04 janvier, 2026

LES MILITAIRES AMÉRICAINS ONT TUÉ «DE SANG-FROID» LA MAJEURE PARTIE DE L’ÉQUIPE DE SÉCURITÉ DURANT L’ENLÈVEMENT DU COUPLE MADURO

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DÉCLARATIONS DU MINISTRE VÉNÉZUÉLIEN DE LA DÉFENSE
 SUR L'ENLÈVEMENT DU COUPLE PRÉSIDENTIEL.

RT en français: 4 janv. 2026, 19:46

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RT France

Le ministère vénézuélien de la Défense a déploré dans un communiqué publié ce 4 janvier ce qu’il a qualifié d’«assassinat de sang-froid» d’une grande partie de l’équipe de sécurité, de soldats et de citoyens innocents lors de l’attaque américaine, reconnaissant dans la foulée la présidence intérimaire de la vice-présidente Delcy Eloína Rodríguez.

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Premières images de Nicolas Maduro à New York
escorté par des agents de la DEA


VENEZUELA : CARTOGRAPHIER LES RÉACTIONS INTERNATIONALES À L’OPÉRATION MILITAIRE ORDONNÉE PAR DONALD TRUMP


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VENEZUELA : CARTOGRAPHIER LES RÉACTIONS INTERNATIONALES
À L’OPÉRATION MILITAIRE ORDONNÉE PAR DONALD TRUMP

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Le Grand Continent
Études Géopolitique de Donald Trump / Quelques heures après les frappes américaines au Venezuela, la plupart des pays ont appelé à la retenue. / Neuf pays ont condamné l’attaque américaine au Venezuela et la capture de Maduro. / Une carte exclusive régulièrement mise à jour. / Date 3 janvier 2026 / Venezuela : cartographier les réactions internationales à l’opération militaire ordonnée par Donald Trump

Le Grand Continent

Neuf pays ont jusqu’ici condamné l’attaque américaine au Venezuela et la capture de Maduro : la Chine, le Bélarus, le Brésil, le Mexique, le Chili, Cuba, la Colombie, qui a annoncé le déploiement de troupes à la frontière avec le Venezuela ; l’Iran, qui fait face à des contestations massives et que Donald Trump a mis en garde hier, le 2 janvier, parlant d’une intervention américaine si le régime réprime les manifestations ; et la Russie.

TRUMP ATTAQUE LE VENEZUELA ET KIDNAPPE MADURO ! / @MINTPRESS
DESSIN CARLOS LATUFF 


► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

La Chine, premier importateur mondial de pétrole vénézuélien, s’est dite « profondément choquée » et « condamne fermement le recours flagrant à la force par les États-Unis contre un État souverain et les mesures prises à l’encontre de son président. Ces actes hégémoniques des États-Unis constituent une grave violation du droit international et de la souveraineté du Venezuela, et menacent la paix et la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes. La Chine s’y oppose fermement. Nous appelons les États-Unis à respecter le droit international et les buts et principes de la Charte des Nations unies, et à cesser de violer la souveraineté et la sécurité d’autres pays ».

  • Pékin avait condamné la saisie des pétroliers après l’instauration du blocus américain, le 17 décembre.

De la Russie au Brésil, qui condamne l’attaque ?

Le président colombien Gustavo Petro a été parmi les premiers à réagir en publiant dans la matinée un message sur X : « En ce moment même, ils bombardent Caracas. Alerte au monde entier, ils ont attaqué le Venezuela. Ils bombardent avec des missiles. »

  • Il  a annoncé plus tard dans la matinée que les forces armées colombiennes étaient déployées à la frontière avec le Venezuela et qu’un soutien supplémentaire serait apporté « en cas d’afflux massif de réfugiés ».
  • Cuba a également publié un communiqué : « Cuba condamne et exige de toute urgence une réaction de la communauté internationale contre l’attaque criminelle des États-Unis contre le Venezuela. Notre zone de paix est brutalement agressée. »
  • Allié traditionnel de Caracas, La Havane est fortement tributaire des livraisons de pétrole vénézuélien à bas prix pour son approvisionnement domestique, le pétrole brut vénézuélien couvrant environ 40 % des besoins d’importation de pétrole du pays.

Miguel Díaz-Canel Bermúdez @DiazCanelB

#Cuba denuncia y demanda URGENTE reacción de la comunidad internacional contra criminal ataque de E.U a #Venezuela. Nuestra #ZonaDePaz está siendo brutalmente asaltada. Terrorismo de Estado contra el bravo pueblo venezolano y contra Nuestra América.

Patria o Muerte ¡Venceremos!

8:52 AM · 3 janv. 2026

  • Le ministère iranien des Affaires étrangères a également fermement condamné l’attaque « militaire américaine contre le Venezuela et la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays » et réaffirmé « le droit inhérent du Venezuela à défendre sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale».
  • L’Iran se retrouve dans une position particulièrement délicate, alors qu’un important mouvement de protestation a débuté lundi 29 décembre contre l’inflation et la perte de pouvoir d’achat. Hier, le 2 janvier, Donald Trump a mis en garde Téhéran : « Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir ». 

La Chine, principal importateur de pétrole vénézuélien a fermement condamné l’opération. Pékin avait aussi condamné le blocus naval, le ministère chinois des Affaires étrangères dénonçant la saisie de navires comme une « violation grave du droit international » et affirmé que le Venezuela avait le droit de développer de manière indépendante une coopération mutuellement bénéfique avec d’autres pays, et que Pékin soutenait Caracas dans la « défense de ses droits et intérêts légitimes ».

CAPTURE D’ÉCRAN

  • Des responsables chinois ont été reçus hier, 2 janvier à Caracas. 
  • Selon l’agence de presse nationale Xinhua, la Chine a déconseillé à ses citoyens de se rendre au Venezuela dans un avenir proche.

Ailleurs en Amérique latine, le président sortant du Chili Gabriel Boric a condamné l’opération.

CAPTURE D’ÉCRAN

  • Son successeur élu à la présidence, l’allié de Milei et de Bukele José Antonio Kast s’est félicité de la capture de Maduro.

CAPTURE D’ÉCRAN

  • Claudia Sheinbaum, la présidente du Mexique a également condamné l’intervention : « L’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies prévoit textuellement : ‘Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou d’employer la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations unies.’ »

  • Le président brésilien Lula a également condamné fermement l’opération américaine : « Cette action rappelle les pires moments d’ingérence dans la politique latino-américaine et caribéenne et menace la préservation de la région en tant que zone de paix. »
  • Le Brésil se dit « disposé à promouvoir le dialogue et la coopération ».

CAPTURE D’ÉCRAN

Par un communiqué du ministère des Affaires étrangères, la Russie de Poutine a également condamné « l’agression » américaine et réaffirmé : « sa solidarité avec le peuple vénézuélien et [son] soutien pour sa politique de défense des intérêts et de la souveraineté du pays ».

  • Moscou a également demandé des éclaircissements quant au sort de Maduro : « Nous sommes extrêmement alarmés par les informations selon lesquelles le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et son épouse auraient été emmenés de force hors du pays à la suite de l’agression aujourd’hui par les États-Unis. »
  • Le Bélarus a également condamné l’attaque. Le ministère des Affaires étrangères bélarusse a déclaré que « l’agression armée » des États-Unis constituait une « menace directe » pour la paix et la sécurité internationales et réaffirmé son « soutien sans faille au gouvernement du Venezuela».

CAPTURE D’ÉCRAN

Les soutiens à l’opération militaire de Trump

L’Argentine est le principal pays de la région qui a apporté un soutien explicite à l’opération. 

  • Le président argentin Javier Milei a célébré la capture de Nicolás Maduro déclarant sur X : « La liberté progresse. »
  • Le président de l’Équateur a aussi exprimé son soutien déclarant que la structure des « narco-criminels chavistes » s’effondrerait à travers le continent et exprimant son soutien aux leaders de l’opposition vénézuélienne Edmundo Gonzalez et Maria Corina Machado. 
  • Israël a « salué » l’opération, ajoutant que le président Trump « a agi en tant que leader du monde libre ».

CAPTURE D’ÉCRAN

  • En Europe, la République de Kosovo a également exprimé son soutien à l’opération militaire américaine tout comme l’Italie : « Conformément à la position historique de l’Italie, le gouvernement estime que l’action militaire extérieure n’est pas la voie à suivre pour mettre fin aux régimes totalitaires, mais considère en même temps comme légitime une intervention de nature défensive contre les attaques hybrides contre sa propre sécurité, comme dans le cas d’entités étatiques qui alimentent et favorisent le trafic de drogue ».

CAPTURE D’ÉCRAN

Les appels à la désescalade et à « surveiller » la situation

En Europe, l’Union, par la voix de la Haute représentante Kaja Kallas, a déclaré « surveiller de près » la situation et a appelé à la retenue. 

CAPTURE D’ÉCRAN

  • Le président du Conseil européen, Antonio Costa a également déclaré : « Je suis la situation au Venezuela avec une grande inquiétude. L’Union européenne appelle à la désescalade et à une résolution dans le plein respect du droit international et des principes consacrés par la Charte des Nations unies. L’Union européenne continuera de soutenir une solution pacifique, démocratique et inclusive au Venezuela. Nous soutenons les efforts de la haute représentante et vice-présidente Kaja Kallas, en coordination avec les États membres, afin d’assurer la sécurité des citoyens européens dans le pays. »
  • Ursula von der Leyen a aussi publié une réaction : « Nous suivons de très près la situation au Venezuela. Nous sommes solidaires du peuple vénézuélien et soutenons une transition pacifique et démocratique. » « Toute solution doit respecter le droit international et la Charte des Nations unies. »

Cette expression (closely monitoring) est celle qui revient le plus dans les déclarations des Européens. 

  • La Belgique affirme ainsi : « La situation est suivie de près, en coordination avec nos partenaires européens. »
  • Les Pays-Bas déclarent surveiller la situation et être en contact avec leur ambassade au Venezuela. 
  • Ces déclarations prudentes contrastent avec la présence néerlandaise dans la région, plusieurs îles au large des côtes vénézuéliennes constituant des municipalités spéciales au sein de l’État des Pays-Bas.
  • Les îles d’Aruba et de Curaçao accueillent notamment des Cooperative Security Location (CSL) américaines qui, si elles ne sont pas à proprement parler des bases militaires, pourraient être utilisées pour du soutien logistique ou opérationnel dans la région — à moins de 100 kilomètres du territoire vénézuélien.
  • En tant qu’alliés des États-Unis au sein de l’OTAN, la présence de ces « relais » des Pays-Bas dans la région est suivie avec une attention particulière.

CAPTURE D’ÉCRAN

  • La Pologne déclare être en train de vérifier le nombre de ses ressortissants se trouvant au Venezuela. 
  • Le ministère italien des Affaires étrangères a quant à lui mis en place une cellule de crise. 

La France, par la voix de son Ministre des affaires étrangères a indiqué que « L’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international. La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir ».

CAPTURE D’ÉCRAN

  • Par la voix de Pedro Sanchez, l’Espagne a appelé à la désescalade : « Le droit international et les principes de la Charte des Nations unies doivent être respectés. » Madrid a également proposé de jouer le rôle de médiateur entre Caracas et Washington. 
  • Le Premier ministre britannique Keir Starmer a affirmé que le Royaume-Uni n’était « en aucune façon impliqué » dans l’opération. À la question de savoir s’il allait condamner l’attaque, il a répondu : « Je veux d’abord établir les faits. Je veux parler au président Trump. Je veux parler à nos alliés. » Il a poursuivi : « Comme vous le savez, je dis et je crois toujours que nous devons respecter le droit international. »
  • Trinité-et-Tobago a clarifié ne pas avoir participé à l’opération — alors que l’île avait apporté son soutien à l’armée américaine dans le cadre de sa campagne contre le trafic de drogue dans les Caraïbes.
m. trump, pirate des caraïbes 
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03 janvier, 2026

PHOTO DE NICOLÁS MADURO MENOTTÉ, LES YEUX BANDÉS, PUBLIÉE PAR DONALD TRUMP

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Nicolás Maduro (©Donald Trump / Truthsocial) 

Par Rédaction Actu Publié le 3 janv. 2026 à 15h15 ; mis à jour le 3 janv. 2026 à 18h36

Donald Trump a publié samedi 3 janvier 2026 sur son réseau Truth social une photo de Nicolás Maduro, déclarant que le président vénézuélien se trouve à bord du navire de guerre USS Iwo Jima.

TRUMP ATTAQUE LE VENEZUELA ET KIDNAPPE MADURO ! / @MINTPRESS
DESSIN CARLOS LATUFF 


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Sur le cliché, Nicolás Maduro apparaît debout, menotté, vêtu d’un survêtement gris clair de la marque Nike, les oreilles recouvertes de ce qui semble être un casque antibruit et les yeux masqués.

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FRAPPES AMÉRICAINES AU VENEZUELA : DERNIERS DÉVELOPPEMENTS

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DES SOLDATS GARDENT LES ENVIRONS DU PALAIS PRÉSIDENTIEL DE MIRAFLORES
 APRÈS QUE DES EXPLOSIONS ET DES AVIONS VOLANT À BASSE ALTITUDE ONT ÉTÉ
ENTENDUS À CARACAS,  AU VENEZUELA, LE 3 JANVIER 2026.

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Frappes américaines au Venezuela : derniers développements / Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les États-Unis ont mené une série de frappes contre des cibles militaires au Venezuela, provoquant de fortes explosions à Caracas et dans plusieurs zones du pays. Le gouvernement vénézuelien a dénoncé une agression étrangère et décrété l’état d’urgence, tandis que Trump a annoncé que Maduro a été capturé et exfiltré. [« Donroe »: le corollaire Trump à la doctrine Monroe] Fake news et violences contre Venezuela

« SOUTIEN AU PEUPLE VÉNÉZUÉLIEN CONTRE L’AGRESSION DE TRUMP !»
RASSEMBLEMENT / PLACE DE LA REPUBLIQUE / 3 JANVIER 2026 / 18h
FLYER LA FRANCE INSOUMISE

RT en français 30 déc. 2025, 15:04

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Moscou se dit « profondément préoccupé » et exige des clarifications sur le sort de Maduro Le ministère russe des Affaires étrangères s’est dit « profondément préoccupé » par les informations faisant état d’un possible enlèvement et transfert forcé hors du Venezuela du président Nicolás Maduro et de son épouse lors de l’opération militaire américaine. Moscou appelle à « clarifier immédiatement » la situation.

CAPTURE D'ÉCRAN

« Le gouvernement chilien exprime sa vive préoccupation et condamne les actions militaires des États-Unis au Venezuela et appelle à un règlement pacifique de la grave crise qui frappe le pays. / Le Chili réaffirme son attachement aux principes fondamentaux du droit international, tels que l'interdiction du recours à la force, la non-intervention, le règlement pacifique des différends internationaux et l'intégrité territoriale des États. / La crise vénézuélienne doit être résolue par le dialogue et le soutien du multilatéralisme, et non par la violence ou l'ingérence étrangère. »
TRUMP ATTAQUE LE VENEZUELA ET KIDNAPPE MADURO ! / @MINTPRESS
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Moscou se dit « profondément préoccupé » et exige des clarifications sur le sort de Maduro 

Le ministère russe des Affaires étrangères s’est dit « profondément préoccupé » par les informations faisant état d’un possible enlèvement et transfert forcé hors du Venezuela du président Nicolás Maduro et de son épouse lors de l’opération militaire américaine. Moscou appelle à « clarifier immédiatement » la situation. 

Dans un communiqué, la diplomatie russe affirme que si le transfert forcé du chef de l’État vénézuélien était confirmé, il constituerait une « atteinte inacceptable à la souveraineté » du Venezuela et une violation des principes fondamentaux du droit international. La Russie souligne que le respect de la souveraineté des États est un principe clé de l’ordre international.

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