07 juin, 2026

À MADRID, LE PAPE LÉON XIV FUSTIGE LE POPULISME ET L’EXTRÊME DROITE

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

LE PAPE LÉON XIV PRÉSIDE UNE VEILLÉE DE PRIÈRE SUR LA PLAZA DE LIMA
LORS DE SON VOYAGE APOSTOLIQUE À MADRID, EN ESPAGNE, LE 6 JUIN 2026 .
PHOTO MOHAMMAD SALEM  

Courrier
international
Politique Vatican (le) Pape Léon XIV / Religion. À Madrid, le pape Léon XIV fustige le populisme et l’extrême droite / Le pape Léon XIV a débuté samedi 6 juin une visite de sept jours en Espagne par un discours au palais royal de Madrid, dans lequel il a fustigé la polarisation, l’extrême droite et la discrimination.

Courrier international Lecture 2 min. Publié le 7 juin 2026 à 06h39, mis à jour le 7 juin 2026 à 09h04

le pape Léon XIV “n’a pas perdu de temps”, constate La Vanguardia. “À peine avait-il posé le pied sur le sol espagnol” pour une visite de sept jours dans la péninsule ibérique “qu’il a délivré un message fort et percutant, adressé autant à la société qu’à la classe politique”.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Au palais royal de Madrid, devant la famille royale espagnole et la classe politique du pays, le souverain pontife a appelé à “abandonner les discours qui divisent et polarisent” au profit du dialogue et de la réconciliation.

À lire aussi :   HABEMUS PAPAM : LÉON XIV, UN AMÉRICAIN AU VATICAN

Je suis venu encourager et inspirer une réconciliation et une coopération plus profondes entre les différentes forces de cette nation”, a-t-il déclaré. “Votre propre histoire montre que ce n’est pas la culture de la confrontation, mais celle de la rencontre, qui engendre la stabilité et la prospérité”, a-t-il lancé aux personnalités politiques présentes.

Remerciements à l’Espagne

Dans ce discours “véritablement profond, qui dépassait le cadre ecclésiastique”, juge El Periódico, il a également remercié l’Espagne pour “sa fidélité au droit international et au multilatéralisme” et “son engagement actif en faveur de la paix et de la solidarité entre les peuples”.

Un satisfecit papal bienvenu pour le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le dirigeant européen le plus farouchement opposé aux guerres à Gaza et en Iran, et qui n’a pas hésité ces derniers mois à tenir tête à Donald Trump malgré les menaces de représailles américaines.

LE PAPE LÉON XIV SALUE LES FIDÈLES LORS DE
 SA VISITE DE MADRID EN PAPAMOBILE.
PHOTO RODRIGO JIMÉNEZ  

Avec sa charge contre “la polarisation, l’extrême droite et la discrimination”, “les armes et les murs” et les approches “fondées sur l’identité” qui “peuplent le monde de fantômes et d’ennemis”, Léon XIV “a agi sans hésitation en tant que guide moral”, estime El País.

Veillée devant 500 000 personnes

S’il n’a nommé aucun parti politique et n’a jamais prononcé le nom de Donald Trump, le souverain pontife a néanmoins “toujours été clair quant à ceux à qui il faisait référence : il n’entre pas dans le débat politique direct, il proclame des valeurs et dénonce ceux qui s’y opposent”, résume le quotidien madrilène.

Après ce premier discours, Léon XIV a poursuivi sa journée au pas de charge, en rencontrant notamment des personnes exclues dans un centre pour sans-abri de Caritas, et concluant son agenda par une veillée devant le stade Santiago Bernabéu du Real Madrid, où l’attendaient quelque 500 000 personnes.

El Mundo souligne pour sa part que le pape “n’a pas éludé” le sujet sensible des abus sexuels dans l’Église – un thème dont l’absence dans le programme de la visite avait suscité de vives critiques en Espagne. Dans l’avion qui l’emmenait à Madrid, il a reconnu devant les journalistes que les violences sexuelles restaient “une blessure ouverte”, et une rencontre avec des victimes a été ajoutée au programme.

Courrier international

Courrier international 

[ Cliquez sur la flèche pour visionner la vidéo ]



SUR LE MÊME SUJET :