18 mai, 2023

DÉMOCRATIE. ÉQUATEUR : GUILLERMO LASSO TENTE UNE «MANŒUVRE RADICALE» ET DISSOUT L’ASSEMBLÉE

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LE PRÉSIDENT ÉQUATORIEN GUILLERMO LASSO  (AU CENTRE) 
A DISSOUS L’ASSEMBLÉE.  À QUITO, LE 17 MAI,
PHOTO BOLIVAR PARRA 

GÉOPOLITIQUE /  ÉQUATEUR RÉVEIL / Démocratie. Équateur : Guillermo Lasso tente une “manœuvre radicale” et dissout l’Assemblée / Le président équatorien a pris sa décision alors qu’il faisait face à une procédure de destitution. Il justifie son choix par la crise politique que traverse le pays.

Courrier international

Le président équatorien, Guillermo Lasso, participe à une interview au palais Carondelet, à Quito, en Équateur, le 26 avril 2022.Le président équatorien, Guillermo Lasso, participe à une interview au palais Carondelet, à Quito, en Équateur, le 26 avril 2022. PHOTO SANTIAGO ARCOS/REUTERS
PHOTO SANTIAGO ARCOS / REUTERS
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La manœuvre est “radicale”, juge The Guardian. Le mercredi 17 mai, Guillermo Lasso, le président de l’Équateur, “en difficulté”, a dissous par décret le Parlement, composé de 137 membres, “dans une tentative d’échapper à une procédure de destitution” pour corruption, explique le journal britannique. Cet “événement inédit plonge l’Équateur dans l’instabilité et peut profiter à Rafael Correa”, analyse El País. L’ancien président, leader de l’opposition, vit en exil en Belgique.

► À lire aussi :    L’ÉQUATEUR PRIS AU LASSO

Guillermo Lasso prend la parole lors de son procès en destitution à Quito, en Équateur, le 16 mai. Photographie : José Jácome/EPA
GUILLERMO LASSO PREND LA PAROLE
LORS DE SON PROCÈS EN DESTITUTION
À QUITO, EN ÉQUATEUR, LE 16 MAI.
PHOTOGRAPHIE : JOSÉ JÁCOME/EPA

“C’est la meilleure décision pour trouver une sortie constitutionnelle à la crise politique et donner au peuple d’Équateur la possibilité de choisir son avenir lors de prochaines élections”, a justifié le chef d’État sur son compte Twitter.

CAPTURE D'ÉCRAN

Le Conseil national électoral (CNE) a désormais sept jours pour convoquer de nouvelles élections, indique El Mercurio. “Une fois les élections déclenchées, dans quatre-vingt-dix jours, les Équatoriens se rendront aux urnes”, poursuit le quotidien. Même s’il doit abandonner le pouvoir avant l’élection, Guillermo Lasso, homme d’affaires conservateur de 67 ans arrivé à la présidence en 2021, a parfaitement le droit de se présenter, signale El Telégrafo.

Bien que “drastique” – le mot est choisi par The Washington Post – cette clause de dissolution, baptisée “muerte cruzada” (“mort croisée”), respecte la Constitution promulguée en 2008, rappelle le quotidien américain. Il y voit toutefois potentiellement “le début de la fin pour l’un des rares leaders conservateurs d’Amérique du Sud”.

“Auto-coup d’État”

Segundo Leonidas Iza Salazar, né vers 1982, est un militant kichwa-panzaleo des droits des autochtones et homme politique équatorien. Il est le président de la Confédération de nationalités indigènes de l'Équateur (CONAIE) depuis 2021.
LEONIDAS IZA SALAZAR
La décision a en tout cas été critiquée par Rafael Correa, qui considère qu’elle n’a rien à voir avec une quelconque crise politique et tout à voir avec la procédure de destitution. Le Washington Post relaie également l’opposition de l’influente fédération indigène Conaie, dont le dirigeant, Leonidas Iza, a tweeté : “N’ayant pas les voix nécessaires pour se préserver d’une destitution imminente, Lasso mène un lâche auto-coup d’État avec l’aide de la police et de l’armée, sans le soutien des citoyens, transformant le pays en dictature en devenir.”

CAPTURE D'ÉCRAN

El País note en effet “un soutien des forces armées et de la police, qui ont encerclé le Parlement, empêchant l’accès aux législateurs”, mais observe par ailleurs que “ceux qui sont les mieux préparés pour porter une candidature présidentielle sont les membres du parti de l’ex-président Rafael Correa”, vainqueurs des récentes élections locales, en remportant la mairie de plusieurs des plus grandes villes du pays.

“Une transition pacifique au milieu de la crise politique est de la responsabilité du président et des groupes partisans et sociaux”, prévient El Universo. Mais le pays, “longtemps considéré comme paisible”, observe le Washington Post, est touché par une vague de violence, alimentée par des gangs en lien avec les cartels mexicains de la drogue. Et le Guardian constate qu’en dehors de l’Équateur c’est dans toute la région que la démocratie est menacée, citant l’autoritarisme grandissant au Nicaragua ou au Salvador, la violence en Haïti, la situation au Mexique ou les tensions dans les Andes péruviennes.

Courrier international

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« Au Pérou, Pedro Castillo dissout le congrès dans un
terrible attentat contre la démocratie et l'état de droit... /
... Alors qu'en Équateur, Guillermo Lasso dissout le congrès,
 un acte tout à fait normal, légal et constitutionnel  »
DESSIN IVAN ERNESTO LIRA


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L’ÉQUATEUR ORGANISERAIT DES ÉLECTIONS GÉNÉRALES ANTICIPÉES LE 20 AOÛT

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LE PRÉSIDENT ÉQUATORIEN, GUILLERMO LASSO,
 LE 16 MAI 2023 À QUITO.
PHOTO DOLORES OCHOA / AP
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PRENSA LATINA

L’Équateur organiserait des élections générales anticipées le 20 août / Quito, 18 mai 2023. La présidente du Conseil National Electoral (CNE) de l’Équateur, Diana Atamaint, a annoncé aujourd’hui le 20 août comme date envisagée pour les élections générales anticipées en raison de la « mort croisée » décrétée par le président Guillermo Lasso. 

Prensa Latina

guillermo lasso dessin pancho cajas pour le quotidien conservateur el comercio d'equateur
 GUILLERMO LASSO
DESSIN PANCHO CAJAS POUR LE

QUOTIDIEN CONSERVATEUR
EL COMERCIO D'EQUATEUR

La titulaire du CNE a indiqué que les 90 jours limites pour réaliser les élections, selon la loi, se terminent le 22 août, mais comme il s’agit d’un mardi, elles devraient être avancée au dimanche précédent.

► À lire aussi :    L’ÉQUATEUR PRIS AU LASSO

Dans des déclarations à la chaîne Teleamazonas, Atamaint a indiqué que le deuxième tour, si nécessaire, aurait alors lieu le 15 octobre, tout en précisant que ces dates ne sont pas encore officielles.

L’Équateur aurait alors un nouveau président et une nouvelle Assemblée nationale en novembre prochain.

Les déclarations d’Atamaint font suite à l’annonce mercredi par le président Lasso de l’activation du décret de la « mort croisée », mécanisme inscrit dans la Constitution qui prévoit la dissolution de l’organe législatif monocaméral et l’anticipation des élections générales.

Cette décision du président Lasso a été annoncée au lendemain de l’ouverture du procès politique à son encontre pour corruption.

Cette décision est critiquée par certains, car elle doit être justifiée par l’un des trois motifs prévus par la loi : si l’Assemblée nationale s’arroge des fonctions, si le Parlement fait obstacle au Plan national de développement, ou justifiée par une grave crise politique et des troubles internes.

Selon Lasso, il est actuellement possible d’activer ce mécanisme en se basant sur le troisième de ces motifs, car il estime que le gouvernement ne peut avancer dans ses projets compte tenu des conditions actuelles et que le pays a besoin d’un "nouveau pacte politique".

Tous les regards sont aujourd’hui tournés vers la Cour constitutionnelle qui doit rendre une décision suite aux recours de différents partis politiques contestant l’application de ce décret. peo/mgt/avr

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« Au Pérou, Pedro Castillo dissout le congrès dans un
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CHILI: LE PAYS MET LES MINES DE CUIVRE À CONTRIBUTION

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LA MINE D'ESCONDIDA, SITUÉE À ANTOFAGASTA
DANS LE NORD DU CHILI
 PRODUIT ENVIRON 927 000
TONNES DE CUIVRE PAR AN, SOIT UN PEU PLUS
DE 5% DE L'OFFRE MONDIALE
IMAGE D'ILLUSTRATION  IVAN ALVARADO /  REUTERS

C'était l'une des promesses de campagne du jeune président de gauche, Gabriel Boric, au pouvoir depuis mars 2022 au Chili : mettre davantage à contribution le secteur minier pour financer des projets sociaux dans ce pays, premier producteur mondial de cuivre. Un métal particulièrement important pour la fabrication de voitures électriques notamment. Ce mercredi 17 mai, le Parlement chilien a adopté définitivement une loi qui augmente les impôts payés par les entreprises minières.

RFI

Temps de Lecture 2 m.

Les parlementaires chiliens de gauche et de droite ont approuvé la création d'une taxe supplémentaire sur les marges des entreprises qui exploitent le minerai du cuivre au Chili, ou encore une redevance de 1% sur les ventes des grandes compagnies du secteur.

► À lire aussi  :  CHILI : ANNIVERSAIRE DE LA NATIONALISATION DU CUIVRE

De quoi dégager - chaque année - un milliard et demi de dollars de recettes supplémentaires pour l'État, selon le ministre des finances, Mario Marcel : « Cela va permettre de distribuer un tiers de ces impôts à toutes les régions du pays, ainsi qu'aux communes les plus affectées par l'activité minière, et à plus de 300 communes pauvres. »

Éviter les erreurs du passé

« Ces collectivité recevront dans leur budget ces revenus issus du cuivre. Nous cherchons ainsi à éviter ce qui est arrivé dans le passé avec beaucoup de richesses naturelles du pays, qui ont été exploitées, puis se sont évaporées avec très peu de retombées pour le développement du pays et son avenir », indique encore le ministre.

D'après l'exécutif, le taux moyen d'imposition, notamment pour les géants miniers comme l'anglo-australien BHP, le britannique Anglo American ou encore l'entreprise publique chilienne Codelco, atteindra ainsi 40,1%, contre 35,5% aujourd'hui. Mais cette estimation est contestée par le cabinet privé Deloitte, qui l'évalue plutôt autour de 44% (donc quatre points de plus). D'après ce cabinet, ce taux dépasserait ainsi ceux du Pérou et de l'Australie, principaux concurrents du Chili dans le secteur du cuivre. 

Cuivre et lithium, métaux clés

Le projet de loi avait été introduit en 2018 par des députés de la gauche au pouvoir, puis réactivé en 2022 par le gouvernement du président Gabriel Boric. En avril, le président chilien avait, par ailleurs, annoncé la création d'un partenariat public-privé pour l'exploitation du lithium, dont le pays est le deuxième producteur mondial derrière l'Australie, rapporte l'AFP. Le cuivre et le lithium sont des métaux clés dans la fabrication de batteries rechargeables pour les véhicules électriques, dont la demande augmente alors que le monde cherche à s'éloigner des combustibles fossiles pour freiner le réchauffement climatique.

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« LE SALAIRE DU CHILI AUGMENTE / Le gouvernement a réussi un Royaltie des grandes exploitations minières / Le Royaltie minier, c'est de l'argent pour tout le monde ! »
« LE SALAIRE DU CHILI AUGMENTE /
Le gouvernement a réussi un Royaltie
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Le Royaltie minier, c'est de l'argent
pour tout le monde ! »
FLYER PCCH

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16 mai, 2023

POUR LA PREMIÈRE FOIS, L’ONU COMMÉMORE LA JOURNÉE DE LA NAKBA

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L'ANNIVERSAIRE DU NAKBA DAY EST SOUVENU AUX ÉTATS-UNIS.  Un groupe d'activistes et de partisans des droits de l'homme s'est réuni à New York pour commémorer l'anniversaire de la Journée de la Nakba. Les manifestants ont montré leur soutien à la nation palestinienne et ont condamné les récentes attaques du régime sioniste contre les Palestiniens à Jérusalem et en Cisjordanie, ainsi que les profanations à la mosquée Al-Aqsa. / Photo  Russia Today
PHOTO RUSSIA TODAY
La Journée de la Nakba   / Cette année marque les 75 ans de la Nakba, ou catastrophe, lorsque près de 800.000 Palestiniens ont été chassés de leurs maisons par les paramilitaires israéliens sionistes en 1948 et par la suite.
PHOTO REUTERS (OTHERS)

“Le Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien [CEIRPP] commémorera le 75ème anniversaire de la Nakba au siège de l’ONU à New York”, a déclaré l’ONU.

► À lire aussi :    ISRAËL HANTÉ PAR LA NAKBA


La couverture du livre de 1948 de Constantin Zureiq Ma'na al-Nakba , qui a inventé le terme Nakba pour la catastrophe palestinienne
COUVERTURE DU LIVRE
 «MA'NA AL-NAKBA»
DE CONSTANTIN ZUREIQ
1948
 
L’organisation internationale a en outre souligné que pour la première fois de son histoire, cet anniversaire sera commémoré conformément au mandat de l’Assemblée générale.

“Les commémorations donneront vie au voyage palestinien et viseront à créer une expérience immersive de la Nakba à travers de la musique live, des photos, des vidéos et des témoignages personnels.”, a poursuivi l’ONU.

Cette année marque les 75 ans de la Nakba, ou catastrophe, lorsque près de 800.000 Palestiniens ont été chassés de leurs maisons par les paramilitaires israéliens sionistes en 1948 et par la suite.

Pour le président palestinien Mahmoud Abbas, “la commémoration de la Nakba doit être au sommet de nos priorités afin de préserver notre récit, auquel nous devons adhérer et transmettre au monde entier”.

Abbas a également exhorté tous les Palestiniens à commémorer la tragédie palestinienne de 1948 “pour affronter tous les mensonges et faux récits qui tentent de déformer l’histoire et les faits”.

Il a déclaré que les Palestiniens devraient commémorer cette tragédie car “c’est la première fois que la communauté mondiale ne le nie pas”.

La Nakba est le résultat de la première guerre arabo-israélienne en 1948.

Après la guerre, des centaines de milliers de Palestiniens ont été forcés de quitter leurs maisons, ouvrant la voie à l’établissement d’Israël.

Elle est observée chaque année par les Palestiniens et les défenseurs des droits de l’homme à travers le monde.

Les Arabes en général et les Palestiniens en particulier marquent souvent le 15 mai comme un rappel de leur souffrance collective, de leur patrie ancestrale, de l’occupation continue de la Cisjordanie et du blocus de Gaza.

Des millions de survivants de la Nakba vivent avec leurs descendants dans des camps de réfugiés à Gaza sous blocus, en Cisjordanie occupée et dans d’autres pays voisins.

13 mai, 2023

LE CHILI CRAINT UNE RÉÉDITION DE LA MAGNA CARTA DE PINOCHET

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DESSIN DE RAMSÈS, CUBA
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PRENSA LATINA
Santiago du Chili, 12 mai 2023.  Suite au triomphe de l'ultra-droite aux élections du Conseil constitutionnel chilien, l'incertitude grandit quant à la possibilité que cet entité rédige une nouvelle constitution similaire à celle imposée par la dictature. [ RÉSULTATS 7M ]

Prensa Latina

IVAN ERNESTO LIRA

Après l'explosion sociale de 2019, le pays a entamé un processus visant à modifier la loi fondamentale en vigueur depuis le régime militaire d'Augusto Pinochet (1973-1990), qui a accentué les inégalités sociales et mis en œuvre un modèle néolibéral où l'État joue un rôle subsidiaire. 

► À lire aussi :    CHILI. UN PISTOLET DE PINOCHET RETROUVÉ LORS D’UNE OPÉRATION ANTIDROGUE

Un premier projet a été refusé lors du plébiscite du 4 septembre, et pour la deuxième tentative, c'est le parti républicain d'extrême droite qui dominera le groupe chargé de rédiger le nouveau texte.

L'aspect paradoxal de la question est que ce groupe politique s'est opposé à la signature de l'accord pour le Chili visant à modifier la constitution de Pinochet, mais qu'il a remporté le plus grand nombre de sièges lors des élections visant à élire les 51 représentants au Conseil constitutionnel.

Dans cette course, le parti de l'ancien candidat à la présidence José Antonio Kast a obtenu 23 sièges, plus 11 de la droite traditionnelle, ce qui signifie qu'il peut opposer son veto à toute réglementation, et même rejeter des propositions préalablement approuvées par la commission d'experts.

La coalition de gauche Unité pour le Chili, composée du Front large, du Parti communiste, du Parti socialiste et d'autres groupes, est arrivée en deuxième position avec 16 sièges, et a peu de chances de prendre une décision sur le projet.

Guillermo Teillier, président du Parti communiste du Chili (PCCh)
GUILLERMO TEILLIER, PRÉSIDENT DU
PARTI COMMUNISTE DU CHILI (PCCH)

"Il y a un risque pour l'avenir démocratique du pays", a déclaré Guillermo Teillier, président du Parti communiste du Chili (PCCh), au journal El Siglo, en annonçant une bataille difficile dans laquelle les conseillers du parti devront faire de leur mieux.

Le PCCh est le parti qui a obtenu le plus de voix au sein de cette alliance de groupes gouvernementaux.

Compte tenu de la domination de l'ultra-droite dans le processus constituant, l'ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, a demandé à ce que l'on attende de voir la proposition avant de la rejeter en bloc.

Mme. Bachelet a appelé tous les conseillers à se montrer à la hauteur des besoins du pays et a exprimé son espoir que la nouvelle constitution renforce et approfondisse la démocratie et garantisse les libertés et les droits de tous.

Le groupe de Puebla, composé de dirigeants de 16 pays d'Amérique latine et de l'Espagne, a exprimé sa profonde inquiétude quant à la tournure que pourrait prendre le débat constitutionnel chilien après la victoire de l'extrême droite.

"Nous considérons les résultats de ces élections comme un avertissement précoce des dangers posés par la progression évidente de la droite réactionnaire", a prévenu le forum dans une déclaration.

L'organisation a appelé à l'unité des secteurs progressistes pour serrer les rangs dans la défense des conquêtes sociales tant réclamées par les Chiliens. jcc/ssa/car

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09 mai, 2023

CHILI. UN PISTOLET DE PINOCHET RETROUVÉ LORS D’UNE OPÉRATION ANTIDROGUE

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L'ARME DE L'ANCIEN DICTATEUR AUGUSTO PINOCHET
ÉTAIT DÉCLARÉE DISPARUE DEPUIS 2014.
PHOTO  MARCO UGARTE / AFP
Chili. Un pistolet de Pinochet retrouvé lors d’une opération antidrogue /  Disparue neuf ans plus tôt, une arme ayant appartenu à l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet a été retrouvée à près de 900 kilomètres de la capitale, en possession d’un adolescent.  /  Un pistolet ayant appartenu au défunt dictateur chilien Augusto Pinochet, qui avait disparu en 2014, a été fortuitement retrouvé lors d’une opération antidrogue menée dans le sud du Chili, a annoncé mardi 9 mai 2023 le ministère public.

Ouest France avec l'AFP

 CAPTURE D'ÉCRAN

L’arme était en possession d’un adolescent de 15 ans qui, pour échapper à la police lors d’une opération vendredi dans la ville de Valdivia, l’a jetée dans la cour d’une maison en même temps qu’un sac rempli de drogue.

La police a récupéré l’arme et arrêté l’adolescent pour « possession illégale d’une arme à feu » et tentative de meurtre, a indiqué à l’AFP une source du parquet.

Lors de la comparution de l’adolescent devant la justice, la procureure Tatiana Esquivel a indiqué que l’arme, un Beretta de calibre 380 avec une crosse marron, portait l’inscription « Augusto Pinochet U ». Le nom complet de l’ancien dictateur est Augusto Pinochet Ugarte.

Utilisé récemment lors d’une fusillade

LE PISTOLET BERETTA DE CALIBRE 380 AYANT
APPARTENU AU DÉFUNT DICTATEUR CHILIEN
AUGUSTO PINOCHET RETROUVÉ
À VALDIVIA LE 8 MAI 2023. — 
FOTO POLICE JUDICIAIRE CHILIENNE PDI

La disparition du pistolet avait été signalée en 2014 dans la région de la capitale Santiago, à quelque 870 kilomètres de l’endroit où il a été retrouvé, a précisé le parquet.

Contactés par l’AFP, la police et la famille du défunt dictateur ont refusé de commenter la manière dont l’arme avait été perdue il y a neuf ans.

Augusto Pinochet, décédé en 2006 à l’âge de 91 ans, a dirigé un régime militaire au Chili de 1973 à 1990 au cours duquel plus de 40 000 personnes ont été exécutées, ont disparu ou ont été torturées, selon les chiffres officiels.

Les procureurs chiliens enquêtent pour savoir si l’arme a été utilisée dans d’autres actes criminels après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant une fusillade dans laquelle le pistolet aurait été utilisé.

[ -Ñ-  Cliquez sur la flèche pour visionner la vidéo ]


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08 mai, 2023

CHILI : L’EXTRÊME DROITE EN TÊTE DE L’ÉLECTION DES DÉLÉGUÉS CHARGÉS DE PROPOSER UNE NOUVELLE CONSTITUTION

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DES PARTISANS DU PARTI RÉPUBLICAIN CÉLÉBRENT
LEUR VICTOIRE À SANTIAGO, AU CHILI, LE 7 MAI 2023.
PHOTO ESTEBAN FELIX / AP

INTERNATIONAL / CHILI / Chili : l’extrême droite en tête de l’élection des délégués chargés de proposer une nouvelle Constitution / L’ultra-conservateur Parti républicain, opposé à une réforme du texte fondamental, est arrivé en tête du scrutin. Il a remporté 35 % des suffrages, contre 29 % pour la coalition de gauche soutenant le gouvernement de Gabriel Boric.

Le Monde avec l'AFP

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EMOL

l’extrême droite sera chargée de rédiger un nouveau projet de Constitution pour remplacer celle héritée de la dictature d’Augusto Pinochet, selon les résultats officiels du scrutin communiqués dimanche 7 mai, sept mois après le rejet d’une première proposition de changement lors d’un référendum.

Plus de 15,1 millions de Chiliens se sont rendus aux urnes dimanche pour élire, parmi 350 candidats, les 50 membres qui formeront le Conseil constitutionnel qui aura pour objectif de proposer une nouvelle Constitution pour le pays.

Après dépouillement des bulletins, le Parti républicain, classé à l’extrême droite, opposé dès le début à une réforme de la Constitution, a remporté 35 % des suffrages, contre 29 % comptabilisés pour la coalition de gauche soutenant le gouvernement de Gabriel Boric, selon les données officielles. La droite traditionnelle a, elle, obtenu 21 % des suffrages. Il s’agit du deuxième processus de réécriture de la Loi fondamentale du pays.

Nouveau référendum en décembre

Début septembre 2022, les Chiliens avaient rejeté à 61,9 % une première proposition de nouvelle Constitution. Celle-ci devait instaurer de nouveaux droits sociaux, notamment en matière d’éducation, de santé ou de logement, reconnaître des droits aux peuples autochtones ou encore le droit à l’avortement. Après le rejet par les électeurs, les principaux partis politiques du pays avaient tout de même décidé d’entamer des négociations pour relancer le processus constitutionnel.

Le Conseil recevra un avant-projet rédigé par un comité d’experts auquel ses membres devront apporter des ajustements et des amendements. Le texte comprend douze principes essentiels qui ne pourront néanmoins pas être modifiés. Parmi eux, le fait que le Chili est une économie de marché. Le projet sera ensuite soumis à un référendum, le 17 décembre.

La Constitution actuelle, héritée de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), est considérée, malgré plusieurs révisions successives, comme un frein à toute réforme sociale de fond au Chili, théâtre en 2019 d’un grand soulèvement populaire.


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07 mai, 2023

CHILI : LE PROCESSUS CONSTITUANT POURRAIT RENFORCER LA DROITE RADICALE

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PLUS DE 12 MILLIONS DE CHILIENS VOTENT AUJOURD'HUI
DIMANCHE 7 MAI POUR DÉSIGNER LES 50 MEMBRES DE
L'ASSEMBLÉE CONSTITUANTE QUI DOIT RÉDIGER UN TEXTE
QUI DEVRAIT REMPLACER LA CONSTITUTION RÉDIGÉE
EN 1980 SOUS LA DICTATURE DE PINOCHET.
PHOTO MARTIN BERNETTI / AFP
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LE FIGARO

Chili : le processus constituant pourrait renforcer la droite radicale / Les Chiliens élisent ce dimanche une nouvelle assemblée constituante. Un premier texte constitutionnel pour remplacer celui rédigé sous Pinochet en 1980 a été rejeté en septembre 2022.  /  Les Chiliens élisent ce dimanche 7 mai les 50 constituants qui seront chargés de rédiger une constitution pour en finir avec celle rédigée par le dictateur Augusto Pinochet en 1980. Celle-ci avait privatisé la santé, l'éducation, les transports et même l'eau. Un premier projet de constitution a été largement rejeté par les Chiliens le 4 septembre 2022.

 Par Patrick Bèle

«Ce texte était interprété comme un texte excessif, rappelle Stéphanie Alenda, professeur de sociologie politique à l'université Andres Bello de Santiago du Chili. Il proposait un nouveau système politique, une nouvelle structure de l'État, qui devenait plurinational ». Les 155 rédacteurs de ce premier projet étaient pour beaucoup issus de la société civile et avaient été élus comme candidats indépendants des partis traditionnels.

Cette fois le processus est revenu dans le giron des partis et le Congrès a défini des gardes de fous pour éviter les « excès » et les maladresses du texte rejeté en septembre. Ainsi les constituants travailleront sur un avant-projet rédigé par 24 experts, 12 désignés par le Sénat et 12 par le Congrès. 12 points ont été définis comme les « bases constitutionnelles » pour rédiger le nouveau texte fondamental.

350 candidats se présentent à ce scrutin. Cinq listes ont été déposées. Les partis du gouvernement du président de gauche Gabriel Boric se divisent en deux listes correspondant aux deux coalitions qui le soutiennent : Unité pour le Chili qui regroupe le Frente Amplio de Boric, le Parti communiste, le parti socialiste et le parti libéral. Une liste de centre gauche avec deux partis participant au gouvernement, le parti pour la démocratie et le parti radical alliés à la Démocratie chrétienne. Une liste Chile Seguro composée de la droite traditionnelle. Le Parti des gens, du populiste Franco Parisi présente aussi une liste. Et enfin le parti de droite radicale les Républicains du finaliste à la dernière présidentielle, Jose Antonio Kast. Il y a en plus trois candidats indépendants et deux candidats mapuches.

Gouvernement affaibli

Le gouvernement est sorti très affaibli par le rejet du premier texte en septembre. Promoteur au départ d'un texte qui devait permettre de sortir par le haut de la grave crise sociale qui avait secoué le pays en 2019, Gabriel Boric avait fini par ne plus afficher qu'un soutien discret au texte, comprenant que les Chiliens n'étaient pas prêts pour un changement aussi radical que celui prévu dans le projet de constitution. La situation actuelle du gouvernement est délicate. Il semble renoncer de plus en plus à ses premières orientations, créant des tensions entre les partis de la coalition. Ainsi, la décision de déclarer l'État d'urgence dans la région Mapuche a été très mal reçue par plusieurs partis gouvernementaux. La dernière décision de déployer l'armée à la frontière nord pour contrôler les flux migratoires n'a fait que renforcer les divisions.

La droite traditionnelle ne semble pas en position de revenir en force. C'est le parti Républicain de Jose Antonio Kast qui a le vent en poupe au moment de ce scrutin. Une situation quelque peu paradoxale, ce parti ayant montré son opposition à l'abandon de la constitution de Pinochet. Le parti pourrait remporter 30 des 50 sièges à pourvoir ce qui le mettrait dans une position idéale pour bloquer tout changement substantiel dans le fonctionnement des institutions chiliennes. « Gabriel Boric était favorable à un système de santé principalement contrôlé par l'État, avec la possibilité d'accéder à une mutuelle privée, rappelle Stéphanie Alenda. Il est probable qu'on s'oriente vers un système plus libéral, impliquant la possibilité de choisir entre gestion publique ou privée, si, comme le prévoient les sondages, la droite est en position de force dans la nouvelle assemblée constituante ».

Reste que la population est peu mobilisée pour ce scrutin. « Les classes populaires, en particulier, ont un très faible intérêt pour le processus constitutionnel, observe Stéphanie Alenda. Elles vont aller voter dimanche parce que le vote est obligatoire. Le taux de participation risque d'être élevé mais principalement à cause des risques de pénalité ».

Paysage politique redessiné

L'assemblée constituante commencera ses travaux le 7 juin. Le texte définitif devra être présenté le 21 octobre et il sera soumis à référendum le 26 novembre. Un nouveau rejet enterrerait définitivement l'idée d'abandonner la constitution de Pinochet et placerait le gouvernement Boric dans une situation très inconfortable.

Malgré ce désintérêt de la population, ce scrutin est important pour le pays car « il va se redessiner le paysage politique chilien, analyse Stéphanie Alenda. Si le parti Républicain continue d'élargir son audience, on verra des dynamiques nouvelles à droite. » Côté gouvernemental, si la coalition de centre gauche obtient des résultats décevants, cela pourrait créer des tensions avec la coalition la plus à gauche composée principalement du parti de Gabriel Boric et du parti Communiste qui dispose d'une plus faible représentation au sein de l'équipe gouvernementale. « Le nouveau paysage politique pourrait consister à un renforcement des extrêmes avec les républicains d'un côté et le parti communiste de l'autre qui se verrait en droit de critiquer la politique sécuritaire du gouvernement » conclut Stéphanie Alenda.


CHILI PROPAGANDE ÉLECTORALE 
CANDIDATS COMMUNISTES AUX CONSEILLERS CONSTITUTIONNELS 2023
 
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Le dimanche 7 mai 2023 aura lieu l'élection de 50 citoyens et
citoyens qui discuteront et approuveront une proposition 
de texte pour une nouvelle constitution
FLYER PCCH

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