15 août, 2026

WASHINGTON ACCUSE PLUS DE 40 PAYS D'AIDER LA CHINE À CONTOURNER LES DROITS DE DOUANE AMÉRICAINS

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CHEVAL DE TROIE

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RT France
Selon un rapport de la Maison Blanche, ce système, fondé sur des transformations minimes et des changements d'origine apparente, ferait perdre chaque année jusqu'à 26 milliards de dollars de recettes aux États-Unis. Le Canada, le Mexique, le Japon et l'Union européenne figurent parmi les principaux pays cités.  [« Le Chili n'est l'arrière-cour de personne » déclaration du ministre de la Défense du Chili, Fernando Barros *]

RT en français 14 août 2026, 19:49 

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RAPPORT

Ces accusations figurent dans un rapport du gouvernement américain du 13 août intitulé « La grande arnaque au transbordement », dont la couverture représente un cheval de Troie.


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À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Selon le document, Pékin aurait recours aux pays tiers pour effectuer des opérations limitées sur des produits chinois : transformation mineure, réétiquetage, reconditionnement ou autres modifications peu importantes. Ces opérations permettent ensuite de présenter les marchandises comme provenant d'un autre pays et ainsi d'échapper aux droits de douane élevés appliqués aux produits chinois.

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La Maison-Blanche affirme que des producteurs soutenus par l'État chinois et des sociétés commerciales acheminent à cette fin leurs marchandises vers des juridictions offrant une main-d'œuvre bon marché, des contrôles douaniers moins stricts, des zones économiques libres ou un accès favorable au marché américain.

D'après le rapport, plus de 40 pays soumis à des droits de douane moins élevés seraient progressivement devenus des points de départ et des plateformes de ce système. Des produits essentiellement fabriqués en Chine y subiraient une transformation minimale avant d'être exportés vers les États-Unis sous une nouvelle désignation.

Washington estime que ce mécanisme entraîne chaque année des pertes considérables pour l'économie américaine. Dans son scénario de référence, le rapport évalue à 75 milliards de dollars par an la valeur des marchandises faisant l'objet de transbordements illégaux. Il associe ce phénomène à la disparition d'environ 450 000 emplois ainsi qu'à un manque à gagner compris entre 19 et 26 milliards de dollars pour les finances fédérales.

SELON UN RAPPORT DE LA MAISON BLANCHE, LES PAYS TOUCHÉS
 PAR LES DROITS DE DOUANE  ÉLEVÉS IMPOSÉS PAR LES ÉTATS-UNIS
 S'INSPIRENT DU MODÈLE CHINOIS DE « TRANSBORDEMENT »
PHOTO © GETTY IMAGES

Le directeur du Bureau de la politique commerciale et industrielle de la Maison Blanche, Peter Navarro, cité par le Financial Times, affirme de son côté que la Chine a développé des méthodes « extrêmement sophistiquées » pour organiser ces opérations après l'instauration des droits de douane par Donald Trump.

Les droits de douane au coeur du bras de fer avec Pékin

En novembre 2025, Donald Trump avait annoncé l'instauration de droits de douane de 100 % contre la Chine. Fin janvier, le président américain avait également menacé le Canada de nouvelles mesures tarifaires en cas de conclusion d'un accord commercial avec Pékin. Il avait alors estimé qu'Ottawa commettait une « grave erreur » en permettant à la Chine d'augmenter ses exportations de véhicules électriques vers le marché canadien.

Pékin avait par la suite appelé Washington à supprimer les droits de douane imposés unilatéralement à ses partenaires commerciaux. Les autorités chinoises avaient également prévenu qu'elles suivraient attentivement les prochaines mesures prises par les États-Unis.

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13 août, 2026

COMMENT FIDEL CASTRO EST-IL DEVENU LE PÈRE DE LA RÉVOLUTION CUBAINE ?

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LE RÉVOLUTIONNAIRE CUBAIN FIDEL CASTRO
LORS D'UN DISCOURS PRONONCÉ À CUBA APRÈS
LA FUITE FORCÉE DE BATISTA. 1ER JANVIER 1959
PHOTO GETTY IMAGES

Comprendre en trois minutes Cuba : Comment Fidel Castro est-il devenu le père de la révolution cubaine ? Comprendre en trois minutes : vidéo Né il y a cent ans, Fidel Casto échange sa robe d’avocat contre le treillis des guérilleros dans les années 1950 pour devenir le chef de l’une des plus importantes révolutions du XXᵉ siècle. 

 1926 - 13 août - 2026 

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Laetitia Limmois et Robin Gasser (motion design) Publié aujourd’hui à 06h00

 "ADIÓS FIDEL" 26 NOVEMBRE 2016
LE LÉGENDAIRE DIRIGEANT CUBAIN
FIDEL CASTRO  EST DÉCÉDÉ
À L'ÂGE DE 90 ANS.
DESSIN 
ANTONIO RODRÍGUEZ 
Fidel Castro, naît le 13 août 1926, dans un Cuba sous protectorat américain. L’enfant turbulent devient un jeune homme brillant qui s’éveille à la politique durant ses études de droit à l’université de La Havane. Là, il s’engage contre la corruption qui gangrène la classe politique de son pays et les régimes autoritaires en Amérique du Sud. Quand Cuba bascule dans la dictature en 1952, le jeune Fidel devient un de ses principaux opposants et se prépare à mener la révolution.


À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Dans cette vidéo nous revenons sur la trajectoire de vie de Fidel Castro dans un Cuba alors sous influence étasunienne et nous expliquons comment la révolution a finalement eu lieu malgré plusieurs échecs. Par la suite, Fidel Castro devient l’unique homme fort à Cuba pendant près de cinquante ans. Malgré tout, il devient un modèle pour de nombreux mouvements révolutionnaires et anti-impérialistes en Amérique du Sud ou encore en Afrique.

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Pour en savoir plus sur la pression actuelle imposée par l’administration Trump sur Cuba, nous vous invitons à lire l’article ci-dessous.

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EXPO-FIDEL-X-100


MADRID À REYKJAVIK, L’ÉCLIPSE SOLAIRE A CAPTIVÉ LES EUROPÉENS

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LA LUNE COMMENCE À CACHER LE SOLEIL À EL GASTOR, DANS LA
PROVINCE DE CADIX
, DANS LE SUD DE L’ESPAGNE, LE 12 AOÛT 2026.
PHOTO FLACO EDUARDO

Courrier
international
Sciences et environnement France Éclipse solaire / Astronomie. “Un spectacle inoubliable” : de Madrid à Reykjavik, l’éclipse solaire a captivé les Européens / Des millions de personnes à travers tout le continent ont assisté mercredi avec émotion à ce phénomène rare. Des spectateurs du monde entier ont notamment afflué aux quatre coins de l’Espagne, où l’éclipse totale a offert son spectacle le plus saisissant, raconte la presse européenne.

Courrier international Lecture 3 min. Publié le 13 août 2026 à 06h06, mis à jour le 13 août 2026 à 09h40

C’est un “moment d’émerveillement” qu’ont partagé mercredi 12 août “des millions de personnes à travers l’Europe”, résume The Guardian.

LE CHÂTEAU DE PRAGUE SE DÉCOUPE EN SILHOUETTE
 SUR UNE ÉCLIPSE SOLAIRE PARTIELLE.
PHOTO MARTIN DIVÍŠEK

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

L’éclipse solaire totale, très attendue depuis des semaines, a débuté en fin d’après-midi aux confins de l’Arctique, dans l’extrême nord de la Russie continentale, “loin des foules et des télescopes”, rapporte la BBC. Elle a ensuite poursuivi sa course vers le sud, au-dessus du Groenland et de l’Islande avant d’atteindre l’Espagne. Ce phénomène rare a également pu être observé partiellement dans de nombreux pays européens, de la France au Royaume-Uni, en passant par la Belgique et l’Irlande.

D’un coup, “les températures ont chuté. Les oiseaux ont cessé de chanter. Même les mouettes de Dublin ont momentanément interrompu leur mission consistant à voler des frites aux touristes et à éventrer les sacs-poubelle”, raconte The Irish Times.

LA FOULE SE RASSEMBLE AU PHOENIX PARK
DE DUBLIN POUR OBSERVER L'ÉCLIPSE.
PHOTO COLIN KEEGAN/COLLINS

Puis, “d’un seul élan, l’Europe a levé les yeux”, relate Le Temps. “Sur les rives du Léman comme au sommet des toits urbains, des millions de visages masqués de carton se sont figés dans une même inclinaison vers l’azur, offrant le spectacle rare d’une humanité arrachée à ses écrans pour scruter la morsure grandissante de la Lune sur l’astre du jour”, observe le quotidien helvète. Et “lorsque le jour a pâli pour laisser place à ce crépuscule artificiel et glacé, le vacarme du monde s’est dissous dans une stupeur collective, rappelant, à un continent hyperconnecté, l’antique pouvoir de fascination des mécaniques célestes”.

CE SOIR, LA SUISSE A VÉCU SA PLUS GRANDE ÉCLIPSE SOLAIRE DEPUIS 1999.
À PARTIR DE 19 H 24, ENVIRON 93 % DU SOLEIL A ÉTÉ MASQUÉ. ICI À LAUSANNE —
PHOTO SALVATORE DI NOLFI

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La BBC rappelle toutefois que de nombreuses personnes n’ont pas réussi à se procurer des lunettes de protection pour observer le phénomène tant attendu. “Opticiens, quincailleries et même boulangeries avaient épuisé leurs stocks”, rapporte le média britannique. “Mais cela n’a pas découragé les curieux : passoires, boîtes de céréales et feuilles de papier ont été utilisées pour permettre au public d’apercevoir l’éclipse partielle en toute sécurité.

VUE DE L'ÉCLIPSE TOTALE DEPUIS SAN ASENSIO, DANS LA RIOJA
PHOTO AFP

L’Espagne, “centre du monde astronomique”

Plus encore que n’importe quel autre pays du continent, c’est “l’Espagne qui a savouré” mercredi soir “son moment au soleil”, souligne The Times. “Meilleur endroit pour admirer le spectacle”, le pays est devenu pendant quelques minutes “le centre du monde astronomique”. “Des spectateurs du monde entier ont afflué aux quatre coins” de l’Espagne, raconte ABC qui rapporte aussi que des “embouteillages se sont formés tôt dans la matinée sur les routes menant aux zones offrant la meilleure visibilité”.

LE CYCLE COMPLET DE L'ÉCLIPSE SOLAIRE. EFE

En début de soirée, “le soleil a dévoilé sa couronne sous un gigantesque manteau d’ombre qui a traversé l’Espagne du nord à l’est à une vitesse fulgurante, en seulement sept minutes, de son apparition au-dessus des côtes cantabriques à 20 h 26 jusqu’à sa disparition au-dessus des îles Baléares à 20 h 34, se fondant dans la nuit méditerranéenne”, détaille El País. “La première éclipse totale à traverser la péninsule Ibérique depuis 1905 a confirmé les prédictions astronomiques avec une précision remarquable ; mais elle a aussi bouleversé un pays qui l’attendait avec impatience et n’avait jamais rien vu de tel. À 20 h 30, toute [l’Espagne] contemplait l’horizon avec émerveillement, et plus d’une larme a coulé parmi les spectateurs”, assure le quotidien espagnol.

LA LUNE RECOUVRE COMPLÈTEMENT LE SOLEIL LORS D’UNE ÉCLIPSE SOLAIRE
 PRÈS DE REINOSA, DANS LE NORD DE L’ESPAGNE, LE 12 AOÛT 2026.
PHOTO VICTOR FRAILE

En Belgique, “à 21 h 06, ce sera sous la forme d’un beau coucher de Soleil que la Lune et le Soleil auront mis fin à leur ballet céleste”, raconte de son côté Le Soir, qui a assisté à ce “spectacle inoubliable” à la station de radioastronomie de Humain. D’ordinaire fermé au public, l’Observatoire royal belge a accueilli mercredi soir plus de 200 visiteurs émerveillés. “Outre cette vue magique, moi, ce que je retiens surtout c’est que cet événement a réussi à créer un sentiment de lien entre toutes ces personnes et ces différentes générations”, a confié Chloé, l’une des participantes, au quotidien belge, en quittant les lieux.

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LE MOT ÉCLIPSE VIENT D'UN TERME GREC ANCIEN QUI
SIGNIFIE "DISPARITION" MAIS AUSSI "ABANDON".

PHOTO ARIS MESSINIS


Noémie Taylor-Rosner

09 août, 2026

81ème ANNIVERSAIRE DE LA BOMBE ATOMIQUE À NAGASAKI : LES PARTISANS DU PACIFISME INQUIETS

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81ème anniversaire de la bombe atomique à Nagasaki : les partisans du pacifisme inquiets / La Première ministre japonaise Sanae Takaichi refuse de dire si elle entend maintenir la position connue sous le nom de trois principes non nucléaires. / Alors que le Japon commémore l'anniversaire des bombardements atomiques de 1945, ses dirigeants poussent à relancer le débat sur l'arme nucléaire, mettant au défi la longue tradition pacifiste du pays.

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81ème anniversaire de la bombe atomique à Nagasaki   les partisans du pacifisme inquiets
 

Par Gael Camba Publié le 09/08/2026 - 12:53 UTC+2•Mis à jour 13:55

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi refuse de dire si elle entend maintenir la position connue sous le nom de trois principes non nucléaires.

PHOTO STANLEY TROUTMAN

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Alors que le Japon commémore l'anniversaire des bombardements atomiques de 1945, ses dirigeants poussent à relancer le débat sur l'arme nucléaire, mettant au défi la longue tradition pacifiste du pays.

La Constitution japonaise renonce à l'usage de la force militaire offensive et les gouvernements successifs ont maintenu depuis des décennies un engagement à ne ni détenir, ni fabriquer, ni laisser introduire des armes nucléaires sur le territoire.

Cet engagement est aujourd'hui mis à rude épreuve, les voisins d'Asie de l'Est – notamment la Chine – renforçant leurs capacités militaires, tandis que persistent des doutes sur la fiabilité du principal garant de la sécurité de Tokyo, les États-Unis.

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi refuse de dire si elle entend maintenir la position connue sous le nom de trois principes non nucléaires, et le ministre de la Défense, Shinjiro Koizumi, a appelé le mois dernier à une "discussion sans tabou" sur le sujet.

En décembre, un haut responsable de l'administration, resté anonyme, a évoqué lors d'une séance "off the record" devant des médias locaux l'idée que le Japon devrait se doter de l'arme nucléaire.

Cette remarque a été largement relayée par les grands médias japonais, dont la chaîne publique NHK et le quotidien Asahi Shimbun, suscitant des critiques dans l'opinion.

Le pays a célébré jeudi le 81ème anniversaire du bombardement de Hiroshima et fait de même dimanche pour commémorer l'attaque contre Nagasaki.

Les frappes menées par les États-Unis en août 1945 ont fait plus de 210 000 morts, dont un grand nombre des suites de l'exposition aux radiations.

C'est à ce jour la seule fois où des armes atomiques ont été utilisées en situation de guerre, et l'un des derniers grands épisodes de la Seconde Guerre mondiale.

"Nouveau militarisme"

Le gouvernement Takaichi procède cette année à une refonte majeure de la stratégie nationale de défense face à l'essor des ambitions militaires chinoises.

La Première ministre a déjà levé l'interdiction, que le Japon s'était lui-même imposée, d'exporter des armes et augmenté les dépenses de défense, tout en plaidant pour une révision de la Constitution.

Ces orientations ont suscité des critiques de la part de la Chine, qui accuse le Japon de "nouveau militarisme" et Sanae Takaichi de céder aux exigences de l'extrême droite.

Elles ont également inquiété les survivants des bombardements de 1945, qui ont largement contribué à façonner la culture politique pacifiste du Japon d'après-guerre.

UNE IMMENSE COLONNE DE FUMÉE S'ÉLÈVE APRÈS L'EXPLOSION,
AU-DESSUS DE LA VILLE PORTUAIRE JAPONAISE DE NAGASAKI,
DE LA DEUXIÈME BOMBE ATOMIQUE JAMAIS UTILISÉE
EN TEMPS DE GUERRE, LE 9 AOÛT 1945.
PHOTO AP 

Tanaka, rescapé de Hiroshima, dit sa frustration de voir des responsables politiques comme Takaichi privilégier les capacités militaires au détriment de la diplomatie.

"On parle tellement de sécurité nationale. Et la construction de la paix par la diplomatie, qu'en fait-on ?" a-t-il déclaré.

Malgré l'obtention du prix Nobel de la paix 2024 pour leurs efforts, ils s'interrogent sur la poursuite de leur association nationale à mesure que leurs membres vieillissent.

En mars, le Japon ne comptait plus qu'un peu plus de 91 000 survivants des attaques de Hiroshima et Nagasaki, contre plus de 164 000 il y a dix ans. Leur âge moyen est de 86,7 ans.

"Cela ne fait que m'inquiéter"

Le débat porte désormais clairement sur l'avenir des principes non nucléaires, qui remontent à 1967.

Les partisans de Sanae Takaichi estiment que la dernière clause doit être modifiée pour permettre aux États-Unis d'acheminer des armes nucléaires au Japon et garantir ainsi la dissuasion régionale.

Hirofumi Yoshimura, dirigeant du Japan Innovation Party, partenaire de coalition du gouvernement Takaichi, a estimé que ce principe méritait d'être discuté dans le cadre de l'alliance de sécurité nippo-américaine.

"Bien sûr, nous devons œuvrer à construire un monde sans armes nucléaires", a déclaré Hirofumi Yoshimura aux journalistes lors de l'anniversaire du bombardement de Hiroshima.

"Mais lorsque nous réfléchissons à la manière de garantir l'efficacité de la dissuasion nucléaire élargie dans le cadre de notre alliance avec les États-Unis, je pense que nous devrions... continuer à respecter le principe de "ni posséder ni fabriquer" des armes nucléaires", a-t-il ajouté.

"Quant à "ne pas en autoriser l'introduction", je pense qu'il y a tout de même une marge de discussion sur ce point."

Les critiques estiment que la ligne dure de Sanae Takaichi en matière de défense accroît les risques pour le Japon.

Après avoir assisté jeudi à la cérémonie annuelle à Hiroshima, Sanae Takaichi a participé à une rencontre télévisée avec des survivants.

Sous la pression des questions, elle a refusé de préciser si elle envisageait de modifier la trajectoire nucléaire du pays.

"Notre pays respecte actuellement les "trois principes non nucléaires'", a-t-elle répondu à une question directe de Tanaka, sans évoquer ce qu'elle pourrait faire ensuite.

"Cela", a déclaré Tanaka vendredi, "n'explique que la situation actuelle. Cela ne dit rien de l'avenir."

"Cela ne fait que m'inquiéter davantage. Je suis préoccupé."


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«DES OVNIS ATOMIQUES ?» : ZAKHAROVA RAILLE L'AMNÉSIE DU JAPON SUR LA RESPONSABILITÉ AMÉRICAINE À NAGASAKI 

LES CONSÉQUENCES DU BOMBARDEMENT ATOMIQUE DE
NAGASAKI  PAR L'ARMÉE AMÉRICAINE LE 9 AOÛT 1945.
[PHOTO D'ILLUSTRATION]

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Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, a critiqué la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour n'avoir jamais cité les États-Unis lors de la commémoration de la tragédie de Nagasaki. Elle a ironisé sur cette censure politique, saluant au passage le courage du maire de la ville, le seul à avoir nommé l'agresseur. 

RT en français  9 août 2026, 14:24

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La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a fustigé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi. Cette critique fait suite au discours prononcé par la responsable politique japonaise lors de la cérémonie commémorative en hommage aux victimes du bombardement atomique de Nagasaki, au cours de laquelle elle n’a pas mentionné les États-Unis comme étant le pays ayant largué les bombes atomiques sur les villes japonaises en 1945. 

« Autrement dit, selon les autorités japonaises actuelles, ce sont des ovnis atomiques qui se seraient abattus sur Hiroshima et Nagasaki ? », s’est interrogée Maria Zakharova sur sa chaîne Telegram. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a toutefois souligné que le maire de Nagasaki, Shiro Suzuki, avait « eu le courage » de déclarer sans détour que la bombe avait été larguée par « un avion militaire américain ». 

Outre Sanae Takaichi, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, n’a pas non plus mentionné les États-Unis dans son message. Une situation similaire s’était produite trois jours plus tôt à Hiroshima. Lors de la cérémonie du 6 août, ni Takaichi, ni le maire d’Hiroshima, Kazumi Matsui, n’ont désigné les États-Unis comme le pays ayant largué la bombe atomique sur la ville. En revanche, Matsui, citant les souhaits d’un survivant du bombardement atomique, a évoqué le conflit en Ukraine. Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a qualifié de « honte » ce silence de la part des responsables japonais.

Une tragédie passée sous silence par les victimes 

En août 1945, des pilotes américains ont largué des bombes atomiques sur les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki. À Hiroshima, sur une population de 350 000 habitants, 140 000 personnes ont péri à la suite de l'explosion atomique et de ses conséquences. À Nagasaki, ce chiffre s'élevait à 74 000. La grande majorité des victimes du bombardement atomique étaient des civils. À l'occasion de l'anniversaire de ces événements tragiques – les 6 et 9 août –, des « cérémonies de la paix » sont organisées chaque année à Hiroshima et à Nagasaki.

Cependant, la participation des États-Unis à ces bombardements est, ces dernières années, systématiquement passée sous silence : la mention par le maire de Nagasaki de l’implication de l’armée américaine dans l’utilisation de l’arme atomique au Japon était une première depuis 2024. À l’époque, c’est le Premier ministre japonais de l’époque, Shigeru Ishiba, qui avait osé évoquer la responsabilité des États-Unis lors d’un débat entre les chefs des partis politiques. Dans son discours, il avait notamment souligné qu’il n’oublierait jamais le choc qu’il avait ressenti à l’école en voyant les images des conséquences de la bombe atomique larguée par les États-Unis sur Hiroshima.

À ce jour, Washington refuse de reconnaître sa responsabilité morale dans ces bombardements, continuant à les justifier par la « nécessité militaire ». Lors du sommet du G7 qui s’est tenu à Hiroshima en mai 2023, l’ancien président américain Joe Biden, tout comme Barack Obama avant lui en 2016, n’a pas présenté d’excuses pour les bombardements atomiques. Donald Trump, quant à lui, ne s’est jamais rendu aux mémoriaux d’Hiroshima ou de Nagasaki, malgré les invitations des autorités des deux villes, tant pendant son premier mandat qu’après son retour à la Maison Blanche.



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05 août, 2026

LE PRÉSIDENT SORTANT DE LA COLOMBIE, GUSTAVO PETRO, ALERTE SUR UN RISQUE DE « GUERRE CIVILE »

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GUSTAVO PETRO, À BOGOTA, LE 3 AOÛT 2026.
PHOTO IVAN VALENCIA
 

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Le Monde

International Colombie / Le président sortant de la Colombie, Gustavo Petro, alerte sur un risque de «guerre civile » après l’élection contestée de son successeur / Le dirigeant de gauche, menacé d’extradition aux États-Unis, craint que son pays ne s’embrase après la prise de pouvoir du nouveau chef d’État, d’extrême droite, qu’il accuse de fraude électorale.

Le Monde avec l'AFP  Publié hier à 05h11, modifié hier à 07h45  Temps de Lecture 1 min.

L’ancien président de la Colombie Gustavo Petro s’est inquiété, lundi 3 août, d’un risque de « guerre civile » après l’arrivée au pouvoir de son successeur, Abelardo de la Espriella, qui aurait, selon lui, triché pour être élu, et qui aurait pour projet de l’extrader aux Etats-Unis.

LE PRÉSIDENT COLOMBIEN GUSTAVO PETRO  S'EXPRIME LORS  D'UNE
CONFÉRENCE DE PRESSE ET DÉVOILE SON PORTRAIT PRÉSIDENTIEL,
 PEINT PAR JAIME ROJAS, À LA CASA DE NARIÑO À BOGOTÁ, EN COLOMBIE,
LE 3 AOÛT 2026 — QUELQUES JOURS AVANT DE QUITTER SES FONCTIONS.
PHOTO DE SEBASTIAN BARROS 

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

L’ancien président de la Colombie Gustavo Petro s’est inquiété, lundi 3 août, d’un risque de « guerre civile » après l’arrivée au pouvoir de son successeur, Abelardo de la Espriella, qui aurait, selon lui, triché pour être élu, et qui aurait pour projet de l’extrader aux États-Unis.

« Nous sommes face à une fraude et à un problème institutionnel indubitablement profond, et il s’agit de l’investiture du président illégitime », a lancé, en conférence de presse, le dirigeant de gauche, qui assure avoir des preuves, sans les publier pour autant.

À lire aussi :   L’ÈRE DES PROCONSULS 

Abelardo de la Espriella, candidat de l’extrême droite, a remporté de justesse le second tour du scrutin présidentiel le 21 juin contre l’héritier de Gustavo Petro, Ivan Cepeda. La passation des pouvoirs doit avoir lieu vendredi à Cali, contrairement à la tradition, qui veut que la cérémonie se tienne à Bogota, devant le Parlement. Le groupe de la gauche au Congrès, mené par M. Cepeda, a annoncé qu’il boycotterait la cérémonie et appelé à manifester ce jour-là à Bogota, Cali et Barranquilla.

À lire aussi :   LE CANDIDAT D’EXTRÊME DROITE ABELARDO DE LA ESPRIELLA REMPORTE LA PRÉSIDENTIELLE. 

Recrudescence de violences

Entre 2019 et 2021, des dizaines de personnes ont trouvé la mort dans des mouvements de protestation appuyés par Gustavo Petro contre son prédécesseur, Ivan Duque (droite). Selon M. Petro, l’élection a été une « fraude électorale algorithmique, systématique et sur un volume de votes énorme », supposément orchestrée de l’étranger pour nuire à Ivan Cepeda.

M. de la Espriella, avocat novice en politique, avait reçu le soutien du président des États-Unis, Donald Trump, pendant la campagne. Il promet la manière forte contre le crime et les guérillas, qui se sont renforcées sous le mandat de Gustavo Petro, dont les efforts de négociations n’ont donné que peu de résultats. Le pays traverse actuellement sa pire recrudescence de violences depuis une décennie.

L’actuel président, qui dénonce une « ingérence » de M. Trump dans la politique colombienne, a laissé entendre lundi que M. de la Espriella projetait de l’extrader aux États-Unis sur la base de fausses accusations. Il s’est inquiété d’une possible « guerre civile » qui pourrait être déclenchée par le rejet, entre autres, de ce prétendu projet.

Le Monde avec AFP


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