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| PEDRO SANCHEZ, LE PREMIER MINISTRE ESPAGNOL, AU CENTRE D’UN GROUPE DE DIRIGEANTS ET D’EX-DIRIGEANTS DE GAUCHE SAMEDI 18 AVRIL À BARCELONE PHOTO OSCAR DEL POZO |
Gauche. À Barcelone, le “super-héros” Pedro Sánchez a accueilli les progressistes du monde entier : Le rassemblement a réuni des figures comme Lula ou Claudia Sheinbaum avec pour ambition de défendre la démocratie. / Les extrêmes droites européennes se sont retrouvées samedi à Milan. Les progressistes du monde entier avaient eux rendez-vous à Barcelone pour un forum baptisé “En défense de la démocratie”. Politico Europe évoque plutôt “un meeting anti-Trump”, même si le nom de Donald Trump n’a pas été directement cité par les principaux intervenants.
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Courrier international Lecture 2 min. Publié le 19 avril 2026 à 05h55, mis à jour le 19 avril 2026 à 05h55
Claudia Sheinbaum, la présidente mexicaine, Lula, Gustavo Petro ou Cyril Ramaphosa, ses homologues brésilien, colombien et sud-africain ont fait le déplacement jusqu’en Catalogne aux côtés d’environ 6 000 autres participants. Mais la vedette était locale. “La gauche internationale consacre Sánchez”, titre El País, en référence à Pedro Sánchez, le premier ministre espagnol.
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| LE PRÉSIDENT BRÉSILIEN LULA DA SILVA ET LE PRÉSIDENT ESPAGNOL PEDRO SÁNCHEZ LORS DE LA CLÔTURE DU SOMMET DE BARCELONE, SAMEDI. PHOTO ALBERT GARCIA |
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“Il a été le personnage principal d’un week-end destiné à remonter le moral du progressisme international […] maintenant que Donald Trump et ses alliés commencent à montrer des signes de faiblesse”, explique El País. Barcelone, “ville fétiche pour la gauche, la seule métropole espagnole où tout le pouvoir politique est entre les mains des socialistes”, faisait par ailleurs figure d’“endroit idéal” pour ce rassemblement.
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| LE PREMIER MINISTRE ESPAGNOL PEDRO SÁNCHEZ S'ADRESSANT AU PARLEMENT EN MARS. PHOTO THOMAS COEX |
“Pour beaucoup à gauche, Pedro Sánchez a émergé comme un super-héros progressiste”, résume le New York Times dans un article plutôt critique du dirigeant espagnol aux positions libérales sur l’immigration, l’environnement et la politique étrangère des États-Unis. D’après le journal américain, Donald Trump, à qui le premier ministre s’est opposé sur le Venezuela et sur l’Iran, est presque son “sauveur politique”. Leurs accrochages font oublier ses difficultés en matière de politique intérieure.
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| DESSIN ENEKO |
Pas de rencontre avec María Corina Machado
“Nous allons tordre le bras de ceux qui se pensent complètement intouchables”, a déclaré M. Sánchez. “Les milliardaires à la cupidité sans limite, ceux qui spéculent sur les maisons des gens. Quand nous, les progressistes, arrivons au pouvoir, ce n’est pas pour servir les élites. Nous les remettons à leur place”, a poursuivi le chef du gouvernement espagnol, convaincu que “le temps de l’international d’extrême droite est terminé”.
Les dirigeants présents ont abordé une variété de sujets. Cuba notamment. Excelsior note que le Brésil, l’Espagne et le Mexique ont exprimé dans un communiqué commun leur inquiétude pour l’île, appelant à éviter d’aggraver les conditions de vie des Cubains et s’engageant à coordonner leur réponse humanitaire.
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La Tercera, quotidien chilien, retient l’intervention de Gabriel Boric, l’ancien président du pays. Il “a mis en garde contre l’affaiblissement du multilatéralisme, la désinformation et la montée des projets autoritaires” et milité pour la nomination de Michelle Bachelet, elle aussi ex-chef d’État du Chili, au poste de secrétaire générale des Nations unies. Une nomination, indique La Tercera, soutenue également par M. Sánchez. “Nous pensons qu’il est temps que les Nations unies soient renouvelées, réformées et dirigées par une femme. Ce n’est pas qu’une question de justice, c’est une question de crédibilité”, a-t-il souligné.
Parallèlement à ce rassemblement à Barcelone, María Corina Machado s’exprimait à Madrid. L’opposante vénézuélienne, prix Nobel de la paix, n’a justement pas souhaité rencontrer Pedro Sánchez alors qu’elle a échangé avec des membres du Parti Populaire et de Vox, la formation d’extrême droite, rapporte la RTVE. Ce qui s’est dit en Catalogne est, selon elle, “illustre pourquoi ce n’était opportun” de parler au premier ministre espagnol.
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| EL PRIMER DEBATE DE LA GLOBAL PROGRESSIVE MOBILISATION, SOBRE LA DESINFORMACIÓN DE LA ULTRADERECHA EN LAS REDES SOCIALES FOTO LUIS B. GARCÍA |
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