28 septembre, 2026

JAVIER MILEI À PARIS : POURQUOI EMMANUEL MACRON DÉROULE LE TAPIS ROUGE À L’EXTRÊME DROITE ARGENTINE

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 « Le dernier tango à paris» 
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Le président argentin est arrivé ce lundi 28 septembre dans la capitale, à l’occasion d’un événement destiné à promouvoir les investissements dans son pays. Le chef d’État brun-libertarien doit être reçu jeudi par Emmanuel Macron à l’Élysée l représente l’antithèse des valeurs que la diplomatie française est supposée promouvoir à travers le monde, mais c’est pourtant le tapis rouge que le président Emmanuel Macron lui déroulera jeudi 1er octobre à l’Élysée. [«Le dernier tango à paris »  ] 
DESSIN SERGIO LANGER

Luis Reygada Publié le 28 septembre 2026 6min

Figure majeure du trumpisme en Amérique latine, valet de pied des intérêts de Washington et de Tel-Aviv dans la « sous-région », le président argentin, Javier Milei n’est pas seulement un dirigeant vulgaire et souvent grotesque. Sa servilité ne ferait de lui qu’un clown s’il n’était pas aussi dangereux.

  EMMANUEL MACRON RECEVRA LE PRÉSIDENT D'EXTRÊME
DROITE D'ARGENTINE CE JEUDI 1ER OCTOBRE.
PHOTO JULIEN MUGUET 

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Certes, il y a les intérêts liés à l’exploitation du lithium dans le Cône Sud, où les entreprises françaises sont déjà présentes. Ou encore la possibilité d’une commande de trois submersibles au constructeur tricolore Naval Group, pour un montant dépassant les 2 milliards d’euros. De quoi détourner le regard face à la politique que son invité inflige à sa population, et aux valeurs qu’il porte depuis maintenant deux ans et dix mois ?

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À coups d’autoritarisme de plus en plus prononcé, Javier Milei construit peu à peu son modèle de société rêvée où les lois du marché s’imposent. Dans la pensée du président « anarcho-libertarien », la « liberté » est en fait réservée à celle des capitaux. Rien pour ses opposants, « le cancer de la gauche », et au-delà pour une population dont il voudrait voir toutes les dimensions de la vie marchandisées : santé, logement, éducation, logement, relations de travail, environnement, etc.

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Le projet de Milei : l’expression contemporaine « postfasciste »

Pour le politologue argentin José Alejandro Molano López (université de Rosario), le projet de Javier Milei reflète l’expression contemporaine de « rationalité fasciste » ou « postfasciste », fondée sur « une utopie hyper-individualiste et compétitive » qui, contrairement à ce qu’elle prétend, génère « davantage d’inégalités et de vulnérabilité, en dissolvant les liens sociaux qui permettent de résister aux logiques d’exclusion » devenues la norme.

Ainsi, la nature du projet politique réactionnaire de Javier Milei méprise les normes démocratiques, et son discours anti-étatique « prônant l’ordre et la pureté » vise à « discipliner la société », analyse encore Molano López, « par la criminalisation de la contestation, le discrédit des institutions et la désignation d’ennemis intérieurs – minorités, migrants, mouvements féministes, syndicats – (…) promouvant une vision autoritaire de la communauté politique ».

Aucune contorsion diplomatique ne permet au président Emmanuel Macron de se voiler la face. Javier Milei est ouvertement ancré à l’extrême droite, et trop bien situé dans le haut de la pestilentielle vague ultra-réactionnaire qui submerge actuellement l’Amérique du Sud. N’a-t-il pas profité, début septembre, du sommet de l’internationale brune organisé à Santiago du Chili pour glorifier le coup d’État du 11 septembre 1973 et « la période de stabilité et de croissance qui a suivi le renversement du communiste Allende » ?

À la trappe, les violations des droits humains du pinochétisme : de quoi perpétuer ses habitudes négationnistes et révisionnistes qui consistent à faire de la relativisation des crimes de la dictature militaire argentine (1976-1983, 30 000 disparus) une politique d’État.

Du haut de sa morgue, Javier Milei se veut aussi en donneur de leçons, et agite un mirage pour attirer les investissements européens lors de l’Argentina Week, organisée du 30 septembre au 2 octobre à Paris. Mais s’il a la critique facile – en réalité calquée sur le récit-fable « MAGA (Make America Great Again) » – vis-à-vis d’un Vieux Continent qu’il fantasme « en train de couler » en raison de l’immigration, d’un « État-providence pervers », de la régulation ou encore du « wokisme », comme il l’a encore répété lors d’un entretien accordé à LCI le 21 septembre, son bilan est pourtant tout sauf flatteur, bien au contraire.

Le processus d’endettement le plus violent au monde

Pas une semaine en Argentine sans son lot de manifestations, et pour cause : ses coupes budgétaires à la tronçonneuse mettent à genoux services publics, transports, éducation, universités, recherche, culture et tout ce qui ressemble à des politiques sociales. Le pseudo-paladin au discours antisystème s’est très rapidement retrouvé accusé des mêmes mécanismes corrupteurs que ceux qu’il promettait de détruire.

Son projet d’ajustement – véritable thérapie de choc visant à faire de l’État le gardien d’immeuble d’une Argentine transformée en braderie proposée aux vautours de la finance internationale – n’est maintenu à flot que grâce au processus d’endettement le plus violent au monde : 50 milliards d’euros de crédits en cours auprès du Fonds monétaire international.

Mais seule compte la macroéconomie pour un Milei déconnecté des tracas de ses concitoyens. Il jubile face à une inflation qui ralentit (ramenée de 161 % à environ 33 % interannuel), toutefois, derrière ces chiffres, qui ne favorisent que quelques secteurs comme l’agriculture, les mines et les services financiers, les Argentins subissent chômage, insécurité et une pauvreté de nouveau à la hausse au premier semestre 2026 : elle frappe 32,3 % de la population, selon les chiffres officiels publiés jeudi 24 septembre.

Le plan austéritaire vire au cauchemar

Au début de ce mois, l’influente Union industrielle argentine (qui revendique près d’un quart de l’emploi du pays) rappelait que « l’économie ne se mesure pas seulement à l’inflation ». Certains secteurs accusent une chute jusqu’à 30 points en termes d’activité, et l’industrie aurait perdu 90 000 emplois salariés depuis fin 2023.

De leur côté, les syndicats comptent quelque 30 000 PME ayant baissé le rideau, ainsi qu’au moins 300 000 emplois détruits, tous secteurs confondus. Cette année, la croissance ne devrait pas dépasser 2,1 % pour 2026, bien loin des 5 % escomptés par le gouvernement.

Le plan austéritaire vire au cauchemar, comme la chronique d’un « industricide » pourtant annoncé, et le pouvoir d’achat demeure une préoccupation majeure. Avec un salaire minimum frappé d’une baisse de près de 40 % en termes réels par rapport à novembre 2023, des gens s’endettent pour pouvoir tout simplement manger.

Mais tout va très bien dans le monde imaginaire du président Milei, qui parie sur la « destruction créatrice » de l’économiste austro-américain Joseph Schumpeter (1883-1950) pour faire de son pays une des premières puissances mondiales en trente ans.

D’ici là, la réalité est tout autre et ressemble plus à une société dystopique dans laquelle règne la loi de la jungle : est-ce cela que cache aussi le projet « disrupteur » d’Emmanuel Macron ? À quelques mois de la fin de son mandat, quel message donne-t-il en invitant cet allié sud-américain de Marine Le Pen ? Peut-être un avant-goût de ce qui pourrait demain nous être imposé.

Droits humains : le négationnisme à l’œuvre

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement du président Javier Milei mène un travail de sape contre les politiques de mémoire, un affront permanent pour toute association des victimes de la dictature – parmi lesquelles on compte aussi des Français. Contactée par l’Humanité, la directrice du Centre d’études légales et sociales de Buenos Aires (CELS), Paula Litvachky, fustige un gouvernement dont les discours « nient, relativisent et justifient les crimes commis entre 1976 et 1983 pour motiver le démantèlement des politiques mémorielles mises en place depuis le retour de la démocratie ». Déjà en 2024, son organisation dénonçait une volonté de « relégitimer » la répression barbare du régime militaire, avec le risque, en réécrivant l’histoire du terrorisme d’État instauré au prix de 30 000 vies, « d’ouvrir la porte à de nouveau chapitres répressifs ».

COMPTE RENDU DU BILAN DU STAND CHILIEN À LA FÊTE DE L’HUMANITÉ 2026

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PHOTO ADRIAN VERDUGO-ROSSET

Une quinzaine de personnes se sont réunies vendredi 25 dernier, afin d’écouter et d’échanger autour du bilan de la participation du stand chilien à la Fête de l’Humanité 2026.

PHOTO ADRIAN VERDUGO-ROSSET

Un bilan globalement positif

Malgré les traditionnels embouteillages du week-end et les retards de circulation qui en ont résulté, ainsi que les difficultés supplémentaires liées aux transports à l’occasion de la visite du pape Léon XIV à Paris, les participants ont pu se retrouver pour faire le point sur cette édition.


« Une exposition d'anciens numéros du journal « El Siglo », publiés à l'occasion
des précédentes Fêtes de L'Humanité / en présence de l'infographiste attitré »
PHOTO ADRIAN VERDUGO-ROSSET

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Nous avons vivement apprécié la présence, la disponibilité et la participation de l’ensemble des militants et amis qui ont contribué, tout au long du week-end, à la préparation des empanadas, à la logistique et aux différentes tâches nécessaires au bon déroulement de notre participation à la Fête.

Cette mobilisation collective, dans un esprit de solidarité et de camaraderie, a largement contribué à la réussite de notre présence à la Fête.

Nous tenons également à souligner tout particulièrement le rôle essentiel de nos camarades José et Juan Carlos. Par leur engagement, leur disponibilité et leur travail, ils ont largement contribué à rendre possible notre participation à cette importante rencontre militante et populaire.

Sur le plan économique, le bilan est légèrement inférieur à celui de 2025. Cette baisse s’explique notamment par l’augmentation importante du coût des fournitures et des prestations nécessaires à l’organisation du stand, en particulier la location de l’emplacement et du camion.

En revanche, du point de vue de la fréquentation et de l’activité du stand, les résultats sont encourageants. Le nombre de visiteurs, compte tenu du nombre de tickets de caisse et de cartes bancaires ainsi que de livres vendus, a été supérieur à celui de l’année précédente.

PHOTO ADRIAN VERDUGO-ROSSET

Échanges sur la situation politique au Chili

La rencontre a également permis de présenter une information sur la situation politique actuelle au Chili, notamment à propos de la récente adhésion du gouvernement de José Antonio Kast au projet américain de « Bouclier des Amériques » porté par Donald Trump, ainsi que des interrogations suscitées par cette orientation concernant la souveraineté du Chili.

Il a également été annoncé qu’un projet d’activité de solidarité avec Cuba était en préparation et devrait se tenir avant la fin de l’année.

Un moment convivial entre camarades et amis

Cette réunion a aussi été l’occasion de partager un moment chaleureux entre camarades et amis, autour de quelques empanadas et de vin rouge chilien — les  “sobras escogidas”   - "restes choisis" de la Fête — accompagnés d’un exquis "pebre cuchareado" et de pisco sour.

Nous avons eu l’agréable surprise d’accueillir notre camarade Pierre Cappanera et sa compagne, récemment arrivés à Paris.

À bientôt !

La rencontre s’est terminée, comme prévu, vers 22 heures, dans une atmosphère fraternelle et conviviale.

Les participants se sont donné rendez-vous prochainement, que ce soit à l’occasion de la célébration des Fêtes patriotiques chiliennes ou lors des prochaines activités.

À très bientôt !

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PHOTO ADRIAN VERDUGO-ROSSET


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26 septembre, 2026

LE CHILI PRÉPARE UNE RÉUNION À HUIS CLOS SUR LE DÉTROIT DE MAGELLAN

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LES SÉNATEURS RÉAFFIRMENT LA SOUVERAINETÉ
EXCLUSIVE  DU CHILI SUR LE DÉTROIT DE MAGELLAN


La commission de la Défense de la Chambre des députés du Chili prévoit de tenir, le 25 septembre à Punta Arenas, une réunion à huis clos consacrée au budget de la Défense, aux capacités des forces armées et à la souveraineté chilienne sur le détroit de Magellan.

MercoPress — Lev Chevtsov, 23 septembre 2026, 20 h 56

La réunion doit se dérouler au Commandement naval austral.

LA RÉPLIQUE DE LA GOÉLETTE
 CHILIENNE ANCUD
Participants et thèmes de la réunion / Le ministre de la Défense, Fernando Barros, des membres de la Chambre chargés des questions de relations internationales, les commandants des différentes branches des forces armées, les chefs des unités militaires de la région ainsi que des représentants du Commandement austral devraient participer à cette réunion.

PEINTURE REPRÉSENTANT  PRISE DE POSSESSION DU DÉTROIT DE MAGELLAN
PAR LE CHILI LE 21 SEPTEMBRE 1843


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Des sources de la Chambre basse ont indiqué à la publication que la session se tiendrait à huis clos en raison de la sensibilité des questions liées à la défense et à la sécurité stratégique.

► À lire aussi :    ÉPISODE 1/4 : MAPUCHES DU CHILI, QUAND LA COLONISATION ESPAGNOLE TRÉBUCHE

Parmi les sujets qui devraient être abordés figurent notamment les acquisitions destinées à la Marine et les questions relatives à la souveraineté dans les régions méridionales du pays.# L'anniversaire de l'arrivée de l'Ancud

La réunion intervient dans le contexte du 183ème anniversaire de l'arrivée de la goélette Ancud dans le détroit de Magellan, le 21 septembre 1843.

LE VICE-PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PRÉSIDERA À PUNTA ARENAS
LA CÉRÉMONIE COMMÉMORATIVE DE LA PRISE DE POSSESSION
DU DÉTROIT DE MAGALLANES

Le vice-président et ministre de l'Intérieur, Claudio Alvarado, a rappelé que l'équipage du navire avait hissé le drapeau chilien à Santa Ana et établi le fort Bulnes.

Selon lui, les colons se sont ensuite déplacés vers le nord, avant la fondation de Punta Arenas en décembre 1848.

Le 21 septembre, Alvarado, accompagné d'une délégation de sénateurs issus de différentes forces politiques, a participé aux cérémonies commémoratives et réaffirmé la position du Chili en faveur du maintien de sa pleine souveraineté sur le détroit de Magellan.# Déclarations sur les traités

Daniel Valenzuela, membre de la commission et député indépendant, a déclaré qu'il était nécessaire d'évaluer attentivement la situation stratégique dans la région, notamment au regard de l'augmentation des dépenses militaires de l'Argentine en Patagonie et des acquisitions d'équipements de défense effectuées par le Pérou.

Interrogé par des journalistes sur l'éventuelle abrogation, en Argentine, d'un décret remettant en question la souveraineté sur le détroit de Magellan, Claudio Alvarado a souligné que les traités de 1881 et de 1984, conclus entre les deux pays, devaient être respectés.

Il a également annoncé qu'il discuterait avec le président Antonio Kast de la possibilité de faire du 21 septembre un jour férié régional dans la région de Magallanes.


25 septembre, 2026

LE MINISTRE ITALIEN DE LA DÉFENSE REJETTE L'ALERTE RELAYÉE PAR EL MUNDO

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RT France

Le ministre italien de la Défense rejette l'alerte attribuée aux renseignements américains et relayée par El Mundo sur de possibles attaques de drones russes en Europe / Rome appelle à la prudence face à des accusations non confirmées sur de possibles attaques de drones russes en Europe. Les autorités italiennes disent n'avoir reçu aucune alerte de ce type, tandis que les affirmations relayées par El Mundo reposent sur des sources anonymes et ne sont, à ce stade, étayées par aucune confirmation publique américaine.

RT en français  24 sept. 2026, 19:26

En savoir plus sur RT en français: https://francais.rt.com/international/138062-washington-reconnait-pour-premiere-fois-avoir-deploye-armes-en-orbite  

Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ? 

Le ministre italien de la Défense Guido Crosetto a déclaré, le 24 septembre 2026, qu’aucun élément ne venait confirmer les informations faisant état de possibles attaques de drones russes contre l’Italie, la France ou l’Espagne. Dans un message publié le même jour sur X, il a assuré que l’alerte relayée dans la presse « ne trouve aucune confirmation ».

« L'alerte lancée ce matin par un quotidien espagnol, qui évoque la possibilité d'attaques contre l'Italie, l'Espagne et la France par des navires et des drones russes, ne sert à personne et n'est étayée par aucune preuve. / Nous vivons déjà une période difficile et « tendue », et personne n'a besoin qu'on jette davantage d'huile sur le feu. » 

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À l’origine de cette affaire, un article du quotidien espagnol El Mundo. Le journal affirme que les services de renseignement américains auraient averti plusieurs gouvernements européens d’un possible scénario impliquant des drones russes dissimulés dans des conteneurs à bord de navires marchands, puis lancés depuis la Méditerranée. L’Italie, la France et l’Espagne figureraient parmi les pays concernés.

UNE DU JOURNAL EL MUNDO (ESPAGNE)
DU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026

Crosetto a cependant appelé à ne pas alimenter les tensions sur la base d’informations non établies. Le ministre a rappelé que nous vivons déjà dans une période « difficile et nerveuse » et estimé qu’il n’était pas nécessaire de « jeter davantage d’huile sur le feu ».

Les autorités italiennes indiquent par ailleurs n’avoir reçu aucun avertissement de cette nature à un niveau opérationnel, que ce soit par les services de renseignement ou par les canaux diplomatiques et militaires. Le vice-Premier ministre Matteo Salvini a lui aussi appelé au calme le 24 septembre, dénonçant la diffusion d’informations invérifiées concernant de possibles attaques.

Des accusations fondées sur des sources anonymes

El Mundo avance que des drones de type « Gerbera » pourraient être utilisés dans une telle opération. Ces appareils, longs d’environ deux mètres et pesant jusqu’à 18 kg, disposeraient d’une autonomie annoncée pouvant atteindre 600 km. Selon le scénario présenté par le quotidien espagnol, ils pourraient être transportés à bord de navires marchands avant d’être lancés depuis la Méditerranée.

Ces affirmations reposent toutefois sur des sources anonymes. À ce stade, aucune confirmation publique de la CIA n’est venue étayer l’existence de cette alerte. Aucun élément officiel cité dans les informations ne permet non plus d’établir l’existence de ce supposé projet russe correspondant au scénario avancé par le journal.

Le précédent de Leipzig

Cette affaire survient dans un contexte marqué par plusieurs accusations européennes infondées contre la Russie. Après l’incident du 4 août à l’aéroport de Leipzig/Halle, le gouvernement allemand a attribué à Moscou une tentative d’attaque par drone, affirmant s’appuyer sur des éléments de renseignement. Les détails permettant de vérifier indépendamment cette attribution n’ont pas été rendus publics.

Moscou a catégoriquement rejeté cette version, qualifiant les accusations allemandes d'absurdes et de mensongères. Le Kremlin conteste plus largement les accusations selon lesquelles la Russie chercherait à mener des attaques contre des pays européens.

La Russie a affirmé par ailleurs à plusieurs reprises ne pas avoir l’intention d’attaquer les pays de l’OTAN. En décembre 2025, Moscou a déclaré être prête à confirmer juridiquement qu'elle ne prévoyait d'attaquer ni l'Alliance atlantique ni l'Union européenne.

Dans le cas rapporté par El Mundo, aucune alerte spécifique visant l'Italie, la France ou l'Espagne n'a, à ce stade, été confirmée. Rome continue donc d'appeler à la prudence, tandis que les affirmations concernant une éventuelle opération russe en Méditerranée restent non fondées.

RT en français 


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22 septembre, 2026

UNE DU JOUR. À BERLIN, LES CONSERVATEURS BATTUS PAR ELIF ERALP, CANDIDATE DE GAUCHE RADICALE

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LA UNE DE LA “TAGESZEITUNG”,
QUOTIDIEN ALLEMAND DE GAUCHE,
AU LENDEMAIN DE LA VICTOIRE
À BERLIN D’ELIF ERALP, CANDIDATE
DU PARTI DE GAUCHE DIE LINKE. TAZ

Courrier
international
Ce lundi 21 septembre, la Tageszeitung (TAZ) consacre sa une aux cris de joie d’Elif Eralp et de son équipe. La candidate du parti de gauche radicale Die Linke est arrivée en tête de l’élection régionale dans le Land de Berlin, avec près de 26 % des voix, loin devant la CDU − parti du maire-gouverneur sortant, Kai Wegner −, qui obtient environ 19 % des suffrages.

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Source : Die Tageszeitung  Lecture 2 min. Publié le 21 septembre 2026 à 12h25, mis à jour le 21 septembre 2026 à 12h42

ELIF ERALP, TÊTE DE LISTE DU
PARTI ALLEMAND DIE LINKE, LORS
D’UN DÉBAT TÉLÉVISÉ,  APRÈS
 LES ÉLECTIONS RÉGIONALES,
À BERLIN, LE 20 SEPTEMBRE 2026.
PHOTO RALF HIRSCHBERGER

“La CDU expropriée !” s’exclame le quotidien de gauche, en référence à l’une des propositions phares de celle qui a battu les conservateurs. Elif Eralp entend en effet exproprier les grandes sociétés immobilières pour nationaliser 220 000 logements de la ville, où les loyers ont bondi de 70 % en dix ans.

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Dimanche, la formation d’extrême gauche a laissé loin derrière elle le Parti social-démocrate (SPD), qui, avant de perdre la mairie de Berlin au profit de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) en 2023, fut pendant des décennies la force politique dominante de la capitale allemande. Elle a aussi battu le parti du maire sortant et du chancelier fédéral, Friedrich Merz, qui obtient 19,2 % des voix, en recul de 9 points. Die Linke surclasse également les Verts, qui pointent à 14,3 % (− 4,1 points), et surtout le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD), qui réalise toutefois une percée dans la capitale, avec 15,8 % des voix (+ 6,7 points). D’après les dernières estimations de résultats données dimanche soir, la seule coalition possible serait une alliance de Die Linke avec le SPD et les Verts. 

La victoire d’Elif Eralp consacre ainsi le renouveau de la  consacre ainsi le renouveau de la formation d’extrême gauche allemande. /  DÉCRYPTAGE - La femme politique du parti Die Linke d’origine turque est en position favorable pour diriger l’hôtel de ville de la capitale.

Dimanche soir, à Berlin, sous des lumières rouges, la foule des militants de Die Linke réunie dans la salle des fêtes du quartier de Kreuzberg a célébré sur une musique orientale la victoire de sa candidate, l’avocate de 45 ans d’origine turque Elif Eralp. Pour la première fois depuis la réunification allemande, l’extrême gauche est en passe de gouverner la ville-État depuis la mairie en briques de Berlin, communément appelée la « Rotes Rathaus » (« la mairie rouge »), qui n’a jamais aussi bien porté son nom.

Au micro, sur la scène, la tête de liste a commenté son score impressionnant de 25,7 % des suffrages :  «Nous n’allons pas laisser cette ville aux fascistes et aux extrémistes de droite qui nous divisent, qui nous haïssent et répandent la haine. Ensemble, nous allons nous battre pour un futur radieux ! » Un large succès obtenu à l’issue une campagne inspirée par celle de Zohran Mamdani, le maire de New York, dont Elif Eralp a recruté le stratège. Une campagne…

► À lire aussi :    L'ALLEMAGNE INTERDIT LE MAGAZINE D'EXTRÊME DROITE "COMPACT"

La candidate avait mis la crise du logement au cœur de sa campagne − arborant même un collier de lettres formant les mots “encadrement des loyers” − et créé une dynamique semblable à celle qui a permis l’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York.

Une victoire “en trompe-l’œil”

Le score de Die Linke “devrait suffire pour former une alliance de gauche” à la tête du Land de Berlin, “avec une femme issue de l’immigration [turque] à sa tête”, souligne la TAZ. De quoi confirmer “la réputation de Berlin comme laboratoire du progressisme” dans le pays.

Attention, prévient toutefois le journal : il s’agit d’une victoire “en trompe-l’œil” pour la gauche, qui “ne peut pas faire oublier” la percée historique de l’extrême droite dans deux autres Länder. Dimanche 20 septembre, soit deux semaines après la victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt, le parti est également arrivé en tête dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, dans le nord-est du pays.

Même à Berlin, l’AfD, arrivée en troisième position, a presque doublé son score par rapport au précédent scrutin et obtient 16,3 % des suffrages (contre 9 % lors de l’élection de 2023).

Certes, les deux Länder appelés aux urnes dimanche pourraient être dirigés par des coalitions de gauche, et pas seulement Berlin − car en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la sociale-démocrate Manuela Schwesig, candidate à sa réélection, talonne l’AfD et devrait pouvoir continuer de gouverner grâce à un jeu d’alliances. Pour autant, la percée de l’extrême droite est historique dans le pays − et inédite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 Die Tageszeitung (Berlin)

Le journal Tageszeitung, ou TAZ, est né en 1978 à Berlin-Ouest en réaction au terrorisme d’extrême gauche de la Fraction armée rouge (RAF). Se démarquant de la presse traditionnelle, il s’est imposé comme le quotidien de gauche des féministes, des écologistes et des pacifistes.

Le journal est partenaire du Monde diplomatique, dont il édite l’édition allemande.

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QU’EST-CE QUE LE BOUCLIER DES AMÉRIQUES, RÉUNI EN MARGE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU ?

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LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN, DONALD TRUMP, LORS D’UN ÉVÉNEMENT
ORGANISÉ DANS LE CADRE DE L’INITIATIVE BOUCLIER DES AMÉRIQUES,
EN MARGE DE LA 81ÈME ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES
À NEW YORK, AUX ÉTATS-UNIS, LE 22 SEPTEMBRE 2026.
PHOTO KYLIE COOPER

Qu’est-ce que le Bouclier des Amériques, réuni en marge de l’Assemblée générale de l’ONU ? / Mardi 22 septembre, la coalition Shield of the Americas (Bouclier des Amériques), qui regroupe 19 pays, a classé 24 cartels de drogue et organisations criminelles d’Amérique latine comme groupes terroristes et annoncé des sanctions contre leurs membres. Explications.

Courrier international Lecture 3 min. Publié le 24 septembre 2026 à 10h31

Dans quel contexte est né le Bouclier des Amériques ?

Le 7 mars dernier, dans son complexe de golf de Doral, en Floride, Donald Trump a annoncé la création d’une nouvelle coalition entre les États-Unis et une douzaine de pays d’Amérique latine, officiellement pour lutter militairement contre les organisations de narcotrafiquants.

« Trump, Milei, Noboa, Bukele, Kast dans l'enfer de Dante par Gustave Doré »

IMÁGEN IA CHATGPT

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“Le cœur de notre accord réside dans l’engagement à recourir à la force militaire létale pour détruire ces sinistres cartels et réseaux terroristes. Une fois pour toutes, nous allons en finir avec eux. Nous avons besoin de votre aide. Il vous suffit de nous dire où ils se trouvent”, avait déclaré le président américain à cette occasion, rappelle Emol, site du quotidien conservateur chilien El Mercurio.


La coalition Shield of the Americas, ou Bouclier des Amériques, s’inscrit dans le contexte plus vaste de la reprise en main par les États-Unis de “son” hémisphère. Une politique baptisée “doctrine Donroe”, en référence à la doctrine Monroe, du nom du président James Monroe (1817-1825), qui prétendait faire des Amériques la chasse gardée des États-Unis

Comment fonctionne cette alliance ?

La coalition repose sur “le partage de renseignements, des opérations militaires coordonnées et une structure d’assistance mutuelle permettant aux pays membres de solliciter l’aide de leurs partenaires, notamment des États-Unis, face aux menaces des cartels ou des gangs”, résume l’hebdomadaire américain Newsweek.

C’est dans ce cadre qu’ont eu lieu des bombardements conjoints des États-Unis et de l’Équateur sur le sol équatorien et que s’est déroulé en août, au Panama, un important exercice multinational, Panamax 2026, rassemblant près de 1 700 soldats de 19 pays. À cette occasion, le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, a “exhorté ses alliés à se retirer de la Cour pénale internationale”, pressée par les organisations de défense des droits humains d’enquêter sur les dizaines de frappes américaines contre des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue, qui ont fait plus de 230 morts depuis septembre 2025.

Quels États font partie de la coalition ?

La déclaration commune initiale a été signée par les États-Unis, l’Argentine, la Bolivie, le Costa Rica, la République dominicaine, l’Équateur, le Salvador, le Guyana, le Honduras, le Panama, le Paraguay et Trinité-et-Tobago. Ces derniers ont rapidement été rejoints par les Bahamas, le Belize, le Guatemala et la Jamaïque, rappelle Newsweek. Puis par d’autres pays de la région, à mesure que des candidats de droite étaient élus à leur tête, à l’image de la Colombie et du Pérou, qui ont viré à l’extrême droite en août.

Le 22 septembre, après avoir préféré rester un “pays observateur”, le Chili a été le dernier à rejoindre officiellement la coalition, afin de “combattre avec davantage d’efficacité le crime organisé transnational”, rapporte le quotidien chilien La Tercera. Les pays encore dirigés par la gauche, comme le Mexique ou le Brésil, n’en font pas partie.

Quels sont les engagements de ses membres ?

Ce 22 septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, 15 membres du Bouclier des Amériques ont signé leur “première action commune”, consistant à sanctionner 24 “organisations narcoterroristes transnationales”, parmi lesquelles des cartels colombiens, vénézuéliens, péruviens, salvadoriens, mexicains ou brésiliens. Ces sanctions incluent le gel de leurs actifs, la restriction des visas pour leurs membres et des poursuites pénales contre leurs soutiens financiers et logistiques, résume El País América. De manière plus vague, le texte appelle à “sécuriser les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques”, dans une volonté manifeste de freiner l’influence de la Chine dans la région.

C’est “la première fois qu’un groupe de gouvernements latino-américains signe collectivement, aux côtés de Washington, une désignation terroriste de grande envergure”, souligne The New York Times. La crainte des oppositions, dans les pays membres, est que cela pourrait aboutir à des opérations et bombardements américains sur leur sol. Donald Trump a averti que si ces États ne parvenaient pas à éliminer les cartels, les États-Unis le feraient “à [leur] place”.

Courrier international

Sandrine Morel

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DESSIN SERGIO LANGER

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WASHINGTON RECONNAÎT POUR LA PREMIÈRE FOIS AVOIR DÉPLOYÉ DES ARMES EN ORBITE

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Les États-Unis confirment disposer de systèmes d’armes opérationnels dans l’espace, sans en révéler la nature. Washington présente ces capacités comme une réponse à la militarisation croissante de l’espace, notamment par la Chine.

RT en français 15 sept. 2026, 14:40

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Les États-Unis disposent désormais officiellement d’armes déployées dans l’espace.

L’annonce a été faite le 14 septembre par le secrétaire américain à l’Air Force, Troy Meink, avant d’être confirmée par l’US Space Force.

Washington affirme posséder des « systèmes de contrôle spatial armés en orbite », capables de protéger les forces américaines contre des actions hostiles. Leur nature exacte et leurs capacités restent toutefois classifiées.

DES MEMBRES DE L’US SPACE FORCE À LA BASE DE
VANDENBERG  (CALIFORNIE), LE 18 DÉCEMBRE 2025.
PHOTO DAVID DOZORETZ

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Un changement de discours

Cette reconnaissance marque un tournant dans la communication du Pentagone.

Jusqu’ici, les autorités américaines évoquaient ouvertement la nécessité pour les États-Unis de pouvoir mener des opérations de combat dans l’espace, mais sans confirmer aussi explicitement la présence d’armes américaines déjà déployées en orbite.

La notion de « contrôle spatial » utilisée par l'armée américaine recouvre un éventail de capacités. Elle peut désigner des moyens cinétiques, capables de détruire physiquement une cible, mais aussi des systèmes non cinétiques destinés à brouiller, perturber ou neutraliser les communications ou les fonctions d’un satellite adverse.

La Chine au cœur des justifications américaines

Washington justifie cette évolution par la montée en puissance des capacités spatiales d’autres puissances, en particulier de la Chine.

Pékin développe notamment des technologies permettant d’interférer avec des satellites, voire de les détruire.

Début septembre, Reuters avait documenté le développement, par les États-Unis et la Chine, de satellites capables de manœuvrer à proximité d’autres engins spatiaux.

Ces capacités dites de rendez-vous et de proximité peuvent avoir des applications civiles, mais également militaires, notamment dans le cadre d’opérations de surveillance, d’interférence ou de neutralisation de satellites.

Le projet « Golden Dome »

L’annonce intervient également alors que l’administration de Donald Trump développe son projet de bouclier antimissile baptisé « Golden Dome ».

Ce programme doit notamment s’appuyer sur des intercepteurs placés dans l’espace. Il s’agit d’un système distinct de celui évoqué par Troy Meink, mais le responsable américain a indiqué que certains équipements étaient déjà prêts pour des essais en vol.

Le développement de ces capacités témoigne d’une volonté américaine de renforcer la capacité de défense et d’action militaire dans l’espace.

Une nouvelle étape dans la course aux armements spatiaux ?

Le Traité sur l’espace extra-atmosphérique de 1967 interdit le placement en orbite d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive. En revanche, il n’interdit pas explicitement le déploiement en orbite d’armes conventionnelles.

Sur le plan juridique, la situation demeure donc différente selon la nature des systèmes concernés.

Mais la reconnaissance américaine pourrait avoir des conséquences géopolitiques importantes.

Elle risque notamment d’alimenter la course aux armements spatiaux, chaque puissance pouvant invoquer les capacités de ses adversaires pour justifier le développement et le déploiement de nouveaux systèmes militaires.

L’espace, longtemps présenté comme un domaine essentiellement scientifique et stratégique, devient ainsi de plus en plus ouvertement un nouveau théâtre de confrontation militaire entre grandes puissances.

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