23 février, 2026

DROITS HUMAINS À CUBA

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Droits humains à Cuba / 
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Pressenza
 Nombreux sont ceux qui affirment — Jeannette Jara (NdT : candidate aux dernières élections présidentielles au Chili) l’a elle-même déclaré — que Cuba n’est pas un pays démocratique, sans que les raisons soient clairement exposées. / 
Soutenir cela relève de la pure ignorance, de la pure mauvaise foi. À Cuba, les droits humains sont non seulement respectés, mais aussi appliqués concrètement, bien plus que dans de nombreux autres pays du monde. Je l’ai déjà dit à maintes reprises et je n’hésiterai pas à le répéter à ceux qui l’ignorent.


Margarita Labarca Goddard 22.02.26 - Mexique -

Cet article est aussi disponible en: Espagnol

MARGARITA LABARCA 

Il convient de noter que l’article 1 de la Déclaration universelle des droits humains stipule, entre autres, que tous les êtres humains doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Je ne le respecte pas, car je n’éprouve aucune fraternité envers les personnes d’extrême droite qui s’en prennent à Cuba sans la connaître, et surtout envers le monstre du Nord qui se croit propriétaire de la planète Terre.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Et oui, les Cubains sont très fraternels et généreux, et ils ne vous demandent pas vos opinions politiques. Nous étions des exilés de gauche, mais comme il y avait beaucoup de touristes de passage, on les a toujours bien accueillis. On leur donne des conseils sur les lieux à visiter et on les aide avec tout ce qui se présente.

Et Donald souhaite une presse libre, pour que chacun puisse écrire et publier ce qu’il veut.

N’y a-t-il donc aucun journal d’opposition ? Bien sûr que non, puisqu’ils sont interdits. Et pourquoi ? Parce que Cuba est un petit pays aux ressources limitées, en guerre contre la nation la plus puissante du monde. Nous savons tous que Cuba est soumise à un blocus américain, qui l’empêche de commercer librement avec les autres pays. Chacun sait qu’ils cherchent désormais à l’affamer et à la maintenir dans l’ignorance ; des centaines de tentatives d’assassinat ont été perpétrées contre ses dirigeants, et ils ont tenté une invasion à la Baie des Cochons.

Cuba a-t-elle déclenché cette guerre ? Non, ce sont les étasuniens qui l’ont déclenchée et qui la poursuivent encore aujourd’hui. Un pays en guerre devrait-il autoriser la publication de journaux ennemis ? Les journaux nazis étaient-ils autorisés en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale ? Bien sûr que non.

Le seul droit humain fondamental est-il l’existence d’un journal d’opposition ? Existe-t-il des journaux d’opposition imprimés au Chili ? Non, Clarín n’a pas été financé pour poursuivre sa publication, et Punto Final a dû cesser de paraître faute de financement. Toutes les recettes publicitaires de l’État continuent d’aller à El Mercurio et à COPESA. Alors ?

En fait, de nombreux autres droits humains sont non seulement respectés à Cuba, mais aussi appliqués :

Le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit au travail, et bien d’autres. Il existe des tribunaux du travail pour régler tout conflit de ce type ; je peux vous l’assurer car j’ai travaillé six ans au ministère du Travail et je les connais bien. Il existe également des tribunaux pénaux pour les délits et les crimes.

Voici un bref récapitulatif, puisque je les ai déjà expliqués :

La majeure partie du budget était auparavant consacrée aux services sociaux (éducation, santé, etc.), mais on ne sait plus quoi en est, car il n’y a même plus d’électricité.

Ils ont le meilleur système éducatif d’Amérique latine. Dès le triomphe de la révolution, ils ont lancé une vaste campagne d’alphabétisation. La plupart des enseignant·e·s étaient de jeunes étudiant·e·s ; je connaissais une Chilienne qui y travaillait. Certains ont été tué·e·s par les forces de Batista, mais il n’y a plus d’illettrés à Cuba.

Chacun étudie quelque chose : ceux qui ont des compétences techniques veulent devenir des professionnels, ceux qui ont un diplôme font des études pour devenir médecins, ma secrétaire apprenait les langues, etc.

Il y a toujours eu 20 élèves par enseignant, mais maintenant, à cause de l’embargo, il est difficile de maintenir ce ratio.

Leur système de santé est exemplaire. Lorsque j’y vivais, il y avait un médecin dans chaque quartier ou immeuble de six appartements, qui effectuait des visites à domicile régulières.

Des milliers de médecins obtiennent leur diplôme chaque année et partent ensuite apporter leur aide à l’étranger. Au Mexique, on compte aujourd’hui plus de 3 600 excellents médecins cubains qui exercent dans des régions reculées.

Cuba est historiquement reconnue pour avoir l’un des taux de mortalité infantile les plus bas d’Amérique latine et du monde, souvent à des niveaux comparables à ceux des pays développés.

Le pays a mis au point quatre vaccins contre le cancer.

C’est le premier pays à avoir éliminé la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Et bien d’autres choses encore, comme le sport et l’art : le ballet, la musique, etc.

Le plus beau fruit de la Révolution cubaine est qu’elle a mis l’accent sur la transformation éthique de la société. Il est très difficile de trouver un autre peuple capable, comme les Cubains, de se dévouer corps et âme pour soulager la faim et le besoin de ses frères et sœurs dans des contrées lointaines.

Et c’est ce pays que Donald veut maintenant anéantir par la famine et plonger dans les ténèbres. Mais il n’y parviendra pas, car le peuple cubain rayonne de sa propre lumière et la transmet au reste du monde.


Traduction : Evelyn Tischer

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19 février, 2026

MORT DE LEÏLA SHAHID, ANCIENNE DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE DE LA PALESTINE EN FRANCE

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LEILA SHAHID EN 2010, À AJACCIO. ©AFP -
PHOTO STEPHAN AGOSTINI 
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L'Humanité
Disparition / Mort de Leïla Shahid, ancienne déléguée générale de la Palestine en France / Déléguée générale de Palestine en France puis auprès de l’Union européenne, elle incarnait la lutte d’un peuple pour son autodétermination. Elle était une grande amie de « l’Humanité ». Elle est décédée le 18 février dans le Gard. Elle avait 76 ans.

Pierre Barbancey Publié le 18 février 2026

karama. Dignité en arabe. À lui seul il dit Leïla Shahid qui, le 18 février au matin, nous a quittés. Dignité parce que cette grande dame, infatigable combattante et diplomate palestinienne, a toujours préféré affronter que subir, la vie comme la mort. À l’unisson de son peuple, elle était une résistante.

PHOTO GEORGES BARTOLI

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Née le 13 juillet 1949 à Beyrouth, au Liban, issue d’une famille très impliquée dans le mouvement national palestinien, elle s’est elle-même rapidement engagée au lendemain de la guerre des Six-Jours. Elle adhère au Fatah, le mouvement de Yasser Arafat, et démarre une activité politique et sociale dans les camps de réfugiés du Liban du sud. Un sujet au centre du problème palestinien, témoignage de la Nakba (la catastrophe) et de l’expulsion de centaines de milliers de personnes en 1948 par ce qui allait devenir l’armée israélienne.

Les réfugiés ne quitteront jamais le cœur et l’esprit de Leïla Shahid. Elle consacre sa thèse à la structure sociale de ces camps qu’elle connaît bien. Elle fera toujours sienne cette revendication du droit au retour des réfugiés palestiniens.

YASSER ARAFAT ET LEÏLA SHAHID, À L’ELYSÉE, EN AVRIL 2000.
PHOTO JACQUES LANGEVIN
La diplomatie de la vérité

En 1982, alors qu’elle se trouve dans la capitale libanaise en compagnie de son ami Jean Genet, se produisent les massacres de Sabra et Chatila, perpétrés par les Phalanges chrétiennes libanaises sous la supervision de l’armée israélienne, et dans lesquels tous deux vont se rendre. L’écrivain publiera plus tard Quatre Heures à Chatila, un texte aussi politique que littéraire, qui annonce Un captif amoureux.

Pourquoi rappeler cet épisode ? Parce que Leïla Shahid, mariée depuis 1978 avec l’écrivain marocain Mohamed Berrada, n’a jamais fait de son engagement national palestinien un enfermement, mais au contraire un atout pour rencontrer les autres, confronter ses idées, apporter la contradiction.

Ceux qui l’ont connue le savent, Leïla Shahid pratiquait la diplomatie de la vérité. Pas de faux-fuyants ni de faux-semblants. L’argument réfléchi et nourri pour défendre sa cause. Celle, comme elle le rappelait tout le temps, y compris ces derniers mois, qui ne portait pas sur un prétendu « conflit israélo-palestinien », mais sur « le droit du peuple palestinien à son autodétermination ». Une nuance de taille. Politique.

Depuis 1976, année où elle devient président de l’Union générale des étudiants de Palestine (le Gups) en France, sa vie s’est confondue avec son combat. En 1989, elle est nommée représentante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en Irlande et, en 1990, aux Pays-Bas puis au Danemark.

Mais la francophone qu’elle est trouve sa consécration à son poste de déléguée générale de la Palestine en France. De 1994 à 2005 elle fait découvrir aux Français un visage de la Palestine et des Palestiniens que les médias dominants leur avaient rarement montré. Sur les plateaux de télévision ou dans les studios de radio, elle explique la politique de l’OLP, coupe court à toutes les insultes ou les insinuations la taxant d’antisémitisme, s’affichant et débattant avec courage avec certains ambassadeurs israéliens en France comme Élie Barnavi.

La représentante d’un pays sans État

Après la mort, en novembre 2004, de Yasser Arafat, dont elle était très proche, Leïla Shahid devient, en 2005, déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, à Bruxelles. Au Parlement européen elle fait l’effet d’une tornade.

La verve méditerranéenne, la bonne humeur qui peut se transformer en une colère dévastatrice, les reparties politiques et intelligentes, immédiates, désarçonnant souvent une certaine culture nord-européenne. Leïla Shahid était une diplomate d’autant plus incontournable qu’elle représentait un pays sans État et qu’à ce titre elle ne manquait pas une occasion de rappeler la responsabilité des uns et des autres dans cet état de fait.

Directrice de la Revue d’études palestiniennes, elle a été initiatrice de la saison culturelle Masarat-Palestine en 2008. Elle est l’une des trois promoteurs du tribunal Russell sur la Palestine, dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

« Nous avons décidé, il y a dix-neuf ans, d’arrêter toute la lutte militaire pour décider de négocier la solution de deux États. Mais soyons honnêtes, nous avons échoué. (…) Nous n’avons même pas réussi à faire retirer l’armée israélienne ni de Gaza ni de Cisjordanie, ni de Jérusalem-Est. Donc regardons la réalité en face : la communauté internationale est responsable aussi de notre propre échec », expliquait-elle sur RTBF en 2012.

« Elle parlait au nom de millions de Palestiniens »

Sa retraite, prise en 2015, n’est qu’administrative, partageant son temps entre Paris, Beyrouth et Lecques, cette commune du Gard devenu un havre de paix, où elle est décédée. Après les attaques du Hamas le 7 octobre 2023, elle intervient à de nombreuses reprises, déplorant la mort de civils israéliens et dénonçant le génocide perpétré par Israël, expliquant : « Les pays arabes, les Européens et les Américains ont été d’une lâcheté totale. »

Leïla Shahid a toujours entretenu avec l’Humanité une relation toute particulière. Elle savait que les colonnes de notre journal lui étaient ouvertes en permanence, surtout dans les moments de grande tension où personne ne voulait faire entendre la voix des Palestiniens.

Depuis ses années étudiantes et jusqu’au dernier jour, elle connaissait également l’engagement sans faille du Parti communiste français (PCF) auprès du peuple palestinien. C’est ce qui faisait aussi sa fidélité à la Fête de l’Huma. Lorsqu’elle parcourait les allées, elle était sans cesse arrêtée par les militants. Elle avait toujours un mot, un geste de fraternité.

Les débats en sa présence se remplissaient d’une richesse inédite. Elle était tout à la fois intervenante et animatrice, donnant la parole elle-même, vous prenant le bras avec un sourire désarmant et un « mon chéri » avec ce « r » roulé comme jamais.

« Elle parlait au nom de millions de Palestiniens, qui, depuis 1948, attendent que le droit international s’applique enfin à leur terre », a salué l’actuelle ambassadrice de Palestine en France, Hala Abou Hassira. Avec Leïla Shahid disparaît une grande voix de la Palestine.

Leïla Shahid en quelques dates

  • 13 juillet 1949 Naissance à Beyrouth
  • 1970 Rencontre Yasser Arafat
  • 1976 Prend la tête de l’Union générale des étudiants palestiniens
  • 1993-2006 Déléguée générale de la Palestine en France
  • 2006-2015 Déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne
  • 18 février 2026 Mort à La Lèque, près de Lussan (Gard)

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17 février, 2026

82ème ANNIVERSAIRE DE L’EXÉCUTION DU GROUPE MANOUCHIAN

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82ème anniversaire de l’exécution du groupe Manouchian / Commémoration Citoyenneté / Samedi 21 février à 11h /  entrée libre et gratuite /  Sur place /  tous les âges entrée libre et gratuite

1944  - 21 février - 2026 

« STROPHES POUR SE SOUVENIR »

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« STROPHES POUR SE SOUVENIR », POÈME DE LOUIS ARAGON,

CE POÈME EST CHANTÉ PAR LÉO FERRÉ SOUS /
LE TITRE «L'AFFICHE ROUGE».
 

Patrice BESSAC, Maire de Montreuil, Président d’Est Ensemble

BD MISSAK, MÉLINÉE &
LE GROUPE MANOUCHIAN

Méline LE GOURRIÉREC, Conseillère municipale déléguée à la jeunesse, à la mémoire et aux anciens combattants / La Municipalité / L’Union Culturelle Arménienne de Montreuil / La Maison des Combattants et de la Mémoire et ses associations vous invitent à commémorer le 82ème anniversaire de l’exécution du groupe Manouchian (fusillé par les nazis le 21 février 1944 au Mont Valérien)

Samedi 21 février à 11h

Esplanade Mélinée et Missak Manouchian Nouvelle fenêtre (angle des rues Pépin et Marguerite Yourcenar) M° ligne 9 Mairie de Montreuil

 

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PHOTO L'HUMANITÉ


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16 février, 2026

CUBA : LE CHILI CONDAMNE LE BLOCUS ET ACTIVE LE FONDS CONTRE LA FAIM

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CUBA : LE CHILI CONDAMNE LE BLOCUS
ET ACTIVE LE FONDS CONTRE LA FAIM

Cuba : Le Chili condamne le blocus et active le Fonds contre la Faim / Amériques Géopolitique/ Le gouvernement chilien a officiellement débloqué une importante aide humanitaire pour atténuer la crise complexe que traverse Cuba. Sur instruction directe du président Gabriel Boric, cette contribution sera acheminée par l’intermédiaire de l’UNICEF, grâce aux ressources du Fonds chilien contre la faim et la pauvreté, un outil essentiel géré par l’Agence de coopération internationale pour le développement (ACID). 

par Reynaldo Henquen 16 février 2026

UNE DU JOURNAL «GRANMA»
DU 16 02 2026

Cette initiative vise à renforcer le fonctionnement des services essentiels sur l’île, en accordant la priorité à la protection des enfants et des adolescents. Le plan d’action prévoit l’approvisionnement en eau, des améliorations substantielles des soins de santé et un renforcement de la nutrition grâce à la livraison d’équipements et de fournitures médicales afin d’assurer la continuité des services de base pour la population.

AFFICHE MONO GONZALEZ
► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Le ministère des Affaires étrangères a souligné que cette action répond à la catastrophe humanitaire qui frappe le peuple cubain, situation considérablement aggravée par le renforcement du blocus économique et énergétique des États-Unis. Dans ce contexte, l’État chilien a réaffirmé son rejet et sa condamnation de toute sanction unilatérale affectant directement les conditions de vie des populations.

Le fondement juridique de ce transfert de ressources est la loi n° 20.138, promulguée en 2006, qui autorise le président à allouer jusqu’à 5 millions de dollars américains par an aux programmes du système des Nations unies. Cette législation permet au Chili de maintenir une présence active dans la lutte contre la pauvreté mondiale, en privilégiant une aide humanitaire efficace aux tensions politiques internationales.

Par ce don, le Chili entend garantir aux établissements de santé cubains les ressources nécessaires pour pallier les pénuries critiques, réaffirmant ainsi sa solidarité face aux crises majeures qui frappent la région. Cette mesure souligne l’importance de la coopération multilatérale pour protéger les droits fondamentaux des personnes en situation d’extrême vulnérabilité.

source : Radio Habana Cuba via Bolivar Infos

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15 février, 2026

COLOMBIE : ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE CAMILO TORRES

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60ème ANNIVERSAIRE DE 
LA MORT DE CAMILO TORRES
1966 - 15 FÉVRIER - 2026

COLOMBIE - Remémorer Camilo Torres à la veille du 50ème anniversaire de sa mort Camilo Torres Restrepo (1929-1966), prêtre catholique, sociologue et révolutionnaire est mort dans une action militaire peu après avoir rejoint l’Armée de libération nationale (ELN). 2016 marquera le 50e anniversaire de sa mort. François Houtart se fait l’écho d’un acte organisé à Cali en sa mémoire début novembre, auquel il avait été convié.
CAMILO TORRES RESTREPO
Un acte hautement symbolique eut lieu à Cali, le 7 novembre 2015, à l’initiative de Mgr Dario de Jésus Monsalve Mejia, archevêque de cette ville, la troisième de la Colombie : le rappel de la mémoire de Camilo Torres Restrepo comme chrétien et comme prêtre.

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CAMILO TORRES RESTREPO
PHOTO ARCHIVE DE LA «  FUNDACIÓN COLECTIVO 
FRENTE UNIDO » (FONDATION COLLECTIF FRONT UNI)  


«CRUZ DE LUZ OU CAMILO TORRES», 
 AUTEUR-COMPOSITEUR DANIEL VIGLIETTI 1967; 
INTERPRÉTÉ PAR PAR VICTOR JARA, 
PARU DANS LE  VINYLE LP – JJL -03, 
FACE B , « PONGO EN TUS MANOS ABIERTAS »,

 CHEZ JOTA – JOTA, SANTIAGO DU CHILI 1969.

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SOLIDARITÉ AVEC CUBA

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RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN À CUBA A EU LIEU PLACE VAUBAN,
 DANS LE 7ÈME ARRONDISSEMENT DE PARIS.

 

Solidarité avec Cuba / Ce week-end, des rassemblements et initiatives ont eu lieu à Toulouse, Bordeaux, Rouen, Le Havre, Valenciennes, Tarbes, Paris et à Auxerre. / Alors que l’administration Trump accentue une politique d’asphyxie économique, de sanctions et de menaces contre Cuba, le PCF réaffirme sa solidarité avec le peuple cubain face aux offensives impérialistes des États-Unis. [« Trump veut asphyxier Cuba» ]


RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN À CUBA
PLACE VAUBAN, 
 DANS LE 7ÈME
ARRONDISSEMENT DE PARIS.

Malgré une météo exécrable, un public nombreux a répondu « présent » à l’invitation du dimanche 15 février à 14h30, à se rassembler en soutien à Cuba place Vauban, dans le 7ème arrondissement de Paris.

L'ambassadeur cubain en France, Otto Vaillant, s'est adressé aux participants pour dénoncer les mesures coercitives imposées par l'administration Trump, qui renforcent le blocus de manière extrême et visent à couper complètement l'accès à l'approvisionnement en carburant, affectant ainsi des secteurs essentiels de la vie nationale.

Solidarité avec le peuple cubain ! Rassemblement le 15 février !

CUBA : STOP AU BLOCUS ! FACE AUX MENACES DE
TRUMP ET DES ÉTATS-UNIS : TOUCHE PAS À CUBA !
FLYER PCF

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Le blocus, renforcé et maintenu contre le droit international, est une arme politique de l’impérialisme : il vise à briser un peuple qui a fait le choix de sa souveraineté, de l’indépendance nationale et de la coopération internationale.

Nous exigeons :

✊ la levée immédiate du blocus

✊ le respect de la souveraineté de Cuba

✊ la fin des politiques de sanctions et de déstabilisation

✊ que la France agisse d’urgence pour soutenir le peuple cubain, en envoyant de l’aide humanitaire, du matériel énergétique, du pétrole, et en œuvrant concrètement pour briser le blocus

La solidarité avec Cuba n’est pas qu’un symbole.

C’est une lutte pour la souveraineté des peuples. 

14 février, 2026

MOBILISATION INTERNATIONALE AU SECOURS DE CUBA : “UNE TENTATIVE DÉSESPÉRÉE D’ÉVITER UN GÉNOCIDE”

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À LA HAVANE, CUBA, LE 12 FÉVRIER, UNE HABITANTE ACCOMPAGNE
 SA PETITE-FILLE À L’ÉCOLE POUR UNE DEMI-JOURNÉE, ALORS QUE
 LE GOUVERNEMENT ADOPTE DES MESURES POUR ÉCONOMISER
 LE CARBURANT DANS UN CONTEXTE DE PÉNURIES CROISSANTES.
PHOTO NORLYS PEREZ

Courrier
international
Mobilisation internationale au secours de Cuba : “une tentative désespérée d’éviter un génocide” / Depuis que les États-Unis ont décidé de l’asphyxier, Cuba est en proie à des pénuries sans précédent, notamment de carburant. Plusieurs pays de la région, dirigés par des gouvernements de gauche, ont commencé à lui apporter des produits de première nécessité. Et une flottille se prépare à s’y rendre le mois prochain. [« Trump veut asphyxier Cuba» ]

Courrier international Publié le 13 février 2026 

Le Mexique est bien décidé à ne pas abandonner Cuba et il n’est plus le seul. Alors que La Havane a reçu, le jeudi 12 février, les premiers envois de produits de première nécessité promis par la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, le président du Chili, Gabriel Boric, a annoncé à son tour sur X qu’il fournirait à l’île communiste une aide humanitaire, rapporte le quotidien chilien La Tercera. “On peut avoir des divergences avec Cuba, mais rien ne justifie les dommages causés aux enfants et aux citoyens innocents”, a écrit le dirigeant de gauche à quelques semaines de la passation de pouvoir au leader de l’extrême droite José Antonio Kast, le 11 mars.

Solidarité avec le peuple cubain ! Rassemblement le 15 février !

CUBA : STOP AU BLOCUS ! FACE AUX MENACES DE
TRUMP ET DES ÉTATS-UNIS : TOUCHE PAS À CUBA !
FLYER PCF

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La décision a fait grincer des dents à l’extrême droite chilienne, le député libertarien Johannes Kaiser allant jusqu’à accuser le gouvernement d’envoyer de l’argent pour sauver la tyrannie des Castro”.

CARICATURE DE JOHANNES KAISER EN HÉROS D'ANIME :
SON ARME PRINCIPALE EST UNE PATTE DE JAMBON SERRANO

Une coalition internationale de partis de gauche, d’ONG, de groupes humanitaires et de syndicats a par ailleurs prévu d’envoyer une flottille à Cuba le mois prochain pour fournir des “biens essentiels au peuple cubain” et lui dire qu’il “n’est pas seul”, explique le site d’information Diario de Cuba. Elle est menée par le groupe Progressive International, qui avait organisé la flottille pour Gaza interceptée par Israël et qui n’hésite pas à comparer la “crise humanitaire cubaine” avec celle que vit l’enclave palestinienne, raconte El País America.

FILES D'ATTENTE DANS UNE STATION-SERVICE À LA HAVANE, CUBA,
 OÙ LA POPULATION SUBIT LES CONSÉQUENCES DE L'EMBARGO ÉTASUNIEN.

Similaire au krach de 1930

Cuba est “dans une situation similaire à celle du krach de 1930”, qui avait provoqué la chute du dictateur Gerardo Machado, dans un état de “pauvreté extrême” et aux portes d’une “débâcle” qui met en danger “la culture et la nation” elles-mêmes, affirme le média cubain en exil El Toque.

“Et nous ne savons pas comment les citoyens survivront à une vie encore plus extrême que celle qu’ils mènent aujourd’hui, avec la paralysie totale de nombreux services essentiels.”

El colapso energético deja a La Habana desierta

Privé de carburant, le pays est de fait à l’arrêt, comme on peut le lire dans les médias cubains. Les fonctionnaires sont appelés à télétravailler ou à ne pas travailler du tout. Les pénuries dans les commerces se généralisent même dans ceux qui fonctionnent en dollars. Les rues sont désertées. Et les touristes canadiens et russes sont en train d’être rapatriés.

Le gouvernement cubain a annoncé que bientôt “plus de 64 % du territoire serait privé d’électricité en raison du manque de carburant”, indique El País Mexico. Quant aux marchandises acheminées jusqu’à Cuba, beaucoup s’accumulent ensuite, faute de carburant pour que les camions les distribuent, raconte 14ymedio. “Des caisses de poulet congelé, des pots de peinture, des pièces de plomberie et une multitude d’autres marchandises sont bloquées dans le port de Mariel, à l’ouest de La Havane, dans l’attente du carburant nécessaire pour les acheminer vers le reste du pays”, détaille le site d’information indépendant cubain.

Dans ces conditions, même la répartition de l’aide fournie par le Mexique pourrait poser problème. Arrivé jeudi, le cargo Papaloapan transporte 536 tonnes de denrées alimentaires de première nécessité, telles que du lait liquide, des produits carnés, des biscuits, des haricots rouges, du riz, du thon, des sardines et de l’huile végétale, ainsi que des articles d’hygiène personnelle. Le navire Isla Holbox, quant à lui, a transporté plus de 277 tonnes de lait en poudre, détaille 14ymedio.

“Génocide”

Ces cargaisons ne seront pas les dernières, a assuré Sheinbaum. “Nous allons continuer à apporter notre soutien et à mener toutes les actions diplomatiques nécessaires pour rétablir l’approvisionnement en pétrole, car on ne peut pas étrangler un peuple de cette manière. C’est très injuste”, a déclaré la présidente mexicaine le 9 février. Le ministère des Affaires étrangères a annoncé que le Mexique prévoyait d’envoyer encore 1 500 tonnes de haricots et de lait en poudre à Cuba.

“L’aide humanitaire que le Mexique apporte à l’île ne doit pas être interprétée comme un soutien politique, mais comme une tentative désespérée d’éviter un génocide à quelques kilomètres de ses côtes”, affirme une chroniqueuse mexicaine dans El País America. Le président des États-Unis est convaincu que la crise fera tomber le régime cubain. Cependant, “l’asphyxie économique n’est pas un outil effectif de changement politique, mais une forme inhumaine de châtiment collectif”, ajoute-t-elle.

De son côté, le journal officiel du Parti communiste cubain, Granma, tente d’insuffler de l’espoir en assurant que le pays “se propose de semer 200 000 hectares de riz en 2026”… tout en reconnaissant que le manque de combustible sera un problème.

Sandrine Morel

 


CRISE ÉNERGÉTIQUE : L’AIDE HUMANITAIRE DU MEXIQUE ARRIVE À CUBA, LE CHILI ET LA RUSSIE PROMETTENT DE L’ASSISTANCE

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Ouest France
Crise énergétique : l’aide humanitaire du Mexique arrive à Cuba, le Chili et la Russie promettent de l’assistance / La Russie, un allié de La Havane, doit envoyer « bientôt » à Cuba du pétrole à titre d’« aide humanitaire », a rapporté le quotidien russe Izvestia, citant des sources diplomatiques.

Ouest-France Publié le 13/02/2026

« À notre connaissance, la Russie doit fournir bientôt du pétrole et des produits pétroliers à Cuba à titre d’aide humanitaire », ont déclaré des diplomates de l’ambassade de Russie à Cuba non nommés, cités par le site du journal jeudi matin.

« Besoins du peuple cubain »

Au Chili, le ministre des Affaires étrangères, Alberto van Klaveren, membre du gouvernement sortant du président de gauche Gabriel Boric, a annoncé une « aide financière » à travers des « organismes multilatéraux ». Son ministère a précisé par la suite dans un communiqué que cette aide financière, dont le montant n’a pas été précisé, serait faite à travers l’Unicef.

« Aujourd’hui, c’est une question d’intérêt humanitaire, au-delà des caractéristiques politiques que peut avoir son régime. Ce qui nous importe, c’est de répondre dans la mesure du possible aux besoins du peuple cubain », a-t-il déclaré en conférence de presse.

L’île de 9,6 millions d’habitants est confrontée à une profonde crise économique, exacerbée par la suspension des livraisons de pétrole brut en provenance du Venezuela à la suite du kidnapping la capture par les forces américaines du président vénézuélien Nicolas Maduro, proche allié du gouvernement cubain.

La Havane accuse le président américain Donald Trump de vouloir « asphyxier » l’économie de l’île, où des mesures d’urgence, telles que le rationnement de l’essence, la semaine de quatre jours dans les administrations, le télétravail ou encore les cours universitaires à distance, sont en vigueur depuis lundi.

La pénurie de carburant a également conduit les autorités sanitaires du pays à réduire le personnel présent dans les hôpitaux et suspendre les opérations chirurgicales non essentielles.

« Interférer dans les importations de combustible pourrait provoquer une grave crise humanitaire, avec des effets en chaîne sur les services essentiels », a mis en garde jeudi dans un communiqué un groupe d’experts auprès de l’ONU, mais qui ne parlent pas au nom des Nations unies.

L’étau énergétique de Washington frappe une île déjà aux prises depuis six ans avec une sévère crise économique marquée par un manque de devises, une forte inflation, des pénuries en tout genre, de longues coupures d’électricité, sous les effets conjugués du durcissement de l’embargo américain et des faiblesses structurelles de son économie centralisée.

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L'AIDE HUMANITAIRE DU MEXIQUE ARRIVE À CUBA,
CHILI ET RUSSIE PROMETTENT DE L'ASSISTANCE
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