17 avril, 2026

PEDRO SANCHEZ INVITE LA GAUCHE MONDIALE À BARCELONE POUR UN SOMMET ANTI-TRUMP

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LE PREMIER MINISTRE SOCIALISTE ESPAGNOL PEDRO SANCHEZ
 EST DEVENU L'ICÔNE DE L'ANTI-TRUMPISME.
PHOTO HARUNA FURUHASHI

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Les Echos
Décryptage / Pedro Sanchez invite la gauche mondiale à Barcelone pour un sommet anti-Trump / Deux grands rassemblements de la gauche vont se tenir, ces vendredi et samedi à Barcelone, pour revendiquer la possibilité d'une alternative progressiste face aux dérèglements de l'ordre mondial imposés par Donald Trump. Avec le Premier ministre espagnol comme amphitryon.

Par Cécile Thibaud Publié le 17 avr. 2026 à 07:30Mis à jour le 17 avr. 2026 à 08:53

Barcelone se prépare pour un marathon de 48 heures de rassemblements progressistes et de déclarations anti-Trump. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a donné rendez-vous dans la cité catalane, ce vendredi, au président Lula da Silva pour y célébrer un sommet bilatéral hispano-brésilien.

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Dans la foulée, les deux dirigeants se rendront samedi à la quatrième édition de la « Réunion en défense de la démocratie », un grand rassemblement où sont attendus les principaux dirigeants de gauche à l'échelle internationale. Née en 2024 comme un rendez-vous entre le dirigeant socialiste espagnol et les chefs d'Etat de la gauche latino-américaine, la convocation a été étendue cette fois au reste du monde. Avec la présence, à Barcelone, de leaders d'une quinzaine de pays et d'autres représentants de gouvernements européens, africains, asiatiques, des Caraïbes ou d'Océanie.

« Au moment où l'ordre mondial vacille »

En parallèle, durant ces deux jours, se tiendra un autre forum, Global Progressive Mobilisation (GPM), organisé à l'initiative des socialistes européens qui ont ouvert les invitations à d'autres organisations progressistes à travers le monde et appelé des experts, penseurs et chercheurs à participer à une série de débats autour des enjeux climatiques, économiques et sociaux.

« Dans tout ce genre de sommets et rassemblements, il y a une part de marketing politique, c'est évident, mais si cela peut servir à donner plus de visibilité à la construction d'une réponse progressiste face aux désordres de Trump, pourquoi pas ? », commente Hector Sanchez Margalef. Alors que ces derniers mois, ce sont les rassemblements des mouvements de l'ultradroite qui ont accaparé les feux des projecteurs, les organisateurs espèrent que, cette fois, c'est cette convergence de réunions et débats progressistes qui attirera l'attention.

« Le fait est que, face à Trump et à la crise au Moyen-Orient, Pedro Sanchez a su faire une lecture de la situation, manifester son désaccord et le rendre audible, souligne le chercheur du Cidob. Alors autant en profiter pour faire passer le message qu'au-delà des divergences entre les participants, ce qui les unit est plus fort. L'important est de relever le moral des troupes et de revendiquer l'idée qu'une alternative est possible. »

Cécile Thibaud (Correspondante à Madrid)

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EL PRIMER DEBATE DE LA GLOBAL PROGRESSIVE MOBILISATION, SOBRE
 LA DESINFORMACIÓN DE LA ULTRADERECHA EN LAS REDES SOCIALES
FOTO LUIS B. GARCÍA

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