24 mars, 2020

IL EST NÉCESSAIRE DE MODIFIER LES MESURES DE DÉTENTION PRÉVENTIVE DES PRISONNIERS POLITIQUES DANS LE CONTEXTE DES MANIFESTATIONS SOCIALES.

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PHOTO AGENCIA UNO
L’unique but de l’état de catastrophe sanitaire décrété dans le pays est de faire face aux défis sanitaires causés par la propagation du coronavirus. Les risques pour la santé affectent la population dans son ensemble, y compris ceux emprisonnés dans le cadre des manifestations sociales.
Le principal objectif du nombre énorme de détenus, qui sont en prison par mesure de précaution, est de punir ceux qui ont remis en cause l’ordre social injuste et qui ont exercé le droit de manifester. La prolongation excessive de la détention préventive est un acte arbitraire et déshumanisé qui devient plus grave dans les circonstances actuelles.

Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire de maintenir en prison les détenus des manifestations sociales. Ils se trouvent dans des cellules surpeuplées, sans soins médicaux suffisants, dans de très mauvaises conditions d’hygiène, de logement et de nourriture. Une situation inverse à celle dans laquelle se trouvent les rares auteurs de crimes contre l’humanité qui habitent des unités optimales répondant aux normes internationales.

La prolongation de la détention provisoire dans le contexte d’une crise sanitaire implique un risque plus élevé. L’État a l’obligation de protéger leur vie. Encore plus lorsque, rappelons-le, des mesures de détention préventive sont utilisées dans le but de prolonger les enquêtes dans le temps. Dans les faits, la détention préventive se transforme en une condamnation de facto dans le but de punir.

CODEPU appuie pleinement les demandes qui proposent de modifier les mesures de précaution de détention préventive en d’autres mesures moins restrictives de la liberté individuelle, car il s’agit d’une mesure juste, nécessaire et urgente qui n’affecte pas le cours des enquêtes menées par les tribunaux eux-mêmes.

La situation grave survenue au Centre de détention préventive de Santiago il y a quelques jours indique la nécessité urgente d’adopter des mesures qui garantissent la vie de tant de jeunes devenus prisonniers politiques à la suite de la crise sociale qui a commencé le 18 octobre.

CORONAVIRUS : UN PAQUEBOT AVEC DES PASSAGERS SOUFFRANTS ERRE AU LARGE DU CHILI

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 UN PAQUEBOT AVEC DES PASSAGERS
 SOUFFRANTS ERRE AU LARGE DU CHILI
ILLUSTRATION ISTOCK
 
Depuis dimanche, un premier cas de Covid-19 est suspecté et les passagers sont confinés. Une centaine de Français sont à bord.
IMAGE GETTY IMAGES
Le Chili interdit à un bateau d'accoster par crainte de la pandémie de Covid-19. Il s'agit d'un paquebot avec plus de 1800 personnes à bord, dont 42 présentant un état grippal.

Le Zaandam, à pavillon néerlandais et exploité par Holland America (groupe Carnival), a quitté Buenos Aires (Argentine) le 7 mars. Il a demandé à débarquer ses malades avant de pouvoir reprendre la navigation vers sa destination prévue, Fort Lauderdale (Floride), aux États-Unis, via le canal de Panama.

Holland America a indiqué dans un communiqué que 13 passagers sur les 1243, et 29 membres d'équipages sur les 586, sont souffrants. « Comme c'est la saison de la grippe et que les tests pour le Covid-19 ne sont pas disponibles à bord, pour le moment il est difficile de déterminer ce que sont exactement ces nombreux cas », a ajouté la compagnie, précisant qu'elle suivait les recommandations de l'autorité américaine de prévention des maladies (CDC).

Ravitaillement en vivres, médicaments et carburant
Le Zaandam, après avoir franchi le cap Horn, devait initialement accoster le 21 mars à San Antonio, port de la région de la capitale chilienne Santiago. «Malgré la confirmation préalable, on ne nous a pas permis de le faire. Personne n'est descendu du navire depuis le 14 mars à Punta Arenas », a rapporté Holland America.

Le 20 et 21 mars, le paquebot a simplement été autorisé à se ravitailler en vivres, médicaments et carburant à Valparaiso (Chili).

Une centaine de Français à bord


Plus d'une centaine de passagers sont français, dont les parents de Gurvan Le Pavec, qui a expliqué que la situation à bord se tend chaque jour. « Depuis le 15 mars, le bateau est au bord des côtes du Chili, ne sachant pas où il va, tentant plusieurs possibilités sans but précis sur la destination. » Depuis dimanche, « le premier cas de Covid-19 est suspecté et a conduit tous les passagers à être confinés dans les cabines avec pour seul contact la dépose des repas devant les portes », a-t-il ajouté.

Le Chili a fermé le 18 mars ses frontières terrestres, aériennes et maritimes. Il comptait lundi 746 cas de coronavirus et 2 décès.


L'AVOCAT ET ANCIEN JUGE BALTASAR GARZON HOSPITALISÉ POUR UN CORONAVIRUS

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LE JUGE ESPAGNOL BALTASAR GARZÓN ARRIVE
 À L'AUDIENCIA NACIONAL DE MADRID.
PHOTO PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP / GETTY IMAGES
Garzon, 64 ans, a été admis mardi à la clinique Ruber de Madrid, après cinq jours de forte fièvre à domicile. Il a été testé positif pour le coronavirus et a reçu le pronostic d'insuffisance respiratoire, ont rapporté les médias espagnols.
BALTASAR GARZÓN. 
DESSIN AJUBEL
L'ancien juge de la Cour nationale s'était auto-isolé à son domicile après s'être plaint de fièvre et de douleurs thoraciques, avant que les symptômes ne s'aggravent.

Garzon est devenu célèbre en tant que juge qui a réprimé l'organisation séparatiste basque ETA, et a poursuivi des accusations de violation des droits de l'homme contre le gouvernement espagnol de Franco, la junte de Pinochet au Chili et la dictature militaire argentine.

Il fournit des conseils juridiques à Assange depuis 2012, se retrouvant parfois soumis à des pressions considérables – comme lorsque des voleurs masqués ont fait irruption dans son bureau en 2017.

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DESSIN  HACHFELD

23 mars, 2020

LUCIEN SÈVE : MORT D’UN GRAND PHILOSOPHE MARXISTE

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LE POÈTE ET AMBASSADEUR EN FRANCE PABLO NERUDA (À GAUCHE) AVEC L'ÉDITEUR 
ET  PHILOSOPHE FRANÇAIS LUCIEN SEVE, QUI A PUBLIÉ TROIS NOUVEAUX LIVRES 
SUR LA SITUATION AU CHILI, LE 13 OCTOBRE 1972. 
PHOTO DE KEYSTONE / ARCHIVES HULTON / GETTY IMAGES
Le philosophe Lucien Sève vient de mourir du coronavirus à l’âge de 93 ans. Il aura fallu la petite bête qui tétanise nos sociétés pour abattre cet homme que nul n’avait pu asservir. Il était une grande figure, très insuffisamment reconnue, du communisme et de la pensée critique.
LUCIEN SÈVE 
 PHOTO FRANCINE BAJANDE
peu d’hommes auront compté autant dans ma vie intellectuelle et militante. Il faisait partie de ceux qui, comme Albert Soboul, grand historien de la Révolution française, ont légitimé intellectuellement mon choix politique du communisme, au moment du grand choc de 1968. Celles et ceux qui l’admiraient étaient en fait des myriades. Sa rigueur, son érudition marxologique et sa critique mordante ont fasciné plusieurs générations d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs et de militants.


Lucien aurait pu avoir une carrière tout aussi tranquille que brillante. Il n’en a rien été. Normalien, professeur à l’automne de 1949, il est révoqué dès mai 1950 d’un poste de prestige, au lycée français de Bruxelles. S’il fait son service militaire, comme tous les jeunes Français, il le fait en Algérie, au sein du corps héritier du « Bat d’Af », le très disciplinaire Bataillon d’Afrique. Communiste et militant syndicaliste, il collectionne les mutations administrativement décidées avant d’atterrir au lycée Saint-Charles, où il reste jusqu’à la fin de sa carrière d’enseignant en 1970.

Science et lutte : les deux facettes de la quête de l’émancipation humaine


Marqué par les souvenirs de la guerre, plongé dans les pugilats idéologiques de la guerre froide, il faisait partie de ces intellectuels qui pensaient que la science et la lutte étaient deux facettes indissociables de la grande quête de l’émancipation humaine. Comme son ami Louis Althusser, comme tant d’autres, il fut sans réticence un intellectuel stalinien « à son créneau », très tôt un connaisseur érudit de Marx en version originale, comme il le fut de Lénine, grâce à son épouse Françoise qui maîtrisait parfaitement le russe [1].

Il ne fut pas facile, à cette génération, de se débarrasser des macules du stalinisme. En 1956, Lucien fit partie de ceux qui, tout en entrevoyant la tragédie d’une époque, ont d’abord considéré, comme Maurice Thorez et Mao Zedong, que la critique ne devait pas se confondre avec le reniement. Il estima donc, comme la grande majorité de ses camarades du PCF, que l’opportunisme était le principal danger.

Le premier grand combat public de sa vie fut mené contre la lecture de Marx entreprise par Roger Garaudy, alors considéré de fait comme le philosophe officiel du PC. Comme Althusser, il voyait dans ses approches une altération du marxisme, à terme source de capitulation. Mais à la différence d’Althusser, il choisit de combiner cet esprit de rigueur, confinant parfois à la raideur, avec le désir d’ouverture que le PCF engagea après 1962 et qui le poussa jusqu’aux rivages de l’eurocommunisme, entre 1975 et 1978.

Le choix du Parti communiste


En 1970, Lucien Sève choisit d’être permanent du Parti communiste. Le choix n’était pas sans conséquences redoutables : aux yeux du plus grand nombre, et d’abord à ceux des intellectuels, celui qui choisit d’être un révolutionnaire professionnel se met du côté de « l’intérêt de parti » et pas du côté de la « vérité » ou de « l’objectivité ». Au bout du compte, cela lui a valu de ne pas être reconnu pour le grand intellectuel que la somme et la qualité de ses œuvres désignaient pourtant. Il est vrai que le choix d’un engagement total, au sein d’un parti qui a été à la fois l’objet d’un choix conscient, une passion et un appareil, s’est avéré une contrainte façonnant la façon d’être, de parler et d’écrire. Mais ce respect du collectif militant d’insertion ne signifiait pas chez Lucien Sève l’obédience absolue de la foi. Il fut un permanent, membre du Comité central dès 1961 (il a alors 35 ans). En pratique, il fut considéré comme un philosophe officiel, même s’il s’en est toujours âprement défendu. Mais il n’accéda jamais au sacro-saint Bureau politique. Directeur des éditions du PCF depuis 1970, il quitta volontairement cette fonction en 1982, parce qu’il estimait ne plus disposer de l’autonomie de décision indispensable à ses yeux. Enfin, en juin 1984, alors qu’il était à l’apogée de son image dans le parti, il amorça le processus de distanciation qui fit de lui un refondateur en 1989 et lui valut même un temps d’être tenu pour l’âme d’un complot contre le parti. Lucien savait ce qu’il en coûtait de s’écarter de la ligne : il en assumait le prix.

Ce militant indéracinable a laissé une œuvre d’une incroyable richesse. J’en ai été un lecteur passionné, mais ne suis pas pour autant habilité à dire l’apport d’un travail avant tout philosophique. Je dirai seulement que j’en ai gardé l’admiration devant l’ascèse intellectuelle du chercheur, la conviction selon laquelle il n’est pas de science sans dispute et la fascination devant ce qui m’est apparu comme des intuitions géniales. S’il me fallait en retenir quelques-unes, ce serait notamment celles-ci : que l’abolition du capitalisme n’est rien sans la pensée de son dépassement, c’est-à-dire du processus qui conduit à sa disparition ; que l’histoire n’est pas une science des lois générales, au contraire plutôt une science de l’individu ; que Marx disait que l’émancipation de chacun était la condition de l’émancipation de tous, et pas le contraire ; qu’il ne servait à rien d’opposer forme et contenu, ou forme et structure, mais qu’il convenait de penser la formation, c’est-à-dire le processus construisant en même temps la forme, le contenu et la structure. Sans lui, je n’aurais jamais été capable de percevoir tout cela et bien d’autres choses encore.

Une figure tutélaire de la pensée marxiste


Dans le Parti communiste et dans sa direction, j’ai eu la chance et même l’honneur de côtoyer quelques grands noms de la légende communiste, comme Henri Rol-Tanguy ou Marie-Claude Vaillant-Couturier, pour ne citer que ces deux-là. J’ai de même la fierté d’avoir côtoyé Lucien Sève et de bénéficier de son amitié. Nous n’étions pas de la même génération, n’avions pas la même formation intellectuelle et n’étions pas d’accord sur quelques points. Mais si je n’ai jamais osé en faire un modèle, j’en ai fait continûment une figure tutélaire, depuis 1969. Une figure que j’aimais profondément, dont la perte me navre et crée un vide que rien ne saura combler.

En 2020, le PCF fête ses cent ans d’existence. Il le fera sans Lucien Sève. L’histoire a fermé bien des portes. La mort en ajoute une. Mais Lucien nous a suffisamment dit que, le communisme n’étant pas né avec le XXe siècle, il n’avait aucune raison de disparaître avec lui.
RM
Roger Martelli Historien, directeur de la rédaction de Regards, il a participé récemment à la publication de la correspondance de Louis Althusser et de Lucien Sève entre 1949-1987 (aux Éditions sociales en 2018). Il a aussi publié en 2018, toujours aux Éditions sociales, « Une dispute communiste : le Comité central d’Argenteuil sur la culture ». Lucien Sève fut, avec Louis Althusser et Roger Garaudy, l’un des protagonistes des débats entourant cette session du Comité central.

Parmi les ouvrages récents de Lucien Sève :

Penser avec Marx aujourd’hui. Tome I. Marx et nous, La Dispute, 2004.
• Qu’est-ce que la personne humaine ? Bioéthique et démocratie, La Dispute, 2006
• Penser avec Marx aujourd’hui. Tome II. L’homme ?, La Dispute, 2008
• Aliénation et émancipation, Paris : Éditions La Dispute, 2012
• Penser avec Marx aujourd’hui. Tome III. La philosophie ?, La Dispute, 2014
• Pour une science de la biographie, suivi de « Formes historiques d’individualité », Éditions sociales, 2015
• Octobre 1917. Une lecture très critique de l’historiographie dominante, suivi d’un choix de textes de Lénine, Éditions sociales, 2017
• Capitalexit ou catastrophe. Entretiens avec Jean Sève, La Dispute, 2018.
• Penser avec Marx aujourd’hui. Tome IV. Le communisme ?, Première partie,
Notes
[1] Elle lui permit entre autres d’accéder aux travaux du psychologue soviétique Lev Vygotsky, dont elle traduisit les ouvrages principaux, Pensée et langage (1985) et Histoire du développement des fonctions psychiques supérieures (2014)


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22 mars, 2020

COVID-19: CUBA ENVOIE EN ITALIE DES MÉDECINS AYANT COMBATTU LA FIÈVRE EBOLA

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DES MÉDECINS CUBAINS SONT ARRIVÉS 
EN LOMBARDIE POUR AIDER DANS LA 
BATAILLE  CONTRE LE CORONAVIRUS
DESSIN RAMSES MORALES IZQUIERDO
Cuba a dépêché en Italie une équipe de 52 médecins et infirmiers, dont certains forts d’avoir combattu la fièvre Ebola en Afrique, pour aider le pays européen le plus meurtri dans sa lutte contre le Covid-19.
PHOTO AFP
La destination de cette équipe arrivée samedi en Italie est la région de Lombardie, la plus touchée par le coronavirus. En un mois, 4 825 personnes sont mortes en Italie en raison de cette pandémie.

L’équipe composée de 36 médecins, 15 infirmiers et un administrateur, «est prête à travailler sans relâche pour soigner et affronter l’épidémie de Covid-19 en collaboration avec les professionnels de la santé» d’Italie, a déclaré son chef, Carlos Ricardo Perez.

Trente des membres de cette équipe ont lutté contre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014 à l’appel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a ajouté le chef de l’équipe lors d’une cérémonie avant leur départ de La Havane.

Avec des revenus de 6,3 milliards de dollars en 2018, l’exportation de services médicaux, en plus du tourisme, est l’un des moteurs de l’économie cubaine, selon les chiffres officiels.

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DESSIN RAMSES MORALES IZQUIERDO

21 mars, 2020

PREMIER DÉCÈS AU CHILI ET PLUS DE 500 CAS CONFIRMÉS DE CORONAVIRUS

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UN ARTISTE DE RUE DÉGUISÉ EN JASON, UN PERSONNAGE DU
FILM "VENDREDI 13", PORTE UN MASQUE PAR PRÉCAUTION
CONTRE LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS,
DANS LE CENTRE DE SANTIAGO, AU CHILI.
PHOTO AP
Une octogénaire est décédée samedi au Chili du Covid-19, premier décès lié à l’épidémie de coronavirus dans ce pays sud-américain qui a enregistré plus de 500 cas, ont annoncé les autorités sanitaires
Samedi 21 mars 2020 – Une octogénaire est décédée samedi au Chili du Covid-19, premier décès lié à l’épidémie de coronavirus dans ce pays sud-américain qui a enregistré plus de 500 cas, ont annoncé les autorités sanitaires.
« Nous déplorons le premier mort au Chili par Covid-19. Une femme de 83 ans », a déclaré le ministre de la Santé, Jaime Mañalich, sur son compte Twitter.

LA GUERRE ÉCONOMIQUE AU TEMPS DU CORONAVIRUS : AUCUNE TRÊVE POUR LE VÉNÉZUÉLA

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« C'EST LUI QUI L'A FAIT » 
DESSIN HAJO
Le Vénézuéla entre dans une guerre économique frontale avec les États-Unis et ses institutions alliées, en l’occurrence le Fond monétaire international (FMI) et le Forum pour le progrès de l’Amérique du Sud (Prosur). Les crises, sanitaires ou politiques, font tomber les masques. Tandis que le FMI refuse de financer le Vénézuéla, le président du Chili, aligné sur l’administration Trump, exclut le président Maduro de la réunion de coordination avec les dirigeants d’Amérique du Sud. 
Par Alejandro Navarro Brain
DESSIN ENEKO LAS HERAS
La crise économique, doublée d’une « guerre économique » menée par plusieurs entreprises et soutenue par les États-Unis contre le Vénézuéla, a coûté entre 1,1 et 1,6 % du produit intérieur brut (PIB) entre 2013 et 2017, soit environ entre 245 et 350 milliards de dollars ; l’épidémie de Covid-19 n’a pas donné lieu à une trêve. Pour combattre la crise sanitaire, le président Maduro a demandé un prêt de 5 milliards de dollars au FMI. Ce dernier lui a opposé une fin de non-recevoir, arguant qu’il n’y avait pas de consensus quant à la reconnaissance internationale du gouvernement – alors que l’Assemblée générale des Nations Unies le reconnaît comme le seul gouvernement légitime.
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FMI AU TEMPS DU CORONAVIRUS
PHOTO ILLUSTRATION 
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20 mars, 2020

LE COVID-19 CONTRAINT À REPORTER LE PROCESSUS ÉLECTORAL AU CHILI

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« JE VEUX PLÉBISCITE MAINTENANT !!! »
DESSIN ALEN LAUZAN
Santiago du Chili, 20 mars 2020 (Prensa Latina) L’ensemble du spectre politique du Chili a décidé hier de déplacer complètement le calendrier électoral prévu pour les prochains mois dans le pays, suite à l’expansion de la pandémie provoquée par le SRAS-cov-2.
« LA DISTANCE SOCIALE »
DESSIN ALEN LAUZAN
C’est pourquoi le plébiscite historique du 26 avril aura lieu à titre provisoire le 25 octobre, les primaires pour les maires et les gouverneurs régionaux le 29 novembre et les élections des gouverneurs, maires, conseillers et constituants sont désormais programmés pour le 4 avril 2021.

CORONAVIRUS : LA LOMBARDIE DEMANDE L'AIDE DE LA CHINE, DE CUBA ET DU VÉNÉZUÉLA

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LE 12 MARS DERNIER, 9 MÉDECINS CHINOIS ET
PLUSIEURS TONNES DE MATÉRIEL SANITAIRE
SONT ARRIVÉS À ROME À BORD D'UN VOL SPÉCIAL.
PHOTO ALFREDO FALCONE /AP / SIPA
Le système sanitaire du nord de l'Italie n'arrive plus à faire face à l'afflux de patients. Les effectifs sont trop faibles et le personnel médical est épuisé. Des équipes cubaines et chinoises viennent prêter main-forte à la Lombardie. 
Ils sont en première ligne mais pas assez nombreux : ce sont les médecins et les infirmiers italiens. Ils paient déjà un lourd tribut à la guerre contre le Coronavirus avec 14 morts et près de 10 % du personnel médical contaminé par la maladie.
DES MÉDECINS DE CUBA,
ARRIVENT EN LOMBARDIE
PHOTO GRANMA
La carence des effectifs était déjà sérieuse avant l'épidémie, elle est désormais tragique. « Nous avons besoin de médecins et d'infirmiers, ne cesse de répéter Attilio Fontana , le président de la Lombardie. Ils sont en nombre insuffisant et à bout de forces. L'appel lancé ces derniers jours à ceux qui ne travaillent plus ou aux spécialistes dans d'autres régions n'a pas provoqué la réponse espérée ».

OEA : LUIS ALMAGRO RÉÉLU AU POSTE DE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

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LE RÔLE HONTEUX DE LUIS ALMAGRO 
À LA TÊTE DE L'OEA
DESSIN ANTONIO RODRÍGUEZ
L’Assemblée générale de l’OEA a réélu Luis Almagro au poste de Secrétaire général et Nestor Mendez au poste de Secrétaire général adjoint
«LUIS ALMAGRO»
La 54ème Assemblée générale extraordinaire de l’Organisation des États américains (OEA) a réélu aujourd’hui Luis Almagro secrétaire général et Nestor Mendez secrétaire général adjoint de l’Organisation.

Le Secrétaire général Almagro, de l’Uruguay, a été réélu avec 23 des 33 voix exprimées par les États membres. La candidate María Fernanda Espinosa, de l’Équateur, a obtenu 10 voix et un pays a fait abstention.

Après sa réélection, le Secrétaire général Almagro a remercié ceux qui ont soutenu sa candidature et a promis: «Je continuerai à consacrer tous les efforts pour garantir plus de droits à plus de personnes dans les 34 États membres.»

Le secrétaire général adjoint Nestor Mendez, du Belize, a été réélu par acclamation. Il a déclaré: « Je m’engage à faire en sorte que cette Organisation soit bien placée pour aider chacun de ses États membres à faire face à la pandémie mondiale et aux autres crises qui frappent notre monde en ce moment. »

Le Secrétaire général Almagro et le Secrétaire général adjoint Mendez rempliront leur deuxième mandat pour cinq ans à compter du 26 mai 2020. Aucun d’eux ne sera rééligible une fois son deuxième mandat terminé.