19 octobre, 2026

CHILI : DES MILLIERS DE MANIFESTANTS DANS LA RUE, SEPT ANS APRÈS LE SOULÈVEMENT DU 18-O

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PHOTOS PRENSA LATINA

Prensa Latina
Santiago du Chili, 18 octobre 2026. (Prensa Latina) — Malgré un important déploiement policier, des milliers de personnes ont participé aujourd’hui à Santiago du Chili à une manifestation pour réclamer la satisfaction de revendications restées sans réponse, sept ans après le soulèvement social du 18 octobre, connu sous le nom de 18-O.

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Par Carmen Esquivel 18 octobre 2026 | 16 h 09

CARMEN ESQUIVEL

Étudiants, travailleurs, femmes au foyer, retraités et familles entières ont pris part à la marche, partie de la Plaza Dignidad et qui a parcouru plusieurs pâtés de maisons le long de l’avenue Alameda, avant d’être bloquée par la police, qui a déployé des canons à eau et des véhicules lanceurs de gaz lacrymogènes à hauteur de la colline Santa Lucía.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Le gouvernement a mobilisé plus de 3 000 policiers dans la capitale pour empêcher cette manifestation, qui n’avait pas été autorisée par l’exécutif.

« Le droit de manifester pacifiquement est garanti par la Constitution. Nous n’avons donc à demander la permission à personne dès lors que notre manifestation se déroule dans des conditions pacifiques. Et nous sommes ici pour exprimer notre mécontentement », a déclaré à Prensa Latina Cristian Weibel, conseiller municipal de la commune de Recoleta.

Il a dénoncé plusieurs reculs intervenus depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement actuel de José Antonio Kast, à commencer par la fermeture de la Fondation de la famille, qui a affecté plus de 35 000 personnes.

Il a également alerté sur les coupes budgétaires drastiques dans l’éducation, la santé et d’autres secteurs, prévues dans le budget actuellement en discussion.

Le blocage de la marche sur la colline également connue sous le nom de Cerro Welén a contraint les manifestants à emprunter les rues adjacentes pour rejoindre le Paseo Ahumada, puis à regagner l’avenue Alameda afin de poursuivre leur progression vers le palais présidentiel de La Moneda. Les forces des Carabiniers les ont toutefois de nouveau dispersés, a constaté notre agence.

De nombreuses personnes, de tous âges, ont subi les effets des gaz lacrymogènes et ont dû consommer des citrons pour atténuer les irritations des yeux et de la gorge.

« J’ai manifesté contre la dictature et, aujourd’hui, nous revenons à un gouvernement qui a procédé à des coupes budgétaires touchant les catégories les plus vulnérables », a déclaré Verónica, une femme de 63 ans qui n’appartient à aucune organisation.

Pour Daniel Jadue, militant communiste également présent dans le cortège, il faut retourner dans la rue pour réclamer une réforme de la Constitution, héritée de l’époque de la dictature. « Dans ce pays, tant qu’il y aura du néolibéralisme, il n’y aura pas de démocratie », a-t-il affirmé.

« Je crois que le peuple a compris que ce gouvernement est au service du 1 % le plus riche du Chili et que nous avons tous été trompés pendant la campagne électorale », a-t-il ajouté.

Baptisée « Grande Marche du Chili », la mobilisation, organisée sur les réseaux sociaux, avait pour slogan : « Ils nous prennent tout. Il est temps de nous relever. »

otf/car

Mots-clés : #Chili #Marche #SoulèvementSocial #Anniversaire18O

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DESSIN ALEN LAUZÁN

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18 octobre, 2026

BOLIVIE : PREMIÈRE VISITE D'ÉTAT D'UN PRÉSIDENT CHILIEN EN 71 ANS

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LE PRÉSIDENT BOLIVIEN RODRIGO PAZ (DROITE) ACCUEILLE SON
HOMOLOGUE CHILIEN JOSÉ ANTONIO KAST, LE 16 OCTOBRE 2026
 AU PALAIS PRÉSIDENTIEL DE LA PAZ. 
PHOTO  AFP/VNA/CVN

Le Courrier
du VietNam
 
International / Politique / Le président chilien d'extrême droite José Antonio Kast a effectué vendredi 16 octobre en Bolivie une première visite d'État dans le pays andin depuis 71 ans, au cours de laquelle il a rencontré son homologue de centre droit Rodrigo Paz. / "Aujourd'hui, nous cessons de nous tourner le dos", a déclaré M. Kast dans un bref discours après la signature de plusieurs accords au Palais présidentiel. Les deux pays rechercheront "la normalisation complète" de leurs relations malgré des désaccords diplomatiques historiques, a-t-il ajouté. / Le dirigeant chilien a invité son homologue bolivien à visiter son pays au cours du premier trimestre de l’année prochaine.
Le Courrier du VietNam 17/10/2026 08:00

La Bolivie et le Chili n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1978, après que la Bolivie a échoué à négocier un accès à l'océan Pacifique. Le pays avait perdu son littoral au profit du Chili lors d'une guerre au XIXème siècle.

PHOTOGRAPHIE DU PRÉSIDENT CARLOS IBÁÑEZ DEL CAMPO (À DROITE)
 AUX CÔTÉS DU PRÉSIDENT BOLIVIEN VÍCTOR PAZ ESTENSSORO,
AU PALAIS QUEMADO. DATE 1955. COLORISÉE.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Rodrigo Paz, pour sa part, a affirmé que la Bolivie poursuivrait ses revendications pour obtenir une sortie souveraine sur l'océan Pacifique, qui "constitue un objectif permanent et inaliénable". Mais cette "histoire" ne doit pas freiner le développement, a-t-il ajouté.

"Pas d'excuse"

"Je ne vais pas prétendre qu'il n’existe pas de différends", a déclaré de son côté M. Kast, mais ceux-ci "ne peuvent pas servir d'excuse pour rester paralysés. Nos peuples nous demandent d'avancer", a-t-il ajouté.

LE PRÉSIDENT CHILIEN JOSÉ ANTONIO KAST REÇOIT LES HONNEURS
 MILITAIRES SUR LA PLACE MURILLO DE LA PAZ, LE 16 OCTOBRE. 
PHOTO  AFP/VNA/CVN

Le dernier président chilien à s'être rendu en Bolivie en visite officielle était Carlos Ibañez, en 1955. Il avait rencontré Victor Paz Estenssoro, grand-oncle de Rodrigo Paz.

D'autres présidents chiliens se sont rendus en Bolivie ensuite, mais uniquement à des fins protocolaires.

Les deux présidents ont signé vendredi 16 octobre quatre protocoles d'accord portant sur l'investissement et la recherche dans le domaine minier, la réduction des droits de douane, l'interconnexion énergétique et l'aménagement d'un corridor terrestre pour la fibre optique.

LE 8 FÉVRIER 1975, EL ABRAZO DE CHARAÑA, (« L’EMBRASSADE DE CHARAÑA ») ENTRE
 
LES DICTATEURS HUGO BANZER ET AUGUSTO PINOCHET.  LE COUP D’ÉTAT QUI A PORTÉ AU
POUVOIR LE GÉNÉRAL AUGUSTO PINOCHET EN 1973 A PLACÉ LE CHILI DA
NS  LA CATÉGORIE
  DES « NATIONS PARIAS » PAR LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE. L’ISOLEMENT IMPOSÉ
DANS LEQUEL S’EST RETROUVÉ LE PAYS PENDANT LES ANNÉES DE DICTATURE CONDUISIT
 LE DICTATEUR CHILIEN À UN SEMBLANT DE RÉCONCILIATION ENTRE LA BOLIVIE ET LE CHILI.

► À lire aussi : LE PÉROU SOUPÇONNE UN PACTE CHILI-BOLIVIE POUR UN ACCÈS BOLIVIEN À LA MER

Fernando Aramayo, ministre bolivien de la Présidence, avait auparavant indiqué que son pays cherchait à aménager un oléoduc afin de permettre l'importation de grands volumes de carburant depuis le Chili, dans un contexte de pénurie et de hausse des prix dans le pays.

Il a déclaré à la presse qu'il était encore "très tôt" pour parler d'un rétablissement complet des relations et de la nomination d'ambassadeurs.

Depuis l'arrivée au pouvoir de MM. Paz et Kast, leurs pays ont rejoint le Bouclier des Amériques, une alliance de 15 gouvernements de droite dirigée par le président américain Donald Trump.

AFP/VNA/CVN

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17 octobre, 2026

JOURNÉE DU 17 OCTOBRE, À PARIS : «MACRON, LA VOILÀ TA RÉPUBLIQUE EN MARCHE ! »

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DANS LA CAPITALE BRETONNE COMME AILLEURS, LE MOUVEMENT
LYCÉEN A ÉTÉ DUREMENT RÉPRIMÉ CES DERNIÈRES SEMAINES.
PHOTO JULIEN MARSAULT 

L'Humanité
Ce samedi 17 octobre, des dizaines de milliers de personnes ont battu le pavé parisien. Dans la vapeur des lacrymos, les colères et les générations ont convergé autour de revendications communes (hausse des salaires, avenir de la jeunesse, svices publics…) et d’un même rejet de la politique menée depuis 2017. / L’histoire retiendra peut-être que l’ère macroniste s’achève comme elle a commencé : dans un nuage de gaz lacrymogène. En septembre 2017, les salariés battaient le pavé contre les ordonnances visant à détricoter le droit du travail. Et depuis septembre 2026, c’est une flambée de colères qui a éclaté lors de la bien nommée « rentrée sociale », pour trouver un point de convergence ce samedi 17 octobre, où des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Paris, face à un dispositif policier impressionnant. [ « Les consignes sont claires : tenir jusqu'à essoufflement du mouvement » ] *

Cyprien Boganda et Arthur Dumas Publié le 17 octobre 2026 7min

Un usage frénétique de gaz lacrymogènes tirés directement dans la foule

Aujourd’hui, c’est un peu comme si toutes les générations de citoyens excédés par 10 ans de macronisme s’étaient donné rendez-vous dans les rues de la capitale. Face à eux, les forces de l’ordre ont eu la main très lourde. Sur la place de la République, où devaient s’élancer les cortèges de manifestants (lycéens, syndicalistes, Gilets jaunes, étudiants…), c’est un dispositif hors norme qui a été mis en place dès midi. Tous les journalistes de l’Humanité présents ont constaté un usage frénétique de gaz lacrymogènes, le plus souvent tirés directement au beau milieu de la foule. Plusieurs grenades assourdissantes ont également été tirées lors d’affrontements avec les manifestants.

À la une / Manifestations du 17 octobre 2026 
 
DESSIN AUREL

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Pas de quoi entamer la bonne humeur d’Oriane et Eliot, 21 et 22 ans, keffieh autour du cou pour l’une, chapka noire pour l’autre, qui marchent côte à côte. Recalés de Parcoursup, ils expliquent avoir dû s’exiler à Bruxelles après le bac pour poursuivre leurs études de sciences politiques. « De plus en plus de jeunes Français se retrouvent en Belgique pour étudier, car la sélection est beaucoup moins impitoyable que chez nous », glissent-ils.

MANIFESTATION À PARIS, LE 17 OCTOBRE 2026.
PHOTO CYRIL ZANNETTACCI

Les deux sont politisés, mais ils en sont arrivés au même point par des parcours radicalement différents. Née dans une famille aisée (ses deux parents sont chercheurs universitaires) mais penchant clairement à gauche (sa grand-mère est militante communiste), Oriane enchaîne les manifs depuis sa tendre enfance. Eliot, lui, a milité un temps chez les Jeunes avec Macron (JAM) : enivré par les promesses de renouvellement de 2017, il s’est réveillé un matin avec la gueule de bois des grandes désillusions. « J’ai été enfumé par la rhétorique macroniste, analyse-t-il à froid aujourd’hui. Je pense que c’est sa politique fiscale qui m’a dégoûté. Tout ce pognon déversé dans les poches des plus riches… » « Tu es devenu de gauche en me rencontrant, c’est tout », se marre sa pote.

À PARIS, LE 17 OCTOBRE 2026.
PHOTO MARION VACCA

« On se mobilise pour nos enfants »

S’ils manifestent aujourd’hui, c’est parce qu’ils partagent les revendications de la jeunesse révoltée (plus de moyens pour les lycées, abolition de Parcoursup, recrutement d’enseignants dans les lycées…), mais aussi parce qu’ils se disent écœurés par le système économique dominant. « Le néolibéralisme a asphyxié ma mère, assène Eliot. Elle bossait chez un opticien et voyait son patron rouler dans une voiture de luxe. Quant à moi, j’ai fait une partie de ma scolarité dans un lycée délabré, à Coulommiers (Seine-et-Marne) et aujourd’hui je galère. Je ne m’en sors que parce que je vis chez mon copain à Bruxelles… »

À PARIS, LE 17 OCTOBRE 2026.
PHOTO MARION VACCA

Tout autour d’eux, une foule grossit, composée de jeunes rigolards dont les slogans crépitent comme un feu d’artifice (Parcoursup, la Palestine, les violences policières…), de salariés brandissant des banderoles syndicales (CGT, Solidaires…) et de quelques groupes de Gilets jaunes. Éric et Magalie ont à peu près le triple de l’âge de certains manifestants (62 et 51 ans exactement), mais ont tenu à faire le déplacement. Jeune retraité, le premier continue à bosser dans l’audiovisuel pour arrondir ses fins de mois. Psychologue, la seconde se dit « extrêmement bien payée mais solidaire de ceux qui ont peu ». « On se mobilise pour nos enfants, lancent-ils en chœur. Ils en ont marre et on les comprend aisément : entre le manque d’avenir, l’écroulement de la biodiversité et la montée du fascisme, il y a de quoi devenir dingues. »

Il ne faut pas les prier trop longtemps pour qu’ils se lâchent contre le pouvoir macroniste et la stratégie actuelle de l’exécutif. « Ah, parce qu’il y a une stratégie ?, fait mine d’interroger Éric. En dehors d’enfumer tout le monde et de mettre des flics partout, je ne vois pas… » « Ce que vous avez devant vous aujourd’hui, c’est le bilan de 10 ans de macronisme, souffle Magalie. C’est une vraie catastrophe – l’extrême droite aux portes du pouvoir, tout le monde en colère, les policiers partout… »

MANIFESTATION À PARIS, LE 17 OCTOBRE 2026, DANS 
LE CADRE D’UN APPEL À LA MOBILISATION NATIONALE. 
PHOTO GUILLAUME SALIGOT

« Tu comprends les jeunes qui veulent tout casser »

Une armée de CRS harnachés comme pour aller au front surgissent d’on ne sait où, sous les regards accablés du duo. « On vient de la place de la République, où on est tombés sur des Robocops et une espèce de tank que je n’ai jamais vu, grimace Magalie. Quand tu vois le déploiement policier aujourd’hui, tu comprends que les jeunes aient envie de tout casser. »

Dans le cortège nourri qui s’avance vers la place de Clichy, on chante à tue-tête et on rivalise d’imagination en matière de slogans : « Beethoven est devenu sourd mais pas à cause d’une grenade », brandit quelqu’un, tandis qu’un autre s’adresse directement au chef de l’État – « Macron, fais comme moi, taxe tes potes ! » – et qu’une bande de jeunes se disent « fâchés, fauchés mais pas fachos ».

Plus discret, Jules, syndicaliste CGT bossant chez Météo France, marche sans faire de vagues. « Si le monde du travail ne rejoint pas le mouvement en faisant grève, les lycéens ne gagneront pas, croit savoir le trentenaire. Mon syndicat s’est beaucoup mobilisé aux côtés des jeunes depuis le début du mouvement, notamment pour former un rempart entre eux et la police. Contre le budget d’austérité, il ne faut surtout pas se battre chacun dans son coin. »

AUJOURD’HUI, C’EST UN PEU COMME SI TOUTES LES GÉNÉRATIONS
DE CITOYENS ÉPUISÉS PAR 10 ANS DE MACRONISME S’ÉTAIENT
DONNÉ RENDEZ-VOUS DANS LES RUES DE LA CAPITALE.
PHOTO GUILLAUME SALIGOT 

« Utilisation du 49-3, culte du chef et absence totale d’écoute »

Une entêtante odeur de poudre flotte dans l’air, issue des vapeurs mélangées des feux d’artifice et de la lacrymo, tandis que les manifestants marchent vers le nord-ouest. Deux copines souriantes, la vingtaine, assurent que les vacances qui commencent n’auront pas raison de l’ardeur des manifestants. L’une d’entre elles brandit une photo d’Emmanuel Macron les bras levés à angle droit, barrée de la mention « Absolute dictature ».


Pour elle, le terme n’est pas usurpé, quand elle additionne « utilisation du 49-3, culte du chef, absence totale d’écoute de la colère populaire. » Sa copine, qui doit lâcher 850 euros par mois pour son 19m2 en plein Paris, ne digère toujours pas le gel des APL (aides au logement) prévu dans le Budget 2027 : « C’est honteux que ce soit les plus modestes qui se fassent tabasser ». Une manifestante déboule soudain, regard déterminé, slogan imparable : « Macron, la voilà ta République en marche ! »


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15 octobre, 2026

NICOLÁS MADURO ET SON ÉPOUSE, CILIA FLORES PLAIDENT NON COUPABLES FACE À DE NOUVELLES ACCUSATIONS

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Sur ce croquis réalisé en salle d’audience, on voit l’avocat Barry Pollack, l’ancien président vénézuélien
Nicolás Maduro, les avocats Anna Estevao et Mark Donnelly, ainsi que l’épouse de Maduro, Cilia Flores,
debout lors d’une audience préliminaire dans le cadre d’une affaire de trafic de drogue
 impliquant Maduro et Flores,  le mercredi 22 juillet 2026, au tribunal fédéral de Manhattan, à New York.
ESQUISSE DE LA DESSINATRICE JANE ROSENBERG 

RT France

Le président vénézuélien et son épouse ont été kidnappés à Caracas par des militaires américains en janvier dernier. / Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, et son épouse, Cilia Flores, lors d’une audience devant un tribunal fédéral de New York, aux États-Unis, le 22 juillet 2026. / Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, et son épouse, la députée Cilia Flores, ont comparu ce jeudi 15 octobre devant le tribunal de district des États-Unis pour le district sud de New York afin de répondre aux nouvelles accusations de complot en vue de commettre des actes de torture.

RT en français Publié le 15 octobre 2026 à 15 h 49 GMT

Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ? 
Selon les informations de Reuters, le dirigeant vénézuélien et son épouse ont plaidé non coupables des nouvelles charges retenues contre eux par le parquet.

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Le journaliste et avocat Matthew Russell Lee, qui suit l’affaire depuis ses débuts, a publié sur ses réseaux sociaux un extrait de l’intervention de Maduro devant le juge Alvin K. Hellerstein.

Interrogé sur la manière dont il plaidait, le président a déclaré : « Ce sont de fausses accusations portées contre moi. » Invité à préciser sa réponse, il a ajouté : « Je rejette ce document dans son intégralité. » À la suite de ces déclarations, le magistrat a indiqué : « Une déclaration de non-culpabilité est enregistrée. »

De son côté, Flores a déclaré : « Je suis totalement innocente. »

Les décisions précédentes

L’audience, présidée par Hellerstein, qui instruit l’affaire, s’est tenue une semaine après que le juge eut rejeté la demande d’assignation à résidence présentée par la défense de Flores. Les avocats de la députée avaient invoqué des raisons de santé ainsi qu’une forte dégradation de son état physique pendant sa détention au centre de détention métropolitain de Brooklyn pour demander cette mesure.

Le 8 octobre dernier, le parquet a retenu de nouvelles charges contre le président vénézuélien et la députée. Celles-ci sont liées à des actes présumés de torture visant des opposants politiques et des citoyens américains qui avaient été détenus dans le pays sud-américain.

Le couple est accusé de s’être maintenu au pouvoir en « terrorisant ceux qu’il considérait comme des opposants, au moyen de persécutions et de violences ». L’accusation affirme que des milliers de Vénézuéliens ont été « harcelés, menacés, arrêtés, poursuivis en justice, agressés, torturés ou assassinés » par des personnes agissant sur les ordres du gouvernement de Maduro.

Le procès des deux prévenus, initialement prévu pour commencer le 1er juillet 2027, a été reporté de deux semaines et doit désormais s’ouvrir le 14 juillet de la même année.

Nicolas Maduro et son épouse ont été kidnappés à leur domicile en janvier, alors que des avions américains bombardaient Caracas. Ils ont été transférés depuis la capitale vénézuélienne vers le centre de détention métropolitain de Brooklyn, à New York, où ils ont été placés sous écrou pour des accusations de trafic de drogue que le texte qualifie de non étayées. Une accusation de complot en vue de commettre des actes de torture a ensuite été ajoutée au dossier. Ils devront ainsi répondre de faits présumés constitutifs de violations des droits humains. Tous deux ont plaidé non coupables des infractions qui leur sont reprochées.

Outre le fait de clamer son innocence, Maduro se décrit lui-même comme un « prisonnier de guerre ». Sa défense a invoqué l’immunité dont il bénéficierait en tant que chef d’État en exercice, afin de faire annuler la procédure judiciaire. Il dénonce une procédure irrégulière, estimant que les États-Unis ne sont pas compétents pour le juger.

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NICOLAS MADURO, L'ANCIEN PRÉSIDENT DU VENEZUELA,
DANS SA PRISON DE NEW YORK, AUX ETATS-UNIS, LE 25 JUIN 2026. X

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13 octobre, 2026

LECORNU VOULAIT POURSUIVRE MÉLENCHON POUR « INCITATION À LA RÉBELLION »

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DESSIN DIEGO ARANEGA

Le Canard enchaîné
Police et justice Blocage des lycées- Le Premier ministre ne digère pas l'activisme de LFI dans le mouvement lycéen, au point de chercher à déclencher des poursuites contre Jean-Luc Mélenchon pour avoir poussé des élèves à la rébellion. Mais Sébastien Lecornu a dû se rabattre sur une simple plainte en « diffamation envers une administration publique » déposée par Laurent Nuñez.

Par Odile Benyahia-Kouider et Christophe Labbé Publié le 13 octobre 2026 Lecture : 5 min.

SÉBASTIEN LECORNU, ALORS
MINISTRE DE LA DÉFENSE,
LE 29 AOÛT 2025 
PHOTO PICTURE ALLIANCE 

pas moins de 6 877 lycéens collés en garde à vue en vingt-deux jours ! Depuis le début de la contestation dans un bahut de Créteil, le 17 septembre, les flics ont mis au gnouf trois fois plus de jeunes que lors du dernier grand mouvement étudiant anti-CPE de 2006, qui s’était pourtant étalé sur deux mois. Plus accablant encore, 86 % des embastillés ont entre 14 et 18 ans. Notre ministre de l’Intérieur, champion du ramassage scolaire…

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► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Mais pourquoi autant de jeunes ont-ils atterri dans des paniers à salade ? La vérité, c’est que la Place Beauvau a ordonné de ­ratisser large. D’après les informations du Palmipède, un tiers des lycéens ont été arrêtés sur le simple motif d’« attroupement non autorisé ». Comme l’avoue un commissaire, « le but de la manœuvre était d’effrayer les élèves et leurs parents pour ­stopper au plus vite la fronde ». Début octobre, plusieurs préfets ont pris la plume pour s’adresser directement aux parents de mineurs interpellés, histoire de leur ­remonter les bretelles. « Je vous demande de vous assurer que votre enfant ­s’abstienne de manifester dans les prochains jours », a ainsi décrété le préfet du Pas-de-Calais.


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«BLOCUS : LYCÉENS ET ÉTUDIANTS VEULENT "ÊTRE ENTENDUS"»
DESSIN DE @COCOBOER.
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12 octobre, 2026

RAPHAËL GLUCKSMANN «A PLIÉ LE MATCH» ET ACTE LA RUPTURE AVEC LFI

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«Raphaël Glucksmann le nouveau Macron 2.0»
TOULOUSE EN LUTTES

L'Humanité
« Ce résultat dit quelque chose de puissant » : Raphaël Glucksmann écrase la primaire sociale-démocrate et acte la rupture avec LFI / Après deux jours de vote en ligne, les conclusions de la primaire des sociaux-démocrates sont connues. Raphaël Glucksmann a été désigné candidat dès le premier tour. Il devance largement Olivier Faure et Ségolène Royal. [«Raphaël Glucksmann le nouveau Macron 2.0»]

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Dernière minute - Raphaël Glucksmann enfariné à la sortie de son QG de victoire.

Anthony Cortes Publié le 11 octobre 2026 3min

Primaire socialiste, premier et dernier acte. À l’issue de deux jours de scrutin plutôt qu’un seul comme initialement prévu, la faute à une cyberattaque de la plateforme de vote en ligne, les résultats sont connus : Raphaël Glucksmann est désigné candidat social-démocrate dès le premier tour, ce dimanche 11 octobre, en recueillant 66,17 % des voix. Il devance très largement le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (14,46 %), et Ségolène Royal (7,62 %), ex-candidate du PS en 2007. Plus loin, Emmanuel Maurel, parlementaire GDR, et Jérôme Guedj, député PS de l’Essonne, ferment la marche, obtenant respectivement 5,92 % et 5,83 %.

RAPHAËL GLUCKSMANN PRONONCE UN DISCOURS APRÈS L’ANNONCE DES
RÉSULTATS DU PREMIER TOUR DE LA PRIMAIRE DE LA GAUCHE, EN VUE
DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2027, À PARIS LE 11 OCTOBRE 2026.
PHOTO ROMAIN PERROCHEAU

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

« Ce résultat dit quelque chose de puissant : une gauche fidèle à ses valeurs peut rassembler, gouverner et gagner, a déclaré le grand vainqueur après la proclamation des résultats. Nous ne sommes pas là pour gagner une querelle à gauche. Nous sommes là pour gagner l’élection présidentielle : tourner la page du macronisme, empêcher l’extrême droite et changer la vie. »

► À lire aussi :      EMMANUEL TODD DÉMONTE MACRON SUR LA GUERRE EN UKRAINE 

Un taux de participation proche de 2006

Au total, 120 587 personnes se sont prononcées lors de ce premier tour sur 140 282 inscrits, bien au-delà de l’objectif de 90 000 votants affiché en amont. Un taux de participation relativement proche de celui de la primaire de 2006, qui avait vu Ségolène Royal l’emporter face à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, mais bien loin des 2,6 millions de votants de 2011 qui avaient propulsé François Hollande sur la route de l’Élysée.

« Ces chiffres nous donnent beaucoup d’espoir (…) et sont la garantie de l’unité autour du vainqueur de cette désignation », s’est enthousiasmé Patrick Mennucci, à la tête du comité d’organisation de la primaire, qui a aussi tenu à rassurer sur l’intégrité du scrutin à la suite de la cyberattaque. « La famille socialiste a su mener la seule expérience démocratique de cette précampagne. Cela montre que nous sommes en capacité de créer une dynamique », a renchéri Arthur Delaporte, porte-parole du PS, soutien d’Olivier Faure.

Ce surprenant nombre d’inscrits, puis de votants, faisait redouter aux troupes de Raphaël Glucksmann un jeu plus ouvert que prévu. Car, au total, selon les données communiquées par les organisateurs, plus de la moitié des électeurs inscrits n’étaient pas membres du Parti socialiste ou de Place publique. Il n’en a rien été.

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Raphaël Glucksmann, c'est une imposture.
François Boulo

La rupture avec LFI actée

« Avec un résultat aussi net, les appareils politiques doivent se mettre au service de cette campagne sans tergiverser », a fait savoir Jérôme Guedj, bon dernier de cette primaire, quelques minutes après la proclamation des résultats. « Je suis pour le vainqueur de cette campagne, à condition qu’il y ait un rassemblement à gauche, a de son côté communiqué Ségolène Royal. Cette campagne présidentielle doit donner de l’espoir au pays. »

Un rassemblement qui se fera de toute façon sans aucun rapprochement avec La France insoumise, comme l’a promis avec virulence Raphaël Glucksmann tout au long de sa campagne : « On ne peut pas dire qu’on fait un « front » pour préserver la démocratie et prétendre gouverner avec des gens qui méprisent à ce point l’ethos démocratique. »


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À CLERMONT-FERRAND, JEAN-LUC MÉLENCHON FAIT SALLE COMBLE ET DÉROULE SES PROPOSITIONS SUR LA JEUNESSE ET L'ÉDUCATION

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JEAN-LUC MÉLENCHON LORS D'UN MEETING POUR SA CAMPAGNE
PRÉSIDENTIELLE À CLERMONT-FERRAND, LE 11 OCTOBRE 2026.
PHOTO JEFF PACHOUD

France info
Suppression de Parcoursup, droit de vote à 16 ans... Le quadruple candidat à la présidentielle a réaffirmé plusieurs de ses propositions concernant ces deux thèmes brûlants sur fond de colère lycéenne. / Le zénith de Clermont-Ferrand est plein à craquer. Il ne reste pas une seule place assise, la salle déborde même en ce dimanche 11 octobre. Plus de 10 000 personnes sont présentes selon les insoumis, et tout le monde ne peut pas rentrer. Face à une foule chauffée à blanc, Jean-Luc Mélenchon évoque la crise des lycées qu'il qualifie de "bazar organisé du sommet de l'État par des gens qui voulaient transformer le savoir en une marchandise, comme ils transforment tout en marchandises".

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Article rédigé par Elie Abergel 

Radio France Publié le 11/10/2026 18:43 Mis à jour le 11/10/2026 21:29 

le principal coupable, selon lui, est la plateforme Parcoursup. Pour le leader insoumis, celle-ci a cette "manière de rendre tordu votre gosse qui est droit". L'insoumis compare Parcoursup à "l'école du vice, une ignominie même". Jean-Luc Mélenchon attaque ensuite les promoteurs, toujours selon lui, de cette plateforme d'orientation post-bac qu'il veut abroger au plus vite.

JEAN-LUC MÉLENCHON, À CLERMONT-FERRAND, LE 11 OCTOBRE 2026
PHOTO ROMAIN COSTASECA 

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

À 16 ans, "on doit pouvoir donner son avis (...) comme citoyen"

Sans oublier d'attaquer deux de ses adversaires dans la course à l'Élysée, Edouard Philippe et Gabriel Attal. "L'inventeur, Monsieur Blanquer, à qui revient le pouvoir d'imagination de ces bêtises. Le Premier ministre, qui a veillé à leur mise en application systématique, Monsieur Édouard Philippe. Et puis il y a le troupier, l'inventeur à la base, c'est-à-dire Monsieur Attal, car il ne faut pas l'oublier", ajoute l'ancien sénateur socialiste.

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Tandis que les adversaires de LFI, Gabriel Attal en tête, accusent Jean-Luc Mélenchon d'instrumentaliser la colère lycéenne, l'insoumis martèle sa vision pour la jeunesse : "À 16 ans, on vote aux élections prud'homales. À 16 ans, on va en prison. Alors à 16 ans, on doit pouvoir donner son avis, non pas secondairement, mais comme tous les autres, comme citoyen, c'est-à-dire qu'il nous faut le droit de vote à 16 ans". Devant un immense écran géant bleu-blanc-rouge, le candidat insoumis conclut son meeting sous un tonnerre d'applaudissements en promettant de rétablir la retraite à 60 ans.



«LES UNES DE LA PRESSE ÉCRITE CONTRE MÉLENCHON ET LFI»

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«Les Unes de la presse écrite contre Mélenchon et LFI»  
Version 2, mars 2026

Dans un article paru en mai 2025, nous publiions une compilation de Unes de presse contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise [Loin d’être exhaustif – par souci de lisibilité, nous n’avons par exemple pas inclus les couvertures de puissants quotidiens tels que Le Figaro, Les Échos, Le Monde, etc. – ce paysage de Unes donne néanmoins un aperçu du climat ambiant.]. La collection s’est étoffée depuis : une actualisation s’impose. Acrimed.

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«BLOCUS : LYCÉENS ET ÉTUDIANTS VEULENT "ÊTRE ENTENDUS"»
DESSIN DE @COCOBOER.
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