09 février, 2026

OBJECTIF ONU 2027 / LE BRÉSIL ET LE MEXIQUE PROPULSENT MICHELLE BACHELET VERS LE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

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LULA E BACHELET
PHOTO RICARDO STUCKERT


Diplomatie Mondiale / 
Diario Carioca
Objectif ONU 2027 : Le Brésil et le Mexique propulsent Michelle Bachelet vers le Secrétariat Général / 
Face à un risque d'effondrement budgétaire et aux crises de Gaza et du Soudan, le "bloc du Sud" exige une réforme structurelle de l'organisation. / 
Le paysage diplomatique de 2026 s’anime d’une ambition nouvelle. Sous l’impulsion du président chilien Gabriel Boric, et avec le soutien formel du Brésil de Lula et du Mexique, Michelle Bachelet a officiellement déposé sa candidature pour succéder à António Guterres à la tête des Nations Unies. Cette démarche, entérinée début février au palais de La Moneda, marque une volonté sans précédent des puissances émergentes de placer, pour la première fois en 80 ans, une femme à la tête de l’institution la plus puissante du monde.

por JR Vital fev. 7, 2026

Une Candidature contre l’Impuissance Internationale

Le soutien du Brésil ne relève pas du simple voisinage. Pour Brasilia, Michelle Bachelet incarne la figure capable de sortir l’ONU de sa léthargie actuelle. Alors que les conflits en Ukraine, à Gaza et au Soudan mettent à rude épreuve l’autorité du Conseil de sécurité, la candidate chilienne propose une refonte du multilatéralisme. Son expérience passée en tant que Haute-Commissaire aux droits de l’homme lui confère une crédibilité rare pour affronter “l’impunité directe en 4K” dénoncée par Guterres lors de ses récents vœux. Le défi est immense : restaurer la légitimité d’une charte qui ne peut plus être, selon les mots de la diplomatie brésilienne, “un menu à la carte”.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

Le Spectre de la Faillite Financière

L’élection de 2026 se déroule dans un climat de survie institutionnelle. L’ONU fait face à un déficit record de plus d’un milliard de dollars, exacerbé par le désengagement financier de certaines puissances et des coupes budgétaires drastiques. Michelle Bachelet devra convaincre qu’elle peut gérer une “modernisation agile” d’un Secrétariat menacé d’asphyxie. Le Brésil et le Mexique misent sur son pragmatisme pour naviguer entre les exigences de rigueur du Nord et les besoins de développement du Sud, tout en évitant l’effondrement des opérations de maintien de la paix.

Une Compétition Latino-Américaine sous Tension

Si le soutien du Brésil offre un poids politique considérable, la route vers New York reste semée d’embûches. L’Argentine de Javier Milei pousse la candidature de Rafael Grossi (AIEA), créant une division idéologique au sein même du continent. De plus, le regard de Washington reste l’inconnue majeure : le nom de Bachelet ne ferait pas l’unanimité auprès de l’administration Trump, qui semble privilégier des profils plus alignés sur ses priorités de sécurité nationale. Le duel diplomatique de 2026 sera donc autant une bataille de programmes qu’un test de résistance pour l’unité du “Sud Global”.

Analyse et Contexte

Une victoire de Bachelet marquerait la fin de l'hégémonie masculine et souvent européenne au Secrétariat général. Pour le Brésil, c'est l'occasion de peser sur la réforme du Conseil de sécurité et de redonner une voix forte au multilatéralisme face à la montée des unilatéralismes nationaux

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