28 février, 2026

ISRAËL ET LES ÉTATS-UNIS LANCENT DES FRAPPES CONTRE L'IRAN

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DES TRACES D'INTERCEPTION D'UN MISSILE DE DÉFENSE AÉRIENNE
SONT VISIBLES AU-DESSUS DE JÉRUSALEM, LE 28 FÉVRIER 2026.
PHOTO AFP

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RT France
Israël et les États-Unis lancent des frappes contre l'Iran / Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé ce 28 février avoir mené des «frappes préventives» en Iran. Une campagne de bombardements à laquelle les États-Unis participent. Des explosions ont été signalées à Téhéran et dans d'autres villes du pays. Cette attaque survient au lendemain de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran.

RT en français 28 févr. 2026, 10:14

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I

FRAPPE CONTRE TÉHÉRAN,
LE 28 FÉVRIER 2026
.
sraël Katz a également annoncé la fermeture de l’espace aérien de son pays, qui s’attend à une réplique iranienne. Les sirènes ont retenti à Jérusalem et les habitants de l’État hébreu ont été avertis sur leurs téléphones d’une « alerte extrêmement grave ». « L'espace aérien du pays est entièrement fermé jusqu'à nouvel ordre », a annoncé de son côté Majid Akhavale, porte-parole de l'Organisation de l'aviation civile iranienne, cité par l'agence de presse Tasnim.

DE LA FUMÉE S'ÉLÈVE AU-DESSUS DU CENTRE-VILLE DE
TÉHÉRAN  APRÈS UN BOMBARDEMENT DE L'ARMÉE ISRAÉLIENNE.
PHOTO ANADOLU

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

Selon une source officielle citée par Reuters, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait été transféré vers un « lieu sécurisé ». La télévision iranienne, citée par l'agence TASS, a annoncé que Téhéran s'apprêtait à riposter contre Israël.

« Des dizaines de frappes américaines » 

Au-delà de Tsahal, qui a ouvert les hostilités, les forces américaines participeraient également à l’attaque contre l’Iran. « Les États-Unis participent aux frappes israéliennes contre l’Iran », ont déclaré deux sources à Associated Press, confirmant une information du New York Times qui évoque des « dizaines de frappes américaines ». Selon un responsable américain cité par le quotidien, l'objectif de Washington «pour le moment est l'appareil militaire iranien».

Dans une vidéo publiée sur Truth Social, le président américain a annoncé que l’armée américaine avait lancé une « opération de combat majeur », évoquant notamment la prise d’otage de l’ambassade des États-Unis à Téhéran en 1979 ainsi que l’attaque de 1983 par les « proxys de l’Iran » contre les troupes américaines de Force multinationale de sécurité à Beyrouth.

« Vous devez déposer les armes, vous serez traités équitablement et bénéficierez d’une immunité totale, ou vous serez confrontés à une mort certaine », a-t-il lancé aux forces armées et à la police, promettant de « détruire » les capacités balistiques de l’Iran ainsi que de « réduire à néant » sa marine. L'heure de votre liberté est proche », a-t-il ajouté à destination des Iraniens.

Ces frappes surviennent au lendemain de pourparlers entre Américains et Iranien. Un round de discussion à l’issue duquel Donald Trump avait déclaré qu'il n'était « pas très content » de la teneur des négociations et qu'il n'avait pas pris de « décision finale » sur de possibles frappes américaines contre l'Iran.

« Je ne suis pas content quant au fait qu'ils [les Iraniens] ne veulent pas nous donner ce que nous devons avoir, je ne suis pas très content. Nous verrons ce qu'il va se passer », a déclaré aux journalistes le président des États-Unis. Les craintes de frappes en Iran avaient redoublé dans la soirée du 27 février, après l’appel lancé par plusieurs chancelleries occidentales, dont Washington, Paris et Berlin, à leurs ressortissants de quitter Israël.

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«  AL TRUMPONE »

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 GISELLE LUCÍA NAVARRO


Que peut faire La Havane face à Washington ? / 
Cuba, si seule / Après le Venezuela, Cuba. M. Donald Trump poursuit sa politique agressive en Amérique latine. En interdisant à Caracas d’approvisionner La Havane en pétrole, il place le pays communiste, déjà ébranlé par une série de crises ravageuses, dans une situation économique et sociale intenable. En espérant lui faire mordre la poussière.

par Christophe Ventura  

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LE MONDE DIPLOMATIQUE - AUDIO 
 « CUBA, SI SEULE »
par Christophe Ventura • Lu par Morgane Hainaux 

Le Monde diplomatique Que peut faire La Havane face à Washington ? / Cuba, si seule

Est-ce la fin de la révolution cubaine ? Le président américain Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio semblent bien décidés à la faire advenir. En quête d’un nouveau trophée impérial, ils appliquent la méthode testée avec succès contre le Venezuela, l’allié numéro un de La Havane et son premier soutien économique depuis les années 2000. Pour un adversaire des États-Unis en Amérique latine, M. Trump et son administration n’envisagent qu’un destin : la soumission. Mais deux chemins peuvent y conduire. La première voie est celle de la négociation — avec un pistolet sur la tempe —, qui doit aboutir à un « accord », aux conditions américaines. Si cette première option s’avère impraticable, la seconde s’impose, comme ce fut finalement le cas à Caracas : l’utilisation de la force brute. C’est alors M. Trump qui fixe, seul, les règles, donne le tempo et siffle la fin de la partie. Le locataire de la Maison Blanche dispose d’un atout redoutable dans la confrontation : son imprévisibilité. À tout moment, il peut changer d’avis et frapper. La mise en scène de son « imperium » est dorénavant bien huilée, presque ritualisée. M. Trump a pris l’habitude de partager ses humeurs du jour avec quelques journalistes. Une intervention militaire à Cuba ? « Ce ne serait pas une opération très difficile comme vous pouvez l’imaginer. Mais je ne pense pas que cela sera nécessaire » (16 février 2026).

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Depuis l’enlèvement spectaculaire du président vénézuélien Nicolás Maduro, le 3 janvier dernier, point d’orgue d’une intervention militaire américaine aussi massive qu’illégale, Washington a ordonné à Caracas l’arrêt immédiat de ses livraisons de pétrole à Cuba. Une situation à laquelle ce pays, qui dépend du Venezuela sur le plan énergétique, et qui subit depuis la pandémie de Covid-19 une sévère crise socio-économique, ne peut faire face. L’administration américaine le sait.

Cuba est ainsi prisonnière d’un piège à double mâchoire. D’un côté, l’acharnement revanchard d’un empire qui veut laver l’affront que l’île lui a infligé en résistant pendant six décennies, et détruire tout ce qu’elle symbolise (l’indépendance, la révolution, le communisme). De l’autre, sa propre incapacité à résoudre, depuis la fin de la guerre froide, les problèmes structurels que soulève son modèle politique et économique.

Au début des années 2000, déjà, Fidel Castro — à la tête du pays entre 1959 et 2006 — se souvenait. « Lorsque l’URSS et le camp socialiste d’Europe ont disparu, Cuba a été assommée par la violence du coup. Du jour au lendemain, la grande puissance s’était effondrée, elle nous avait laissés seuls, tout seuls (1). » Et le dirigeant historique de la révolution cubaine de poursuivre : « Nous avions perdu tous les marchés pour notre sucre, et nous ne recevions plus de denrées alimentaires, de combustible, plus rien. (…) Du jour au lendemain, plus de carburant, ni de matières premières, ni de nourriture, ni d’articles de toilette ; plus rien du tout. » À Cuba, on produisait peu, et ce qui l’était — essentiellement le sucre à l’époque, ainsi que du tabac ou des agrumes — voyageait en cargos vers Moscou et les pays du camp socialiste.

En mars 2016, la pression de l’une des deux mâchoires semble se relâcher. Le président américain Barack Obama effectue une visite historique dans l’île. Aucun de ses prédécesseurs n’avait longé la promenade du Malecón depuis Calvin Coolidge en 1928. La Havane et Washington étaient engagés depuis fin 2014 dans un processus inédit de normalisation de leurs relations, conduit par M. Raúl Castro pour la partie cubaine. En 2015, les ennemis rouvrent leurs ambassades dans leurs capitales respectives, cinquante-quatre ans après la rupture diplomatique en janvier 1961, qui précéda d’une année (février 1962) la décision américaine d’imposer au pays caribéen un embargo (un « blocus », selon La Havane) toujours en vigueur aujourd’hui.

M. Obama considère alors que la politique inaugurée par son illustre prédécesseur John F. Kennedy, et maintenue, d’allègements en renforcements, par les huit présidents qui lui ont succédé, a échoué. Il assouplit les sanctions contre le pays, ce qui contribue notamment à densifier le tourisme et à faciliter l’entrée de devises et les exportations américaines. À l’époque, « l’actualisation du modèle économique et social cubain de développement socialiste » conçue par M. Raúl Castro repose essentiellement sur ces trois piliers (2). La spécialisation de Cuba dans le secteur du tourisme (de luxe et de masse), l’entrée contrôlée de capitaux internationaux pour stimuler la croissance et le développement local, ainsi que l’arrivée massive de dollars (devise avec laquelle il est prévu d’organiser la parité progressive du peso national) doivent assurer l’avenir de la révolution. Et écarter la seconde mâchoire de l’étau.

Cette orientation s’accompagne de l’ouverture progressive de l’économie, permettant l’émergence d’un artisanat local et de petits commerces privés. Enfin, les services médicaux cubains continuent de s’exporter dans plusieurs pays, comme c’est déjà le cas au Venezuela depuis les années 2000, assurant à La Havane un moyen de paiement pour ses importations énergétiques. Caracas satisfait alors la quasi-totalité des besoins de Cuba en pétrole et devient son premier partenaire commercial : 45 % de son commerce extérieur, équivalent à 20 % de son produit intérieur brut en 2014 (3).

Non capitaliste mais dépendant

Lorsque M. Obama se rend sur place — une décision décriée par ses opposants, mais également dans son propre camp —, les autorités se prennent à croire qu’une nouvelle période s’ouvre enfin. Mais l’« actualisation du modèle socialiste » ne prévoit toujours pas un changement de la matrice productive du pays pour couvrir ses besoins essentiels en matière énergétique, alimentaire, d’équipements industriels, etc. Tout devait provenir des devises captées grâce au déploiement de cette nouvelle stratégie.

Dans une lettre publiée dans Granma, le journal du Parti communiste de Cuba, Fidel Castro s’adresse, quelques jours après son départ, au président américain, qui n’avait pas souhaité le rencontrer durant sa visite, ainsi que, de manière plus indirecte, au gouvernement dirigé par son frère cadet. Dans ce document intitulé « Le frère Obama », il fait part de son scepticisme quant au rapprochement engagé avec Washington. Et s’interroge sur la stratégie économique du pays.

L’ancien dirigeant, qui décédera quelques mois plus tard, le 25 novembre 2016, prend les paris : « Je tiens (…) à souligner que nous sommes capables de produire les denrées alimentaires et les richesses matérielles dont nous avons besoin grâce aux efforts et à l’intelligence de notre peuple. Nous n’avons pas besoin que l’empire nous fasse des cadeaux. » Au sujet du secteur touristique, envisagé comme moteur de la mutation du régime économique national, il se montre réticent : une activité consistant à « montrer les beautés des paysages » et offrir les « délices culinaires » de l’île aux étrangers ne mérite « aucune attention » si elle ne rapporte pas une abondance de dollars au pays.

Ces remarques sont formulées une vingtaine d’années après la « période spéciale en temps de paix ». Cuba importe alors toujours l’essentiel de ce qu’elle consomme (80 % de ses aliments, son énergie, ses équipements, etc.) et exporte toujours le peu qu’elle produit (sucre, tabac, agrumes, minerais). Mais désormais, en dehors des services médicaux vers le Venezuela et quelques autres pays, c’est principalement à destination de la Chine et de l’Espagne. Dix ans plus tard, la dépendance économique reste patente.

Rien ne s’est en réalité passé comme prévu depuis la tentative de normalisation. Disposé au rapprochement avec La Havane, M. Obama ouvre concomitamment, en 2015, une nouvelle page des relations des États-Unis avec le Venezuela : l’ère des sanctions débute sous sa présidence. Le locataire de la Maison Blanche veut faire taire ses détracteurs, opposés à sa politique envers Cuba. Normaliser les relations avec La Havane, oui, mais à la condition de se montrer ferme avec un autre adversaire, plus puissant : la révolution bolivarienne. Les sanctions deviennent meurtrières à partir de 2019, sous M. Trump. L’économie du pays, déjà en crise, s’effondre à mesure que Washington interdit à Caracas l’accès au marché énergétique mondial. Les effets se font sentir jusqu’à La Havane. De 100 000 barils par jour en moyenne dans les belles années, les livraisons de pétrole vénézuéliennes fondent progressivement pour atteindre 32 000 à 35 000 barils en 2024, entre 26 000 et 27 000 en 2025 (4)… et zéro à partir de janvier 2026, lorsque Caracas est placé sous la férule de Washington. Pour leur part, les réformes engagées par M. Raúl Castro n’ont que partiellement été mises en œuvre, et produisent de multiples distorsions (inflation, création d’inégalités sociales inconnues auparavant) (5).

Sur le plan économique, ces dix dernières années ont durement rappelé à Cuba les limites d’un projet de relance conçu autour d’une stratégie centrale : renforcer l’insertion dans le capitalisme mondialisé, ses secteurs d’activité, ses flux monétaires et financiers, d’un pays non capitaliste et dépendant. Un pays qui compte, de surcroît, parmi les plus étatisés de l’ancien monde socialiste. À Cuba, depuis six décennies, une planification centralisée appliquée avec rigorisme prend en charge quasiment toutes les activités de la vie économique et sociale, de l’agriculture au salon de coiffure, en passant par la cordonnerie, la formation universitaire ou l’ingénierie civile. L’État emploie toujours deux tiers de la force de travail.

Sur le plan politique, la première élection de M. Trump en 2016 a douché les espoirs et coupé court au projet de normalisation. Au cours de son premier mandat, le président républicain a imposé 243 mesures coercitives à La Havane, visant toutes à assécher le tourisme, les investissements étrangers ou les transferts d’argent de la diaspora cubaine — laquelle se trouve essentiellement en Floride (1,8 million de Cubains sur les 2,5 millions établis aux États-Unis) (6). M. Trump réinscrit en 2021 l’île sur la liste des pays soutenant le terrorisme. L’administration du président démocrate Joseph Biden maintient l’essentiel du dispositif. Le pays, qui affronte dans le même temps l’épidémie de Covid-19, est KO debout.

Démarre alors la séquence qui mène jusqu’à la crise actuelle. Cette dernière démontre que Cuba n’est toujours pas parvenue à construire sa souveraineté économique. Depuis des décennies, experts et militants se déchirent sur la question de savoir si cette situation est le fait d’abord de l’embargo, ou des politiques et de l’idéologie du gouvernement. Aujourd’hui, ces débats paraissent secondaires. Car Cuba, au bord de la rupture, est entrée dans une nouvelle étape.

L’île est « seule », pour reprendre le mot de Fidel Castro. La Chine et la Russie ne semblent pas être en mesure de s’interposer, et n’en manifestent pas la volonté ardente, face à l’hostilité carnassière du président Trump et de M. Rubio, dont l’essentiel de la carrière politique est guidée par la volonté d’obtenir un changement de régime dans le pays que ses parents ont quitté avant la révolution. Le Venezuela est hors jeu. Pour complaire à Washington, le Guatemala a stoppé, en février 2026, son programme d’accueil des médecins cubains. Sous pression, le Nicaragua, allié historique de La Havane, a quant à lui mis fin à l’exemption de visa jusque-là accordée aux citoyens cubains qui transitaient par son territoire pour se rendre aux États-Unis. Les dernières décisions de la Maison Blanche, notamment celle qui menace de sanctions douanières tout pays fournissant du pétrole à Cuba, pétrifient. Si dans les années 1990 le pays pouvait compter sur le soutien de l’Algérie, de l’Angola ou des pays latino-américains, ce ne sera pas le cas cette fois. Sauf si Washington l’autorisait de nouveau dans le cadre d’une « négociation » à venir avec le pouvoir de M. Miguel Díaz-Canel.

Grandes fortunes revanchardes

Nul ne peut prédire l’avenir à Cuba, mais les termes d’une éventuelle discussion sont connus. La Havane pourrait tenter de sauver son système politique tout en accédant aux exigences de son adversaire en matière économique. Par exemple, l’ouverture du pays aux millions de dollars prêts à se déverser de Floride, où trépignent de grandes fortunes cubano-américaines revanchardes. La voie est étroite, et l’emprunter produirait des divisions internes au cas où certains, au sein de l’appareil d’État, seraient prêts à aller plus loin pour donner des gages à Washington sur les questions politiques (libération des prisonniers, autorisation d’organisations de la « société civile », prélude à celle d’une opposition locale) — une perspective à laquelle d’autres, notamment parmi les militaires, résisteraient. Et du côté de Washington ? Y envisage-t-on d’enlever le président Díaz-Canel pour mettre Cuba sous tutelle, comme c’est le cas du gouvernement de Mme Delcy Rodríguez au Venezuela, avant de convertir l’île en nouvelle Floride, avec ses rivieras, ses hôtels de luxe et ses golfs ? Il y a encore quelques mois, l’hypothèse aurait pu sembler saugrenue.

LE MONDE DIPLOMATIQUE - AUDIO 

 « CUBA, SI SEULE »
par Christophe Ventura • Lu par Morgane Hainaux 

Christophe Ventura


Journaliste.

Notes :

(1) Ignacio Ramonet, Fidel Castro. Biographie à deux voix, Fayard - Galilée, Paris, 2007.

(2) Lire Renaud Lambert, « Ainsi vivent les Cubains », Le Monde diplomatique, avril 2011.

(3) « Cuba y una posible pérdida del sostén venezolano : vulnerabilidades macroeconómicas y riesgos políticos », Real Instituto Elcano, Madrid, 5 février 2026.

(4) Ibid

(5) Lire Maïlys Khider, « Bonjour, où puis-je trouver des “perritos” ? », Le Monde diplomatique, novembre 2023.

(6) Karen Esquivel, « Más estadounidenses que nunca, tan latinos como siempre : la diversidad de la inmensa comunidad hispana en EE.UU. », CNN Espanol, 18 novembre 2025.


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LE MONDE DIPLOMATIQUE - AUDIO 
 « AU VENEZUELA, UNE CRISE SANS FIN »
par Christophe Ventura • Lu par Aude Rouannet 
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L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE
ILLUSTRATION ARAUCO RÍA 


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27 février, 2026

EN MÉMOIRE DE MANUEL CABIESES

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 MANUEL CABIESES DONOSO

Manuel Cabieses n'était pas seulement le meilleur journaliste d'Amérique latine, qui a maintenu en vie et imprimé le magazine Punto Final pendant plus de 50 ans, de 1965 à 2018, date à laquelle il a dû le fermer par manque de financement, comme presque tous les journaux et magazines imprimés dans le monde. 

Margarita Labarca Goddard 26.02.26 - Mexique -


MARGARITA LABARCA 

Mais comme je l'ai dit, Manuel n'était pas seulement un journaliste qui a commencé à écrire dans Última Hora, La Gaceta, El Siglo et qui a travaillé avec Don Clotario Blest. Il était également un combattant clandestin contre la dictature au Chili. Il a été formé à l'étranger pour cette lutte. Lui et sa femme Flora Martínez se sont exilés clandestinement au Chili en 1978 et y sont restés jusqu'en 1989, soit plus de 10 ans, jusqu'à la fin de la dictature et leur retour à la légalité.

 ARPILLERA "PUNTO FINAL"
MARGARITA LABARCA GODDARD

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Près d'une décennie de vie clandestine, un pistolet à la ceinture. La pratique du journalisme et la révolution ont convergé dans sa vie, dans son courage et dans sa plume, a déclaré son éditeur, Juan Jorge Faúndez.

Manuel, comme beaucoup d'entre nous, n'avait que des amis de gauche, personne pour l'aider ou l'héberger à cette époque. Il a été accueilli par les Urracas de Emaús [Emmaüs International], des communautés de vie et de travail solidaire qui se consacrent à la collecte et à la vente d'objets d'occasion à bas prix pour aider les personnes défavorisées. Manuel et Flora ont pu s'y réfugier dans un premier temps. Merci, Urracas de Emaús !

Flora connaissait d'autres personnes, car elle avait travaillé comme infirmière dans un dispensaire populaire, ce qui leur a été très utile.

Il disait que le fait d'être un couple d'un certain âge, et non des jeunes inexpérimentés et vulnérables, comme la plupart de ceux qui ont été assassinés par la dictature, les avait beaucoup aidés dans la clandestinité.

Il n'a pas expliqué en détail ce que Manuel et Flora ont fait pendant toutes ces années, car cela ne semble pas opportun, mais on sait qu'ils aidaient à diffuser le journal du MIR et bien d'autres choses encore. Ils ont vécu de nombreux moments très dangereux, par exemple lorsque leur maison, où ils cachaient de nombreuses armes, a été perquisitionnée. Heureusement, les policiers ne les ont pas trouvées. Manuel et Flora ont alors dû déménager, prendre des micros (c'est ainsi qu'on appelle les bus au Chili) en transportant les armes dans de simples sacs, que tout le monde pouvait voir.

Je pense que c'est leur courage et leur audace qui les ont sauvés. Personne dans un micro de Santiago à ce moment-là n'aurait pu imaginer que ces sacs étaient remplis d'armes longues. 

Leurs enfants connaissent peut-être plus en détail ce qu'ils ont fait. Mais en tout cas, ils ont fait preuve d'un courage et d'une cohérence révolutionnaire sans égal.

CAMARADE MANUEL CABIESES, AU CHILI ET EN AMÉRIQUE LATINE, TON EXEMPLE EST INDÉLÉBILE 

CAPTURE D ÉCRAN PCCh


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23 février, 2026

DROITS HUMAINS À CUBA

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PHOTO PRENSA LATINA

Droits humains à Cuba / 
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Pressenza
 Nombreux sont ceux qui affirment — Jeannette Jara (NdT : candidate aux dernières élections présidentielles au Chili) l’a elle-même déclaré — que Cuba n’est pas un pays démocratique, sans que les raisons soient clairement exposées. / 
Soutenir cela relève de la pure ignorance, de la pure mauvaise foi. À Cuba, les droits humains sont non seulement respectés, mais aussi appliqués concrètement, bien plus que dans de nombreux autres pays du monde. Je l’ai déjà dit à maintes reprises et je n’hésiterai pas à le répéter à ceux qui l’ignorent.


Margarita Labarca Goddard 22.02.26 - Mexique -

Cet article est aussi disponible en: Espagnol

MARGARITA LABARCA 

Il convient de noter que l’article 1 de la Déclaration universelle des droits humains stipule, entre autres, que tous les êtres humains doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Je ne le respecte pas, car je n’éprouve aucune fraternité envers les personnes d’extrême droite qui s’en prennent à Cuba sans la connaître, et surtout envers le monstre du Nord qui se croit propriétaire de la planète Terre.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Et oui, les Cubains sont très fraternels et généreux, et ils ne vous demandent pas vos opinions politiques. Nous étions des exilés de gauche, mais comme il y avait beaucoup de touristes de passage, on les a toujours bien accueillis. On leur donne des conseils sur les lieux à visiter et on les aide avec tout ce qui se présente.

Et Donald souhaite une presse libre, pour que chacun puisse écrire et publier ce qu’il veut.

N’y a-t-il donc aucun journal d’opposition ? Bien sûr que non, puisqu’ils sont interdits. Et pourquoi ? Parce que Cuba est un petit pays aux ressources limitées, en guerre contre la nation la plus puissante du monde. Nous savons tous que Cuba est soumise à un blocus américain, qui l’empêche de commercer librement avec les autres pays. Chacun sait qu’ils cherchent désormais à l’affamer et à la maintenir dans l’ignorance ; des centaines de tentatives d’assassinat ont été perpétrées contre ses dirigeants, et ils ont tenté une invasion à la Baie des Cochons.

Cuba a-t-elle déclenché cette guerre ? Non, ce sont les étasuniens qui l’ont déclenchée et qui la poursuivent encore aujourd’hui. Un pays en guerre devrait-il autoriser la publication de journaux ennemis ? Les journaux nazis étaient-ils autorisés en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale ? Bien sûr que non.

Le seul droit humain fondamental est-il l’existence d’un journal d’opposition ? Existe-t-il des journaux d’opposition imprimés au Chili ? Non, Clarín n’a pas été financé pour poursuivre sa publication, et Punto Final a dû cesser de paraître faute de financement. Toutes les recettes publicitaires de l’État continuent d’aller à El Mercurio et à COPESA. Alors ?

En fait, de nombreux autres droits humains sont non seulement respectés à Cuba, mais aussi appliqués :

Le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit au travail, et bien d’autres. Il existe des tribunaux du travail pour régler tout conflit de ce type ; je peux vous l’assurer car j’ai travaillé six ans au ministère du Travail et je les connais bien. Il existe également des tribunaux pénaux pour les délits et les crimes.

Voici un bref récapitulatif, puisque je les ai déjà expliqués :

La majeure partie du budget était auparavant consacrée aux services sociaux (éducation, santé, etc.), mais on ne sait plus quoi en est, car il n’y a même plus d’électricité.

Ils ont le meilleur système éducatif d’Amérique latine. Dès le triomphe de la révolution, ils ont lancé une vaste campagne d’alphabétisation. La plupart des enseignant·e·s étaient de jeunes étudiant·e·s ; je connaissais une Chilienne qui y travaillait. Certains ont été tué·e·s par les forces de Batista, mais il n’y a plus d’illettrés à Cuba.

Chacun étudie quelque chose : ceux qui ont des compétences techniques veulent devenir des professionnels, ceux qui ont un diplôme font des études pour devenir médecins, ma secrétaire apprenait les langues, etc.

Il y a toujours eu 20 élèves par enseignant, mais maintenant, à cause de l’embargo, il est difficile de maintenir ce ratio.

Leur système de santé est exemplaire. Lorsque j’y vivais, il y avait un médecin dans chaque quartier ou immeuble de six appartements, qui effectuait des visites à domicile régulières.

Des milliers de médecins obtiennent leur diplôme chaque année et partent ensuite apporter leur aide à l’étranger. Au Mexique, on compte aujourd’hui plus de 3 600 excellents médecins cubains qui exercent dans des régions reculées.

Cuba est historiquement reconnue pour avoir l’un des taux de mortalité infantile les plus bas d’Amérique latine et du monde, souvent à des niveaux comparables à ceux des pays développés.

Le pays a mis au point quatre vaccins contre le cancer.

C’est le premier pays à avoir éliminé la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Et bien d’autres choses encore, comme le sport et l’art : le ballet, la musique, etc.

Le plus beau fruit de la Révolution cubaine est qu’elle a mis l’accent sur la transformation éthique de la société. Il est très difficile de trouver un autre peuple capable, comme les Cubains, de se dévouer corps et âme pour soulager la faim et le besoin de ses frères et sœurs dans des contrées lointaines.

Et c’est ce pays que Donald veut maintenant anéantir par la famine et plonger dans les ténèbres. Mais il n’y parviendra pas, car le peuple cubain rayonne de sa propre lumière et la transmet au reste du monde.


Traduction : Evelyn Tischer

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FLYER PCCH

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19 février, 2026

MORT DE LEÏLA SHAHID, ANCIENNE DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE DE LA PALESTINE EN FRANCE

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LEILA SHAHID EN 2010, À AJACCIO. ©AFP -
PHOTO STEPHAN AGOSTINI 
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L'Humanité
Disparition / Mort de Leïla Shahid, ancienne déléguée générale de la Palestine en France / Déléguée générale de Palestine en France puis auprès de l’Union européenne, elle incarnait la lutte d’un peuple pour son autodétermination. Elle était une grande amie de « l’Humanité ». Elle est décédée le 18 février dans le Gard. Elle avait 76 ans.

Pierre Barbancey Publié le 18 février 2026

karama. Dignité en arabe. À lui seul il dit Leïla Shahid qui, le 18 février au matin, nous a quittés. Dignité parce que cette grande dame, infatigable combattante et diplomate palestinienne, a toujours préféré affronter que subir, la vie comme la mort. À l’unisson de son peuple, elle était une résistante.

PHOTO GEORGES BARTOLI

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Née le 13 juillet 1949 à Beyrouth, au Liban, issue d’une famille très impliquée dans le mouvement national palestinien, elle s’est elle-même rapidement engagée au lendemain de la guerre des Six-Jours. Elle adhère au Fatah, le mouvement de Yasser Arafat, et démarre une activité politique et sociale dans les camps de réfugiés du Liban du sud. Un sujet au centre du problème palestinien, témoignage de la Nakba (la catastrophe) et de l’expulsion de centaines de milliers de personnes en 1948 par ce qui allait devenir l’armée israélienne.

Les réfugiés ne quitteront jamais le cœur et l’esprit de Leïla Shahid. Elle consacre sa thèse à la structure sociale de ces camps qu’elle connaît bien. Elle fera toujours sienne cette revendication du droit au retour des réfugiés palestiniens.

YASSER ARAFAT ET LEÏLA SHAHID, À L’ELYSÉE, EN AVRIL 2000.
PHOTO JACQUES LANGEVIN
La diplomatie de la vérité

En 1982, alors qu’elle se trouve dans la capitale libanaise en compagnie de son ami Jean Genet, se produisent les massacres de Sabra et Chatila, perpétrés par les Phalanges chrétiennes libanaises sous la supervision de l’armée israélienne, et dans lesquels tous deux vont se rendre. L’écrivain publiera plus tard Quatre Heures à Chatila, un texte aussi politique que littéraire, qui annonce Un captif amoureux.

Pourquoi rappeler cet épisode ? Parce que Leïla Shahid, mariée depuis 1978 avec l’écrivain marocain Mohamed Berrada, n’a jamais fait de son engagement national palestinien un enfermement, mais au contraire un atout pour rencontrer les autres, confronter ses idées, apporter la contradiction.

Ceux qui l’ont connue le savent, Leïla Shahid pratiquait la diplomatie de la vérité. Pas de faux-fuyants ni de faux-semblants. L’argument réfléchi et nourri pour défendre sa cause. Celle, comme elle le rappelait tout le temps, y compris ces derniers mois, qui ne portait pas sur un prétendu « conflit israélo-palestinien », mais sur « le droit du peuple palestinien à son autodétermination ». Une nuance de taille. Politique.

Depuis 1976, année où elle devient président de l’Union générale des étudiants de Palestine (le Gups) en France, sa vie s’est confondue avec son combat. En 1989, elle est nommée représentante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en Irlande et, en 1990, aux Pays-Bas puis au Danemark.

Mais la francophone qu’elle est trouve sa consécration à son poste de déléguée générale de la Palestine en France. De 1994 à 2005 elle fait découvrir aux Français un visage de la Palestine et des Palestiniens que les médias dominants leur avaient rarement montré. Sur les plateaux de télévision ou dans les studios de radio, elle explique la politique de l’OLP, coupe court à toutes les insultes ou les insinuations la taxant d’antisémitisme, s’affichant et débattant avec courage avec certains ambassadeurs israéliens en France comme Élie Barnavi.

La représentante d’un pays sans État

Après la mort, en novembre 2004, de Yasser Arafat, dont elle était très proche, Leïla Shahid devient, en 2005, déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, à Bruxelles. Au Parlement européen elle fait l’effet d’une tornade.

La verve méditerranéenne, la bonne humeur qui peut se transformer en une colère dévastatrice, les reparties politiques et intelligentes, immédiates, désarçonnant souvent une certaine culture nord-européenne. Leïla Shahid était une diplomate d’autant plus incontournable qu’elle représentait un pays sans État et qu’à ce titre elle ne manquait pas une occasion de rappeler la responsabilité des uns et des autres dans cet état de fait.

Directrice de la Revue d’études palestiniennes, elle a été initiatrice de la saison culturelle Masarat-Palestine en 2008. Elle est l’une des trois promoteurs du tribunal Russell sur la Palestine, dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

« Nous avons décidé, il y a dix-neuf ans, d’arrêter toute la lutte militaire pour décider de négocier la solution de deux États. Mais soyons honnêtes, nous avons échoué. (…) Nous n’avons même pas réussi à faire retirer l’armée israélienne ni de Gaza ni de Cisjordanie, ni de Jérusalem-Est. Donc regardons la réalité en face : la communauté internationale est responsable aussi de notre propre échec », expliquait-elle sur RTBF en 2012.

« Elle parlait au nom de millions de Palestiniens »

Sa retraite, prise en 2015, n’est qu’administrative, partageant son temps entre Paris, Beyrouth et Lecques, cette commune du Gard devenu un havre de paix, où elle est décédée. Après les attaques du Hamas le 7 octobre 2023, elle intervient à de nombreuses reprises, déplorant la mort de civils israéliens et dénonçant le génocide perpétré par Israël, expliquant : « Les pays arabes, les Européens et les Américains ont été d’une lâcheté totale. »

Leïla Shahid a toujours entretenu avec l’Humanité une relation toute particulière. Elle savait que les colonnes de notre journal lui étaient ouvertes en permanence, surtout dans les moments de grande tension où personne ne voulait faire entendre la voix des Palestiniens.

Depuis ses années étudiantes et jusqu’au dernier jour, elle connaissait également l’engagement sans faille du Parti communiste français (PCF) auprès du peuple palestinien. C’est ce qui faisait aussi sa fidélité à la Fête de l’Huma. Lorsqu’elle parcourait les allées, elle était sans cesse arrêtée par les militants. Elle avait toujours un mot, un geste de fraternité.

Les débats en sa présence se remplissaient d’une richesse inédite. Elle était tout à la fois intervenante et animatrice, donnant la parole elle-même, vous prenant le bras avec un sourire désarmant et un « mon chéri » avec ce « r » roulé comme jamais.

« Elle parlait au nom de millions de Palestiniens, qui, depuis 1948, attendent que le droit international s’applique enfin à leur terre », a salué l’actuelle ambassadrice de Palestine en France, Hala Abou Hassira. Avec Leïla Shahid disparaît une grande voix de la Palestine.

Leïla Shahid en quelques dates

  • 13 juillet 1949 Naissance à Beyrouth
  • 1970 Rencontre Yasser Arafat
  • 1976 Prend la tête de l’Union générale des étudiants palestiniens
  • 1993-2006 Déléguée générale de la Palestine en France
  • 2006-2015 Déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne
  • 18 février 2026 Mort à La Lèque, près de Lussan (Gard)

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Samedi 21 février à 11h

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