08 octobre, 2026

LULA CONTRE FLAVIO BOLSONARO : L’ÉLECTION BRÉSILIENNE DÉFINIRA LE DESTIN DE TOUTE L’AMÉRIQUE LATINE

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 PHOTOMONTAGE « O ESTADAO »

L'Humanité
Tribune / Leçons et enjeux du premier tour de l’élection présidentielle du Brésil, par Camila Vallejo et Alexis Cortés, membres du Comité central du Parti communiste Chilien. Ils sont présents à São Paulo en tant que membres de la délégation internationale observatrice invitée par « Un Brésil prêt pour plus », une coalition officielle de sept partis menée par le Parti des Travailleurs et soutenant le président Luiz Inacio Lula da Silva


Camila Vallejo et Alexis Cortés  Publié le 7 octobre 2026 5min

CAMILA VALLEJO ET ALEXIS CORTÉS

La récente élection présidentielle et parlementaire au Brésil a exprimé la force de la vague bolsonariste : majorité au Congrès (à très peu de sièges d’être qualifiée au Sénat) et Flavio Bolsonaro qui obtient 47,03 % des voix et passe en première position devant Lula da Silva (45,16 %). Comme on s’y attendait, l’actuel président et ancien dirigeant syndical a obtenu près de 54 millions de voix – un nombre très proche de son plafond au premier tour – mais en se retrouvant à une deuxième place inattendue.

DÉLÉGATION INTERNATIONALE OBSERVATRICE
 INVITÉE PAR « UN BRÉSIL PRÊT POUR PLUS »
INSTAGRAM DE CAMILANTONIAMARANTA 

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Le résultat de l’élection brésilienne définira le cours stratégique de toute l’Amérique latine, dans un contexte où le corollaire Trump de la Doctrine Monroe (faire du continent son arrière-cour ou sa propre propriété) a progressé rapidement grâce à la subordination de plusieurs pays de notre région, avec des gouvernements idéologiquement proches des intérêts des États-Unis.

Le Brésil, cependant, a été activement et fermement le principal contrepoids régional à cette offensive, ainsi qu’une pièce fondamentale du multilatéralisme des BRICS. Il convient également de rappeler que le Brésil est le deuxième pays possédant les plus grandes réserves de terres rares et que l’Amazonie concentre d’énormes ressources naturelles.

Qu’est-ce qui explique un tel résultat et dans quelle mesure est-il possible de l’inverser ? La compréhension de ce premier dénouement est stratégique pour repenser une gauche qui aspire non seulement à arrêter la vague de l’extrême droite, mais aussi à offrir un projet d’avenir qui nous permette de redevenir une alternative. Lula, il y a quatre ans, avait réussi à vaincre Jair Bolsonaro, même si celui-ci concentrait le pouvoir de l’argent, de l’algorithme et le fait d’être au gouvernement. Alors, pourquoi le bolsonarisme a-t-il grandi alors qu’il n’est plus à la présidence ?

Dans le contexte le plus conjoncturel, aujourd’hui, pour tout candidat sortant, il est plus difficile de convertir sa position gouvernementale en force électorale. Lula est arrivé à l’élection en exhibant de grandes réussites macroéconomiques : chômage de seulement 5 %, croissance économique, augmentation du salaire minimum, inflation maîtrisée et sortie de la pauvreté, après l’appauvrissement vécu sous l’administration bolsonariste. Tout cela après une réforme fiscale qui a élargi la tranche d’exemption de l’impôt pour ceux qui gagnent jusqu’à 1 000 USD et qui a augmenté les impôts des plus riches.

De plus, ces dernières semaines, Lula a pris l’initiative politique avec des annonces très populaires : ajustement de 15 % du Bolsa Família, distribution gratuite de médicaments contre l’obésité par le système public de santé, projet de réduction du temps hebdomadaire de travail et fin des paris en ligne, responsables d’une bonne partie de l’endettement des familles les plus pauvres au Brésil.

Cependant, divers analystes signalaient l’existence d’un malaise diffus, qui s’est en grande partie focalisé sur la Cour suprême – commodément associée au gouvernement par la droite. Un malaise qui avait comme source une frustration des attentes à l’égard du gouvernement de Lula : les Brésiliens vont bien, mais ils espéraient aller mieux. En effet, le gouvernement du Parti des Travailleurs a connu des débuts marqués par l’austérité fiscale, ce qui, ajouté au fait de ne pas avoir de majorité parlementaire, a restreint sa capacité de transformation.

De son côté, Flavio Bolsonaro a réussi à activer le vote utile, dégonflant les quatre autres candidats de droite qui disputaient l’élection, la transformant en un plébiscite contre le gouvernement. En attisant un sentiment de polarisation anti-luliste, il a réussi à devenir invulnérable, malgré les très graves scandales de corruption et les scandales sexuels qui auraient dû entacher sa candidature, tout comme les accusations de liens avec le crime organisé (milices) le visant.

Dans une large mesure, ce conflit s’est résolu en faveur de l’extrême droite grâce à son fort déploiement sur les réseaux sociaux, soutenu par d’abondantes ressources économiques, mais aussi par une capacité organique et subjective construite il y a près d’une décennie.

Preuve en sont les votes élevés pour ses candidats-influenceurs, qui ont été majoritaires au niveau national dans les États les plus peuplés, et le soutien d’entrepreneurs néo-pentecôtistes contrôlant des médias, des ressources et forts d’une importance présence territoriale. Ce qui s’est traduit par un soutien substantiel d’une partie importante du monde évangélique aux candidatures d’extrême droite.

Cependant, Lula reste extrêmement populaire parmi les plus pauvres, les femmes et les catholiques. C’est pourquoi tout n’est pas perdu. Il y a eu un haut niveau d’abstention (près de 30 millions d’électeurs), précisément dans les catégories populaires et chez les personnes âgées, auprès de qui Lula a le plus d’écho. Les premiers en raison d’un héritage social ; les seconds, en raison de leur attachement à la démocratie.

La bataille pour le second tour sera difficile, mais pas impossible. S’il existe une personne qui a déjà prouvé qu’elle avait les capacités et assez de talent pour inverser ce type de scénario, c’est cet enfant du nord-est du Brésil qui, après avoir été dirigeant syndical, est devenu le Président du plus grand pays de « notre Amérique ».

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DESSIN DE SELÇUK

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05 octobre, 2026

PRÉSIDENTIELLE AU BRÉSIL : FLAVIO BOLSONARO CRÉE LA SURPRISE EN DEVANÇANT LULA AU PREMIER TOUR

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« Le « bolsonarisme » affiche sa
force et Flávio devance Lula »
UNE D'«O ESTADO DE SÃO PAULO»
DU 05 10 2026

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Le Figaro
Le fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro obtient plus de 47 % des suffrages, contre près de 45% pour le vétéran de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, 80 ans. / 
Le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro a créé la surprise dimanche au premier tour de la présidentielle au Brésil en devançant le président sortant de gauche Lula, qu’il affrontera au second tour le 25 octobre. Après dépouillement de près de 99 % des urnes, le fils de l’ex-chef de l’État d’extrême droite Jair Bolsonaro, âgé de 45 ans, obtient 47,06 % des suffrages, contre 45,12 % pour le vétéran de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, 80 ans.

Par Le Figaro avec l'AFP Publié le 04/10/2026 à 23h55, mis à jour le 05/10/2026 à 06h23

 PHOTOMONTAGE « O ESTADAO »

Le président des États-Unis, Donald Trump, avait dit suivre «de très près» l’élection brésilienne, après avoir vu des alliés parvenir au pouvoir en Argentine, en Colombie ou au Pérou. Les sondages prévoyaient un léger avantage pour Lula jusqu’à la veille du vote. Comme en 2018, les enquêtes d’opinion ont sous-estimé la force de la droite. Le scrutin avait alors mis aux prises Lula et Jair Bolsonaro.

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Eleições no Brasil. 

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À bientôt 81 ans, Lula, qui brigue un quatrième et dernier mandat non consécutif, a durant la campagne appelé son homologue américain à ne pas «se mêler» des élections brésiliennes. Pour un coup d’essai, cela a presque été un coup de maître pour Flavio Bolsonaro. Il avait été désigné candidat par son père quand ce dernier a été condamné à 27 ans de prison pour une tentative de coup d’État contre Lula en 2022.

« Notre-Dame d'Aparecida, priez
 pour notre souveraineté.»

DESSIN CARLOS LATTUF

Inquiétudes et déceptions

Les deux favoris avaient dit croire à une victoire dès dimanche, même si les sondages les montraient ces derniers jours encore assez loin des 50 %. Donald Trump n’a pas apporté son soutien à Flavio Bolsonaro, mais son influence a pesé sur la campagne. Il a dégainé droits de douane et sanctions contre le Brésil depuis le procès de 2025 contre son allié Jair Bolsonaro.

« En espagnol, lors d'un braquage : « ¡La bolsa o la vida! » /  (La bourse ou la vie !). / Choisir le Bolsonaro (El Bolso), c'est accepter de se faire dépouiller / Choisir La vie, c'est voter contre lui pour préserver l'avenir social et démocratique.»
UNE DE « PÁGINA|12» 
ÉDITION DU LUNDI  5 OCTOBRE 2026 

«Je suis très inquiète de la direction que prend le pays, parce que je veux être indépendante, je ne veux être la colonie de personne», explique Maria de Nazaré Azevedo, fonctionnaire de 57 ans vivant à Rio. Elle a voté à gauche. «Nous votons pour Flavio Bolsonaro pour ne pas voter pour le PT. Ce parti a déjà passé vingt ans au gouvernement et n’a rien fait, vraiment rien», dit à Brasilia Raphael Machado, avocat de 45 ans, en référence au Parti des travailleurs de Lula.

Revenu au pouvoir en 2023, le chef de l’État est reconnu pour ses programmes sociaux, qui ont sorti des millions de personnes de la pauvreté dans les années 2000. Mais les électeurs se plaignent du coût de la vie et de la criminalité galopante. Son adversaire a promis la manière forte contre le crime et l’austérité budgétaire.

Si le fils Bolsonaro l’emporte au second tour, le Brésil rejoindra la vague conservatrice qui, encouragée par le président américain Donald Trump, a engrangé les victoires dans la région, en Argentine, en Colombie ou au Pérou. Il s’est dit dimanche soir «très satisfait» du résultat et confiant dans une victoire. Il a remercié ses électeurs de lui avoir donné «un vote de confiance pour le changement», jugeant que «le Brésil n’en peut plus». Il se présente comme une version «plus modérée» de son père, qui l’avait désigné candidat après avoir été condamné à 27 ans de prison pour une tentative de coup d’État contre Lula en 2022.

Pour le second tour, le sénateur Bolsonaro part a priori avec un avantage: il pourrait bénéficier des voix de la poignée de petits candidats qui ont participé au premier tour, la plupart de droite.

«Le Brésil après Lula»
 DESSIN DE CHAPPATTE PARU DANS LE TEMPS, GENÈVE

Le Parlement à droite

Le Brésil a également assisté à un véritable raz-de-marée conservateur aux législatives, notamment au Sénat, où l’ex-première dame Michelle Bolsonaro a été élue haut la main, tout comme Carlos Bolsonaro, frère de Flavio. Quelque 160 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes. L’abstention, dans un pays où le vote est obligatoire, s’est élevée à 21 %, soit pratiquement le même chiffre qu’en 2022.

La marque Bolsonaro a plus que jamais fait recette, malgré l’absence du chef de famille. Inéligible et assigné à résidence après sa condamnation pour tentative de coup d’État, l’ex-président Jair Bolsonaro (2019-2022) peut se frotter les mains. Il avait pourtant été critiqué dans son propre camp pour avoir adoubé depuis la prison son fils aîné Flavio pour la course présidentielle.

Ce sénateur de 45 ans peut désormais aborder en favori le second tour face au président sortant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva. S’il est élu, il aura les coudées franches pour gouverner, avec un Parlement penchant fortement à droite.

Jair Bolsonaro pourrait en bénéficier directement : son camp bénéficie désormais d’une majorité plus robuste pour faire approuver une loi d’amnistie en sa faveur. Sa formation, le Parti libéral (PL), a remporté à elle seule 19 sièges au Sénat sur les 54 qui étaient à pourvoir, et en compte 28 sur 81 au total. Le PL est également le premier parti de la Chambre des députés, avec dans ses rangs le plus jeune des fils Bolsonaro, Jair Renan, 28 ans. La mère de Flavio Bolsonaro, Rogeria, a en revanche échoué de peu à se faire élire à la chambre basse.

Le camp Bolsonaro a également effectué une moisson impressionnante au niveau des gouverneurs. Dans l’État de São Paulo, Tarcisio de Freitas a ainsi été réélu au premier tour avec plus de 60% des voix. Il inflige une cuisante défaite à Fernando Haddad, ancien ministre des Finances de Lula et pressenti comme son successeur potentiel.

Autre victoire emblématique : Sergio Moro, le juge qui avait condamné Lula à une peine de prison pour corruption en première instance, a lui aussi été élu gouverneur du Parana (sud).

La condamnation du champion de la gauche avait finalement été annulée en 2021, le magistrat ayant été considéré comme partial.

À Rio de Janeiro, le bolsonariste Douglas Ruas a créé la surprise en devançant largement au premier tour Eduardo Paes, allié de Lula, qui caracolait pourtant en tête des sondages.

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DESSIN DE SELÇUK

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04 octobre, 2026

FRANCE / À BERGERAC, LE RN REFUSE DE BAPTISER UNE ÉCOLE DU NOM D’UNE SURVIVANTE DE LA SHOAH

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CHRISTIAN GÉRARD, ÉLU RN, A JUSTIFIÉ LE VOTE DE SON GROUPE EN ARGUANT
QU’IRÈNE SAPIR MENAIT UN COMBAT CONTRE LE PARTI D’EXTRÊME DROITE,
QU’ELLE NE TRAITERAIT PAS COMME UN PARTI « COMME LES AUTRES ».
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L'Humanité
« Ma première tare, c’est d’être communiste. Ma deuxième, c’est d’être juive » : à Bergerac, le RN refuse de baptiser une école du nom d’une survivante de la Shoah / 
Les élus RN de la ville de Bergerac, en Dordogne, ont voté contre la délibération qui proposait de rebaptiser l’école du Bout des Vergnes du nom d’Irène Sapir, communiste juive rescapée de la Shoah.

Diego Chauvet Publié le 4 octobre 2026 2min

En pleine affaire Bardella, il n’y a pas de hasard. Le 30 septembre, les élus RN de la ville de Bergerac (Dordogne) ont voté contre la délibération qui proposait de rebaptiser l’école du Bout des Vergnes du nom d’Irène Sapir. Tous les autres élus ont voté pour. L’intéressée, âgée de 89 ans, a très bien compris pourquoi les élus d’extrême droite s’y sont opposés.

MILITANTE COMMUNISTE, IRÈNE SAPIR EST UNE RESCAPÉE DE LA RAFLE DU VEL D’HIV.
CRÉDIT PHOTO ARCHIVES SO

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« Ma première tare, c’est d’être communiste. Ma deuxième tare, c’est d’être juive », explique-t-elle à ICI Périgord. Irène Sapir est en effet une ancienne élue communiste de la ville, et une rescapée de la Shoah. Enfant, elle avait été raflée par la police Française et enfermée au Vél’d’Hiv. Ses parents ont tous les deux été déportés, et sont revenus miraculeusement en vie à la fin de la guerre.

Un choix qui s’inscrit dans la lignée idéologique du RN

Christian Gérard, élu RN, a justifié le vote de son groupe en arguant qu’Irène Sapir menait un combat contre le parti d’extrême droite, qu’elle ne traiterait pas comme un parti « comme les autres ».

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Il est vrai qu’Irène Sapir n’a jamais été dupe de la soi-disant « dédiabolisation » du RN, et refuse de serrer les mains de ses élus, ce dont ils lui font grief

« Pourquoi ce jeune homme fait-il cela ? s’interroge la militante communiste. Il ne me connaît pas. Ce qu’il sait de moi, c’est que je suis communiste, et que je suis d’origine juive, rescapée d’un massacre immonde. S’il était vraiment républicain, il aurait voté » la délibération.

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L’écrasante majorité des autres élus a décidé de rebaptiser l’école du nom d’Irène. « C’est une des femmes les plus courageuses de cette ville », a justifié le maire socialiste, Fabien Ruet.

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GROGNE LYCÉENNE : MÉLENCHON «INVITE LES ADULTES, LES PARENTS, À SE METTRE UN CASQUE OU UN BRASSARD BLANC» POUR PROTÉGER LES MANIFESTANTS

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«BLOCUS : LYCÉENS ET ÉTUDIANTS VEULENT "ÊTRE ENTENDUS"»
DESSIN DE @COCOBOER.
  

RT France

Le leader de LFI, dont le parti est accusé par le gouvernement d’attiser la fronde lycéenne, a appelé à «protéger» les lycéens lors des prochains rassemblements, estimant que cela «aidera à ce que ça se passe bien». Il a aussi pointé du doigt les «violences policières». La police a, de son côté, annoncé «plus de 600 blessés» dans ses rangs. / « La situation de responsabilité c’est d’accueillir avec bienveillance la jeunesse. » Interrogé ce 3 octobre par des journalistes, Jean-Luc Mélenchon a évoqué la journée d’action du 6 octobre à laquelle les organisations lycéennes appellent après avoir été reçues par le ministre de l'Éducation nationale.

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RT en français  3 oct. 2026, 19:07

En savoir plus sur RT en français 

Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ? 

«on n'a pas eu d'engagements concrets », avait déclaré au sortir de cette réunion Louis Letoublon, vice-président du syndicat Les Lycéens, lequel a estimé devoir « maintenant mener un travail de fond auprès du ministère et poursuivre la mobilisation dans les lycées pour continuer à avoir un rapport de force et obtenir des mesures ».

DES JEUNES BLOQUENT L'ENTRÉE DU LYCÉE HÉLÈNE-BOUCHER,
DANS LE 20E ARRONDISSEMENT DE PARIS, LE 29 SEPTEMBRE 2026.
PHOTO GAUTHIER BEDRIGNANS

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« J'invite les adultes, les parents, à se mettre un casque ou un brassard blanc et a entourer les manifestations », a pour sa part déclaré le leader de La France insoumise (LFI) devant la caméra de BFMTV, évoquant un « devoir de protection » à l’égard des jeunes manifestants. « Et je pense que si on le fait, le nombre de ceux qui le feront, ça aidera à ce que ça se passe bien », a-t-il poursuivi. Avant de conclure : « Il n’est pas admissible d’avoir pour seule réponse un déchaînement de violences policières pareilles. »

« Notre-Dame d'Aparecida, priez
 pour notre souveraineté.»

DESSIN CARLOS LATTUF

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Son parti et « ses proxys » sont accusés par le gouvernement français d’attiser le mouvement de grogne lycéen, qui a déjà frappé des centaines d’établissements à travers le pays. Accusation réitérée le 2 octobre, sur le plateau de TF1, par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a annoncé « plus de 5 000 interpellations » en France en l’espace de cinq jours. « On a plus de 600 blessés dans les rangs », a annoncé ce 3 octobre sur RTL la porte-parole de la police nationale, la commissaire Agathe Foucault.

« Au JT de France 2 : poubelles brûlées partout, revendications des lycéens nulle part » 

« Évidemment, cela a permis de donner une certaine ampleur au mouvement, mais il y a une partie des violences qui – on le voit – leur échappe totalement », a précisé Laurent Nuñez. « C’est mon rôle, en tant que ministre de l’Intérieur, d’y mettre un terme », a-t-il ajouté.

« Je n’ai cessé de dire : "Utilisez des méthodes de lutte non violentes", parce que je crois à leur efficacité», a déclaré ce 3 octobre Jean-Luc Mélenchon. « Pour parler franchement, je ne vois pas ce qu’apporte à la cause le fait qu’une poubelle brûle, cela permet au contraire à des dizaines de caméras de ne voir que ça », a-t-il poursuivi. « Mais après, ce n’est pas moi qui décide », a déploré le candidat à la présidence.

 RT en français

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«Les Unes de la presse écrite contre Mélenchon et LFI»  
Version 2, mars 2026
Dans un article paru en mai 2025, nous publiions une compilation de Unes de presse contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise [Loin d’être exhaustif – par souci de lisibilité, nous n’avons par exemple pas inclus les couvertures de puissants quotidiens tels que Le Figaro, Les Échos, Le Monde, etc. – ce paysage de Unes donne néanmoins un aperçu du climat ambiant.]. La collection s’est étoffée depuis : une actualisation s’impose. Acrimed.
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02 octobre, 2026

JAVIER MILEI EN VISITE EN FRANCE, EMMANUEL MACRON OBLIGÉ DE SE DÉPÊTRER DE SA RENCONTRE AVEC L’ARGENTIN

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EMMANUEL MACRON ET JAVIER MILEI À L'ÉLYSÉE, À PARIS (FRANCE), CE JEUDI.
PHOTO FIRAS ABDULLAH

Le HuffPost
Le président français se voit reprocher de « dérouler le tapis rouge » à un invité d’extrême droite. De son côté, l’Élysée souligne l’importance des liens commerciaux avec l’Argentine. Comment Emmanuel Macron tente de se dépêtrer de cette visite de Javier Milei en France. 

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Par Maxime Dhuin 01/10/2026 08:15 Actualisé le 01/10/2026 15:46

C’est une visite qui fait grincer bien des dents… et qui avait tout pour embarrasser l’Élysée. Javier Milei est arrivé en France ce mercredi 30 septembre et il sera jusqu’à vendredi avec l’objectif de promouvoir l’investissement en Argentine dans le cadre du forum « Argentina week ». Mais si le centrage économique du voyage est indéniable, il comprend aussi un volet plus politique, avec une allocution de l’Argentin à l’OCDE et surtout une rencontre à l’Élysée avec Emmanuel Macron prévue jeudi.

 « Le dernier tango à paris» 
IMÁGEN IA CHATGPT

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L’exercice d’équilibrisme peut sembler complexe pour Paris, qui voit la relation avec Buenos Aires comme une opportunité économique, mais qui se retrouve à composer avec un invité d’extrême droite aux antipodes du président français. Javier Milei choque en France et dans le monde, tant par sa politique ultra-libertarienne et conservatrice que par ses propos parfois brutaux, notamment envers l’Europe qui serait « en train de couler » – comme il l’a affirmé sur LCI – ou sur l’ONU, « une organisation inutile » qui nourrit « une caste de parasites ».

" S'ils aiment votre style, ils vous accordent un visa de 20 ans..."
DESSIN SERGIO LANGER


La venue du président argentin a déjà suscité une levée de boucliers dans l’Hexagone. Un rassemblement est prévu dans la soirée de jeudi devant l’ambassade d’Argentine à Paris, rappelle franceinfo, et plusieurs syndicats de journalistes ont condamné le voyage du dirigeant, y voyant une « insulte à la liberté de la presse », compte tenu de ses attaques répétées contre les médias.

— Il demande où sont les Français, Paris, les Champs-Élysées, le Louvre, la tour Eiffel…
— C’est quoi tout ça ?  Ma France rêvée,
 par Langer (Argentine)

Une visite bénéfique pour « les relations économiques et commerciales »

Dans ce contexte, l’Élysée a clarifié comment la venue de Javier Milei était appréhendée côté français. Initialement décrite comme une « rencontre privée » selon les termes employés par l’AFP, la visite du président argentin est bien qualifiée d’« officielle » par la présidence… tout en insistant sur le fait qu’il s’agit « d’abord d’une visite argentine » dans le cadre de l’« Argentina week ». « C’est une visite officielle à l’occasion » de cet évènement et « pour ce qui concerne les aspects bilatéraux », a-t-on précisé au HuffPost.

Au Palais, on insiste sur l’importance pour Emmanuel Macron de « maximiser les intérêts de la France auprès d’un pays important en Amérique latine », tant pour « les relations économiques et commerciales » que pour des « raisons plus stratégiques » notamment autour des minerais critiques comme le lithium ou le cuivre. Dans ce cadre, le président français recevra son homologue « ainsi que sa délégation » composée notamment de plusieurs ministres « pour un entretien».

« Notre-Dame d'Aparecida, priez
 pour notre souveraineté.»

DESSIN CARLOS LATTUF

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Un « échange » des deux présidents « avec les entreprises françaises déjà engagées en Argentine ou qui peuvent avoir intérêt à s’y déployer » est également annoncé. Au-delà d’une rencontre sur les relations entre Paris et Buenos Aires, l’Élysée voit aussi dans la visite de Javier Milei l’occasion de travailler sur les rapports de l’Union européenne avec « les pays du Mercosur », où « nos entreprises ont des arguments à faire valoir ».

- "Nous, on vous a libérés du joug de Kadhafi. Vous, vous allez bien nous donner
un petit quelque chose en échange, n'est-ce pas ?"
 - "Oui, Monsieur, Merci" /
DESSIN SERGIO LANGER

Les différences avec Milei ne manquent pas et sont assumées

La présidence française n’élude pas pour autant la dimension plus politique de la venue de Javier Milei. « Nous avons des inspirations politiques différentes pour dire le moins », reconnaît l’Élysée, selon qui le président aura par exemple « à cœur de dire à M. Milei que quoi qu’il en pense et qu’il en dise publiquement, l’UE est une institution importante et dont nous souhaitons qu’elle joue tout son rôle sur la scène internationale ».

Même état d’esprit pour ce qui est de l’ONU, le Palais rappelant qu’Emmanuel Macron « a dit très clairement ce qu’il pense des Nations Unies », notamment dans le cadre de son discours au siège de l’organisation à New York. « Ça fait partie des sujets sur lesquels nous avons des différences avec M. Milei », concède l’Élysée, qui n’y voit toutefois pas de raison de « refuser le dialogue » ou de « travailler ensemble ». Il assure par ailleurs que le président dira à son homologue « à quel point le respect entre les partenaires internationaux compte ».

"Javier Milei n’est pas le bienvenu à Paris !"
FLYER ATTAC
L’histoire ne dit pas si cet argumentaire suffira à faire taire les critiques qui émergent déjà contre Emmanuel Macron. On peut citer le communiqué de l’association ATTAC, qui parle de « complaisance des autorités françaises » face à une « opération de propagande » de Buenos Aires, ou encore le titre de l’article de L’Humanité, qui accuse le président de « déroul[er] le tapis rouge à l’extrême droite argentine ». Rien n’indique que les promesses d’opportunités d’investissement convaincront l’ensemble des mécontents.
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01 octobre, 2026

LE PRÉSIDENT CHINOIS XI JINPING A APPELÉ MERCREDI LA NATION À ALLER DE L'AVANT AVEC UNE CONFIANCE INÉBRANLABLE ET D'UN PAS ASSURÉ AFIN DE RÉALISER LE GRAND RENOUVEAU NATIONAL.

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«La Fête nationale chinoise (国庆节, Guóqìngjié) a lieu chaque année le 1er octobre
 et commémore la fondation de la République populaire de Chine en 1949.»
PHOTO YAN YAN

Xinhua
Le président chinois Xi Jinping a appelé mercredi la nation à aller de l'avant avec une confiance inébranlable et d'un pas assuré afin de réaliser le grand renouveau national. / M. Xi, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la Commission militaire centrale, a tenu ces propos lors d'une réception organisée au Grand Palais du Peuple à Beijing pour célébrer le 77ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.

Xinhua BEIJING, 30 septembre 2026. -- 

La fête nationale de la Chine tombe le 1er octobre.

Li Qiang a présidé la réception. Zhao Leji, Wang Huning, Cai Qi, Ding Xuexiang, Li Xi et Han Zheng ont assisté à l'événement aux côtés d'environ 800 invités.

"Le grand renouveau de la nation chinoise est inéluctable", a déclaré M. Xi. "Tant que nous restons confiants, que nous gardons le cap sur nos objectifs et que nous avançons avec constance, pas à pas, le succès reviendra inévitablement au grand Parti communiste chinois, au grand peuple chinois et à la grande République populaire de Chine."

PHOTO XIE HUANCHI

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

Il a souligné qu'au cours des 77 dernières années, le Parti avait guidé le peuple chinois vers la réalisation de deux miracles, à savoir une croissance économique rapide et une stabilité sociale durable.

"Nous sommes extrêmement fiers des réalisations extraordinaires de la Chine nouvelle et avons pleinement confiance dans les perspectives prometteuses de la modernisation chinoise", a-t-il affirmé.

PHOTO YIN BOGU

Depuis le début de cette année, l'économie chinoise a continué de progresser malgré une pression croissante et a connu un développement de haute qualité, tiré par l'innovation, faisant preuve d'une forte résilience et d'une grande vitalité, a-t-il poursuivi.

Des efforts doivent être déployés pour maintenir cette dynamique, promouvoir un développement économique solide, de haute qualité et axé sur l'innovation, prendre des mesures concrètes pour préserver et améliorer les conditions de vie de la population, accomplir les objectifs et les tâches fixés pour l'année, afin d'assurer un bon démarrage du 15e Plan quinquennal (2026-2030), a-t-il déclaré.

M. Xi a souligné la nécessité de rester fermement attaché à la politique "un pays, deux systèmes" et en vertu de laquelle les principes dits d'"administration de Hong Kong par les Hongkongais" et d'"administration de Macao par les Macanais" s'appliquent, et les deux régions jouissent d'un haut degré d'autonomie.

Il a ajouté que le gouvernement central soutiendrait Hong Kong et Macao dans leur intégration plus complète au développement global du pays. Le gouvernement central s'engage à préserver leur prospérité et leur stabilité à long terme, a précisé M. Xi.

Il a également appelé à redoubler d'efforts pour approfondir les échanges et la coopération à travers le détroit de Taiwan, à lutter résolument contre les forces sécessionnistes recherchant l'''indépendance de Taiwan", à s'opposer aux ingérences extérieures et à promouvoir le développement pacifique des relations entre les deux rives du détroit afin de faire progresser la réunification nationale.

« Notre-Dame d'Aparecida, priez
 pour notre souveraineté.»

DESSIN CARLOS LATTUF

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La Chine s'en tiendra à sa politique étrangère indépendante et pacifique, fera progresser la mise en œuvre des quatre initiatives mondiales majeures qu'elle a proposées et favorisera la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité afin d'apporter davantage de certitude et d'énergie positive à un monde en pleine turbulence, a ajouté M. Xi. Fin


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