25 juillet, 2018

ABUS SEXUELS: UN CARDINAL ACCUSÉ DE DISSIMULATION


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Ajouter une légende«JE RÉITÈRE MON ENGAGEMENT ET CELUI DE 
L'ÉGLISE DE SANTIAGO ENVERS LES VICTIMES, DANS LA 
RECHERCHE DE LA VÉRITÉ ET LE RESPECT DE LA JUSTICE CIVILE»,
 A ASSURÉ L'ARCHEVÊQUE DE SANTIAGO RICARDO EZZATI. (
PHOTO D'ARCHIVES) IMAGE: AFP
Le cardinal Ezzati a été convoqué pour répondre aux accusations de dissimulation des abus sexuels perpétrés par le clergé chilien.
LE CARDINAL EZZATI CÉLÈBRE LA PREMIÈRE
 MESSE APRÈS SON ARRIVÉE AU CHILI
L'archevêque de Santiago, le cardinal Ricardo Ezzati, a été convoqué mardi par le procureur régional de Rancagua (centre) afin de répondre, le 21 août, aux accusations de dissimulation des abus sexuels perpétrés par le clergé chilien, a annoncé l'archevêché.


24 juillet, 2018

AU CHILI, 158 MEMBRES DE L’ÉGLISE ONT ÉTÉ VISÉS PAR UNE ENQUÊTE POUR ABUS SEXUELS DEPUIS LES ANNÉES 1960


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LUIS TORRES, PROCUREUR GÉNÉRAL, S’ADRESSE À LA PRESSE,
À SANTIAGO DU CHILI, LE 23 JUILLET 2018.
SI CERTAINES AFFAIRES D’ABUS SEXUELS SONT CLASSÉS,
36 ENQUÊTES SONT TOUJOURS EN COURS.
PHOTO ALBERTO VALDÉS/EFE/MAXPPP

La justice chilienne dévoile, pour la première fois, des chiffres concernant les affaires d’abus sexuels et de pédophilie qui secouent le pays depuis plusieurs années.
Le parquet général fait état de 266 victimes, dont 178 mineurs...
Camille Gousset  avec l’AFP
Depuis la venue du pape François en janvier dernier, les scandales d’abus sexuels ne cessent d’être révélés au Chili. Les langues se délient et les témoignages pleuvent, obligeant la justice à prendre les affaires au sérieux et à quantifier ces actes.

« Dans leur grande majorité, les faits dénoncés correspondent à des agressions sexuelles commises par des curés de paroisses ou des personnes liées à des établissements scolaires », précise le communiqué du procureur général. Les données diffusées par la justice chilienne portent à 158 le nombre d’évêques, prêtres ou laïcs membres de l’Église catholique visés par une enquête ou ayant été jugés pour abus sexuels sur des mineurs ou des adultes depuis 1960.




14 juillet, 2018

LA FRANCE DOIT PROTÉGER RICARDO PALMA SALAMANCA ET SILVIA BRZOVIC


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TRIBUNE COLLECTIVE, CARMEN CASTILLO,
OLIVIER DUHAMEL, LOUIS JOINET,
ALAIN TOURAINE ET COSTA-GAVRAS

Dans un tribune collective, Carmen Castillo, Olivier Duhamel, Louis Joinet, Alain Touraine et Costa-Gavras appellent la France à protéger, en leur reconnaissant le statut de réfugié politique, Ricardo Palma Salamanca et Silvia Brzovic. Ayant combattu le régime sanglant de Pinochet, ils sont aujourd'hui réclamés par le Chili en vertu de décisions administratives et judiciaires iniques qui sont un résidu de la dictature.  
RICARDO PALMA SALAMANCA ET SILVIA BRZOVIC
La France est depuis 1973 une terre d’asile pour les opposants politiques au régime de Pinochet. Accueillis à bras ouverts par Valéry Giscard d’Estaing puis François Mitterrand, particulièrement sensibles au funeste sort réservé à ceux qui s’étaient engagés aux côtés du Président Salvador Allende et, plus largement, aux démocrates hostiles à la junte militaire, nombreux sont les Chiliens qui, sous leurs mandats, ont trouvé refuge en France, s’y sont installés, y ont fondé une famille et s’y sont construits un avenir.

Beaucoup sont immédiatement devenus français dans l’esprit et le cœur avant d’être officiellement naturalisés. C’est l’honneur de la France d’avoir protégé ces femmes et ces hommes dont les parcours de vie font aujourd’hui notre fierté à tous. Nous éprouvons de l’admiration pour tous ces jeunes adultes – pour ne pas dire ces enfants – qui ont eu l’extraordinaire courage de résister et de combattre la dictature féroce d’Augusto Pinochet au péril de leur vie et de leur liberté, faisant sacrifice de leur jeunesse, de leur vie familiale et de leurs études.

Ricardo Palma Salamanca et Silvia Brzovic sont de ceux-là. Comme tant d’autres combattants de la liberté, leur engagement politique contre la junte militaire est né de leur refus de l’oppression faite à leur peuple et des souffrances que ce régime leur a fait endurer. La torture du père, d’un frère ou d’une sœur, le viol d’une autre, l’exil d’un parent forcé par la crainte que le pire n’advienne, l’emprisonnement, le supplice, et même l’assassinat de proches, ont empli leur âme d’adolescents de la rage qui devait les affranchir de la peur. Animé par une telle colère, leur combat politique ne pouvait prendre fin avec l’amorce de la transition démocratique le 11 mars 1990.

En effet, si le général Pinochet n’était plus, officiellement, le Chef de l’État chilien à compter de cette date, le nouveau régime restait fondé sur un texte constitutionnel adopté en 1980 sous son autorité et qui lui confiait, en tant que Commandant en Chef des forces armées, un rôle central au sein d’un Conseil de sécurité nationale, lui permettant ainsi d’intervenir dans la vie politique du Chili et de maintenir son emprise sur toutes les institutions politiques, administratives, judiciaires et militaires du pays. Il suffit pour preuve de cette situation de se souvenir de l’opposition farouche de toutes les autorités politiques chiliennes à l’extradition de Pinochet en 1998, réclamé par la justice espagnole afin qu’il rende compte de nombreux crimes commis sous son mandat. Finalement, Augusto Pinochet, bénéficiant de la bienveillance coupable des autorités chiliennes, est mort paisiblement au Chili sans jamais avoir été condamné ni même simplement jugé.

À l’inverse, les résistants à son régime que furent Ricardo Palma Salamanca et Silvia Brzovic ont été pourchassés sans relâche pendant plus de 25 ans et jusqu’à aujourd’hui. 

Comment comprendre qu’un État prétendument démocratique puisse ainsi pendant aussi longtemps poursuivre une personne – Silvia Brzovic – dont le seul tort est d’avoir été une opposante de gauche au régime de Pinochet ? Comment comprendre qu’un État prétendument démocratique puisse chercher à obtenir l’exécution d’une condamnation rendue dans des conditions inacceptables et sur le fondement d’une législation anti-terroriste adoptée en 1984 par un régime dictatorial ? Comment d’ailleurs comprendre qu’une telle loi vivement critiquée par les ONG puisse y être encore en vigueur ?

Car c’est en effet en application de cette loi adoptée par la junte militaire pour lutter contre ses opposants politiques que Ricardo Palma Salamanca a été arrêté en 1992 puis condamné à la réclusion criminelle à perpétuité dans des conditions manifestement contraires au droit à un procès équitable et après des aveux extorqués sous la torture. Cette condamnation a été prononcée par un juge unique, Alberto Pfeiffer Richter, membre de l’UDI, le parti d’Augusto Pinochet fondé par Jaime Guzman, au motif notamment que Ricardo Palma Salamanca aurait participé à l’assassinat de ce même Jaime Guzman, dont le curriculum vitae sous le régime de Pinochet est comparable à celui de Philippe Henriot sous le régime de Vichy.

Membre fondateur, en 1970, du groupe paramilitaire d’extrême droite Patria y Libertad, dont les crimes ont ensanglanté le régime du Président Allende, idéologue de la junte militaire lié à la secte nazie Colonia Dignidad, auteur de la Constitution de 1980, Jaime Guzman était un acteur majeur de la dictature. Il faisait partie de son noyau fasciste. Comment alors un État prétendument démocratique peut-il dresser un mémorial à Santiago en souvenir et en l’honneur de ce sordide personnage, et continuer à pourchasser Ricardo Palma Salamanca ?

Quand les tortionnaires de la junte militaire ont vécu ou vivent encore paisiblement au Chili, les autorités politiques chiliennes persistent à poursuivre les femmes et les hommes qui, comme Ricardo Palma Salamanca et Silvia Brzovic, ont tout sacrifié pour combattre le régime sanglant de Pinochet et réclament simplement que justice soit rendue à tous ceux qui ont enduré les pires souffrances durant cette période. Il s’agit là d’un résidu de la dictature auquel la France ne peut participer.

Aucune autorité française ne peut accepter de collaborer à l’exécution de décisions administratives et judiciaires iniques, prises à la suite de tortures et de violations graves des droits de l’Homme, ni se compromettre en apportant son concours à la défense de la mémoire du fasciste Jaime Guzman. Au contraire, la France doit fermement et obstinément préserver ses principes en accueillant, comme l’y oblige sa Constitution et ses engagements internationaux, tout Homme persécuté en raison de son action pour la liberté.

La France doit donc protéger Ricardo Palma Salamanca et Silvia Brzovic en leur reconnaissant, ainsi qu’à leurs enfants, le statut de réfugié politique. C’est son honneur et c’est le droit.

Carmen Castillo
Olivier Duhamel
Louis Joinet
Alain Touraine

LA SEMAINE EN IMAGES (6-13 JUILLET 2018) BUENOS AIRES (ARGENTINE)


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PHOTO MARTIN ACOSTA/REUTERS
Buenos Aires (Argentine). 11 juillet 2018. Ces journalistes aux yeux bandés manifestent contre le licenciement de quelque 350 employés de l’agence de presse nationale Télam.
Courrier international
LES TRAVAILLEURS DE TÉLAM RÉCLAMENT LA
RÉINCORPORATION DES 354 LICENCIÉS.
 PHOTO FERNANDO DE LA ORDEN
.
Le gouvernement de centre droit de Mauricio Macri affirme que de nombreux recrutements injustifiés et politisés avaient été menés sous la présidence de Cristina Kirchner. Les syndicats dénoncent, eux, une réduction aveugle des dépenses.



UN INCENDIE FRAPPE UNE BASE CHILIENNE EN ANTARCTIQUE

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PHOTO ARMADA DE CHILE
Une base en Antarctique appartenant aux autorités maritimes du Chili a été frappée par un incendie. 10 personnes se trouvaient à l'intérieur et ont été surprises par les flammes, mais aucun blessé n'est à déplorer. 
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Des pompiers dépêchés depuis un aérodrome militaire voisin ont éteint le feu. Les fonctionnaires chiliens qui utilisaient les installations ont été transférés vers d'autres bases civiles et militaires situées à proximité.PH

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PHOTO ARMADA DE CHILE


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13 juillet, 2018

CHILI: UN PRÊTRE ARRÊTÉ POUR ABUS SEXUELS


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LE PRÊTRE ÓSCAR MUÑOZ TOLEDO
Un prêtre a été arrêté pour abus sexuels et viol sur des enfants. Des faits commis à partir de 2002 qui met à mal l'Église chilienne.
Emiliano Arias, procureur 
"Les crimes pour lesquels ce prêtre va être présenté au juge sont des crimes qui ne sont pas prescrits, qui peuvent encore être punis, donc la responsabilité pénale est totale."

Voici Oscar Muñoz filmé il y a quelques mois, ce prêtre chilien de 56 ans vient d'être arrêté jeudi. Il est accusé d'abus sexuels sur 7 enfants et de viol. des faits commis à partir de 2002

    11 juillet, 2018

    DOMINIQUE FRELAUT MAIRE DE COLOMBES : UN GRAND AMI DU CHILI S’EN VA



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    MAIRE DE 1965 À 2001, DOMINIQUE FRÉLAUT EST DÉCÉDÉ LUNDI
    9 JUILLET 2018 À L’ÂGE DE 90 ANS. LES OBSÈQUES ONT ÉTÉ
    CÉLÉBRÉES À 16H AU CIMETIÈRE ANCIEN, LE VENDREDI 13 JUILLET.
    Premier magistrat d’une ville durant trente-six ans, député de 1973 à 1986, l’ancien ouvrier de Citroën et Chausson fut un élu communiste impliqué dans la défense des collectivités locales.
    COLOMBES, 15 FÉVRIER 2008. DOMINIQUE FRELAUT, 
    ANCIEN MAIRE PCF DE COLOMBES, APPLAUDI PAR SES 
    COLLÈGUES À L’ISSUE DE SON DERNIER CONSEIL 
    MUNICIPAL. APRÈS SA DÉFAITE EN 2001, IL A 
    SIÉGÉ DANS L’OPPOSITION MUNICIPALE.
    PHOTO  LP/CLAIRE GUÉDON
    Gérard Le Puill
    Dominique Frelaut, maire communiste de Colombes de 1965 à 2001, est décédé le 9 juillet dans la soirée. Il était né le 2 septembre 1927 à Vannes dans une famille nombreuse et catholique dont le père était un peintre-graveur renommé. Arrivé à Paris après la Seconde Guerre mondiale, le jeune homme milite d’abord aux côtés des prêtres ouvriers et adhère au PCF en 1947. Il sera successivement ouvrier chez Citroën, d’où il sera licencié après la grève de 1948, puis chez Chausson à Gennevilliers, avant d’assumer des responsabilités syndicales à la Fédération CGT de la métallurgie, où il côtoie Georges Marchais.

    Les Colombiens se souviennent de sa gestion sociale
    Élu maire à trente-sept ans, Dominique Frelaut sera réélu à la tête d’une liste d’union de la gauche durant cinq mandats consécutifs, obtenant des scores très élevés en 1971 et en 1977. Les Colombiens se souviennent de sa gestion sociale et de son souci de maintenir la diversité de l’habitat. Il a ainsi fait construire plus de 10 000 logements sociaux, tout en préservant l’habitat pavillonnaire. Comme d’autres villes de la proche banlieue parisienne, Colombes avait sur son territoire de grandes usines, dont celle des pneus Kleber qui compta jusqu’à 3 200 salariés. Il y avait aussi Ericsson et la Continentale, qui deviendra Schlumberger. Ces trois sites seront fermés pour cause de délocalisation.

    Le maire communiste et son équipe municipale travaillèrent ensuite à réindustrialiser les sites, obtenant quelques années plus tard la venue de Thales à la place de Kleber et d’Ericsson. Dominique Frelaut fut aussi très impliqué au Parlement, à la commission des Finances, notamment, où il fut soucieux de donner aux collectivités locales les moyens d’une politique sociale juste et bonne, malgré un contexte de désindustrialisation qui compliquait leur gestion. Homme de terrain attentif aux attentes de ses administrés, Dominique Frelaut rencontrait régulièrement la population de sa ville, qui fut sa cause où qu’elle se trouvât.

    L’Humanité présente ses condoléances à Annie, l’épouse de Dominique Frelaut, ainsi qu’à Danièle et Michel, ses enfants, qui lui ont donné quatre petits-enfants et un arrière-petit-fils.
    Hommage à Dominique Frelaut
    Vendredi 13 juillet un double hommage sera rendu à Dominique Frelaut, maire communiste de Colombes (92) de 1965 à 2001, ancien député, décédé le 9 juillet à 90 ans. De 14H30 à 15H30, un temps de recueillement aura lieu à la maison funéraire de Colombes, 13 rue de l’Egalité. Puis on se rendra à 16 heures au cimetière ancien de la ville qui se trouve à proximité, 52 rue Gabriel Péri. Des témoignages de proches seront entendus et un registre de signatures sera mis à disposition des personnes présentes.
    Gérard Le Puill

    DES PÊCHEURS ATTRAPENT UNE ÉTRANGE CRÉATURE DE 5M DE LONG AU LARGE DU CHILI


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    CAPTURE D'ÉCRAN TWITTER
    Au large de l’Océan pacifique près de la côte chilienne, un groupe de pêcheurs a attrapé ce qu’ils croyaient être un serpent de mer long de 5m mais la créature s’est révélée être un poisson surdimensionné.
    Des pêcheurs ont pêché près de la côte chilienne une créature marine de 5m de long et pesant plus de 150kg, qu'ils avaient d'abord pris pour un «serpent de mer», relate le tabloïd The Daily Mirror.
    DANS LA VIDÉO CI-DESSUS, ON PEUT VOIR LA CRÉATURE S'ÉTALER SUR LE PONT DU BATEAU.

    10 juillet, 2018

    L’IMPOSTURE MACRONIENNE


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    L’ŒIL DE JULIEN COUTY :
     LES MISÉRABLES ATTENDRONT
    LE PLAN PAUVRETÉ REPORTÉ 
    À CAUSE DE LA COUPE DU MONDE 
    Denis Sieffert revient sur la prestation versaillaise du président de la République.
    Voilà bien une enquête d’opinion qui a de quoi faire peur. Il paraît que 36 % des Français estiment que d’autres systèmes « peuvent être aussi bons que la démocratie ». Laquelle ne serait donc plus « le pire des systèmes à l’exception de tous les autres », selon la célèbre formule de Churchill. Et cette conviction atteint même 46 % chez les jeunes (1). On a évidemment envie de poser la question que les politologues n’ont pas osé poser : mais quel autre système ? Les choix que nous suggère l’histoire ne sont pas de nature à nous rassurer. La monarchie ? Les mauvaises langues diront qu’avec la prestation versaillaise d’Emmanuel Macron, lundi 9 juillet devant le Congrès, nous y sommes presque. Ou alors quoi ? Une variante d’un système autoritaire prétendant vouloir le bien du peuple? Le sondage ne le dit pas. En vérité, la réponse est sans doute plus simple qu’on le pense. Elle est même dans la question.
     DESSIN CHAUNU
    Cet autre système dont rêve près de la moitié de notre jeunesse, c’est peut-être tout simplement la démocratie, mais la vraie, fort éloignée de la pâle copie que nous connaissons aujourd’hui. Les deux politologues de renom qui ont piloté l’enquête nous mettent d’ailleurs sur la voie car, nous disent-ils, les pauvres et les ouvriers sont les catégories les plus critiques du système actuel. Fines mouches, ils finissent par découvrir la lune : « La dimension sociale, concluent-ils, est consubstantielle à la démocratie. » L’un des commanditaires de l’étude étant le directeur de la Fondation Jean-Jaurès, il aurait pu citer son auteur de référence : « Notre action, disait Jaurès, est de compléter la démocratie politique par la démocratie sociale. »

    Autant dire que nous allons aujourd’hui à rebours de cet objectif. Comment ne pas perdre foi en la démocratie, quand l’image que nous en avons est celle que nous propose Emmanuel Macron dans son discours devant les parlementaires, lundi à Versailles ? Tout sonnait faux. Les mots paraissaient piégés. Quel est donc cet « État-providence du XXIème siècle » qui surgit de nulle part, alors que tous les acquis sociaux sont malmenés ? À quoi peut bien ressembler cette « politique sociale d’émancipation » dont soudain il a été question, sinon au fameux « aide-toi, le ciel t’aidera » de la fable ? C’est-à-dire la négation des valeurs collectives qui ont fondé la démocratie sociale de l’après-guerre. Et lorsque le président de la République nous dit qu’il déteste « les rentes et les privilèges », on le soupçonne fortement de penser aux allocations chômage et aux minima sociaux…

    Le discours de Macron, c’est « lâchez la proie pour l’ombre ! ». Le Président nous dit qu’il ne veut plus aider les pauvres « à mieux vivre », mais à « les sortir de la pauvreté ». Il ne se satisfait pas de «lutter contre les inégalités sociales », il se propose de combattre « les inégalités de destin ». Vaste ambition ! Ce n’est plus Macron, c’est Che Guevara ! Las, en attendant cette acmé révolutionnaire, il liquide méthodiquement tout ce qui peut aider les pauvres à mieux vivre ici et maintenant. Et avant de transformer les destins, il creuse les inégalités. Cela ressemble à une pensée téléologique, mais ce n’est qu’une imposture.

    En fait, il faudrait interdire à Emmanuel Macron de prononcer le mot « social ». Chaque fois qu’il en fait usage, c’est aux dépens des pauvres ou des salariés. À tel point qu’on se demande si son « plan pauvreté », il faut l’espérer ou le redouter. Beaucoup de commentateurs, et ses « marcheurs » les plus ardents, l’aident à nous égarer quand ils nous promettent un « tournant social » pour la rentrée. Les engagements budgétaires pris à Bruxelles permettent d’autant moins d’y croire que les cadeaux fiscaux faits aux riches ont déjà mis la France en difficulté au regard de l’épure européenne. Quant à l’idée que la deuxième partie du quinquennat serait pour les classes moyennes ou inférieures, on nous l’a déjà servie. C’était, souvenez-vous, Pierre Moscovici, ministre de l’Économie de François Hollande… Mais, surtout, cette vision naïve d’un rééquilibrage social résulte d’une sous-estimation de ce qui se joue actuellement. Emmanuel Macron ne prend pas seulement des décisions qui profitent aux riches, et qui pourraient un jour être compensées par des mesures « de gauche » ; il attaque des structures qu’il détruit de façon irréversible.

    Cet homme est habité par une philosophie libérale finalement assez bas de gamme. Il l’a résumée devant le Congrès : « Pour partager le gâteau, il faut un gâteau. » Dans l’enquête d’opinion déjà évoquée, les Français ont une vision nettement moins libérale de la répartition des richesses. Pour 62 % d’entre eux, « il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres ». Sans doute ont-ils l’impression, en regardant l’explosion des profits du CAC 40, et le hit-parade des plus grosses fortunes, que « le gâteau » existe, et qu’il est déjà bien écœurant. Comment s’étonner qu’après un tel discours les perdants du système se prennent à douter de la démocratie ?

    (1) Enquête annuelle sur les « fractures françaises », Ipsos, Fondation Jean-Jaurès, Sciences Po. Voir Le Monde daté du 10 juillet.

    EN ISRAËL, LES TROIS DIMENSIONS D’UNE DÉRIVE FASCISANTE


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     BUDAPEST, 18 JUILLET 2017. — LE PREMIER MINISTRE HONGROIS
     VIKTOR ORBÁN REÇOIT BENYAMIN NÉTANYAHOU.
     PHOTO PUTITRIGHT.EU
    Les dérives autoritaires et fascisantes de l’État d’Israël sont largement sous-estimées par les médias et les responsables politiques européens. Pourtant, elle sont réelles et porteuses de dangers pour tout le Proche-Orient.
    Beaucoup de lecteurs du Monde auront été surpris de découvrir, sous la plume de l’historien Zeev Sternhell, spécialiste éminent du fascisme, une comparaison entre l’Israël d’aujourd’hui et l’Allemagne des débuts du nazisme. C’est que la plupart des grands médias ont peu couvert l’inquiétante radicalisation de la coalition de droite et d’extrême droite qui dirige Israël depuis 2015.




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    08 juillet, 2018

    BRÉSIL : UN JUGE ANNULE L'ORDRE DE LIBÉRATION DE L'EX-PRÉSIDENT LULA


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     LUIZ INÁCIO LULA DA SILVA - 09/10/2017 
    PHOTO LULA MARQUES
    Un juge de la cour d'appel du Brésil a annulé ce 8 juillet un ordre de libération de l'ex-président Lula da Silva, qui avait été pris plus tôt par un autre magistrat de la même cour. Condamné pour corruption, il n'a cessé de clamer son innocence.
    Un juge d'une cour d'appel brésilienne – le tribunal régional fédéral de la quatrième région (TRF4) de Porto Alegre – a annulé ce 8 juillet un ordre de libération de l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, décrété quelques heures plus tôt par un autre magistrat de la même cour.



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    BRÉSIL : UNE COUR D'APPEL ORDONNE LA LIBÉRATION DE L'EX-PRÉSIDENT LULA


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    Cette décision a été prise par un des juges du TRF4 de Porto Alegre, cour d’appel qui a alourdi de 9 ans et six mois à 12 ans et un mois la peine de prison de l’ancien président.
    Par LIBERATION, avec l'AFP
    Une cour d’appel brésilienne a ordonné dimanche à la surprise générale la libération de l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré depuis début avril pour corruption, qui pourrait sortir de prison dans les prochaines heures.

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      04 juillet, 2018

      HUIT MILITAIRES CHILIENS CONDAMNÉS POUR LE MEURTRE DE VICTOR JARA

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      VICTOR JARA

      SANTIAGO DU CHILI (Reuters) - Huit militaires chiliens à la retraite ont été condamnés mardi à des peines de 15 de prison pour le meurtre du chanteur et poète chilien Victor Jara lors du coup d'Etat qui a conduit, en 1973, le général Augusto Pinochet.
      Un neuvième accusé a été condamné à cinq ans de prison pour voir couvert ce meurtre.


      02 juillet, 2018

      MEXIQUE : LARGE VICTOIRE DU CANDIDAT DE GAUCHE « AMLO » À LA PRÉSIDENTIELLE


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      LE NOUVEAU PRÉSIDENT MEXICAIN, ANDRÉS MANUEL LOPEZ OBRADOR,
      LE 1ER JUILLET 2018 À MEXICO (MEXIQUE).
      PHOTO ALFREDO ESTRELLA 
      Il était le grand favori de l’élection. Le candidat de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador a emporté la présidentielle au Mexique, dimanche 1er juillet, avec entre 53 % et 53,8 % des suffrages, selon une première estimation officielle.
      Le Monde.fr avec l'AFP
      M. Obrador a promis «des changements profonds» et «sans dictature». Il a également déclaré vouloir une relation d’« amitié et de coopération » avec les Etats-Unis. Un peu plus tôt, le président américain Donald Trump l’avait félicité et s’était dit « prêt à travailler » avec le nouveau chef d’Etat mexicain.


      « CANCIÓN OFICIAL DE MORENA »

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