30 septembre, 2006
NATURE
29 septembre, 2006
Colombie: un premier pas pour la libération des otages
Le président colombien Alvaro Uribe a fait jeudi un premier pas en vue d'un accord humanitaire pour la libération des otages dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, en acceptant l'exigence des guérilleros des FARC de démilitariser deux municipalités.
"Il existe une volonté politique pour effectuer un retrait des troupes (gouvernementales) et s'asseoir pour négocier", a annoncé l'ancien ministre Alvaro Leyva, désigné par le président pour établir un contact avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes), la principale guérilla colombienne.
M. Leyva a ajouté qu'Alvaro Uribe retirerait les troupes des municipalités de Florida et de Pradera (sud-ouest-département du Valle del Cauca) qui seront déclarées "zone de rencontre" pendant 45 jours.
La décision présidentielle a été confirmée par le ministre de la Défense Juan Manuel Santos, affirmant qu'il s'agit d'une nouvelle "démonstration pour le pays et la guérilla de la volonté de parvenir à un accord humanitaire".
Depuis des semaines, le chef de l'Etat se heurtait à une très forte résistance de l'armée à cette démilitarisation. "La décision a été prise il y a longtemps, mais l'armée a tout fait pour convaincre le président de renoncer à cette initiative", a révélé à l'AFP Carlos Lozano, le directeur d'un journal communiste impliqué dans les négociations.
"Les militaires activent le conflit dans cette région pour empêcher le gouvernement de retirer ses troupes", affirme l'ancien président Ernesto Samper (1994-98), qui a condamné les bombardements aériens des derniers jours.
"Si personne ne s'oppose à la démilitarisation, je ne vois pas pourquoi cette fois nous ne pourrions pas avancer", a déclaré à l'AFP M. Leyva. "Une fois que le gouvernement a pris la décision politique, l'étape suivante est d'adopter des mesures militaires", a-t-il ajouté.
La guérilla exige, comme préalable à toute négociation pour un échange humanitaire, la démilitarisation des deux municipalités, enclavées dans la cordillère centrale et constituant un couloir d'approvisionnement stratégique.
Les FARC réclament la libération de 500 guérilleros emprisonnés contre celle de 58 otages, des personnalités politiques et militaires dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, 44 ans, enlevée le 23 février 2002 alors qu'elle était candidate à l'élection présidentielle.
En mai 2003, M. Uribe, après l'exécution par les FARC de dix de leurs otages, a proposé à la France d'accueillir les rebelles détenus, mais les FARC ont exigé leur libération en Colombie.
Mme Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, a salué la décision de M. Uribe de démilitariser les deux municipalités, qui ravive l'espoir des familles d'otages de la guérilla. "Pour la première fois depuis longtemps, cette nouvelle nous remplit d'espoir", a-t-elle déclaré à l'AFP. "J'espère bientôt pouvoir retrouver ma fille", a-t-elle ajouté.
Depuis plus de quatre ans, le gouvernement et les FARC affirment vouloir négocier, s'efforçant de faire porter au camp adverse la responsabilité de l'échec d'un échange humanitaire en exigeant de nouvelles conditions.
Et certains diplomates européens redoutent qu'en dépit des effets d'annonce du président sur cette démilitarisation, des obstacles soient dressés sur la route d'un accord humanitaire.
Mercredi soir, le président a déjà lancé une mise en garde. "Il ne pourra s'agir d'une zone de refuge pour le crime, ni d'une récupération militaire d'un territoire pour le terrorisme. Ce doit être une zone de rencontre qui prouve aux Colombiens et à la communauté internationale qu'il existe une volonté de parvenir à la paix", a-t-il dit.
La France, la Suisse et l'Espagne avaient proposé le 13 décembre la création d'une zone démilitarisée sous contrôle international pour négocier l'échange, mais les FARC avaient repoussé la proposition, estimant pour des raisons de sécurité qu'une zone démilitarisée de 180 kilomètres carrés serait trop petite.
La démilitarisation totale des communes de Florida et de Pradera concerne 850 kilomètres carrés de territoire.
27 septembre, 2006
Grève de l'éducation
Les différents syndicats chiliens ont porté des demandes motivées par les plus de 10.000 millions de dollars d'excédents avec lesquels espère conclure cette année le fisc chilien, appuyés principalement sur la haute valeur atteinte par le cuivre, le principal produit d'exportation du pays. De plus, les professeurs et les étudiants demandent des améliorations structurales dans l'éducation. Malgré les demandes, le gouvernement de Bachelet a remarqué qu'il maintiendra une politique d'austérité fiscale et destinera à l'épargne la majorité des excédents.
L'acte central a été une marche de plus de 4000 manifestants par les rues du centre de Santiago, qui a culminé au Ministère d'Education, à proximité du palais présidentiel de la Moneda. "Cela fut une mobilisation historique, puisqu'ont marché ensemble une grande quantité d'étudiants avec les professeurs", a indiqué Jenny Assael, conseillère du Collège de Professeurs. "Madame la ministre, je voudrais que pour un mois vous viviez avec mon salaire et moi avec le votre", chantaient un groupe de professeurs. "Bachelet, Bachelet, où êtes-vous, on ne vous voit pas !", était un autre des hits.
"Nous sommes le monde social qui est fatigué des luttes partielles et aujourd'hui dit au gouvernement : nous voulons un changement général dans l'éducation", a prévenu Nicolas Grau, le président de la Fédération des Etudiants du Chili (FECH). "L'idée de nous regrouper est de montrer que les secteurs sociaux de l'éducation continuent unis et peuvent influer sur la politique depuis la rue", a-t-il ajouté.
Le gouvernement a fait face à la grève avec un nouveau plan de sécurité, adopté après les troubles de la commémoration du coup d'État du 11 septembre 1973. Aux heures préalables à la grève, a été ordonné le déploiement d'un millier de Carabiniers, pour maintenir l'ordre et éviter que la colonne de la manifestation arrive à La Moneda, dont les alentours ont été fermés par des barrières de sécurité. De plus, la police avait des instructions d'arrêter les personnes masquées et de dissoudre toute tentative d'excès.
Une autre des mesures prises par le gouvernement a été les perquisitions. Le climat qui a précédé la mobilisation s'est tendu le matin, quand des agents des services de renseignement et de la police ont détecté des bombes "molotov" dans quelques demeures. Les agents ont arrêté six personne, y compris un citoyen espagnol, dont l'expulsion du pays a été immédiatement ordonnée par le Ministère de l'Intérieur. A ces découvertes se sont ajoutés un autre "molotov" que la police a trouvé en face du siège du Parti Socialiste (PS) de la présidente Bachelet et l'éclatement d'une bombe de bruit durant la marche. Pour beaucoup, ces supposées découvertes ont été une tentative du gouvernement de saboter la mobilisation. "Ce fut un montage", a affirmé l'analyste Assael dans en dialogue téléphonique avec Página/12. Un autre des éléments qui a apporté une tension a été le changement de parcours de la marche que le gouvernement a imposé au dernier moment et qui a gêné les professeurs.
Cependant la journée a été tranquille. "Nous avons été capables de marcher dignamente et de réclamer au pays et au gouvernement qu'on nous écoute", a indiqué Jorge Pavez, le président du Collège de Professeurs, à la fin de la manifestation. Pavez a ainsi souligné le caractère pacifique de la grève et a demandé aux manifestants de se retirer sans causer de troubles. Bien que durant la marche des incidents n'ont pas été enregistrés, une opération policière a effectué l'arrestation de six étudiants, accusés de porter des armes coupantes, à Santiago, et six autres à Valparaiso.
Comme cela avait eu lieu lors de la grève enseignante du 12 septembre dernier, les chiffres de suivi qu'a publié chaque groupe ont été très différents. La sous-secrétaire d'Education, Pilar Romaguera, a affirmé que les établissements d'enseignement dans le pays ont fonctionné avec normalité et que la grève a eu une adhésion de seulement 24 pour cent. Le Collège des Professeurs a donné un nombre opposé, en affirmant que 80 pour cent des professeurs ont paralisé leurs activités. Pour eux, les attentes se sont vues largement accomplies. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Le gouvernement et le syndicat iront à un nouveau round demain, quand ils reprendront les négociations.
Virginia Scardamaglia, Pagina/12 (Argentine), 27 septembre 2006. Traduction : Fab, santelmo@no-log.org
Marche convoquée par les enseignants
La manifestation a suivi le parcours tracé par l'Intendance Métropolitaine et a terminé en face du Ministère de l'Éducation, où le président des enseignants, Jorge Pavez, a demandé la dérogation de la Loi Organique Constitutionnelle d'Enseignement (LOCE).
Mme Bachelet a annoncé qu'en juillet 2006 elle enverra au Congrès un projet de réforme constitutionnelle pour la dite loi, «qui propose quelque chose d'essentiel, le droit de tout citoyen à une éducation de qualité (...) l'État sera un vrai garant de la qualité de l'éducation publique et privée»
CE QUI EST MIS EN CAUSE DANS LE SYSTEME EDUCATIF CHILIEN
Les lycéens chiliens ont obtenu ce que quatre décennies de gouvernements démocratiques n'ont pas pu : installer la déficience du système éducatif dans l'agenda politique et des médias. La dernière loi du régime de Pinochet a modifié le système en vigueur, en transférant les lycées du Ministère de l'Education Nationale à plus de 200 municipalités de tout le pays, qui de plus ont commencé à implanter un nouveau système de financement via subventions. Le président du Collège de Professeurs, Jorge Pavez, a expliqué qu'avec la Loi Organique Constitutionnelle d'Education (LOCE) s'est imposé un «regard de marché» qui est celui qui est aujourd'hui en échec. Carolina Toha, présidente de la Commission d'Education de la Chambre Basse, a coincidé avec ce questionnement : «Autant cette loi que la Constitution de 1980 protège plus la liberté d'enseignement que le droit de tous les citoyens à l'accès à l'éducation».Pagina/12, 02 juin 2006
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PHOTO JUAN EDUARDO LÓPEZ |
26 septembre, 2006
BIENTÔT UN PACS AU CHILI?
Un Pacs à la chilienne. Un rêve dans un pays parmi les plus conservateurs et les plus catholiques d'Amérique latine qui pourrait bien devenir réalité. Le Mouvement d'intégration et de libération homosexuelle (Móvilh) a envoyé au gouvernement un projet de «Pacte d'union civile».
Cette loi, à laquelle le gouvernement s'est dit favorable la semaine dernière, réglerait entre autres les problèmes d'héritage et de retraite des homosexuels et des hétérosexuels en concubinage.
Soutenue par la gauche, y compris le parti démocrate-chrétien, et le premier parti de droite, Rénovation nationale, cette mesure fait partie des promesses de campagne de la présidente Michelle Bachelet. Si le Pacte d'union civile semble donc en bonne voie, l'Église, très influente au Chili, s'y oppose. Reste donc à voir si les bonnes intentions se concrétiseront.
Un squat perquisitionné

Lors de la perquisition, la police a trouvé quatre cocktails Molotov préparés, des bouteilles vides et de l'essence, de quoi accuser les détenus de possession illicte d'armes. Les chefs d'accusation sont : association illicite, possesion d'armes, vol.
25 septembre, 2006
LES ETATS-UNIS AURAIENT PU ÉVITER LE MEURTRE D'ORLANDO LETELIER
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ORLANDO LETELIER À WASHINGRON DC, 1976. PHOTO MARCELO MONTECINO |
Nouveaux documents déclassifies.
Archives de Sécurité Nationale de l'Université George Washinton.
Washington, le 20 septembre 2006.
Source : Freedom of Information Act request.
Source : Freedom of Information Act request.
24 septembre, 2006
Ñ - ORLANDO LETELIER
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WASHINGTON DC STÈLE POUR HONORER
LA MÉMOIRE D'ORLANDO LETELIER
ET DE RONNI KARPEN MOFFITT
LE 28 OCTOBRE 1998
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ORLANDO LETELIER DANSANT
« LA CUECA », LE JOUR DE
L'INDEPENDANCE CHILIENNE,
WASHINGTON DC,
18 SEPTEMBRE 1976
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KISSINGER AURAIT PU ÉVITER L’ASSASSINAT DE LETELIER
Des fonctionnaires du gouvernement des Etats-Unis ont eu entre leurs mains la possibilité d’éviter l’assassinat d’Orlando Letelier, mais inexplicablement ils ne l’ont pas fait, selon des documents déclassifiés le mercredi 20 septembre par les Archives nationales de sécurité.
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ORLANDO LETELIER AVEC HENRY KISSINGER |
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À WASHINGTON DC, 21 SEPTEMBRE 1976 |
22 septembre, 2006
ASSISTANTS CHILIENS AUX COLLÈGES ET LYCÉES FRANÇ
EDUCATION - 100 collèges et lycée français accueillent leurs assistants chiliens | ![]() |
Près de 100 étudiants chiliens viennent de partir en France pour y passer une année scolaire comme assistants d'espagnol. L'excitation rivalisait avec l'angoisse, jeudi dernier, pour leur "despedida" !
Certains auront même manqué les "Fiestas Patrias", déjà partis à Grasse, Lorient ou Versailles. Jusqu'à la fin du mois, les 98 assistants chiliens d'espagnols, cuvée 2006-2007, sont en partance pour des collèges, lycées, voire IUFM (centre de formation des maîtres) de France. Là-bas, pendant six ou neuf mois selon leur contrat, ils auront la mission d'intéresser les élèves à l'espagnol (deuxième langue étudiée en France) et d'en faire une langue "vivante", à raison de 12 heures par semaine. Pour leur "despedida", qui a eu lieu jeudi 14 septembre au lycée St Exupéry de Santiago, mesdames les ministres de l'Education et de la Culture et madame l'Ambassadeur de France avaient fait le déplacement.
Tous contents de leur affectation
Auparavant, dans l'après-midi, ces étudiants - moyenne d'âge 25 ans - regroupés par régions d'accueil, avaient glané des tuyaux auprès des anciens déjà rentrés : "alors là, tu vois, tu prends le RER B jusqu'à Antony et tu changes…" Carte de l'Ile de France en main, le groupe "Paris St-Denis" essayait de trouver ses repères, tandis que chez les "Aix-Marseille Nice" on était plutôt relax sur la géographie : "Digne-les-bains, c'est tout à côté de Marseille, non ?"
Les postulants ont dû franchir de nombreuses étapes pendant un an : présentation d'un projet personnel à réaliser en France, recommandation de leurs professeurs à la fac, examen médical, évaluation du niveau d'espagnol écrit et de français oral… Aucun des heureux sélectionnés ne s'est plaint de son affectation. Chacun a émis des vœux lors de sa candidature. Nicole a ainsi obtenu Paris, Ingrid ira à Toulouse, comme elle le souhaitait. Paulina part, elle, au lycée de jeunes filles de "la Légion d'Honneur", à St Denis ; à la porte de Paris, dans un établissement sans problème de discipline et où elle sera logée. Elle s'estime très chanceuse.
Se débrouiller avec 780 euros par mois
Car avec les 780 euros mensuels alloués par l'Education nationale française (le voyage est payé par le gouvernement chilien), chacun devra se débrouiller. Ceux qui doivent se loger s'attendent à des fins de mois difficiles. Si chacun évoque son projet personnel (développer un atelier de danse, étudier l'accueil des enfants "différents" dans les écoles françaises…) avec l'aisance, leurs attentes sont avant tout d'apprendre le français et de découvrir une autre culture.
Avant leur départ, les préoccupations étaient très concrètes. "Il faut que je demande comment faire pour tous les papiers, le visa, la santé", soupire Maria qui partage une certaine anxiété avec ses compagnons. Selon ce que racontent les "anciens", l'accueil des professeurs sur place est bon, variable, voir maussade. Ils ont le trac, comme avant d'entrer en scène, mais ils ne donneraient leur place pour rien au monde. Et puis, difficile aujourd'hui d'être vraiment isolé : un "blog" sur Internet va même leur permettre de rester en contact entre eux.
Sophie ROUCHON. - Santiago du chili 22 septembre 2006
FÊTE NATIONALE CHILIENNE
Que célèbre-t-on le 18 septembre ?
Depuis quelques jours déjà, les drapeaux chiliens sur les voitures et les maisons nous l'annonçaient, autant que l'effervescence sur les places et les jardins publics : les Fiestas patrias sont revenues !
Le pays entier s'immobilise, façon de parler si l'on pense au déchaînement - courtois - qu'engendre la cueca un peu partout. Donc, lundi 18 et mardi 19 septembre sont fériés. Mais au fait, que célèbre t-on aujourd'hui, en ce jour de fête nationale qui suit d'une semaine un 11 septembre de sinistre mémoire, et nous ne pensons pas précisément à la tragédie new-yorkaise ?
Ce n'est pas vraiment l'indépendance du Chili qui est célébrée le 18 septembre. Ce jour marque plutôt le premier pas décisif du Chili pour se libérer de la couronne d'Espagne. Un processus entamé en 1810 et qui durera huit ans : jusqu'au 12 février 1818, quand Bernardo O'Higgins rencontrera, à Talca, José de San Martín pour signer L'Acta de Juramento de la Independencia, rédigé par Manuel de Salas, Juan Egaña et Miguel Zañartu.
Mais alors le 18 septembre ? Ce jour symbolise l'aboutissement d'une lutte des colonies d'Amérique pour se démarquer de la couronne d'Espagne, notamment en raison de la hausse des impôts qu'elle leur impose, hausse destinée à redorer le blason de la maison Bourbon en déconfiture. Par ailleurs, les colonies américaines profiteront de la pagaille engendrée par l'invasion des troupes de Napoléon dans la péninsule ibérique pour prendre leur indépendance.
Au Chili, après la mort du gouverneur Luiz Muñoz de Guzmán, c'est Francisco Antonio Garcia Carrasco qui gouverne. Il sera contraint de démissionner en juillet 1810, quand on lui reproche son attitude d'opresseur envers les créoles (criollos = natifs du Chili).
Le 19 septembre à la gloire de l'armée Mateo de Toro y Zambrano devient chef de la Capitanía General de Chile, le gouvernement colonial. Les criollos le pressent d'organiser un Cabildo (conseil de notables). Il sera composé d'une majorité de criollos et de quelques Espagnols. Réunis précisément le 18 septembre 1810, ils se mettent d'accord très vite pour créer la première junte nationale de gouvernement.
En 1915, le président Ramón Barros Luco instaure el Día de las Glorias del Ejército (le jour de gloire de l'armée). La date du 19 septembre a été choisie puisque c'est en ce jour que le Chili s'était pour la première fois considéré comme un pays libre, 95 ans plus tôt.
Sophie ROUCHON. Santiago 18 septembre 2006
20 septembre, 2006
56 morts lors des fêtes de l'Indépendance au Chili
A l'occasion de la journée de l'Indépendance, le 18 septembre, les Chiliens se divertissent plusieurs jours en dansant et en buvant à l'intérieur de "gargottes" improvisées avec des branchages.
La majorité des décès survenus durant les festivités, entre vendredi et mardi, est due à des accidents de la circulation, 14 personnes ayant été tuées au cours de rixes. En 2005, les fêtes avaient occasionné 21 décès, mais l'édition de cette année avait été rallongée en raison de jours fériés.
14 septembre, 2006
Le gaz divise toujours l'Argentine et le Chili
Clarín
LUIS CORVALAN ET SES IDÉAUX COMMUNISTES
BUENOS AIRES, 13 septembre 2006 - RIA Novosti. Luis Corvalán, qui dirigea les communistes chiliens de 1958 à 1989, aura 90 ans jeudi, 14 septembre.
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LUIS CORVALAN |
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COUVERTURE DE «LES COMMUNISTES ET LA DÉMOCRATIE» |
12 septembre, 2006
Anniversaire d'un autre 11 septembre
Pour son premier anniversaire du coup d'Etat militaire comme présidente, Michelle Bachelet a essayé d'imprimer aux commémorations un climat de réflexion.
Tandis que le gouvernement réalisait un acte aujourd'hui, plus de dix mille personnes ont marché dans les rues de Santiago hier pour rappeller les 3200 morts et 1200 disparus qu'a laissé la longue dictature d'Augusto Pinochet.
La manifestation a fait un de ses arrêts au Palais de La Moneda, où parents et grands-parents ont pu expliquer à leurs enfants et petits-fils ce qui s'est passé il y a 33 ans, le 11 septembre 1973. "Regarde fils, c'est (Salvador) Allende, qui a lutté pour ce qui était juste", a dit un père à son petit de cinq ans qui regardait attentivement le monument du premier dirigeant marxiste (1) qui est parvenu à la présidence par la voie électorale, au Chili et dans le monde.
La massive manifestation a été convoquée, comme tous les ans, par des organisations de défense des droits humains, des groupes sociaux et des partis de gauche. Malgré le message pacifique de ses organisateurs et de la forte présence policière que le gouvernement avait déployée, la journée a été marquée par la violence de pas plus de cent personnes avec visages masqués, qui à deux reprises se sont affrontés aux carabiniers. Les affrontements ont duré presque deux heures au total et trois officiers ont été blessés, selon la police, et près de 30 personnes arrêtées. D'abord, un groupe d'encapuchonnés, supposément un groupe anarchiste, a lancé une bombe incendiaire et quelques bouteilles avec de la peinture contre le Palais de La Moneda. Les attaques se sont étendues à une banque, un local de nourriture et plusieurs arrêts de bus éloignés du siège présidentiel. Après ces incidents, la marche a continué jusqu'au Cimetière Général. Près de là, un groupe d'encapuchonnés a recommencé à faire front aux carabiniers, qui les ont dispersés avec des jets d'eau et des gaz lacrymogènes.
A l'exception de ces chocs, la marche a été ordonnée et pacifique. Des milliers de personnes ont marché avec des drapeaux rouges et des pancartes sur lesquelles elles rappelaient l'ex président Allende et les victimes de la dictature de Pinochet. La grosse colonne de manifestants, composée par des personnes de tous les âges, est partie de la Place centrale Los Heroes, est descendue à La Moneda, pour tout de suite partir vers le Cimetière Général. Là a été réalisé un acte final en face du monument qui rappelle les détenus disparus et les hommes politiques exécutés par le régime de facto.
Après le passage de la colonne par le côté du siège présidentiel, des centaines d'oeillets rouges ornaient la porte du 80 de la rue Morandé, où les militaires ont sortie le cadavre du président ce mardi 11 septembre. Un tissu avec des photographies de certaines de disparus a été placé près de la porte du palais présidentiel. "Cela fait des années que je viens à la manifestation. C'est un rite nécessaire", a expliqué l'une des femmes tandis qu'elle regardait l'édifice dans lequel Allende a résisté pendant ses dernières heures, avec un groupe de compañeros.
La marche d'hier à Santiago a eu pour but non seulement de rappeler les horreurs de la dictature dirigée par Pinochet, mais aussi d'honorer Allende. "Continuez sachant que, plus tôt que tard, ils ouvriront les grandes promenades où l'homme libre passe pour construire une société meilleure." Ce fut la dernière phrase que le mandataire a prononcée ce matin là, avant que la radio qui la transmitait soit bombardée. Hier, des milliers de chiliens ont tenté de faire réalité ce rêve.
1- C'est pour moi une simplification de dire d'Allende qu'il était "marxiste", dans un récent documentaire sur lui ("salvador Allende"), un ami de celui-ci explique quelles furent les diverses influences politiques d'Allende, attribuant une grande importance aux théories anarchistes. (N.d.T.).
Pagina/12 (Argentine), 11 septembre 2006. Traduction : Fab, santelmo@no-log.org
11 septembre, 2006
11 septembre

C'est pourquoi «l’intérêt» de l'administration américaine pour la succession de Fidel Castro à Cuba et les sommes versées aux dissidents (plus de 62,8 millions d’euros) nous rappellent d’étranges souvenirs. Car comme tous les plans américains, celui-ci comporte une annexe secrète «pour des raisons de sécurité nationale » et afin d’assurer sa « réalisation effective».
Quelque soit l'avis que nous avons de Cuba et son processus, nous ne pouvons que nous insurger contre cette nouvelle ingérence, surtout s’agissant d’un pays qui a payé au prix fort son autonomie.
Nous ne souhaitons pas que Cuba connaisse le même sort que le Chili et qu’un nouveau 11 septembre s’abatte sur son peuple. Nous savons où conduit «l’intérêt» que les Etats-Unis portent à l’avenir des peuples.
Dans des conditions semblables, la plupart des interventions américaines en Amérique latine se sont soldées par un recul de la démocratie et des libertés publiques, sans parler des crimes que, malgré le temps écoulé, nous ne pouvons oublier.
L'expérience chilienne du début des années 70 visant à la construction d'une société plus juste par la voie démocratique est pourtant très éloignée de la guerre de guérillas mise en place par les révolutionnaires cubains. Mais il faut croire que les deux menaçaient les «intérêts» américains, lesquels, comme chacun sait, ne connaissent pas de frontière. Souhaitons que la fin ne soit pas la même.
NOLO RIZKÁ
09 septembre, 2006
L'immunité de Pinochet à nouveau levée
L'immunité d'Augusto Pinochet à nouveau levée dans une affaire de tortureAP 08.09.2006 22:59
SANTIAGO, Chili (AP)
La cour suprême chilienne a levé vendredi l'immunité de l'ancien dictateur Augusto Pinochet pour une affaire de tortures perpétrées dans le plus connu des centres de détentions de son régime, ce qui ouvre la voie à un procès, selon un responsable de la cour.
Cette affaire, qui porte sur 59 actes d'enlèvements et de tortures commis à la Villa Grimaldi, où l'actuelle présidente chilienne Michelle Bachelet et sa mère ont été retenues, (et torturées début 1975 de partir en exil) constitue la première affaires dans laquelle l'ancien dictateur est poursuivi pour des actes de torture commis sous son régime (1973-90).
Un responsable de la Cour suprême, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a expliqué à l'Associated Press qu'un vote avait décidé la levée de l'immunité d'Augusto Pinochet, âgé de 90 ans. L'annonce officielle ne devrait pas intervenir avant lundi ou mardi, a-t-il précisé.
La décision, qui ne peut faire l'objet d'aucun appel, ouvre la voie à la tenue d'un procès dans cette affaire. Pinochet est déjà mis en examen pour des disparitions commises sous son régime et des faits d'évasion fiscale. Les affaires précédentes n'ont donné lieu à aucun procès en raison de la mauvaise santé de Pinochet: il souffre d'une démence légère, du diabète, d'arthrite et porte un stimulateur cardiaque après plusieurs attaques cardiaques mineures depuis 1998.
Selon le dossier judiciaire, la Villa Grimaldi a été utilisée par la police secrète du régime pour commettre des tortures et même des exécutions. Michelle Bachelet, qui avait alors 22 ans, et sa mère Angela Jeria y ont été détenues et torturées quelques mois après le coup d'état de 1973. AP
Paru dans Le Nouvel Observateur
..."Les pensionnaires de la Villa Grimaldi pourront désormais témoigner", a commenté un chercheur de l'ONg Human Rights Watch, Sebastian Brett, qui a qualifié cette prison de "symbole emblématique de la brutalité du régime Pinochet".
Les autorités chiliennes ont dénombré près de 3.000 cas de torture à l'époque du général Pinochet, qui n'a pas encore été officiellement inculpé pour ce type de crimes.
Pinochet, qui a régné d'une main de fer pendant 17 ans après avoir renversé par la force le président socialiste élu Salvador Allende en 1973, a perdu son immunité judiciaire, privilège accordé aux anciens chefs de l'Etat, dans d'autres affaires de violation des droits de l'homme."
Paru dans La Tribune
Où sont-ils?
Vu dans Graffitti du Chili Les murs parlent
08 septembre, 2006
LE PRÉSIDENT FREI AVAIT-IL ÉTÉ EMPOISONNÉ?

Le dictateur Augusto Pinochet aurait-il fait assassiner l’ex-président chilien Eduardo Frei Montalva ?
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L’ANCIEN CHEF DE L’ÉTAT EDUARDO FREI MONTALVA |
L’affaire est donc loin d’être résolue, mais les partisans de la Démocratie chrétienne (DC) sont sensibles à l’avancée de l’enquête. La Tercera rapporte que, le week-end dernier, des centaines de personnes munies de drapeaux et de photos de l’ex-dirigeant se sont réunies au cimetière pour participer à la procession organisée par la DC en hommage à son ex-numéro un. Lors d’une déclaration, la présidente socialiste Michelle Bachelet s’est pour sa part dite “horrifiée” par ces nouveaux éléments qu’elle a qualifiés d’“extrêmement graves”. Si la thèse de l’assassinat de l’ancien président chilien se confirmait, ce serait un scandale de plus – et non des moindres – sur l’ardoise déjà chargée de Pinochet.
07 septembre, 2006
À 20 ANS DE L’OPÉRATION XXÈME SIÈCLE
Au moment de célébrer les 20 ans de l’acte de dignité patriotique, connu comme l’Opération XXème Siècle, qui cherchait, au moyen d’une embuscade contre le tyran, à en finir avec lui et sa honteuse dictature, nous communistes et rodriguistes militants du Parti Communiste du Chili déclarons ceci :
Honneur et gloire à ceux qui avec la raison et la force ont osé.
Honneur et gloire aux patriotes tombés dans la lutte antidictatoriale.
Avec leur détermination et leur exemple nous vaincrons mille fois.
Parti communiste chilien.
Santiago, le 7 septembre 2006.