10 février, 2010

Chili: Piñera dévoile son gouvernement



Photos Juan Eduardo López
Le président élu du Chili Sebastian Piñera a présenté hier, à un mois de son investiture, un gouvernement de "techniciens" à forte présence d'économistes et d'indépendants, comptant un ex-conseiller de la dictature, mais aussi une figure du centre-gauche, future opposition.

07 février, 2010

Parution du roman De fils à fils


Un homme parle à son fils. Mais celui-ci ne l'entend pas. L'enfant vient de monter dans le bus qui doit le ramener chez sa mère. De samedi en samedi, l'histoire se répète. L'enfant s'ennuie avec cet homme qui se sent coupable de la lassitude qu'il provoque. Pourquoi ?
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06 février, 2010

ALAIN ROUQUIÉ : « LE PASSAGE DE LA DICTATURE À LA DÉMOCRATIE EST LONG »

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Alain Rouquié, ancien ambassadeur de France, notamment au Mexique et au Brésil, est désormais président de la Maison de l'Amérique latine, à Paris. Photo RICHARD DUMAS / VU POUR "LE MONDE"

Alain Rouquié, ancien ambassadeur de France, notamment au Mexique et au Brésil, est désormais président de la Maison de l'Amérique latine, à Paris.

Chili: le président élu Piñera vend ses actions de LAN

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Sebastián Piñera dans son bureau chez LAN Airlines

Le président élu du Chili, l'homme d'affaires milliardaire Sebastian Piñera, a entamé vendredi le processus qui conduira à son désengagement de la compagnie aérienne LAN avant son investiture le 11 mars, afin de désamorcer toute polémique sur d'éventuels conflits d'intérêts.

05 février, 2010

Cocaïne Chili : le camion circulait presqu'à vide...

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Photo Service nationale des douanes du Chili

Les agents de la douane chilienne ont découvert 376 kilogrammes de cocaïne dans un camion immatriculé en Bolivie et se rendant dans la ville de Iquique, au nord du Chili. Le contrôle a eu lieu à Colchane, à la frontière entre la Bolivie et le Chili. La drogue, conditionnée sous forme de 380 paquets, avait été placée dans une cache aménagée dans le plancher du camion qui circulait à vide depuis son point de départ, la ville bolivienne d'Oruro.

02 février, 2010

Rencontre des Progressistes d'Amérique latine et d'Europe

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Affiche de la Rencontre des Progressistes d'Amérique latine et d'Europe
La Rencontre des progressistes d'Amérique latine et d'Europe qui s'est tenue à Paris, à l'invitation du Parti communiste français les 29, 30 et 31 janvier 2010, .../...

28 janvier, 2010

Chili, un accord de coopération dans le nucléaire?

GDF Suez et Areva préparent un accord de coopération dans le nucléaire
PARIS — Le groupe d'énergie GDF Suez et le groupe nucléaire public Areva préparent un accord de coopération dans le domaine du nucléaire, ont-ils indiqué à l'AFP, confirmant une information du journal Les Echos.

27 janvier, 2010

Un salaire de président "insuffisant"

Le milliardaire Sébastián Piñera, élu président du Chili le 10 janvier dernier, vient de relancer la polémique sur le conflit d'intérêts entre ses activités d'homme d'affaires et ses nouvelles responsabilités de chef d'Etat en déclarant :

La justice identifie les restes de disparus de La Moneda

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Parmi les images prises le 11 septembre 1973 aux abords du palais présidentiel de la Moneda, de nombreux clichés montrent des hommes allongés face contre terre.

23 janvier, 2010

UN ENTREPRENEUR MULTIMILLIONNAIRE À LA TÊTE DU CHILI

par Franck Gaudichaud Enseignant-chercheur (ens.sup)


C’est un tournant historique que vient de vivre le Chili, suite au deuxième tour de l’élection présidentielle de ce 17 janvier. La droite conquiert le gouvernement « par les urnes » pour la première fois depuis plus de cinq décennies : le dernier président de droite élu était M. Jorge Alessandri, en… 1958.

Se référant à la transition démocratique qui mit fin à la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1989), certains analystes n’hésitent pas à parler d’une « deuxième transition ». Selon eux, cette première alternance depuis la fin de la dictature serait même preuve d’une bonne santé démocratique. Après dix-sept ans d’un terrorisme d’Etat qui mit fin à l’expérience de l’Unité populaire de Salvador Allende, et à deux décennies d’une démocratie sous tutelle issue d’une « transition pactée », conduite par la Concertation des partis pour la démocratie — coalition de circonstance entre le Parti socialiste (PS) et de le Parti démocrate chrétien (PDC) —, le peuple chilien connaîtrait désormais les joies de l’alternance…

Dans son premier discours, le vainqueur, l’entrepreneur multimillionnaire Sebastian Piñera, a appelé à « l’unité nationale » et réitéré ses arguments de campagne favoris, dont la lutte contre « la délinquance et le narcotrafic », la gestion d’un « Etat efficace » avec « beaucoup de muscle et peu de gras », tout en se disant préoccupé par le sort « des plus faibles et de la classe moyenne ». Il a promis durant la campagne qu’il créerait un million d’emplois...

Sur presque sept millions de votes exprimés, le candidat élu a remporté le second tour avec 51,6 % des voix au nom de la Coalition pour le changement qui regroupe la droite libérale — Rénovation nationale (RN), dont il est issu) et les secteurs catholiques et conservateurs de l’Union démocratique indépendante (UDI), héritiers directs de la dictature. L’ancien président démocrate-chrétien Eduardo Frei (1994-2000), qui défendait les couleurs de la Concertation, obtient 48,4 %.

Cette élection met donc fin à un cycle de quatre exécutifs concertationnistes consécutifs : un personnel politique installé durablement aux manettes de l’Etat et qui s’était largement adapté au modèle économique hérité de la dictature, tout comme à la Constitution autoritaire de 1980, amendée plusieurs fois mais jamais remise en cause. Outre le manque de charisme de M. Frei et l’absence de renouvellement générationnel, la Concertation apparaît à bout de souffle. Ceci, malgré la grande popularité de la présidente sortante, la socialiste Michelle Bachelet, et un bilan défendu par la plupart des élites du pays, dans lequel l’ouverture économique aux multinationales et la marchandisation des services publics s’est combinée, depuis l’année 2000, avec une politique sociale destinée au plus pauvres.

M. Piñera s’est empressé d’annoncer qu’il ne ferait pas « table rase » de la période antérieure et qu’il restait ouvert à la « démocratie des accords », telle qu’elle a été pratiquée jusqu’à maintenant.

L’élection du 17 janvier signe certainement la fin de la Concertation telle qu’elle a pu exister et va accélérer les tensions en son sein entre le pôle démocrate-chrétien et le PS. La dichotomie démocratie-autoritarisme qui structurait le système politique de la « transition pactée » et permettait à la Concertation d’en appeler au « moindre mal » en cas de ballottage, ou de justifier des réformes faites « dans la mesure du possible », ne fonctionne plus. Née en 1988, la coalition a eu pour fonction essentielle de négocier une sortie de dictature avec les militaires et les classes dominantes. Ce pacte a signifié l’acceptation du modèle néolibéral des « Chicago boys », de nombreux accords parlementaires avec la droite, le maintien de toute une partie de l’héritage institutionnel autoritaire (Constitution, système électoral binominal, code du travail, loi d’amnistie) et la garantie d’une large impunité pour les responsables de violation des droits de l’homme (1).

Ce scrutin, le premier depuis la mort du général Pinochet en 2006, s’inscrit dans un champ politique dont la fluidité croissante, accentuée par le renouveau des luttes sociales, s’est accélérée au cours des derniers mois. La crise des partis gouvernementaux s’est concrétisée dès le premier tour, notamment avec la candidature dissidente de M. Marco Enríquez Ominami (MEO) (2), lui-même issu de la Concertation. Son discours critique, alternant quelques mesures progressistes et un programme économique libéral sur le fond, a déstabilisé les forces politiques traditionnelles. M. Ominami a su attirer les votes d’une partie de la jeunesse scolarisée, des classes moyennes urbaines et a capté pas moins de 20 % des voix au premier tour, pour finalement — peu avant le second tour — appuyer publiquement M. Frei.

Marginalisé dans le flot d’un immense show politique télévisé, le Parti communiste et ses alliés — au sein de « Juntos Podemos » (ensemble nous pouvons) — ont tenté de défendre la candidature de M. Jorge Arrate (lui aussi issu du PS et ex-ministre), avec un programme proposant des réformes sociales, un retour des services publics, un changement de la Constitution et une alliance « instrumentale » au niveau des élections législatives avec la Concertation, destinée à rompre « l’exclusion institutionnelle » de la gauche extraparlementaire (3).

Au sein de la gauche de la gauche, la fragmentation continue de dominer, mais nombreux sont les militants, tel le Mouvement des peuples et des travailleurs (MPT) — qui regroupe plusieurs petites organisations anticapitalistes —, qui ont fait campagne pour « annuler le vote », dénonçant l’absence de candidats « indépendants du système » et donc d’alternative. Malgré tout, une partie importante du mouvement syndical, dont la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), se sont ralliés à la candidature centriste face à une droite considérée comme « dangereuse » pour les droits de salariés.

Cependant, la campagne de M. Frei n’a pas proposé de perspectives réelles face à l’immensité des inégalités sociales pour lesquelles le Chili est l’un des champions de l’Amérique latine… A la différence d’une droite qui a modernisé son image à grand renfort de communication, M. Frei rappelait trop la continuité d’un gouvernement marqué, pendant son mandat, par de nouvelles privatisations, la fermeture de la plupart des médias indépendants ou encore le refus de voir M. Pinochet être extradé en Espagne par le juge Garzón.
Quant aux jeunes, ils sont plus de deux millions à n’être pas inscrits sur les registres électoraux, ne se reconnaissant pas dans une représentation nationale qu’ils estiment éloignée de leurs préoccupations quotidiennes (4). Ce ras-le-bol est aussi celui de certains intellectuels de renoms, tel l’historien Sergio Grez, qui affirmait : « Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, les habitants de ce pays continueront à souffrir du modèle néolibéral que les deux aspirants à la Présidence de la République — avec des nuances — prétendent consolider. »

Dans ce pays qui a connu au cours des trente dernières années une véritable « révolution capitaliste », pour reprendre l’expression du sociologue Tomás Moulian, la citoyenneté fait en effet souvent place à une forte dépolitisation. Le constat du journaliste Mauricio Becerra est amer : « La fin du scénario était évidente : à donner tant de pouvoir au grand capital, c’est le patronat qui a fini par prendre le contrôle de l’Etat (…). Très peu d’entreprises publiques sont encore à privatiser. La subjectivité individualiste néolibérale façonne les prototypes identitaires. La concentration de toutes les craintes sur les délits contre la propriété, plutôt que face à l’insécurité sociale ou au manque de participation, est installée dans l’imaginaire collectif (5). »

Parfois surnommé le « Berlusconi Chilien », M. Piñera est l’un des hommes les plus riches du pays avec une fortune évaluée à 840 millions d’euros (sept cent unième fortune du monde au classement Forbes 2009). Il s’est enrichi durant la dictature — en partie de manière frauduleuse, selon les révélations des journaux La Nación et El Siglo — et contrôle une des principales chaînes de télévision — Chilevisión —, la compagnie d’aviation Lan Chile et un important club de football (Colo Colo).

Les investisseurs ne s’y sont pas trompés : le lendemain de l’élection, les actions en Bourse de ses entreprises ont connu une hausse de 13,8 %... Il bénéficie en outre de l’appui direct des grands moyens de communication, ce qui lui a permis de mener une campagne médiatique offensive et de se départir de l’ombre de la dictature qui continue de planer sur l’ensemble de la droite chilienne. M. Piñera, qui rappelle à l’envie qu’il a voté « non » au référendum de 1989 contre le général Pinochet, n’a toutefois pas hésité à affirmer qu’il compterait sur la collaboration d’anciens membres du régime militaire si leurs qualités pouvaient servir le pays. Les parlementaires ultraconservateurs de l’UDI attendent aussi leur dû du nouvel exécutif : alors que la droite contrôle la moitié des deux chambres, l’UDI possède à elle seule quarante députés (un tiers des sièges) et huit sénateurs (à égalité avec RN).

Sur cette base, ce sont sûrement quatre années difficiles qui attendent les familles de détenus disparus de la dictature, le peuple Mapuche mobilisé dans le sud du pays, les citoyens qui réclament une assemblée constituante et, plus largement, le mouvement social et syndical, véritables bêtes noires de M. Piñera. Mais ce tournant politique va aussi peser sur le plan régional. C’est derrière les Etats-Unis, aux côtés du Pérou, de la Colombie (le président Alvaro Uribe est l’un des exemples à suivre, selon M. Piñera) et face à l’axe « bolivarien » (Venezuela, Equateur, Bolivie, Cuba) que se situera le Chili, à partir de mars prochain, sur le plan géopolitique. Cette arrivée d’une droite décomplexée à la Moneda, le palais présidentiel qui vit la mort du président Allende le 11 septembre 1973, aura donc un impact bien au-delà de la Cordillère des Andes au moment où les peuples de l’Amérique latine tentent d’affirmer leur indépendance face aux géants du Nord.

Franck Gaudichaud
* Maître de conférences en civilisation hispano-américaine à l’université Grenoble 3. A dirigé : Le Volcan latino-américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine, Textuel, 2008.
Notes :
(1) Felipe Portales, Chile, una democracia tutelada, Editorial Sudamericana, Santiago, 2000.
(2) M. Enríquez Ominami est le fils du révolutionnaire Miguel Enríquez, assassiné par les militaires en 1974.
(3) Le PC et sa coalition Juntos Podemos — 6,2 % des voix au premier tour et trois députés — ont appelé à voter pour M. Frei en échange de « douze points de compromis » du candidat concertationniste. Le PC laisse désormais entrevoir une alliance de plus long terme avec le PS et certains secteurs progressistes de la Concertation au Parlement.
(4) Au total, ce sont toujours moins de citoyens qui participent aux élections depuis 1988 ; 31 % des Chiliens en âge de voter, soit 3,8 millions de personnes, ne sont même pas inscrits sur les registres électoraux (au Chili, le vote est obligatoire).
 

18 janvier, 2010

Le Chili vire à droite avec l'élection de Sebastian Piñera



Célébration de Sebastian Piñera

La droite est de retour au pouvoir par les urnes au Chili pour la première fois depuis cinquante-deux ans. Le milliardaire Sebastian Piñera a été élu, au second tour de l'élection présidentielle, dimanche 17 janvier, avec 51,61 % des voix contre 48,38 % pour l'ancien président démocrate-chrétien Eduardo Frei (1994-2000), le candidat de la Concertation, la coalition de centre-gauche qui gouverne depuis le retour de la démocratie, il y a tout juste vingt ans.

17 janvier, 2010

La droite de retour au pouvoir au Chili

Sebastian Piñera. Photo EFE
Sebastian Piñera est le nouveau président du Chili, avec plus de 51% des suffrages.

14 janvier, 2010

Chili / élection: Enriquez soutient Frei

L'indépendant Marco Enriquez Ominami a annoncé qu'il soutenait le candidat de la coalition de centre-gauche sortante Eduardo Frei, ce qui marque un tournant dans la campagne à quatre jours du second tour de l'élection présidentielle de dimanche.

13 janvier, 2010

RETOUR AU CHILI DES RESTES D'INDIGÈNES EXHIBÉS DANS DES « ZOOS » EN EUROPE

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GROUPE ETHNIQUE KAWÉSQAR À PARIS. PHOTO ATTRIBUÉE À CARL GÜNTHER 1881

Le Chili a tourné une page sombre de son histoire, avec le retour mardi des restes de cinq Indiens kawésqar qui avaient été enlevés en 1881 en Patagonie (sud) pour être exhibés dans des "zoos humains" à Paris, Berlin et Zurich.

12 janvier, 2010

LE CHILI INAUGURE UN « MUSÉE DE LA MÉMOIRE» DES VICTIMES DE LA DICTATURE

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Photo José Manuel de la Maza
Le Chili inaugurait lundi un « Musée de la Mémoire  », hommage permanent aux victimes, disparus et opprimés de la dictature militaire (1973-90), et l'un des projets emblématiques de la présidente socialiste Michelle Bachelet, en fin de mandat.

07 janvier, 2010

Chili - élections législatives : Pablo Neruda revient au Parlement



Le Parti Communiste chilien a obtenu trois sièges à la Chambre des Députés aux élections législatives qui ont eu lieu le 13 décembre en même temps que l’élection présidentielle.

06 janvier, 2010

Au Chili, renfort à gauche pour Frei

Jorge Arrate à gauche et Guillermo Teillier. Photo La diagonal

Le candidat de la Concertation à la présidentielle reçoit le soutien des partis de Juntos Podemos pour faire barrage à la droite. Un accord en douze points a été conclu.

Les mineurs de Chuquicamata reprennent le travail

Les salariés de la mine de cuivre de Chuquicamata, dans le nord du Chili, ont voté le 5 janvier la fin d'une grève entamée quarante-huit heures plus tôt, en acceptant une offre patronale de prime et de hausse des salaires.

VOTER, MÊME SI ÇA FAIT MAL (1)

Manuel Cabieses et Hugo Chavez. Photo Punto Final
Par Manuel CABIESES DONOSO

« Les riches sont plus riches que jamais, je ne sais donc pas combien ils vont s’enrichir encore avec Piñera» Isabel Allende écrivain, 17 décembre 2009

À  aucun autre moment des cinquante dernières années, la droite n’a été aussi proche que maintenant d’arriver au pouvoir par le biais du suffrage universel.

05 janvier, 2010

Chili: la droite ulcérée par un spot sur la présidence qui "ne s'achète pas"

L'entrepreneur multimillionnaire Sebastian Piñera (droite), favori du second tour de la présidentielle au Chili, a réagi de manière ulcérée lundi à un vidéo-clip du centre-gauche ironisant sur sa fortune et les choses, comme la présidence, "que l'argent ne peut pas acheter".

03 janvier, 2010

Du Chili ou de la bouillie ?

Marcelo Bielsa (surnommé El Loco Bielsa, "Bielsa le fou"), sélectionneur du Chili.
Photo MARCO MUGA
L'HISTORIQUE - Les "Za Sa" avaient de qui tenir
Pour le profane qui croit tout de même maîtriser le b.a.-ba du ballon rond, Rama Yade comprise, le Chili en Coupe du monde ("de la Fifa" pour faire plaisir à Sepp), c'est d'abord et avant tout Ivan Zamorano et Marcelo Salas, huitièmes de finaliste du Mondial 1998 en France.

31 décembre, 2009

Les retombées du Dakar au Chili

Le 2ème Dakar sud-américain, et le 32ème de l’histoire, s’élancera le 1er janvier de Buenos Aires, en Argentine, pour y revenir le 16 janvier.

30 décembre, 2009

Chili - Les salariés de la mine de Chuquicamata votent la grève

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Chuquicamata Photo Wikipédia
MINE DE CHUQUICAMATA, Chili, 29 décembre (Reuters) - Les employés ont voté mardi en faveur d'une grève dans la mine géante chilienne de Chuquicamata, qui produit environ 4% du cuivre concentré mondial, attisant ainsi les craintes sur les approvisionnements qui font grimper les cours du métaux.

28 décembre, 2009

Trois grimpeur escaladent l’Aconcagua

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De gauche à droite Aldo, Alcides, et Santiago à Neuquen ville de la Patagonie Argentine. Photo Pricipio Esperanza

Santiago Vega, animateur radio et télévision, Aldo Bonavitta, banquier, et Alcides Bonavitta, militante sociale, ont commencé ce 25 Décembre l’escalade de l’Aconcagua.

21 décembre, 2009

LA DROITE SE FROTTE LES MAINS

Eduardo Frei et Carolina Tohá
Les vingt ans de démocratie vécus par le Chili [depuis 1990] n’ont pas changé la physionomie fondamentale de notre réalité politique”, constate tristement La Nación au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle du 13 décembre.

17 décembre, 2009

Guillermo Teillier « Un triomphe extraordinaire ! »



Guillermo Teillier, président du PC chilien, élu député dimanche soir à Santiago. Après trente six ans d’absence, les communistes chiliens retrouvent le Parlement.

15 décembre, 2009

Chili : les trois députés communistes



Les Chiliens votaient aussi pour renouveler leur Parlement bicaméral. Le scrutin n'a pas dégagé de majorité absolue, mais a vu le retour de trois députés communistes après trente-six ans d'absence.

Le Chili promulgue la loi concernant l’accès à l’information bancaire et met en place la norme fiscale

Une nouvelle loi sur l’accès à l’information bancaire permettra au Chili d’échanger des informations bancaires en conformité avec les traités fiscaux actuels, se conformant ainsi à la norme fiscale internationale en matière d’échange d’informations.
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13 décembre, 2009

Sebastian Piñera est arrivé en tête

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Sebastian Piñera tiens dans ses mains une tête de cochon.
Photo Journal La Segunda.
Piñera en tête, opposé à Frei au 2e tour (résultats partiels).
Le candidat de droite Sebastian Piñera est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle dimanche au Chili avec 44,67% des voix, et devrait disputer le second tour le 17 janvier 2010 face au candidat du centre-gauche Eduardo Frei, selon les premiers résultats officiels partiels portant sur 12,64% des bureaux de vote.

Présidentielle au Chili : la droite devrait revenir au pouvoir

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Photo Reuter
Le Chili votait dimanche 13 décembre pour choisir un successeur à la présidente socialiste Michelle Bachelet. Première femme président du Chili, elle termine son mandat avec une popularité record. Mais la Constitution lui interdit de se représenter.

12 décembre, 2009

Les Chiliens aux urnes pour l'après-Bachelet

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La présidenteMichelle Bachelet montre le pouce après avoir voté . Photo AFP
Plus de huit millions de Chiliens sont appelés aux urnes dimanche, pour élire le successeur de Michelle Bachelet à la présidence. L'hommes d'affaires milliardaire Sebastian Piñera incarne les espoirs d'une droite qui espère revenir au pouvoir, 19 ans après la fin de la dictature, et devance largement dans les sondages l'ancien président Eduardo Frei, candidat de la coalition de centre-gauche qui gouverne le pays depuis la fin de l'ère Pinochet.

11 décembre, 2009

Meeting de clôture de campagne de Jorge ARRATE


Photos Harold Castillo

ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES AU CHILI : L’OMBRE DE PINOCHET PLANE-T-ELLE ENCORE?

Par Franck Gaudichaud
Le 13 décembre prochain aura lieu le premier tour des élections présidentielles au Chili, petit pays du Cône sud. Les derniers sondages montrent que c’est avant tout l’indécision qui domine un scrutin qui conclura le mandat de la socialiste Michèle Bachelet. Mais quels en sont les enjeux réels, plus de 35 ans après le coup d’Etat et presque 20 années après la transition démocratique ?

Démocratie néolibérale « pactée » et héritages autoritaires.

Couverture de l'ouvrage collectif Le Volcan latino-américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine, Paris, Textuel, 2008

Lorsqu’en 2006, la socialiste Michelle Bachelet succède à Ricardo Lagos, elle est la première Présidente de l’histoire chilienne. Ancienne ministre de la défense mais aussi victime du régime militaire, elle avait tenu à affirmer sa volonté d’incarner l’unité nationale, « après les divisions du passé », notamment celles des années de plomb de la dictature du Général Pinochet (1973-90).

Dans un pays réputé conservateur, ce vote massif en faveur d’une femme divorcée, agnostique et socialiste, avait été analysé par certains éditorialistes comme une véritable rupture, à plus de 30 ans du coup d’Etat contre Salvador Allende. A l’issue de son mandat, ce que la plupart des politologues annonçaient s’est pourtant confirmé : son gouvernement s’est inscrit avant tout dans la continuité des politiques publiques précédentes et dans la sillage de l’exceptionnelle stabilité de la coalition au pouvoir depuis 1990 : La Concertation(
1).

En effet, on peut affirmer que M. Bachelet est un « pur produit » de cette coalition articulant centre-gauche et démocratie chrétienne. Conséquence directe de la transition « pactée » chilienne, l’ombre de Pinochet continue de planer sur la démocratie de ce pays, de la façonner même. Malgré les réformes de 1990 ou 2005, les dirigeants politiques ont renoncé à remettre en cause la Constitution du dictateur (datant de 1980) ou encore la loi d’amnistie (1978) : que penser alors d’une démocratie dont la Carta Magna a été écrite par un régime militaire ?


Les exemples de ce que le sociologue Manuel Garreton nomme « enclaves autoritaires », sont nombreux, à commencer par le modèle économique(
2). Celui des « Chicago boys » qui a apporté croissance et modernisation tout en transformant les habitants en « citoyens-carte de crédit »(3) et en assurant les premières places au Chili dans le classement des pays les plus inégalitaires de la planète. Néanmoins, M. Bachelet termine son mandat avec un taux de popularité très élevé (78% d’approbation selon le Centre d’études publiques – CEP(4)) et a su mener une politique d’assistance aux plus pauvres combinée avec le maintien des fondamentaux d’une économie orientée vers les exportations, malgré les conséquences écologiques d’un tel développement.
Jeux et enjeux des élections


Le ciel électoral s’annonce nuageux pour la coalition qui vit sa plus grande crise depuis 15 ans et dont certains se demandent si elle n’est pas tout simplement à bout souffle. La droite est représentée dans cette campagne par un candidat unique, Sebastian Piñera, ex-sénateur et homme d’affaire multimillonaire s’étant enrichi frauduleusement durant la dictature. Ce «Berlusconi à la chilienne » arrive désormais en tête des sondages avec autour de 36% des intentions de votes.


Face à lui, Eduardo Frei enregistre dix point de moins que Piñera dans les intentions des électeurs. Démocrate-chrétien et ancien Président de la République, l’appui d’une puissante machinerie électorale ne lui permet pas de se départir de cette image d’un homme lié avant tout à la vieille « nomenklatura » politique. Ceci d’autant plus que la Concertation est victime de tensions internes et même d’une « fuite de candidats ». Le député trentenaire Marco Enríquez Ominami est ainsi apparu comme une figure nouvelle avec un discours appelant à dépoussiérer la démocratie et critique sur les compromissions de la Concertation.


Attirant les votes de la jeunesse et des classes moyennes, cette candidature est aussi un symptôme d’un système politique en crise. Son programme combine un ton progressiste avec des mesures qui le placent à droite de Frei sur le plan économique (il propose de privatiser une partie de la grande compagnie publique du cuivre –
CODELCO ).

« MEO », marié à une star de la télévision nationale, est surtout le fils des mass-médias dominants qui en font leur trublion fétiche. Les 19% qu’il pourrait rafler feront de lui un arbitre du deuxième tour. Enfin, Jorge Arrate est aussi issu de la Concertation, dont il fut ministre de l’éducation. Aujourd’hui, il cherche à représenter la gauche extraparlementaire regroupée autour du Parti communiste (PC) et a fait le pari de briser l’exclusion institutionnelle dont ce secteur politique est victime (du fait notamment du système électoral élaboré par la dictature), en signant un « pacte instrumental » avec la Concertation.


Les 5% de cette partie de la gauche iront donc à la Concertation au second tour, ainsi que, vraisemblablement, la majorité des voix de MEO. La défaite de Frei est donc assez peu probable, mais aucunement impossible, ce qui signifierait la première victoire démocratique électorale nationale de la droite chilienne depuis plus d’un demi-siècle…


Lorsque la démocratisation pourrait venir d’ailleurs…


Quel que soit le résultat, le Chili reste face à ses démons et ni Frei, ni Piñera n’ont paru prêts à y faire face. L’Etat néolibéral chilien est un Etat a minima qui peine à entamer les réformes sociales nécessaires, si ce n’est à la marge. Orienté vers un libre-échangisme débridé, le pays est fortement dépendant de l’exportation de ses ressources naturelles (cuivre, bois, pêche, etc.), alors que le marché mondial est au bord du gouffre.
Pourtant, les problèmes sont de taille, à commencer par la faillite du système de retraites par capitalisation. Une santé à deux vitesses, laissant au bord de la route les plus fragiles et une éducation transformée en un vaste marché par Pinochet juste avant son départ. Autre question essentielle : les droits bafoués des indigènes mapuches qui revendiquent leur droit à l’autodétermination au lieu de la répression systématique dont ils sont l’objet(
5).

Enfin, les immenses inégalités dans la répartition des richesses, ignorée par les principaux hommes politiques alors qu’elles sont au coeur d’un malaise social qui couve. De fait, pour de nombreux citoyens, les enjeux électoraux sont loin de leurs problèmes quotidiens. Une partie la jeunesse, si elle ne vote pas forcément (
6), s’active néanmoins au sein de multiples collectifs à Santiago et comme dans les principales villes.

C’est ainsi que le pays a vécu, en 2006, plusieurs mois d’une « révolte des pingouins » – les étudiants des collèges sont appelés ainsi à cause de leur uniforme – qui a défié le gouvernement, mais surtout qui questionne l’héritage de la dictature. Si un processus de démocratisation démarre dans le Chili actuel, il surgira peut-être davantage « par en bas », grâce aux mobilisations d’une génération n’ayant pas connue la dictature, mais qui n’oublie pas que le vieux dictateur est mort sans avoir été jugé et que c’est le système qu’il a mis en place qui régit encore le « pays allongé » de Pablo Néruda.

Franck Gaudichaud vient de diriger : Le Volcan latino-américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine, Paris, Textuel, 2008 et prépare actuellement la publication de sa thèse : « Pouvoirs populaires constituants et cordons industriels au Chili. La dynamique du mouvement social urbain durant le gouvernement Allende (1970-1973) », Presses Universitaires de Rennes, Rennes (à paraître).


Notes :
(1) La « Concertation des partis politiques pour la démocratie » est formée du Parti socialiste, du Parti pour la démocratie (PPD), du Parti radical social démocrate et du Parti démocrate-chrétien.
(2) Voir : « Le Chili de Michèle Bachelet : un pays modèle » in F. Gaudichaud (dir.), Le Volcan latino-américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine, Paris, Textuel, 2008, pp. 315-336.
(3) Voir T. Moulian, Chile actual. Anatomía de un mito, Lom, Santiago, 2007.
(4) Les enquêtes d’opinion citées dans cet article sont tirées de : CEP, « Estudio Nacional de Opinión Pública », octubre 2009, www.cepchile.cl/dms/lang_1/doc_4487.html.
(5) Ainsi que le dénoncent depuis des années Amnisty International ou l’assemblée des Droits de l’Homme de l’ONU. Voir les travaux de Fabien Lebonniec à ce sujet, dont : « La criminalisation de la demande territoriale mapuche », 2006, www.alterinfos.org/spip.php?article686.
(6) Plus d’un million de jeunes refusent de s’inscrire sur les listes électorales, ne se sentant pas représentés par le système politique actuel.




 

COMMÉMORATION DE LA JOURNÉE DES DROITS DE L’HOMME. AU CHILI



Jeudi, 10 décembre 2009, Commémoration de la Journée des droits de l’homme. Photo Marcelo Agost.
La Présidente de la République, Michelle Bachelet, a assisté à la commémoration de la Journée des droits de l’homme aux Fours de Lonquén, commune de Talagante.
Les Fours de Lonquén sont des fours à chaux d'une carrière abandonnée à l'ouest de Santiago. Dans ce le lieu, les cadavres de 14 paysans assassinés sous la dictature de Pinochet ont été découverts le 30 Novembre 1978.

10 décembre, 2009

Un milliardaire de droite donné favori à l'élection au Chili

Un richissime homme d'affaires de droite est donné favori à l'élection présidentielle de dimanche au Chili, où la probable victoire au second tour de Sebastian Piñera irait à contre-courant de la domination de la gauche en Amérique du Sud.

Chili : des élections sous l'œil des fantômes

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La présidente Michelle Bachelet du Chili introduit son bulletin, lors des dernières élections municipales du Chili, le 26 octobre 2008. Photo Alex Ibañez / AFP / Getty Images
Les Chiliens se rendent aux urnes le 13 décembre 2009 pour l'élection de leur Président, 18 sénateurs (la moitié de la totalité) et l’ensemble des 120 députés. Malgré sa popularité qui demeure exceptionnelle, l'actuelle Présidente socialiste Michelle Bachelet ne peut constitutionnellement se représenter.

Chili: blocage d'une mine de cuivre

Quelque 4.000 salariés de la compagnie publique chilienne Codelco ont bloqué les accès à la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande à ciel ouvert du monde, provoquant un arrêt de la production, a annoncé l'entreprise. Ce complexe situé à 2.870 mètres d'altitude, à environ 1.650 kilomètres au nord de Santiago, produit 315.000 tonnes de cuivre par an, soit environ 2% de l'offre mondiale.

09 décembre, 2009

Au Chili, deux morts de Pinochet s’invitent à l’élection présidentielle

Les Chiliens ont l'impression d'embarquer dans une machine à remonter dans le temps. A moins d'une semaine du premier tour de l'élection présidentielle qui pourrait voir basculer le Chili à droite pour la première fois depuis le retrait du général Pinochet, la population découvre que ce passé qu'elle voudrait lointain est toujours bien présent.

08 décembre, 2009

MORT DE L'EX-PRÉSIDENT FREI MONTALVA : UN JUGE ÉVOQUE UN ASSASSINAT

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OBSÈQUES DE L'ANCIEN PRÉSIDENT DU CHILI FREI MONTALVA, 
DÉCÉDÉ LE 22 JANVIER 1982. ON OBSERVE LE CARDINAL 
RAUL SILVA HENRÍQUEZ ET LE DICTATEUR AUGUSTO PINOCHET, 
COMMANDITAIRE DU CRIME. 
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un juge chilien a pour la première fois évoqué lundi la thèse de l'assassinat dans l'enquête sur la mort en 1982 de l'ex-président du Chili (1964-70), Eduardo Frei Montalva, figure de proue de l'opposition au général Augusto Pinochet, au pouvoir de 1973 à 1990.

06 décembre, 2009

Le Chili enterre solennellement le chanteur Victor Jara tué par la dictature

Entre mémoire douloureuse de la dictature du général Pinochet et nostalgie des chansons rebelles de leur jeunesse, des milliers de Chiliens ont accompagné samedi le chanteur Victor Jara à sa dernière demeure, 36 ans après son exécution dans la foulée du coup d'Etat de 1973.

01 décembre, 2009

Le candidat de la gauche Jorge Arrate

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Paris - Dakar : le dispositif de France Télévisions


Le service public mobilise une nouvelle fois l'ensemble de ses chaînes pour couvrir la course. Début janvier, les concurrents du Paris - Dakar, qui se déroulera une nouvelle fois en Argentine et au Chili, prendront la route vers l'aventure. Une aventure que nous feront partager, en direct, les chaînes du groupe France Télévisions. Détail du dispositif mis en place et des émissions prévues.