31 août, 2026

CHILI / ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU JOURNAL «EL SIGLO»

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LITHOGRAPHIE DU PEINTRE 
CHILIEN CAMILO MORI SERRANO 
AFFICHE POUR LA RÉAPPARITION 
DU JOURNAL «EL SIGLO» 1952
86ème ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION 
DU JOURNAL « EL SIGLO » 
1940 -31 AOÛT- 2026
El Siglo, (Le Siècle) est un hebdomadaire chilien fondé le 31 aout 1940. Organe central du Parti communiste chilien, (PCCh) il reste quand même ouvert à d'autres composantes de la gauche.
SALVADOR BARRA WOLL
PREMIER DIRECTEUR DU 
JOURNAL «EL SIGLO»
L'histoire du journal El Siglo peut être divisée en trois époques:
  • Première époque, écoulée entre le 31 août 1940 et le 14 juillet 1948.
  • Deuxième époque, écoulée entre le 25 octobre 1952 et le 11 septembre 1973.
  • La troisième époque, de septembre 1989 à nos jours.

À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

UNE DU JOURNAL «EL SIGLO»
DU 11 SEPTEMBRE 1973 
À la fin des années 40 on vivait dans le monde un moment historique particulier : c'est le commencement de la « guerre froide » et du «maccarthysme ». Le maccarthysme a eu son corrélat au Chili, la dénommée « Loi de Défense permanente de la Démocratie » ou « Loi maudite », dont le but était de proscrire la participation politique du PCCh et de l’exclure de la vie civique nationale.

► À lire aussi :         LE DERNIER GROS TITRE

El Siglo fut fondé comme quotidien le 31 août 1940. 

Il a cessé de se publier le 14 juillet 1948, comme
 2 AU 8 SEPTEMBRE 1990 
ÉDITION DU CINQUANTENAIRE
conséquence de la «Loi Maudite». El Siglo  étant remplacé par « La Oposición », «El Pueblo, » et « Democracia». Ce dernier a circulé du 10 septembre 1949, sans accepter ouvertement qu'il fût communiste, en réussissant à éviter ainsi sa clôture. La reconnaissance s'est produite à sa dernière édition, en 1952.

El Siglo réapparaît le 25 octobre 1952. 

À partir de ce moment, qui marque le
 PREMIÈRE QUINZAINE DE JUILLET 1987
ÉDITION CLANDESTINE
commencement de sa deuxième époque, El Siglo acquiert une plus grande notoriété. Cela s'est spécialement remarqué pendant le gouvernement de Salvador Allende, que le journal a activement soutenu. 


La dernière couverture du journal (avant son interdiction) faisait appel à la population à faire face au coup d’état  militaire. La une  titrait : 
«Chacun à son  poste de combat! ». Cette édition d’«El Siglo » a atteint une faible diffusion à cause du déroulement du coup d'État.

UNE DU JOURNAL «EL SIGLO» 
DE SEPTEMBRE 2020

« El Siglo » fut l'un des médias bannit par les militaires. Le journal fut proscrit, ses imprimeries et locaux saisies, ses journalistes et ouvriers persécutés, emprisonnés et assassinés.   

Il réapparu clandestinement pendant les années 80 et sous différentes versions ponctuelles dans les pays de l’exil chilien.

    La troisième époque  (1989 – à nos jours) 

    LOGOTYPE  DU JOURNAL «EL SIGLO»
    En septembre 1989, El Siglo change sa fréquence de publication à une publication  hebdomadaire. Actuellement son directeur est le journaliste Hugo Guzmán Rambaldi.

    El Siglo est l'un des seuls médias de gauche qui reste dans le pays. En général il est présent dans tous les kiosques du pays, il apparaît à la vente le vendredi et sa valeur commerciale est de 1000 pesos chiliens soit 1,08€.

    COUPURES DE PRESSE
    Le site WEB, donne théoriquement accès à la majeure partie des papiers de l’édition hebdomadaire et permet une recherche dans ses éditions antérieures. Le site www.elsiglo.cl dans sa rubrique «impreso/ puis  VER EDICIÓN»  permet d’un simple clic, la consultation en ligne et le téléchargement gratuit en format pdf de l’hebdo. 

    • Eduardo Francisco Contreras Mella (né à Chillán, le 7 février 1940 et décédé à Santiago le 26 mai 2024)​ était un avocat, journaliste, professeur et homme politique chilien. Membre du Parti communiste chilien, il a été Maire de la ville de Chillán et député. En 2014, il a fut nommé par la présidente Michelle Bachelet ambassadeur du Chili en Uruguay.
    • Hugo Fazio Rigazzi (né à Santiago, le 14 mars 1932) est un économiste chilien et ancien dirigeant du Parti communiste chilien. Il est devenu vice-président exécutif de la Banque centrale sous le gouvernement de Salvador Allende.
     
     «EL SIGLO» 85ème ANNIVERSAIRE




    30 août, 2026

    NICOLAS MADURO, INCARCÉRÉ À NEW YORK, PUBLIE DES PHOTOS DE LUI SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX ET AFFIRME «TENIR BON»

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    NICOLAS MADURO, L'ANCIEN PRÉSIDENT DU VENEZUELA,
    DANS SA PRISON DE NEW YORK, AUX ETATS-UNIS, LE 25 JUIN 2026. X

    Le Parisien
    International, États-Unis / Kidnappé en janvier par les forces américaines, l’ex-président vénézuélien Nicolas Maduro a publié une photo de lui depuis sa prison de New York. « Nous resterons forts, sereins et confiants », a-t-il écrit. [«Kidnapping réussi » ]

    Par Le Parisien avec l'AFP  Le 30 août 2026 à 18h09

    Sweatshirt gris et doigts en « V ». Le président déchu du Venezuela, Nicolas Maduro, capturé le 3 janvier par l’armée américaine, a publié ce dimanche 30 août des photos inédites de lui en survêtement gris depuis sa prison new-yorkaise et déclaré sur ses réseaux sociaux ce dimanche qu’il « tenait bon ».

    À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Il apparaît avoir beaucoup maigri depuis sa capture. Les photographies, rendues publiques ce dimanche, datent, selon l’horodatage de l’appareil, du 25 juin, soit un jour après le double séisme meurtrier qui a fait plus de 6 500 morts et des milliers de disparus au Venezuela.

    « J’envoie ces photos comme un petit cadeau à tous mes petits-fils et petites-filles, aux garçons et aux filles, et à toutes les personnes nobles qui nous aiment », a-t-il écrit sur le service de messagerie Telegram.

    « Je veux que vous sachiez qu’on tient bon, avec le cœur rempli de votre amour », poursuit-il. « Nous resterons forts, sereins et confiants : Dieu est avec nous. Dieu pourvoira. Le Venezuela renaîtra », a-t-il conclu en reprenant le nouveau slogan du pouvoir vénézuélien (Venezuela renacera) après les séismes.

    Accusations de trafic de drogues et d’armes à feu

    Ce message sort deux jours après que sa successeure, la présidente par intérim Delcy Rodriguez, a annoncé un accord pétrolier « historique » avec les Etats-Unis qui vont exploiter des gisements au Venezuela.

    Delcy Rodriguez, qui gouverne sous forte pression de Washington, a affirmé samedi avoir « choisi la voie de la diplomatie », souhaitant que le Venezuela devienne une « puissance énergétique ».

    Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores, capturés à Caracas lors d’une spectaculaire opération militaire américaine en janvier, sont incarcérés dans une prison de Brooklyn, accusés de trafic de drogue et d’armes à feu, des crimes que tous deux nient.

    En prison, Nicolas Maduro n’a pas accès aux journaux ni à Internet, mais il est autorisé à parler au téléphone avec sa famille et ses avocats pendant environ 300 minutes par mois, avec un maximum de 15 minutes par appel, selon une source proche du dirigeant. C’est sans doute par ce biais qu’il publie régulièrement sur Internet.

    Son fils Nicolas Maduro Guerra, dit « Nicolasito » assure qu’il est en bonne forme et qu’il consacre son temps à l’étude de la Bible.

    Le procès intenté contre Maduro et son épouse aux États-Unis débutera le 1er juin 2027, a annoncé fin juillet un tribunal fédéral à New York.

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    28 août, 2026

    CANADA / TRUMP, LE VANDALE

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    LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN, DONALD TRUMP
    PHOTO JACQUELYN MARTIN

    La Presse
    Guerre commerciale / Trump, le vandale / Ils nous considèrent vraiment comme un vassal. Les États-Unis de Trump nous voient comme les Belges voyaient le Congo au XIXème siècle : un territoire à piller. / Les Américains, figurez-vous donc, voulaient une sorte de droit de regard sur les ententes commerciales signées par le Canada avec d’autres pays. / Traduction : ne signez surtout pas d’ententes commerciales avec l’Europe, l’Asie, le Moyen-Orient. Restez prisonniers de la géographie, restez prisonniers des US of A !

    Patrick Lagacé  La Presse Publié le 23 août

    Et les États-Unis, je ne blague pas, voulaient aussi un droit de premier refus sur les droits miniers consentis par le Canada à des sociétés étrangères. Nous faisons une entente avec une société française pour l’exploitation d’une mine de nickel ou de lithium ?

    Mononcle Donald voulait pouvoir biffer l’entente au profit d’une société américaine !

    En plus, les négociateurs de Trump voulaient nous imposer une clause qui aurait permis aux États-Unis de réimposer des droits de douane de 50 % dans le cas où… Eh bien, dans le cas où mononcle Donald en aurait eu soudainement envie.

    Trump demandait un droit de cuissage sur le Canada, Mark Carney
    a dit non” Dessin de Côté paru dans Le Soleil, Québec.
    "
    DESSIN ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ

    À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Et en guise de cadeau de remerciement, il aurait fallu, semble-t-il, rogner sur les lois qui imposent un minimum de français (sur les emballages, comprend-on) et sur le soutien culturel en général et au français en particulier.

    ► À lire aussi :       LES PREMIÈRES FLEURS DU CÉLÈBRE « DESIERTO FLORIDO » 

    Trump demandait un droit de cuissage sur la société canadienne. Mark Carney a dit non. Il a bien fait.

    Oui, ça va nous faire mal. Mais devenir un vassal du voisin ? No, thanks.

    C’est pourtant aux États-Unis qu’a été inventée l’expression If it ain’t broke, don’t fix it : « Si c’est pas brisé, essaie pas de le réparer. » Cette expression est un monument au pragmatisme américain.

    Et le partenariat États-Unis–Canada est un partenariat qui n’était pas brisé. Les États-Unis ont des problèmes plus importants que le Canada, mais on dirait que Trump a décidé de « réparer » la relation en « brisant » ce pays qu’il désigne comme le 51ème État.

    « José Antonio Kast en guerrier vandale, selon Gélimer, roi des Vandales »
     IMAGES IA CHATGPT

    Ce n’est pas seulement fâchant, c’est carrément fou.

    Heureusement, les Américains ne sont pas tous aussi aveugles que leur président. Je cite Gavin Newsom, gouverneur de la Californie, sur X :

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    ________________________

    « Notre plus proche allié. Un partenaire commercial essentiel. Et Trump frappe le Canada avec des droits de douane de 50 %. What the actual fuck are we doing? »

    Économiquement, socialement, économiquement, militairement : le Canada et les États-Unis sont imbriqués comme une pelote de laine, au bénéfice des deux pays. Nos entreprises, nos armées, nos familles, nos liens d’amitié, nos imaginaires sont influencés les uns par les autres.

    Bref, à l’échelle du monde, jusqu’à tout récemment, le partenariat canado-américain était un exemple de cohabitation économique, militaire, sociale et politique pacifique et productive.

    Puis les États-Unis ont élu Trump…

    Et tout a changé. Pas seulement pour nous.

    Pour le monde entier.

    Nous avons basculé dans le monde à l’envers, où le faux est vrai, le mensonge est la vérité, la stupidité est l’intelligence. Où ce qui marche est brisé.

    Et dans un monde où le président des États-Unis appuie le dictateur Poutine dans son agression contre l’Ukraine, pas étonnant que le Canada soit vu comme une « menace » pour les États-Unis…

    La décision de Mark Carney de stopper les négociations avec le régime mafieux américain – Trump négocie comme la mafia « négocie » en vous demandant un pizzo pour ne pas mettre le feu à votre commerce – va nous faire mal.

    Mais je préfère avoir mal avec cette rupture (peut-être) temporaire que de devenir un vassal des USA.

    Dans le monde de Trump, où le mensonge est vérité, c’est un euphémisme de dire que le président a des priorités qui sont, elles aussi, à l’envers.

    Et Mark Carney, samedi matin, a prononcé des mots lourds de sens, à ce sujet : « Ce que je vais dire n’a pas de sens, mais c’est ainsi que le monde fonctionne : les marchés ignorent parfois [les] “fondamentaux”, et soudainement, ils s’y intéressent. Et quand ils s’y intéressent, si votre maison n’est pas propre, c’est trop tard. »

    Il faisait allusion à la dette américaine, hors de contrôle, qui a atteint 40 000 milliards de dollars cette semaine, une dette prioritairement détenue par le Japon, le Royaume-Uni, la Chine, la Belgique et le Canada…

    Les États-Unis ont de plus gros problèmes que des Toyota construites en Ontario, qu’une modeste taxe numérique canadienne imposée à Google et que les 2X4 de la forêt québécoise qui soutiennent leurs bungalows.

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    [IMAGE D'ILLUSTRATION GÉNÉRÉE
    PAR L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE]
    RT EN FRANÇAIS

    Après «Lake America» de Trump, les Canadiens ne veulent plus parler d'«attaques terroristes» pour le 11-Septembre 28 août 2026, 18:51 / Les tensions avec les États-Unis ne se limitent plus aux droits de douane : elles gagnent désormais les mots et les symboles. / Après le rebaptême du lac Ontario en «Lake America» par Trump, CBC News demande à ses journalistes de ne plus qualifier directement le 11-Septembre d'«attaques terroristes»./ En savoir plus sur RT en français / Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ? 


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    24 août, 2026

    MÉLENCHON EN POSITION DE SECOND TOUR / LFI EN DÉMONSTRATION DE FORCE

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    JEAN-LUC MÉLENCHON ENTOURÉ DES CADRES DE LA FRANCE INSOUMISE,
    LE 23 MAI, À VALENCE, DEVANT PRÈS DE 10 000 PERSONNES.

    RT France
    Un sondage présenté le 24 août indique que Jean-Luc Mélenchon se qualifierait au second tour face à Marine Le Pen dans plusieurs configurations, porté par une dynamique confirmée lors des universités d'été de LFI. / Le leader insoumis progresse nettement dans les intentions de vote et apparaît en mesure d'accéder au second tour de la présidentielle 2027.

    RT en français 24 août 2026, 12:57

    Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ? 
    Durant l'été, son mouvement a multiplié les démonstrations de force avec ses universités d'été mais aussi avec une véritable occupation du terrain médiatique.
    « MÉLENCHON 27 » : LA FRANCE INSOUMISE LANCE
    SON MAILLOT DE FOOT POUR LA COUPE DU MONDE

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Une dynamique confortée par la mobilisation militante

    Un sondage Harris Interactive-Toluna pour M6 et RTL place Jean-Luc Mélenchon entre 16 % et 17 % des intentions de vote, contre 12 % en avril. Dans plusieurs hypothèses, il se hisse au second tour face à Marine Le Pen (35 à 38 %), devançant ou égalant Édouard Philippe.

    Cette progression survient au moment où LFI a réuni plus de 8 000 participants aux Amfis de Châteauneuf-sur-Isère, l'université d'été de La France insoumise.

    « La France insoumise est prête à gouverner dès 2027 », a martelé Mélenchon, qui a teinté son discours d'écologie avec la « planification » et une « conscription écologique ».

    Le mouvement se targue d'être « plus puissant sur tous les points » qu'en 2022, en militants, parlementaires et programme. À gauche, la concurrence apparaît limitée. Raphaël Glucksmann, qui vient d'officialiser sa candidature, plafonne autour de 10 %. LFI tend la main aux Écologistes à condition qu'ils soutiennent Mélenchon, tandis que les polémiques contre les préfets ou le budget à venir du gouvernement maintiennent le mouvement à la une.

    Sur X, le député Hadrien Clouet a ironisé sur la candidature Glucksmann : « M. Glucksmann a parlé. Jean-Luc Mélenchon a gagné 1 point ».

    La dynamique à gauche semble en effet très favorable au candidat insoumis, qui progresse dans les sondages en dépit des attaques politiques et médiatiques. Le possible rassemblement des écologistes, divisé sur la question du candidat, pourrait parfaire la stratégie de Jean-Luc Mélenchon et donner un signal d'ouverture dans sa campagne électorale.

    RT en français


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    22 août, 2026

    FUTUR CHEF DE L'ONU: LES CINQ FEMMES ET LES TROIS HOMMES EN LICE

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     LA DIPLOMATE ÉQUITORIENNE IVONNE A-BAKI AU
    SIÈGE DE L'ONU NEW YORK LE 20 AOÛT 2026.
    PHOTO CHARLY TRIBALLEAU 

    Logo
    France24
    Nations unies (États-Unis) (AFP) – Cinq femmes et trois hommes sont candidats pour remplacer Antonio Guterres à la tête de l'ONU, un poste sensible dans un monde ravagé par les conflits, où les grandes puissances chargées de cette nomination sont également divisées.

    France 24 Publié le : 21/08/2026 - 05:05 Temps de lecture 7 min 

    Tour d'horizon des différents candidats, par ordre alphabétique:

    Ivonne A-Baki

    Entrée en lice cette semaine, la diplomate équatorienne, ancienne ambassadrice de Quito aux États-Unis et en France, a vu sa candidature portée par les Tonga.

    À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Agée de 75 ans, née de parents libanais, elle a notamment joué un rôle crucial dans le rapprochement entre l'Equateur et son voisin péruvien après plusieurs conflits frontaliers.

    Elle plaide pour une ONU moins bureaucratique et davantage axée sur des résultats concrets, tout en se présentant comme une diplomate capable de restaurer le multilatéralisme.

    ► À lire aussi :       ÉLECTION. ONU : LA COURSE À LA SUCCESSION D’ANTÓNIO GUTERRES EST LANCÉE


    L'ANCIENNE PRÉSIDENTE CHILIENNE MICHELLE BACHELET,
    LORS D'UN DÉBAT ORGANISÉ À GENÈVE LE 9 JUIN 2026.
    PHOTO FABRICE COFFRINI 

    Michelle Bachelet

    Agée de 74 ans, la socialiste, torturée pour son opposition au régime d'Augusto Pinochet, a été la première femme présidente du Chili (2006-2010 puis 2014-2018), devenant une personnalité politique internationale de premier plan.

    Son passage à la tête du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme lui a attiré certains ressentiments. La Chine a ainsi critiqué un rapport accablant sur le sort de la minorité des Ouïghours.

    La Chilienne fait également l'objet de critiques américaines concernant sa position pro-avortement.

    Elle plaide pour un secrétaire général qui soit une "voix de la morale", même sous la pression des grandes puissances.

    Sa candidature est portée par le Mexique et le Brésil. Le Chili lui a retiré son soutien après la prise de fonction du président d'extrême droite José Antonio Kast.

    ► Lea también :       TRADUCIR EL BLOG

    L'ANCIENNE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA
    DÉFENSE DE L'EQUATEUR À MONTEVIDEO, LE 3 AOÛT 2026.
    PHOTO SANTIAGO MAZZAROVICH 

    Maria Fernanda Espinosa

    L'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l'Equateur à Montevideo, le 3 août 2026.

    L'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l'Equateur, 61 ans, voit les Nations unies comme l'"unique plateforme universelle" qui "s'occupe des défis communs de l'humanité", même si elle appelle à réformer l'institution davantage.

    L'ancienne présidente de l'Assemblée générale de l'ONU suggère aussi la création d'un mécanisme d'"alerte précoce" pour collecter les signaux du terrain et empêcher un conflit avant qu'il ne se déclenche.

    Elle n'est pas soutenue par son pays, sa candidature étant portée par Antigua-et-Barbuda.



    Rafael Grossi

    Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Tokyo, le 26 juin 2026.

    Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Tokyo, le 26 juin 2026. © Philip FONG / AFP

    Diplomate de carrière, l'Argentin de 65 ans, nommé par son pays, est entré sous les projecteurs en prenant la tête de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) en 2019.


    Ce poste l'a amené à s'occuper du programme nucléaire iranien et du dossier de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia occupée par la Russie. Deux dossiers brûlants qui concernent des membres permanents du Conseil de sécurité.


    Il ne s'est pas mis en retrait de ce poste pour la campagne, estimant que ce serait "manquer à son devoir".


    Selon certains observateurs, il a présenté une position plus radicale concernant la réforme de l'ONU et défend un secrétaire général devant être présent sur le terrain.

    LA COSTARICAINE REBECA GRYNSPAN, L'UNE DES CANDIDATES AU POSTE
    DE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'ONU, À MONTEVIDEO LE 3 AOÛT 2026.
    PHOTO  SANTIAGO MAZZAROVICH

    Rebeca Grynspan

    L'ancienne vice-présidente du Costa Rica, âgée de 70 ans et soutenue par son pays, est la patronne de l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced) dont elle s'est mise en retrait pour la campagne.

    À ce titre, elle a négocié en 2022, avec Moscou et Kiev, "l'Initiative de la mer noire" pour faciliter l'exportation des céréales ukrainiennes après l'invasion russe.

    Forte de son histoire personnelle, avec des parents juifs ayant "à peine survécu" à l'Holocauste avant d'immigrer au Costa Rica, elle déplore que l'ONU soit devenue "une organisation conservatrice en matière de risque", en n'essayant pas assez de peser sur les conflits.

    Au terme d'une première séance de "vote indicatif" organisée par le Conseil de sécurité de l'ONU le 30 juillet, c'est elle qui a reçu le plus de mentions favorables de la part des 15 membres.

    L'ANCIEN SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT DE L'ONU L'OUGANDAIS
    OLARA OTUNNU, À KAMPALA LE 30 AOÛT 2010.
    PHOTO MARC HOFER

    Olara Otunnu

    L'Ougandais de 75 ans est l'un des deux candidats n'étant pas issus d'Amérique latine, continent qui revendique le poste en vertu d'une tradition de rotation géographique.

    Il a notamment été secrétaire général adjoint de l'ONU et représentant spécial pour les enfants et les conflits armés de 1997 à 2005, sous l'autorité de Kofi Annan, alors secrétaire général de l'ONU.

    Il s'était présenté à l'élection présidentielle de 2011 comme candidat du parti d'opposition Uganda People's Congress, mais a été battu par le président de longue date Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

    L'ANCIENNE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DU GUYANA,
     AU SIÈGE DE L'ONU À NEW YORK LE 23 JUILLET 2026.
    PHOTO LEONARDO MUNOZ

    Carolyn Rodrigues-Birkett

    L'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, proposée par son pays dont elle est l'ambassadrice à l'ONU, est à 52 ans la plus jeune des six prétendants.

    Elle plaide pour restaurer la "crédibilité" en berne de l'ONU, soulignant que l'organisation ne doit pas être jugée sous le seul "prisme de la paix et de la sécurité" mais aussi sur ses actions en matière de développement et de défense des droits humains.

    L'ANCIEN PRÉSIDENT SÉNÉGALAIS MACKY SALL
    AU SIÈGE DE L'ONU À NEW YORK, LE 22 AVRIL 2026
    PHOTO CHARLY TRIBALLEAU 

    Macky Sall

    Agé de 64 ans, l'ancien homme fort du Sénégal entre 2012 et 2024, a notamment insisté dans sa candidature sur la représentation du Sud global dans les instances internationales.

    Il a aussi souligné le lien intrinsèque entre paix et développement.

    Présentée par le Burundi, sa candidature a finalement reçu le soutien de Dakar.

    Les autorités sénégalaises l'accusaient pourtant d'avoir réprimé dans le sang les violentes manifestations politiques ayant fait des dizaines de morts entre 2021 et 2024.

    © 2026 AFP


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