04 octobre, 2026

FRANCE / À BERGERAC, LE RN REFUSE DE BAPTISER UNE ÉCOLE DU NOM D’UNE SURVIVANTE DE LA SHOAH

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CHRISTIAN GÉRARD, ÉLU RN, A JUSTIFIÉ LE VOTE DE SON GROUPE EN ARGUANT
QU’IRÈNE SAPIR MENAIT UN COMBAT CONTRE LE PARTI D’EXTRÊME DROITE,
QU’ELLE NE TRAITERAIT PAS COMME UN PARTI « COMME LES AUTRES ».
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« Ma première tare, c’est d’être communiste. Ma deuxième, c’est d’être juive » : à Bergerac, le RN refuse de baptiser une école du nom d’une survivante de la Shoah / 
Les élus RN de la ville de Bergerac, en Dordogne, ont voté contre la délibération qui proposait de rebaptiser l’école du Bout des Vergnes du nom d’Irène Sapir, communiste juive rescapée de la Shoah.

Diego Chauvet Publié le 4 octobre 2026 2min

En pleine affaire Bardella, il n’y a pas de hasard. Le 30 septembre, les élus RN de la ville de Bergerac (Dordogne) ont voté contre la délibération qui proposait de rebaptiser l’école du Bout des Vergnes du nom d’Irène Sapir. Tous les autres élus ont voté pour. L’intéressée, âgée de 89 ans, a très bien compris pourquoi les élus d’extrême droite s’y sont opposés.

MILITANTE COMMUNISTE, IRÈNE SAPIR EST UNE RESCAPÉE DE LA RAFLE DU VEL D’HIV.
CRÉDIT PHOTO ARCHIVES SO

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« Ma première tare, c’est d’être communiste. Ma deuxième tare, c’est d’être juive », explique-t-elle à ICI Périgord. Irène Sapir est en effet une ancienne élue communiste de la ville, et une rescapée de la Shoah. Enfant, elle avait été raflée par la police Française et enfermée au Vél’d’Hiv. Ses parents ont tous les deux été déportés, et sont revenus miraculeusement en vie à la fin de la guerre.

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Un choix qui s’inscrit dans la lignée idéologique du RN

Christian Gérard, élu RN, a justifié le vote de son groupe en arguant qu’Irène Sapir menait un combat contre le parti d’extrême droite, qu’elle ne traiterait pas comme un parti « comme les autres ».

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Il est vrai qu’Irène Sapir n’a jamais été dupe de la soi-disant « dédiabolisation » du RN, et refuse de serrer les mains de ses élus, ce dont ils lui font grief

« Pourquoi ce jeune homme fait-il cela ? s’interroge la militante communiste. Il ne me connaît pas. Ce qu’il sait de moi, c’est que je suis communiste, et que je suis d’origine juive, rescapée d’un massacre immonde. S’il était vraiment républicain, il aurait voté » la délibération.

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L’écrasante majorité des autres élus a décidé de rebaptiser l’école du nom d’Irène. « C’est une des femmes les plus courageuses de cette ville », a justifié le maire socialiste, Fabien Ruet.

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GROGNE LYCÉENNE : MÉLENCHON «INVITE LES ADULTES, LES PARENTS, À SE METTRE UN CASQUE OU UN BRASSARD BLANC» POUR PROTÉGER LES MANIFESTANTS

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«BLOCUS : LYCÉENS ET ÉTUDIANTS VEULENT "ÊTRE ENTENDUS"»
DESSIN DE @COCOBOER.
  

RT France

Le leader de LFI, dont le parti est accusé par le gouvernement d’attiser la fronde lycéenne, a appelé à «protéger» les lycéens lors des prochains rassemblements, estimant que cela «aidera à ce que ça se passe bien». Il a aussi pointé du doigt les «violences policières». La police a, de son côté, annoncé «plus de 600 blessés» dans ses rangs. / « La situation de responsabilité c’est d’accueillir avec bienveillance la jeunesse. » Interrogé ce 3 octobre par des journalistes, Jean-Luc Mélenchon a évoqué la journée d’action du 6 octobre à laquelle les organisations lycéennes appellent après avoir été reçues par le ministre de l'Éducation nationale.

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RT en français  3 oct. 2026, 19:07

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«on n'a pas eu d'engagements concrets », avait déclaré au sortir de cette réunion Louis Letoublon, vice-président du syndicat Les Lycéens, lequel a estimé devoir « maintenant mener un travail de fond auprès du ministère et poursuivre la mobilisation dans les lycées pour continuer à avoir un rapport de force et obtenir des mesures ».

Manifestation pour l'éducation en France
Vivre les inégalités sans perdre espoir
ILLUSTRATION  FRANCESCA CANTORE

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR   

« J'invite les adultes, les parents, à se mettre un casque ou un brassard blanc et a entourer les manifestations », a pour sa part déclaré le leader de La France insoumise (LFI) devant la caméra de BFMTV, évoquant un « devoir de protection » à l’égard des jeunes manifestants. « Et je pense que si on le fait, le nombre de ceux qui le feront, ça aidera à ce que ça se passe bien », a-t-il poursuivi. Avant de conclure : « Il n’est pas admissible d’avoir pour seule réponse un déchaînement de violences policières pareilles. »

« Notre-Dame d'Aparecida, priez
 pour notre souveraineté.»

DESSIN CARLOS LATTUF

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Son parti et « ses proxys » sont accusés par le gouvernement français d’attiser le mouvement de grogne lycéen, qui a déjà frappé des centaines d’établissements à travers le pays. Accusation réitérée le 2 octobre, sur le plateau de TF1, par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a annoncé « plus de 5 000 interpellations » en France en l’espace de cinq jours. « On a plus de 600 blessés dans les rangs », a annoncé ce 3 octobre sur RTL la porte-parole de la police nationale, la commissaire Agathe Foucault.

« La caricature de Woźniak, publiée dans Le Canard enchaîné, dénonce des violences policières survenues lors d'un mouvement lycéen, notamment autour du lycée Auguste-Renoir à Asnières-sur-Seine. »
LE CANARD ENCHAÎNÉ

« Au JT de France 2 : poubelles brûlées partout, revendications des lycéens nulle part » 

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« Évidemment, cela a permis de donner une certaine ampleur au mouvement, mais il y a une partie des violences qui – on le voit – leur échappe totalement », a précisé Laurent Nuñez. « C’est mon rôle, en tant que ministre de l’Intérieur, d’y mettre un terme », a-t-il ajouté.

« Je n’ai cessé de dire : "Utilisez des méthodes de lutte non violentes", parce que je crois à leur efficacité», a déclaré ce 3 octobre Jean-Luc Mélenchon. « Pour parler franchement, je ne vois pas ce qu’apporte à la cause le fait qu’une poubelle brûle, cela permet au contraire à des dizaines de caméras de ne voir que ça », a-t-il poursuivi. « Mais après, ce n’est pas moi qui décide », a déploré le candidat à la présidence.

 RT en français

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«Les Unes de la presse écrite contre Mélenchon et LFI»  
Version 2, mars 2026
Dans un article paru en mai 2025, nous publiions une compilation de Unes de presse contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise [Loin d’être exhaustif – par souci de lisibilité, nous n’avons par exemple pas inclus les couvertures de puissants quotidiens tels que Le Figaro, Les Échos, Le Monde, etc. – ce paysage de Unes donne néanmoins un aperçu du climat ambiant.]. La collection s’est étoffée depuis : une actualisation s’impose. Acrimed.
DES JEUNES BLOQUENT L'ENTRÉE DU LYCÉE HÉLÈNE-BOUCHER,
DANS LE 20E ARRONDISSEMENT DE PARIS, LE 29 SEPTEMBRE 2026.
PHOTO GAUTHIER BEDRIGNANS

 

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02 octobre, 2026

JAVIER MILEI EN VISITE EN FRANCE, EMMANUEL MACRON OBLIGÉ DE SE DÉPÊTRER DE SA RENCONTRE AVEC L’ARGENTIN

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EMMANUEL MACRON ET JAVIER MILEI À L'ÉLYSÉE, À PARIS (FRANCE), CE JEUDI.
PHOTO FIRAS ABDULLAH

Le HuffPost
Le président français se voit reprocher de « dérouler le tapis rouge » à un invité d’extrême droite. De son côté, l’Élysée souligne l’importance des liens commerciaux avec l’Argentine. Comment Emmanuel Macron tente de se dépêtrer de cette visite de Javier Milei en France. 

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Par Maxime Dhuin 01/10/2026 08:15 Actualisé le 01/10/2026 15:46

C’est une visite qui fait grincer bien des dents… et qui avait tout pour embarrasser l’Élysée. Javier Milei est arrivé en France ce mercredi 30 septembre et il sera jusqu’à vendredi avec l’objectif de promouvoir l’investissement en Argentine dans le cadre du forum « Argentina week ». Mais si le centrage économique du voyage est indéniable, il comprend aussi un volet plus politique, avec une allocution de l’Argentin à l’OCDE et surtout une rencontre à l’Élysée avec Emmanuel Macron prévue jeudi.

 « Le dernier tango à paris» 
IMÁGEN IA CHATGPT

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

L’exercice d’équilibrisme peut sembler complexe pour Paris, qui voit la relation avec Buenos Aires comme une opportunité économique, mais qui se retrouve à composer avec un invité d’extrême droite aux antipodes du président français. Javier Milei choque en France et dans le monde, tant par sa politique ultra-libertarienne et conservatrice que par ses propos parfois brutaux, notamment envers l’Europe qui serait « en train de couler » – comme il l’a affirmé sur LCI – ou sur l’ONU, « une organisation inutile » qui nourrit « une caste de parasites ».

" S'ils aiment votre style, ils vous accordent un visa de 20 ans..."
DESSIN SERGIO LANGER

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La venue du président argentin a déjà suscité une levée de boucliers dans l’Hexagone. Un rassemblement est prévu dans la soirée de jeudi devant l’ambassade d’Argentine à Paris, rappelle franceinfo, et plusieurs syndicats de journalistes ont condamné le voyage du dirigeant, y voyant une « insulte à la liberté de la presse », compte tenu de ses attaques répétées contre les médias.

— Il demande où sont les Français, Paris, les Champs-Élysées, le Louvre, la tour Eiffel…
— C’est quoi tout ça ?  Ma France rêvée,
 par Langer (Argentine)

Une visite bénéfique pour « les relations économiques et commerciales »

Dans ce contexte, l’Élysée a clarifié comment la venue de Javier Milei était appréhendée côté français. Initialement décrite comme une « rencontre privée » selon les termes employés par l’AFP, la visite du président argentin est bien qualifiée d’« officielle » par la présidence… tout en insistant sur le fait qu’il s’agit « d’abord d’une visite argentine » dans le cadre de l’« Argentina week ». « C’est une visite officielle à l’occasion » de cet évènement et « pour ce qui concerne les aspects bilatéraux », a-t-on précisé au HuffPost.

Au Palais, on insiste sur l’importance pour Emmanuel Macron de « maximiser les intérêts de la France auprès d’un pays important en Amérique latine », tant pour « les relations économiques et commerciales » que pour des « raisons plus stratégiques » notamment autour des minerais critiques comme le lithium ou le cuivre. Dans ce cadre, le président français recevra son homologue « ainsi que sa délégation » composée notamment de plusieurs ministres « pour un entretien».

« Notre-Dame d'Aparecida, priez
 pour notre souveraineté.»

DESSIN CARLOS LATTUF

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Un « échange » des deux présidents « avec les entreprises françaises déjà engagées en Argentine ou qui peuvent avoir intérêt à s’y déployer » est également annoncé. Au-delà d’une rencontre sur les relations entre Paris et Buenos Aires, l’Élysée voit aussi dans la visite de Javier Milei l’occasion de travailler sur les rapports de l’Union européenne avec « les pays du Mercosur », où « nos entreprises ont des arguments à faire valoir ».

- "Nous, on vous a libérés du joug de Kadhafi. Vous, vous allez bien nous donner
un petit quelque chose en échange, n'est-ce pas ?"
 - "Oui, Monsieur, Merci" /
DESSIN SERGIO LANGER

Les différences avec Milei ne manquent pas et sont assumées

La présidence française n’élude pas pour autant la dimension plus politique de la venue de Javier Milei. « Nous avons des inspirations politiques différentes pour dire le moins », reconnaît l’Élysée, selon qui le président aura par exemple « à cœur de dire à M. Milei que quoi qu’il en pense et qu’il en dise publiquement, l’UE est une institution importante et dont nous souhaitons qu’elle joue tout son rôle sur la scène internationale ».

Même état d’esprit pour ce qui est de l’ONU, le Palais rappelant qu’Emmanuel Macron « a dit très clairement ce qu’il pense des Nations Unies », notamment dans le cadre de son discours au siège de l’organisation à New York. « Ça fait partie des sujets sur lesquels nous avons des différences avec M. Milei », concède l’Élysée, qui n’y voit toutefois pas de raison de « refuser le dialogue » ou de « travailler ensemble ». Il assure par ailleurs que le président dira à son homologue « à quel point le respect entre les partenaires internationaux compte ».

"Javier Milei n’est pas le bienvenu à Paris !"
FLYER ATTAC
L’histoire ne dit pas si cet argumentaire suffira à faire taire les critiques qui émergent déjà contre Emmanuel Macron. On peut citer le communiqué de l’association ATTAC, qui parle de « complaisance des autorités françaises » face à une « opération de propagande » de Buenos Aires, ou encore le titre de l’article de L’Humanité, qui accuse le président de « déroul[er] le tapis rouge à l’extrême droite argentine ». Rien n’indique que les promesses d’opportunités d’investissement convaincront l’ensemble des mécontents.
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01 octobre, 2026

EMMANUEL TODD DÉMONTE MACRON SUR LA GUERRE EN UKRAINE

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EMMANUEL TODD DÉMONTE MACRON
 SUR LA GUERRE EN UKRAINE


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Emmanuel Todd, historien et anthropologue, est invité sur "L'invité" de TV5 Monde pour venir présenter son nouveau livre "La Dislocation". Il y présente sa vision de la position de l'Europe Occidentale et de ses dirigeants, dont Macron, sur la guerre en Ukraine par la Russie.

LE PRÉSIDENT CHINOIS XI JINPING A APPELÉ MERCREDI LA NATION À ALLER DE L'AVANT AVEC UNE CONFIANCE INÉBRANLABLE ET D'UN PAS ASSURÉ AFIN DE RÉALISER LE GRAND RENOUVEAU NATIONAL.

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«La Fête nationale chinoise (国庆节, Guóqìngjié) a lieu chaque année le 1er octobre
 et commémore la fondation de la République populaire de Chine en 1949.»
PHOTO YAN YAN

Xinhua
Le président chinois Xi Jinping a appelé mercredi la nation à aller de l'avant avec une confiance inébranlable et d'un pas assuré afin de réaliser le grand renouveau national. / M. Xi, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la Commission militaire centrale, a tenu ces propos lors d'une réception organisée au Grand Palais du Peuple à Beijing pour célébrer le 77ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.

Xinhua BEIJING, 30 septembre 2026. -- 

La fête nationale de la Chine tombe le 1er octobre.

Li Qiang a présidé la réception. Zhao Leji, Wang Huning, Cai Qi, Ding Xuexiang, Li Xi et Han Zheng ont assisté à l'événement aux côtés d'environ 800 invités.

"Le grand renouveau de la nation chinoise est inéluctable", a déclaré M. Xi. "Tant que nous restons confiants, que nous gardons le cap sur nos objectifs et que nous avançons avec constance, pas à pas, le succès reviendra inévitablement au grand Parti communiste chinois, au grand peuple chinois et à la grande République populaire de Chine."

PHOTO XIE HUANCHI

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

Il a souligné qu'au cours des 77 dernières années, le Parti avait guidé le peuple chinois vers la réalisation de deux miracles, à savoir une croissance économique rapide et une stabilité sociale durable.

"Nous sommes extrêmement fiers des réalisations extraordinaires de la Chine nouvelle et avons pleinement confiance dans les perspectives prometteuses de la modernisation chinoise", a-t-il affirmé.

PHOTO YIN BOGU

Depuis le début de cette année, l'économie chinoise a continué de progresser malgré une pression croissante et a connu un développement de haute qualité, tiré par l'innovation, faisant preuve d'une forte résilience et d'une grande vitalité, a-t-il poursuivi.

Des efforts doivent être déployés pour maintenir cette dynamique, promouvoir un développement économique solide, de haute qualité et axé sur l'innovation, prendre des mesures concrètes pour préserver et améliorer les conditions de vie de la population, accomplir les objectifs et les tâches fixés pour l'année, afin d'assurer un bon démarrage du 15e Plan quinquennal (2026-2030), a-t-il déclaré.

M. Xi a souligné la nécessité de rester fermement attaché à la politique "un pays, deux systèmes" et en vertu de laquelle les principes dits d'"administration de Hong Kong par les Hongkongais" et d'"administration de Macao par les Macanais" s'appliquent, et les deux régions jouissent d'un haut degré d'autonomie.

Il a ajouté que le gouvernement central soutiendrait Hong Kong et Macao dans leur intégration plus complète au développement global du pays. Le gouvernement central s'engage à préserver leur prospérité et leur stabilité à long terme, a précisé M. Xi.

Il a également appelé à redoubler d'efforts pour approfondir les échanges et la coopération à travers le détroit de Taiwan, à lutter résolument contre les forces sécessionnistes recherchant l'''indépendance de Taiwan", à s'opposer aux ingérences extérieures et à promouvoir le développement pacifique des relations entre les deux rives du détroit afin de faire progresser la réunification nationale.

« Notre-Dame d'Aparecida, priez
 pour notre souveraineté.»

DESSIN CARLOS LATTUF

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La Chine s'en tiendra à sa politique étrangère indépendante et pacifique, fera progresser la mise en œuvre des quatre initiatives mondiales majeures qu'elle a proposées et favorisera la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité afin d'apporter davantage de certitude et d'énergie positive à un monde en pleine turbulence, a ajouté M. Xi. Fin


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DESSIN DE SELÇUK
Le Monde
Diplo

Washington, un « ami » pas comme les autres / Élections brésiliennes, ingérences américaines / Washington s’est toujours immiscé dans les affaires de Brasília. La campagne des élections générales des 4 et 25 octobre l’a confirmé. Une victoire du candidat d’extrême droite Flávio Bolsonaro, soutenu par l’administration Trump, provoquerait un basculement régional favorable au locataire de la Maison Blanche et à son projet de reprise en main de l’Amérique latine.

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 par Christophe Ventura • Lu par Thibaud Delavigne - •  • 
Washington s’est toujours immiscé dans les affaires de Brasília. La campagne des élections générales des 4 et 25 octobre l’a confirmé. Une victoire du candidat d’extrême droite Flávio Bolsonaro, soutenu par l’administration Trump, provoquerait un basculement régional favorable au locataire de la Maison Blanche et à son projet de reprise en main de l’Amérique latine.

par Christophe Ventura  

CHRISTOPHE VENTURA 

«Veuillez accepter mes vœux les plus sincères à l’occasion de votre accession à la présidence des États-Unis du Brésil. » Le 2 avril 1964, deux jours après le coup d’État militaire qui a renversé le président travailliste João Goulart, son homologue américain est le premier chef d’État étranger à reconnaître les nouvelles autorités (1). Le courrier empressé de Lyndon Johnson s’adresse alors au président de la Chambre des députés, Pascoal Ranieri Mazzilli, à qui le Congrès, sous la pression des militaires brésiliens, vient de confier la présidence de la République. Quinze jours après ces événements, Mazzilli cède directement la présidence au maréchal Humberto Castelo Branco. La dictature militaire s’installe au palais du Planalto à Brasília jusqu’en 1985. Avec la bénédiction de Washington.

« Notre-Dame d'Aparecida, priez
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DESSIN CARLOS LATTUF

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Arrivé au pouvoir en 1961, Goulart souhaitait engager une réforme agraire et nationaliser massivement les entreprises stratégiques de plusieurs secteurs (pétrole et énergie, mines, télécommunications, etc.), ce qui impliquait l’expropriation de sociétés américaines dominantes. Il entendait aussi mener une « politique étrangère indépendante ». Brasília avait rétabli fin 1961 ses relations diplomatiques avec l’Union soviétique (rompues depuis 1947) et amorcé de premiers échanges commerciaux avec la Chine maoïste. Quelques mois plus tard, lorsque Goulart refusa de soutenir la politique américaine contre Cuba, c’en fut trop pour Washington.

Le succès des putschistes en 1964 doit beaucoup au travail de l’Agence centrale de renseignement (CIA) et de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid). Lors des élections législatives d’octobre 1962, elles financent les forces d’opposition au gouvernement de Goulart, préparant ainsi l’entrée en scène ultérieure des militaires. La victoire des conjurés s’explique également par l’activisme de l’ambassadeur américain Lincoln Gordon, ainsi que celui de son attaché militaire, le colonel Vernon Walters, ami personnel du maréchal Branco. Les deux diplomates suivirent pendant des mois les préparatifs des conspirateurs.

Une époque révolue, un autre monde ? Assurément. La guerre froide n’est plus. Depuis le début du XXIe siècle, le Brésil fait partie des nouvelles puissances mondiales. Champion économique de l’Amérique latine, le pays pourrait s’ériger en première puissance agricole exportatrice mondiale dans les années à venir, devant les États-Unis. Riche de ressources naturelles colossales (première réserve mondiale d’eau douce, deuxième de terres rares, hydrocarbures, minerais, etc.), il s’invite régulièrement, comme en 2026, dans le club des dix plus grandes économies.

 « L'Agence brésilienne de renseignement (ABIN) met en garde
contre un risque « extrêmement grave » d'ingérence des
États-Unis dans les élections brésiliennes.
»
DESSIN CARLOS LATTUF

Membre fondateur des BRIC (avec la Russie, l’Inde et la Chine, bientôt rejointes par l’Afrique du Sud), il l’est également du G20 et dispose d’un réseau diplomatique étendu à plus de deux cents pays. Depuis 2009, la Chine est devenue son principal partenaire commercial. Le Brésil y exporte désormais plus qu’aux États-Unis et en Europe réunis. Oléagineux (soja essentiellement), produits agricoles, viande, pétrole et minerais constituent les principaux produi

ts que Brasília fournit à la deuxième puissance mondiale. En 2025, les échanges entre les deux pays ont atteint 171 milliards de dollars, un record historique (2), et le Brésil s’est converti en première destination des investissements chinois dans le monde (infrastructures, transition énergétique, etc.).

Opération de guerre économique

Les deux premiers mandats du président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva (dit « Lula ») — entre 2003 et 2011 —, ainsi que ceux de sa successeure Dilma Rousseff, interrompus en 2016 par sa destitution, ont encouragé ces évolutions dans le cadre d’une stratégie de diversification similaire, dans ses principes, à celle voulue par Goulart à son époque. Cette politique s’est trouvée favorisée par l’entrée de la Chine au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001 et l’ouverture de son gigantesque marché aux produits brésiliens, nécessaires à son propre développement. Elle a aussi bénéficié de la perte d’influence des États-Unis dans la région, alors qu’ils s’empêtraient dans leurs croisades contre le terrorisme. Pourtant, le fil des ingérences de Washington au Brésil ne s’est jamais rompu.

En 2013, le lanceur d’alerte et ancien employé de la CIA Edward Snowden révèle que l’Agence nationale de sécurité (NSA) espionne les communications personnelles de Mme Rousseff, ainsi que celles de plusieurs ministres et de dirigeants de Petrobras, l’entreprise nationale des hydrocarbures. À l’époque, le Brésil vient de découvrir d’importants gisements de pétrole en eau profonde — dits « pré-sal » (pré-salifères) — dans le bassin de Santos, situé au large de l’État de Rio. Les réserves sont estimées entre huit et douze milliards de barils de brut. L’opération de guerre économique cherche ainsi à fournir au gouvernement américain un maximum d’informations sur les gisements (taille, composition, réserves, etc.) et sur le cadre réglementaire qui déterminera l’attribution des concessions d’exploitation. L’objectif consiste également à connaître par avance chaque décision stratégique de Petrobras et à savoir dans quelle mesure la présidente Rousseff entend favoriser les positions des entreprises chinoises et russes dans ce négoce. Ces révélations provoquent une crise diplomatique inédite entre Brasília et Washington.

Quelques années plus tard, dans le cadre de l’affaire de corruption dite « Lava Jato » (« lavage à haute pression »), le juge Sergio Moro, chargé des investigations, ordonne en 2018 la détention de l’ancien président « Lula ». Éliminé de la course à l’élection présidentielle, qui promettait un duel entre l’ancien syndicaliste et le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, il est libéré en 2019 avant d’être définitivement blanchi en 2021 par la justice brésilienne (3). Le site d’information The Intercept révèle en 2020 les liens secrets entretenus depuis 2015 par les enquêteurs brésiliens avec le département de la justice et le Bureau fédéral d’enquête (FBI) américains (4).

À l’insu de la hiérarchie judiciaire brésilienne, les premiers communiquent aux seconds des informations sensibles du dossier, que ces derniers utilisent ensuite pour sanctionner les sociétés Odebrecht (rebaptisée Novonor en 2020) et Petrobras, liées au scandale, en application du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA). Cette législation vise les pratiques de corruption d’agents publics à l’étranger que Washington considère comme une distorsion du marché lésant les intérêts de ses propres entreprises (5). Elle permet au gouvernement américain d’attaquer n’importe quelle société dans le monde. Odebrecht et Petrobras, pivots majeurs de la stratégie d’influence économique du Brésil en Amérique latine et en Afrique, doivent s’acquitter d’amendes s’élevant à environ 3,5 milliards de dollars. L’ancien fleuron du BTP, surendetté, déclare son insolvabilité en 2019 et entre dans un processus de restructuration financière toujours en cours auprès des autorités locales.

« Nous ne sommes pas une colonie et nous ne serons la colonie de personne. » Le 7 septembre 2026, à l’occasion de la fête de l’indépendance, le président « Lula », qui brigue un quatrième mandat, dénonce dans un message vidéo les « puissances étrangères qui veulent transformer le Brésil en nouvelle colonie » et prévient : « Aucun gouvernement étranger n’a le droit de dire à qui nous pouvons acheter et à qui nous pouvons vendre. » Les États-Unis sont, bien sûr, visés. Depuis le retour au pouvoir de M. Donald Trump en 2025, les offensives de Washington se multiplient en effet contre Brasília.

L’ancien président Bolsonaro (2019-2023) a été condamné en 2025 pour tentative de coup d’État. Son clan familial bénéficie de tout le soutien de M. Trump. Le 16 juin dernier, M. Eduardo Bolsonaro, troisième fils du « capitaine », a été condamné à quatre ans de prison par la justice de son pays pour avoir sollicité — et obtenu — des autorités américaines l’application de sanctions commerciales contre le Brésil en représailles au procès de son père : une surtaxe douanière de 40 % est appliquée entre les mois d’août et novembre 2025 sur de nombreux produits en provenance du pays.

Washington soumet ainsi Brasília à des droits de douane assouplis ou renforcés en fonction de la conjoncture. Quelques semaines avant le premier tour des élections générales du 4 octobre, l’administration américaine, qui dispose de son candidat en la personne du sénateur Flávio Bolsonaro, l’aîné des fils de l’ancien président, impose 37,5 % de taxes sur plusieurs produits agricoles et miniers (dont l’acier). En réponse, le gouvernement brésilien examine la possibilité d’appliquer une loi de réciprocité tout en maintenant un canal de négociation avec les autorités américaines.

Sur le plan politique, ces dernières ne retiennent plus leurs coups et poursuivent une stratégie visant à décrédibiliser les institutions de la démocratie brésilienne, notamment ses systèmes électoral et judiciaire. M. Trump accuse régulièrement le Tribunal suprême fédéral (STF) d’avoir injustement condamné son ami. Aujourd’hui, M. Alexandre de Moraes, le juge à l’origine de cette décision, se trouve au cœur d’une nouvelle affaire de possible scandale politico-financier déchirant l’institution. De quoi réjouir, en pleine campagne électorale, le fils de l’ancien président et l’extrême droite, ainsi que Washington, qui envisage de placer le magistrat sous sanctions.

Ces événements interviennent tandis que la doctrine « Donroe » (néologisme né de la contraction de « Donald » et « Monroe ») entre dans une nouvelle phase. Celle-ci assigne trois principaux objectifs à la politique extérieure de Washington à destination de son ancienne « arrière-cour » : réorienter les ressources stratégiques régionales vers les chaînes de valeur et de production des États-Unis, imposer aux gouvernements locaux la prise en compte dans leurs politiques intérieures des exigences américaines en matière de lutte contre le narcotrafic et l’immigration, refouler du continent les « concurrents non hémisphériques » (la Chine) (6). Fondé au mois de mars dernier, le « Bouclier des Amériques » réunit, de M. Javier Milei (Argentine) à M. Nayib Bukele (Salvador), les vassaux latino-américains de M. Trump au sein d’une nouvelle alliance sécuritaire officiellement nécessaire pour lutter contre le « narcoterrorisme », les interférences étrangères et l’immigration. Elle comporte dix-neuf membres depuis l’adhésion de la Colombie dirigée par le nouveau président Abelardo de la Espriella.

Washington a annoncé la création dans ce cadre d’une « force opérationnelle interarmées de l’hémisphère occidental », chargée d’étendre à tout le continent les missions de l’opération « Lance du Sud », toujours en cours dans la Caraïbe. Pour sa part, le département d’État a élargi la liste des cartels latino-américains désignés « organisation terroriste étrangère ». Cette dénomination justifie, sur le plan juridique, l’intervention des forces armées américaines en dehors du territoire national. Au mois de mai dernier, M. Flávio Bolsonaro s’est rendu à la Maison Blanche pour demander — et obtenir — qu’elle soit appliquée à deux organisations brésiliennes : le Comando Vermelho (CV) et le Primeiro Comando da Capital (PCC).

Dernier bastion de gauche

Au cours de ses voyages réguliers dans la région, le secrétaire d’État américain Marco Rubio multiplie, lui, les mises en garde contre la présence chinoise en Amérique latine. Il annonce de nouveaux accords de coopération sécuritaire. « C’est formidable de constater qu’à l’exception du Nicaragua, de Cuba, du Venezuela (…) et, bien sûr, du Brésil — bien que ce dernier soit en pleine campagne électorale — (…), notre région est peuplée d’alliés des États-Unis, de dirigeants amis des États-Unis, et suit une orientation favorable aux États-Unis (7) », affirmait-il, le 2 juin dernier, devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain.

Dans un tel contexte, alors que le Brésil est aujourd’hui, avec son voisin uruguayen, le dernier pays dirigé par la gauche en Amérique du Sud et le principal contrepoids au projet d’emprise américaine sur la région, son gouvernement a-t-il eu tort de refuser la délivrance, le 24 juillet, de visas à deux fonctionnaires du département d’État américain ? Ces derniers affirmaient vouloir rencontrer sur place des responsables des autorités électorales, des dirigeants religieux et des représentants d’organisations sociales. Cette décision a immédiatement conduit Washington à révoquer le visa de l’ambassadrice du Brésil aux États-Unis. Comme un symbole, elle est intervenue trois semaines avant le lancement d’une campagne officielle pour déterminer qui, du candidat soutenu par M. Trump ou du président sortant, dirigera la première puissance latino-américaine dans quelques mois.

Christophe Ventura

Journaliste.

Notes :

(1) Lyndon B. Johnson, « Message to the new president of Brazil », 2 avril 1964, The American Presidency Project, université de Californie.

(2) « Brazil-China trade hits record in 2025, reaching $171 billion », Global Times, Pékin, 14 janvier 2026.

(3) Lire Perry Anderson, « Au Brésil, les arcanes d’un coup d’État judiciaire », et Fernando Morais, « Résister ou se rendre ? », Le Monde diplomatique, respectivement septembre 2019 et septembre 2024.

(4) Andrew Fishman, Natalia Viana et Maryam Saleh, « Keep it confidential. The secret history of US involvement in Brazil’s scandal-wracked Operation Car Wash », The Intercept, 12 mars 2020.

(5) Lire Jean-Michel Quatrepoint, « Au nom de la loi… américaine », Le Monde diplomatique, janvier 2017.

(6) Lire « M. Trump, pirate des Caraïbes », Le Monde diplomatique, janvier 2026.

(7) « Secretary of state Marco Rubio before the Senate Foreign Relations Committee on the FY27 department of state budget request », département d’État, 2 juin 2026.


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