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| LE RÉSULTAT DES MIDTERMS SONNE, MERCREDI 4 NOVEMBRE 2026, COMME UNE LOURDE DÉFAITE POUR LE DONALD TRUMP ET LES RÉPUBLICAINS. PHOTO ROMAIN DOUCELIN |
Politique États-Unis Élections de mi-mandat aux États-Unis / Les démocrates ont remporté mardi soir une victoire écrasante aux élections de mi-mandat américaines, arrachant aux républicains le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat. Un désaveu majeur pour Donald Trump, qui a reconnu la défaite de son camp et s’est dit prêt à travailler avec les démocrates.
Courrier
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Courrier international Lecture 3 min. Publié le 4 novembre 2026 à 06h11, mis à jour le 4 novembre 2026 à 07h04
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| CAPTURE D'ÉCRAN |
“Le peuple américain a rejeté la dépravation, la corruption et l’incompétence de ce canard boiteux qu’est le président Donald J. Trump”, a déclaré mardi soir le sénateur démocrate Jon Ossoff après sa confortable réélection en Géorgie. Son discours, retransmis par PBS, traduisait l’euphorie du camp démocrate au soir des élections de mi-mandat.
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| LES PARTISANS DE JAMES TALARICO CÉLÈBRENT À AUSTIN LA VICTOIRE DU DÉMOCRATE AU SÉNAT AMÉRICAIN, REPRÉSENTANT LE TEXAS, LE 3 NOVEMBRE 2026. PHOTO CHIP SOMODEVILLA |
► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR
C’est une véritable “vague bleue qui a déferlé sur le pays et infligé un désaveu au président Trump”, constate The Wall Street Journal, alors que peu avant minuit sur la côte est (6H00 en France), les démocrates s’étaient emparés, selon les médias américains, de la totalité du Congrès – Chambre des représentants et Sénat.
Cette victoire “inaugure une nouvelle ère de gouvernement partagé, après deux années de contrôle total républicain”, et “offre aux démocrates un nouveau moyen de contrôle sur le président Trump grâce au pouvoir que leur confère la majorité, ouvrant la voie à une longue série d’enquêtes qui pourraient dominer le reste de son second mandat”, analyse NPR.
« Revers cinglant »
Alors que les bureaux de vote étaient encore ouverts dans l’ouest des États-Unis, les grands médias américains ont annoncé dès 4h30 (heure française) que selon leurs projections, les démocrates étaient assurés d’arracher aux républicains le contrôle de la Chambre des représentants.
Infligeant “un revers cinglant au président Donald Trump et aux républicains”, les démocrates “ont remporté la majorité à la Chambre des représentants, avec ce qui pourrait être leur plus large majorité depuis près de vingt ans”, assurait ainsi NBC News.
Les projections de la chaîne “reposent sur une analyse prévoyant l’obtention d’environ 248 sièges par les démocrates”, un chiffre qui pourrait encore “légèrement varier”, mais qui dépassera “largement les 218 sièges nécessaires pour obtenir la majorité”.
Trump « tout à fait disposé » à accepter les résultat
Vers 5h30 (heure française), c’était au tour du Sénat de tomber dans l’escarcelle démocrate. The Washington Post rappelle que “les démocrates devaient gagner quatre sièges pour prendre le contrôle” du Sénat, mais qu’“ils ont fait mieux, faisant basculer, entre autres, des sièges au Texas, en Iowa et en Caroline du Sud”.
Prenant acte de la défaite de son camp, et après avoir déclaré ces derniers jours qu’en cas de victoire démocrate il deviendrait “Monsieur Veto”, Donald Trump a déclaré mardi soir au New York Times qu’il était “tout à fait disposé à accepter ces résultats” et prêt à collaborer avec les démocrates. “Nous avons hâte de travailler avec eux”, a-t-il affirmé. “Nous trouverons probablement une solution”.
Cela ne l’a pas empêché de prendre ses distances avec les piètres résultats des républicains : “Je n’étais pas sur les bulletins de vote mais si j’y avais été, nous aurions gagné HAUT LA MAIN ! ”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
Première gouverneure noire de l’histoire des États-Unis
Pour le New York Times, les victoires les plus décisives de la soirée ont eu lieu au Texas, “un État où le parti n’avait pas remporté d’élection à l’échelle de l’État depuis 1998”.
“James Talarico, un élu de l’Assemblée législative de l’État devenu une figure emblématique de la collecte de fonds au niveau national, a détrôné Ken Paxton, le procureur général républicain de l’État” et “Gina Hinojosa est devenue la première démocrate élue gouverneure du Texas depuis Ann Richards en 1990, en battant le gouverneur républicain Greg Abbott, qui avait effectué trois mandats”.
Les premiers résultats de la soirée ont également offert leur lot de “premières historiques”. En Géorgie, l’ancienne maire d’Atlanta, Keisha Lance Bottoms, a remporté l’élection au poste de gouverneur, devenant “la première femme noire de l’histoire des États-Unis” à occuper la fonction suprême dans un État américain, relève The Atlanta Journal-Constitution.
“Sa victoire a pulvérisé les barrières dans un État qui n’avait jamais élu de femme ni de personne noire à la plus haute fonction de l’État” et marque “un revers spectaculaire pour les républicains, qui contrôlaient le poste de gouverneur depuis que Sonny Perdue avait détrôné le démocrate Roy Barnes en 2002”, précise le quotidien.
Test national
Quant à Chris Pappas, sa confortable élection face au républicain John Sununu dans le New Hampshire fait de lui “le premier homme ouvertement homosexuel” élu au Sénat, se félicite The Advocate. Avant de briguer le poste de sénateur, M. Pappas avait été élu à la Chambre des représentants en 2018, devenant déjà “le premier membre ouvertement LGBTQ+ du New Hampshire à siéger au Congrès”, ajoute le magazine.
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| PHOTOS TOM WILLIAMS / CQ-ROLL CALL, ANDREW HARNIK / GETTY IMAGES |
Les républicains ont perdu des sièges sénatoriaux profondément républicains en Caroline du Sud , au Kansas et au Texas, ainsi que des sièges à la Chambre des représentants dans tout le pays, selon les projections de l'AP, donnant ainsi aux démocrates le contrôle des deux chambres du Congrès.
Ces élections de mi-mandat constituaient “le test national le plus révélateur du second mandat de Donald Trump, après la guerre à l’étranger, l’inquiétude économique aux États-Unis et les profonds bouleversements à Washington”, alors que le milliardaire “s’est lui-même imposé comme le visage de la campagne républicaine”, rappelle Axios.
Au-delà du contrôle du Congrès, “les résultats permettront de vérifier si les gains de Trump auprès des jeunes et des électeurs noirs et hispaniques en 2024 se confirment, ou si ces électeurs se tournent à nouveau vers les démocrates, qui tentent de reconstruire une coalition gagnante pour 2028”, écrit le site.















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