19 mars, 2026

MARCO RUBIO DÉMENT QUE L’ADMINISTRATION TRUMP POUSSE CUBA À DESTITUER SON PRÉSIDENT, MIGUEL DIAZ-CANEL

 
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LE SECRÉTAIRE D’ETAT AMÉRICAIN, MARCO RUBIO,
 À WASHINGTON, LUNDI 9 MARS 2026
PHOTO KEVIN WOLF

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Le Monde

INTERNATIONAL / CUBA / Marco Rubio dément que l’administration Trump pousse Cuba à destituer son président, Miguel Diaz-Canel / Le « New York Times » a rapporté lundi que des responsables américains avaient demandé au régime de La Havane d’évincer le chef de l’Etat, sans pousser toutefois à un renversement complet du gouvernement communiste.

Le Monde avec l'AFP Publié hier à 10h19, modifié hier à 10h29 Temps de Lecture 1 min.

DONALD TRUMP. 
PHOTO GETTY IMAGES

le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a démenti, mardi 17 mars, un article du New York Times selon lequel des responsables américains ont exhorté Cuba à destituer son président, Miguel Diaz-Canel. Dans un message publié sur X dans la nuit de mardi à mercredi, M. Rubio a jugé l’article « faux », comme « beaucoup [d’autres] dans les médias » qui s’appuient, selon lui, sur « des menteurs se prétendant bien informés ».

LE PRÉSIDENT CUBAIN MIGUEL DÍAZ-CANEL LORS
D'UNE VISITE AU VENEZUELA L'ANNÉE DERNIÈRE.
PHOTO JUAN BARRETO

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Le quotidien a rapporté lundi que des responsables de l’administration Trump avaient demandé à Cuba d’évincer le chef de l’État, sans pousser toutefois à un renversement complet du gouvernement communiste. M. Rubio n’a pas précisé s’il contestait l’article dans son intégralité ou seulement certaines parties.

EMBARGO CONTRE CUBA
DESSIN EMANUELE DEL ROSSO
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Selon le New York Times, des responsables américains considèrent M. Diaz-Canel comme un dirigeant intransigeant, réfractaire au changement, mais les États-Unis ne sont pas allés jusqu’à émettre un ultimatum pour exiger son départ.

CAPTURE D'ÉCRAN X 
« #Les États-Unis menacent publiquement #Cuba, presque quotidiennement, de renverser par la force l'ordre constitutionnel. Et ils invoquent un prétexte scandaleux : les dures contraintes d'une économie affaiblie qu'ils ont attaquée et cherché à isoler depuis plus de six décennies. / Ils envisagent et annoncent des plans visant à s'emparer du pays, de ses ressources, de ses biens et même de l'économie qu'ils cherchent à étouffer pour nous faire capituler. /C'est la seule explication à cette guerre économique féroce menée comme une punition collective contre l'ensemble du peuple. / Face au pire des scénarios, #Cuba est animée d'une certitude : tout agresseur extérieur se heurtera à une résistance inébranlable.»

« Opérer un changement radical »

Le chef de la diplomatie américaine a estimé mardi que les mesures annoncées la veille par le gouvernement permettant à la diaspora cubaine d’investir sur l’île et d’y détenir des entreprises privées étaient loin d’être « suffisantes ».

« Cuba a une économie qui ne fonctionne pas et le système politique et gouvernemental est incapable d’y remédier. Il leur faut donc opérer un changement radical », a déclaré à la Maison Blanche M. Rubio, d’origine cubaine et fervent opposant au pouvoir communiste à La Havane, instauré par Fidel Castro à la suite de la révolution conclue en 1959.

«Cuba n'est pas seule! »
DESSIN 
GERVASIO UMPIÉRREZ

« Ils parlent avec Marco [Rubio], et nous allons très bientôt faire quelque chose concernant Cuba », a affirmé pour sa part Donald Trump. Lundi, il avait dit « croire » qu’il « aura[it] l’honneur de prendre Cuba », sans préciser exactement ce qu’il entendait par là. Le républicain avait déclaré dimanche que Cuba souhaitait conclure un accord avec les États-Unis.

Depuis la mi-janvier, le président américain assure que des pourparlers sont en cours avec La Havane, ce que le gouvernement cubain a fini par reconnaître vendredi après avoir nié pendant des semaines entretenir de tels contacts.

Cuba, qui vit sa pire crise économique depuis plus de trente ans, a vu sa situation s’aggraver depuis la capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, en janvier par les forces américaines et la fin des livraisons de pétrole que Caracas envoyait à son allié. Donald Trump menace également de représailles tout pays qui enverrait du pétrole à l’île des Caraïbes.

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BLACKOUT À CUBA

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