03 septembre, 2026

À SANTIAGO, UNE RÉUNION DE L’INTERNATIONALE BRUNE POUR MENER « LA BATAILLE CULTURELLE FACE AU WOKISME, AU PROGRESSISME ET AU NÉO-MARXISME »

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LE PRÉSIDENT CHILIEN JOSÉ ANTONIO KAST (À DROITE)
SALUE LE PRÉSIDENT ARGENTIN  JAVIER MILEI (À GAUCHE)
 LORS DE  SA CÉRÉMONIE D’INVESTITURE  À VALPARAISO,
AU CHILI, LE 11 MARS 2026.
PHOTO ADRIANA THOMASA 

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Décryptage / La capitale du Chili accueille, ce jeudi 3 septembre, la nouvelle édition du Forum de Madrid. Impulsé par l’extrême droite espagnole, cet espace vise à combattre les gauches latino-américaines, et au-delà. [La « fachosphère » d'Atapuerca se déploie]

Luis Reygada Publié le 2 septembre 2026 7min

DESSIN BECS

Après Bogota (Colombie), Lima (Pérou), Buenos Aires (Argentine), puis Asuncion (Paraguay), c’est Santiago, au Chili, qui accueille cette année la cinquième édition des Rencontres régionales du forum de Madrid. Au menu de ce nouveau sommet de l’extrême droite internationale, ce jeudi, une quarantaine d’orateurs provenant de plus de 25 pays.

«¿A QUIÉN LE TOCA?»
DIBUJO DE NÉSTOR SALAS

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Figures de proue des droites radicales d’Amérique latine et espagnole, néolibéraux, ultra-conservateurs, responsables de think tanks, représentants de la société civile régionale, venus Europe et des États-Unis : tous prendront la parole avec l’objectif de renforcer la coordination internationale « des acteurs engagés pour la défense de la liberté, la démocratie, la souveraineté des nations ».

TOUT COMME MILEI EN SON TEMPS, JOSÉ ANTONIO KAST (DE DOS)
ET RODRIGO PAZ TENTENT DE PRENDRE LEURS DISTANCES AVEC
FERNANDO CERIMEDO POUR ÉVITER QUE LEUR CAMP
 POLITIQUE NE SOIT ENCORE PLUS MIS À MAL.
PHOTO  CAPTURE D'ÉCRAN

► À lire aussi :    CHILI : « L’ORDRE » DE KAST, OU COMMENT LA DÉMOCRATIE DEVIENT ENCOMBRANTE

Derrière ces promesses, c’est surtout celle de freiner « la montée de l’extrême gauche des deux côtés de l’Atlantique » qui sera au cœur des débats, encadrés par un fond idéologique aux relents cryptofascistes. Avec un niveau de violence préoccupant, la déclaration finale du sommet d’Asunción (Paraguay), en 2025, affichait noir sur blanc la volonté d’avancer vers la « défaite du socialisme ».

DESSIN SERGIO AQUINDO

► À lire aussi :    « LA POSTURE DES NÉOFASCISTES C’EST DE PRÉTENDRE QUE LE MONDE POLITIQUE ET MÉDIATIQUE EST PARTOUT DOMINÉ PAR LA GAUCHE »

Et cela grâce à l’union des forces conservatrices et réactionnaires face aux « multinationales du crime » que représenteraient les formations de gauche de la région, notamment les organismes comme le Forum de São Paulo, le Groupe de Puebla et l’Internationale progressiste. « Défense de la civilisation occidentale », renforcement de « la bataille culturelle face au wokisme, au progressisme et au néo-marxisme » : le même langage sera encore à l’honneur cette année au pays de Salvador Allende, dirigé depuis six mois par un nostalgique de pinochet, José Antonio Kast.

MANIFESTATION CONTRE L'EXTRÉMISME DE
DROITE DEVANT LE PARLEMENT DE VIENNE.
PHOTO  TOBIAS STEINMAURER

► À lire aussi :    « J’ENTENDS RESPIRER UN MONSTRE »

Des réseaux transnationaux coordonnés

C’est d’ailleurs le président chilien qui doit prononcer le discours d’ouverture du Forum, juste avant l’intervention de son homologue argentin, le libertarien Javier Milei. Suivront les prises de parole de Sarah Rogers, sous-secrétaire d’État responsable de la diplomatie publique des États-Unis, et de Maria Antonieta Mejia, numéro deux du gouvernement du Honduras.

Avec le récent retour de la droite au pouvoir dans ce pays, le pays centre-américain fait partie des récentes prises (Chili, Pérou, Colombie) de la vague conservatrice qui submerge l’Amérique latine. La grande époque de la gauche portée par les Chavez, Morales, Correa, Kirchner, Castro, Mujica semble bien lointaine, à l’exception du Brésilien Lula, qui affrontera dans les urnes le mois prochain… l’extrême droite

Les victoires conservatrices se sont enchaînées en Argentine, au Pérou, en Bolivie, au Costa Rica, en Équateur, au Panama, en République dominicaine, au Salvador. Si chaque pays possède ses propres spécificités à même d’expliquer pourquoi les gauches n’ont pu se maintenir ou conquérir le pouvoir, nul ne peut nier le rôle joué par des réseaux transnationaux, coordonnés pour lutter contre les idées progressistes.

On y retrouve aux côtés des extrêmes droites latino-américaines celles d’Europe, d’Israël et des États-Unis, réunies autour de thématiques communes et de convergences stratégiques, en prenant soin de gommer les divergences idéologiques.

Sous la bannière « Une nouvelle ère pour l’Ibéro-Amérique », le Forum de Madrid à Santiago trahit à peine le rôle de l’extrême droite espagnole dans cette expansion réactionnaire. Disenso, le groupe de réflexion vertement anticommuniste du parti néofranquiste Vox, est en effet à la manœuvre.

Cultivant la nostalgie colonialiste de la « grande Espagne » chère à Franco, voilà plusieurs années que le parti dirigé par Santiago Abascal, proche du clan Le Pen, tisse sa toile de l’autre côté de l’Atlantique, en prêchant l’émergence d’une « ibérosphère » en croisade contre les « narco-socialistes ».

« Cette capacité à organiser des réseaux transcontinentaux d’extrême droite en dépit des différences programmatiques est un phénomène nouveau », analyse Jean-Jacques Kourliandsky. Dans un dossier portant sur l’essor de l’extrême droite en Amérique latine (mai 2026), le directeur de l’observatoire de l’Amérique latine et des Caraïbes de la Fondation Jean-Jaurès souligne « l’impulsion décisive » donnée par Vox, qui offre une légitimation internationale à des personnalités politiques de deuxième rang afin d’imposer leurs idées dans les urnes.

Fort d’un budget annuel de plusieurs millions d’euros, le think tank Disenso, qui propose « une articulation optimale entre idéologie et conquête du pouvoir », n’est pas étranger aux victoires de Kast ou de Milei.

Une identité politique autour d’idées fascisantes

L’impact de la nouvelle politique étrangère des États-Unis dans la région depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025 n’est pas en reste. Une table ronde est d’ailleurs organisée ce jeudi autour de ce sujet avec la participation de l’ambassadeur états-unien au Chili, Brandon Judd, et du président du puissant think tank Heritage Foundation, Kevin Roberts.

« Trump a rendu bien plus explicite l’interventionnisme yankee. Celui-ci est flagrant dans les derniers processus électoraux au cours desquels il a ouvertement soutenu – et manœuvré – pour favoriser ”ses” candidats », explique Danna Vargas, avocate et membre du Sommet social des peuples d’Amérique latine et des Caraïbes.

« Mais, au-delà de cette ingérence ”classique”, Trump contribue à construire une identité politique continentale autour de certaines idées fascisantes : main ferme, militarisation de la sécurité, rejet du progressisme, criminalisation du migrant, réduction de l’État, régression des droits conquis par les femmes, négation du changement climatique, diplomatie pro-israélienne… Le tout s’appuyant sur un récit très fort contre l’ennemi intérieur supposé, ”la gauche”, poursuit-elle. Cela a profondément changé les règles du jeu et renforce la dynamique de l’extrême droite latina. »

Du Mexique à la Patagonie, les ennemis de la gauche n’ont évidemment pas attendu les opérateurs de Vox pour passer à l’action. Depuis plus de quinze ans, l’Amérique latine est le théâtre de scandales impliquant des experts en communication, capables de louer leurs sulfureux services pour freiner les idées progressistes.

► À lire aussi :     LE SCANDALE CERIMEDO, OÙ L'HOMME QUI MURMURAIT À L’OREILLE DES DIRIGEANTS D'EXTRÊME DROITE D'AMÉRIQUE LATINE

Dernière en date, l’affaire Fernando Cerimedo, consultant argentin. Son arrestation en août dernier en Bolivie pour tentative de féminicide a de nouveau mis en lumière les réseaux occultes de l’extrême droite sud-américaine et leur tendance à piétiner la ligne de la légalité et les règles du jeu démocratique à coups de fake news et de campagne sale sur les réseaux sociaux.

« Coups d’État, guerre psychologique, campagnes de désinformation, persécutions politiques… De nombreux moyens ont toujours été déployés par les droites pour empêcher les peuples d’avancer vers des projets de transformation sociale, explique la communiste colombienne Carolina Tejada. Ce qui est nouveau aujourd’hui, ce sont les outils technologiques utilisés. »

Rejoindre la lutte contre « le terrorisme politique d’extrême gauche »

Enfin, les récentes prises de position de Washington – qui a fait du communisme « la plus grande menace qui pèse sur les États-Unis » – sont un carburant précieux pour les droites au sud du rio Grande. En juillet, le secrétaire d’État Marco Rubio a annoncé un tournant stratégique majeur dans la politique étrangère états-unienne et invité les représentants de plus de 60 gouvernements à rejoindre la lutte globale contre le « terrorisme politique d’extrême gauche ».

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BANNER DE LA  « LA FACHOSFERA » 


SOBRE EL MISMO TEMA:

02 septembre, 2026

CAROLINA TEJADA / « EN AMÉRIQUE LATINE, LA LUTTE DES CLASSES SE MÈNE AUSSI SUR LES PLATEFORMES NUMÉRIQUES »

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 VOICI COMMENT SE SONT DÉROULÉS LES 50 ANS DE LA 
"FESTA DO AVANTE" DU PARTI COMMUNISTE PORTUGAIS !
PHOTO SEMANARIO VOZ

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Entretien / « En Amérique latine, la lutte des classes se mène aussi sur les plateformes numériques », analyse Carolina Tejada, directrice de l’hebdomadaire Voz / Pour Carolina Tejada, membre du Parti communiste colombien, la gauche ne peut plus se contenter de « bien gouverner » face à des adversaires qui agissent sur le terrain des perceptions et des émotions. Elle doit également mener la bataille sur le terrain « des idées, de la culture, des imaginaires ».

Luis Reygada Publié le 2 septembre 2026 5min

Face à des événements comme le Forum de Madrid ou la récente « affaire Cerimedo », les forces progressistes doivent-elles repenser leur manière de percevoir l’adversaire politique ?

Carolina Tejada

Directrice de l’hebdomadaire Voz, membre de la direction nationale du Parti communiste colombien.

CAROLINA TEJADA SÁNCHEZ
la droite n’a jamais joué franc-jeu. En Amérique latine, il existe une longue histoire de coups d’État, d’opérations de renseignement, de guerre psychologique, de campagnes de désinformation, de persécution politique et d’utilisation de tous les instruments disponibles pour empêcher les peuples d’avancer vers des projets de transformation sociale. Ce qui est nouveau aujourd’hui, ce sont les outils technologiques avec lesquels ces attaques sont menées et leur très haut niveau de sophistication.

« ¡La dignidad no se jubila! »
"SEMANARIO VOZ" EDICIÓN N° 3336
semana del 2 al 8 de septiembre 2026

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

D’un point de vue marxiste, cela ne devrait pas être analysé uniquement comme un problème de communication électorale. Nous sommes face à une lutte pour l’hégémonie. Le pouvoir ne repose pas uniquement sur les institutions de l’État ni sur la propriété des moyens de production ; il se dispute aussi sur le terrain des idées, de la culture, des imaginaires, lesquels dépendent de plus en plus des algorithmes.

 LA CANDIDATURA DE IVÁN CEPEDA CASTRO Y
 AIDA QUILCUÉ LOGRÓ 12.708.712 VOTOS.
 FOTO COMUNICACIONES PH

► Para leer también:       EL PAÍS SIGUE EN DISPUTA 

Les plateformes numériques sont devenues des espaces où se produit la subjectivité politique. La gauche latino-américaine a longtemps sous-estimé cette dimension, qui fait pourtant partie de la lutte des classes. Nous n’avons pas compris qu’en parallèle de la lutte pour des gouvernements démocratiques, il fallait aussi conquérir les consciences.

Quelles erreurs, dans la manière de gouverner et de communiquer, doivent être corrigées face à cette offensive de l’extrême droite ?

Le principal défi de la gauche est de passer de la contemplation des phénomènes à une action politique consciente et organisée dans le champ de la communication et de la culture. L’expérience historique démontre que les classes dominantes ont compris que le pouvoir se construit aussi en façonnant les perceptions, les émotions et les comportements.

Le rôle de la gauche est d’y répondre, mais pas en copiant mécaniquement les méthodes de l’extrême droite. Notre lutte doit être éthique, politique et culturelle. Il ne s’agit pas de fabriquer des mensonges pour combattre d’autres mensonges, mais de construire une capacité populaire de communication, d’organisation et de pensée critique capable de disputer l’hégémonie.

Pour la gauche, gouverner en obtenant des avancées sociales ne suffit plus ?

En Colombie, nous avons vécu les conséquences de la sous-estimation de ce phénomène. La gauche ne peut plus faire prévaloir qu’avoir un bon gouvernement, mener des transformations sociales ou disposer d’une base populaire organisée suffit à remporter la bataille politique. Il faut communiquer sur les transformations, disputer les récits : cela passe par une profonde compréhension des nouvelles technologies.

L’erreur serait de penser que la communication est une question secondaire. Aujourd’hui, la politique se vit aussi sur les écrans de téléphone. C’est là que se forgent les opinions, se construisent des ennemis, se fomentent des guerres, se nourrissent les peurs et, au final, c’est là aussi que se prennent les décisions électorales.

Au-delà du rôle joué par l’extrême droite espagnole, dans quelle mesure le retour de Donald Trump au pouvoir a-t-il affecté les équilibres politiques du continent ?

L’interventionnisme impérial de Washington est plus actif que jamais, mais ses instruments ont évolué, en s’adaptant aux nouvelles réalités technologiques. La récente convocation par Marco Rubio, en juillet à Washington (à laquelle ont participé plus de 60 pays de tous les continents – NDLR), contre ce que l’administration Trump qualifie de « terrorisme politique d’extrême gauche » est un signal qui doit être analysé avec une grande attention.

Cette rencontre, placée sous l’égide de l’anticommunisme, nous a mis au centre de l’agenda international états-unien. Comme pendant la guerre froide, ils construisent un ennemi intérieur et extérieur, associent les luttes populaires au terrorisme et utilisent ce récit pour justifier des mécanismes de persécution, d’isolement et d’élimination politique. On peut parler d’un nouveau « plan Condor », non pas comme une simple comparaison historique, mais comme un véritable avertissement politique.

Quelles formes de résistance la gauche latino-américaine peut-elle organiser ?

L’offensive est continentale, la réponse doit être unitaire. Il existe des espaces de coordination, comme le Forum de São Paulo, le Groupe de Puebla et les lieux d’articulation des mouvements sociaux. Ce sont des espaces différents, avec des contradictions et des différences, mais aussi avec d’importants points de convergences : la défense de Cuba et de la Palestine, le rejet de l’ingérence étrangère, la défense de la souveraineté, la nécessité de renforcer l’intégration latino-américaine et caribéenne…

Il y a aussi un consensus sur le fait que notre région doit être une zone de paix, dans le cadre du traité de Tlatelolco. Le défi est de passer de ces espaces de rencontre à une plus grande coordination politique et sociale, agissante.

Carolina Tejada sera présente à la Fête de l’Humanité.

31 août, 2026

CHILI / ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU JOURNAL «EL SIGLO»

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LITHOGRAPHIE DU PEINTRE 
CHILIEN CAMILO MORI SERRANO 
AFFICHE POUR LA RÉAPPARITION 
DU JOURNAL «EL SIGLO» 1952
86ème ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION 
DU JOURNAL « EL SIGLO » 
1940 -31 AOÛT- 2026
El Siglo, (Le Siècle) est un hebdomadaire chilien fondé le 31 aout 1940. Organe central du Parti communiste chilien, (PCCh) il reste quand même ouvert à d'autres composantes de la gauche.
SALVADOR BARRA WOLL
PREMIER DIRECTEUR DU 
JOURNAL «EL SIGLO»
L'histoire du journal El Siglo peut être divisée en trois époques:
  • Première époque, écoulée entre le 31 août 1940 et le 14 juillet 1948.
  • Deuxième époque, écoulée entre le 25 octobre 1952 et le 11 septembre 1973.
  • La troisième époque, de septembre 1989 à nos jours.

À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

UNE DU JOURNAL «EL SIGLO»
DU 11 SEPTEMBRE 1973 
À la fin des années 40 on vivait dans le monde un moment historique particulier : c'est le commencement de la « guerre froide » et du «maccarthysme ». Le maccarthysme a eu son corrélat au Chili, la dénommée « Loi de Défense permanente de la Démocratie » ou « Loi maudite », dont le but était de proscrire la participation politique du PCCh et de l’exclure de la vie civique nationale.

► À lire aussi :         LE DERNIER GROS TITRE

El Siglo fut fondé comme quotidien le 31 août 1940. 

Il a cessé de se publier le 14 juillet 1948, comme
 2 AU 8 SEPTEMBRE 1990 
ÉDITION DU CINQUANTENAIRE
conséquence de la «Loi Maudite». El Siglo  étant remplacé par « La Oposición », «El Pueblo, » et « Democracia». Ce dernier a circulé du 10 septembre 1949, sans accepter ouvertement qu'il fût communiste, en réussissant à éviter ainsi sa clôture. La reconnaissance s'est produite à sa dernière édition, en 1952.

El Siglo réapparaît le 25 octobre 1952. 

À partir de ce moment, qui marque le
 PREMIÈRE QUINZAINE DE JUILLET 1987
ÉDITION CLANDESTINE
commencement de sa deuxième époque, El Siglo acquiert une plus grande notoriété. Cela s'est spécialement remarqué pendant le gouvernement de Salvador Allende, que le journal a activement soutenu. 


La dernière couverture du journal (avant son interdiction) faisait appel à la population à faire face au coup d’état  militaire. La une  titrait : 
«Chacun à son  poste de combat! ». Cette édition d’«El Siglo » a atteint une faible diffusion à cause du déroulement du coup d'État.

UNE DU JOURNAL «EL SIGLO» 
DE SEPTEMBRE 2020

« El Siglo » fut l'un des médias bannit par les militaires. Le journal fut proscrit, ses imprimeries et locaux saisies, ses journalistes et ouvriers persécutés, emprisonnés et assassinés.   

Il réapparu clandestinement pendant les années 80 et sous différentes versions ponctuelles dans les pays de l’exil chilien.

    La troisième époque  (1989 – à nos jours) 

    LOGOTYPE  DU JOURNAL «EL SIGLO»
    En septembre 1989, El Siglo change sa fréquence de publication à une publication  hebdomadaire. Actuellement son directeur est le journaliste Hugo Guzmán Rambaldi.

    El Siglo est l'un des seuls médias de gauche qui reste dans le pays. En général il est présent dans tous les kiosques du pays, il apparaît à la vente le vendredi et sa valeur commerciale est de 1000 pesos chiliens soit 1,08€.

    COUPURES DE PRESSE
    Le site WEB, donne théoriquement accès à la majeure partie des papiers de l’édition hebdomadaire et permet une recherche dans ses éditions antérieures. Le site www.elsiglo.cl dans sa rubrique «impreso/ puis  VER EDICIÓN»  permet d’un simple clic, la consultation en ligne et le téléchargement gratuit en format pdf de l’hebdo. 

    • Eduardo Francisco Contreras Mella (né à Chillán, le 7 février 1940 et décédé à Santiago le 26 mai 2024)​ était un avocat, journaliste, professeur et homme politique chilien. Membre du Parti communiste chilien, il a été Maire de la ville de Chillán et député. En 2014, il a fut nommé par la présidente Michelle Bachelet ambassadeur du Chili en Uruguay.
    • Hugo Fazio Rigazzi (né à Santiago, le 14 mars 1932) est un économiste chilien et ancien dirigeant du Parti communiste chilien. Il est devenu vice-président exécutif de la Banque centrale sous le gouvernement de Salvador Allende.
     
     «EL SIGLO» 85ème ANNIVERSAIRE




    30 août, 2026

    NICOLAS MADURO, INCARCÉRÉ À NEW YORK, PUBLIE DES PHOTOS DE LUI SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX ET AFFIRME «TENIR BON»

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    NICOLAS MADURO, L'ANCIEN PRÉSIDENT DU VENEZUELA,
    DANS SA PRISON DE NEW YORK, AUX ETATS-UNIS, LE 25 JUIN 2026. X

    Le Parisien
    International, États-Unis / Kidnappé en janvier par les forces américaines, l’ex-président vénézuélien Nicolas Maduro a publié une photo de lui depuis sa prison de New York. « Nous resterons forts, sereins et confiants », a-t-il écrit. [«Kidnapping réussi » ]

    Par Le Parisien avec l'AFP  Le 30 août 2026 à 18h09

    Sweatshirt gris et doigts en « V ». Le président déchu du Venezuela, Nicolas Maduro, capturé le 3 janvier par l’armée américaine, a publié ce dimanche 30 août des photos inédites de lui en survêtement gris depuis sa prison new-yorkaise et déclaré sur ses réseaux sociaux ce dimanche qu’il « tenait bon ».

    À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Il apparaît avoir beaucoup maigri depuis sa capture. Les photographies, rendues publiques ce dimanche, datent, selon l’horodatage de l’appareil, du 25 juin, soit un jour après le double séisme meurtrier qui a fait plus de 6 500 morts et des milliers de disparus au Venezuela.

    « J’envoie ces photos comme un petit cadeau à tous mes petits-fils et petites-filles, aux garçons et aux filles, et à toutes les personnes nobles qui nous aiment », a-t-il écrit sur le service de messagerie Telegram.

    « Je veux que vous sachiez qu’on tient bon, avec le cœur rempli de votre amour », poursuit-il. « Nous resterons forts, sereins et confiants : Dieu est avec nous. Dieu pourvoira. Le Venezuela renaîtra », a-t-il conclu en reprenant le nouveau slogan du pouvoir vénézuélien (Venezuela renacera) après les séismes.

    Accusations de trafic de drogues et d’armes à feu

    Ce message sort deux jours après que sa successeure, la présidente par intérim Delcy Rodriguez, a annoncé un accord pétrolier « historique » avec les Etats-Unis qui vont exploiter des gisements au Venezuela.

    Delcy Rodriguez, qui gouverne sous forte pression de Washington, a affirmé samedi avoir « choisi la voie de la diplomatie », souhaitant que le Venezuela devienne une « puissance énergétique ».

    Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores, capturés à Caracas lors d’une spectaculaire opération militaire américaine en janvier, sont incarcérés dans une prison de Brooklyn, accusés de trafic de drogue et d’armes à feu, des crimes que tous deux nient.

    En prison, Nicolas Maduro n’a pas accès aux journaux ni à Internet, mais il est autorisé à parler au téléphone avec sa famille et ses avocats pendant environ 300 minutes par mois, avec un maximum de 15 minutes par appel, selon une source proche du dirigeant. C’est sans doute par ce biais qu’il publie régulièrement sur Internet.

    Son fils Nicolas Maduro Guerra, dit « Nicolasito » assure qu’il est en bonne forme et qu’il consacre son temps à l’étude de la Bible.

    Le procès intenté contre Maduro et son épouse aux États-Unis débutera le 1er juin 2027, a annoncé fin juillet un tribunal fédéral à New York.

    SUR LE MÊME SUJET :

    28 août, 2026

    CANADA / TRUMP, LE VANDALE

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    LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN, DONALD TRUMP
    PHOTO JACQUELYN MARTIN

    La Presse
    Guerre commerciale / Trump, le vandale / Ils nous considèrent vraiment comme un vassal. Les États-Unis de Trump nous voient comme les Belges voyaient le Congo au XIXème siècle : un territoire à piller. / Les Américains, figurez-vous donc, voulaient une sorte de droit de regard sur les ententes commerciales signées par le Canada avec d’autres pays. / Traduction : ne signez surtout pas d’ententes commerciales avec l’Europe, l’Asie, le Moyen-Orient. Restez prisonniers de la géographie, restez prisonniers des US of A !

    Patrick Lagacé  La Presse Publié le 23 août

    Et les États-Unis, je ne blague pas, voulaient aussi un droit de premier refus sur les droits miniers consentis par le Canada à des sociétés étrangères. Nous faisons une entente avec une société française pour l’exploitation d’une mine de nickel ou de lithium ?

    Mononcle Donald voulait pouvoir biffer l’entente au profit d’une société américaine !

    En plus, les négociateurs de Trump voulaient nous imposer une clause qui aurait permis aux États-Unis de réimposer des droits de douane de 50 % dans le cas où… Eh bien, dans le cas où mononcle Donald en aurait eu soudainement envie.

    Trump demandait un droit de cuissage sur le Canada, Mark Carney
    a dit non” Dessin de Côté paru dans Le Soleil, Québec.
    "
    DESSIN ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ

    À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Et en guise de cadeau de remerciement, il aurait fallu, semble-t-il, rogner sur les lois qui imposent un minimum de français (sur les emballages, comprend-on) et sur le soutien culturel en général et au français en particulier.

    ► À lire aussi :       LES PREMIÈRES FLEURS DU CÉLÈBRE « DESIERTO FLORIDO » 

    Trump demandait un droit de cuissage sur la société canadienne. Mark Carney a dit non. Il a bien fait.

    Oui, ça va nous faire mal. Mais devenir un vassal du voisin ? No, thanks.

    C’est pourtant aux États-Unis qu’a été inventée l’expression If it ain’t broke, don’t fix it : « Si c’est pas brisé, essaie pas de le réparer. » Cette expression est un monument au pragmatisme américain.

    Et le partenariat États-Unis–Canada est un partenariat qui n’était pas brisé. Les États-Unis ont des problèmes plus importants que le Canada, mais on dirait que Trump a décidé de « réparer » la relation en « brisant » ce pays qu’il désigne comme le 51ème État.

    « José Antonio Kast en guerrier vandale, selon Gélimer, roi des Vandales »
     IMAGES IA CHATGPT

    Ce n’est pas seulement fâchant, c’est carrément fou.

    Heureusement, les Américains ne sont pas tous aussi aveugles que leur président. Je cite Gavin Newsom, gouverneur de la Californie, sur X :

    ________________________

    ________________________

    « Notre plus proche allié. Un partenaire commercial essentiel. Et Trump frappe le Canada avec des droits de douane de 50 %. What the actual fuck are we doing? »

    Économiquement, socialement, économiquement, militairement : le Canada et les États-Unis sont imbriqués comme une pelote de laine, au bénéfice des deux pays. Nos entreprises, nos armées, nos familles, nos liens d’amitié, nos imaginaires sont influencés les uns par les autres.

    Bref, à l’échelle du monde, jusqu’à tout récemment, le partenariat canado-américain était un exemple de cohabitation économique, militaire, sociale et politique pacifique et productive.

    Puis les États-Unis ont élu Trump…

    Et tout a changé. Pas seulement pour nous.

    Pour le monde entier.

    Nous avons basculé dans le monde à l’envers, où le faux est vrai, le mensonge est la vérité, la stupidité est l’intelligence. Où ce qui marche est brisé.

    Et dans un monde où le président des États-Unis appuie le dictateur Poutine dans son agression contre l’Ukraine, pas étonnant que le Canada soit vu comme une « menace » pour les États-Unis…

    La décision de Mark Carney de stopper les négociations avec le régime mafieux américain – Trump négocie comme la mafia « négocie » en vous demandant un pizzo pour ne pas mettre le feu à votre commerce – va nous faire mal.

    Mais je préfère avoir mal avec cette rupture (peut-être) temporaire que de devenir un vassal des USA.

    Dans le monde de Trump, où le mensonge est vérité, c’est un euphémisme de dire que le président a des priorités qui sont, elles aussi, à l’envers.

    Et Mark Carney, samedi matin, a prononcé des mots lourds de sens, à ce sujet : « Ce que je vais dire n’a pas de sens, mais c’est ainsi que le monde fonctionne : les marchés ignorent parfois [les] “fondamentaux”, et soudainement, ils s’y intéressent. Et quand ils s’y intéressent, si votre maison n’est pas propre, c’est trop tard. »

    Il faisait allusion à la dette américaine, hors de contrôle, qui a atteint 40 000 milliards de dollars cette semaine, une dette prioritairement détenue par le Japon, le Royaume-Uni, la Chine, la Belgique et le Canada…

    Les États-Unis ont de plus gros problèmes que des Toyota construites en Ontario, qu’une modeste taxe numérique canadienne imposée à Google et que les 2X4 de la forêt québécoise qui soutiennent leurs bungalows.

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    [IMAGE D'ILLUSTRATION GÉNÉRÉE
    PAR L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE]
    RT EN FRANÇAIS

    Après «Lake America» de Trump, les Canadiens ne veulent plus parler d'«attaques terroristes» pour le 11-Septembre 28 août 2026, 18:51 / Les tensions avec les États-Unis ne se limitent plus aux droits de douane : elles gagnent désormais les mots et les symboles. / Après le rebaptême du lac Ontario en «Lake America» par Trump, CBC News demande à ses journalistes de ne plus qualifier directement le 11-Septembre d'«attaques terroristes»./ En savoir plus sur RT en français / Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ? 


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