05 août, 2026

LE PRÉSIDENT SORTANT DE LA COLOMBIE, GUSTAVO PETRO, ALERTE SUR UN RISQUE DE « GUERRE CIVILE »

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GUSTAVO PETRO, À BOGOTA, LE 3 AOÛT 2026.
PHOTO IVAN VALENCIA
 

International Colombie / Le président sortant de la Colombie, Gustavo Petro, alerte sur un risque de « guerre civile » après l’élection contestée de son successeur / Le dirigeant de gauche, menacé d’extradition aux États-Unis, craint que son pays ne s’embrase après la prise de pouvoir du nouveau chef d’État, d’extrême droite, qu’il accuse de fraude électorale.

Le Monde avec l'AFP  Publié hier à 05h11, modifié hier à 07h45  Temps de Lecture 1 min.

L’ancien président de la Colombie Gustavo Petro s’est inquiété, lundi 3 août, d’un risque de « guerre civile » après l’arrivée au pouvoir de son successeur, Abelardo de la Espriella, qui aurait, selon lui, triché pour être élu, et qui aurait pour projet de l’extrader aux Etats-Unis.

LE PRÉSIDENT COLOMBIEN GUSTAVO PETRO  S'EXPRIME LORS  D'UNE
CONFÉRENCE DE PRESSE ET DÉVOILE SON PORTRAIT PRÉSIDENTIEL,
 PEINT PAR JAIME ROJAS, À LA CASA DE NARIÑO À BOGOTÁ, EN COLOMBIE,
LE 3 AOÛT 2026 — QUELQUES JOURS AVANT DE QUITTER SES FONCTIONS.
PHOTO DE SEBASTIAN BARROS 

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

L’ancien président de la Colombie Gustavo Petro s’est inquiété, lundi 3 août, d’un risque de « guerre civile » après l’arrivée au pouvoir de son successeur, Abelardo de la Espriella, qui aurait, selon lui, triché pour être élu, et qui aurait pour projet de 

« Nous sommes face à une fraude et à un problème institutionnel indubitablement profond, et il s’agit de l’investiture du président illégitime », a lancé, en conférence de presse, le dirigeant de gauche, qui assure avoir des preuves, sans les publier pour autant.

Abelardo de la Espriella, candidat de l’extrême droite, a remporté de justesse le second tour du scrutin présidentiel le 21 juin contre l’héritier de Gustavo Petro, Ivan Cepeda. La passation des pouvoirs doit avoir lieu vendredi à Cali, contrairement à la tradition, qui veut que la cérémonie se tienne à Bogota, devant le Parlement. Le groupe de la gauche au Congrès, mené par M. Cepeda, a annoncé qu’il boycotterait la cérémonie et appelé à manifester ce jour-là à Bogota, Cali et Barranquilla.

Recrudescence de violences

Entre 2019 et 2021, des dizaines de personnes ont trouvé la mort dans des mouvements de protestation appuyés par Gustavo Petro contre son prédécesseur, Ivan Duque (droite). Selon M. Petro, l’élection a été une « fraude électorale algorithmique, systématique et sur un volume de votes énorme », supposément orchestrée de l’étranger pour nuire à Ivan Cepeda.

M. de la Espriella, avocat novice en politique, avait reçu le soutien du président des États-Unis, Donald Trump, pendant la campagne. Il promet la manière forte contre le crime et les guérillas, qui se sont renforcées sous le mandat de Gustavo Petro, dont les efforts de négociations n’ont donné que peu de résultats. Le pays traverse actuellement sa pire recrudescence de violences depuis une décennie.

L’actuel président, qui dénonce une « ingérence » de M. Trump dans la politique colombienne, a laissé entendre lundi que M. de la Espriella projetait de l’extrader aux États-Unis sur la base de fausses accusations. Il s’est inquiété d’une possible « guerre civile » qui pourrait être déclenchée par le rejet, entre autres, de ce prétendu projet.

Le Monde avec AFP


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