15 septembre, 2026

WASHINGTON RECONNAÎT POUR LA PREMIÈRE FOIS AVOIR DÉPLOYÉ DES ARMES EN ORBITE


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RT France
Les États-Unis confirment disposer de systèmes d’armes opérationnels dans l’espace, sans en révéler la nature. Washington présente ces capacités comme une réponse à la militarisation croissante de l’espace, notamment par la Chine.

RT en français 15 sept. 2026, 14:40

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Les États-Unis disposent désormais officiellement d’armes déployées dans l’espace.

L’annonce a été faite le 14 septembre par le secrétaire américain à l’Air Force, Troy Meink, avant d’être confirmée par l’US Space Force.

Washington affirme posséder des « systèmes de contrôle spatial armés en orbite », capables de protéger les forces américaines contre des actions hostiles. Leur nature exacte et leurs capacités restent toutefois classifiées.

DES MEMBRES DE L’US SPACE FORCE À LA BASE DE
VANDENBERG  (CALIFORNIE), LE 18 DÉCEMBRE 2025.
PHOTO DAVID DOZORETZ

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Un changement de discours

Cette reconnaissance marque un tournant dans la communication du Pentagone.

Jusqu’ici, les autorités américaines évoquaient ouvertement la nécessité pour les États-Unis de pouvoir mener des opérations de combat dans l’espace, mais sans confirmer aussi explicitement la présence d’armes américaines déjà déployées en orbite.

La notion de « contrôle spatial » utilisée par l'armée américaine recouvre un éventail de capacités. Elle peut désigner des moyens cinétiques, capables de détruire physiquement une cible, mais aussi des systèmes non cinétiques destinés à brouiller, perturber ou neutraliser les communications ou les fonctions d’un satellite adverse.

La Chine au cœur des justifications américaines

Washington justifie cette évolution par la montée en puissance des capacités spatiales d’autres puissances, en particulier de la Chine.

Pékin développe notamment des technologies permettant d’interférer avec des satellites, voire de les détruire.

Début septembre, Reuters avait documenté le développement, par les États-Unis et la Chine, de satellites capables de manœuvrer à proximité d’autres engins spatiaux.

Ces capacités dites de rendez-vous et de proximité peuvent avoir des applications civiles, mais également militaires, notamment dans le cadre d’opérations de surveillance, d’interférence ou de neutralisation de satellites.

Le projet « Golden Dome »

L’annonce intervient également alors que l’administration de Donald Trump développe son projet de bouclier antimissile baptisé « Golden Dome ».

Ce programme doit notamment s’appuyer sur des intercepteurs placés dans l’espace. Il s’agit d’un système distinct de celui évoqué par Troy Meink, mais le responsable américain a indiqué que certains équipements étaient déjà prêts pour des essais en vol.

Le développement de ces capacités témoigne d’une volonté américaine de renforcer la capacité de défense et d’action militaire dans l’espace.

Une nouvelle étape dans la course aux armements spatiaux ?

Le Traité sur l’espace extra-atmosphérique de 1967 interdit le placement en orbite d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive. En revanche, il n’interdit pas explicitement le déploiement en orbite d’armes conventionnelles.

Sur le plan juridique, la situation demeure donc différente selon la nature des systèmes concernés.

Mais la reconnaissance américaine pourrait avoir des conséquences géopolitiques importantes.

Elle risque notamment d’alimenter la course aux armements spatiaux, chaque puissance pouvant invoquer les capacités de ses adversaires pour justifier le développement et le déploiement de nouveaux systèmes militaires.

L’espace, longtemps présenté comme un domaine essentiellement scientifique et stratégique, devient ainsi de plus en plus ouvertement un nouveau théâtre de confrontation militaire entre grandes puissances.

RT en français 

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