27 juillet, 2026

L’ÈRE DES PROCONSULS

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(BLESSURES INVISIBLES), 2006
© JORGE JULIÁN ARISTIZÁBAL

Le Monde
Diplo
Déferlante des droites radicales en Amérique latine / L’ère des proconsuls / Il n’y a pas si longtemps, les États-Unis devaient soutenir des coups d’État militaires pour dompter une Amérique latine rebelle. Aujourd’hui, l’affaiblissement de la gauche et l’envol de la criminalité favorisent l’expansion d’une droite radicale dans la région. Tout autant que les généraux à lunettes noires d’hier, cette mouvance épouse les desseins de la Maison Blanche dans son « arrière-cour».

par Christophe Ventura  

CHRISTOPHE VENTURA 

«Indépendants  ? Non, non ! Aucun pays au monde ne peut être indépendant en ce moment ! » M. Abelardo de la Espriella, arrivé en tête du dépouillement initial de l’élection présidentielle du 21 juin en Colombie (1), est encore candidat quand il répond aux questions du pasteur Miguel Arrázola (2). Dans un pays où 18 % de la population se déclare évangélique (3), l’influent fondateur de l’Église chrétienne familiale Rivières de vie de Carthagène interroge « le Tigre » (le surnom que M. de la Espriella, « catholique œcuménique », s’est lui-même choisi) sur la relation qu’il entend bâtir avec les États-Unis. Et tout particulièrement avec le président Donald Trump, à la suite des tensions qui ont envenimé les rapports de ce dernier avec son homologue de gauche Gustavo Petro (4). « C’est la première fois qu’un président colombien [sera] républicain », répond-il, sourire aux lèvres. M. de la Espriella poursuit : « Je suis républicain aux États-Unis. (…) J’ai voté pour M. Trump à l’élection [de 2024]. » Fringuant avocat de 47 ans, l’homme affiche trois nationalités : colombienne, italienne et américaine. Il a obtenu la dernière en 2023 après avoir vécu dix ans en Floride et pourrait devenir le second président sud-américain à en disposer, après M. Daniel Noboa (Équateur).

À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

M. de la Espriella revendique haut et fort sa loyauté envers M. Trump. Fidèle à lui-même, ce dernier n’a pas manqué de s’ingérer dans la campagne colombienne pour indiquer aux électeurs le nom du candidat qu’il voulait voir inscrit sur leur bulletin de vote du 21 juin, condition pour que Washington maintienne sa coopération (financière, économique, sécuritaire) avec Bogotá. Dans le cadre de la politique néocoloniale de la Maison Blanche vis-à-vis de son « arrière-cour », la Colombie est donc une pièce maîtresse.

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« Je veux un plan Colombie II et que les bases américaines reviennent », a ainsi annoncé M. de la Espriella en référence au plan qui, au prétexte de faire la guerre au « narcotrafic », avait permis aux États-Unis de déployer des troupes dans le pays entre 2000 et 2015, notamment pour lutter contre les guérillas. Durant la campagne, il a promis de reconstituer la puissance militaire nationale, de détruire les champs de production de coca, de démanteler les groupes armés et les cartels avec l’aide des États-Unis et d’Israël. Son objectif : en finir avec la stratégie de « paix totale » de son prédécesseur, qui a échoué (5).

Dépérissement moral

Le scrutin colombien s’inscrit, en tout état de cause, dans la séquence plus large d’une déferlante de la droite radicale en Amérique latine : élection de M. Nayib Bukele au Salvador en 2019 (il est réélu en 2024), de M. Javier Milei en Argentine en 2023, de M. Noboa en Équateur en 2023 (réélu en 2025) ou encore de M. José Antonio Kast au Chili (2025). Protéiforme, le courant politique qu’incarnent ces derniers présente certaines constantes : néolibéralisme, poigne en matière sécuritaire, esprit de revanche vis-à-vis des forces de gauche, alignement géopolitique sur Washington et, le plus souvent, proximité personnelle avec M. Trump. Pendant la campagne en Colombie, celui-ci affirmait : « Les résultats de cette élection sont très importants pour le futur de la Colombie et de ses relations avec les États-Unis compte tenu (…) du soutien politique qu’il [M. de la Espriella] m’a apporté, à moi personnellement » (Truth Social, 3 juin 2026). Ce qui importe au président américain, c’est de disposer d’un dirigeant aux ordres en Colombie. À une autre époque, on aurait parlé de « proconsul ».

Le grand virage vers les marges extrêmes de la droite d’une région hier considérée comme un laboratoire pour la gauche s’explique en partie par les échecs de cette dernière (facilités, entre autres, par les ingérences américaines) quand elle a dominé la scène politique locale, des années 2000 au début des années 2020. Si l’Amérique latine lui doit d’importantes avancées sociales et démocratiques, elle n’est pas parvenue à transformer durablement les structures économiques et sociales qui alimentent depuis toujours les inégalités et engendrent la pauvreté. Sa stratégie, fondée sur un plus grand partage des richesses adossé à l’augmentation de la rente issue de l’exportation de ressources naturelles, s’est épuisée.

Cette situation a alimenté une désaffection à l’égard des forces progressistes, particulièrement au sein des secteurs populaires, des classes moyennes vulnérables et des jeunes, ces derniers n’ayant connu que la gauche au pouvoir. La dynamique s’est accentuée à mesure que la génération de dirigeants des années 2000 (de Hugo Chávez, au Venezuela, à M. Evo Morales en Bolivie ou Mme Cristina Fernández en Argentine) n’a pas été relayée par des figures jouissant d’une popularité comparable et que les forces de gauche subissaient de multiples « guerres judiciaires ».

La crise financière internationale de 2008, aggravée par la pandémie de Covid-19 (2020-2021), qui a plongé la région dans sa pire récession depuis un siècle, a enfermé tous les pays du sous-continent dans un régime de croissance atone alors que le commerce international ralentissait. La guerre d’Ukraine engagée par la Russie (2022) et celle contre l’Iran provoquée par les États-Unis et Israël (2026) nourrissent les poussées inflationnistes qui rongent les pouvoirs d’achat en Argentine, en Bolivie, en Colombie ou au Venezuela. Par-delà leurs spécificités, tous les pays sont confrontés aux mêmes problèmes socio-économiques : l’informalité qui touche près de la moitié des actifs (et prive d’autant les ressources fiscales des États), l’augmentation des inégalités, du nombre des travailleurs pauvres et de la précarité, qui affecte les classes moyennes et populaires. Selon la Banque mondiale, 32 % de la population latino-américaine est exposée au risque de tomber dans une pauvreté qui concerne déjà 25 % des individus (6).

Par vagues, les mécontentements populaires s’expriment régulièrement depuis la fin des années 2010 sans que les gouvernements apportent de solutions durables aux revendications et demandes sociales. Les manifestations et les mouvements sociaux se succèdent jusqu’à atteindre des niveaux insurrectionnels : au Chili, en Colombie ou en Équateur entre 2019 et 2021, ainsi qu’en Bolivie en 2026.

De telles situations ont contribué aux « votes sanction », favorables à la droite radicale, alors même que la région traverse un cycle électoral intense. Tous les pays latino-américains ont en effet connu depuis 2021 des scrutins présidentiels et législatifs. D’autres se dérouleront en 2026 (Brésil en octobre, Haïti en août et décembre), puis en 2027 (Salvador — législatives —, Guatemala, Mexique — législatives de mi-mandat —, Argentine).

Or, si une large partie de la population estime que la gauche n’a pas fait assez pour transformer les sociétés dont elle a pris la direction, les classes dominantes considèrent, elles, qu’elle a déjà trop accompli : il s’agit donc de reprendre les choses en main. À commencer par l’État. Cette droite entend ainsi prendre le problème à la racine, défendant l’idée que l’exercice du pouvoir par la gauche aurait conduit à un dépérissement moral et institutionnel : gangrène bureaucratique ; parasitisme des programmes sociaux et de ceux destinés aux peuples autochtones, aux femmes et aux minorités de genre ; entraves à la liberté entrepreneuriale.

En Colombie, M. de la Espriella entend réduire « de 40 % » la taille de l’État en quatre ans. Il promet, comme le détaille son programme de campagne, d’engager la « grande révolution de la dérégulation », de créer un « pays de propriétaires », de baisser massivement les impôts, d’attirer les investissements étrangers pour exploiter les ressources naturelles du pays (pétrole, gaz, minerais, eau). Et, pourquoi pas, de dollariser l’économie. Au Chili, M. Kast et son « gouvernement d’urgence » entendent, eux, « rompre » avec les politiques de M. Gabriel Boric par le biais d’une « méga-réforme » et d’un processus de « reconstruction nationale » reposant sur une recette assez peu innovante : baisse des impôts, audit et réduction des dépenses publiques, fusion ou réduction des ministères et des administrations, austérité, etc. Dans la même veine, M. Noboa a divisé par deux le nombre de ministères dans son pays (de vingt à dix), pris des mesures en faveur de la flexibilisation du travail et des investisseurs étrangers dans plusieurs secteurs : services technologiques et intelligence artificielle avec la création de zones franches ; exploitation minière ; énergie… Un peu partout, des tronçonneuses sont brandies par la main droite de l’État afin d’amputer la gauche.

Pour la plupart de ces dirigeants, les économies escomptées doivent financer des politiques de militarisation de la lutte contre le crime organisé. Des perspectives réjouissantes pour les industries sécuritaires de Washington et Tel-Aviv. M. Bukele entend, lui, convertir ses investissements dans la sécurité en gains économiques (stabilité, attractivité pour les investisseurs étrangers, développement de nouveaux secteurs comme le tourisme ou l’économie numérique). De telles orientations ont une autre fonction : contrôler, voire discipliner, le corps social dans une période de restriction des ressources disponibles (travail, revenus, services).


Il faut aussi produire un discours qui permette de donner envie à la majorité des électeurs de poser la tête sur le billot. Dans ce domaine, la droite a su tirer profit des nouveaux fléaux qu’affrontent les sociétés latino-américaines. L’expansion du crime organisé liée à l’intensification du trafic de drogue international a profondément modifié les équilibres régionaux. La production de cocaïne atteint des niveaux historiques (environ 1 000 tonnes en 2015, plus de 3 700 en 2023), en premier lieu en Colombie, qui concentre à elle seule deux tiers des aires de culture de la coca dans le monde. Le total de la surface destinée à sa production dans le pays a été multiplié par cinq depuis 2013. Dans le monde, 25 millions de personnes ont consommé cette substance en 2023, contre 17 millions en 2013, soit une augmentation de près de 50 % (7). Les réseaux criminels étendent désormais leur toile et opèrent sur l’ensemble du territoire latino-américain pour produire et acheminer vers le reste de la planète l’ensemble des stupéfiants qu’elle consomme (cocaïne, héroïne, drogues de synthèse, marijuana). Conséquence : l’Amérique latine est la région la plus violente du monde (hors terrains de conflits militaires). Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), « avec environ 9 % de la population mondiale, l’Amérique latine et la Caraïbe enregistrent près d’un tiers des homicides commis dans le monde. On estime qu’environ la moitié de ces homicides sont liés, directement ou indirectement, à des organisations criminelles et à des gangs (8) ».


Cette progression des violences et des homicides a placé la question sécuritaire au premier rang des préoccupations populaires. À cela s’ajoutent la persistance de la corruption, qui mine la crédibilité des institutions, ainsi que les effets des mouvements migratoires provoqués par la crise vénézuélienne, mais aussi par les situations cubaine et haïtienne, lesquelles alimentent les flux migratoires vers de nombreux pays (Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Mexique, Panama).

Peu à peu, ces enjeux ont déplacé le centre de gravité du débat public. Les questions liées à la justice sociale, à la redistribution, à l’environnement ou à l’élargissement des droits ont perdu de leur centralité au profit de celles concernant la sécurité, la lutte contre la corruption de l’État et des personnels politiques ou le contrôle des frontières. Les droites régionales et leurs pôles radicaux ont su investir ces thématiques. Elles ont construit, notamment sur les réseaux sociaux et au travers de nombreux espaces de sociabilité (églises et confréries, clubs de sport, associations familiales, etc.), des discours articulés autour d’une obsession, le retour à l’ordre. Dans toutes ses déclinaisons : moral, religieux, social, sécuritaire. La « bataille culturelle » (contre l’avortement, les droits des femmes, l’homosexualité, le « globalisme », le « marxisme culturel », le « narco-communisme », etc.) tient ici lieu de ciment à des coalitions hétéroclites d’un point de vue sociologique (9).

Des alliances incertaines

Pourtant, le bataillon des « proconsuls » de M. Trump (10) n’est peut-être pas aussi puissant que ce dernier pourrait l’espérer. Dans les faits, aucun, mis à part le président salvadorien, n’a obtenu seul la majorité lors de son élection. Minoritaires, certains le sont également au sein de leur assemblée. Ils se sont imposés à la faveur d’alliances avec d’autres droites radicales, les droites traditionnelles et le centre droit, ainsi que grâce au ralliement des votes rejetant d’abord l’adversaire de gauche en lice. Au sein des pouvoirs législatifs, MM. Kast et Milei dépendent d’accords négociés projet par projet. En Colombie, M. de la Espriella ne dispose pas de formation représentée à la Chambre ou au Sénat. Face à un camp progressiste ayant mobilisé près de la moitié des électeurs au second tour de la présidentielle, il devra, si sa victoire est confirmée, s’appuyer sur les partis de la droite traditionnelle (Parti conservateur, Centre démocratique de M. Álvaro Uribe, Parti social d’unité nationale — ou Parti de la U —, Changement radical) ainsi que sur les élus du Parti libéral.

Alors que rien n’est joué pour la présidentielle brésilienne (contrairement, selon toute vraisemblance, à celle du Pérou), les attelages hétérogènes qui soutiennent ces pôles radicaux des droites latino-américaines frappent par leur fragilité. Combien de temps les populations soutiendront-elles des pouvoirs qui leur préfèrent M. Trump ?

Christophe Ventura

Journaliste.

Notes :

(1) À l’heure où nous mettions sous presse, la victoire de M. de la Espriella n’avait pas été proclamée officiellement. Le dépouillement initial indiquait des résultats serrés. Le candidat de gauche, M. Iván Cepeda, avait présenté plus de 57 000 réclamations.

(2) Lors d’un entretien sur Radio Centro (Guayaquil) le 6 juin 2026.

(3) « La democracia resiliente », Informe Latinobarómetro 2024, Santiago du Chili, 1er mai 2025.

(4) Lire Maurice Lemoine, « Conquêtes et déconvenues des années Petro », Le Monde diplomatique, juin 2026.

(5) Lire Loïc Ramirez, « En Colombie, une impossible “paix totale” », Le Monde diplomatique, juin 2026.

(6) Cité dans « Democracias bajo presión : Reimaginar los futuros de la democracia en America Latina y el Caribe 2026 », (PDF), PNUD, New York, 11 mai 2026.

(7) « World drug report 2025 », Nations unies, New York, 2026, www.unodc.org

(8) Lucía Dammert et Carolina Sampó, « What do we know about organized crime in Latin America and the Caribbean », (PDF), PNUD, New York, 2025, www.undp.org

(9) Lire « M. Trump, pirate des Caraïbes », Le Monde diplomatique, janvier 2026.

(10) Qui, contrairement aux procurateurs romains, ne jouissent pas tous d’un titre de nationalité au sein de l’empire qu’ils servent.


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DESSIN SELÇUK 
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26 juillet, 2026

DES DOCUMENTS DE LA CIA CONTREDISENT TRUMP SUR LES ÉLECTIONS VÉNÉZUÉLIENNES

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Investig'Action
Lors de son discours sur l’état de l’Union prononcé jeudi 16 juillet, le président américain Donald Trump a affirmé que des documents déclassifiés de la CIA (Agence centrale de renseignement) apportaient la preuve d’une prétendue fraude électorale par voie électronique au Venezuela sous les gouvernements d’Hugo Chávez et de Nicolás Maduro. Or, ces documents, déclassifiés par la Maison Blanche, contredisent cette accusation.

Telesur 26 juillet 2026

TRUMP TENANT UN PETIT
 GLOBE TERRESTRE EN SOUPLE.
 ILLUSTRATION PHOTOGRAPHIQUE
DE PHILOTHEUS NISCH

Trump a déclaré que son discours visait à renforcer la confiance des citoyens américains dans le système électoral de leur pays. Cependant, plusieurs médias américains ont estimé qu’il avait consacré une bonne partie de son discours à discréditer les élections américaines. De même, les affirmations de Trump concernant le système électoral vénézuélien étaient en contradiction avec le contenu des dossiers auxquels il faisait référence.

LA NOTE DE LA CIA, DATÉE DU 29 JUIN, RECONNAÎT QUE
« D’AUTRES FACTEURS EXPLIQUENT MIEUX LES RÉSULTATS ÉLECTORAUX »
 AU VENEZUELA ET QUE SES SOURCES ÉTAIENT LIMITÉES
(CAPTURE D’ÉCRAN)

À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Au cœur de cet ensemble de documents déclassifiés figure une note de la CIA datée du 29 juin 2026, qui analyse les informations recueillies pendant près de deux décennies concernant la capacité du gouvernement vénézuélien à s’ingérer dans les élections par le biais des machines à voter. Entre 2004 et 2020, ces rapports faisaient état de « préoccupations persistantes » concernant la manipulation des systèmes de vote électronique, sans qu’aucune vérification n’ait été effectuée, note le Washington Post.

Ce que le rapport reconnaît

Concernant ces soupçons, la CIA « n’a pas confirmé de manière définitive qu’une fraude électronique à grande échelle ait été menée à bien lors d’élections vénézuéliennes spécifiques », et son évaluation de base indiquait que « d’autres facteurs expliquaient mieux les résultats électoraux ». Le document attribuait toutefois aux responsables vénézuéliens « une certaine capacité à manipuler les systèmes de vote électronique », sans preuve que cette technologie — principalement mise au point par la société Smartmatic — ait été utilisée pour fausser une élection quelconque.

Le rapport ajoutait que les allégations concernant des techniques avancées provenaient de « sources limitées » et que les vulnérabilités détectées restaient théoriques.

LA PRESSE AMÉRICAINE DÉMENT LE RÉCIT PRÉSIDENTIEL ;
LE WASHINGTON POST QUALIFIE D’« OBSESSION » CE QUE TRUMP
PRÉSENTE COMME UNE FRAUDE, ET QUE SA PROPRE CIA
RECONNAÎT NE PAS AVOIR CONFIRMÉ
(CAPTURE D’ÉCRAN)

La presse américaine dément le récit présidentiel ; le Washington Post qualifie d’« obsession » ce que Trump présente comme une fraude, et que sa propre CIA reconnaît ne pas avoir confirmé (capture d’écran)

La CIA s’est également penchée sur les élections en dehors du Venezuela et a écarté la possibilité que Caracas puisse s’ingérer dans des élections à l’étranger. « Ni Smartmatic ni le gouvernement vénézuélien n’avaient la capacité — c’est-à-dire le niveau de contrôle ou d’accès requis — de manipuler le résultat d’une élection en dehors du Venezuela », indique le document. Cela répond à une théorie selon laquelle le Venezuela aurait truqué les élections américaines, théorie que l’entourage de Trump ne cesse de répandre depuis qu’il a perdu sa candidature à la réélection face à Joe Biden en 2020.

Cette théorie a vu le jour au lendemain des élections américaines de 2020, lorsque les avocats Rudy Giuliani et Sidney Powell ont accusé les fabricants de machines à voter Dominion Voting Systems et Smartmatic d’être en réalité, en secret, des entreprises vénézuéliennes dont l’objectif était de manipuler les votes en faveur du commandant Chávez, affirmant que ces sociétés avaient favorisé la victoire de Joe Biden grâce à une programmation cachée. Le Washington Post a souligné que ni Trump ni ses alliés n’avaient à ce jour fourni de preuves d’une ingérence du Venezuela dans une élection américaine.

Cette absence de preuves a été constatée au sein même des services de renseignement américains. Un rapport de 2021 concluait qu’« aucune information ne suggère que le régime vénézuélien actuel ou les régimes précédents aient été impliqués dans des tentatives visant à compromettre l’infrastructure électorale américaine ». Ce rapport a été rédigé par John Ratcliffe, le directeur du renseignement national nommé par Donald Trump lui-même.

Trump contredit la CIA

Jeudi, Trump a réitéré sa théorie, pourtant démentie. Il a affirmé avoir publié « des documents montrant que la CIA avait obtenu des informations concernant un complot spécifique visant à manipuler les résultats » en faveur du gouvernement du président Nicolás Maduro. Il en a conclu que « c’est exactement ce qui s’est passé » lors des élections vénézuéliennes de 2020, affirmant que des méthodes avaient été mises au point pour altérer le décompte des voix sans laisser de traces. Le New York Times a qualifié ces affirmations de déformation des conclusions de sa propre agence de renseignement.

Alors que le document fait état de soupçons non confirmés, le discours de Trump proclame des certitudes. Là où la CIA écarte toute preuve, Trump prétend en détenir. Une accusation maintenue pendant six ans, réfutée par les documents censés la prouver, s’avère n’être que de la propagande.

Trump a appliqué cette même théorie à d’autres gouvernements. Dans ce même discours, il a qualifié la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord d’« adversaires » et leur a attribué la capacité de compromettre l’« infrastructure électorale » des États-Unis.

La réponse de la Russie fait écho à l’essence même de l’affaire vénézuélienne. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que Trump s’appuyait sur « des informations anonymes et infondées » provenant des services de renseignement et que plusieurs enquêtes menées par les services de renseignement américains avaient conclu que la Russie « n’avait exercé aucune influence » sur les élections américaines. Il a souligné que Moscou n’intervenait jamais dans les affaires intérieures d’autres pays, un traitement qu’elle attend des autres nations.

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21 juillet, 2026

LE PRÉSIDENT DU NICARAGUA : «IL N'Y AURA PLUS D'ÉLECTIONS»

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LE PRÉSIDENT DU NICARAGUA, DANIEL ORTEGA.
PHOTO D'ILLUSTRATION  

Le président du Nicaragua : «Il n'y aura plus d'élections» / Le Nicaragua ne devrait plus organiser d'élections, selon son président Daniel Ortega. Celui-ci affirme vouloir fermer définitivement la voie électorale à l'opposition, car elle ne soutient pas la loi sur l'enseignement gratuit et ne veut que  «tirer profit des écoles». 

RT en français  21 juil. 2026, 13:43

e président du Nicaragua, Daniel Ortega, a annoncé que son pays ne procéderait plus à des élections. Selon lui, cette décision vise à empêcher l'opposition d'accéder au pouvoir, rapporte Reuters le 20 juillet .

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

« Nous avons décrété par la loi que l’éducation serait gratuite : qu’il serait interdit de faire payer les frais de scolarité, que ce soit à l’école primaire, dans le secondaire ou à l’université ; là, nous construisons davantage d’écoles dotées de toutes les technologies modernes. Tandis qu’eux, ils se tiennent à l’affût, tout ce qu’ils veulent, c’est remporter les élections et tirer profit des écoles. Mais ils peuvent oublier ça. Il n’y aura plus d’élections ici, il n’y aura plus d’élections qui leur permettraient d’essayer de s’emparer du gouvernement, de s’emparer du pouvoir. [...] L'histoire des partis installés par les Yankees (les Américains) revenant au gouvernement est finie, pour toujours », a-t-il déclaré lors d’un discours à l’occasion du 47e anniversaire de la révolution sandiniste.

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Daniel Ortega a dirigé le Nicaragua de 1979 à 1990 avant de retrouver la présidence en 2007.

Les dernières élections présidentielles se sont tenues en 2021. Le président américain de l'époque, Joe Biden, avait affirmé que près de 40 opposants politiques avaient été emprisonnés sous des prétextes « injustifiés », parmi lesquels sept potentiels candidats à la présidence. Il avait également dénoncé les restrictions imposées aux partis politiques, estimant que le scrutin avait été « faussé » bien avant le vote.

Par la suite, Joe Biden a signé un décret instaurant des sanctions contre le Nicaragua et Daniel Ortega pour des violations des droits de l'homme. Le département du Trésor américain a également sanctionné le parquet général du Nicaragua ainsi que neuf responsables du pays, évoquant la tenue d'« élections fictives ».

En 2025, Rosario Murillo, co-présidente de la république du Nicaragua, a annoncé que le Nicaragua quittait le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Elle a accusé l'institution de manquer de respect envers la souveraineté du pays, de diffuser des « calomnies et des mensonges » visant à discréditer l'action du gouvernement et à porter atteinte à la souveraineté nationale, tout en estimant qu'elle ne remplissait plus la mission pour laquelle elle avait été créée.

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    LA SOUMISSION DE L’IMAGINAIRE

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     « FRACTURED IDOLS III », (IDOLES FRACTURÉES III), 2023
    © DANIEL ARSHAM - GALERIE PERROTIN

    Le Monde
    Diplo
    La soumission de l’imaginaire / Huit pour cent des Français n’ont peur de rien. / C’est saisissant. / Soit ils manquent d’imagination, soit ils ne sont pas portés sur la confidence (1). Les 92 % restants, eux, ont peur de tout. Ou presque. / C’est peut-être excessif, mais il y a des motifs.

    Éditorial, par Evelyne Pieiller 

    Objectivement, éprouver aujourd’hui de la peur semble relever du pur bon sens : à en croire les médias, le personnel politique, les bruits qui courent, il y a du danger partout. On est cernés. Les vieilles épouvantes sont de retour, l’épidémie rôde, la guerre dévaste, les attentats menacent, mais la modernité sait aussi s’exprimer, et de l’angoisse écologique à l’inquiétude technologique, le citoyen a de quoi nourrir ses cauchemars. Et ils sont effectivement nourris, si on en croit la double enquête récente portant sur les peurs individuelles et collectives des Français. Peu de surprise dans les objets de crainte, sinon leur hiérarchisation : le déclin économique du pays angoisse moins (20,4 %) que le réchauffement climatique (32,2 %), et le communisme plus que le libéralisme (le mot capitalisme semble avoir disparu) (2). Oui, si peu de surprise par rapport à ce qui sans trêve alimente les faiseurs de lois et ceux d’opinion que c’en est quasiment troublant. En corollaire, mouvement logique, il apparaît que l’élan qui porte vers l’espoir, l’espoir dans la vie, s’émousse : 56 % des enquêtés l’accueillent peu souvent… La fin du monde semble hanter davantage encore que les fins de mois, on le voit d’ailleurs dans les arts, dans toute une culture pop et populaire, qui célèbre l’Apocalypse, redevenue tendance, étrange resurgissement d’un vieil imaginaire religieux dans un monde pourtant fortement déchristianisé.

    « MANIÈRE DE VOIR » #208, AOÛT-SEPTEMBRE 2026 

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Il est vrai, qui l’eût cru, que 24 % des Français ont peur du diable.

    Information surprenante, amusante ou effondrante, au choix : mais certainement pas tout à fait anecdotique. Car si on ne croit pas tous au prince des ténèbres, on redoute un genre d’enfer. C’est massivement le sens que prend l’avenir. Ou l’absence d’avenir. Le futur est malveillant. Mortifère. Et il est à l’œuvre dans notre présent. Cette crainte-là, têtue, diffuse, et si partagée qu’elle semble l’air même du temps, colore toute notre sensibilité, jusqu’en notre subconscient qui se l’approprie, elle oriente nos idées, elle infléchit notre vie.

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    Le futur est malveillant. Mortifère. Et il est à l’œuvre dans notre présent. Cette crainte-là, têtue, diffuse, oriente nos idées, infléchit notre vie

    Bien sûr, on la croit fondée. Entre les commentaires des experts, les difficultés de la vie, les échecs passés, difficile d’y échapper. Bien sûr, la réalité ne porte pas d’emblée à l’allégresse et à la confiance dans les lendemains. Mais ces peurs qui nous semblent naturelles, cette sorte de grande névrose collective, elles naissent moins du bon sens, du réalisme, que de l’entretien actif, par la grâce du libéralisme, de bonnes vieilles croyances liées à une bonne vieille représentation de l’homme, celle que la droite a toujours favorisée : l’humain est mauvais. Insécurité, pollution, guerre, avenir sans avenir : c’est notre faute, au fond. En toute logique, 76 % des Français n’ont pas confiance en leur prochain. Le philosophe anglais Thomas Hobbes, redevenu très fréquenté depuis quelques décennies, l’avait bien dit, dès le XVIIème siècle : l’homme, si on le laisse sans loi, sans contrainte, est spontanément un loup pour l’homme. C’est sa nature. C’est alors la guerre de tous contre tous (3). Il faut le cadrer. L’encadrer. Le surveiller. Le contraindre.

    C’est pourquoi a été inventé l’État. L’État protège.

    La peur est éminemment politique. Avoir peur, c’est se préparer à obéir, comme l’écrit Hobbes. État d’urgence, état d’exception, lois spéciales, etc. : pour notre bien… La sécurité contre la liberté, la peur collective est la justification idéale des régimes autoritaires. Autant dire qu’elle est, lorsqu’elle subvertit toute réflexion par rapport à la réalité du risque, une construction et un outil du pouvoir, qui la présente comme « naturelle », sensée, justifiée. C’est un levier fondamental : « La première étape consiste à identifier un objet dont le public devra avoir peur, la deuxième à en interpréter la nature et à expliquer les raisons de sa dangerosité, enfin en dernier lieu à y faire face (4) ». L’ennemi sera l’autre. Au choix : le pollueur, le contaminateur, le pauvre, l’extrémiste, etc.

    Et ce que nous avons en nous de penchants paranoïaque, mélancolique, schizoïde, voire sadomasochiste… y trouve obscurément résonance.

    Créer la peur est un sport chéri de nos démocraties et de leurs haut-parleurs. Il suffit d’y mettre les moyens pour convaincre et du risque et de l’impuissance devant ce qui suscite la peur : que faire devant la fatalité, sinon limiter les dégâts sans pour autant l’inverser ?

    La peur devient une preuve de lucidité.

    Il est une question que bon nombre de gens aiment, au moins une fois dans leur vie, se poser : sous l’Occupation, aurais-je été un résistant ou un collabo (5) ? Question gratuite. Mais il n’est pas inutile de voir, avec Marc Bloch, ce qui s’oppose à la peur, ce qui la « défatalise » : le refus de croire qu’il n’est pas d’autre lecture possible de la réalité, pas d’autre réalité possible. « C’est à force d’utopies que la réalité enfin paraît. Quoi de plus utopique que l’idée d’organiser, dans un pays asservi et jeté au plus bas, un vain sursaut de révolte en un vaste réseau de volontés ? C’est pourtant ainsi que la Résistance a fini par voir le jour (6). »


    Evelyne Pieiller

    Notes : 

    (1) « Les peurs individuelles et collectives des Français », deux enquêtes réalisées par Opinionway pour Sciences Po (Cevipof), l’une en septembre 2023 (PDF), l’autre en décembre 2024. Les deux sont disponibles en ligne. Cf. Anne Muxel et Pascal Perrineau, Inventaire des peurs françaises, Odile Jacob, Paris, 2026.

    (2) Frédérik Cassor et Pascal Perrineau, De quoi les Français ont-ils peur ? Une exploration sociale et politique des peurs (PDF) note de recherche du Cevipof, « Questions de société », n° 1, février 2026.

    (3) Cf. Thomas Hobbes, Léviathan, Gallimard, coll. « Folio », Paris, 2000.

    (4) Corey Robin, dans Patrick Boucheron, Corey Robin et Renaud Payre, L’Exercice de la peur. Usages politiques d’une émotion, Presses universitaires de Lyon, 2015.

    (5) Cf. Pierre Bayard, Aurais-je été résistant ou bourreau ?, Éditions de Minuit, Paris, 2013.

    (6) Marc Bloch, « Un philosophe de bonne compagnie », dans L’Étrange Défaite, Gallimard, coll. « Témoins », Paris, 2026.


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      «L’OTAN NE NOUS A PAS TRAITÉS COMME IL SE DOIT» : TRUMP FUSTIGE L’ALLIANCE ET MENACE DE COUPER LES ÉCHANGES AVEC L’ESPAGNE

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      DONALD TRUMP ET MARK RUTTE
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      RT France
      «L’OTAN ne nous a pas traités comme il se doit» : Trump fustige l’Alliance et menace de couper les échanges avec l’Espagne / À Ankara, en marge du sommet de l’OTAN, le président américain a violemment chargé l'Espagne, qualifiée de «partenaire déplorable», exigeant l'arrêt total des échanges avec Madrid. Ce chantage s'ajoute à ses foudres contre l'Alliance sur le dossier iranien et à ses revendications renouvelées sur le Groenland.

      RT en français  8 juil. 2026, 13:13

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      En marge du sommet de l’OTAN, qui se tient à Ankara les 7 et 8 juillet, Donald Trump a rencontré le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte. À l’issue des discussions, lors d’une conférence de presse conjointe, le président américain a fait état de « plusieurs excellentes rencontres », saluant tout particulièrement le président turc Recep Tayyip Erdogan.

      Sommet de l'OTAN à Ankara, en Turquie. Pendant ce temps,
       Erdogan réprime l'opposition avec une vigueur sans précédent.
      DESSIN OLIVER SCHOPF

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      Cette remarque a toutefois constitué l’une des rares notes positives de son intervention. Donald Trump s’est ensuite lancé dans une critique virulente de l’OTAN, déclarant ne pas être satisfait de l’Alliance en raison de « ce qu’elle a fait avec le Groenland », mais aussi de son refus d’apporter son aide face à l’Iran. Le président américain s’en est ensuite pris à l’Espagne, qualifiée de « partenaire déplorable au sein de l’OTAN».

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      « L’Espagne, c’est peine perdue. D’ailleurs, nous ne voulons plus commercer avec l’Espagne. Je veux qu’on arrête ça. […] Coupez court à tout échange commercial avec l’Espagne, s’il vous plaît, ainsi qu’aux visites. Nous ne voulons plus avoir affaire à eux… Et vous verrez qu’ils reviendront bien vite. Ils reviendront. Ils traitent cet homme de manière épouvantable », a-t-il lancé.

      Selon Trump, les tensions entre l’OTAN et les États-Unis se sont également cristallisées autour du Groenland. Le président américain a estimé que l’île constituait un « gros problème » pour Washington, affirmant que les États-Unis dépensaient des sommes considérables pour sa défense sans rien obtenir en retour. Mark Rutte a tenté d’apaiser le dirigeant américain en rappelant les accords conclus à Davos sur le renforcement de la présence militaire américaine sur l’île, ainsi que leur mise en œuvre progressive. Ces propos n’auraient toutefois fait qu’irriter davantage Donald Trump, qui a réaffirmé que le Groenland était « très important pour les États-Unis, mais pas pour le Danemark ».

      La veille, Politico, citant des sources, a rapporté que les alliés au sein de l’OTAN espéraient voir Donald Trump se rendre au sommet d’Ankara dans un esprit de compromis. Mais le président américain a de nouveau critiqué l’Alliance dès les premières heures de la rencontre. Il a notamment déclaré que ce qui se passait en Ukraine ne concernait pas Washington, tout en réitérant que le Groenland devait revenir aux États-Unis.

      Le sommet de l’OTAN à Ankara se tient dans un contexte de désaccords profonds entre Washington et ses alliés européens sur les dépenses de défense, le soutien à l’Ukraine et le rôle des États-Unis dans la sécurité du continent. À la veille de cette rencontre, Donald Trump avait déjà critiqué ses alliés, affirmant que les États-Unis assumaient l’essentiel de la charge financière au sein de l’Alliance sans en tirer suffisamment de bénéfices. Il s’était également dit mécontent du refus des pays européens de soutenir Washington dans la guerre contre l’Iran.

      RT en français

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      Coupe du monde / Âne d'or 2026.
      DESSIN SCHOT


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         EXTRAIT DE L' ALBUM « CONOSCI VICTOR JARA?», 
         ENREGISTRÉE CHEZ IL MANIFESTO, ROME ITALIE (CD 051) EN 2000. 
         LICENCE YOUTUBE STANDARD 
         DURÉE : 00:11:44
          Luis Emilio Recabarren Serrano, né
           à Valparaíso le 6 juillet 1876, décédé à Santiago du Chili le 19 décembre 1924, fut un homme politique Chilien. Il est considéré comme le père du mouvement ouvrier au Chili.

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