17 mars, 2025

BRÉSIL. À RIO, LE “PARI” DE JAIR BOLSONARO N’A PAS FONCTIONNÉ

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LA PLAGE DE COPACABANA, OÙ JAIR BOLSONARO A ORGANISÉ
DIMANCHE UN RASSEMBLEMENT POUR RÉCLAMER L’AMNISTIE
DES CONDAMNÉS DU 8 JANVIER. LA PLAGE DE COPACABANA, OÙ
JAIR BOLSONARO  A ORGANISÉ DIMANCHE UN RASSEMBLEMENT
POUR RÉCLAMER L’AMNISTIE DES CONDAMNÉS
 DU 8 JANVIER. PILAR OLIVARES/REUTERS


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International
Politique Brésil Jair Bolsonaro / Brésil. À Rio, le “pari” de Jair Bolsonaro n’a pas fonctionné / L’ancien président a convié ses sympathisants à le rejoindre pour réclamer l’amnistie des condamnés du 8 janvier 2023, mais ils n’étaient pas plus de 20 000 à Copacabana. Des milliers de sympathisants de Jair Bolsonaro ont pris place dimanche matin sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, pour l’écouter réclamer l’amnistie des personnes impliquées dans l’assaut sur la place des Trois-Pouvoirs le 8 janvier 2023. 476 personnes ont été condamnées pour avoir attaqué le Congrès national, le palais présidentiel et le Tribunal suprême fédéral (TSF), rappelle CNN Brésil. Un assaut comparé à celui du 6 janvier 2021 aux États-Unis. L’ancien président brésilien, lui-même accusé de tentative de coup d’État après l’élection de Lula en octobre 2022, était accompagné sur scène de gouverneurs, de députés et de sénateurs. / Il a parlé d’une “histoire inventée”, dénonçant “une petite histoire de coup d’État”. Cité par le Jornal O Sul, l’ex-chef d’État n’aurait “jamais pu imaginer qu’[il y aurait] des réfugiés brésiliens dans le monde entier”. Une référence à ses partisans ayant fui le pays après le 8 janvier, notamment en direction de l’Argentine. Lui en tout cas restera au Brésil, sa “terre promise”, qu’il ne quittera qu’“arrêté ou mort”. 

Courrier international

Lecture 3 min. Publié le 17 mars 2025  

L’exemple de Donald Trump

PHOTO REUTERS

La BBC Brésil souligne qu’avant le rassemblement M. Bolsonaro avait posté une vidéo de femmes condamnées pour leur participation aux événements du 8 janvier 2023, “sans mentionner, cependant, qu’une éventuelle approbation de l’amnistie pourrait lui être directement bénéfique”. Le pasteur Silas Malafaia, organisateur de la manifestation, a qualifié Alexandre de Moraes, juge du TSF, de “criminel” et de “dictateur”. Le magazine Veja constate que, “sous la pression de la justice, Bolsonaro a adopté un ton plus prudent dans ses critiques du Tribunal suprême fédéral […], a évité les attaques personnelles contre les magistrats et n’a mentionné aucune proposition de destitution de Moraes ou du président Luiz Inácio Lula da Silva, se limitant à défendre le pardon judiciaire aux condamnés” du 8 janvier. 

ANNIVERSAIRE DU MEURTRE DE MARIELLE FRANCO
MARIELLE FRANCO,  MORTE ASSASSINÉE LE 14 MARS 2018 
DESSIN CARLOS LATUFF

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Un sondage de décembre montre que 62 % des Brésiliens s’opposent à une loi d’amnistie pour les putschistes, insiste UOL Noticias. D’après les experts interrogés par le site, le meeting de dimanche n’a pas fait bouger les lignes. Les organisateurs espéraient 500 000 personnes. Les partisans de Bolsonaro n’étaient finalement pas plus de 20 000, selon les estimations du Centre brésilien d’analyse et de planification.

La manifestation était bien en deçà de la capacité de mobilisation déjà démontrée par le bolsonarisme. C’était un pari qui n’a pas fonctionné et qui a même aidé le gouvernement Lula. À l’approche du procès, cette force politique a tendance à s’évanouir encore plus”, analyse le politologue Marco Antonio Teixeira. “Même les gouverneurs qui ont participé ne se présentaient pas pour défendre un programme, mais pour marquer un point auprès de l’électorat bolsonariste”, ajoute la professeure Silvana Krause, de l’Université fédérale de Rio Grande do Sul.

O Globo a signalé la présence d’une pancarte bien visible derrière l’ex-président, sur les fenêtres d’un immeuble de Copacabana, où étaient inscrits les mots “sans amnistie”. Le journal brésilien remarque que “les alliés du président Luiz Inácio Lula da Silva l’ont utilisé les réseaux sociaux pour ironiser” sur le rassemblement. “Une image vaut mille mots”, a par exemple écrit le sénateur Humberto Costa, du Parti des travailleurs.

Selon son entourage, Bolsonaro croit vraiment à l’amnistie et au retour au sommet l’année prochaine, inspiré par l’exemple de son idole Donald Trump – l’Américain était présent sous la forme d’une affiche faisant allusion au “fight, fight, fight” qu’il a crié dans la foulée de la tentative d’assassinat [dont il a été victime] l’année dernière”, affirme Folha de São Paulo, qui n’a cependant vu “rien de plus qu’une figure cherchant à se victimiser, se comparant à des femmes âgées condamnées par le juge Moraes”.

Le quotidien s’intéresse plutôt à Tarcísio de Freitas, le gouverneur de São Paulo, potentiel candidat du Parti libéral pour la présidentielle de 2026. “Inutile comme forme de pression sur le Tribunal suprême […], la manifestation vidée de ses partisans […] avait une utilité différente pour le groupe lié à l’ancien président”, note Folha de São Paulo. Le journal observe que le gouverneur a “joué le jeu impossible d’être bolsonariste et modéré en même temps”. Il a porté, comme ses compagnons, le maillot du Brésil, mais il avait choisi la couleur bleue plutôt que le jaune porté par les autres. Une façon de marquer sa différence, car “Tarcísio doit se montrer acceptable pour la grande frange de l’électorat qui rejette Bolsonaro sans nécessairement soutenir Lula”.


Courrier international

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VUE AÉRIENNE DE LA MANIFESTATION DE SOUTIEN À
L'ANCIEN  PRÉSIDENT JAIR BOLSONARO SUR LE FRONT DE
MER DE COPACABANA À RIO DE JANEIRO, CE DIMANCHE 16
PHOTO MAURO PIMENTEL

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16 mars, 2025

CUBA SUBIT UNE NOUVELLE PANNE DE COURANT, LA QUATRIÈME EN SIX MOIS

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PHOTOGRAPHIE D'UNE RUE SANS ÉCLAIRAGE CE VENDREDI,
 LORS D'UNE PANNE D'ÉLECTRICITÉ À LA HAVANE (CUBA).
PHOTO EFE
Cuba subit une nouvelle panne de courant, la quatrième en six mois.  / La grande majorité des Cubains étaient toujours sans courant samedi 15 mars. Une nouvelle panne de courant généralisée – la quatrième en moins de six mois – a touché Cuba dans la nuit, causée par une défaillance du système électrique national. Les autorités ont fait savoir samedi matin que des circuits parallèles avaient été mis en place dans diverses provinces permettant de fournir de l’électricité aux secteurs prioritaires et à certains quartiers.

Le Monde avec l'AFP et Reuters

« Vers 20 h 15 [1 h 15, samedi à Paris], une panne (…) s’est d’abord produite dans l’ouest de Cuba [entraînant ensuite] l’effondrement du système national d’électricité », avait expliqué le ministère de l’énergie et des mines sur X. La panne s’est produite dans une sous-station électrique située à Diezmero, une localité de la banlieue de La Havane, a précisé le ministère.

DES VOITURES ÉCLAIRENT UNE RUE LORS D’UNE PANNE GÉNÉRALE D’ÉLECTRICITÉ,
À LA HAVANE, LE 14 MARS 2025.
PHOTO YAMIL LAGE

Dotée d’un système de production d’électricité vétuste, l’île de 9,7 millions d’habitants a déjà subi trois pannes généralisées lors des derniers mois de 2024. Deux ont duré plusieurs jours, dont une a eu lieu durant un ouragan. Ces défaillances chroniques du réseau viennent s’ajouter à la crise économique que traverse le pays, la plus prononcée depuis trente ans, qui a entraîné des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant, ainsi qu’une inflation galopante.

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« Face à la déconnexion inattendue du système électrique national, nous travaillons déjà sans relâche pour le rétablir le plus rapidement possible », a déclaré le premier ministre cubain, Manuel Marrero Cruz, sur X. Peu avant minuit, les autorités ont rapporté que des circuits indépendants avaient été rétablis dans plusieurs provinces, fournissant de l’électricité à des secteurs prioritaires. Dans les rues de La Havane plongées dans le noir, seuls quelques hôtels et entreprises privées dotés de groupes électrogènes sont restés éclairés, tout comme les hôpitaux et les autres services essentiels.

Pannes quasi quotidiennes

Il s’agit de la première coupure de courant généralisée en 2025, bien que la population soit confrontée à des pannes quasi quotidiennes de quatre ou cinq heures dans une grande partie de la capitale. Dans les provinces, ces périodes sans électricité peuvent durer plus de vingt heures.

En février, les autorités avaient suspendu pendant deux jours toute activité sur l’île pour économiser de l’énergie et éviter une panne générale.

Les huit centrales thermoélectriques du pays, presque toutes inaugurées dans les années 1980 et 1990, sont vétustes et tombent régulièrement en panne. Des centrales flottantes louées à des entreprises turques et les générateurs, qui complètent le système énergétique national, sont alimentés par des combustibles que Cuba importe très difficilement et qui sont souvent en pénurie.

Face à l’urgence, le gouvernement met les bouchées doubles pour installer au moins cinquante-cinq parcs solaires de technologie chinoise d’ici à la fin de l’année. Selon les autorités, ils produiront 1 200 mégawattheures, soit 12 % du total national. D’ici à 2030, Cuba prévoit de produire plus de 2 000 mégawattheures d’énergie solaire. A cette date, 37 % de l’électricité du pays devrait provenir d’énergies renouvelables.

Le Monde avec l'AFP et Reuters

Le Monde avec AFP et Reuters


14 mars, 2025

ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE KARL MARX

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ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE  KARL MARX
PHOTO ANDREW BECRAFT

 1883 - 14 mars - 2025
CENT-QUARANTE-DEUXIÈME ANNIVERSAIRE
 DE LA MORT DE  KARL MARX

Le 14 mars 1883, il y a 142 ans, Karl Marx s’endormit paisiblement, dans son fauteuil, du dernier sommeil.
Engels écrivit : «
KARL MARX
PHOTO WIKIPÉDIA
Le 14 mars [1883], à trois heures moins un quart de l'après-midi, le plus grand des penseurs vivants a cessé de penser. Laissé seul deux minutes à peine, nous l'avons retrouvé, en entrant, paisiblement endormi dans son fauteuil, mais pour toujours.
 » (*)

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

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 «Le 14 mars 1883, Karl Marx décède à Londres »
FLYER PCCH





POUTINE SUR UN ÉVENTUEL CESSEZ-LE-FEU EN UKRAINE : «NOUS Y SOMMES FAVORABLES, MAIS AVEC DES RÉSERVES»

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VLADIMIR POUTINE LORS DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE À L'ISSUE
DE SES ENTRETIENS À MOSCOU AVEC SON HOMOLOGUE BIÉLORUSSE
ALEXANDRE LOUKACHENKO, 13 MARS 2025.
PHOTO SPUTNIK
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RT France
Poutine sur un éventuel cessez-le-feu en Ukraine : «Nous y sommes favorables, mais avec des réserves» / Le président russe Vladimir Poutine a déclaré lors d'une conférence de presse avec son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko qu'il était favorable à une trêve de 30 jours en Ukraine, mais il a insisté sur la nécessité d'éclaircir d'abord certaines modalités, en particulier sur le sort des forces ukrainiennes isolées dans la région de Koursk.

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 RT en français

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VLADIMIR POUTINE, LORS D’UNE
CONFÉRENCE  DE PRESSE APRÈS UN
 ENTRETIEN AVEC SON HOMOLOGUE
 BIÉLORUSSE, ALEXANDRE LOUKACHENKO,
 À MOSCOU, LE 13 MARS 2025.
PHOTO MAXIM SHEMETOV

Le président russe Vladimir Poutine s'est exprimé sur la possibilité d'un cessez-le-feu en Ukraine lors de la conférence de presse à l'issue de ses entretiens à Moscou avec son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko. Il s'est dit ouvert à cette idée, tout en précisant que plusieurs questions restaient à clarifier.

► À penser en dessin :  FENÊTRE SUR COUR

«Nous y sommes favorables, mais avec des réserves. Quelles réserves ? Tout d’abord, qu’allons-nous faire avec la zone d’incursion ukrainienne dans la région de Koursk ? Si nous instaurons un cessez-le-feu de 30 jours, qu'est-ce que cela veut dire ? Que tous ceux qui s’y trouvent partiront sans avoir à se battre ? Sommes-nous censés les laisser partir après qu’ils ont commis toute une série de crimes contre la population civile ? Ou bien les dirigeants ukrainiens leur donneront-ils l’ordre de déposer leurs armes, de se rendre en tant que prisonniers de guerre ? Comment cela se passera-t-il ? Ce n’est pas clair», a-t-il indiqué.

Le président russe a également soulevé plusieurs interrogations concernant les intentions réelles de Kiev en cas de trêve. Vladimir Poutine s'interroge ainsi sur l'utilisation d'une période de cessez-le-feu par les autorités ukrainiennes : «Ces 30 jours seront utilisés pour faire quoi ? Pour permettre la poursuite de la mobilisation forcée ? Pour permettre l’acheminement d’armes là-bas ? Pour permettre la formation des unités nouvellement mobilisées ?» Il s’est aussi demandé : «Qui donnera les ordres de cesser le feu [en cas de trêve entre la Russie et l’Ukraine] ? Quelle valeur auront ces ordres ?»

Malgré ces réserves, le chef d'État russe s'est toutefois montré favorable à la proposition de trêve, soulignant que celle-ci devrait nécessairement aboutir à une paix durable et résoudre les causes profondes de la crise actuelle.

Concernant l'incursion ukrainienne dans la région de Koursk, Vladimir Poutine a précisé que les forces ukrainiennes présentes étaient désormais complètement isolées : «». Le président a souligné que l'armée russe Le groupement qui a pénétré sur notre territoire est isolé. Il s’agit d’un isolement complet et entièrement sous le contrôle de l’artillerie. [...] Si dans les prochains jours ils se retrouvent physiquement bloqués, absolument personne ne pourra ressortir. Ils n’auront que deux possibilités : se rendre ou mourir. Dans ces conditions, il me semble que la partie ukrainienne aurait tout intérêt à parvenir à un cessez-le-feu d’au moins 30 jours, et nous y sommes favorables poursuivait actuellement son offensive sur tout le front et pas que dans la région de Koursk.

De son côté, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a conclu en soulignant l'importance cruciale d'un éventuel accord entre Moscou et Washington, estimant que cela aurait des conséquences significatives pour l'Europe et l'Ukraine : «Si la Russie et les États-Unis parviennent à un accord, l'UE et l'Ukraine seront dans le pétrin».

«Le chef de l'OTAN confirme que l'entrée de l'Ukraine
dans l'alliance n'est plus sur la table. »
MARK RUTTE ET VLADÍMIR ZELENSKI
PHOTO ANP / SIPA USA / LEGION-MEDIA

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13 mars, 2025

LA MINISTRE CHILIENNE DU TRAVAIL APPELLE À UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE AVEC PLUS DE PROPOSITIONS

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JEANNETTE ALEJANDRA JARA ROMÁN
PHOTO PRENSA LATINA

Logo RHC
La ministre chilienne du Travail appelle à une campagne électorale avec plus de propositions / La Havane, 13 mars, (RHC)- La ministre chilienne du Travail, Jeannete Jara, citée parmi les possibles pré-candidats à la présidence du pays, a estimé mercredi que la campagne électorale devrait se baser davantage sur des programmes que sur des chiffres ou des critiques.

Édité par Reynaldo Henquen 2025-03-13 09:59:39

Selon elle, au sein du Parti communiste du Chili (PCCh), auquel elle appartient, le travail est centré sur le choix d'un projet.

LA MINISTRE @JEANNETTE_JARA   PRÉSENTE LE COMPTE PUBLIC
PARTICIPATIF 2022-2023, DANS LEQUEL IL DÉVOILE LES PRINCIPALES
RÉALISATIONS ET AVANCÉES DU MINISTÈRE DU TRAVAIL ET
DE LA PRÉVOYANCE SOCIALE LE 18 MAI. 2023
PHOTO MINISTERIO DEL TRABAJO Y PREVISIÓN SOCIAL

► À penser en dessin :  FENÊTRE SUR COUR

« Avant les noms, il y a les idées », a déclaré la ministre dans une interview accordée à la Radio Universidad de Chile, où elle a évité de faire référence à une éventuelle candidature aux élections de novembre.

Le 22 mars, le Parti communiste du Chili pourrait définir ses candidats pour le Palais de la Moneda, Jeannette Jara et l'ancien maire de Recoleta, Daniel Jadue, entre autres, étant cités comme des candidats possibles.

Jeannette Jara a estimé que la discussion devrait se faire dans l'autre sens, en donnant la priorité à ce que la gauche et le progressisme peuvent proposer au pays, au lieu d'être comme l'opposition, où il n'y a que des critiques et des disqualifications.

Pour la ministre du Travail, qui est à l'origine de lois telles que la réduction de la semaine de travail à 40 heures, l'augmentation du salaire minimum et la réforme des retraites, il est important que les droits des travailleurs et des femmes ne régressent pas.

Source : Prensa Latina

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« EN ATTENDANT L'ÉLECTION »
DESSIN NESTOR SALAS

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CHILI / PLUS QUE 8 MOIS POUR LA PRÉSIDENTIELLE


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« EN ATTENDANT L'ÉLECTION »
DESSIN NESTOR SALAS

CHILI / Plus que 8 mois pour la présidentielle / Gabriel Boric ne peut pas se représenter : au Chili, un président ne peut réaliser deux mandats consécutifs.  / Le premier tour de la présidentielle aura lieu en novembre et le second tour un mois plus tard en décembre. La gauche n’a toujours pas désigné de candidat. Les partis de gauche n’ont pas encore vraiment entamé de discussion. La seule certitude est qu’il y aura des primaires à gauche. Michelle Bachelet a en effet annoncé ne pas vouloir briguer une troisième mandature présidentielle. Si elle s’était présentée, il est probable que les partis de gauche l’auraient désignée candidate par consensus et auraient ainsi évité une primaire.

Avec notre correspondant à Santiago, Pierre Cappanera 

PIERRE CAPPANERA
PHOTO FACEBOOK

La seule candidate qui se soit officiellement présentée est Carolina Toha, l’actuelle ministre de l’intérieur du gouvernement Boric. Elle vient du PPD, le parti de centre-gauche le plus à droite de la coalition de gauche. L’annonce de sa candidature ne soulève pas d’enthousiasme à gauche, en particulier au Parti Communiste (PCCh) et au Frente Amplio. Dans sa première déclaration comme candidate, elle a mis un veto à une éventuelle candidature de Daniel Jadue. 

► À penser en dessin :  FENÊTRE SUR COUR

Autrement dit si le PC du Chili désignait Daniel Jadue comme candidat, on risquerait de se diriger vers deux primaires à gauche… C’est une position défendue par certains secteurs de la gauche. L’objectif serait d’isoler le PCCh et le FA. La manœuvre parait difficile.

► À lire aussi :      CHILI / KAROL CARIOLA PERQUISITIONNÉE

Le PCCh chilien a lui déclaré être ouvert à une primaire la plus large possible, incluant jusqu’à la  démocratie chrétienne (DC) et toutes les forces de progrès, qu’elles soutiennent ou non le gouvernement actuel.

Les partis vont désigner leurs candidats dans les prochains jours. Le Comité Central du Parti Communiste tranchera le 22 mars entre Jeannette Jara, ministre du Travail, et Daniel Jadue, l’ancien maire de Recoleta, actuellement assigné à résidence chez lui. Dans une primaire, Jeannette Jara pourrait devancer Carolina Toha. 

La droite va présenter la candidature d’Evelyn Matthei, fille d’un des généraux de la junte de Pinochet. Elle est membre de l’UDI depuis la dictature. C’est une fidèle de Pinochet et de l’ultra-libéralisme.

L’extrême-droite part divisée. Kast qui était arriver en tête au premier tour de la précédente élection présidentielle est concurrencé par Kaiser qui se veut plus à droite, plus proche de Milei et de Trump. Les sondages situent Kaiser devant Kast.

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Les primaires au Chili sont tout ce qu’il y a de plus officiel, elles sont organisées par le SERVEL, l’administration d’État chargé des élections. Les primaires auront lieu le 29 juin et se jouent en un seul tour.


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12 mars, 2025

ANNIVERSAIRE DE LA MORT D'ALBERTO BACHELET


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ALBERTO BACHELET 
GÉNÉRAL CONSTITUTIONNALISTE
DE L’ARMÉE DE L’AIR CHILIENNE
51ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT
D'ALBERTO BACHELET
1974 -12 DE MARS- 2025
ALBERTO BACHELET MARTÍNEZ (NÉ À SANTIAGO LE 14 OCTOBRE 1922, MORT LE 12 MARS 1974) FUT UN GÉNÉRAL CONSTITUTIONNALISTE DE L’ARMÉE DE L’AIR CHILIENNE. APPELÉ AU GOUVERNEMENT PAR LE PRÉSIDENT SALVADOR ALLENDE DANS UNE PÉRIODE CRITIQUE, IL FUT UNE DES NOMBREUSES VICTIMES DE LA DICTATURE DE PINOCHET. MARIÉ À ÁNGELA JERIA GÓMEZ, IL ÉTAIT LE PÈRE DE MICHELLE BACHELET, PRÉSIDENTE DU CHILI. 

 

04 mars, 2025

LE CHILI PRÉSENTE UN PLAN D’EXPROPRIATION DE TERRES DANS L’ANCIENNE COLONIA DIGNIDAD

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PHOTO PRENSA LATINA

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Prensa
Latina

Le Chili présente un plan d’expropriation de terres dans l’ancienne Colonia Dignidad / Santiago du Chili, 4 mars 2025. Le Chili a présenté hier un plan visant à exproprier des terres de l'ancienne Colonia Dignidad (Colonie Dignité) et à construire un site commémoratif en l'honneur des victimes des violations des droits de l'homme commises dans l'ancienne enclave allemande.

Prensa Latina  4 mars 2025

Le programme a été présenté par les ministres du Logement et du Développement urbain, Carlos Montes, et de la Justice, Jaime Gajardo, et a été confirmé par le président, Gabriel Boric, sur son compte X.

 LE GOUROU NAZI PÉDOPHILE PAUL SCHÄFER FUT CRAINT DE TOUS.
PHOTO LOOKSFILM

« Nous allons exproprier Colonia Dignidad. L’un des endroits les plus sombres de notre pays deviendra un lieu de mémoire et de réflexion », a écrit le président.

► À lire aussi :     Paul Schaefer, nazi, pasteur et chef de secte, répondra de ses crimes devant la justice

La colonie, située dans la région méridionale de Maule, a été fondée en 1961 par Paul Schäfer, un nazi condamné pour abus sexuels sur mineurs.

► À lire aussi :      « BESTIA », FILM CHILIEN SUR UNE TORTIONNAIRE DE LA DICTATURE DE PINOCHET, EN LICE POUR L'OSCAR DU COURT MÉTRAGE

Sous le régime d’Augusto Pinochet (1973-1990), le lieu était utilisé par la police secrète comme centre d’enlèvement et d’extermination d’opposants politiques.

Parmi les espaces à exproprier figurent la maison de Schäfer, où le chef de la colonie recevait la visite de hauts fonctionnaires de la dictature et la cave à pommes de terre, utilisée comme centre de détention et de torture pour les prisonniers.

Il y a aussi l’hôpital de la Colonie, où des médicaments psychotropes étaient administrés et des procédures coercitives étaient pratiquées sur les colons ; et la porte d’accès, utilisée comme point de surveillance et de restriction pour ceux qui tentaient d’entrer ou de sortir de l’enclave.

Le plan comprend également les tombes où des preuves d’enterrements et d’exhumations de victimes de disparitions forcées ont été trouvées.

Le ministre du Logement a salué la décision de transformer le terrain en lieu de réflexion car, a-t-il dit, il y avait ici des violations des droits de l’homme, mais il y avait aussi de nombreuses barbaries de toutes sortes.

Le ministre de la Justice a rappelé que le lieu avait été utilisé comme camp de concentration pendant la dictature, où les plus grandes atrocités avaient été commises, notamment la torture et la disparition de Chiliens.

Schäfer a réussi à échapper à la justice en 1997 et a été capturé en 2005 en Argentine et extradé vers le Chili.

En 2006, il a été condamné à 20 ans de prison pour abus sexuels et violation de la loi sur les armes, mais n’a pas été puni pour les crimes contre les prisonniers politiques. Il est décédé en 2010 d’une insuffisance cardiaque dans l’ancien hôpital pénitentiaire de Santiago. peo/livp/oda/car


#Chili #culture


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02 mars, 2025

YAMANDU ORSI PRÊTE SERMENT EN TANT QUE NOUVEAU PRÉSIDENT DE L'URUGUAY

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LE PRÉSIDENT ÉLU DE L'URUGUAY, YAMANDU ORSI (AU CENTRE),
PRONONCE UN DISCOURS AU PARLEMENT À MONTEVIDEO,
EN URUGUAY, LE 1ER MARS 2025.
PHOTO ZHANG DUO 

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Xinhua
MONTEVIDEO, 1er mars 2025 -- Yamandu Orsi a prêté serment samedi en tant que président de l'Uruguay pour un mandat de cinq ans. 

Xinhua

M. Orsi, qui appartient à la coalition de gauche du Front large, a prêté serment devant le Parlement un peu plus de trois mois après avoir battu son rival de centre-droit, Alvaro Delgado, lors d'une élection très disputée.

LE NOUVEAU PRÉSIDENT URUGUAYEN, YAMANDU ORSI, ET  LA VICE-PRÉSIDENTE  
CAROLINA COSSE QUITTENT L'ÉDIFICE  DU CONGRÈS APRÈS AVOIR ASSISTÉ À
LEUR CÉRÉMONIE DE PRESTATION DE SERMENT, LE JOUR DE LEUR INVESTITURE
À MONTEVIDEO, EN URUGUAY, LE SAMEDI 1ER MARS 2025.
PHOTO SANTIAGO MAZZAROVICH 
► À penser en dessin :   FENÊTRE SUR COUR

Né en juin 1967, M. Orsi a travaillé comme professeur d'histoire, tout en s'engageant dans la politique locale. Plus tard, il est devenu maire de Canelones, le deuxième département le plus peuplé d'Uruguay.


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01 mars, 2025

CHILI / LE PAYS INQUIET POUR SES EXPORTATIONS DE CUIVRE APRÈS LES ANNONCES DE TRUMP

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UNE VUE DE LA MINE DE CUIVRE LOS BRONCES DE LA SOCIÉTÉ
 ANGLO AMERICAN, À 60 KM DE SANTIAGO, AU CHILI.

IMAGE D'ILLUSTRATION ARIEL MARINKOVIC

Logo RFI
Chili: le pays inquiet pour ses exportations de cuivre après les annonces de Trump / Le Chili, premier producteur mondial de cuivre, s’inquiète de l'annonce de Donald Trump de possiblement taxer les importations du métal rouge. Le président américain estime que le « déversement de cuivre étranger sur le marché américain a fortement touché la production nationale » et il veut donc la protéger. Mais la Maison Blanche ne s’en cache pas, cette mesure ce serait aussi pour empêcher Pékin de dominer le marché mondial. Seulement la Chine n’est que le quatrième producteur de la planète, la première place étant tenue par le Chili dont l’économie dépend en grande partie du cuivre.

Par RFI, Avec notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné

Le cuivre constitue à lui seul 50% des exportations chiliennes et représentait en 2022 un peu plus de 10% du PIB. Après la Chine, les États-Unis sont le deuxième plus gros client du Chili, il y exporte 11% de son cuivre. Si elle se concrétise, l’imposition de droits de douane par les Américains, pourrait réduire la compétitivité des entreprises chiliennes, mais aussi affecter la balance commerciale du pays ainsi que ses recettes fiscales.

VUE AÉRIENNE DES MINES DE CUIVRE ANDINA (À GAUCHE) DE
CODELCO ET LOS BRONCES (À L'AVANT) D'ANGLO AMERICAN AU CHILI
.
(IMAGE D'ARCHIVES)

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Une décision incompréhensible ?

Au-delà des « arguments protectionnistes et de sécurité nationale » invoqués par Trump, le Chili a du mal à comprendre la décision du milliardaire. Car, les États-Unis - déficitaires en cuivre - ont besoin des importations chiliennes. Et, selon plusieurs experts, les Américains ne pourront pas renforcer leur capacité de production et de raffinage en si peu de temps.

Les États-Unis ont de bonnes relations économiques et commerciales avec le Chili, l'imposition de taxes serait « un coup bas », estime le président de la Commission sénatoriale des mines et de l'énergie. Alors y aura-t-il, ou pas, des droits de douanes sur le cuivre ? Donald Trump a donné neuf mois à son administration pour apporter la réponse.

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