15 janvier, 2026

L'ASSASSINAT DE ROSA LUXEMBURG


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 ROSA LUXEMBURG
FICHE ANTHROPOMÉTRIQUE 

DE LA PRISON DE VARSOVIE

 1919 -15 JANVIER - 2026
107ème ANNIVERSAIRE DE L'EXÉCUTION
DE ROSA LUXEMBURG ET KARL LIEBKNECHT
Théoricienne marxiste, fondatrice de la Ligue spartakiste puis du Parti communiste d'Allemagne, Rosa Luxemburg fut tuée le 15 janvier 1919, pendant la révolution allemande, par des officiers nationalistes.
Retronews
 KARL LIEBKNECHT ET ROSA LUXEMBURG
Le 17 janvier 1919, en pleine révolution allemande, les journaux annoncent la mort, dans des circonstances troubles, de la célèbre militante et théoricienne marxiste Rosa Luxemburg, fondatrice avec Karl Liebknecht du tout jeune Parti communiste d'Allemagne.
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13 janvier, 2026

DONALD TRUMP MENACE CUBA, LA HAVANE DIT « SE PRÉPARER, PRÊTE À DÉFENDRE LA PATRIE »

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VUE DE LA HAVANE
PHOTO CARL DE KEYZER

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Le Monde

International / Donald Trump / Donald Trump menace Cuba, La Havane dit « se préparer, prête à défendre la Patrie » / Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel a assuré dimanche que « personne ne dicte quoi faire » à son pays. Plus tôt, Donald Trump avait menacé l’île et republié sur sa plateforme Truth Social un message imaginant Marco Rubio président de Cuba.

Le Monde avec l'AFP Publié le 11 janvier 2026 à 17h13, Temps de Lecture 1 min.

Donald Trump a exhorté Cuba dimanche à « conclure un accord » sous peine de conséquences non précisées, avertissant que l’afflux de pétrole vénézuélien et d’argent vers La Havane allait désormais s’interrompre.


«L'OTAN et Trump sont un danger pour l'humanité.»
Papelógrafo Brigade Chacon

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

« Il n’y aura plus ni pétrole ni argent pour Cuba ! Zéro !, a déclaré le président américain sur sa chaîne Truth Social. Je leur conseille vivement de conclure un accord, avant qu’il ne soit trop tard. »

Les guerres de ressources de Trump : / Après avoir ouvertement déclaré que les États-Unis convoitaient le pétrole vénézuélien, Washington menace le Nicaragua, Cuba, la Colombie et le Groenland. / L’administration Trump a clairement indiqué son intention de mettre en œuvre la doctrine Monroe et d’établir la doctrine Donroe : le contrôle américain de toutes les ressources naturelles de l’hémisphère occidental
Ses remarques surviennent une semaine après que les forces américaines ont enlevé le dirigeant vénézuélien, Nicolas Maduro, lors d’une opération nocturne à Caracas qui a coûté la vie à des dizaines de membres des forces de sécurité vénézuéliennes et cubaines.

Plus tôt dimanche, Donald Trump a republié sur sa plateforme Truth Social un message de l’utilisateur Cliff Smith, publié le 8 janvier, qui disait : « Marco Rubio sera président de Cuba », accompagné d’un émoji pleurant de rire. Le président américain a accompagné la publication du commentaire suivant : « Cela me paraît très bien ! »

L’utilisateur largement méconnu, décrit dans sa biographie comme un « Californien conservateur », compte moins de 500 abonnés.

« Personne ne nous dicte ce que nous devons faire »
 Le peuple cubain ne cédera ni aux menaces ni au chantage
PHOTO JOSE M. CORREA

« Beaucoup de Cubains sont morts »

Peu après, dans un message publié sur son propre site, Donald Trump a déclaré : « Cuba a vécu pendant de nombreuses années grâce à d’importantes quantités de pétrole et d’argent provenant du Venezuela. En retour, Cuba a fourni des services de sécurité aux deux derniers dictateurs vénézuéliens, mais ce n’est plus le cas ! »

« Beaucoup de Cubains sont morts à la suite de l’attaque américaine de la semaine dernière, et le Venezuela n’a plus besoin de protection contre les voyous et les extorqueurs qui les ont pris en otages pendant tant d’années », a-t-il poursuivi.

« Personne ne nous dicte quoi faire »

Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel a pour sa part rétorqué dimanche que « personne ne dicte quoi faire » à son pays. Cuba est « une nation libre, indépendante », écrit-il dans un message publié sur X. « Cuba n’agresse pas, elle est agressée par les États-Unis depuis 66 ans, et elle ne menace pas, elle se prépare, prête à défendre la Patrie jusqu’à la dernière goutte de sang ».

Pour le ministre des affaires étrangères cubain Bruno Rodriguez, qui a réagi sur X, « les États-Unis se comportent comme un criminel hégémonique et incontrôlable qui menace la paix et la sécurité, non seulement à Cuba et dans cet hémisphère mais aussi dans le monde entier ».

Sous embargo commercial américain, La Havane dépend de plus en plus, depuis 2000, du pétrole vénézuélien, fourni dans le cadre d’un accord conclu avec Hugo Chavez, prédécesseur de Nicolas Maduro.

Le Monde avec l'AFP 

CUBA / MANIFESTATION DE SOUTIEN AU VENEZUELA APRÈS L'ENLÈVEMENT
 DU PRÉSIDENT NICOLAS MADURO ET L'ASSASSINAT DE SES GARDES DU CORPS
PHOTO ADALBERTO ROQUE

Courrier
international
Trump durcit le ton contre Cuba. C’est “un revirement net par rapport à il y a seulement quelques jours”, lorsque le président américain “avait affirmé que le gouvernement cubain pourrait tomber de lui‑même après la capture de Nicolás Maduro”, note The New York Times. 

Courrier international  Lecture 1 min. Publié le 12 janvier 2026

Donald Trump a exhorté dimanche le pays caribéen à sceller un accord avec les États-Unis, prévenant les autorités de ‍La Havane qu’elles ne recevraient plus ​du Venezuela ni argent ni pétrole. “Je leur conseille fortement de conclure un accord avant ⁠qu’il ne soit trop tard”, a-t-il menacé sur son réseau Truth Social. Il a également republié un message dimanche suggérant que son secrétaire d’État, Marco Rubio, né de parents cubains, pourrait devenir président de l’île. Washington n’a toutefois “aucune intention de mener une opération militaire contre Cuba semblable à son raid sur Caracas”, ont assuré à The Atlantic des responsables américains. “Pour l’instant, ceux qui veulent voir tomber le gouvernement cubain espèrent que le départ de Maduro suffira à faire sombrer le régime que la révolution de Castro a installé en 1959”, souligne le magazine.

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COUVERTURE D’OBJEKTIV EN SLOVÉNIE
,DU 
9 JANVIER 2026
RÉALISÉE PAR @TOMATOKOSIR 

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12 janvier, 2026

USA - VENEZUELA : UNE OPÉRATION MAFIEUSE SALUÉE PAR LES « COLLABOS » - Maurice Lemoine

 

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USA - VENEZUELA : UNE OPÉRATION MAFIEUSE
SALUÉE PAR LES « COLLABOS » - Maurice Lemoine

PHOTO L'HUMANITÉ

▶ Maurice Lemoine est journaliste, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique (2006-2010) et spécialiste du monde caraïbe et de l'Amérique latine. Ses travaux portent principalement sur les mouvements sociaux, les tentatives de déstabilisation politique et les enjeux géopolitiques de la région, avec un focus marqué sur le Venezuela et Cuba. Il participe au site Mémoire des Luttes et il est l'auteur notamment du livre "Les enfants cachés du général Pinochet" qui revient sur l'histoire du continent. 

«L'OTAN et Trump sont un danger pour l'humanité.»
Papelógrafo Brigade Chacon

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Maurice Lemoine propose une lecture à contre-courant de la propagande et du lavage de cerveau auquel nous sommes habitués sur le dossier Vénézuélien. Il décrypte les enjeux derrière l'action de Donald Trump : ce qui s'est vraiment passé et à quoi il faut s'attendre pour la suite. L'impérialisme américain n'a jamais pris fin.

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09 janvier, 2026

LA RUSSIE TIRE UN MISSILE «ORECHNIK» CONTRE L'UKRAINE EN RÉPONSE À UNE ATTAQUE CONTRE LA RÉSIDENCE DE POUTINE

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LE MOMENT DE LA FRAPPE DU MISSILE «ORECHNIK» SUR DES
INFRASTRUCTURES CRITIQUES EN UKRAINE. CRÉDIT : RÉSEAUX SOCIAUX
.

Logo 
RT France
La Russie tire un missile «Orechnik» contre l'Ukraine en réponse à une attaque contre la résidence de Poutine / Moscou annonce avoir mené une frappe de haute précision contre des infrastructures critiques en Ukraine. Selon le ministère russe de la Défense, l’opération a été conduite en réponse à une attaque terroriste visant la résidence du président Vladimir Poutine.

RT en français  9 janv. 2026, 10:33

Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ?   

UN MORCEAU DU MISSILE RUSSE ORECHNIK,
DANS LA RÉGION DE LVIV, DANS L’OUEST
 DE L’UKRAINE, LE 9 JANVIER 2026.
PHOTO SERVICES DE SÉCURITÉ D’UKRAINE 

Dans la nuit du 9 janvier, les forces armées russes ont mené une frappe massive à l’aide d’armes de haute précision et de longue portée, déployées depuis des plateformes terrestres et navales, contre des infrastructures qualifiées de critiques en Ukraine, a rapporté le ministère russe de la Défense.

CETTE PHOTO, PUBLIÉE PAR LE SERVICE DE SÉCURITÉ UKRAINIEN
LE 9 JANVIER 2026, MONTRE UN FRAGMENT PRÉSUMÉ APPARTENIR
À UN MISSILE RUSSE ORECHNIK AYANT FRAPPÉ LA RÉGION DE LVIV.
PHOTO AP/UKRAINIAN SECURITY SERVICE

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

D’après le communiqué, cette opération constitue une réponse à une attaque terroriste menée par les forces armées ukrainiennes sur la résidence du président russe dans la région de Novgorod. 

L’ensemble des objectifs fixés a été atteint. Les frappes ont visé des installations de production de drones impliquées dans l’attaque, ainsi que des infrastructures énergétiques assurant le fonctionnement du complexe militaro-industriel ukrainien. Le ministère a précisé que des systèmes russes de missiles hypersoniques à portée intermédiaire Orechnik figuraient parmi les moyens employés.

En outre, le ministère russe de la Défense a averti que de tels agissements de la part de Kiev ne resteraient pas sans réponse à l’avenir, réaffirmant que la Russie continuerait à réagir de manière déterminée à toute attaque de cette nature.

Dans la nuit du 28 au 29 décembre, le régime de Kiev a lancé une « attaque terroriste » à l'aide de 91 drones contre la résidence d’État de Vladimir Poutine, dans la région de Novgorod, au nord-ouest de Moscou, a déclaré Sergueï Lavrov. Selon le ministre russe des Affaires étrangères, tous les appareils ont été détruits par la défense aérienne.

Le chef de la diplomatie russe a souligné que l'attaque ukrainienne avait été perpétrée « au cours de discussions russo-américaines intenses » sur le règlement du conflit. « De telles actions imprudentes ne resteront pas sans réponse. L’armée russe a défini les cibles des ripostes et le moment de leur lancement », a-t-il alors indiqué.


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08 janvier, 2026

VENEZUELA : SCÉNARIO D’AVENIR. AVEC CHRISTOPHE VENTURA

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VENEZUELA : SCÉNARIO D’AVENIR.
AVEC CHRISTOPHE VENTURA

VENEZUELA : SCÉNARIO D’AVENIR. AVEC CHRISTOPHE VENTURA

Venezuela : scénario d’avenir. Avec Christophe Ventura | Entretiens géopo /  7 janv. 2026  Podcast "Comprendre le monde" - Entretiens géopo / Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les États-Unis ont mené une opération militaire au Venezuela, ayant abouti à l’enlèvement du président Nicolás Maduro. Cet événement, aussi spectaculaire qu’inattendu, a pris de court la communauté internationale et suscité de profondes inquiétudes bien au-delà du continent américain. 

Podcast "Comprendre le monde" - 

L’opération marque une escalade sans précédent des relations entre Washington et Caracas et interroge sur l’usage de la force par les États. Dans un contexte de remise en cause de la multipolarité, de banalisation des violations du droit international et de retour assumé du rapport de force, comment interpréter cette opération américaine ? 

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Quels objectifs stratégiques poursuit Washington ? Et quels scénarios se dessinent désormais pour l’Amérique du Sud ? Quelle place occupent les enjeux autour du pétrole dans ce contexte ? Comment l’interventionnisme de Donald Trump pourrait-il affecter les équilibres stratégiques entre la Chine et l’Amérique du Sud ?

Iinvitación a la Fiesta de los abrazos 2026
    AFICHE MONO GONZALEZ

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Dans cet épisode, Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste de l’Amérique latine et journaliste au Monde diplomatique, analyse les récents événements au Venezuela et décrypte les dynamiques régionales face au retour de Donald Trump sur la scène internationale.

 IMAGE GÉNÉRÉE PAR CHATGPT

► À lire aussi :        M. TRUMP, PIRATE DES CARAÏBES

  1. 00:00 : Introduction
  2. 00:19 : Retour de la doctrine Monroe : une surprise ?
  3. 04:09 : Quel avenir pour le Venezuela ? 
  4. 08:50 : Les compagnies pétrolières américaines peuvent-elles intervenir rapidement ?
  5. 11:57 : La Colombie, une prochaine cible ?
  6. 16:21 : Cuba, sur la corde raide ?
  7. 20:16 : L’homme blanc dominant le monde et le retour des empires ?
  8. 22:09 : La Chine peut-elle être expulsée par les États-Unis de l’Amérique latine ?
 "Trump, Milei, Noboa, Bukele, Kast dans L'Enfer de Dante" (Gustave Doré) 
IMAGE CHATGPT 

05 janvier, 2026

« LES OMISSIONS D’EMMANUEL MACRON SUR LE VENEZUELA RISQUENT DE SONNER COMME UN AVEU D’IMPUISSANCE »

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 LE CHEF DE L'ÉTAT FRANÇAIS, EMMANUEL MACRON,
 À MARSEILLE LE 16 DÉCEMBRE 2025.
PHOTO MIGUEL MEDINA

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Le Monde

« Les omissions d’Emmanuel Macron sur le Venezuela risquent de sonner comme un aveu d’impuissance » / CHRONIQUE / La première réaction du chef de l’État, samedi soir, à propos de l’enlèvement de Nicolas Maduro, qui ne dit pas un mot des modalités de l’intervention américaine, a semblé acter une rupture avec la tradition diplomatique française, observe, dans sa chronique, Solenn de Royer, journaliste au service politique du « Monde ».

[ -Ñ- Cliquez sur la flèche pour visionner la vidéo ]

 

Solenn de Royer Publié aujourd’hui à 10h05, modifié à 12h15   Temps de Lecture 3 min. 

D’abord un long silence. Et puis un post sur le réseau social X, samedi en fin de journée, près de neuf heures après les frappes américaines sur le Venezuela et l’annonce de l’enlèvement du président Nicolas Maduro, pour se féliciter de la chute de cette « dictature », en souhaitant que la « transition à venir » soit « démocratique ». Mais pas un mot sur les modalités de l’intervention américaine, qui piétine toutes les règles du droit international, et sans doute aussi celles du droit fédéral américain, illustration saisissante de l’impérialisme prédateur de Donald Trump, qui passe de la menace aux actes. Le président français n’a pas été le seul, sur la scène européenne, à se montrer peu disert, loin de la réaction du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, qui a « fermement condamné » l’opération américaine : son gouvernement « ne reconnaîtra pas (…) une intervention qui viole le droit international », comme il n’avait pas reconnu le régime de Nicolas Maduro, a-t-il déclaré sur X. Clarté.

UNE MANIFESTATION CONTRE L'OPÉRATION MILITAIRE AMÉRICAINEAU VENEZUELA
A RASSEMBLÉ PLUS DE 2 000 PERSONNES À PARIS, LE 3 JANVIER 2026.
PHOTO 
YOAN VALAT

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

La réaction d’Emmanuel Macron, en rupture avec la tradition diplomatique française, a suscité de vives critiques des responsables politiques, notamment à gauche. Mais c’est l’ancien premier ministre Dominique de Villepin qui, dimanche sur BFM-TV, a eu les mots les plus durs, dénonçant une réaction « aveugle, inconsciente des réalités et irresponsable », doublée d’une « logique de soumission et de vassalisation » : « Nous sommes en train de nier notre propre identité historique. » Celui qui avait représenté Jacques Chirac devant le Conseil de sécurité des Nations unies en 2003, pour dire non à l’intervention américaine en Irak, estime que M. Macron a ménagé M. Trump pour ne pas s’aliéner ce dernier dans le dossier ukrainien, à la veille d’une réunion décisive. Mais il a jugé que « ne pas réagir à ce qu’il se passe au Venezuela, c’est s’affaiblir dans la négociation sur l’Ukraine ». C’est aussi ce que pense François Hollande, selon lequel son successeur « ne veut pas se fâcher avec Trump » dans l’espoir d’infléchir ses choix. Mais, regrette l’ancien président auprès du Monde, « c’est ne rien comprendre à Trump », qui « ne respecte que les forts ». Or, tranche-t-il, « Macron ne l’est pas à ses yeux ».

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Avant le post du président, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait fait entendre une musique différente, affirmant que l’opération américaine « contrev[enai]t » au « principe de non-recours à la force, qui fonde le droit international ». « La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir », a-t-il écrit sur X. Une position calée avec l’Elysée, s’est empressée de faire valoir la présidence, dimanche, laissant entendre que les deux déclarations étaient complémentaires : le rappel des principes d’abord, la préparation de l’après-Maduro ensuite.

M. Macron, qui s’est entretenu avec ses homologues en Europe et dans la région, ayant plaidé pour que l’opposant Edmundo Gonzalez Urrutia assure la transition, convaincu de pouvoir peser, alors que le président américain n’a pas fait mystère de son but de guerre : le pétrole. « C’est faire les choses en ordre », défend un conseiller, selon lequel le président « a toujours défendu le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

"EXFILTRATION" DE NICOLAS MADURO
DESSIN ALLAN MCDONALD
Un blanc-seing à Donald Trump

Lors de sa déclaration devant l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025, celui qui avait à cœur d’afficher une prétendue ligne gaullo-mitterrandienne en arrivant à l’Élysée, avait mis en garde contre « l’égoïsme de quelques-uns » et défendu un « multilatéralisme efficace ». Il avait également vanté « l’autorité du droit » comme « notre meilleure chance face à la loi du plus fort » et « l’application des principes » comme « seul remède aux deux poids, deux mesures ». Devant le fait accompli, ces mots se sont évanouis. M. Macron a opté pour une autre stratégie, renonçant à défendre les principes qui fondent l’identité de la France et de l’Europe.

Mais face à Donald Trump, qui instaure un nouvel ordre mondial régi par la brutalité et la loi du plus fort, théorisant au passage l’effacement de l’Europe, les omissions du président français, outre le fait qu’ils semblent acter une rupture avec la tradition diplomatique du pays, risquent de sonner comme un aveu d’impuissance. Et d’offrir un blanc-seing au président américain, qui s’est d’ailleurs empressé de reposter la déclaration de Paris sur son réseau social. Ce risque est pointé par la tête de liste macroniste aux européennes de 2019, Nathalie Loiseau : « Que dirons-nous lorsque Donald Trump décidera de s’emparer réellement du Groenland ? Pékin de Taïwan ? »

Déplorer ou s’indigner n’est pas une stratégie, encore moins quand on n’a pas les moyens de ses ambitions. Mais si la France n’a pas les capacités de rivaliser militairement avec les grandes puissances, elle dispose avec son siège au conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies d’une voix parmi elles. Si elle se tait, que reste-t-il ?

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Premières images de Nicolas Maduro à New York
escorté par des agents de la DEA

KIDNAPPING DE NICOLÁS MADURO : TERRORISME D’ÉTAT ET OBJECTIFS DE PRÉDATION REVENDIQUÉS PAR TRUMP

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 « IL N’Y A PAS DE BONNE INVASION. MACRON NOUS FAIT HONTE, IL N’EST PAS LA VOIX DE LA FRANCE », ASSURE QUANT À LUI LE LEADER DES INSOUMIS, JEAN-LUC MÉLENCHON, QUI EXIGE, COMME LES COMMUNISTES, LA LIBÉRATION DE MADURO.
PHOTO ADNAN FARZAT / NURPHOTO VIA AFP 

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L'Humanité
Kidnapping de Nicolás Maduro : terrorisme d’État et objectifs de prédation revendiqués par Trump / C’est un séisme dont les répliques peuvent refaçonner le monde pour le pire. Avec l’assaut de ses commandos Delta qui ont kidnappé le président vénézuélien, Nicolás Maduro, à Caracas, Donald Trump achève de démolir le fragile édifice de légalité internationale bâti après 1945.

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L'éditorial de Rosa Moussaoui 3 min Publié le 4 janvier 2026

Ses prédécesseurs s’étaient employés avant lui à le démanteler – coup d’États militaires orchestrés par la CIA, invasion de l’Irak, soutien actif à la guerre génocidaire d’Israël à Gaza. Mais un cap est franchi avec l’opération « Absolute Resolve », un raid militaire mal déguisé en opération de police, préparé par le déploiement de l’armada états-unienne dans la Caraïbe et lancé sans même un mandat du Congrès : le terrorisme d’État est assumé, les objectifs de prédation revendiqués.

UNE MANIFESTATION CONTRE L'OPÉRATION MILITAIRE AMÉRICAINE
AU VENEZUELA A RASSEMBLÉ PLUS DE 2 000 PERSONNES
À PARIS, LE 3 JANVIER 2026.

UNE MANIFESTATION CONTRE L'OPÉRATION MILITAIRE AMÉRICAINE
AU VENEZUELA A RASSEMBLÉ PLUS DE 2 000 PERSONNES
À PARIS, LE 3 JANVIER 2026.

UNE MANIFESTATION CONTRE L'OPÉRATION MILITAIRE AMÉRICAINE
AU VENEZUELA A RASSEMBLÉ PLUS DE 2 000 PERSONNES
À PARIS, LE 3 JANVIER 2026.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR  

Depuis Mar-a-Lago, le président des États-Unis a annoncé sans détour la curée pétrolière, en s’adjugeant la propriété des réserves d’hydrocarbures du Venezuela. Il n’est même plus question d’exporter la « démocratie » : si la Maison-Blanche viole ainsi les droits d’un État souverain, ce n’est pas pour faire valoir une quelconque volonté populaire, mais pour administrer directement le pays. Jusqu’à la « transition appropriée » voulue par Trump, le temps de mettre en piste un gouvernement fantoche.

UNE MANIFESTATION CONTRE L'OPÉRATION MILITAIRE AMÉRICAINEAU VENEZUELA
A RASSEMBLÉ PLUS DE 2 000 PERSONNES À PARIS, LE 3 JANVIER 2026.
PHOTO 
YOAN VALAT

L’argument de la lutte contre le « narcoterrorisme » ne mérite pas même que l’on s’y arrête – il est grotesque, employé par celui qui vient de gracier l’ex-président hondurien Juan Orlando Hernandez, baron de la drogue et fidèle allié de Washington.

Cette opération criminelle, illégale, arbitraire, ravive la doctrine Monroe qui prêche une tutelle stricte sur tout le continent, de l’Alaska à la Terre de Feu. Dans sa version « America first », il s’agit de barrer la route à la Chine – déjà visée avec les promesses d’annexion de Panama pour y prendre le contrôle du canal.

EXFILTRATION DE NICOLAS MADURO
DESSIN ALLAN MCDONALD

La menace est explicite, proférée sur un ton ordurier : d’autres suivront s’ils ne se plient pas aux intérêts états-uniens : Cuba, la Colombie, le Mexique, le Brésil. Et demain, d’autres encore, car le monde de Trump, celui de l’internationale néofasciste qu’il parraine, est un monde sans règles, où règnent seules la loi du plus fort et celle des pétrodollars. Macron approuve. C’est irresponsable, insensé. Le coup d’État de Caracas est un avertissement lancé à tous : l’impérialisme du XXIème siècle, c’est l’enterrement pur et simple du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

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Premières images de Nicolas Maduro à New York
escorté par des agents de la DEA