04 septembre, 2026

AU FORUM DE MADRID, LE PRÉSIDENT ARGENTIN APPELLE LES DROITES SUD-AMÉRICAINES À «S’ORGANISER»

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LES PRÉSIDENTS CHILIEN JOSÉ ANTONIO KAST (À GAUCHE) ET
ARGENTIN JAVIER MILEI MARCHENT DEVANT LE PALAIS DE LA 
MONEDA À SANTIAGO, AU CHILI, LE 3 SEPTEMBRE 2026.
PHOTO ESTEBAN FELIX

RFI
Le Chili a accueilli, jeudi 3 septembre, le Forum de Madrid, un événement qui réunit chaque année des partis et organisations d’extrême droite d’Europe et d’Amérique. Pour cette 5ème édition, la rencontre a eu lieu à Santiago, avec comme hôte le président chilien José Antonio Kast, membre fondateur. Les participants ont célébré « une nouvelle ère » pour le continent, après les victoires électorales ces derniers mois de dirigeants de droite et d’extrême droite en Colombie, au Pérou, en Bolivie ou encore au Honduras. [La « fachosphère » d'Atapuerca à Santiago du Chili]

RFI Avec notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné Publié le : 04/09/2026 - 06:55 Modifié le : 04/09/2026 - 07:09  Temps de lecture 2 min 

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Au Forum de Madrid, le président argentin appelle les droites sud-américaines à «s’organiser»

DESSIN SERGIO LANGER


C’est le président argentin, Javier Milei, invité d’honneur du Forum de Madrid, qui a entamé la journée avec un discours où il a appelé à s’unir face à la gauche qu’il considère comme le « mal » et accuse d'avoir « colonisé » les institutions, les universités et les médias, d'où elle promeut, selon lui, ses idées et cherche à reconquérir le pouvoir. 

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

DESSIN BECS

« La droite doit s’organiser. Car si eux ont eu leur internationale socialiste, nous nous devons d'approfondir nos liens d’amitié, notre propre réseau international dans la région et dans le monde », a-t-il plaidé. « La gauche est organisée à l'échelle régionale depuis des décennies [...] Une mauvaise organisation se combat par une bonne organisation, il n'y a pas d'autre manière », a-t-il ajouté.

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Javier Milei a également salué « son ami » José Antonio Kast. Le président chilien qui, lui, a adopté un ton moins véhément que son homologue argentin, précise tout de même : « L’Amérique latine vit un profond changement, avec de nouveaux leaders. Et si on continue à faire les choses correctement, on arrivera à Managua et à La Havane. »

Parmi le public, beaucoup de jeunes, comme Rocío, étudiante. Pour elle, « la liberté, c’est le plus important ». Son ami Vicente défend « la famille, c’est le cœur de nos sociétés ».

Quant à Claudio, professeur à l’université, il se réjouit de cette nouvelle scène politique sur le continent : « Selon moi, les tendances de gauche et socialistes ne résolvent pas les problèmes des gens. En revanche la liberté économique, si. Elle permet le développement des peuples. »

Au même moment, plusieurs dizaines d’étudiants protestaient dans le centre de la capitale contre la tenue de ce forum d’extrême droite.

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Sous titrage fr video clideo

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03 septembre, 2026

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PHOTOMONTAGE PRENSA LATINA

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Prensa Latina
SANTIAGO DU CHILI, 3 septembre 2026. — Les partis progressistes chiliens se réunissent ce jeudi à Santiago pour le forum « Democracia Siempre », organisé en parallèle du Forum de Madrid, qui rassemble dans la capitale chilienne plusieurs représentants de la droite radicale internationale. 
[La « fachosphère » versus Democracia Siempre]

Prensa Latina 3 septembre 2026.

FLYER PSCH

La rencontre progressiste se tient à l’Hôtel Fundador, au cœur du centre historique de Santiago. Le Parti socialiste, le Parti communiste, le Frente Amplio, le Parti pour la démocratie (PPD), la Démocratie chrétienne ainsi que plusieurs organisations de la société civile y sont représentés.

FLYER PSCH

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Parmi les personnalités susceptibles d’y participer figurent les anciens présidents Michelle Bachelet, qui a dirigé le Chili de 2006 à 2010 puis de 2014 à 2018, et Gabriel Boric, président de 2022 à 2026.

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À quelques kilomètres de là, dans le quartier huppé de Las Condes, le Forum de Madrid tient sa propre rencontre au Centre d’événements San Carlos de Apoquindo. Cette alliance de partis ultraconservateurs européens et latino-américains a été créée en 2020 à l’initiative de Santiago Abascal, dirigeant du parti espagnol Vox.

FLYER PSCH

Le président chilien José Antonio Kast et son homologue argentin Javier Milei ont confirmé leur participation, de même qu’Ignacio Garriga, secrétaire général de Vox.

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La rencontre doit également réunir la sous-secrétaire d’État américaine chargée de la diplomatie publique, Sarah Rogers, ainsi que l’eurodéputée hongroise Kinga Gál, proche alliée du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, entre autres personnalités.

La participation du président Kast au Forum de Madrid, dont il est lui-même l’un des fondateurs, suscite de vives critiques de la part de l’opposition et de certaines voix proches du pouvoir.

FLYER PSCH

Le député du Frente Amplio Gonzalo Winter a ainsi dénoncé un « sommet de dirigeants qui méprisent la démocratie ».

Le président du Parti communiste, Lautaro Carmona, a pour sa part estimé que José Antonio Kast, en tant que chef de l’État, devait se comporter comme « le président de tout le pays » et non comme un militant parmi les fondateurs du mouvement.

L’ancienne candidate à la présidentielle Jeannette Jara a également appelé le chef de l’État à se concentrer sur les enjeux nationaux. « Participer aujourd’hui à un forum fanatique et dogmatique, comme celui de l’ultradroite, donnerait en réalité un très mauvais signal au pays », a-t-elle déclaré.

FLYER PSCH

Face au Forum de Madrid, les formations du centre et de la gauche entendent, avec « Democracia Siempre», réaffirmer leur attachement à la démocratie construite au Chili au cours des dernières décennies et dénoncer les programmes libéraux ainsi que les tendances qu’elles jugent autoritaires de la droite ultraconservatrice.

FLYER PSCH
Le député et président du Parti pour la démocratie, Raúl Soto, a notamment insisté sur cet objectif.

La réunion de ce jeudi marque par ailleurs le début d’une série de commémorations historiques de la gauche chilienne. Celles-ci se poursuivront vendredi avec les cérémonies en hommage au président Salvador Allende, puis avec la traditionnelle marche du 11 septembre en mémoire des victimes du coup d’État militaire de 1973. arc/car

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KK KASST
DESSIN BECS

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À SANTIAGO, UNE RÉUNION DE L’INTERNATIONALE BRUNE POUR MENER « LA BATAILLE CULTURELLE FACE AU WOKISME, AU PROGRESSISME ET AU NÉO-MARXISME »

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LE PRÉSIDENT CHILIEN JOSÉ ANTONIO KAST (À DROITE)
SALUE LE PRÉSIDENT ARGENTIN  JAVIER MILEI (À GAUCHE)
 LORS DE  SA CÉRÉMONIE D’INVESTITURE  À VALPARAISO,
AU CHILI, LE 11 MARS 2026.
PHOTO ADRIANA THOMASA 

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L'Humanité
Décryptage / La capitale du Chili accueille, ce jeudi 3 septembre, la nouvelle édition du Forum de Madrid. Impulsé par l’extrême droite espagnole, cet espace vise à combattre les gauches latino-américaines, et au-delà. [La « fachosphère » d'Atapuerca se déploie]

Luis Reygada Publié le 2 septembre 2026 7min

DESSIN BECS

Après Bogota (Colombie), Lima (Pérou), Buenos Aires (Argentine), puis Asuncion (Paraguay), c’est Santiago, au Chili, qui accueille cette année la cinquième édition des Rencontres régionales du forum de Madrid. Au menu de ce nouveau sommet de l’extrême droite internationale, ce jeudi, une quarantaine d’orateurs provenant de plus de 25 pays.

«¿A QUIÉN LE TOCA?»
DIBUJO DE NÉSTOR SALAS

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Figures de proue des droites radicales d’Amérique latine et espagnole, néolibéraux, ultra-conservateurs, responsables de think tanks, représentants de la société civile régionale, venus Europe et des États-Unis : tous prendront la parole avec l’objectif de renforcer la coordination internationale « des acteurs engagés pour la défense de la liberté, la démocratie, la souveraineté des nations ».

TOUT COMME MILEI EN SON TEMPS, JOSÉ ANTONIO KAST (DE DOS)
ET RODRIGO PAZ TENTENT DE PRENDRE LEURS DISTANCES AVEC
FERNANDO CERIMEDO POUR ÉVITER QUE LEUR CAMP
 POLITIQUE NE SOIT ENCORE PLUS MIS À MAL.
PHOTO  CAPTURE D'ÉCRAN

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Derrière ces promesses, c’est surtout celle de freiner « la montée de l’extrême gauche des deux côtés de l’Atlantique » qui sera au cœur des débats, encadrés par un fond idéologique aux relents cryptofascistes. Avec un niveau de violence préoccupant, la déclaration finale du sommet d’Asunción (Paraguay), en 2025, affichait noir sur blanc la volonté d’avancer vers la « défaite du socialisme ».

DESSIN SERGIO AQUINDO

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Et cela grâce à l’union des forces conservatrices et réactionnaires face aux « multinationales du crime » que représenteraient les formations de gauche de la région, notamment les organismes comme le Forum de São Paulo, le Groupe de Puebla et l’Internationale progressiste. « Défense de la civilisation occidentale », renforcement de « la bataille culturelle face au wokisme, au progressisme et au néo-marxisme » : le même langage sera encore à l’honneur cette année au pays de Salvador Allende, dirigé depuis six mois par un nostalgique de pinochet, José Antonio Kast.

MANIFESTATION CONTRE L'EXTRÉMISME DE
DROITE DEVANT LE PARLEMENT DE VIENNE.
PHOTO  TOBIAS STEINMAURER

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Des réseaux transnationaux coordonnés

C’est d’ailleurs le président chilien qui doit prononcer le discours d’ouverture du Forum, juste avant l’intervention de son homologue argentin, le libertarien Javier Milei. Suivront les prises de parole de Sarah Rogers, sous-secrétaire d’État responsable de la diplomatie publique des États-Unis, et de Maria Antonieta Mejia, numéro deux du gouvernement du Honduras.

Avec le récent retour de la droite au pouvoir dans ce pays, le pays centre-américain fait partie des récentes prises (Chili, Pérou, Colombie) de la vague conservatrice qui submerge l’Amérique latine. La grande époque de la gauche portée par les Chavez, Morales, Correa, Kirchner, Castro, Mujica semble bien lointaine, à l’exception du Brésilien Lula, qui affrontera dans les urnes le mois prochain… l’extrême droite

Les victoires conservatrices se sont enchaînées en Argentine, au Pérou, en Bolivie, au Costa Rica, en Équateur, au Panama, en République dominicaine, au Salvador. Si chaque pays possède ses propres spécificités à même d’expliquer pourquoi les gauches n’ont pu se maintenir ou conquérir le pouvoir, nul ne peut nier le rôle joué par des réseaux transnationaux, coordonnés pour lutter contre les idées progressistes.

On y retrouve aux côtés des extrêmes droites latino-américaines celles d’Europe, d’Israël et des États-Unis, réunies autour de thématiques communes et de convergences stratégiques, en prenant soin de gommer les divergences idéologiques.

Sous la bannière « Une nouvelle ère pour l’Ibéro-Amérique », le Forum de Madrid à Santiago trahit à peine le rôle de l’extrême droite espagnole dans cette expansion réactionnaire. Disenso, le groupe de réflexion vertement anticommuniste du parti néofranquiste Vox, est en effet à la manœuvre.

Cultivant la nostalgie colonialiste de la « grande Espagne » chère à Franco, voilà plusieurs années que le parti dirigé par Santiago Abascal, proche du clan Le Pen, tisse sa toile de l’autre côté de l’Atlantique, en prêchant l’émergence d’une « ibérosphère » en croisade contre les « narco-socialistes ».

« Cette capacité à organiser des réseaux transcontinentaux d’extrême droite en dépit des différences programmatiques est un phénomène nouveau », analyse Jean-Jacques Kourliandsky. Dans un dossier portant sur l’essor de l’extrême droite en Amérique latine (mai 2026), le directeur de l’observatoire de l’Amérique latine et des Caraïbes de la Fondation Jean-Jaurès souligne « l’impulsion décisive » donnée par Vox, qui offre une légitimation internationale à des personnalités politiques de deuxième rang afin d’imposer leurs idées dans les urnes.

Fort d’un budget annuel de plusieurs millions d’euros, le think tank Disenso, qui propose « une articulation optimale entre idéologie et conquête du pouvoir », n’est pas étranger aux victoires de Kast ou de Milei.

Une identité politique autour d’idées fascisantes

L’impact de la nouvelle politique étrangère des États-Unis dans la région depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025 n’est pas en reste. Une table ronde est d’ailleurs organisée ce jeudi autour de ce sujet avec la participation de l’ambassadeur états-unien au Chili, Brandon Judd, et du président du puissant think tank Heritage Foundation, Kevin Roberts.

« Trump a rendu bien plus explicite l’interventionnisme yankee. Celui-ci est flagrant dans les derniers processus électoraux au cours desquels il a ouvertement soutenu – et manœuvré – pour favoriser ”ses” candidats », explique Danna Vargas, avocate et membre du Sommet social des peuples d’Amérique latine et des Caraïbes.

« Mais, au-delà de cette ingérence ”classique”, Trump contribue à construire une identité politique continentale autour de certaines idées fascisantes : main ferme, militarisation de la sécurité, rejet du progressisme, criminalisation du migrant, réduction de l’État, régression des droits conquis par les femmes, négation du changement climatique, diplomatie pro-israélienne… Le tout s’appuyant sur un récit très fort contre l’ennemi intérieur supposé, ”la gauche”, poursuit-elle. Cela a profondément changé les règles du jeu et renforce la dynamique de l’extrême droite latina. »

Du Mexique à la Patagonie, les ennemis de la gauche n’ont évidemment pas attendu les opérateurs de Vox pour passer à l’action. Depuis plus de quinze ans, l’Amérique latine est le théâtre de scandales impliquant des experts en communication, capables de louer leurs sulfureux services pour freiner les idées progressistes.

► À lire aussi :     LE SCANDALE CERIMEDO, OÙ L'HOMME QUI MURMURAIT À L’OREILLE DES DIRIGEANTS D'EXTRÊME DROITE D'AMÉRIQUE LATINE

Dernière en date, l’affaire Fernando Cerimedo, consultant argentin. Son arrestation en août dernier en Bolivie pour tentative de féminicide a de nouveau mis en lumière les réseaux occultes de l’extrême droite sud-américaine et leur tendance à piétiner la ligne de la légalité et les règles du jeu démocratique à coups de fake news et de campagne sale sur les réseaux sociaux.

« Coups d’État, guerre psychologique, campagnes de désinformation, persécutions politiques… De nombreux moyens ont toujours été déployés par les droites pour empêcher les peuples d’avancer vers des projets de transformation sociale, explique la communiste colombienne Carolina Tejada. Ce qui est nouveau aujourd’hui, ce sont les outils technologiques utilisés. »

Rejoindre la lutte contre « le terrorisme politique d’extrême gauche »

Enfin, les récentes prises de position de Washington – qui a fait du communisme « la plus grande menace qui pèse sur les États-Unis » – sont un carburant précieux pour les droites au sud du rio Grande. En juillet, le secrétaire d’État Marco Rubio a annoncé un tournant stratégique majeur dans la politique étrangère états-unienne et invité les représentants de plus de 60 gouvernements à rejoindre la lutte globale contre le « terrorisme politique d’extrême gauche ».

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BANNER DE LA  « LA FACHOSFERA » 


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31 août, 2026

CHILI / ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU JOURNAL «EL SIGLO»

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LITHOGRAPHIE DU PEINTRE 
CHILIEN CAMILO MORI SERRANO 
AFFICHE POUR LA RÉAPPARITION 
DU JOURNAL «EL SIGLO» 1952
86ème ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION 
DU JOURNAL « EL SIGLO » 
1940 -31 AOÛT- 2026
El Siglo, (Le Siècle) est un hebdomadaire chilien fondé le 31 aout 1940. Organe central du Parti communiste chilien, (PCCh) il reste quand même ouvert à d'autres composantes de la gauche.
SALVADOR BARRA WOLL
PREMIER DIRECTEUR DU 
JOURNAL «EL SIGLO»
L'histoire du journal El Siglo peut être divisée en trois époques:
  • Première époque, écoulée entre le 31 août 1940 et le 14 juillet 1948.
  • Deuxième époque, écoulée entre le 25 octobre 1952 et le 11 septembre 1973.
  • La troisième époque, de septembre 1989 à nos jours.

À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

UNE DU JOURNAL «EL SIGLO»
DU 11 SEPTEMBRE 1973 
À la fin des années 40 on vivait dans le monde un moment historique particulier : c'est le commencement de la « guerre froide » et du «maccarthysme ». Le maccarthysme a eu son corrélat au Chili, la dénommée « Loi de Défense permanente de la Démocratie » ou « Loi maudite », dont le but était de proscrire la participation politique du PCCh et de l’exclure de la vie civique nationale.

► À lire aussi :         LE DERNIER GROS TITRE

El Siglo fut fondé comme quotidien le 31 août 1940. 

Il a cessé de se publier le 14 juillet 1948, comme
 2 AU 8 SEPTEMBRE 1990 
ÉDITION DU CINQUANTENAIRE
conséquence de la «Loi Maudite». El Siglo  étant remplacé par « La Oposición », «El Pueblo, » et « Democracia». Ce dernier a circulé du 10 septembre 1949, sans accepter ouvertement qu'il fût communiste, en réussissant à éviter ainsi sa clôture. La reconnaissance s'est produite à sa dernière édition, en 1952.

El Siglo réapparaît le 25 octobre 1952. 

À partir de ce moment, qui marque le
 PREMIÈRE QUINZAINE DE JUILLET 1987
ÉDITION CLANDESTINE
commencement de sa deuxième époque, El Siglo acquiert une plus grande notoriété. Cela s'est spécialement remarqué pendant le gouvernement de Salvador Allende, que le journal a activement soutenu. 


La dernière couverture du journal (avant son interdiction) faisait appel à la population à faire face au coup d’état  militaire. La une  titrait : 
«Chacun à son  poste de combat! ». Cette édition d’«El Siglo » a atteint une faible diffusion à cause du déroulement du coup d'État.

UNE DU JOURNAL «EL SIGLO» 
DE SEPTEMBRE 2020

« El Siglo » fut l'un des médias bannit par les militaires. Le journal fut proscrit, ses imprimeries et locaux saisies, ses journalistes et ouvriers persécutés, emprisonnés et assassinés.   

Il réapparu clandestinement pendant les années 80 et sous différentes versions ponctuelles dans les pays de l’exil chilien.

    La troisième époque  (1989 – à nos jours) 

    LOGOTYPE  DU JOURNAL «EL SIGLO»
    En septembre 1989, El Siglo change sa fréquence de publication à une publication  hebdomadaire. Actuellement son directeur est le journaliste Hugo Guzmán Rambaldi.

    El Siglo est l'un des seuls médias de gauche qui reste dans le pays. En général il est présent dans tous les kiosques du pays, il apparaît à la vente le vendredi et sa valeur commerciale est de 1000 pesos chiliens soit 1,08€.

    COUPURES DE PRESSE
    Le site WEB, donne théoriquement accès à la majeure partie des papiers de l’édition hebdomadaire et permet une recherche dans ses éditions antérieures. Le site www.elsiglo.cl dans sa rubrique «impreso/ puis  VER EDICIÓN»  permet d’un simple clic, la consultation en ligne et le téléchargement gratuit en format pdf de l’hebdo. 

    • Eduardo Francisco Contreras Mella (né à Chillán, le 7 février 1940 et décédé à Santiago le 26 mai 2024)​ était un avocat, journaliste, professeur et homme politique chilien. Membre du Parti communiste chilien, il a été Maire de la ville de Chillán et député. En 2014, il a fut nommé par la présidente Michelle Bachelet ambassadeur du Chili en Uruguay.
    • Hugo Fazio Rigazzi (né à Santiago, le 14 mars 1932) est un économiste chilien et ancien dirigeant du Parti communiste chilien. Il est devenu vice-président exécutif de la Banque centrale sous le gouvernement de Salvador Allende.
     
     «EL SIGLO» 85ème ANNIVERSAIRE




    30 août, 2026

    NICOLAS MADURO, INCARCÉRÉ À NEW YORK, PUBLIE DES PHOTOS DE LUI SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX ET AFFIRME «TENIR BON»

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    NICOLAS MADURO, L'ANCIEN PRÉSIDENT DU VENEZUELA,
    DANS SA PRISON DE NEW YORK, AUX ETATS-UNIS, LE 25 JUIN 2026. X

    Le Parisien
    International, États-Unis / Kidnappé en janvier par les forces américaines, l’ex-président vénézuélien Nicolas Maduro a publié une photo de lui depuis sa prison de New York. « Nous resterons forts, sereins et confiants », a-t-il écrit. [«Kidnapping réussi » ]

    Par Le Parisien avec l'AFP  Le 30 août 2026 à 18h09

    Sweatshirt gris et doigts en « V ». Le président déchu du Venezuela, Nicolas Maduro, capturé le 3 janvier par l’armée américaine, a publié ce dimanche 30 août des photos inédites de lui en survêtement gris depuis sa prison new-yorkaise et déclaré sur ses réseaux sociaux ce dimanche qu’il « tenait bon ».

    À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Il apparaît avoir beaucoup maigri depuis sa capture. Les photographies, rendues publiques ce dimanche, datent, selon l’horodatage de l’appareil, du 25 juin, soit un jour après le double séisme meurtrier qui a fait plus de 6 500 morts et des milliers de disparus au Venezuela.

    « J’envoie ces photos comme un petit cadeau à tous mes petits-fils et petites-filles, aux garçons et aux filles, et à toutes les personnes nobles qui nous aiment », a-t-il écrit sur le service de messagerie Telegram.

    « Je veux que vous sachiez qu’on tient bon, avec le cœur rempli de votre amour », poursuit-il. « Nous resterons forts, sereins et confiants : Dieu est avec nous. Dieu pourvoira. Le Venezuela renaîtra », a-t-il conclu en reprenant le nouveau slogan du pouvoir vénézuélien (Venezuela renacera) après les séismes.

    Accusations de trafic de drogues et d’armes à feu

    Ce message sort deux jours après que sa successeure, la présidente par intérim Delcy Rodriguez, a annoncé un accord pétrolier « historique » avec les Etats-Unis qui vont exploiter des gisements au Venezuela.

    Delcy Rodriguez, qui gouverne sous forte pression de Washington, a affirmé samedi avoir « choisi la voie de la diplomatie », souhaitant que le Venezuela devienne une « puissance énergétique ».

    Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores, capturés à Caracas lors d’une spectaculaire opération militaire américaine en janvier, sont incarcérés dans une prison de Brooklyn, accusés de trafic de drogue et d’armes à feu, des crimes que tous deux nient.

    En prison, Nicolas Maduro n’a pas accès aux journaux ni à Internet, mais il est autorisé à parler au téléphone avec sa famille et ses avocats pendant environ 300 minutes par mois, avec un maximum de 15 minutes par appel, selon une source proche du dirigeant. C’est sans doute par ce biais qu’il publie régulièrement sur Internet.

    Son fils Nicolas Maduro Guerra, dit « Nicolasito » assure qu’il est en bonne forme et qu’il consacre son temps à l’étude de la Bible.

    Le procès intenté contre Maduro et son épouse aux États-Unis débutera le 1er juin 2027, a annoncé fin juillet un tribunal fédéral à New York.

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