04 avril, 2026

CUBA / PREMIÈRES LIBÉRATIONS APRÈS L’ANNONCE DE LA GRÂCE ACCORDÉE À PLUS DE 2 000 PERSONNES


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DES DÉTENUS SONT LIBÉRÉS DE LA PRISON
DE LA LIMA À LA HAVANE LE 3 AVRIL 2026. 
PHOTO YAMIL LAGE
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La Croix
Cuba : premières libérations après l’annonce de la grâce accordée à plus de 2 000 personnes / 
Des premiers détenus ont été libérés de la prison de La Lima à La Havane vendredi 3 avril 2026, après l’annonce de la grâce accordée à 2 010 détenus la veille. Il s’agit de la deuxième vague de libérations en moins d’un mois, alors que le pays fait face à une pression accrue des États-Unis.

La Croix (avec l'AFP) Modifié le 3 avril 2026 à 17h58 Lecture : 2 min

Les autorités de Cuba ont commencé à libérer des prisonniers vendredi après avoir annoncé la veille la grâce de 2 010 détenus, la deuxième vague de libérations en moins d’un mois alors que La Havane fait face à une pression accrue de la part des États-Unis.

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Une vingtaine de prisonniers ont été libérés dans la matinée, ont constaté des journalistes de l’AFP. À leur sortie de la prison de La Lima, dans l’est de La Havane, plusieurs personnes libérées pleuraient et embrassaient les proches qui les attendaient.

LE GOUVERNEMENT CUBAIN A ANNONCÉ AVOIR GRACIÉ PLUS
DE 2 000 DÉTENUS POUR PÂQUES, JEUDI 2 AVRIL 2026.
 (PHOTO D’ILLUSTRATION)  ALEJANDRO ERNESTO 

Certains émergeaient de l’établissement pénitentiaire avec leurs affaires dans des valises et sacs à dos, quand d’autres portaient un simple baluchon sur l’épaule.

« Une très grande bénédiction »

« C’est une très grande bénédiction, cette grâce est vraiment bien tombée pour un paquet de détenus », a témoigné Damian Fariñas, âgé de 20 ans. Il explique avoir été surpris par la nouvelle. Le jeune homme avait déjà effectué un an et huit mois de prison, pour vol avec effraction. Jeudi soir, le gouvernement cubain avait annoncé une vague de grâces présentée comme un « geste humanitaire » à l’occasion de la Semaine sainte.

LA GUERRE DES NERFS
DESSIN LEFRED-THOURON

La Havane n’a pas mentionné de lien avec les discussions en cours avec les États-Unis, mais cette décision est intervenue quelques jours après que le président américain Donald Trump a desserré un blocus pétrolier de facto contre Cuba en autorisant un pétrolier russe à livrer du brut à l’île communiste en manque de carburant.

L’administration Trump a réclamé un changement de système sur l’île de 9,6 millions d’habitants, dirigée par les communistes, et le président américain a laissé entendre qu’il pourrait « prendre Cuba ». Mais les deux parties ont également tenu des pourparlers récemment.

La libération de prisonniers politiques est depuis longtemps une exigence centrale des États-Unis à l’égard de Cuba.

PHOTO TASS

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Le gouvernement cubain n’a pas identifié les prisonniers graciés ni précisé les infractions qu’ils avaient commises, mais il a indiqué que les libérations seraient fondées sur la nature des crimes, la bonne conduite en prison, des raisons de santé et la durée de la peine déjà purgée. Il a précisé que les personnes libérées n’incluraient pas celles ayant commis des meurtres, des agressions sexuelles, des crimes liés à la drogue, des vols avec violence ou des « délits contre l’autorité ».

Les autorités ont indiqué que parmi les libérés figureraient des jeunes, des femmes et des détenus de plus de 60 ans, ainsi que « des étrangers et des citoyens cubains résidant à l’étranger »