13 novembre, 2018

EN MARCHE FORCÉE

L’INTÉRIEUR RÉFLÉCHIT À FAIRE ENTRER LA POLICE DANS LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES

QUINZAINE DE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE À FONTENAY S/BOIS


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« L’INGÉRENCE ACTUELLE DES 
ÉTATS UNIS EN L’AMÉRIQUE LATINE »
La Quinzaine de la Solidarité Internationale fait partie de ces moments que l’on retrouve chaque année avec plaisir. Elle nous donne à voir la richesse de l’engagement des citoyen.ne.s de notre ville d’ici et d’ailleurs en faveur de la solidarité en actes par-delà les frontières.
Cette Quinzaine un an après le lancement du mouvement #MeToo met à l’honneur les luttes des femmes pour l’égalité.

Du 16 novembre au 2 décembre, notre ville sera pleine d’initiatives où, associations, services municipaux et citoyen.ne.s nous feront partager les valeurs et les actes de la solidarité, de la fraternité, de la mixité et de la paix.

Je vous invite en compagnie de mon adjoint délégué aux relations internationales Michel Tabanou à prendre part aux initiatives de cette belle Quinzaine !
Jean-Philippe Gautrais
Maire
Mercredi 21 novembre 2018 à 19h   
Dans le cadre de « la Quinzaine de la Solidarité Internationale à Fontenay S/Bois , les associations latino-Américaines vous invitent à une Conférence-débat sur le thème:  « L’ingérence actuelle des États Unis en l’Amérique Latine »    
Une réflexion sur l'offensive néolibérale, la désinformation et la destitution des Présidents élus démocratiquement ,la corruption des gouvernements,les coups d'état,l'exploitation des richesses du sous-sol et matières premières du contient. 
Pour- quoi les USA considèrent l'Amérique Latine comme leur arrière -court? 
Avec la participation de : 
- Madame Ruth Tapia Roa, Ambassadeur du Nicaragua
- Monsieur Hector Michel Mujica, Ambassadeur de la République Bolivarienne de Venezuela
- Monsieur Juan Martin Guevara, écrivant,journaliste,Fondateur de l’Association sur "Les traces du Che"(frère du Che Guevara)
- Délégation de l'Ambassade de Cuba
 ROOSEVELT ARMÉ DE SON « GROS BÂTON »
EN TRAIN DE PATROUILLER 
1904 
DESSIN WILLIAM ALLEN ROGERS
Animation musicale- latino-américaine avec Lina Almendra et Polo Gómez 
Pot convivial et participatif

Adresse: "Maison du Citoyen et de la vie Associative"
16, rue du Révérend père Lucien-Aubry
94120 Fontenay S/Bois  (RER A - Fontenay S/B ou Val de Fontenay- Bus 124 )

Participation de : Collectif Argentin pour la Mémoire, Nuevo Concepto Latino, L'Association de Solidarité Jacques Damiani , Chiliens de Fontenay S/Bois, Uruguayens de Fontenay S/Bois, L'Association Culture Milonga, Passeport Pluriel 

MANQUE D’OPPORTUNITÉS, RACISME, DES MIGRANTS HAÏTIENS QUITTENT LE CHILI


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DES MIGRANTS HAÏTIENS À PORT-AU-PRINCE À LEUR
DESCENTE D'AVION EN PROVENANCE DU CHILI.
PHOTO HECTOR RETAMAL
Un plan humanitaire de  retour volontaire des Haïtiens vivant au Chili, élaboré par les autorités chiliennes, a permis à un premier groupe de 184 migrants de rentrer dans leur pays la semaine dernière.
La 1ere France tv info avec l'AFP

« On n'arrive pas à trouver du travail, les conditions de vie au Chili sont pires que ce qu'on avait en Haïti. On a donc décidé de rentrer. On n'a pas été expulsés, mais c'est tout comme », témoigne une jeune femme à sa descente de l'avion, à l'aéroport de Port-au-Prince, après avoir passé deux ans en Amérique du Sud.
               
Comme elle, 183 autres migrants haïtiens, privés d'opportunités au Chili, ont préféré prendre le chemin du retour, même s'ils savent que les choses n'ont pas vraiment changé en Haïti depuis leur départ. Un millier d'Haïtiens sont déjà inscrits à ce plan du gouvernement chilien, qui met à leur disposition un avion militaire pour le voyage retour.
               
Avenir incertain 

Seuls 70.000 des 200.000 Haïtiens vivant actuellement au Chili sont détenteurs de papiers les habilitant à séjourner de façon régulière sur le territoire chilien. Mais l'avenir de ceux qui ont décidé de rentrer s'annonce tout aussi incertain. Les indicateurs macroéconomiques n'ont en effet cessé de chuter ces 20 derniers mois en Haïti, où le chômage et la misère s'installent.
               
Les premiers migrants rentrés du Chili étaient quasiment livrés à eux-mêmes mercredi dernier à l'aéroport de Port-au-Prince. Les ministres haïtiens des Affaires sociales et des Haïtiens vivant à l'étranger, venus les accueillir, ont tenté en vain de les rassurer.
               
Pierre Garot Néré, directeur exécutif  du Collectif des organisations pour la défense des droits des migrants et rapatriés, dénonce le manque de planification des autorités haïtiennes pour recevoir ces migrants. « C'est une déception totale, aucune planification n'a été faite pour recevoir ces compatriotes en difficulté », regrette-t-il, soulignant que ces Haïtiens avaient été victimes au Chili d'« exclusion » et de « racisme ».

11 novembre, 2018

COMMÉMORATION DE L'IMMOLATION DE SEBASTIÁN ACEVEDO

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 UNE ARPILLERA CHILIENNE 
« IMMOLATION D'UN PÈRE : SEBASTIÁN ACEVEDO »
PHOTO ARCHIVE MUSÉE DE LA MÉMOIRE
1983 -11 NOVEMBRE- 2018
35ÈME ANNIVERSAIRE DE L'IMMOLATION 
DE SEBASTIÁN ACEVEDO BECERRA
Sebastián Acevedo Becerra, né à Coronel en 1931 et décédé à Concepción, le 11 novembre 1983, fut un ouvrier chilien, qui, motivé par la détention de ses enfants Galo et María Candelaria Acevedo Saez par la police secrète de la dictature d'Augusto Pinochet, s'est immolé sur la Place de l'Indépendance du Chili, en face de la Cathédrale de la ville de Concepción.
«HOMMAGE À SEBASTIAN ACEVEDO BECERRA »
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CRISTINA GONZALEZ «11 DE NOVIEMBRE »

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08 novembre, 2018

LE CHILI SURVEILLE DE PRÈS SES VOLCANS, ATOUT TOURISTIQUE MAJEUR

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DES VULCANOLOGUES MARCHENT SUR UNE PENTE DU
VOLCAN LOMQUIMAY À TEMUCO AU CHILI,
LE 25 OCTOBRE 2018
PHOTO MARTIN BERNETTI
Le paisible manteau blanc qui recouvre le Llaima est trompeur: ce volcan du centre du Chili est l'un des plus actifs du continent, comme en témoignent les coulées de lave et les morceaux de roches volcaniques visibles sur des kilomètres.
Le nom de ce colosse, qui compte à lui seul 42 cratères, signifie "veines de sang" en mapuche, une des principales langues indigènes du pays. Il fait partie des 90 volcans actifs qui jalonnent les 3.100 kilomètres séparant la frontière nord du pays avec les fjords d'Aysen, tout au sud.

La plus grande concentration de sommets se trouve néanmoins sur la faille Liquiñe-Ofqui qui parcourt un millier de kilomètres dans la partie la plus australe du Chili. Elle est considérée comme la route des volcans, explique le géologue Manuel Schilling.

PHOTO MARTIN BERNETTI
La beauté de ces mastodontes masque une menace latente d'éruption pour les populations environnantes, à laquelle s'ajoute le risque de tremblement de terre dans ce pays qui enregistre la plus forte activité sismique de la planète.

Actuellement, trois volcans font l'objet d'une étroite surveillance: le Nevados de Chillan, un ensemble de 18 cônes qui culmine à 3.212 mètres d'altitude, en alerte orange depuis le mois d'avril, tandis que le Planchon-Peteroa et le Copahue, en alerte jaune. Jusqu'en octobre, le Lascar, le Puyehue Cordon Caulle et l'Osorno étaient en alerte verte, le dernier des quatre niveaux au Chili.

Mais à la différence des séismes, la plupart des éruptions peuvent être anticipées afin d'en limiter les conséquences.

PHOTO MARTIN BERNETTI
"On est comme dans un hôpital, quand on voit que le coeur d'une personne ne marche pas bien, on prévient" les autorités pour qu'elles prennent les mesures adéquates, explique à l'AFP Paola Peña, la directrice de l'Observatoire volcanologique des Andes du sud (OVDAS), situé à Temuco, à 600 kms de Santiago.

Il s'agit d'un des centre d'observation les plus avancés du continent qui scrute les signaux émis par 45 des volcans actifs du pays. Faute de budget, l'autre moitié n'est pas surveillée, notamment ceux situés sur l'île de Pâques.

- "Caractère irascible" -

Caméras thermiques, sismographes, récepteurs GPS pour suivre le déplacement des plaques de terre, inclinomètres pour détecter les changement d'angles par rapport à la ligne d'horizon et spectromètres pour connaître le type de gaz émis, sont quelques uns des instruments dont dispose l'OVDAS.

VUE DU VOLCAN LLAIMA, LE 22 OCTOBRE 2018
PHOTO MARTIN BERNETTI)
"Ces signaux sont ceux que nous tentons de capter, d'interpréter afin de pouvoir déclencher tôt une alerte avec ces informations", décrit Alvaro Amigo, responsable du réseau nationale de veille volcanique au ministère de la Géologie et des Mines (Sernageomin).

L'intérêt touristique croissant pour les volcans a conduit cette institution à lancer le géoparc Kütralkura, qui avec ses 8.100 km2 espère intégrer le très fermé réseau mondial des géoparcs de l'Unesco.

Situé à la jointure des plaques tectoniques de Nazca, d'Amérique du Sud et d’Antarctique, le Chili, qui compte le plus de volcans en Amérique latine, est l'un des pays les plus sismiques au monde.

Les sismologues préviennent du risque d'un tremblement de terre important dans le nord du pays, en raison de l'accumulation d'énergie qui n'a pas été libérée depuis longtemps.

Le 1er novembre, un séisme de magnitude 6,2 a touché deux régions du nord du Chili sans que des victimes, des dégâts ou des menaces de tsunami ne soient signalés.

UNE PIERRE DU VOLCAN LLAIMA
PHOTO MARTIN BERNETTI
Mais les volcans ne préviennent pas toujours. Au Chili, le 22 avril 2015, le Calbuco, un cratère pourtant considéré comme "très tranquille", n'a commencé à émettre des signaux que deux heures avant le début de l'éruption.

Quelque 9.000 habitants situés au pied du volcan, sur la côte Pacifique du Chili, à environ 1.300 kilomètres au sud de Santiago, ont dû être évacués, le trafic aérien a été suspendu, sans compter les dommages causés aux habitations, aux productions agricoles et aux troupeaux par les centaines de tonnes de cendres émises.

"Certains ont un caractère plus irascible, d'autres sont plus lents", souligne Mme Peña, de l'OVDAS.

GRÈVE GÉNÉRALE AU CHILI

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« GRÈVE NATIONALE ACTIVE »

Une journée de mobilisation nationale se prépare le 8 novembre au Chili. La Centrale unitaire des travailleurs (CUT), la principale confédération syndicale du Chili, qui compte près de 800 000 adhérents, a lancé un appel à la Grève générale pour jeudi 8 novembre  2018.
CUT 
Notamment sur les pensions de retraite,  la Centrale unitaire des travailleurs du Chili et d'autres organisations et associations appellent à une grande journée nationale d’actions et de manifestations à travers tout le pays.


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07 novembre, 2018

GESTICULATIONS SAUGRENUES DU GOUVERNEMENT CHILIEN


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 GESTICULATIONS SAUGRENUES 
DU GOUVERNEMENT CHILIEN
PHOTO AGENCIA-UNO
L'octroi de l'asile en France à Ricardo Palma Salamanca, condamné pour le meurtre du théoricien de la dictature de Pinochet, provoque la colère des autorités chiliennes.
RICARDO PALMA REMERCIE L'OFPRA
«Après 26 ans de persécution, aujourd'hui, nous pouvons respirer. » Dans une lettre adressée au gouvernement français,  Ricardo Palma Salamanca remercie l'Ofpra (l'Office français de protection des réfugiés et apatrides) pour sa décision, vendredi dernier, de lui octroyer l'asile. L'ex-membre du Front patriotique Manuel Rodríguez, un groupe armé marxiste luttant contre la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990) au Chili, avait été condamné à la prison à perpétuité pour, entre autres, le meurtre en 1991 de Jaime Guzmán, principal théoricien du régime de Pinochet. 

Après une évasion rocambolesque, en hélicoptère, et au bout de 21 ans de cavale, il avait été arrêté en France en février. Sa compagne Silvia Brzovic, également recherchée par la justice chilienne pour sa participation présumée à l'enlèvement de Cristián Edwards - fils du propriétaire du journal El Mercurio, qui avait soutenu la dictature - a aussi bénéficié de l'asile de l'Ofpra.

Lettre à Emmanuel Macron

SEBASTIÁN PIÑERA, QUI A RÉDIGÉ
UNE LETTRE À L'INTENTION DE
SON HOMOLOGUE FRANÇAIS 

PHOTO DAN KITWOOD 
Au Chili, cette annonce a manqué de faire s'étrangler toute une partie de la classe politique. À commencer par le président de droite Sebastián Piñera, qui a rédigé une lettre à l'intention de son homologue français pour lui demander d'annuler la décision de l'Ofpra. « Nous allons demander à la France de respecter notre demande d'extradition (...) l'office [l'Ofpra, ndlr] s'est trompée», a déclaré Sebastián Piñera à la télévision publique chilienne dimanche soir, rappelant que « l'assassinat [de Jaime Guzmán en 1991] et l'enlèvement [de Cristián Edwards en 1991-1992] ont été commis en période de démocratie. »

JEAN-YVES LE DRIAN MINISTRE FRANÇAIS
DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

PHOTO FRANCE DIPLOMATIE

Interrogé sur le sujet, le ministre français des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, a simplement expliqué que cette affaire « renvoie à l'histoire du Chili sous la dictature d'Augusto Pinochet » RFI
ROLAND DUBERTRAND L'AMBASSADEUR 
FRANÇAIS AU CHILI
PHOTO LA NACION
Convoqué au ministère des Affaires étrangères ce lundi,  l'ambassadeur français au Chili s'est vu remettre la lettre adressée à Emmanuel Macron. Un peu plus tôt le même jour, Roland Dubertrand avait lui-même accueilli à l'ambassade de France, à Santiago, les représentants de la coalition de centre-droit au pouvoir, qui ont protesté contre l'asile accordé à Ricardo Palma Salamanca. 
CAPTURE D'ÉCRAN TWITTER
« C'est le respect dû à notre pays qui est en jeu », a déclaré ensuite devant les médias Javier Macaya, député de l'UDI, parti ultra-conservateur fondé par Jaime Guzmán durant la dictature. 


CAPTURE D'ÉCRAN TWITTER
Quelques jours plus tôt, l'ancien candidat d'extrême-droite à la présidentielle, José Antonio Kast, admirateur notoire de Pinochet, appelait sur Twitter le gouvernement Piñera à rompre les relations diplomatiques avec la France si cet asile n'était pas révoqué.

 JAIME GUZMAN ET 
JOSÉ ANTONIO KAST UN DE 
«SES COMPAGNONS DE ROUTE»
Des réactions « disproportionnées et honteuses », selon Alberto Espinoza l'avocat chilien de Ricardo Palma Salamanca, qui a estimé, lors d'une interview sur CNN, que « sa peine est  prescrite. »

« Polémique après l'asile accordé par la France à un ex-guérillero chilien »

06 novembre, 2018

CHILI - Q&R - EXTRAIT DU POINT DE PRESSE (6 NOVEMBRE 2018)


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UNE DU JOURNAL SATIRIQUE
CHARLIE HEBDO N°171 -
«BIENVENUE À L'AMBASSADEUR
DU CHILI !», 25 FEVRIER 1974. 
Q - Le Chili demande à la France, dans une lettre adressée à l’ambassadeur Roland Dubertrand à Santiago, d’annuler l’asile politique accordé à l’ancien guérillero Ricardo Palma Salamanca condamné dans son pays pour l’assassinat d’un des principaux idéologues de la dictature d’Augusto Pinochet. Que répondez-vous ?
EXTRAIT DU POINT DE PRESSE
France Diplomatie
R - La France et le Chili entretiennent des relations bilatérales d’une grande richesse, en particulier sur les plans économique et scientifique, et un dialogue politique suivi sur les principaux enjeux internationaux d’intérêt partagé, notamment la lutte contre le changement climatique et la défense du système commercial multilatéral. Lors de leur entretien le 8 octobre dernier, le président de la République et son homologue chilien, Sebastián Piñera, ont adopté une déclaration conjointe qui renforce encore nos relations, en particulier sur les enjeux du futur.

Le cas de Ricardo Palma Salamanca renvoie à l’histoire du Chili sous la dictature d’Augusto Pinochet. C’est dans ce contexte que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a statué en toute indépendance, dans le cadre de la loi française, sur la demande d’asile qui lui était soumise.

La justice française a été saisie par ailleurs d’une demande d’extradition de Palma Salamanca émise par le juge chilien. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères ne commente pas les procédures en cours.


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ATTERRISSAGE FORCÉ EN AUSTRALIE DE L'AVION TRANSPORTANT LE MINISTRE CHILIEN DES AE

CAPTURE D'ÉCRAN TWITTER

L'avion transportant le ministre chilien des Affaires étrangères Roberto Ampuero d'Australie au Chili a fait un atterrissage d'urgence à Melbourne, d'après la radio BioBio.
WANG YI, A RENCONTRÉ LE MINISTRE DES
AFFAIRES ÉTRANGÈRES, ROBERTO AMPUERO
Le Boeing 747-400 de la compagnie aérienne australienne Qantas transportant le ministre chilien des Affaires étrangères Roberto Ampuero a effectué mardi un atterrissage d'urgence à Melbourne, a annoncé mardi la radio chilienne BioBio.  Selon la radio, Le Boeing assurant le vol QF27 Sydney-Santiago, s'est posé à Melbourne en raison d'un incident survenu trois heures et demie après le décollage.

La délégation chilienne passera la nuit à Melbourne, d'après le site d'actualités chilien 24Horas.  M.Ampuero avait fait une escale à Sydney le 5 novembre après avoir participé à la semaine du Chili en Chine, a indiqué à Sputnik le ministère chilien des Affaires étrangères.

Le ministre avait l'intention de rentrer à Santiago le 6 novembre, mais il doit maintenant attendre un prochain vol et ne pourra probablement pas arriver le jour prévu, le trajet entre les deux pays durant plus de 12 heures.

05 novembre, 2018

L’UN DES HOMMES LES PLUS RECHERCHÉS DU CHILI OBTIENT L’ASILE EN FRANCE


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RICARDO PALMA SALAMANCA
L’Ofpra a accordé vendredi 2 novembre 2018 l’asile politique à Ricardo Palma Salamanca, condamné au Chili pour l’assassinat en 1991 de Jaime Guzman, idéologue de la dictature Pinochet. Une décision très critiquée par l’exécutif chilien.
RICARDO PALMA SALAMANCA
PHOTO FLORENCIA BRZOVIC 

C’est tout un pan de l’histoire sombre du Chili qui refait surface en France. Vendredi 2 novembre 2018, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a accordé le statut de réfugié politique à Ricardo Palma Salamanca, l’un des hommes les plus recherchés du Chili puisqu’il a été condamné pour l’assassinat, en 1991, de Jaime Guzman, personnage clé de la dictature Pinochet (1973-1990).

► Qui est Ricardo Palma Salamanca ?

LA FICHE DE RICARDO PALMA
EST ENCORE EN LIGNE SUR LE SITE 

INTERNET DE LA PDI ET PORTE LA
MENTION «PERSONNE DANGEREUSE».
CAPTURE D"ÉCRAN
Aujourd’hui âgé de 49 ans, Ricardo Palma Salamanca a rejoint très tôt le Parti communiste, dont faisait partie sa famille depuis le coup d’État du général Pinochet en 1973. «À l’époque, tous ceux qui combattaient Pinochet y étaient, raconte aujourd’hui l’un de ses soutiens. Ricardo l’a fait très tôt, à 16 ans. Il avait été très marqué par un événement qui s’était produit dans son collège, où un professeur et un parent d’élève avaient été enlevés par le régime et retrouvés le lendemain égorgés. » Il est ensuite devenu membre de Front Patriotique Manuel Rodriguez (FPMR), sorte de branche armée du Parti communiste, qui a notamment revendiqué la tentative d’attentat ratée de 1986 contre Augusto Pinochet.

Alors que le Chili entame une transition démocratique au début des années 1990, le FPMR, qui considère que les anciens hiérarques du régime conservent le contrôle du régime, va aussi revendiquer l’assassinat, en avril 1991, du sénateur Jaime Guzman, l’un des principaux idéologues de la dictature.

Ricardo Palma Salamanca sera arrêté en 1992. Après des aveux extorqués sous la torture, selon ses soutiens, il sera condamné à la prison à perpétuité pour cet assassinat ainsi que pour l’enlèvement du fils du propriétaire du El Mercurio, journal qui soutenait le régime Pinochet. Mais, en 1996, il va s’échapper de la prison de haute sécurité où il purgeait sa peine, lors d’une spectaculaire évasion en hélicoptère avec plusieurs autres membres du FPMR. Il se cachera à l’étranger pendant vingt-et-un ans.
La famille Palma Salamanca avait demandé l’asile politique en France le mois de février dernier et s’était présentée le 27 juin de cette même année à la justice française. La Cour avait résolu que la première audience pour analyser la demande d’extradition chilienne aurait lieu le 10 octobre 2018. (Siglo XXI)
► Que fait-il en France ?

MAÎTRE JEAN-PIERRE MIGNARD   
C’est l’arrestation en 2017, au Mexique, de Raúl Escobar Poblete, l’un des ex-cadres du FPMR, qui a mis fin à la cavale de Ricardo Palma Salamanca. En juin 2017, le fugitif, sa compagne, elle-même recherchée au Chili, et leurs deux enfants se présentent à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle et demandent l’asile politique à la France. Quelques mois plus tard, le Chili émet une « notification rouge» Interpol pour demander son arrestation à la police française. Ricardo Palma Salamanca est interpellé à Paris en février puis assigné à résidence.

Alors que la demande d’extradition du Chili, qui devait d’abord être examinée le 10 octobre 2018, en pleine tournée du président chilien en Europe, a été reportée, l’Ofpra a rendu sa décision sur l’asile fin octobre. Rendue publique le 2 novembre, cette décision accorde le statut de réfugié, assorti d’une carte de résident de dix ans, à la famille. Si la Convention de Genève prévoit bien d’exclure de l’asile une personne qui aurait commis des crimes graves dans son pays, l’Ofpra a manifestement choisi de suivre l’argumentation de Jean-Pierre Mignard, avocat de la famille : Palma Salamanca « n’a pas bénéficié d’un procès juste » au Chili, où il a été « forcé d’avouer sous la torture », avait déclaré l’avocat à RFI en février. « Nous ne reconnaissons pas la validité de la décision prise à son encontre en 1992, alors que Pinochet était toujours le commandant en chef de l’armée chilienne », avait-il ajouté.

Reste maintenant à savoir quelle sera la décision de la cour d’appel de Paris, qui examinera la demande d’extradition le 12 décembre. Aucune convention d’extradition ne lie les deux pays. « La cour est souveraine, elle peut rendre une décision indépendante de celle de l’Ofpra, mais il sera important pour elle de connaître cette décision », avait déclaré Me Mignard aux journalistes lors du report de l’audience.

À LIRE AUSSI :

► Que dit le Chili ?

À la mi-octobre, lors de sa récente visite en France, le président chilien Sebastián Piñera a déclaré avoir dit à Emmanuel Macron que la volonté du Chili était «très simple : qu’il (Ricardo Palma Salamanca, NDLR) puisse retourner là où il a été jugé et condamné pour un acte terroriste ». Vendredi 2 novembre, à l’annonce de la décision, le ministre chilien de l’intérieur Andrés Chadwick a annoncé la convocation de l’ambassadeur français au Chili pour lui faire part du désaccord du gouvernement chilien, tout en demandant à son homologue français Christophe Castaner d’« annuler cette décision ».

Dans un communiqué laconique, l’ambassade française a indiqué que l’Ofpra « est un organisme public qui statue en toute indépendance, dans le cadre de la loi française, concernant les demandes d’asile qui lui sont soumises ».

ASILE À UN EX-GUÉRILLERO CHILIEN: DÉCISION D’UN ORGANE INDÉPENDANT, SELON L’AMBASSADE DE FRANCE


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LE DEMANDEUR D'ASILE CHILIEN RICARDO PALMA SALAMANCA,
AU PALAIS DE JUSTICE DE PARIS LE 10 OCTOBER 2018
PHOTO HANDOUT. 
L’Office français de protection des réfugiés et apatrides a agi en «toute indépendance» dans l’octroi de l’asile politique à Ricardo Palma Salamanca, ancien guérillero chilien, a déclaré samedi l’ambassade de France au Chili après les protestations du gouvernement chilien, qui souhaite son extradition.
[

AMBASSADE DE FRANCE AU CHILI
#PALMASALAMANCA  CAPTURE D'ÉCRAN 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE 
«LOffice français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) est un organisme public qui statue en toute indépendance, dans le cadre de la loi française, concernant les demandes d’asile qui lui sont soumises », a expliqué samedi l’ambassade dans un communiqué laconique.

Ricardo Palma Salamanca s’était échappé en 1996 par hélicoptère de la prison de haute sécurité chilienne où il purgeait sa peine à perpétuité pour l’assassinat en 1991 de Jaime Guzman, sénateur et théoricien du régime Pinochet (1973-1990), et l’enlèvement du fils d’un propriétaire de journal. Il avait été arrêté à Paris le 16 février après 21 ans de cavale.

Le gouvernement chilien avait désapprouvé vendredi l’octroi par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) de l’asile politique à cet ancien membre du groupe de guérilla marxiste Frente Patriótico Manuel Rodríguez (FPMR).

ANDRÉS CHADWICK PIÑERA
 LE COUSIN DE SEBASTIEN
Le ministre chilien de l’Intérieur Andrés Chadwick avait annoncé vendredi la convocation de l’ambassadeur français au Chili pour lui faire part du désaccord du gouvernement chilien, tout en enjoignant son homologue français Christophe Castaner à «annuler cette décision», contrevenant selon lui aux normes de la Convention de Genève sur l’asile et la protection.

Le président chilien Sebastián Piñera, lors de sa récente visite en France, avait dit à Emmanuel Macron que la volonté du Chili était « très simple, qu’il (M. Palma Salamanca, ndlr) puisse retourner là où il a été jugé et condamné pour un acte terroriste ».