22 mai, 2020

PROCHE-ORIENT. LA DIGNITÉ DES PALESTINIENS FACE À L’ANNEXION PROGRAMMÉE

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 « OK. MAINTENANT, LA PAIX ! » À GAUCHE, MAHMOUD ABBAS,
À DROITE, DONALD TRUMP ET BENYAMIN NÉTANYAHOU.
DESSIN DE CHAPPATTE 
Mahmoud Abbas déclare ne plus être lié par les accords avec Israël et les États-Unis. La décision du gouvernement Netanyahou viole le droit international et signe la mort d’une solution à deux États. Mais aucune sanction n’est envisagée.
DESSIN NÉSTOR SALAS
Peut-être emportés par leur allégresse d’une annexion prochaine de la quasi-­totalité des territoires occupés, les dirigeants israéliens et états-uniens en avaient visiblement oublié l’existence du peuple palestinien. Depuis la fin du mois de janvier et l’annonce officielle de «l’accord du siècle » concocté par les services de Donald Trump en lien avec les équipes de Benyamin Netanyahou sans la moindre information fournie aux Palestiniens, tout se passe comme si « un peuple sans terre » allait enfin mettre la main sur une « terre sans peuple », pour reprendre l’un des slogans sionistes les plus connus et les plus usités. L’histoire a déjà montré l’inanité d’une telle idée, mais, triste ironie, à terme, les Palestiniens pourraient devenir ce « peuple sans terre ».

Alors que se profile la date du 1er juillet, moment à partir duquel le nouveau ­gouvernement israélien doit se prononcer sur sa stratégie pour traduire dans les faits le plan du président américain, le président palestinien, Mahmoud Abbas, est venu se rappeler au bon souvenir de ceux qui voudraient le compter, lui et son peuple, pour quantité négligeable. Il avait déjà annoncé la rupture de « toutes les relations » avec Israël et les États-Unis après l’annonce du plan qui prévoit ­notamment l’annexion de la vallée du Jourdain et des colonies juives en Cisjordanie. Ce qui n’avait pas gêné le moins du monde Washington et Tel-Aviv. D’ailleurs, dimanche, lors du vote de confiance du Parlement israélien, qui lui donnait un nouveau mandat de 18 mois en tant que premier ministre, Benyamin Netanyahou ne le ­cachait pas : «Voici la vérité : ces territoires sont là où le peuple juif est né et s’est développé. Il est temps d’appliquer la loi israélienne et d’écrire un nouveau chapitre glorieux dans l’histoire du sionisme. » Et le même d’ajouter une « vérité, et tout le monde le sait, c’est que les centaines de milliers de résidents de Judée-Samarie (terme utilisé par les autorités israéliennes pour parler de la Cisjordanie – NDLR) resteront toujours chez eux, quel que soit l’accord de paix trouvé in fine ». Quant à Benny Gantz, qui a passé un accord gouvernemental avec lui, et que certains voudraient présenter comme un modérateur, il n’a pas eu un seul mot pour évoquer l’annexion.



La division continue entre les organisations palestiniennes

 

« LE RÉVEIL DE CERBÈRE » 
DESSIN NÉSTOR SALAS

Autant dire que les accords d’Oslo de 1993, bien que politiquement morts parce que jamais appliqués par la force occupante, sont aujourd’hui caducs. C’est ce qu’a ­entériné, mardi, Mahmoud Abbas en déclarant que les Palestiniens ne se sentent plus liés « à tous ces accords et ententes avec les gouvernements américain et ­israélien, et toutes ces obligations basées sur ces ententes et ces accords, y compris celles relatives à la sécurité ». Certes, ce n’est pas la première fois que le président de l’Organisation de libération de la ­Palestine (OLP), seule signataire des accords d’Oslo et non pas l’Autorité palestinienne (AP), brandit la menace de rupture de la coopération sécuritaire avec Israël, mais sans grande application. Dans les faits, cette coopération fait de la police palestinienne des supplétifs de l’armée israélienne, en empêchant et en réprimant les manifestations aux abords des colonies de Cisjordanie, en fermant les yeux sur les incursions militaires israéliennes, voire en laissant s’infiltrer des commandos déguisés, comme cela s’est passé, mercredi, avec la tentative d’enlèvement de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri. Une attitude des forces sécuritaires de l’AP de plus en plus dénoncée ces dernières années par la gauche palestinienne, les associations et les mouvements de jeunes.



L'AVOCAT FRANCO-PALESTINIENSALAH HAMOURI
Le président palestinien ira-t-il jusqu’au bout de ses menaces ? Incontestablement, la majorité des Palestiniens le souhaitent, même si cela va signifier des difficultés supplémentaires. Les Israéliens, eux, ne veulent pas prendre en charge tout un déploiement sécuritaire dans les territoires qu’ils occupent car cela signifierait une mobilisation humaine et des dépenses financières qu’ils ne veulent pas assumer. Pour Mahmoud Abbas, 85 ans, dont l’entourage politique semble plus préoccupé par sa succession que par des initiatives politiques capables de donner un nouveau souffle à la lutte de libération, c’est sa dernière chance, alors que la division continue à régner entre les organisations palestiniennes, ouvrant la voie à des situations terribles. L’annonce, hier, de l’arrivée d’un charter affrété par les Émirats arabes unis (EAU) et rempli de matériel pour lutter contre le coronavirus, en est l’exemple type. Abu Dhabi a pris cette initiative en concertation avec les seules autorités ­israéliennes, pas avec l’Autorité palestinienne, qui a annoncé, la mort dans l’âme, son refus d’en prendre livraison.


Pour faire front face à Israël, la question de l’unité se pose avec encore plus d’acuité. Car, à l’instar des Émirats, les pétromonarchies du Golfe sont en pleine phase de normalisation avec Israël sur fond d’animosité envers l’Iran, et elles ne feront rien – hormis en paroles – pour empêcher l’annexion des territoires palestiniens. La Jordanie, seul pays arabe avec l’Égypte à avoir signé une paix avec Israël, montre les dents. Mais le souverain hachémite n’en a peut-être pas les moyens et semble donner des gages à son opposition islamiste qui commence à ébranler son trône.

Une politique coloniale pleinement assumée


Depuis Ben Gourion, fondateur de l’État d’Israël en 1948, la politique coloniale de ce pays s’est surtout caractérisée par le fait accompli. C’est encore ce qui se passe avec le plan Trump. L’annexion ne serait donc pas à remettre en cause, juste à l’aménager aux marges. On en oublierait presque que cette annexion remet en réalité en cause la solution à deux États, si l’on entend par État une entité viable économiquement et politiquement sur un territoire continu. Tout juste les Palestiniens pourraient-ils disposer de quelques arpents de terre… Quant à Jérusalem, il leur faudrait l’oublier puisqu’elle serait la capitale d’Israël.

L’Union européenne (UE) pourrait jouer un rôle historique. Mais ses divisions, alimentées par l’extrême droite qui dirige la Hongrie ou les conservateurs en Autriche, deux fervents soutiens ­d’Israël, empêchent de mettre en garde Tel-Aviv sur de possibles mesures de rétorsion, voire de sanction, en cas d’annexion. Or c’est le seul langage à tenir. Dire qu’il faut respecter le droit international est insuffisant. Après tout, l’UE s’y est résolue contre la Russie lors de l’annexion de la Crimée, mesure dont elle est incapable s’agissant d’Israël. Les 27 ne se mettant pas d’accord, de timides initiatives se font jour. Le 20 mai, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le représentant de la France, Nicolas de Rivière, a déclaré qu’une annexion « y compris des seules colonies » constituerait une violation du droit international et « ne serait pas sans conséquences sur les relations de l’Union européenne avec Israël ». L’idée d’une initiative afin de permettre la reprise de négociations est sur la table. Mais pour l’heure, le plat est à disposition des Israéliens. Les Palestiniens, eux, n’ont même pas d’assiette. 
Pierre Barbancey

21 mai, 2020

AFFAIRE NARUMI. AUDIENCE LE 27 MAI AU CHILI SUR UN ÉVENTUEL PLACEMENT EN DÉTENTION DU SUSPECT

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CAPTURE D'ÉCRAN
En attendant son extradition vers la France, Nicolas Zepeda, suspecté du meurtre de Narumi Kurosaki en 2016, pourrait être placé en détention provisoire au Chili. Une audience est prévue pour le 27 mai.
Ouest-France avec l'AFP.
CAPTURE D'ÉCRAN
La justice chilienne a fixé au 27 mai une audience pour décider d’un éventuel placement en détention préventive de Nicolas Zepeda, soupçonné d’avoir assassiné son ex-petite amie japonaise en 2016 à Besançon, dans l’attente de son extradition vers la France.

20 mai, 2020

CORONAVIRUS : LE RECONFINEMENT TOURNE À L'ÉMEUTE AU CHILI

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53.617 CAS ET 544 DÉCÈS

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ÉMISSION L'ÉDITO INTERNATIONAL DE VINCENT HERVOUET
 « CHRONIQUE DE L'ÉMISSION LA MATINALE D'EUROPE 1 »,
«CORONAVIRUS : LE RECONFINEMENT TOURNE À L'ÉMEUTE AU CHILI»
UNE DU QUOTIDIEN LA SEGUNDA
DU MERCREDI 20 MAI 2020
 DIFFUSÉE LE MERCREDI 20 MAI 2020
Rattrapé par l'épidémie de coronavirus, le Chili ordonne un nouveau confinement, assorti d'un couvre-feu. Une situation qui ravive la contestation sociale contre le président Sebastian Piñera. Certains Chiliens n'ont plus de quoi se nourrir et ont choisi de le faire savoir en descendant dans la rue.
« Grâce aux données collectées par les chercheurs de l'université américaine Johns-Hopkins, qui recensent les cas et les décès confirmés, il est possible de suivre jour après jour l’évolution de l’épidémie au Chili. »
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19 mai, 2020

LE CONFINEMENT ET LA FAIM RAVIVENT LA CONTESTATION SOCIALE AU CHILI

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 « LA FAIM », INSTALLATION LUMINEUSE 
D’OCTAVIO ET ANDREA GANA / DELIGHT LAB
SUR LA FAÇADE DE LA TOUR TELEFÓNICA 
À SANTIAGO DU CHILI PAR 
 PHOTO TERESITA SALAS MORAN

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ÉMISSION « REVUE DE PRESSE INTERNATIONALE»,
«LE CONFINEMENT ET LA FAIM RAVIVENT LA CONTESTATION SOCIALE AU CHILI»
PAR CAMILLE MAGNARD, DIFFUSION DU MARDI 19 MAI 2020

L'accélération de l'épidémie de Covid-19 au Chili a poussé les autorités à décrêter un confinement total dans la capitale Santiago, confrontant les habitants des quartiers les plus pauvres au désoeuvrement, à la faim et à la colère. La crise actuelle sooenra-t-elle la fin des "malls" américains ?

Dans la presse chilienne, il y a un mot qui s'étale en grandes lettres dans la nuit de Santiago.

Ce mot, c'est "hambre", la faim en espagnol, écrit en lettres de lumière sur l'un des plus hauts immeubles de la capitale chilienne.

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CORONAVIRUS. AU CHILI, LA MOITIÉ DES SÉNATEURS ET QUATRE MINISTRES PLACÉS EN QUARANTAINE

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CORONAVIRUS. AU CHILI, LA MOITIÉ DES SÉNATEURS
 ET QUATRE MINISTRES PLACÉS EN QUARANTAINE 
Quatre ministres et 25 sénateurs chiliens sont placés en quarantaine préventive après avoir fréquenté des parlementaires testés positifs au Covid-19.
MANIFESTATIONS CONTRE LE PRÉSIDENT CHILIEN 
SEBASTIAN PIÑERA EN PLEINE CRISE DE COVID-19
CORONAVIRUS. AU CHILI
La moitié des 50 sénateurs chiliens et quatre ministres, dont ceux des Finances et de l’Intérieur, ont été placés en quarantaine préventive après avoir été en contact avec des parlementaires contaminés au Covid-19, ont annoncé des sources officielles lundi.

Le ministre des Finances, Ignacio Briones, et le ministre de la Présidence, Felipe Ward, ont eux-mêmes annoncé sur Twitter avoir été testés négatifs au coronavirus, mais qu’ils resteraient en quarantaine jusqu’à ce qu’un deuxième test soit effectué.

« JE VOIS QUE TU AS BESOIN D'AIDE... »
DESSIN MICO
Puis le ministre de l’Intérieur, Gonzalo Blumel, et celui des Affaires sociales, Sebastian Sichel, ont fait de même. « En raison de mes relations régulières avec la Commission des finances du Sénat, à laquelle appartient le sénateur Jorge Pizarro, j’ai subi vendredi soir un test PCR au Covid-19. Je me suis ensuite placé en quarantaine préventive », a déclaré M. Briones.

« Grâce à la technologie je continuerai à travailler depuis mon domicile », a expliqué M. Blumel, qui avait rencontré vendredi un autre sénateur touché.

Le nombre de morts a doublé en deux jours


Au cours du week-end, une vingtaine de parlementaires ont également été placés en quarantaine préventive après avoir rencontré deux sénateurs contaminés, dont le vice-président du Sénat Rabindranath Quinteros (Parti socialiste).

M. Quinteros a créé la polémique pour s’être rendu en avion dans le sud du pays, peu avant que ne soit confirmée sa contamination au Covid-19, selon des sources parlementaires. Des médias locaux ont également diffusé des images d’une session parlementaire récente où le vice-président du Sénat fait la bise à une sénatrice, tousse et touche un micro sur une table.

Un troisième parlementaire, Manuel Ossadon, a confirmé lundi avoir été contaminé.

Le Chili a connu mercredi un bond de 60 % des nouveaux cas de coronavirus en 24 heures, et un doublement du nombre de morts quotidiens en deux jours. Les autorités ont décrété pour cette raison le confinement total des 7 millions d’habitants de la capitale Santiago, qui concentre 80 % des cas de contamination du pays.

L’exécutif avait jusque-là misé sur un confinement progressif et par quartiers, ainsi que sur un dépistage massif. Le pays sud-américain de 18 millions d’habitants a enregistré [49.579] cas déclarés de Covid-19 et [509] décès depuis le 3 mars, selon les derniers chiffres officiels [mise à jour 20/05/2020].
« Grâce aux données collectées par les chercheurs de l'université américaine Johns-Hopkins, qui recensent les cas et les décès confirmés, il est possible de suivre jour après jour l’évolution de l’épidémie au Chili. »
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AU CHILI, DES ÉMEUTES DE LA FAIM EXPLOSENT DANS LA BANLIEUE DE SANTIAGO

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MANIFESTATIONS CONTRE LE PRÉSIDENT CHILIEN SEBASTIAN PIÑERA 
EN PLEINE CRISE DE COVID-19, LE 18 MAI 2020. 
PHOTO PABLO ROJAS
Des habitants d'une ville pauvre de la banlieue de Santiago du Chili, El Bosque, ont affronté la police, lundi, pour protester contre les pénuries alimentaires en temps de confinement. Une vingtaine de personnes ont été interpellées. 
« CHILI: MANIFESTATION CONTRE LA FAIM EN BANLIEUE DE SANTIAGO »
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AFP
 
 « LA FAIM », INSTALLATION LUMINEUSE 
D’OCTAVIO ET ANDREA GANA / DELIGHT LAB
SUR LA FAÇADE DE LA TOUR TELEFÓNICA 
À SANTIAGO DU CHILI 
 PHOTO TERESITA SALAS MORAN
Les slogans sont hostiles au gouvernement, les pierres et les bombes lacrymogènes fusent... Dans la petite ville d'El Bosque, banlieue pauvre de Santiago du Chili, des habitants ont manifesté, lundi 18 mai, contre les pénuries alimentaires liées au confinement mis en place pour freiner la propagation de l'épidémie de Covid-19. 

"Ce n'est pas la quarantaine, c'est de l'aide, de la nourriture, voilà ce que demandent les gens en ce moment", a déclaré à l'AFP une habitante, Veronica Abarca.

Des barricades ont été dressées, et la violence a monté jusqu'à des affrontements à coups de bâton et de jets de pierre du côté des manifestants, et de gaz lacrymogène et de canons à eau du côté des forces de l'ordre. La police a fait état de 21 interpellations, étalées sur plusieurs heures dans l'après-midi.

L'activité économique au ralenti depuis plusieurs mois 

  
MANIFESTATION RÉPRIMÉE PAR LA POLICE
 À EL BOSQUE, CHILI, LE 18 MAI 2020 
PHOTO PABLO ROJAS - AFP
Le gouvernement du président Sebastian Piñera avait décrété vendredi le confinement de toute la population de la région de la capitale, qui concentre 80 % des cas de coronavirus du pays. Mais l'activité économique tourne au ralenti depuis des mois déjà alors que le pays est en proie à une vive agitation sociale depuis octobre dernier.

La municipalité d'El Bosque a publié un communiqué où elle a dénoncé la détérioration de "la qualité de vie des habitants" et le manque de considération du pouvoir central pour les plus pauvres. "Ce sont ces habitants et habitantes qui, après plus d'un mois sans pouvoir travailler, sans avoir vu non plus de mesure concrète de la part de l'Etat, protestent aujourd'hui", a écrit le maire, Sadi Melo.

Dimanche, le président avait annoncé la distribution de 2,5 millions de colis alimentaires pour ses concitoyens les plus défavorisés. Le coronavirus a fait 478 morts au Chili, pour plus de 46 000 cas.

18 mai, 2020

CHILI / SOLIDARITÉ ACTIVE ET SOUTIEN À HUGO GUTIÉRREZ FACE À LA DEMANDE DE DESTITUTION DE LA DROITE

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LE DÉPUTÉ DU PCCh, HUGO GUTIÉRREZ. 
PHOTO AGENCIA UNO
La droite réactionnaire cherche à expulser du parlement le député communiste (PCCh) Hugo Gutiérrez. Elle a saisi le Tribunal constitutionnel, qui fait partie des institutions politiques en vigueur, qui a été sévèrement discréditée et qui n’a aucune légitimité populaire et aucune représentation démocratique.
PCCh
Le député Hugo Gutiérrez a une longue histoire de défense des droits de l’homme, qui s’inscrit dans la lutte contre la dictature de Pinochet et se poursuit dans les années 90.

Il est également à l’origine de la bataille pour une nouvelle constitution politique, par le biais d’une assemblée constituante, fondée sur la souveraineté populaire.

Il a été le promoteur d’initiatives législatives en faveur du peuple, de sa souveraineté et du district qu’il représente.

La véritable raison de cette tentative de persécution, c’est que l’on prétend enlever au peuple chilien un député qui a toujours agi pour défendre ses intérêts.
Nous avertissons que cette action droitière fait partie d’un plan autoritaire; plus large, régressif et réactionnaire de la droite et de son gouvernement, qui cherchent à réduire encore les quelques espaces démocratiques qui restent au Chili.

Hugo Gutiérrez compte sur son Parti et sur le peuple chilien pour affronter cette action antidémocratique et fallacieuse.
Comité central
Parti communiste du Chili
Le 17 mai 2020
DÉCLARATION PUBLIQUE
 PARTI COMMUNISTE DU CHILI