12 octobre, 2026

RAPHAËL GLUCKSMANN «A PLIÉ LE MATCH» ET ACTE LA RUPTURE AVEC LFI

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«Raphaël Glucksmann le nouveau Macron 2.0»
TOULOUSE EN LUTTES

L'Humanité
« Ce résultat dit quelque chose de puissant » : Raphaël Glucksmann écrase la primaire sociale-démocrate et acte la rupture avec LFI / Après deux jours de vote en ligne, les conclusions de la primaire des sociaux-démocrates sont connues. Raphaël Glucksmann a été désigné candidat dès le premier tour. Il devance largement Olivier Faure et Ségolène Royal. [«Raphaël Glucksmann le nouveau Macron 2.0»]

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Dernière minute - Raphaël Glucksmann enfariné à la sortie de son QG de victoire.

Anthony Cortes Publié le 11 octobre 2026 3min

Primaire socialiste, premier et dernier acte. À l’issue de deux jours de scrutin plutôt qu’un seul comme initialement prévu, la faute à une cyberattaque de la plateforme de vote en ligne, les résultats sont connus : Raphaël Glucksmann est désigné candidat social-démocrate dès le premier tour, ce dimanche 11 octobre, en recueillant 66,17 % des voix. Il devance très largement le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (14,46 %), et Ségolène Royal (7,62 %), ex-candidate du PS en 2007. Plus loin, Emmanuel Maurel, parlementaire GDR, et Jérôme Guedj, député PS de l’Essonne, ferment la marche, obtenant respectivement 5,92 % et 5,83 %.

RAPHAËL GLUCKSMANN PRONONCE UN DISCOURS APRÈS L’ANNONCE DES
RÉSULTATS DU PREMIER TOUR DE LA PRIMAIRE DE LA GAUCHE, EN VUE
DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2027, À PARIS LE 11 OCTOBRE 2026.
PHOTO ROMAIN PERROCHEAU

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

« Ce résultat dit quelque chose de puissant : une gauche fidèle à ses valeurs peut rassembler, gouverner et gagner, a déclaré le grand vainqueur après la proclamation des résultats. Nous ne sommes pas là pour gagner une querelle à gauche. Nous sommes là pour gagner l’élection présidentielle : tourner la page du macronisme, empêcher l’extrême droite et changer la vie. »

Un taux de participation proche de 2006

Au total, 120 587 personnes se sont prononcées lors de ce premier tour sur 140 282 inscrits, bien au-delà de l’objectif de 90 000 votants affiché en amont. Un taux de participation relativement proche de celui de la primaire de 2006, qui avait vu Ségolène Royal l’emporter face à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, mais bien loin des 2,6 millions de votants de 2011 qui avaient propulsé François Hollande sur la route de l’Élysée.

« Ces chiffres nous donnent beaucoup d’espoir (…) et sont la garantie de l’unité autour du vainqueur de cette désignation », s’est enthousiasmé Patrick Mennucci, à la tête du comité d’organisation de la primaire, qui a aussi tenu à rassurer sur l’intégrité du scrutin à la suite de la cyberattaque. « La famille socialiste a su mener la seule expérience démocratique de cette précampagne. Cela montre que nous sommes en capacité de créer une dynamique », a renchéri Arthur Delaporte, porte-parole du PS, soutien d’Olivier Faure.

Ce surprenant nombre d’inscrits, puis de votants, faisait redouter aux troupes de Raphaël Glucksmann un jeu plus ouvert que prévu. Car, au total, selon les données communiquées par les organisateurs, plus de la moitié des électeurs inscrits n’étaient pas membres du Parti socialiste ou de Place publique. Il n’en a rien été.

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Raphaël Glucksmann, c'est une imposture.
François Boulo

La rupture avec LFI actée

« Avec un résultat aussi net, les appareils politiques doivent se mettre au service de cette campagne sans tergiverser », a fait savoir Jérôme Guedj, bon dernier de cette primaire, quelques minutes après la proclamation des résultats. « Je suis pour le vainqueur de cette campagne, à condition qu’il y ait un rassemblement à gauche, a de son côté communiqué Ségolène Royal. Cette campagne présidentielle doit donner de l’espoir au pays. »

Un rassemblement qui se fera de toute façon sans aucun rapprochement avec La France insoumise, comme l’a promis avec virulence Raphaël Glucksmann tout au long de sa campagne : « On ne peut pas dire qu’on fait un « front » pour préserver la démocratie et prétendre gouverner avec des gens qui méprisent à ce point l’ethos démocratique. »


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