qui ne fonctionne pas et le système politique et gouvernemental est incapable d’y remédier. Il leur faut donc opérer un changement radical », a déclaré à la Maison Blanche M. Rubio, d’origine cubaine et fervent opposant au pouvoir communiste à La Havane, instauré par Fidel Castro à la suite de la révolution conclue en 1959.

      «Cuba n'est pas seule! »
      DESSIN 
      GERVASIO UMPIÉRREZ

      « Ils parlent avec Marco [Rubio], et nous allons très bientôt faire quelque chose concernant Cuba », a affirmé pour sa part Donald Trump. Lundi, il avait dit « croire » qu’il « aura[it] l’honneur de prendre Cuba », sans préciser exactement ce qu’il entendait par là. Le républicain avait déclaré dimanche que Cuba souhaitait conclure un accord avec les États-Unis.

      Depuis la mi-janvier, le président américain assure que des pourparlers sont en cours avec La Havane, ce que le gouvernement cubain a fini par reconnaître vendredi après avoir nié pendant des semaines entretenir de tels contacts.

      Cuba, qui vit sa pire crise économique depuis plus de trente ans, a vu sa situation s’aggraver depuis la capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, en janvier par les forces américaines et la fin des livraisons de pétrole que Caracas envoyait à son allié. Donald Trump menace également de représailles tout pays qui enverrait du pétrole à l’île des Caraïbes.

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      LE PRÉSIDENT CUBAIN MIGUEL
      DÍAZ-CANEL LORS D'UNE VISITE
      AU VENEZUELA L'ANNÉE  DERNIÈRE.
      PHOTO JUAN BARRETO

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      17 mars, 2026

      CUBA : LA DIPLOMATIE RUSSE CONDAMNE «LES TENTATIVES FLAGRANTES D’INGÉRENCE DANS LES AFFAIRES INTÉRIEURES D’UN ÉTAT SOUVERAIN»

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      BLACKOUT À CUBA

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      RT France
      Cuba : la diplomatie russe condamne «les tentatives flagrantes d’ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain» / Alors que Donald Trump, empêtré dans son offensive menée avec Israël contre l’Iran, accentue la pression sur Cuba, la diplomatie russe a réaffirmé sa «solidarité indéfectible» envers La Havane et l'«héroïque» peuple cubain.
      RT en français 17 mars 2026, 19:48
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      « Dans le contexte d’une confrontation artificiellement attisée, la Russie réaffirme sa solidarité indéfectible envers le gouvernement et le peuple frère de Cuba » : dans un communiqué publié sur sa chaîne Telegram, le ministère russe des Affaires étrangères a une nouvelle fois apporté son soutien à Cuba confronté à « des défis sans précédent ».

      UN QUARTIER DE LA HAVANE DURANT LA COUPURE
      GÉNÉRALISÉE DE COURANT À CUBA.
      [PHOTO D'ILLUSTRATION] RT

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      « Nous sommes convaincus que l’héroïque peuple cubain, qui a maintes fois démontré son attachement aux idéaux de liberté, d’indépendance et de justice sociale, faisant également preuve d’une résilience et d’un courage exemplaires face aux menaces extérieures, saura défendre son droit inaliénable à choisir souverainement sa voie de développement », peut-on encore lire dans ce communiqué de la diplomatie russe.

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      Cette dernière a « fermement » condamné « les tentatives flagrantes d’ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain, d’intimidation et de recours à des mesures restrictives unilatérales et illégales ».

      Cuba est sous embargo des États-Unis depuis 1962, à la suite de nationalisations qui ont exproprié des entreprises américaines. La situation s’est toutefois drastiquement dégradée depuis l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces états-uniennes, en début d’année. Non seulement Caracas était un fournisseur de pétrole à La Havane, mais l’administration Trump a clairement laissé transparaître son intention de poursuivre sur sa lancée de remodeler le continent américain en provoquant un changement de gouvernement sur l’île.

      « Je crois que j’aurais l’honneur de prendre » Cuba « d’une manière ou d’une autre », a déclaré le 16 mars, devant des journalistes dans le Bureau ovale, Donald Trump. « Je veux dire que je le libère, que je le prenne, je pense que je peux faire ce que je veux avec », s'est vanté le président des États-Unis.


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      DÉPLOIEMENT DE LA MARINE AMÉRICAINE.
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      RT France
      Tensions au détroit d’Ormuz : Washington presse ses alliés de déployer des navires de guerre  / International Tensions au détroit d’Ormuz : Washington presse ses alliés de déployer des navires de guerre 16 mars 2026, 13:50 © Getty Images Déploiement de la marine américaine. [Image d'illustration] Suivez RT en français sur Telegram Washington appelle ses alliés — et invite également la Chine — à patrouiller dans le détroit d’Ormuz. Plusieurs pays, dont le Japon et l’Australie, refusent toutefois d’envoyer des navires militaires. Les frappes se poursuivent dans la région, accentuant l’incertitude sur les marchés énergétiques. 

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      RT en français 16  mars 2026, 11:19

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      DONALD TRUMP. 
      PHOTO GETTY IMAGES
      Au 17ème jour de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, la question de la sécurité énergétique mondiale s’impose au centre des préoccupations diplomatiques. Le président américain Donald Trump exerce une pression croissante sur ses alliés, ainsi que sur la Chine, afin qu’ils participent à la patrouille dans le détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique par lequel transite environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. 

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      Washington envisage de déployer des navires de guerre pour escorter les pétroliers dans le détroit et appelle d’autres puissances à contribuer à cet effort. 

      FOTO GETTY IMAGES

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      Des discussions entre Iraniens et Américains ? 

      Mais la réaction de plusieurs partenaires reste prudente. Le Japon, fortement dépendant du pétrole du Moyen-Orient, a indiqué ne pas envisager un tel déploiement, invoquant les contraintes de sa constitution pacifiste. L’Australie a également rejeté l’idée d’envoyer des bâtiments militaires dans la zone. De son côté, Téhéran a averti les pays susceptibles de répondre à l’appel américain que toute intervention risquerait d’aggraver l’escalade régionale. 

      Face aux tensions sur les marchés énergétiques, les États membres de l'Agence internationale de l'énergie ont décidé de libérer collectivement 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques, une mesure exceptionnelle destinée à stabiliser l’offre mondiale. Le Japon est devenu la première grande économie à puiser concrètement dans ses stocks, débloquant l’équivalent de quinze jours de consommation nationale afin d’anticiper un éventuel choc pétrolier. 

      Parallèlement, les opérations militaires se poursuivent dans la région. L’armée israélienne a annoncé de nouvelles frappes à grande échelle contre des infrastructures à Tehran, tout en menant des bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Les autorités iraniennes ont dénoncé un « écocide » après des attaques visant des dépôts de carburant dans la capitale, évoquant des risques de contamination durable des sols et des nappes phréatiques. 

      Malgré l’intensité des affrontements, Donald Trump affirme maintenir des discussions indirectes avec Téhéran, tout en estimant qu’un accord pour mettre fin au conflit n’est pas encore envisageable. Pendant ce temps, l’Iran poursuit ses frappes contre des bases et intérêts américains dans le Golfe, en réponse à l’utilisation de ces installations pour mener des attaques contre son territoire.

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      DESSIN SERGIO LANGER


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