






Nous sommes des privilégiés parce que nous avons eu la chance de survivre. Des milliers de Chiliens, dont mon père et tant d'autres êtres aimés, n'ont pas survécu à la prison et à la torture", a-t-elle rappelé. Son père, un général de l'armée de l'air, succomba en effet aux tortures pratiquées dans un camp de prisonnier. Tout au long de la dictature de Pinochet, plus de 3000 personnes ont été tuées et l'on dénombre environ 30 000 personnes torturées.

La présidente chilienne Michelle Bachelet a déclaré samedi 14, lors d'une visite émouvante dans un centre de torture où elle fut détenue en compagnie de sa mère sous le régime militaire, que son gouvernement prendrait des initiatives pour révoquer la loi d'amnistie qui empêche l'inculpation de responsables ayant commis des violations des droits de l'Homme pendant cette période.
La Villa Grimaldi, où les forces de sécurité du général Augusto Pinochet détenaient, torturaient et tuaient les dissidents du régime, a depuis été transformée en un site à la mémoire des victimes de la dictature dans les années 1973-1990.
Dans un discours prononcé sur place, Mme Bachelet a déclaré que ce qui était jadis "un endroit de terreur, de souffrance et de tristesse" était devenu "un espace d'espoir, de liberté et de paix".
Mme Bachelet, alors étudiante en médecine, âgée de 22 ans, avait été détenue plusieurs semaines dans ce centre en 1975, en compagnie de sa mère. Elle n'a jamais décrit cet épisode de sa vie dans le détail, mais il semblerait que les deux femmes, qui avaient presque toujours les yeux bandés, aient été victimes d'abus.
La loi d'amnistie qu'Augusto Pinochet a fait voter en 1978 a empêché jusqu'ici la poursuite des coupables de sévices sous la dictature. Mais la présidente chilienne a indiqué samedi que son gouvernement allait prendre sous peu des mesures pour la révoquer, suite à l'arrêt récent de la Cour interaméricaine des droits de l'Homme qui juge cette amnistie contraire au droit international.
"Le gouvernement annoncera bientôt des mesures qui assureront que l'Etat chilien agira en accord avec le droit international", a-t-elle déclaré sans donner plus de détails.
Quelque 4.500 personnes ont été détenus à la Villa Grimaldi entre 1973 et 1978. La plupart ont été torturées, nombre d'entre elles ont été tuées, et 200 sont encore portées disparues.
Selon un rapport officiel, 3.197 personnes ont été tuées pour des motifs politiques sous la dictature. On ignore encore aujourd'hui ce que sont devenues plus d'un millier d'entre elles.
Un tribunal chilien a récemment levé l'immunité qui protégeait le général Pinochet, ouvrant ainsi la voie à son inculpation pour enlèvements et actes de tortures perpétrés à la Villa Grimaldi.



En Colombie, les FARC demandent "au plus tôt" un échange des otages
La guerilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie, les FARC, a déclaré, dimanche 1er octobre, souhaiter "au plus tôt" un échange humanitaire entre les rebelles détenus et les otages, demandant au gouvernement colombien d'officialiser le retrait de ses troupes de deux municipalités du sud-ouest du pays pour entamer les négociations.
Les différents syndicats chiliens ont porté des demandes motivées par les plus de 10.000 millions de dollars d'excédents avec lesquels espère conclure cette année le fisc chilien, appuyés principalement sur la haute valeur atteinte par le cuivre, le principal produit d'exportation du pays. De plus, les professeurs et les étudiants demandent des améliorations structurales dans l'éducation. Malgré les demandes, le gouvernement de Bachelet a remarqué qu'il maintiendra une politique d'austérité fiscale et destinera à l'épargne la majorité des excédents.
L'acte central a été une marche de plus de 4000 manifestants par les rues du centre de Santiago, qui a culminé au Ministère d'Education, à proximité du palais présidentiel de la Moneda. "Cela fut une mobilisation historique, puisqu'ont marché ensemble une grande quantité d'étudiants avec les professeurs", a indiqué Jenny Assael, conseillère du Collège de Professeurs. "Madame la ministre, je voudrais que pour un mois vous viviez avec mon salaire et moi avec le votre", chantaient un groupe de professeurs. "Bachelet, Bachelet, où êtes-vous, on ne vous voit pas !", était un autre des hits.
"Nous sommes le monde social qui est fatigué des luttes partielles et aujourd'hui dit au gouvernement : nous voulons un changement général dans l'éducation", a prévenu Nicolas Grau, le président de la Fédération des Etudiants du Chili (FECH). "L'idée de nous regrouper est de montrer que les secteurs sociaux de l'éducation continuent unis et peuvent influer sur la politique depuis la rue", a-t-il ajouté.
Le gouvernement a fait face à la grève avec un nouveau plan de sécurité, adopté après les troubles de la commémoration du coup d'État du 11 septembre 1973. Aux heures préalables à la grève, a été ordonné le déploiement d'un millier de Carabiniers, pour maintenir l'ordre et éviter que la colonne de la manifestation arrive à La Moneda, dont les alentours ont été fermés par des barrières de sécurité. De plus, la police avait des instructions d'arrêter les personnes masquées et de dissoudre toute tentative d'excès.
Une autre des mesures prises par le gouvernement a été les perquisitions. Le climat qui a précédé la mobilisation s'est tendu le matin, quand des agents des services de renseignement et de la police ont détecté des bombes "molotov" dans quelques demeures. Les agents ont arrêté six personne, y compris un citoyen espagnol, dont l'expulsion du pays a été immédiatement ordonnée par le Ministère de l'Intérieur. A ces découvertes se sont ajoutés un autre "molotov" que la police a trouvé en face du siège du Parti Socialiste (PS) de la présidente Bachelet et l'éclatement d'une bombe de bruit durant la marche. Pour beaucoup, ces supposées découvertes ont été une tentative du gouvernement de saboter la mobilisation. "Ce fut un montage", a affirmé l'analyste Assael dans en dialogue téléphonique avec Página/12. Un autre des éléments qui a apporté une tension a été le changement de parcours de la marche que le gouvernement a imposé au dernier moment et qui a gêné les professeurs.
Cependant la journée a été tranquille. "Nous avons été capables de marcher dignamente et de réclamer au pays et au gouvernement qu'on nous écoute", a indiqué Jorge Pavez, le président du Collège de Professeurs, à la fin de la manifestation. Pavez a ainsi souligné le caractère pacifique de la grève et a demandé aux manifestants de se retirer sans causer de troubles. Bien que durant la marche des incidents n'ont pas été enregistrés, une opération policière a effectué l'arrestation de six étudiants, accusés de porter des armes coupantes, à Santiago, et six autres à Valparaiso.
Comme cela avait eu lieu lors de la grève enseignante du 12 septembre dernier, les chiffres de suivi qu'a publié chaque groupe ont été très différents. La sous-secrétaire d'Education, Pilar Romaguera, a affirmé que les établissements d'enseignement dans le pays ont fonctionné avec normalité et que la grève a eu une adhésion de seulement 24 pour cent. Le Collège des Professeurs a donné un nombre opposé, en affirmant que 80 pour cent des professeurs ont paralisé leurs activités. Pour eux, les attentes se sont vues largement accomplies. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Le gouvernement et le syndicat iront à un nouveau round demain, quand ils reprendront les négociations.
Virginia Scardamaglia, Pagina/12 (Argentine), 27 septembre 2006. Traduction : Fab, santelmo@no-log.org
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| PHOTO JUAN EDUARDO LÓPEZ |
Un Pacs à la chilienne. Un rêve dans un pays parmi les plus conservateurs et les plus catholiques d'Amérique latine qui pourrait bien devenir réalité. Le Mouvement d'intégration et de libération homosexuelle (Móvilh) a envoyé au gouvernement un projet de «Pacte d'union civile».
Le 26 septembre 2006, la police spéciale chilienne a fait une descente dans un squat chilien d'activité où vivaient 6 personnes. Cette descente intervient juste avant une grande manifestation contre le chômage le même jour. Et peu après les grandes manifestations du 10 et 11 septembre en souvenir de la chute du gouvernement d'Allende en 1973. Or ces manifestations se sont montrées particulierement agitées cette année avec un total de 500 détenus sur tout le pays et de nombreuses confrontations avec la police. Parmi les détenuEs se trouve un barcelonais de la Radio libre Linea 4.Lors de la perquisition, la police a trouvé quatre cocktails Molotov préparés, des bouteilles vides et de l'essence, de quoi accuser les détenus de possession illicte d'armes. Les chefs d'accusation sont : association illicite, possesion d'armes, vol.
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| ORLANDO LETELIER À WASHINGRON DC, 1976. PHOTO MARCELO MONTECINO |
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WASHINGTON DC STÈLE POUR HONORER
LA MÉMOIRE D'ORLANDO LETELIER
ET DE RONNI KARPEN MOFFITT
LE 28 OCTOBRE 1998
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ORLANDO LETELIER DANSANT
« LA CUECA », LE JOUR DE
L'INDEPENDANCE CHILIENNE,
WASHINGTON DC,
18 SEPTEMBRE 1976
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Des fonctionnaires du gouvernement des Etats-Unis ont eu entre leurs mains la possibilité d’éviter l’assassinat d’Orlando Letelier, mais inexplicablement ils ne l’ont pas fait, selon des documents déclassifiés le mercredi 20 septembre par les Archives nationales de sécurité.
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| ORLANDO LETELIER AVEC HENRY KISSINGER |
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| À WASHINGTON DC, 21 SEPTEMBRE 1976 |
| EDUCATION - 100 collèges et lycée français accueillent leurs assistants chiliens | |
Près de 100 étudiants chiliens viennent de partir en France pour y passer une année scolaire comme assistants d'espagnol. L'excitation rivalisait avec l'angoisse, jeudi dernier, pour leur "despedida" !
Que célèbre-t-on le 18 septembre ?
Depuis quelques jours déjà, les drapeaux chiliens sur les voitures et les maisons nous l'annonçaient, autant que l'effervescence sur les places et les jardins publics : les Fiestas patrias sont revenues !