05 avril, 2025

LE FRONT LARGE DÉFINIT SON CANDIDAT POUR LES PRIMAIRES PRÉSIDENTIELLES DU CHILI

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LE  DÉPUTÉ GONZALO RODOLFO WINTER ETCHEBERRY
PHOTO PRENSA LATINA

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Le Front Large définit son candidat pour les primaires présidentielles du Chili / Santiago du Chili, 4 avril (RHC) Le Comité Central du Frente Amplio (FA) a annoncé aujourd'hui que le député Gonzalo Winter était son candidat pour les primaires présidentielles de 2025, qui seront organisées par les partis membres de la coalition gouvernementale chilienne.

Édité par Reynaldo Henquen 2025-04-04

LE  DÉPUTÉ GONZALO WINTER
PHOTO LA TERCERA

La décision a été prise à l'unanimité par la plus haute instance dirigeante de cette formation politique, dont est issu l'actuel chef du Palais de la Moneda, Gabriel Boric.

► À penser en dessin :  FENÊTRE SUR COUR

Selon Diego Soto, secrétaire général de l'organisation du parti, participer aux élections primaires avec son propre candidat est la meilleure façon de promouvoir la validité de l'agenda du gouvernement et d'articuler une large alliance avec les forces progressistes.

Winter rejoint ainsi l'ancienne ministre de l'intérieur, Carolina Tohá, du Parti pour la démocratie, Vlado Mirosevic, des libéraux, et Jaime Mulet, du Front social-vert-régionaliste, qui ont déjà été proclamés par leurs partis respectifs.

Il reste à voir quelle sera la décision des partis socialiste et communiste du Chili, deux des groupes les plus importants de la coalition au pouvoir.

Fort de ses 20 ans de militantisme, l'actuel candidat du FA a déclaré vouloir maintenir la solidarité comme symbole de l'identité chilienne et a rappelé des événements historiques, tels que la reconstruction après le tremblement de terre de 2010, à laquelle ont participé des jeunes de tous les secteurs.

Les membres du Frente Amplio au Congrès national ont soutenu la candidature de Gonzalo Winter dans un communiqué officiel, dans lequel ils le décrivent comme la bonne personne pour représenter le parti lors des primaires.

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« EN ATTENDANT L'ÉLECTION »
DESSIN NESTOR SALAS

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29 mars, 2025

CHILI : LA « JOURNÉE DU JEUNE COMBATTANT »

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L'AFFICHE FUT PUBLIÉE PAR LA 
COMMISSION DE LA JEUNESSE 
DU CODEPU EN 1988

1985 - 29 mars - 2025
La « Journée du Jeune Combattant » est le nom donné au Chili pour commémorer l'assassinat des frères Eduardo (20 ans) et Rafael (18 ans) Vergara Toledo, militants du Mouvement de la Gauche Révolutionnaire (MIR), par les Carabiniers du Chili dans la commune de Estación Central le vendredi 29 mars 1985,​ pendant la dictature militaire dirigée par Augusto Pinochet. Le même jour, Paulina Aguirre Tobar (20 ans), membre du MIR, a également été exécutée et le professeur Manuel Guerrero Ceballos et le sociologue José Manuel Parada Maluenda, membres du Parti communiste et victimes du cas Égorgés.

À
RAFAEL ET EDUARDO VERGARA TOLEDO
 
 Santiago, chaque année, des manifestations sont organisées en mémoire de Rafael et Eduardo Vergara Toledo, deux frères assassinés en 1985 par la police de Pinochet. 

Les frères Vergara Toledo, militants du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR), ont été interceptés et poursuivis avant d'être criblés de balles par des agents de l'état avec un fusil G 510-4, une mitraillette Uzi et leurs armes de service, le 29 mars 1985.

Ces deux jeunes du quartier Villa de Francia, Rafael Mauricio 18 ans et Eduardo Antonio 20 ans sont devenus des symboles de la lutte contre le régime militaire du dictateur Augusto Pinochet. En leur honneur, le Jour du Jeune Combattant est commémoré chaque année le 29 mars. (FAL)

Une militante oubliée 

PAULINA AGUIRRE TOBAR
Paulina Aguirre était lycéenne et militante de MIR quand  la « Central Nacional de Información » (CNI), police politique chilienne pendant la dictature militaire d'Augusto Pinochet, l’a assassinée dans le cadre d’un faux affrontement. Elle n’avait que 20 ans. Elle fut abattue dans le secteur d’El Arrayán la nuit même où Rafael et Eduardo  furent assassinés.

« Il y a encore 8 ou 5 ans, ma fille était très présente dans les campagnes du Jeune Combattant. Puis sa figure a disparu, la seule représentante féminine ; ils n’ont gardé que les Vergara, les hommes. Cela m’a mis très mal à l’aise, je n’ai jamais compris cette attitude. Peut-être parce que je n’étais pas au Chili », dit Luis Aguirre Smith, père de Paulina. La lycéenne a été assassinée le même jour que Rafael et Eduardo Vergara Toledo : le 29 mars 1985, le « Jour du Jeune Combattant ».

« Je suis un peu féministe, il faut souligner l’aspect féminin de la résistance. Des centaines de compagnes sont mortes en résistance. Si vous prenez l’image de ma fille, il n’en restera pas une dans le souvenir. Et ce sont des centaines de femmes! » répète Aguirre.(El Ciudadano)

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FLYER CONVERGENCIA SOCIAL 
« HEURTS ET ARRESTATIONS LORS DE LA 

28 mars, 2025

DÉCÈS DE L'ÉCONOMISTE CHILIEN HUGO FAZIO

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HUGO FAZIO RIGAZZI

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Hugo Fazio Rigazzi, survenu le vendredi 28 mars 2025 à Santiago du Chili à l'âge de 93 ans. 
HUGO FAZIO RIGAZZI

Hugo Fazio Rigazzi né à Santiago du Chili, le 14 mars 1932, fut un économiste chilien et ancien dirigeant du Parti communiste chilien (PCCh). Il est devenu vice-président exécutif de la Banque centrale sous le gouvernement de Salvador Allende.

Fils d'Oreste Fazio et d'Amanda Rigazzi. De son premier mariage, avec Adriana Vengoa, il eut deux enfants, Adriana et Hugo. Des années plus tard, il épousa Cecilia Coll, avec qui il eut deux autres enfants, Valentina et Cristian.

Il a étudié l'économie à l'Université du Chili. Après le coup d'État de 1973, il a demandé l'asile à l'ambassade de la République Démocratique allemande. Durant les mois d'attente pour pouvoir partir, il commence à écrire des rapports économiques, appelés plus tard « Lettres économiques », qu'il envoie à l'étranger et qui sont diffusés à la radio de Berlin. Après son exil, il a continué à travailler sur ces rapports hebdomadaires, une tâche qu'il a  poursuivit jusqu'à sa mort.

Il est considéré par ses pairs comme un de meilleurs journalistes économiques et vulgarisateur de la critique économique néolibéral.

Il a vécu une partie de son exile en Union soviétique, où il a occupé des postes importants au sein du Parti communiste chilien. Il est entré clandestinement dans le pays en 1981, prenant contact avec la direction interne du Parti communiste, bien qu'il soit reparti quelque temps plus tard.

Il est retourné définitivement au Chili en 1989, rejoignant l'Université Arcis, l'Académie de l'Humanisme Chrétien et l'Université du Chili en tant qu'universitaire. Depuis lors, avec Orlando Caputo Leiva et Manuel Riesco Larraín, il est devenu une figure de proue parmi les économistes critiques du modèle néolibéral. Sa production académique abondante s’est distinguée depuis lors.
 « Honneur et gloire à notre compañero économiste
et militant, qui a consacré son travail à la noble cause
d’une vie meilleure, dans la dignité et
la prospérité pour le peuple.
 / Au revoir, camarade Fazio ! »
FLYER PCCH

Hugo Fazio fut le président directeur de la Fondation Centre d'études nationales sur le développement alternatif (CENDA).  Fondation à but non lucratif dédiée à la recherche, à l’enseignement et à la sensibilisation, elle élabore des propositions pour le pays à contenu social, démocratique et participatif.

CHILI / DES PÊCHEURS TENTENT DE BLOQUER LE PRINCIPAL PORT DU PAYS

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 UN NAVIRE DE LA MARINE CHILIENNE ASPERGE UN BATEAU AVEC DES
MANIFESTANTS, PÊCHEURS ARTISANAUX, LORS D'UNE MANIFESTATION
LE 27 MARS AU PORT DE SAN ANTONIO, AU CHILI
PHOTO CRISTOBAL BASAURE

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France24
Chili: des pêcheurs tentent de bloquer le principal port du pays / Santiago du Chili (AFP) – Des pêcheurs artisanaux ont tenté jeudi de perturber les opérations portuaires au Chili, au troisième jour d'une manifestation pour réclamer l'augmentation de leurs quotas de pêche, ont indiqué les autorités. 
Une loi qui sent le poisson ]

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Le sénateur Daniel Núñez Arancibia (PCCh) soutient les
manifestants  contre la loi sur la pêche dite « loi Longueira
« Soit vous êtes avec le PEUPLE, soit vous ne l'êtes pas. Notre sénateur Daniel Núñez Arancibia
 fait ce qu'il doit faire, en se tenant aux côtés de ceux qu'il doit faire. / #FinalleyLongueira»
France 24 Publié le : 28/03/2025 

Les manifestations, qui ont fait depuis mardi une vingtaine de blessés, pour la plupart des policiers, et autant d'arrestations, se sont poursuivies jeudi dans le port de San Antonio, où transite la plus grande partie du fret du pays.

PÊCHE : DES MANIFESTATIONS SE SONT RÉPANDUES DANS TROIS RÉGIONS
 DU PAYS POUR TENTER D'ACCÉLÉRER LE DÉBAT SUR UNE NOUVELLE LÉGISLATION

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Des manifestations ont également eu lieu dans les ports de Valparaiso et de Quinteros, aussi situés sur la côte centrale du Chili, à environ 120 km de Santiago.

Les pêcheurs artisanaux réclament l'approbation "immédiate" par le Parlement d'un projet de loi visant à augmenter leur quota de pêche et à réduire celui des pêcheurs industriels. La loi, présentée en septembre 2024 par le gouvernement du président Gabriel Boric, a été approuvée par la Chambre des députés et est en cours d'examen par la commission des finances du Sénat.

"Les manifestants ont tenté d'empêcher le passage de navires (...) dans le but de bloquer les opérations portuaires", a déclaré la marine chilienne dans un communiqué.

En outre, des troupes ont été mobilisées sur des bateaux rapides pour repousser les manifestants. Quatre personnes ont été arrêtées, a indiqué la marine dans un communiqué.

Aucune autorité n'a signalé de suspension des activités portuaires.

Le président de la fédération de la région de Valparaiso, Miguel Angel Hernandez, a déclaré à l'AFP qu'un de ses collègues avait été blessé par des projectiles tirés par la marine.

Il a également affirmé qu'une centaine d'embarcations avaient tenté de bloquer "le passage des navires industriels" à San Antonio.

Mercredi, des affrontements avec la police dans plusieurs régions du pays ont fait quinze blessés parmi les policiers et un parmi les manifestants. Un véhicule des forces de l'ordre a été incendié dans la région de Maule (sud), lors de manifestations particulièrement violentes.

© 2025 AFP

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 UNE LOI QUI SENT LE POISSON 

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27 mars, 2025

AU BRÉSIL, JAIR BOLSONARO SERA JUGÉ POUR TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT

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L’EX-PRÉSIDENT BRÉSILIEN JAIR BOLSONARO S’ADRESSE À LA PRESSE
APRÈS  QUE DES JUGES DE LA COUR SUPRÊME DU BRÉSIL ONT ACCEPTÉ
LES ACCUSATIONS PORTÉES CONTRE LUI POUR UNE TENTATIVE COUP D’ETAT,
À BRASILIA, AU BRÉSIL, LE 26 MARS 2025.
PHOTO LUIS NOVA

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Le Monde

Au Brésil, Jair Bolsonaro sera jugé pour tentative de coup d’État / Accusé d’avoir tenté de renverser les résultats de l’élection présidentielle, fin 2022, l’ex-président risque jusqu’à quarante-trois années de prison. [Le « Mythe » au trou]

Par Bruno Meyerfeld (Sao Paulo, correspondant)

Il y aura donc un « procès Jair Bolsonaro ». Ainsi en ont décidé les juges du Tribunal suprême fédéral, la plus haute instance du pouvoir judiciaire brésilien, qui, à l’unanimité, ont décidé, mercredi 26 mars, de retenir les charges pesant sur l’ancien président (2019-2023). Celui-ci est désormais officiellement accusé d’avoir tenté d’organiser un coup d’Etat, fin 2022, afin de renverser les résultats de l’élection présidentielle. Il risque jusqu’à quarante-trois années de prison.

«  Vous pouvez choisir  »
« BOLSONARO EST UN ACCUSÉ ! / PROCHAINE ÉTAPE : BOLSONARO ARRÊTÉ  »
 DESSIN  CARLOS LATUFF

► À penser en dessin :  FENÊTRE SUR COUR

L’affaire est d’ores et déjà historique. Jamais un ancien chef de l’État brésilien n’avait été poursuivi pour des faits d’une telle gravité. Les juges de la première chambre, qui réunit cinq des onze membres du Tribunal suprême fédéral, ont fondé leur décision sur une enquête minutieuse menée par la police fédérale. Jair Bolsonaro est accusé d’avoir pris la tête d’une « organisation criminelle » visant à instaurer un état d’exception et à assassiner son successeur, Luiz Inacio Lula da Silva, avec, pour conséquence, l’invasion et la mise à sac des institutions de Brasilia par des manifestants d’extrême droite, le 8 janvier 2023.

Au-delà du dirigeant d’extrême droite, les magistrats ont décidé d’ouvrir un procès contre sept autres personnalités soupçonnées d’avoir participé à l’élaboration du putsch, dont plusieurs militaires, comme l’ancien ministre de la défense et général Walter Souza Braga Netto, ou l’ex-chef du renseignement Alexandre Ramagem.

« Théâtre procédural »

Entamée mardi 25 mars, la session de la première chambre a été retransmise en direct par les chaînes d’information. Les spectateurs ont eu la surprise de découvrir le visage crispé de Jair Bolsonaro, assis sur un fauteuil écarlate, au premier rang du public. L’ex-président avait tenu à assister à la première journée d’audience, afin de se « confronter » de manière « courageuse et honorable » ses accusateurs et, en premier lieu, à Alexandre de Moraes, juge star du tribunal et rapporteur de l’affaire, qu’il n’a pas quitté des yeux.

Mais le regard accusateur de l’ancien capitaine de l’armée n’a pas fait ciller les juges. Celso Vilardi, avocat de la défense, a bien tenté d’argumenter que son client avait « ordonné la transition » avec l’administration Lula, fin 2022. « Cela n’est pas compatible avec une tentative de coup d’État », a-t-il plaidé, sans succès.

Dos au mur, Jair Bolsonaro n’a d’autre choix que de dénoncer un procès politique et de se poser en victime. Dès mardi, il évoquait la « plus grande persécution politico-judiciaire de l’histoire du Brésil », puis, le lendemain, un « théâtre procédural » visant à « interférer dans la dynamique politique et électorale du pays » et à l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle de 2026.

Il estime, par ailleurs, que la première chambre du Tribunal suprême fédéral n’a pas la légitimité suffisante pour juger équitablement de son sort. Celle-ci ne comporte de fait aucun magistrat nommé par Jair Bolsonaro, contre deux récemment désignés par Lula. Ses avocats insistent pour que le cas soit traité en plénière, en présence des onze juges de l’institution.

La procédure adoptée obéit aux normes du tribunal. « Mais le règlement prévoit aussi que les cas les plus importants puissent être jugés en plénière », remarque Felipe Recondo, fondateur du site d’information juridique JOTA. Une telle décision « donnerait plus de force à la décision finale des juges », reconnaît ce spécialiste du Tribunal suprême fédéral, « mais elle aurait rallongé considérablement les délais du procès ».

Une mobilisation en déclin

L’objectif des magistrats est de conclure l’affaire d’ici à la fin de l’année, afin de ne pas interférer avec la présidentielle. Pris de vitesse, Jair Bolsonaro compte sur ses alliés au Congrès pour le protéger des juges. Le Parti libéral, dont il est le président d’honneur, demeure le premier groupe à la Chambre des députés et soutient une loi d’amnistie, qui absoudrait les émeutiers. En deux ans, plus de 500 d’entre eux ont été condamnés à des peines allant jusqu’à dix-sept ans de prison.

La proposition de loi pourrait en théorie bénéficier à Jair Bolsonaro. Mais il n’est pas sûr qu’il dispose de l’assise politique d’antan. Selon le quotidien Estadao, 171 députés sur 513 soutiendraient une loi d’amnistie, mais à peine 105 se disent prêts à la voter dans le cas où elle s’appliquerait à l’ex-président, qui sent désormais le soufre. L’extrême droite est-elle prête à abandonner son héros déclinant ?

Autrefois capable de mobiliser des centaines de milliers de personnes dans les rues, Jair Bolsonaro n’a réussi à réunir que quelque 18 000 manifestants, le 16 mars, sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro. Une humiliation pour le « Mythe », comme le surnomment ses partisans, qui semble s’approcher de son crépuscule.

En ligne, « les réseaux bolsonaristes sont toujours très bien organisés, en particulier sur X. Mais on sent une nette diminution d’intensité dans le nombre de publications », constate Marcelo Alves, directeur de la méthodologie au sein de l’institut Democracia em Xeque (« démocratie en échec »), qui lutte contre la désinformation au Brésil. « Le mot d’ordre se réduit à la seule défense de Bolsonaro et n’attire plus que des fondamentalistes. Les gens sont davantage préoccupés par l’économie que par son sort devant les tribunaux », ajoute-t-il.

« Help us, Donald Trump ! » (« aidez-nous, Donald Trump ! »), clamaient certains manifestants, le 16 mars, à Rio. Face aux assauts de la justice et au manque de soutien populaire, le seul recours pour Jair Bolsonaro se trouve du côté de Washington, où son propre fils Eduardo s’est exilé fin février. Beaucoup, à Brasilia, considèrent important le risque de fuite de l’ex- président, malgré la confiscation de son passeport.


Bruno Meyerfeld (Sao Paulo, correspondant)


DESSIN EMMANUEL DEL ROSSO


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HUIT BLESSÉS LORS D’AFFRONTEMENTS ENTRE PÊCHEURS ET POLICIERS AU CHILI, SUR FOND DE QUOTAS DE PÊCHE

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DES CENTAINES DE PERSONNES SE SONT RASSEMBLÉES À VALPARAISO, AU CHILI,
 POUR DEMANDER L’APPROBATION D’UNE LOI SUR LES QUOTAS DE PÊCHE DANS LE PAYS.
PHOTO CRISTOBAL BASAURE
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Ouest
France
Huit blessés lors d’affrontements entre pêcheurs et policiers au Chili, sur fond de quotas de pêche / 
Des centaines de pêcheurs ont manifesté dans les rues de Valparaiso mercredi 26 mars pour demander une augmentation des quotas de pêche artisanale. Un rassemblement qui a dégénéré, faisant huit blessés, dont sept parmi les policiers. [ 
Une loi qui sent le poisson ]

Ouest-france Le marin avec agences. Publié le 26/03/2025 

Des centaines de personnes se sont rassemblées à Valparaiso, au Chili, pour demander l’approbation d’une loi sur les quotas de pêche dans le pays. Des affrontements entre la police et des pêcheurs, lors d’une manifestation dans le port chilien de Valparaiso pour réclamer l’approbation d’une loi concernant la répartition des quotas de pêche, ont fait huit blessés, ont annoncé mercredi les autorités locales.

PÊCHE : DES MANIFESTATIONS SE SONT RÉPANDUES DANS TROIS RÉGIONS
 DU PAYS POUR TENTER D'ACCÉLÉRER LE DÉBAT SUR UNE NOUVELLE LÉGISLATION

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Sept policiers et un manifestant ont été blessés, a indiqué à la presse Patricia Vasquez, générale des carabiniers de Valparaiso, port situé sur le Pacifique, à quelque 120 km de Santiago.

Les pêcheurs ont jeté des pierres et des pétards sur la police. Ils ont également incendié des pneus. La police a répondu en utilisant des canons à eau et des gaz lacrymogènes, a constaté l’AFP sur place. Selon les autorités, trois personnes ont été interpellées.

La loi, présentée en septembre 2024 par le gouvernement du président Gabriel Boric, a été approuvée par la Chambre des députés et est examinée par la commission des finances du Sénat.

Le merlu et la seiche en débat

Le président de la fédération des pêcheurs artisanaux de la région de Valparaiso, Miguel Angel Hernandez, a estimé auprès de l’AFP que le projet de loi est  retardé  et a exigé son approbation  immédiate . Selon lui, le principal point de discussion concerne la répartition entre la pêche artisanale et industrielle des quotas de merlu et de seiche, deux espèces les plus importantes pour les pêcheurs locaux.

Hugo Poblete, un dirigeant syndical des pêcheurs de Quintero cité par Reuters explique que les pêcheurs artisans ont obtenu un pourcentage avantageux lorsque la loi a été adoptée par la Chambre basse, dont 70 pour cent pour le merlu et 90 pour cent pour la seiche, mais que ces pourcentages ont été réduits au fur et à mesure de l’examen du projet de loi au Sénat.

Le sous-secrétariat à la Pêche affirme que la loi vise à garantir  une distribution plus juste et équitable des quotas entre les secteurs de la pêche artisanale et industrielle .

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 UNE LOI QUI SENT LE POISSON 

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26 mars, 2025

FACE À L'ASSAUT DES VAGUES, LES PORTS DU PACIFIQUE SUD-AMÉRICAIN RENFORCENT LEURS PROTECTIONS

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VUE AÉRIENNE DE LA DIGUE AU PORT DE
SAN ANTONIO, CHILI,  LE 13 MARS 2025
PHOTO RODRIGO ARANGUA
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Monde
Face à l'assaut des vagues, les ports du Pacifique sud-américain renforcent leurs protections / 
Des grues déposent d'imposants blocs de béton sur le brise-lames qui protège depuis un siècle le port chilien de San Antonio des assauts de la houle. Profitant d'une mer calme, les ouvriers s'activent avant le début de l'hiver austral, en juin.

TV5 Monde

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Les opérations commerciales du principal port chilien, comme celles de dizaines d'autres, dont deux des plus importants en Equateur et au Pérou, sont de plus en plus perturbées par l'agitation marine.

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Avec l'élévation du niveau de la mer et la hausse des températures liées au réchauffement climatique, "des houles plus intenses et plus fréquentes se produisent", explique à l'AFP le climatologue chilien Raul Cordero.

Des sites portuaires qui, il y a encore quelques décennies, n'auraient pas eu besoin d'être protégés, doivent désormais l'être, assure-t-il.

Or, le port de San Antonio se situe dans une baie "très exposée", note Andrés Orrego, directeur du site spécialisé Portal Portuario.

Situé à 120 kilomètres de la capitale Santiago, San Antonio est le troisième port le plus fréquenté du Pacifique sud-américain, avec 1,7 million d'équivalents vingt pieds (EVP, la mesure de référence du secteur) y transitant chaque année.

En 2021, l'infrastructure avait dû être fermée pendant 74 jours, soit huit fois plus que lorsque les mesures de protection ont débuté 13 ans plus tôt. En 2024, il a été inopérant pendant un mois entier.

"Insécurité"

Ces dernières années, la mer s'est infiltrée "jusqu'aux zones opérationnelles", créant "de l'insécurité" pour les travailleurs, regrette Jorge Santos, sous-directeur des opérations du port.

Depuis 2020, quelque 270 navires ont été empêchés d'entrer ou de sortir du port. Or, selon M. Santos, chaque jour d'immobilisation leur coûte entre 80.000 et 150.000 dollars.

Composé de blocs de 20 tonnes, son brise-lames de 1.000 mètres de long et dix de haut est régulièrement pris d'assaut par les vagues, explique José Aldunate, chef des travaux du port.

UN OUVRIER SUR LE CHANTIER D'EXPANSION DE LA DIGUE
 DU PORT DE SAN ANTONIO, CHILI, LE 13 MARS 2025
PHOTO RODRIGO ARANGUA

Le port a investi 11 millions de dollars pour le renforcer. Les travaux ont débuté en 2024 avec l'installation de blocs concaves, conçus pour renvoyer les vagues.

La moitié de la digue a déjà été consolidée, permettant déjà de réduire le nombre de jours de fermeture du port, passé de 47 en 2023 à 30 l'an dernier. La fin des travaux est prévue pour le premier semestre 2026.

"Même si ces travaux vont permettre d'atténuer l'impact des vagues, certaines passeront encore, mais dans des limites acceptables, permettant au port de continuer à fonctionner sans difficulté", estime José Aldunate.

"S'adapter"

Au Chili, le port d'Antofagasta, point clé de l'exportation du cuivre, prévoit également de renforcer son brise-lames afin de réduire les jours où il est contraint de fermer.

Plus au nord, le port péruvien de Callao, le principal de la région sur le Pacifique, bien que protégé par une digue de 13 mètres de haut ainsi que par deux îles, est également touché.

Fin 2024, il a été fermé pendant dix jours en raison de vagues atteignant jusqu'à quatre mètres de haut, un phénomène qui a également affecté une centaine d'autres ports du pays.

VUE AÉRIENNE DE LA DIGUE AU PORT DE
 SAN ANTONIO, CHILI,  LE 13 MARS 2025
PHOTO RODRIGO ARANGUA

Toujours au Pérou, le nouveau mégaport de Chancay, exploité par la Chine, comprend lui déjà un vaste brise-lames de près de trois kilomètres de long.

Les ports équatoriens aussi sont touchés par le phénomène. Jusqu'il y a six ans, celui de Manta ne fermait que quelques heures chaque année en raison de la houle. En 2024, il a dû fermer plusieurs jours, a assuré à l'AFP l'Autorité portuaire.

Manta a besoin d'un plan de "travaux de protection côtière, d'amélioration des infrastructures portuaires et de stratégies d'adaptation à l'impact du changement climatique", reconnaît l'opérateur.

"C'est un problème auquel il faudra s'adapter", note le climatologue Raul Cordero. "Il faudra investir beaucoup d'argent pour se protéger contre la houle", prédit-il.


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25 mars, 2025

LE CHILI TOUCHÉ PAR DE VIOLENTS INCENDIES DANS LE SUD

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DES POMPIERS LUTTANT CONTRE UN FEU AU CHILI, LE 24 MARS.
PHOTO JUAN GONZALEZ

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Le Figaro
Le Chili touché par de violents incendies dans le Sud / Des dizaines d'incendies, alimentés par de fortes rafales de vent, font rage lundi dans le sud du Chili, où plus de 4000 hectares ont déjà été réduits en cendres, selon les autorités. «C'est une situation très complexe que nous affrontons, et tous les moyens matériels ainsi que toutes les brigades ont été mobilisés afin de combattre ces incendies», a déclaré le ministre chilien de l'Intérieur, Alvaro Elizalde, lors d'une conférence de presse à Santiago de Chile.

Par Le Figaro avec l'AFP

Publié le 24 mars 2025 à 20h18, mis à jour le 24 mars 2025 à 21h56

Les régions du Ñuble, du Biobio, de l'Araucanie et de Los Rios sont touchées par ces incendies, qui ont débuté dimanche après-midi et se sont rapidement multipliés à cause des vents d'est, de plus de 60 km/h, connus localement sous le nom de «puelche». Les autorités n'ont pas fait état de morts ni de blessés. «J'ai demandé à ce que l'ensemble du gouvernement soit mobilisé (...) et que nous soyons auprès des personnes touchées et de leurs familles», a déclaré le président de gauche Gabriel Boric lors d'un évènement à Punta Arenas (sud).

LES INCENDIES DE FORÊT DANS LE CENTRE-SUD DU CHILI ONT BRÛLÉ
À CE JOUR PLUS DE 15 000 HECTARES DANS LES RÉGIONS
 D'ARAUCANIE ET DE BIOBÍO, DÉTRUISANT PLUSIEURS MAISONS
ET  FORÇANT L'ÉVACUATION DE NOMBREUSES FAMILLES.
PHOTO PRENSA LATINA

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Une centaine de personnes hébergées

Selon le chef de l'État, une centaine de personnes ont dû être hébergées tandis que les pompiers combattent 27 incendies. Le service des forêts et le Service national de prévention des catastrophes (Senapred) ont fait état de plus de 4000 hectares partis en fumée. Dans la ville de Traiguen, dans l'Araucanie, à environ 650 km au sud de Santiago, les flammes ont détruit au moins 1000 hectares. Là, huit logements ont été affectés et un établissement scolaire a été réduit en cendres, de même source.

Ces dernières années, le Chili a été frappé par d'énormes incendies au cours de l'été austral, dans des zones tant forestières qu'urbaines. Le 2 février 2024, plusieurs incendies s'étaient déclarés simultanément autour de la ville de Viña del Mar, à 110 km au nord-ouest de Santiago. Considérés comme les plus meurtriers de l'histoire récente du Chili, ils ont fait 137 morts et détruit des quartiers entiers de la ville.



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PHOTO JAVIER TORRES / AFP

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