04 novembre, 2026

ÉTATS-UNIS. “VAGUE BLEUE” AUX “MIDTERMS” : LES DÉMOCRATES REPRENNENT LE CONTRÔLE DU CONGRÈS

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LE RÉSULTAT DES MIDTERMS SONNE, MERCREDI 4 NOVEMBRE 2026,
COMME UNE LOURDE DÉFAITE POUR LE DONALD TRUMP ET LES RÉPUBLICAINS.
PHOTO ROMAIN DOUCELIN

Courrier
international
Politique États-Unis Élections de mi-mandat aux États-Unis / 
Les démocrates ont remporté mardi soir une victoire écrasante aux élections de mi-mandat américaines, arrachant aux républicains le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat. Un désaveu majeur pour Donald Trump, qui a reconnu la défaite de son camp et s’est dit prêt à travailler avec les démocrates.

Courrier international  Lecture 3 min. Publié le 4 novembre 2026 à 06h11, mis à jour le 4 novembre 2026 à 07h04

 CAPTURE D'ÉCRAN 

“Le peuple américain a rejeté la dépravation, la corruption et l’incompétence de ce canard boiteux qu’est le président Donald J. Trump”, a déclaré mardi soir le sénateur démocrate Jon Ossoff après sa confortable réélection en Géorgie. Son discours, retransmis par PBS, traduisait l’euphorie du camp démocrate au soir des élections de mi-mandat.

LES PARTISANS DE JAMES TALARICO CÉLÈBRENT À AUSTIN
LA VICTOIRE DU DÉMOCRATE AU SÉNAT AMÉRICAIN,
REPRÉSENTANT LE TEXAS, LE 3 NOVEMBRE 2026.
PHOTO CHIP SOMODEVILLA

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

C’est une véritable “vague bleue qui a déferlé sur le pays et infligé un désaveu au président Trump”, constate The Wall Street Journal, alors que peu avant minuit sur la côte est (6H00 en France), les démocrates s’étaient emparés, selon les médias américains, de la totalité du Congrès – Chambre des représentants et Sénat.

Cette victoire “inaugure une nouvelle ère de gouvernement partagé, après deux années de contrôle total républicain”, et “offre aux démocrates un nouveau moyen de contrôle sur le président Trump grâce au pouvoir que leur confère la majorité, ouvrant la voie à une longue série d’enquêtes qui pourraient dominer le reste de son second mandat”, analyse NPR.

« Revers cinglant »

Alors que les bureaux de vote étaient encore ouverts dans l’ouest des États-Unis, les grands médias américains ont annoncé dès 4h30 (heure française) que selon leurs projections, les démocrates étaient assurés d’arracher aux républicains le contrôle de la Chambre des représentants.

Infligeant “un revers cinglant au président Donald Trump et aux républicains”, les démocrates “ont remporté la majorité à la Chambre des représentants, avec ce qui pourrait être leur plus large majorité depuis près de vingt ans”, assurait ainsi NBC News.

Les projections de la chaîne “reposent sur une analyse prévoyant l’obtention d’environ 248 sièges par les démocrates”, un chiffre qui pourrait encore “légèrement varier”, mais qui dépassera “largement les 218 sièges nécessaires pour obtenir la majorité”.

Trump « tout à fait disposé » à accepter les résultat

Vers 5h30 (heure française), c’était au tour du Sénat de tomber dans l’escarcelle démocrate. The Washington Post rappelle que “les démocrates devaient gagner quatre sièges pour prendre le contrôle” du Sénat, mais qu’“ils ont fait mieux, faisant basculer, entre autres, des sièges au Texas, en Iowa et en Caroline du Sud”.

Prenant acte de la défaite de son camp, et après avoir déclaré ces derniers jours qu’en cas de victoire démocrate il deviendrait “Monsieur Veto”, Donald Trump a déclaré mardi soir au New York Times qu’il était “tout à fait disposé à accepter ces résultats” et prêt à collaborer avec les démocrates. “Nous avons hâte de travailler avec eux”, a-t-il affirmé. “Nous trouverons probablement une solution”.

Cela ne l’a pas empêché de prendre ses distances avec les piètres résultats des républicains : “Je n’étais pas sur les bulletins de vote mais si j’y avais été, nous aurions gagné HAUT LA MAIN ! ”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Première gouverneure noire de l’histoire des États-Unis

Pour le New York Times, les victoires les plus décisives de la soirée ont eu lieu au Texas, “un État où le parti n’avait pas remporté d’élection à l’échelle de l’État depuis 1998”.

“James Talarico, un élu de l’Assemblée législative de l’État devenu une figure emblématique de la collecte de fonds au niveau national, a détrôné Ken Paxton, le procureur général républicain de l’État” et “Gina Hinojosa est devenue la première démocrate élue gouverneure du Texas depuis Ann Richards en 1990, en battant le gouverneur républicain Greg Abbott, qui avait effectué trois mandats”.

KEISHA LANCE BOTTOMS, DÉMOCRATE DEVENUE LA PREMIÈRE FEMME
 NOIRE GOUVERNEURE DES ÉTATS-UNIS, SALUE SES PARTISANS LORS DE SA
 SOIRÉE ÉLECTORALE AU MARRIOTT MARQUIS ATLANTA,
LE MARDI 3 NOVEMBRE 2026. 
PHOTO ARVIN TEMKAR

Les premiers résultats de la soirée ont également offert leur lot de “premières historiques”. En Géorgie, l’ancienne maire d’Atlanta, Keisha Lance Bottoms, a remporté l’élection au poste de gouverneur, devenant “la première femme noire de l’histoire des États-Unis” à occuper la fonction suprême dans un État américain, relève The Atlanta Journal-Constitution.

“Sa victoire a pulvérisé les barrières dans un État qui n’avait jamais élu de femme ni de personne noire à la plus haute fonction de l’État” et marque “un revers spectaculaire pour les républicains, qui contrôlaient le poste de gouverneur depuis que Sonny Perdue avait détrôné le démocrate Roy Barnes en 2002”, précise le quotidien.

Test national

Quant à Chris Pappas, sa confortable élection face au républicain John Sununu dans le New Hampshire fait de lui “le premier homme ouvertement homosexuel” élu au Sénat, se félicite The Advocate. Avant de briguer le poste de sénateur, M. Pappas avait été élu à la Chambre des représentants en 2018, devenant déjà “le premier membre ouvertement LGBTQ+ du New Hampshire à siéger au Congrès”, ajoute le magazine.

PHOTOS TOM WILLIAMS / CQ-ROLL CALL, ANDREW HARNIK / GETTY IMAGES

Les républicains ont perdu des sièges sénatoriaux profondément républicains en Caroline du Sud , au Kansas et au Texas, ainsi que des sièges à la Chambre des représentants dans tout le pays, selon les projections de l'AP, donnant ainsi aux démocrates le contrôle des deux chambres du Congrès.

Ces élections de mi-mandat constituaient “le test national le plus révélateur du second mandat de Donald Trump, après la guerre à l’étranger, l’inquiétude économique aux États-Unis et les profonds bouleversements à Washington”, alors que le milliardaire “s’est lui-même imposé comme le visage de la campagne républicaine”, rappelle Axios.

Au-delà du contrôle du Congrès, “les résultats permettront de vérifier si les gains de Trump auprès des jeunes et des électeurs noirs et hispaniques en 2024 se confirment, ou si ces électeurs se tournent à nouveau vers les démocrates, qui tentent de reconstruire une coalition gagnante pour 2028”, écrit le site.

Romain Raynaldy


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03 novembre, 2026

L’AVENTURIER KARL BUSHBY DE RETOUR AU ROYAUME-UNI APRÈS UN TOUR DU MONDE DE 28 ANS À PIED.

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APRÈS UN TOUR DU MONDE À PIED DE 28 ANS, L’EXPLORATEUR
KARL BUSHBY RETROUVE SA MÈRE, ANGELA, DANS SA VILLE
NATALE DE HULL (GRANDE-BRETAGNE), LE 2 NOVEMBRE 2026.
PHOTO TEMILADE ADELAJA

Courrier
international
L’aventurier Karl Bushby de retour au Royaume-Uni après un tour du monde de 28 ans à pied. L’aventurier britannique Karl Bushby a retrouvé lundi sa famille dans sa ville natale de Hull, dans le nord-est de l’Angleterre, destination finale d’un tour du monde à pied commencé le 1er novembre 1998 à Punta Arenas, au Chili. 

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Courrier international Publié le 3 novembre 2026


KARL BUSHBY AU CHILI 1998
L’ancien parachutiste de l’armée britannique, âgé de 57 ans, “avait initialement prévu que son aventure dure 12 ans”, mais il lui en aura fallu 28 pour achever son périple, ralenti par “les restrictions de visas, les problèmes frontaliers, la pandémie de Covid-19 et les tensions géopolitiques”, précise The Times. 

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

Au cours de ses trois décennies d’exploration, il a notamment traversé la jungle du Darién “pendant que les combats faisaient rage entre l’armée colombienne et les guérilleros marxistes”, “franchi à pied le détroit de Béring gelé” et est devenu “la première personne connue à avoir nagé 296 kilomètres à travers la mer Caspienne”, précise le titre britannique. 

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À Il était arrivé sur le territoire britannique le 5 octobre après avoir traversé la Manche à la nage, depuis la France. À Hull, il a été accueilli par sa mère et son fils, qu’il n’avait pas vus depuis dix ans, et a fait la connaissance de sa belle-fille et de sa petite-fille, âgée de 12 ans. 



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02 novembre, 2026

AYUSO REMET À KAST LA MÉDAILLE INTERNATIONALE DE MADRID ET VANTE SA POLITIQUE DE SÉCURITÉ AU CHILI

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FOTONOTICIA 20261102

La présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, a remis ce lundi au président du Chili, José Antonio Kast, la Médaille internationale de la Communauté de Madrid, mettant en valeur sa défense de la sécurité dans le pays latino-américain. [l'internationale brune]

Par Agencias  Publié 2 NOV., 2026 - 19:26 3 minutes

KK KASST
DESSIN BECS

Dans son intervention à la Real Casa de Correos, Ayuso a rappelé que "Sans sécurité, il n’y a pas de liberté et sans liberté, il n’y a pas de prospérité durable. En à peine quelques mois de mandat, le président Kast a placé ces priorités au centre de son action gouvernementale avec la ferme détermination de rendre aux Chiliens la tranquillité, la confiance, le contrôle de leur propre destin, ainsi que l’ordre et un engagement extraordinaire envers les enfants".

KAST, EN TOURNÉE EUROPÉENNE POUR LA PREMIÈRE FOIS DEPUIS SON ENTRÉE EN
FONCTION EN MARS, A RÉTORQUÉ QUE MADRID « EST L'UNE DES RÉGIONS LES PLUS OUVERTES,
LIBRES ET PROSPÈRES D'EUROPE » ET A INSISTÉ SUR LA SÉCURITÉ, PRIORITÉ DE SON GOUVERNEMENT.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

La dirigeante madrilène a soutenu que Kast a repris un "chemin" qui a déjà permis au Chili de "devenir l’une des économies les plus puissantes du monde" grâce au fait de laisser l’initiative privée "déployer tout son potentiel".


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Selon elle, le projet du président chilien vise à "rendre au Chili le rôle qu’il mérite parmi les grandes nations du continent" et elle a insisté sur le fait que "Sa détermination montre également l’un des plus grands défis de notre époque et que le président et son équipe ont devant eux comme un engagement envers toutes les nations qui veulent prospérer et en ont besoin. Et c’est la lutte contre le narcotrafic, contre le crime organisé".

LA PHOTO MONTRE KK KASST EMBRASSANT LE FRONT DE L'ABOMINABLE
 PÉDOPHILE PAUL SCHÄFER, FONDATEUR DE COLONIA DIGNIDAD

► À lire aussi :    SCANDALE AU CHILI APRÈS LA REMISE EN LIBERTÉ DE DIZAINES DE DÉTENUS PÉDOPHILES

Díaz Ayuso a expliqué que cette distinction ajoute Kast à la liste de personnalités distinguées comme le président de l’Argentine, Javier Milei, celui de l’Équateur, Daniel Novoa, ou le président élu du Venezuela Edmundo González, un ensemble de dirigeants qui "respecte la défense de la liberté et le droit de leurs peuples à diriger leur avenir".

La présidente a souligné, en outre, que le Chili et Madrid sont unis par "bien plus que des relations extraordinaires", puisqu’ils partagent "des siècles d’histoire et de culture commune", ainsi qu’une même langue et "une manière similaire de voir la vie".

Sur le plan économique, elle a souligné que Madrid concentre près de 60% des investissements chiliens en Espagne et que près de 90% des investissements espagnols au Chili proviennent de la Communauté de Madrid.

"Pour nous, le Chile est un allié fondamental, un partenaire stratégique et surtout une nation sœur. Et nous sommes convaincus que cela continuera d’être le cas dans les prochaines années parce que nous avons beaucoup devant nous. La responsabilité est la nôtre de construire vers l’avenir, de projeter cette alliance qui nous unit comme nations hispaniques et comme je le disais sur le plan économique et culturel mais aussi dans la politique et dans les valeurs", a-t-elle ajouté.

Ayuso a également fait allusion à la situation "si difficile qu’il a héritée" par Kast au Chili, après le mandat du gauchiste Gabriel Boric, et a indiqué qu’il devra maintenant "à nouveau impulser des politiques qui ne seront pas toujours populaires mais pas non plus populistes" et qui sont "nécessaires" pour faire avancer "des réformes courageuses et profondes dès le début de la législature".

« La décoration d'Ayuso » / Le titre fait référence de manière satirique à l'actualité politique espagnole et à la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, ainsi qu'à des polémiques ou distinctions politiques marquantes de cette période, tournant en dérision les liens, postures ou décorations attribuées dans le débat public.

ENEKO

En ce sens, elle a soutenu qu’il est essentiel que la citoyenneté "fasse confiance à des institutions fortes et garantes" comme condition préalable à la prospérité, et a averti que "La richesse ne va certainement pas se multiplier dans les interdictions, mais la prospérité ne va pas non plus être distribuée depuis des bureaux".

Pour conclure, la présidente madrilène a revendiqué "La liberté face à l’imposition, la loi face à l’arbitraire, la sécurité face à la peur, la prospérité face à la résignation et la dignité de la personne face à tout projet qui tente de la soumettre. C’est pourquoi cette médaille internationale pour le président Kast symbolise beaucoup, la ferme volonté de continuer à marcher ensemble".


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01 novembre, 2026

ACTE III DE LA MOBILISATION SOCIALE EN FRANCE : LES MANIFESTANTS “MAINTIENNENT LA PRESSION”

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UNE MANIFESTANTE DÉGUISÉE EN MARIE-ANTOINETTE BRANDIT
UNE PANCARTE « DONNEZ-LEUR DE LA BRIOCHE », LORS D’UNE
MANIFESTATION À LYON, LE 31 OCTOBRE 2026.
PHOTO JEFF PACHOUD

Vu de l’étranger. / Quelque 320 000 personnes ont défilé samedi à travers la France pour une troisième journée de mobilisation sociale, qui s’est achevée comme les précédentes par des affrontements entre la police et des émeutiers. La participation est en baisse par rapport aux précédentes manifestations mais “la colère continue de bouillir” dans la rue, observe la presse internationale.

Courrier international Lecture 3 min. Publié le 1 novembre 2026 à 05h58, mis à jour le 1 novembre 2026 à 07h41


“La France a vécu samedi l’Acte III des manifestations pour dénoncer la dégradation des services publics et le coût élevé de la vie”, observe El País. “Quelque 320 000 manifestants, selon le ministère de l’Intérieur, et un demi-million selon les estimations syndicales, ont défilé dans tout le pays pour le troisième week-end consécutif”.

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► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Cet Acte III coïncidait avec Halloween, et dans la capitale française, “des clowns, des sorcières et des pirates ont défilé aux côtés d’un Spider-Man, d’un monstre de Frankenstein et d’un Michael Jackson zombie, tandis que plusieurs milliers de manifestants traversaient l’est de Paris sous le regard d’un hélicoptère de la police”, raconte The Daily Telegraph.

Comme lors des précédentes mobilisations, les manifestants ont défilé dans le calme et la bonne humeur pendant la majeure partie de la journée, avant que des violences n’éclatent dans la soirée entre la police et des émeutiers “dans plusieurs villes françaises, dont Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux”, note La Vanguardia.

“La police a dû faire usage de gaz lacrymogène et, parfois, de canons à eau”, précise le quotidien catalan. “La préfecture de police de Paris a indiqué que les troubles étaient imputables à un noyau dur de plusieurs centaines de personnes enclines à la violence”.

Cocktail Molotov

À Paris, une unité antiémeute “tentait de contenir les manifestants lorsqu’un individu a lancé un cocktail Molotov dans ses rangs, blessant plusieurs policiers et les forçant à battre en retraite”, relate le Daily Telegraph. Non loin de là, “des dizaines de personnes masquées et vêtues de noir” ont arraché des pavés pour “les jeter sur les forces de l’ordre”.

Les violences, pour importantes qu’elles soient, “ont été bien moindres que les incendies criminels et les pillages qui ont embrasé Paris et d’autres villes le 17 octobre” lors de la première journée de mobilisation, qui avait “dégénéré en émeutes généralisées”, constate The New York Times. Et la foule “était également moins nombreuse que lors des deux samedis précédents de protestation nationale”.

“Néanmoins, la mobilisation – et le chaos – ont été suffisamment importants pour laisser penser que la France reste en proie à un climat de vives tensions, près de deux mois après le début du mouvement de contestation initié par des lycéens rebelles”, analyse le quotidien.

“Les manifestants français maintiennent la pression”, confirme Le Temps. “Si la participation est légèrement moindre par rapport à la semaine dernière, la mobilisation contre la vie chère et les violences policières, qui aura été émaillée de quelques heurts, demeure très forte”.

“Cocotte-minute”

À six mois de l’élection présidentielle, “le gouvernement tente de résoudre la crise et a présenté lundi un ensemble de mesures pour apaiser les manifestations étudiantes”, rappelle El País. Mais “les syndicats étudiants estiment ces mesures insuffisantes et appellent à bloquer les lycées et les universités mardi prochain, jour de la rentrée après deux semaines de vacances”, tandis qu’une “grève nationale est prévue jeudi prochain”.

En résumé, “la colère continue de bouillir dans la cocotte-minute nommée France”, écrit Blick, alors que “le ministre de l’Éducation nationale s’est fendu d’une lettre” aux lycéens “pour expliquer que les concessions annoncées lundi 26 octobre” étaient “les seules possibles à ce stade”.

“Difficile toutefois de croire que l’argument du niveau record d’endettement de la France et de l’impasse dans laquelle se trouve la discussion budgétaire pour 2027 suffise à calmer le jeu social”, relève le titre suisse. “Les syndicats se savent en position de force face à un président en fin de mandat, qui ne peut pas se représenter. Leur appel à la grève générale, s’il est suivi, sera le prélude à d’autres mobilisations”.

Dans ce contexte, “quelle tournure va prendre la prochaine contestation ?”, s’interroge Le Temps. “Les règles du théâtre classique exposent que l’acte 4 est celui où l’action atteint son sommet avant le dénouement. Reste à savoir s’il sera tragique et à qui il profitera”.

Romain Raynaldy


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29 octobre, 2026

BRÉSIL / LA FUITE DE FLAVIO BOLSONARO AUX AIRS DE MAUVAISE TELENOVELA

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MIAMI, FLORIDE, LE 28 OCTOBRE 2026. LE CANDIDAT D’EXTRÊME DROITE
DÉFAIT À LA PRÉSIDENCE BRÉSILIENNE FLAVIO BOLSONARO ARRIVE
À L’AÉROPORT MIAMI-OPA LOCKA EXECUTIVE AVEC SA FAMILLE.
PHOTO JOE RAEDLE

L'Humanité
Au terme d’une rocambolesque cavale, Flavio Bolsonaro s’est exilé aux États-Unis. Le candidat de l’extrême droite défait dans les urnes le 25 octobre par Lula, espère ainsi fuir de la justice, qui a ouvert un dossier sur un possible financement étranger de sa campagne présidentielle.

Cathy Dos Santos Publié le 28 octobre 2026 6min

Le dénouement de la présidentielle du 25 octobre est digne d’une telenovela qu’affectionnent particulièrement les Brésiliens. Le protagoniste n’est autre que Flavio Bolsonaro. Après deux jours de folles rumeurs, de démentis sur fond d’ordres judiciaires – bien réels, eux –, l’épilogue est tout aussi rocambolesque : Flavio Bolsonaro, qui briguait les plus hautes fonctions du pays continent, s’est enfui pour échapper à la justice.



« Chasman y Chirolitas » (ou « Chasman y Chirolita ») fait référence
au duo de ventriloquie le plus célèbre de l'histoire de la télévision et
du spectacle en Argentine, composé de l'artiste Ricardo Chasman
et de sa marionnette Chirolita.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Après avoir été défait dans les urnes au terme d’une « remontada » spectaculaire du président de gauche, Lula, le candidat du Parti libéral (PL) et poulain de Donald Trump a trouvé refuge aux États-Unis. Ce qu’a confirmé le département d’État puisqu’il lui a délivré des visas d’entrée.

La nouvelle star de l’extrême droite brésilienne s’est carapatée via l’Argentine, ce que des médias locaux avaient annoncé avant d’être démentis mardi par les autorités, puis a fait escale en Équateur, dirigé d’une main de fer par le président milliardaire Daniel Noboa. Il est désormais exilé en Floride, fief du trumpisme et de l’anticastrisme.

La Une du quotidien argentin Página/12 datée du jeudi 29 octobre 2026
présente une caricature satirique intitulée « Chasman y Chirolitas » /
fait référence au duo de ventriloquie le plus célèbre de l'histoire de la
télévision et du spectacle en Argentine, composé de l'artiste
 Ricardo Chasman et de sa marionnette Chirolita.

Financement et ingérance étrangère

Tout est allé très vite. Mardi, le juge de la Cour suprême Flavio Dino a ordonné l’ouverture d’une enquête sur un possible financement étranger de la campagne du candidat d’extrême droite.

Le juge, qui a précisé avoir été saisi par plusieurs formations, dont le Parti des travailleurs de Lula, a demandé à la police fédérale d’établir si Rockbridge Network, un groupe d’influence conservateur américain cofondé par le vice-président des États-Unis J. D. Vance, a « participé à des tractations visant à l’obtention de soutien financier en faveur de la campagne présidentielle de Flavio Bolsonaro ».

Le magistrat a également évoqué d’autres formes d’ingérence, telles que des soupçons d’« asymétries délibérées et (de) manipulation algorithmique par des entreprises d’Internet visant à favoriser ou à nuire à des candidatures dans le processus électoral brésilien », notamment Meta.

Lula et le PT avaient porté plainte dans l’entre-deux-tours, contre le géant technologique états-unien auprès de l’Organisation des États américains (OEA) pour « ingérence » dans la présidentielle afin de favoriser le candidat de l’extrême droite.

Deux frères en fuite

Lundi encore, dans une vidéo postée sur Instagram, Flavio Bolsonaro jurait ses grands dieux qu’il n’avait « jamais pensé à quitter le pays ». « Je vais me défendre de cette aberration », promettait-il. La fiction a rattrapé la réalité.

Quelques heures plus tôt, la justice lui avait ordonné de remettre ses passeports, après les déclarations tenues samedi, la veille du scrutin, par son frère, Eduardo Bolsonaro, exilé au Texas pour échapper à la justice au Brésil, dans lesquelles il disait que le candidat du PL devrait quitter le pays en cas de défaite.

Ces propos auraient réveillé les soupçons du juge du tribunal suprême Alexandre de Moraes, bête noire des Bolsonaro pour avoir fait condamner le patriarche et ancien président du Brésil, Jair Bolsonaro, pour son rôle dans le coup d’État avorté de 2023, lorsque ses partisans avaient sauvagement investi la place des Trois-Pouvoirs à Brasilia. Faute de restitution desdits passeports, le magistrat a ordonné leur annulation.

Sentant l’étau se resserrer, le chef de file de l’extrême droite a précipité son départ et franchi la frontière avec l’Argentine, pays aux mains d’un autre ami, Javier Milei.

«Fugitif »
DESSIN CARLOS LATUFF

Une longue liste d’affaires scabreuses

Ce énième déboire judiciaire est venu s’ajouter à une longue liste d’affaires scabreuses qui éclabousse Flavio Bolsonaro. Il serait mouillé dans une enquête de blanchiment d’argent lié à des paris sportifs. Il est surtout au cœur d’un vaste écheveau politico-judiciaire, l’affaire « Banco Master », qui a conduit à l’arrestation du banquier Daniel Vorcaro, après que son établissement a cumulé des milliards de dettes.

Faveurs et largesses à gauche comme à droite ? Sans nul doute. Flavio Bolsonaro a été contraint de reconnaître qu’il avait reçu des millions de dollars dont la finalité était de financer un film à la gloire de son père intitulé Dark Horse. Mais cet argent aurait peut-être été détourné au profit de… Eduardo Bolsonaro, contraint de fuir le pays à la suite de ces agissements contre la justice lors du procès du paternel.

Le scandale, qui a également touché le fils aîné de Lula, n’épargne pas non plus la justice. Le juge Alexandre de Moraes, à l’origine de la condamnation du chef de la famille, s’est retrouvé mêlé aux scandales après la divulgation de messages échangés avec Daniel Vorcaro, sur ordre du juge André Mendonça, ancien ministre de la Justice de Jair Bolsonaro, et nommé par ses soins à la Cour suprême.

La presse brésilienne fait ses gros titres de ce baroud. Selon O Globo, la fugue de Flavio Bolsonaro était planifiée avant même son sérieux revers électoral. Dans son camp, le dépit cohabite avec la morgue. Le sénateur et coordinateur de sa campagne, Rogério Marinho, a fait part de sa « surprise ».

« Nous avons parlé avec Flavio de la nécessité, avec les 60 millions de votes obtenus, d’assumer le rôle de leader de l’opposition, a-t-il tenté d’expliquer. Nous avons clairement un gouvernement qui a fait mal au pays. Nous étions vigilants pour cette fin d’année et pour les quatre années à venir pour faire notre part (de travail) selon le mandat (que nous a confié) une partie de la population. »

À Brasilia, sur la place des Trois-Pouvoirs, prise d’assaut il y a quelques années par les affidés de Jair Bolsonaro et qui lui vaut aujourd’hui d’être assigné à résidence, Lula a fêté mardi ses 81 ans avec une foule de partisans.

Pour l’occasion, le président au quatrième mandat s’est fendu d’une cinglante repartie : « Qui ne doit rien n’a pas peur. La démocratie se respecte dans la victoire comme dans la défaite. Le Brésil est notre maison et c’est ici que nous devons affronter les défis, respecter la justice et défendre la souveraineté de notre pays. Le Brésil, c’est sa seconde patrie. La première, c’est de lécher les bottes des États-Unis. » Clap de fin.

Cathy Dos Santos




BRÉSIL. COMMENT FLÁVIO BOLSONARO A FUI VERS LES ÉTATS-UNIS EN JET PRIVÉ AVEC “L’AIDE DE LA MAISON-BLANCHE”


FLÁVIO BOLSONARO DESCEND D’UN AVION À SON ARRIVÉE À
L’AÉROPORT OPA LOCKA EXECUTIVE DE MIAMI, EN FLORIDE,
LE 28 OCTOBRE 2026.
PHOTO RICARDO ARDUENGO

Courrier
international
Après sa défaite à la présidentielle brésilienne, dimanche, face à Lula, le sénateur conservateur, visé par une série d’enquêtes judiciaires, est arrivé mercredi en Floride, où il s’est autoproclamé “leader” du Brésil. “The New York Times” et “The Wall Street Journal” font état de l’implication de Jason Miller, un conseiller du président américain Donald Trump.

Courrier international Lecture 3 min. Publié le 30 octobre 2026 à 06h00, mis à jour le 30 octobre 2026 à 06h19

Le jet privé à bord duquel Flávio Bolsonaro est arrivé à Miami, mercredi, malgré son interdiction de quitter le Brésil, “avait été affrété par un responsable de la Maison-Blanche”, révèle jeudi 29 octobre The New York Times.

Selon le quotidien américain, le sénateur conservateur brésilien de 45 ans, qui n’a pas reconnu sa défaite à l’issue de l’élection présidentielle du 25 octobre face à Luiz Inácio Lula da Silva, a fui avec sa famille aux États-Unis dans un avion affrété par Jason Miller, un conseiller du président américain Donald Trump. “Mardi soir, (Flávio Bolsonaro) s’est envolé d’Argentine pour l’Équateur afin de faire le plein, puis pour Miami, à bord d’un jet privé affrété par Jason Miller, un responsable de la communication de la Maison-Blanche, selon une source proche du dossier”, écrit le New York Times. La Maison-Blanche ne s’est pas exprimée à ce sujet.

The Wall Street Journal avait aussi fait état, peu auparavant, de l’implication de Jason Miller. D’après le journal, “en collaboration avec Eduardo, le frère cadet de Flávio Bolsonaro, qui dispose d’un réseau influent, un petit groupe comprenant Jason Miller, conseiller de Trump, a affrété un jet privé pour le transporter de l’Argentine en Floride”.

Visé par une série d’enquêtes au Brésil, notamment pour des soupçons de blanchiment d’argent, Flávio Bolsonaro s’était “envolé pour les États-Unis après que la police brésilienne lui a demandé lundi de remettre ses passeports”, retrace le New York Times.

“Un petit cercle d’alliés influents de Trump”

L’opération “complexe” visant à exfiltrer Flávio Bolsonaro de son domicile de Brasilia vers les États-Unis s’est concrétisée lundi, “moins de 24 heures après sa défaite” à la présidentielle, “alors que ses alliés s’inquiétaient d’une possible arrestation”, relève le Wall Street Journal, qui décrit comment le sénateur a fui le Brésil notamment grâce à “un ami à la Maison-Blanche”. “Cette fuite, qui reposait en grande partie sur la tromperie et les leurres, a déclenché un jeu de devinettes mondial qui a même laissé certains des plus proches alliés de Bolsonaro à Washington et au Brésil dans l’ignorance quant au lieu où il se trouvait.”

Outre ceux d’“un petit cercle d’alliés influents de Trump” et “de hauts responsables américains”, le Wall Street Journal évoque aussi les efforts “du président argentin Javier Milei” pour aider Flávio Bolsonaro et sa famille à se rendre aux États-Unis.

Pour El País, cette fuite “démontre l’existence d’un bloc latino-américain non seulement idéologiquement aligné sur Trump, mais aussi prêt à agir selon sa logique, au mépris des traités internationaux”, “les gouvernements argentin et équatorien (ayant) collaboré pour faire sortir du Brésil (Flávio Bolsonaro), en contournant la loi brésilienne”.

À son arrivée en Floride, mercredi, le fils de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro s’est autoproclamé “président élu légitime” du Brésil, dans une lettre “au peuple brésilien et à la communauté internationale”, avant de supprimer son message et de le republier en se désignant comme le “leader” du Brésil. Il a dénoncé une supposée “fraude électorale” et a dit qu’il comptait “diriger” l’opposition brésilienne depuis son exil américain - une déclaration désapprouvée au Brésil jusque dans son camp.

Interrogé mercredi au sujet des propos de Flávio Bolsonaro, Donald Trump a déclaré : “On lui a accordé un permis d’entrée sur le territoire, alors on verra bien. Mais je ne m’en mêlerai pas. C’était une élection très étrange, ça c’est sûr.”

Risque d’aggravation des tensions avec Lula

Selon un responsable américain cité par le New York Times, Flávio Bolsonaro devrait prochainement demander le statut de résident permanent aux États-Unis, “autrement dit une carte verte”.

Le frère cadet de Flávio Bolsonaro, Eduardo Bolsonaro, qui réside au Texas “et entretient des liens étroits avec l’administration Trump”, a obtenu le statut de résident permanent aux États-Unis en juillet, note le New York Times. “Alors que la procédure prend généralement des années pour les immigrants, il a bénéficié d’une approbation accélérée.”

DES POLICIERS ONT FORMÉ UN CORDON DE PARAPLUIES POUR ESCORTER
BOLSONARO ET SA FAMILLE DE L'AVION À UN VÉHICULE À MIAMI.
PHOTO JOE RAEDLE 

L’alliance “personnelle” entre les Trump et les Bolsonaro, “les deux familles politiques les plus puissantes de l’hémisphère a profondément modifié les relations entre les États-Unis et le Brésil”, remarque le Wall Street Journal. Le quotidien rappelle qu’en 2025, Donald Trump a imposé des droits de douane élevés au Brésil, invoquant le traitement réservé à Jair Bolsonaro, condamné à vingt-sept ans de réclusion pour tentative de coup d’État contre Lula en 2022. Et qu’il a sanctionné le juge de la Cour suprême qui avait interdit à ce dernier de quitter le Brésil.

Mais, prévient le New York Times, “l’aide apportée par la Maison-Blanche à M. Bolsonaro pourrait aggraver les tensions entre l’administration Trump et M. Lula, qui a accusé M. Trump d’ingérence dans les affaires intérieures du Brésil”.

Courrier international

 

DESSIN CARLOS LATUFF

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28 octobre, 2026

LULA AFFIRME QU’UNE FUITE DE FLAVIO BOLSONARO HORS DU BRÉSIL SERAIT «HONTEUSE»

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

LE PRÉSIDENT DU BRÉSIL, LUIZ INACIO LULA DA SILVA,
À SÃO PAULO, LE 26 OCTOBRE 2026.
PHOTO AMANDA PEROBELLI 


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Le Figaro
Selon plusieurs médias, le candidat défait à la présidentielle s’est envolé pour les États-Unis. Il est soupçonné de corruption et de blanchiment d’argent dans plusieurs enquêtes policières.

Par Le Figaro avec l'AFP Publié le 27/10/2026 à 23h24, mis à jour le 27/10/2026 à 23h25

 « Perdió, huyó y lo visaron » /
 « Il a perdu, il a fui et on lui a accordé un visa »
 fait référence au départ de Flávio Bolsonaro
du Brésil vers les États-Unis.»
UNE DE PÁGINA|12 DU 28 10 2026

Le président Lula a déclaré mardi qu'il serait «honteux» que son adversaire Flavio Bolsonaro ait quitté le Brésil pour les États-Unis après sa défaite à la présidentielle, tout en affirmant qu'il n'avait «pas d'informations précises» à ce sujet.



DESSIN CARLOS LATUFF

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

«Le fait de quitter le Brésil, c'est honteux», a déclaré Luiz Inacio Lula da Silva après des informations de presse en ce sens. «Le Brésil, c'est sa seconde patrie. La première, c'est de lécher les bottes des États-Unis», a-t-il fustigé lors de la célébration de ses 81 ans, à Brasília.




«JE N’AI JAMAIS PENSÉ À QUITTER LE PAYS»: QUAND FLAVIO BOLSONARO MENTAIT AUX BRÉSILIENS, LA VEILLE DE SA FUITE


VIDÉO - Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, le fils de Jair Bolsonaro a déclaré lundi qu’il s’était vu interdire par la justice de quitter le Brésil, au lendemain de sa défaite face à Lula.

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Par Mathilde Serra Publié le 28/10/2026 à 06h58

«Je n’ai jamais pensé à quitter le pays. Je vais rendre mes passeports.» Voilà ce que Flavio Bolsonaro affirmait encore ce lundi, veille de sa fuite. Dans cette vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, le candidat malheureux à l’élection présidentielle promettait qu’il allait se défendre contre «cet outrage» et dénonçait une «tentative évidente de [l]’intimider». En effet, il assurait que la justice venait de lui interdire de quitter le Brésil.

«Ce matin, je suis allé rendre visite à mon père et au moment où je partais, la Police fédérale de Lula était devant sa porte, et en plein milieu de la rue, on m’a sommé de remettre mes passeports et on m’a également interdit de quitter le pays», décrivait le fils de Jair Bolsonaro. Cela n’aura pas empêché le sénateur conservateur de fuir le Brésil. Le gouvernement de Donald Trump a annoncé qu’il accorderait un visa à celui qui promettait quelques heures plus tôt à ses partisans qu’il dirigerait l’opposition au gouvernement Lula. «Pour résister face au chaos, je vais organiser l’opposition. Je vais rassembler les députés et les sénateurs élus pour élaborer notre stratégie et faire de la Chambre et du Sénat notre bastion contre la barbarie qui se profile déjà pour les quatre prochaines années de Lula», assurait-il.



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