05 avril, 2020

CUBA FACE AU CORONAVIRUS, DANS L’ÎLE ET DANS LE MONDE

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LA HAVANE, 28 MARS 2020.
PHOTO YAMIL LAGE / AFP
Cuba est un archipel de presque 12 millions d’habitants, niché au sein d’un espace géopolitique complexe. À l’occasion de la crise du Covid-19, le petit pays caribéen, souvent présenté comme celui du « régime castriste » – y compris depuis la mort de Fidel Castro en novembre 2016 et la fin de la présidence de Raul Castro en avril 2018 – a une fois de plus fait montre d’un internationalisme parfois décrié en envoyant des médecins en Italie combattre le Covid-19.

La longue tradition de l’aide médicale internationale cubaine


« LEVÉE DE L'EMBARGO CONTRE CUBA »
REDH ARGENTINE
Certains des 53 personnels (soignants et administratifs) arrivés le 22 mars dernier en Lombardie avaient participé en 2014 à la lutte contre le virus Ebola en Afrique. Ce continent avait déjà bénéficié de l’aide logistico-militaire cubaine lors de ses indépendances (on pense aux interventions en Angola ou au Mozambique, ou encore au soutien à l’Algérie), tout comme l’Amérique latine a été le terrain de multiples opérations médicales et humanitaires impulsées par Cuba (par exemple l’Operación Milagro).

Les diverses missions soutenues par Cuba de par le monde se poursuivent actuellement, en pleine crise sanitaire. Si Cuba peut ainsi « exporter » ses médecins, c’est parce que ces derniers sont internationalement reconnus. La contribution des épidémiologistes et virologues cubains a notamment été déterminante dans la lutte contre l’épidémie de choléra survenue en Haïti après le séisme de 2010. Des chercheurs cubains collaborent actuellement avec leurs homologues chinois au développement d’un remède au Covid-19, appelé « Interferon Alpha-2b Recombinant » (utilisé à Cuba depuis plusieurs années dans le traitement d’autres maladies). Plusieurs départements d’outre-mer français géographiquement proches de Cuba ont déjà accepté de recevoir l’aide médicale de La Havane ; c’est également le cas de divers autres pays de la région comme la Jamaïque, le Suriname, la Grenade ou encore le Nicaragua.

DES MÉDECINS ET INFIRMIÈRES DE LA BRIGADE MÉDICALE INTERNATIONALE
HENRY REEVE DE CUBA FONT LEURS ADIEUX AVANT DE SE RENDRE EN ITALIE
POUR CONTRIBUER À LA LUTTE CONTRE LA PANDÉMIE DE COVID-19,
À LA HAVANE,  LE 21 MARS 2020.
PHOTO YAMIL LAGE / AFP 
Certains accuseront le gouvernement révolutionnaire de profiter de la situation pour vouloir obtenir des contrats, de l’argent et d’autres bénéfices (comme le font bien d’autres pays à différents niveaux), quand d’autres rétorqueront que penser que Cuba est internationaliste par opportunisme, afin d’éviter l’isolement total, c’est méconnaître la Révolution cubaine et ses principes. Quoi qu’il en soit, l’Ile a activé tous les rouages de son système de santé, tant à l’étranger qu’à l’intérieur de ses frontières.

Une population bien préparée

DEASSIN MORO

La population cubaine est bien préparée à ce l’attend sur son territoire. Elle sait que le virus est déjà présent dans l’île, avec plusieurs dizaines de cas détectés en quelques jours (48 cas avérés au 24 mars 2020, 57 au 26 mars, 119 au 29 mars, 186 au 1er avril). Six décès sont à déplorer pour le moment, et près de 3 000 personnes sont hospitalisées car présentant les symptômes de la maladie.

Les premiers cas ayant été « importés », les Cubains comprennent la décision gouvernementale de fermer les frontières du pays, lequel dépend pourtant largement de la manne financière du tourisme (une industrie qui a rapporté à Cuba plus de 3 milliards de dollars de bénéfices en 2018)… Les touristes encore présents dans l’Ile (32 500 d’après le premier ministre Manuel Marrero) ont été placés en quarantaine. Le président Díaz Canel a également annoncé la fermeture des établissements scolaires pour un mois, en précisant qu’il incombait aux familles de s’assurer que les enfants restent à la maison et ne passent pas leur journée dans les rues. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de respecter la distanciation sociale pour freiner la propagation du virus, y compris dans les files d’attente que les Cubains ne connaissent que trop bien, notamment devant les magasins d’État.
LE MÉDECIN CUBAIN LIZ CABALLERO (G) FAIT DU PORTE À PORTE
 À LA RECHERCHE DE CAS POSSIBLES DE COVID-19,
À LA HAVANE LE 31 MARS 2020.
PHOTO ADALBERTO ROQUE/AFP
De nombreuses informations sont diffusées par les canaux officiels, sur la transmission du Covid-19 et les moyens à mettre en œuvre pour en éviter la propagation. Chacun prend ainsi la mesure du rôle qu’il a à jouer dans la guerre contre cet ennemi invisible et finalement inconnu.

Des citoyens et des cuentapropistas (Cubains qui travaillent à leur compte) se font couturiers et fabriquent des masques en tissu, car les masques chirurgicaux manquent, et chacun prend ses distances en attendant un éventuel confinement, qui serait catastrophique pour l’économie.

La population cubaine comprend la gravité de la situation et réagit avec calme, même si les craintes d’une crise alimentaire sont vives (le fantôme de la Période spéciale en temps de paix provoquée par la chute de l’URSS rôde encore dans l’Ile). Les gestes barrières à adopter sont compris et appliqués comme des mesures de civisme. Les CDR (Comités de Défense de la Révolution) aident à la diffusion des consignes transmises par le gouvernement, et surveillent l’apparition de symptômes parmi la population.

Il s’agit d’une crise sans précédent pour beaucoup d’habitants de cette planète, mais les Cubains sont habitués à vivre avec des bouleversements violents, qu’ils soient provoqués par les ravages d’un ouragan ou le blocus financier et politique imposé par les États-Unis, encore renforcé depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Aucun risque, donc, de les voir se battre dans les supermarchés pour quelques rouleaux de papier hygiénique, eux qui vivent depuis des décennies avec un carnet de rationnement (la « libreta ») et subissent au quotidien des pénuries en tout genre.

LA HAVANE, 16 MARS 2020.
PHOTO YAMIL LAGE / AFP

Un assouplissement de l’embargo ?


Les Cubains peuvent étudier gratuitement la médecine (tout comme les étudiants étrangers accueillis au sein de l’ELAM, École latino-américaine de médecine) et bénéficient d’un taux de médecins par habitant plus qu’honorable, mais n’ont pas toujours accès aux médicaments les plus basiques du fait des lois extraterritoriales états-uniennes.

La Haut Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, vient d’ailleurs de demander un assouplissement des restrictions et sanctions en vigueur contre Cuba, afin d’aider l’Ile à développer des traitements contre la maladie.

Sans tomber dans l’angélisme, on peut se demander si, dans le contexte actuel, le nouvel engagement cubain sur des fronts lointains ne remet pas en question les notions de pays « développés » et « en voie de développement ». Qu’est-ce que le développement s’il n’est lié à l’humain ? Cette aide d’un pays dont on ne parle que peu, ou que l’on ne connaît que par le biais de stéréotypes (la triade «rhum, cigares, Che »), à de grandes puissances européennes comme l’Italie ou la France pousse sans doute à la réflexion.
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FRESQUE DE MAISEL LÒPEZ VALDÉS
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04 avril, 2020

EN PLEINE PANDÉMIE, L'UE SOUTIENT LE PLAN D'INGÉRENCE DE WASHINGTON AU VÉNÉZUÉLA

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PHOTO D'ILLUSTRATION ERWIN MICIANO
Alors que l'ONU a appelé à alléger les sanctions économiques dans le contexte de la pandémie, l'Union européenne a annoncé soutenir un plan de Washington qui conditionne cet allègement... à une transition politique au Vénézuéla, sans Nicolas Maduro. 
Les tentatives d'ingérence occidentales se poursuivent au Vénézuéla malgré la crise du coronavirus, qui n'épargne aucun pays. L'Union européenne a jugé le 3 avril le plan américain pour un «gouvernement de transition» au Vénézuéla sans le président Nicolas Maduro et l'opposant Juan Guaido «conforme» au principe de règlement pacifique prôné par ses États membres. Ce plan américain serait la condition sine qua non pour que Washington accepte d'alléger les sanctions économiques internationales qui pèsent lourdement sur l'économie vénézuélienne.
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(COVID-19) LE CHILI ANNONCE 3.737 CAS D'INFECTION CONFIRMÉS, DONT 22 DÉCÈS

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SANTIAGO, 3 avril 2020 (Xinhua) -- Le ministre chilien de la Santé, Jaime Mañalich, a annoncé vendredi 3.737 cas confirmés de nouveau coronavirus (COVID-19) dans le pays.
« nous avons 333 nouveaux cas, en dépit du fait que davantage de tests soient conduits en laboratoire, et nous comptons 3.737 cas diagnostiqués avec le virus », a-t-il précisé lors d'une conférence de presse en ajoutant que 22 personnes avaient succombé au COVID-19, dont quatre jeudi.

Parmi ces derniers, « trois avaient des maladies chroniques à un stade avancé et n'ont pas été traités en unité de soins intensifs ni placés sous respirateur », a ajouté M. Mañalich. Il a également noté que 237 patients étaient hospitalisés, dont 190 placés sous respirateur artificiel et 29 dans un état critique.


 «RESTE À LA MAISON ! »
DESSIN ALEN LAUZAN
Le gouvernement chilien a ordonné le confinement dans plusieurs villes du pays, établi des postes de contrôle et des cordons sanitaires, décrété le couvre-feu, fermé les frontières, suspendu les cours et tout travail non essentiel, recommandant aux habitants de rester à la maison.


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DESSIN ALEN LAUZAN

¡QUÉDATE EN CAÇA! - (RESTE À LA MAISON), LE CON FINEMENT CHILIEN

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« RESTE À LA MAISON ! »
DESSIN ALEN LAUZAN

03 avril, 2020

CORONAVIRUS : CUBA AU SECOURS DE LA FRANCE POUR PALLIER LES CARENCES DU SYSTÈME DE SANTÉ

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 HÉROS SANS CAPE. 
DESSIN RAMSES MORALES IZQUIERDO
Les territoires français de l’Atlantique accueilleront dans les prochaines semaines des professionnels de santé cubains. Une victoire politique pour nos élus, après la signature du décret offrant cette possibilité de collaboration sanitaire avec un pays de la Caraïbe.
«LA MÉDECINE EST EN PREMIÈRE
LIGNE DE DÉFENSE»
Cuba au secours de la France. Qui l‘eut cru ? Des médecins cubains pourront bientôt être accueillis en Martinique en Guyane, en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le décret permettant cette possibilité date du 31 mars 2020. Les formalités accomplies, plusieurs délégations de professionnels de la santé en provenance de La Havane seront intégrées dans les hôpitaux de nos territoires.

Depuis de longues années, de nombreux des élus martiniquais locaux réclament à l’Etat français la mise en place d’une coopération sanitaire avec son homologue cubain. Les gouvernements précédents sont restés sourds. Une indifférence qui n’a pas empêché, l’ancien maire du Lamentin, Pierre Samot, la seconde ville martiniquaise, de signer un accord de coopération médicale avec son collègue de Santiago, la seconde ville cubaine.

Le décret autorisant l’emploi de personnel soignant diplômé dans certains pays étrangers s’applique aussi, par exemple, à la Colombie. Un pays ayant l’habitude de l’entraide sanitaire en Amérique du sud. Pas avec la même intensité ni la même antériorité que Cuba, c’est exact.

Une coopération franco-cubaine bienvenue


L’Association Martinique-Cuba met en avant le fait que ce pays de 11 millions d’habitants, le plus peuplé et le plus étendu de la Caraïbe, est exemplaire, avec ses 150 hôpitaux, 95 000 médecins et 85 000 personnel infirmiers. Les minimas édictés par l’Organisation Mondiale de la Santé pour assurer un service de santé efficient, 25 médecins pour 10 000 habitants, y sont largement dépassés : 82 médecins pour 10 000 personnes, contre 32 en France et seulement 26 aux États-Unis.

Les professionnels cubains sont à pied d’œuvre dans près de 40 pays pour lutter contre la pandémie. Ce qui met en colère le président des États-Unis. Il ne comprend pas que ses alliés de la région aient appelé La Havane à l’aide, alors qu’il n’est pas capable de leur proposer le moindre médecin venant  de son pays.

Il n’y a donc aucune raison de ne pas se réjouir de l’arrivée prochaine de médecins de Cuba. Il est à espérer que nous pourrons bientôt accueillir des renforts venus de France, ou de nos territoires. Toutefois, il est piquant de constater qu’un petit pays sous-développé doté d'un régime autoritaire vienne au secours de la cinquième puissance économique mondiale.
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«RÉPONSE DE TRUMP AU CORONAVIRUS»
DESSIN RAMSES

LE BRÉSIL INCAPABLE DE RESTER EN ISOLEMENT PENDANT DES MOIS, SELON BOLSONARO

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DES DIZAINES DE TOMBES SONT OUVERTES AU 
CIMETIÈRE  DE VILA FORMOSA, À SÃO PAULO 
PHOTO ANDRÉ PENNER / AP
Brasilia, 3 avril (Prensa Latina) Le président Jair Bolsonaro a critiqué aujourd’hui l’isolement social et a jugé la société brésilienne incapable de supporter deux ou trois mois de confinement pour lutter contre le virus SARS-CoV-2, qui a déjà fait 299 morts dans le pays.
UNE DU «THE WASHINGTON POST»
DU 2 AVRIL 2020
«Vous connaissez ma position. Cela provoquera un chômage », a-t-il déclaré à des partisans devant le Palais présidentiel à Brasilia, où il a également affirmé que le coronavirus sera vaincu lorsque 70% des brésiliens auront été infectés.

02 avril, 2020

DES BOLIVIENS S’ENTASSENT DANS LE NORD DU CHILI SANS POUVOIR RENTRER DANS LEUR PAYS

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LA PUTSCHISTE JEANINE ÁÑEZ  AUTOPROCLAMÉE PRÉSIDENTE DE LA BOLIVIE
FREINE LE RAPATRIEMENT D’ENVIRON 150 CITOYENS BLOQUÉS AU CHILI
Santiago de Chile, 2 avril (Prensa Latina) Plus de 300 Boliviens sont aujourd’hui bloqués dans la localité de Huara, dans le nord du Chili, devant l’impossibilité de se rendre dans leur pays, dont le gouvernement a fermé les frontières pour prévenir la pandémie de Covid-19.
LES RUES DE LA BOLIVIE, EN 
QUARANTAINE, ALORS QUE LES 
FRONTIÈRES RESTENT FERMÉES
 PHOTO LA NACION
Le nombre de boliviens présents dans cette petite commune de la région de Tarapacá a augmenté depuis que le gouvernement de Jeannine Añez a pris cette mesure la semaine dernière, et beaucoup se trouvent dans une situation de plus en plus précaire.

Une grande partie de ceux qui sont présents à Huara y sont arrivés depuis d’autres régions du Chili et se trouvent maintenant dans un camp établi par la municipalité et des habitants locaux.

Selon le maire José Bartolo, « la situation est hors de contrôle, car les boliviens sont dans la commune depuis cinq ou six jours. Je ne comprends toujours pas quelle est la position des autorités boliviennes qui ne veulent pas laisser entrer leurs compatriotes ».

Il a ajouté que dans cette commune « il y a eu une gestion de l’eau, de nourriture, de tentes pour se loger » et qu’il y a eu une aide volontaire de voisins, mais qu’ils disposent de ressources limitées.

La veille, le chef de la Défense Nationale de la région de Tarapacá, Guillermo Paiva, a vivement critiqué le gouvernement de la Bolivie face à l’indolence pour permettre l’entrée dans ce pays de ses ressortissants.

Le haut responsable a déclaré que, bien qu’au niveau du gouvernement et de la chancellerie du pays voisin ils aient promis que leurs citoyens pourraient rentrer, quelques minutes avant de les embarquer de Huara, ils ont fait marche arrière et ont dit qu’ils ne seraient pas autorisés à rentrer en Bolivie.

Paiva a ajouté que la présidente de facto Jeanine Añez et la chancelière Karen Longaric « sont en train de jouer avec l’espoir d’un groupe de boliviens ».

AFFAIRE NARUMI. LA JUSTICE CHILIENNE DONNE SON FEU VERT À L’EXTRADITION DU SUSPECT VERS LA FRANCE

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NICOLAS ZEPEDA EST SOUPÇONNÉ DU
MEURTRE DE NARUMI KUROSAKI.
PHOTO AFP
Le Chili a accordé l’extradition de Nicolas Zepeda vers la France. Il est soupçonné d’avoir tué Narumi Kurosaki, en 2016 à Besançon.
La justice chilienne a donné jeudi son feu vert à l’extradition vers la France du jeune homme soupçonné d’être derrière la disparition d’une étudiante japonaise, Narumi Kurosaki, en 2016 à Besançon, dans l’est de la France, selon la décision de la Cour suprême du Chili.
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LES ÉTATS-UNIS DÉPLOIERONT DES NAVIRES MILITAIRES AU LARGE DES CÔTES DU VÉNÉZUÉLA

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«CHRONIQUE D'UNE AGRESSION ANNONCÉE »
PHOTOMONTAGE D'ILLUSTRATION 
Donald Trump a ordonné le transfert de navires et d’avions vers le commandement sud de l’armée américaine, pourtant touchée par le Covid-19. Principale cible de cette opération : le Vénézuéla.
PORTE-AVIONS USS RONALD REAGAN
Alors que l’armée américaine est fortement affectée par la pandémie de Covid-19, Donald Trump a annoncé, mercredi 1er avril, le lancement d’une vaste opération antidrogue en Amérique latine. Le président américain entend ainsi « protéger le peuple américain du fléau mortel des drogues illégales », a-t-il souligné en ouvrant sa conférence de presse quotidienne sur la lutte contre le coronavirus.
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« MADURO VU PAR TRUMP »
 DESSIN ASIER SANZ

CHILI : 2500 JEUNES EMPRISONNÉS CRAIGNENT POUR LEUR VIE

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 L’ARRESTATION DE MILITANTS EN FAVEUR DE LA DÉMOCRATIE EST 
UNE NOUVELLE TENTATIVE VISANT À ÉTOUFFER LA DISSIDENCE
MANIFESTATION À CONCEPCIÓN, AU CHILI, LE 21 OCTOBRE 2019
PHOTO JUAN GONZALEZ / REUTERS  
Incarcérés et sans procès lors de la révolte sociale entre octobre 2019 et mars 2020, les familles des 2500 jeunes décrivent une situation sanitaire désastreuse : surpeuplement, brimades, aucune mesure de prophylaxie, isolement des prisonniers par rapport à leurs proches. Elles alertent sur les risques qu’ils encourent dans cette conjoncture de pandémie du Covid-19.
PHOTO IVAN ALVARADO / REUTERS
Par Carlos Schmerkin
Le Chili compte 2 500 personnes en «détention préventive" dans le pays. Des hommes et des femmes dont la majorité sont actuellement incarcérés avec des prisonniers de droit commun. Parmi eux, de nombreux mineurs incarcérés dans les centres du Service national des mineurs (Sename). Dans le contexte de la crise sanitaire du coronavirus, ces personnes sont abandonnées par un État qui maintient des prisons surpeuplées et avec une totale manque d'hygiène, terreau propice à la propagation du virus. Il ne fait aucun doute que les personnes détenues dans les manifestations sont des prisonniers politiques; leur «faute »: avoir participé à des manifestations pacifiques rejetant le modèle néolibéral hérité de la dictature de Pinochet.
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PIÑERA, (IN)DIGNE HÉRITIER DE PINOCHET
PHOTO PABLO VERA. AFP
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01 avril, 2020

COVID-19 : LA FRANCE ACCEPTE L'AIDE MÉDICALE CUBAINE POUR SES DÉPARTEMENTS D'OUTRE-MER


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«LA MÉDECINE EST EN PREMIÈRE
LIGNE DE DÉFENSE»
Après l'Italie et Andorre en Europe, la France, qui est frappée de plein fouet par la pandémie de Covid-19, vient d'accepter, par décret, l'offre médicale proposée par Cuba. Celle-ci permettra aussi de combler momentanément ses déserts médicaux. 
«RÉPONSE DE TRUMP AU CORONAVIRUS»
DESSIN RAMSES
Le gouvernement français vient d'accepter ce 31 mars, par décret, d'accueillir l'aide médicale réputée proposée par Cuba, afin de lutter contre la propagation de la pandémie de Covid-19. Cette décision devrait pallier les manques d'effectifs notamment hospitaliers de ses départements d'outre-mer. La Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon bénéficieront de ce renfort cubain opportun, permettant en outre à La Havane de perpétuer sa diplomatie par la coopération médicale internationale.
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DESSIN RAMSES MORALES IZQUIERDO
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