23 octobre, 2019

CHILI : LES LIMITES DE L’ULTRALIBÉRALISME


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UN VÉHICULE DES FORCES DE L’ORDRE FACE À DES MANIFESTANTS,
À SANTIAGO, MARDI 22 OCTOBRE 2019.
PHOTO MARTIN BERNETTI / AFP
ÉDITORIAL 
Le Monde
Editorial. Le Chili est un pays riche. Mais la privatisation de secteurs-clés a pérennisé un gouffre d’inégalités qui touche y compris les classes moyennes.
Éditorial du « Monde ». Présenté encore récemment par son président, Sebastian Piñera, comme une oasis de stabilité dans une Amérique latine en ébullition, le Chili est en proie, depuis le vendredi 18 octobre, à des émeutes populaires spontanées dont le ressort est évident : des inégalités sociales abyssales et la déconnexion des dirigeants politiques d’avec les réalités. Équateur, Liban, Irak… Ce scénario est à l’œuvre ces jours-ci en plusieurs points du globe. La France des « gilets jaunes » n’est pas épargnée, pas plus que la Grande-Bretagne, où le Brexit traduit pacifiquement une profonde grogne sociale.

Mais le contexte chilien est bien spécifique : l’ultralibéralisme qui domine la gestion de l’économie et de la société n’y a pratiquement pas été remis en cause depuis la fin de la dictature Pinochet (1973-1990). La privatisation de secteurs-clés comme la santé, l’éducation, les transports et l’eau a généré et pérennise un gouffre d’inégalités qui touche y compris les classes moyennes.

Les remboursements de santé par des assurances privées sont minimes et seule une petite minorité des Chiliens bénéficie d’hôpitaux privés de qualité. Les étudiants s’endettent sur des décennies pour financer leurs études dans des universités privées, et le système de retraite par capitalisation conjugue cotisations exorbitantes et pensions dérisoires.


Concerts de casseroles quotidiens


Ces dernières années, des mouvements sociaux ont dénoncé cette situation. Mais les émeutes actuelles sont d’une ampleur jamais vue depuis la fin de la dictature. D’apparence dérisoire, l’augmentation du prix du ticket de métro à Santiago, de 800 à 830 pesos (0,98 à 1,02 euro), moyen de transport vital dans une mégapole de 7,6 millions d’habitants, a servi de déclencheur. Son annulation par le gouvernement n’a pas empêché les protestations de se poursuivre et de s’amplifier. Rassemblements et cacerolazos (concerts de casseroles) sont quotidiens.

Le recours à l’armée, qui patrouille dans les rues pour la première fois depuis la chute de Pinochet, et la violence de la répression n’ont fait qu’attiser la colère. Face aux incendies et aux pillages, l’état d’urgence a été décrété dans la capitale et neuf des seize régions du pays, et un couvre-feu imposé. Quinze personnes sont mortes sous les tirs des forces de l’ordre ou lors d’incendies et de pillages de centres commerciaux. Plus de 2 600 personnes ont été arrêtées.

Le président Piñera, 69 ans, élu fin 2017 et qui a déjà été au pouvoir entre 2010 et 2014, a annoncé, mardi soir, une série de mesures sociales, dont l’augmentation de 20 % du minimum retraite. Il a reconnu « un manque de vision » et demandé « pardon ». Mais lui-même personnifie le système qui est dénoncé et la caste du 1 % de la population qui concentre 25 % à 30 % des richesses. Milliardaire, il s’est enrichi durant la dictature et défend la gestion privée généralisée des services de base, l’absence de filets sociaux de sécurité et une législation du travail qui, peu réformée depuis Pinochet, perpétue la précarité.

Le Chili, quatrième économie d’Amérique latine, est pourtant un pays riche. Il s’enorgueillit d’un enviable taux de croissance : 4 % en 2018 et 2,5 % prévus cette année. Il a donc les moyens de combler la « brecha », cette brèche sociale qui alimente malaise et violences. À condition que l’État joue son rôle de protection et se porte garant de services publics de qualité. Des réformes qui, au Chili, supposent de profondes modifications de la Constitution ultralibérale de 1980, dont les dispositions limitant le rôle de l’Etat dans l’économie sont inchangées depuis la dictature. 

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DÉCLARATION PUBLIQUE PARTI COMMUNISTE DU CHILI


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PHOTO MARCELO HERNÁNDEZ
Ce 23 octobre, lors de manifestations de protestation de masse, des centaines de milliers de Chiliennes et de Chiliens dans tout le pays et à l’étranger, ont exprimé leur mécontentement légitime et ont rejeté la répression et les miettes que le gouvernement de Piñera a annoncées il y a quelques heures.
Il s’agit de manifestations inédites au cours des dernières décennies, et peut-être sans précédent au cours du dernier cycle historique du Chili.

Des millions de personnes, de manière pacifique, se mobilisent depuis plusieurs jours et tout indique que les protestations et le mécontentement ne s’arrêtent pas. Ils grandissent.

Le Chili exige et réclame des changements maintenant. Et non des mesures cosmétiques.

Nous saluons et appuyons la convocation par la TABLE D’UNITÉ SOCIALE d’une grève générale qui se poursuit demain jeudi. La journée d’aujourd’hui a été la réponse massive au paquet de mesures annoncé par Piñera et qui ne trouve pas d’écho chez les citoyens.

Nous pensons que les partis politiques qui sont vraiment là pour écouter le peuple doivent soutenir cet espace large, démocratique et pluraliste de mouvements et d’organisations sociales.

Le seul espace de dialogue légitime et démocratique est celui qui considèrera, sur un pied d’égalité, la TABLE D’UNITÉ SOCIALE. Le gouvernement doit mettre fin à l’exclusion qu’il cherche à imposer.

Jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement a exclu et marginalisé le monde social et populaire. L’heure est venue d’écouter réellement les majorités nationales.
Le Chili rejette les tentatives visant à imposer des accords au sommet, discriminatoires, sectaires ; qui cherchent à imposer des mesures cosmétiques et antipopulaires.

Pour notre part, nous estimons que les demandes concrètes et urgentes à examiner sont les suivantes :
  • -Nouveau système de pensions garantissant la pleine dignité, en mettant fin au système de retraites privées.
  • -Des salaires décents, qui dépassent le seuil de pauvreté, dans le cadre des 40 heures hebdomadaires. Pas les 45 que le gouvernement essaie d’imposer.
  • -Nouvelle constitution politique, par voie d’une assemblée constituante.
  • -Gel des projets de loi qui ne favorisent que les plus riches, comme la réforme fiscale, des pensions et de la législation du travail.
  • -Nouveau système parlementaire, monocaméral, améliorant la pluralité et la représentation citoyenne, avec des traitements au niveau du système de la fonction publique.
  • -Fin immédiate de l'état d'urgence. 
  • -Fin à la répression criminelle : la lumière doit être faite sur les allégations de violations des droits de l’homme. 
  • -Enquête sérieuse sur les actions répressives. 
  • -Présence au Chili, de façon extrêmement urgente, d’organismes et d’observateurs internationaux de défense des droits de l’homme de l’ONU.

Piñera doit répondre. Lui et son gouvernement sont responsables de cette crise. Nous lançons une accusation constitutionnelle pour abandon sévère de l’état de droit, avec de graves conséquences pour la société et la démocratie.

CHILI : LES PRINCIPAUX SYNDICATS APPELLENT À LA GRÈVE GÉNÉRALE

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CHILI : LES PRINCIPAUX SYNDICATS 
APPELLENT À LA GRÈVE GÉNÉRALE 
En dépit du tournant social du président Piñera, les principales organisations de travailleurs et d’étudiants chiliens appellent à une grève générale mercredi et jeudi, condamnant le déploiement des forces armées.
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Le Monde avec l'AFP
« Vive la grève ! Nous le disons fort et clair : assez des hausses de prix et des abus ! », a tweeté mardi soir la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), principale confédération syndicale du Chili. Une vingtaine d’autres organisations de travailleurs et d’étudiants appellent, mercredi 23 et jeudi 24 octobre, malgré les mesures proposées par le président, Sebastian Piñera, à une grève générale qui menace d’attiser la violente crise sociale qui a fait quinze morts depuis six jours. Elles condamnent la décision présidentielle d’imposer l’état d’urgence à la majeure partie du pays, de recourir au couvre-feu et de faire intervenir les forces armées. Quelque vingt mille militaires et policiers ont été déployés.

Le Chili connaît depuis vendredi ses pires violences depuis quelque trente ans, liées à une explosion de colère sociale. Manifestations et pillages ont fait quinze morts, dont un Péruvien et un Equatorien. Neuf des seize régions du pays sont sous état d’urgence. « Nous demandons au gouvernement de restaurer l’ordre institutionnel démocratique, ce qui signifie en premier lieu l’abandon de l’état d’urgence et le retour des militaires dans leurs casernes », estiment ces mouvements dans un communiqué diffusé mardi. C’est la première fois que des militaires patrouillent dans les rues depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990).

À Santiago, la manifestation partira de la Plaza Italia, au cœur de la capitale, où des centaines de milliers de Chiliens manifestent depuis vendredi. Les puissants syndicats des mines de cuivre – dont le Chili est premier producteur mondial – ainsi que les travailleurs du secteur de la santé et ceux des ports ont rejoint le mouvement.


L’annonce d’une hausse de 3,75 % du prix du ticket de métro, suspendue depuis, a suscité les premières manifestations, devenues ensuite un mouvement social majeur nourri par la colère face à la situation socio-économique et aux inégalités. Dans ce pays de dix-huit millions d’habitants loué pour sa stabilité économique et politique, l’accès à la santé et à l’éducation relève presque uniquement du secteur privé.

Le président conservateur, Sebastian Piñera, a pris mardi un virage social, à l’issue d’une réunion avec les forces politiques du pays à laquelle le Parti socialiste, principal parti d’opposition, a refusé de participer ainsi que d’autres partis du Frente Amplio (« Front large », gauche) et de la gauche radicale. M. Piñera a proposé des mesures comme l’augmentation de 20 % du minimum retraite et le gel des tarifs de l’électricité ou une hausse du salaire minimum. Il a également proposé la réduction du traitement des parlementaires et des hauts fonctionnaires, de pair avec la baisse du nombre de parlementaires et une limitation du nombre de leurs mandats successifs.

Reconnaissant n’avoir pas anticipé l’explosion sociale, il a demandé « pardon » à ses compatriotes. Un changement de ton spectaculaire de la part de celui qui considérait dimanche le Chili comme « en guerre contre un ennemi puissant ». Mais les syndicalistes exigent du gouvernement un agenda social préparé en commun pour servir de base à une sortie définitive de la crise.

Santiago et des dizaines d’autres villes ont passé leur quatrième nuit sous état d’urgence. Des centaines de Chiliens habitant dans d’autres pays, comme l’Argentine, la France ou l’Espagne, ont organisé des manifestations de soutien au mouvement chilien. Selon un bilan de l’Institut national des droits humains (INDH), cinq personnes sont mortes lors d’affrontements avec des forces de l’ordre, 269 ont été blessées dont 137 par armes à feu et environ 1 900 ont été arrêtées. Les autres personnes décédées ont péri lors d’incendies et pillages, selon les autorités.



BOLIVIE: MORALES UNE VICTOIRE AU 1ER TOUR


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LE PRÉSIDENT EVO MORALES UNE VICTOIRE AU 1ER TOUR
PHOTO : REUTERS / UESLEI MARCELINO

Le président sortant Evo Morales serait finalement victorieux dès le premier tour. Un résultat que son rival Carlos Mesa et les États-Unis n'acceptent pas.
Tribune de Genève
UNE DU JOURNAL CAMBIO
 DU LUNDI 21 OCTOBRE 2019
De violents incidents ont éclaté lundi à travers la Bolivie, à l'annonce de nouveaux résultats partiels qui donnent le président sortant Evo Morales vainqueur au premier tour. Son opposant principal et les  « observateurs » [de l'OEAdénoncent ce revirement inexpliqué.

À Sucre, la capitale constitutionnelle, une foule a mis le feu au tribunal électoral départemental, tandis que des affrontements avec la police se produisaient à La Paz (ouest) ou à Potosi (sud-est), et que le local de campagne du parti au pouvoir était saccagé à Oruro (ouest), ont rapporté «La Razon digital», «Los Tiempos» et l'AFP.

«Fraude!», «fraude!», «fraude!», pouvait-on entendre dans certaines des vidéos mises en ligne. Ces manifestations intervenaient après que les autorités électorales, sans aucune explication, ont repris lundi soir le décompte rapide des voix interrompu la veille.

Lundi à 21h00 (03h00 en Suisse mardi), la page web du Tribunal suprême électoral bolivien (TSE) donnait Evo Morales en tête, avec 46,87% des voix, creusant l'écart avec son principal adversaire Carlos Mesa, à 36,73%, selon 95,3% des bulletins dépouillés. Soit un écart de 10,14 points de pourcentage. Pour s'imposer dès le premier tour, le candidat en tête doit obtenir la majorité absolue ou au moins 40% des voix avec 10 points de pourcentage d'écart sur le second.

«Inquiétude» et «surprise»


Une situation dénoncée par les observateurs de l'Organisation des États américains (OEA), présents en Bolivie pour l'élection présidentielle. Selon un communiqué, «la mission de l'OEA fait part de sa profonde inquiétude et surprise face au changement radical et difficile à justifier concernant la tendance des résultats préliminaires, après la clôture du scrutin» dimanche soir. Ceux-ci ouvraient la voie à un second tour entre le président sortant Morales et son principal adversaire Carlos Mesa.

« À 20h10 hier (dimanche), par une décision de son assemblée plénière, le TSE a cessé de diffuser des résultats partiels, avec plus de 80% des bulletins dépouillés. 24 heures plus tard, le TSE a publié des chiffres avec un changement inexplicable de tendance qui modifie drastiquement l'issue de l'élection et entraîne une perte de confiance dans le processus électoral », a ajouté le texte.

Dans la soirée, Carlos Mesa a dénoncé une «fraude» et annoncé qu'il ne reconnaissait pas les derniers résultats provisoires. « Nous n'allons pas reconnaître ces résultats qui font partie d'une fraude réalisée de manière honteuse et qui est en train de placer la société bolivienne dans une situation de tension inutile », a déclaré Carlos Mesa à des médias à Santa Cruz (est). Pour l'heure, les résultats officiels n'avaient pas été proclamés.

«Corrompre la démocratie»


Lundi matin, dans le hall de l'hôtel où s'est réuni le TSE, Carlos Mesa, 66 ans, qui revendique être au second tour, avait appelé à la «mobilisation citoyenne jusqu'à ce que le résultat final soit connu».

«Les États-Unis rejettent la tentative du tribunal électoral de corrompre la démocratie bolivienne en retardant le dépouillement et en prenant des décisions qui nuisent à la crédibilité des élections boliviennes», a déclaré le secrétaire d'État adjoint chargé de l'Amérique latine, Michael Kozak, dans un tweet. «Nous appelons le TSE à rétablir la crédibilité du processus de dépouillement», a-t-il ajouté.

«Si ce pays sombre dans une guerre civile, ce sera la responsabilité du gouvernement», avait prévenu le dirigeant du Comité national de défense de la démocratie (Conade, organisation citoyenne proche de l'opposition), Waldo Albarracin. Ce dernier a été frappé au visage par des inconnus lors d'un rassemblement à La Paz. Une vidéo de lui, le visage en sang, était diffusée par les médias locaux.

Indignation

Côté gouvernement, le ministre de la Communication Manuel Canelas a appelé à attendre le résultat final du TSE, soulignant qu'«aucun de nous n'a intérêt à faire monter la tension».

La décision d'Evo Morales de briguer un quatrième mandat, malgré le «non» lors du référendum de février 2016, est très mal vue par une partie des Boliviens et critiquée par l'opposition, qui estime que le pays pourrait verser dans l'autocratie en cas de nouvelle victoire.

En outre, les gigantesques incendies qui ont récemment ravagé une partie de la Bolivie ont provoqué l'indignation des peuples indigènes, qui accusent Evo Morales d'avoir sacrifié la Pachamama, la Terre mère en langue quechua, pour étendre les terres agricoles et augmenter la production de viande destinée à la Chine. (afp/nxp)

PCCh A LANCÉ UNE PROCÉDURE D’«ACCUSATION CONSTITUTIONNELLE » CONTRE LE PRÉSIDENT CHILIEN


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DESSIN DE PANCHO CAJAS POUR LE QUOTIDIEN
 CONSERVATEUR EL COMERCIO D'ÉQUATEUR


Santiago du Chili, le 23 octobre (Prensa Latina) Le président du Parti communiste du Chili (PCCh), Guillermo Teillier, a déclaré aujourd'hui que cette force politique porte une accusation constitutionnelle contre le président Sebastián Piñera et le ministre de l'intérieur Andrés Chadwick.
jf/otf
DESSIN DE PANCHO CAJAS
« Nous ne réfléchissons pas, nous y travaillons  », a déclaré M. Teillier mercredi, lors d'une séance au cours de laquelle M. Chadwick a présenté un rapport sur la situation du pays.

L'accusation repose sur la mauvaise gestion dont a fait preuve l'exécutif en ce qui concerne les mobilisations pacifiques et le recours excessif à la force par la police et l'armée contre les manifestants, les incidents, les pillages et les incendies qui ont touché des milliers de centres commerciaux.

La direction du parti estime qu'avec l'arrivée des forces armées dans la rue, de nouveaux actes de violence ont commencé à être enregistrés, qui ont fait plusieurs morts aux mains d'agents de l'État.
[ « Accusation constitutionnelle ». L’accusation constitutionnelle est un processus dans le système chilien, de nature juridique et politique, semblable au processus de destitution. Ce processus peut être dirigé contre toute autorité politique spécifiée dans la Constitution chilienne qui commettrait une violation de cette même constitution. Si l’accusation constitutionnelle est validée par le Sénat, la personne accusée est démise de ses fonctions.(*) ]
En ce sens, elle accuse Piñera et Chadwick, le principal responsable de la sécurité publique, de la crise dans le pays.

Teillier, qui est également membre du Congrès, a assuré qu'il y a déjà des approbations dans d'autres groupes parlementaires du Congrès.

Nous préparons légalement le document. Nous avons besoin de 10 signatures et en tant que groupe, nous en avons déjà neuf, aujourd'hui, a dit le dirigeant communiste.

L'augmentation de 30% du prix du ticket de métro a généré une vague de protestations au Chili, qui sont réprimées par les carabiniers (police) et l'armée, faisant 18 morts.
jf/otf

source  :Prensa Latina
Tag(s) : #Chili, #Chile, #Communiste, #PCCh
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CHILI : UN ENFANT TUÉ DANS LES VIOLENCES, LE BILAN RELEVÉ À 18 MORTS


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PROTESTATAIRES SUR LA PLAZA ITALIA,
À SANTIAGO DU CHILI, LE 22 OCTOBRE 2019.
 PHOTO PEDRO UGARTE
Le petit garçon, ainsi qu'un homme, ont péri mardi, quand un automobiliste ivre a foncé sur un groupe de manifestants.
  « QUE LEURS VISAGES 
RECOUVRENT L'HORIZON »
Un enfant de quatre ans a été tué dans les violences qui ont fait au total 18 morts au Chili depuis le début de l'explosion de colère sociale le 18 octobre, selon un nouveau bilan officiel rendu public ce mercredi. 

Le petit garçon, ainsi qu'un homme, ont péri mardi quand un automobiliste ivre a foncé dans un groupe de manifestants, tandis qu'une autre personne est morte après avoir été, selon sa famille, frappée par la police, a annoncé le sous-secrétaire à l'Intérieur Rodrigo Ubilla. Le précédent bilan faisait état de 15 morts.  

Dans ce contexte, les principaux syndicats et mouvements sociaux ont appelé pour mercredi et jeudi à une grève générale, malgré les mesures proposées par le président Sebastián Piñera. "VIVE LA GREVE ! Nous le disons fort et clair : assez des hausses de prix et des abus !", a tweeté mardi soir la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), principale confédération syndicale du pays.  

État d'urgence dans neuf régions


Une vingtaine d'autres organisations de travailleurs et d'étudiants appellent à la grève. Elles condamnent la décision présidentielle d'imposer l'état d'urgence à la majeure partie du pays, de recourir au couvre-feu et de faire intervenir les forces armées. Quelque 20 000 militaires et policiers ont été déployés.  

Le Chili connaît depuis vendredi ses pires violences depuis quelque trente ans, liées à une explosion de colère sociale. Manifestations et pillages ont fait 18 morts, dont un Péruvien et un Équatorien. Neuf des seize régions du pays sont sous état d'urgence. 


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21 octobre, 2019

PCF - SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE CHILIEN


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LA MOBILISATION SE POURSUIT CE MARDI
22 OCTOBRE À SANTIAGO, LA CAPITALE CHILIENNE.
PHOTO  EDGARD GARRIDO
L'annonce de l'augmentation du prix du ticket de métro par le gouvernement de droite du président Sebastián Piñera au Chili a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, dans un pays des plus inégalitaires de l’OCDE, où selon les Nations unies, 1 % des Chiliens concentrent plus de 25 % des richesses du pays.
LOGO PCF
La puissante explosion de colère sociale actuelle est l'expression d'un ras le bol des politiques d’extrême privatisation de la vie quotidienne dans de nombreux domaines comme la santé, l’éducation, les retraites, l’eau…

En décrétant "l'état de guerre par un couvre-feu"  et en déployant plus de 9000 soldats dans la capitale qui ont fait 7 morts ces jours derniers, le gouvernement renoue avec des méthodes qui ravivent chez de nombreux Chiliens le traumatisme de la dictature militaire d’Augusto Pinochet.

Le Parti communiste français (PCF) condamne vivement ce déploiement de force de Sebastián Piñera et soutient la mobilisation fortement marquée par la participation de la jeunesse qui traduit la volonté d'en finir avec les choix ultra libéraux de droites revanchardes sévissant au Chili comme dans de nombreux pays du continent latino-américain.

Le PCF et ses élus appellent la communauté internationale pour entreprendre des démarches ouvrant de véritables portes au dialogue démocratique et mettant fin aux violences contre les manifestants.

Parti communiste français,
Paris, le 21 octobre 2019
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PARIS : MANIFESTATION CONTRE LA RÉPRESSION AU CHILI

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LES MANIFESTANTS ONT DÉNONCÉ LES
AGISSEMENTS DU PRÉSIDENT CHILIEN.
PHOTO PHILIPPE LOPEZ
Quelques centaines de Chiliens résidant en France ont bruyamment manifesté lundi, à grand renfort de casseroles, devant le consulat du Chili à Paris, en solidarité avec les protestataires en fronde depuis vendredi dans leur pays d’origine.
 «#PARIS : MANIFESTATION CONTRE 
LA RÉPRESSION AU CHILI» 
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PHOTO JOSE HENRIQUEZ
Alors que les émeutes et les pillages se sont poursuivis ce lundi au Chili, nourris par la colère face aux conditions socio-économiques et aux inégalités dans ce pays, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Paris leur soutien au peuple chilien.

PHOTO JOSE HENRIQUEZ
« Un président qui déclare la guerre à son peuple n’est pas un président » ou « nous avons le droit de vivre en paix », proclamaient quelques-unes des pancartes agitées par environ 400 personnes au cri de « Le peuple uni jamais ne sera vaincu ».

« Nous sommes ici pour demander la démission de Piñera (le président chilien, NDLR) qui a déployé les militaires dans la rue, ce n’est pas un régime démocratique », a déclaré Marcy Campos, étudiante en histoire contemporaine dans la capitale française.

 CECILIA CORTES ALRUIZ, PRÉSIDENTE DE LA FEDACH
PHOTO JOSE HENRIQUEZ
« Nous voulons soutenir notre pays, notre peuple. Nous sommes fatigués devant tant d’injustice sociale, tant d’inégalités », a renchéri Marcela Riquelme, 37 ans, venue accompagnée de son fils de six ans Ne Wen (qui signifie « force » dans la langue des indiens mapuches).

Brève apparition de Jean-Luc Mélenchon


Jean-Luc Mélenchon, leader du parti de gauche radicale La France Insoumise, a fait une brève apparition lors de cette manifestation organisée dans le prestigieux 7ème arrondissement, quartier de nombreux ambassades et consulats.« Quelle joie de voir la jeunesse chilienne en lutte ! […] Au final le peuple vaincra », a lancé en espagnol M. Mélenchon, sous les applaudissements de la foule.


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20 octobre, 2019

APPEL À MANIFESTER EN SOUTIEN À LA LUTTE DU PEUPLE CHILIEN


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APPEL À MANIFESTER EN SOUTIEN
 À LA LUTTE DU PEUPLE CHILIEN
Appel à manifester en soutien à la lutte du peuple chilien.

    MANIFESTATION DE SOUTIEN À LA LUTTE DU PEUPLE CHILIEN.
 DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 À PARIS

Face aux graves événements que vit le Chili, où l'état d'urgence et le couvre-feu total à Santiago ont été déclarés par le gouvernement en réponse à la forte contestation sociale dans la capitale, la Féderation d’associations chiliennes en France (Fedach) et le Réseau européan de chiliens pour les droits civiques et politiques (Red) appelent à manifester ce lundi 21 octobre à 18h30, place Salvador Allende à Paris (7ème arrondissement).

La manifestation est autorisée par la préfecture de Paris. Merci de partager l’information et de venir nombreux avec vos pancartes.




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19 octobre, 2019

NICARAGUA : UNE CONTRE-ENQUÊTE

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DESSIN DE SIMANCA, BRÉSIL, CAGLE CARTOONS.
POUR DES MÉDIA MAINSTREAM
Demain, 19 juillet 2019, quarantième anniversaire de la révolution qui, sous la direction du Front sandiniste de libération nationale (FSLN), a renversé le dictateur Anastasio Somoza. La célébration va se dérouler dans un Nicaragua aux abois, « sous la coupe » d’un des principaux chefs sandiniste de l’époque, Daniel Ortega. Président de la Junte de gouvernement de reconstruction nationale de 1979 à 1985, président de la République jusqu’en 1990, élu à nouveau en 2006 après une longue cure d’opposition pendant la parenthèse néolibérale, puis réélu en 2011 et 2016, Ortega « conserve les rênes du pays après avoir réprimé dans le sang, entre avril et juillet 2018, la révolte de la jeunesse et d’une partie de la population [1]  ». Une réforme du système des retraites (rapidement abandonnée devant les protestations) avait provoqué le soulèvement.
Maurice Lemoine
6Lecture 66 min.
PAULETTE GODARD, AVEC 
“LE COUTEAU ENTRE LES DENTS
L’oppression, l’angoisse, les insomnies, la peur : triste contexte pour célébrer un tel anniversaire. À n’en pas douter, bien peu, au sein de ce peuple en détresse, auront le cœur à faire la fête demain.
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