23 janvier, 2019

LA COUR D'APPEL DE PARIS REFUSE L'EXTRADITION DE PALMA SALAMANCA


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

LA COUR D'APPEL DE PARIS REFUSE 
L'EXTRADITION DE RICARDO PALMA SALAMANCA
PHOTO THOMAS SAMSON
PARIS, 23 janvier 2019, (Reuters) - La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris a repoussé mercredi la demande d'extradition de  ancien résistant chilien Ricardo Palma Salamanca, formulée par le Chili.
Cet homme de 49 ans, ancien membre d'un groupe armé de gauche, condamné en 1994 à la prison à vie par la justice chilienne pour sa participation présumée à plusieurs assassinats de personnalités impliquées dans la dictature d'Augusto Pinochet, s'est évadé le 30 décembre 1996 avec d'autres guerilleros.

Après plus de 21 ans de clandestinité, il a été arrêté le 16 février 2018 à Paris mais remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire par la justice française.

Malgré une demande d'extradition formulée par le Chili, il a obtenue l'asile politique en France le 2 novembre dernier.

Le président chilien, le  milliardaire conservateur Sebastian Piñera, a alors écrit à son homologue français, Emmanuel Macron, pour lui demander de révoquer la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

La présidence française s'est retranchée derrière le principe de séparation des pouvoirs pour lui opposer une fin de non-recevoir. L'État chilien n'a pas de recours contre l'avis de la Cour d'appel et l'extradition ne peut donc être accordée, précise-t-on de source judiciaire. 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)
Le gouvernement chilien a jugé la décision « incompréhensible »: « Nous respectons l'indépendance de cette cour mais de notre point de vue cette décision ne correspond pas aux principes ni aux règles du droit international », a déploré le ministre chilien des Affaires étrangères,  le transfuge Roberto Ampuero.  (Libération)

SUR LE MÊME SUJET :

VÉNÉZUÉLA L’OPPOSITION ACCENTUE LA PRESSION CONTRE MADURO AVEC LA BÉNÉDICTION DE WASHINGTON


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]


PRESSION CONTRE MADURO AVEC LA BÉNÉDICTION DE WASHINGTON
Deux jours après le soulèvement militaire avorté contre le président vénézuélien Nicolás Maduro, l’opposition appelle mercredi à une grande manifestation, avec le soutien officiel du gouvernement américain.
LE CHEF DE L'OPPOSITION, JUAN GUAIDÓ, 
A APPELÉ MERCREDI À DES MANIFESTATIONS 
DE MASSE CONTRE LE PRÉSIDENT DU 
VENEZUELA, NICOLÁS MADURO.
PHOTO CRISTIAN HERNANDEZ 
Après le galop d’essai des militaires, dont le bref soulèvement, lundi, s’est soldé par un échec et 27 arrestations, c’est au tour de la rue d’exprimer mercredi son mécontentement, dans un pays aux ressources gigantesques mais ravagé par la pauvreté.

L’opposition vénézuélienne joue, dans les prochains mois, ses dernières cartes pour écarter du pouvoir le successeur d’Hugo Chávez, après sa prise de fonction le 10 janvier dernier, considérée comme illégitime par l’Assemblée nationale”, observe El País. “La première étape est l’appel, ce 23 janvier, à une grande manifestation destinée à réactiver la pression de la rue”, poursuit le quotidien.

Selon le quotidien espagnol, “l’objectif de l’opposition est de former un gouvernement de transition qui puisse créer les conditions de nouvelles élections libres, et de prendre les premières décisions pour commencer à résoudre la crise humanitaire”.

La manifestation a reçu mardi l’appui officiel des États-Unis, par la voix de son vice-président, Mike Pence, qui a assuré l’opposition du “soutien indéfectible” de Washington, selon des propos repris par le New York Times. “Nous sommes avec vous, a-il ajouté. Nous sommes à vos côtés et le resterons jusqu’à ce que la démocratie soit restaurée et que vous retrouviez votre droit fondamental à la liberté.” Le quotidien remarque qu’il s’agit du “soutien le plus explicite à ce jour de l’administration de Trump” à l’opposition.

“Coup d’État fasciste”

Les autorités vénézuéliennes n’ont pas tardé à réagir. Dans une allocution télévisée mardi soir, Maduro a accusé Pence de vouloir provoquer “un coup d’État fasciste” et a ordonné une “révision complète des relations” avec les États-Unis, avant de promettre des représailles, selon le journal bolivien El Deber.

Quelques heures plus tôt, son ministre de la Communication, Jorge Rodríguez, dénonçait lui aussi un complot américain visant à provoquer des actes de “terrorisme” lors de la manifestation de mercredi, dans la foulée du soulèvement militaire de lundi, rapporte la chaîne de télévision NTN24.

M. Rodríguez a en outre accusé Volonté Populaire, le parti de Juan Guaidó – jeune chef de l’opposition et président de l’Assemblée nationale – d’être à l’origine de la rébellion militaire et "d’obéir aux ordres” de Mike Pence.

Les opposants à Maduro espèrent que la rue fera finalement plier le successeur de Chávez, dont l’élection n’a été reconnue ni par les États-Unis ni par ses laquais de l’Union européenne, ni par ses valets latino-américains. Les Vénézuéliens ne sont pas descendus dans la rue depuis les violentes manifestations de 2017, qui avaient fait 125 morts.

COUP D’ÉTAT AU VÉNÉZUÉLA AVEC LA BÉNÉDICTION DES ÉTATS-UNIS


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]


NICOLAS MADURO AU BALCON DU PALAIS
PRÉSIDENTIEL LE 23 JANVIER 2019
PHOTO LUIS ROBAYO 
 
Les coups d’État se filment en direct, avec de simples smartphones, et quelques appuis bien sentis. C’est la scène qui vient de se produire, ce mercredi 23 janvier 2019, journée symbolique au Venezuela puisqu’elle marque la fin de la dictature de Marcos Perez Jimenez. 
LA BÉNÉDICTION DE L'EMPIRE
DESSIN OSVAL
Alors que les chavistes manifestaient en masse leur soutien au président Nicolas Maduro, l’opposition de droite a, elle, annoncé sa destitution. Lors d’un meeting, le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaido s’est auto-proclamé président du Venezuela. Sans le bruit de chars ou d’effusion de sang, du moins pour l’instant. Ce coup d’État, qui pourrait déboucher sur une issue tragique, a été savamment orchestré depuis l’an dernier entre les secteurs les plus réactionnaires de la Table d’unité démocratique (MUD- droite) et les États-Unis. 

Dans un contexte de fortes tensions politico-économiques, le président Nicolas Maduro, réélu le 20 mai 2018, a pris ses fonctions le 10 janvier. Six jours auparavant, le groupe de Lima (l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panamá, le Paraguay, le Pérou, la Guyana et Sainte-Lucie) avait donné le ton, en déclarant qu’il ne reconnaît pas le nouveau mandat de Nicolas Maduro. Assumant leur intrusion dans les affaires internes du Venezuela, cette structure a conforté l’opposition, en taxant le dirigeant du Parti socialiste uni du Venezuela (Psuv) d’« illégitime », au prétexte qu’une partie des formations de la MUD ont boycotté le scrutin présidentiel.

Pour rappel : durant les six premiers mois de l’année 2018, des pourparlers ont eu lieu entre les autorités et l’opposition, sous les auspices de la République Dominicaine et de l’Espagne. Un compromis avait été trouvé entre les deux parties dont un agenda électoral comme le demandaient les formations de droite. L’accord sur le point d’être signé a capoté en raison des pressions exercées par Rex Tillerson, le secrétaire d’État à l’époque des faits, qui, en tournée en Amérique latine, a exigé de la MUD qu’elle retire son pré-candidat, afin de décrédibiliser le scrutin présidentiel. 

Lors de la réunion du groupe de Rio, les États-Unis, qui n’en sont pourtant pas membres, ont alimenté cette stratégie interventionniste, par la voix de Mike Pompeo. L’objectif était clair à savoir « transférer le pouvoir exécutif à l’assemblée nationale » majoritairement acquise à l’opposition. 

Il n’y a donc aucun hasard à ce que Mike Pence, le vice président des États-Unis, ait été le premier à réagir « au nom du président Donald Trump ». «Permettez-moi d’exprimer l’appui absolu des États-Unis à ceux qui haussent la voix (…) Nicolas Maduro est un dictateur sans droit légitime au pouvoir », a-t-il tancé. Et de d’octroyer sa pleine confiance au président l’Assemblée  nationale comme « défenseur des pouvoirs constitutionnels de cet organisme » à même de « demander l’établissement d’un gouvernement de transition. »

Depuis 1999, date de l’avènement de la gauche au pouvoir au Vénézuéla, avec l’élection d’Hugo Chavez, Washington n’a eu de cesse de déstabiliser le pays. Ce dernier épisode, encore confus mais certainement lourd de conséquences, en témoigne. 
PRESSION CONTRE MADURO AVEC 
LA BÉNÉDICTION DE WASHINGTON

22 janvier, 2019

CARACAS ACCUSE PENCE DE PLANIFIER DES VIOLENCES


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]


GARY VARVEL CARICATURISTE POLITIQUE CONSERVATEUR 
Le ministre de la Communication du Venezuela, Jorge Rodriguez, a accusé mardi le vice-président américain Mike Pence d'avoir ordonné à des "terroristes" de provoquer des violences durant la manifestation de l'opposition prévue mercredi afin de déstabiliser le gouvernement de Nicolas Maduro.
DES POLICIERS ANTI-ÉMEUTES AFFRONTENT
 DES MANIFESTANTS ANTIGOUVERNEMENTAUX
 À CARACAS LE 21 JANVIER 2019
PHOTO AFP
Selon le ministre, les 27 militaires arrêtés lundi après s'être soulevés contre le président vénézuélien ont remis à des militants de l'opposition une partie des armes dérobées "pour que soient perpétrées des violences, qu'il y ait des blessés et des morts pendant la manifestation".

M. Rodriguez a désigné ces militants comme des "civils appartenant à la cellule terroriste Voluntad Popular", le nom du parti de l'opposant emprisonné Leopoldo Lopez et du président du Parlement, Juan Guaido.

GARY VARVEL CARICATURISTE POLITIQUE CONSERVATEUR 
D'après le ministre, le plan prévoirait que des individus habillés en uniformes militaires "tirent demain matin (mercredi) contre la manifestation de l'opposition".

"Pourquoi ? Pour obéir aux ordres de Mike Pence", a-t-il affirmé, en référence au vice-président américain qui a affiché mardi sa solidarité avec la manifestation organisée à l'appel de l'opposition pour exiger un gouvernement de transition et l'organisation d'élections libres.

Le ministre a précisé que sur les 51 armes dérobées par le groupe de militaires insurgés, 11 n'avaient pas été récupérées et seraient utilisées contre les participants au rassemblement.

La vice-présidente, Delcy Rodriguez, s'en est également prise au vice-président américain qui, selon elle, "prétend venir gouverner le Venezuela en donnant des instructions sur ce qui doit se passer demain au Venezuela, appelant ouvertement à un coup d'État".

"Yankee go home, nous n'allons pas vous permettre de vous immiscer dans les affaires de la patrie", a-t-elle lancé.

Le bref soulèvement d'un groupe de militaire lundi a fait monter la tension, alors que des mobilisations anti et progouvernementales sont annoncées mercredi, premier retour à la rue depuis les violentes manifestations de 2017 qui avaient fait quelque 125 morts.

Les États-Unis, l'Union européenne et plusieurs pays d'Amérique latine n'ont pas reconnu le deuxième mandat du socialiste Nicolas Maduro, investi le 10 janvier.


SUR LE MÊME SUJET :


20 janvier, 2019

DEUX PERSONNES TROUVENT LA MORT DANS UN SÉISME

M 6,7 - 15 KM AU SUD-OUEST
 DE COQUIMBO, CHILI,
2019-01-20 01:32:51 (UTC)

30,074 ° S 71,423
° WPROFONDEUR DE 53,0 KM
Chili Un séisme de magnitude 6,7 a frappé le Chili, vers la ville de Tongoy, au nord de Santiago. Deux victimes ont été signalées.Un séisme de magnitude 6,7 s'est produit samedi dans le centre-nord du Chili, a indiqué l'Institut américain de géophysique (USGS). Les autorités locales ont écarté l'éventualité d'un tsunami. Deux morts ont été signalés.
Tribune de Genève
USGS
Deux personnes âgées, un homme et une femme, sont décédées de crises cardiaques à Coquimbo, près de l'épicentre du séisme, une région côtière à quelque 460 km au nord de Santiago, selon la police.

Les autorités locales ont signalé des éboulements de pierres sur les routes nationales. Des milliers de foyers étaient privés d'électricité, illustrant la puissance du séisme, a déclaré Ricardo Toro, un responsable du Service national des situations d'urgence.

Pas de risque d'un tsunami

Le séisme s'est produit à 02h32 suisse (dimanche) à une profondeur de 53 km et son épicentre a été localisé à 15 km au sud-ouest de Coquimbo, selon l'USGS. La secousse tellurique a été ressentie jusque dans la région de la capitale Santiago. Des scènes de panique ont été signalées dans la région Coquimbo, suite à «l'évacuation préventive» exigée par le Service national des situations d'urgence, mais cet ordre a été annulé quelques minutes après.

En septembre 2015, un tremblement de terre de magnitude 8,4 suivi d'un tsunami avait secoué la région de Coquimbo, dans le nord du Chili, causant la mort de 15 personnes. En 2010, un séisme de magnitude 8,8 - également accompagné d'un tsunami - avait frappé le centre et le sud du pays, faisant plus de 500 morts.

P2 DU QUOTIDIEN  
À la suite du séisme de samedi, le Service hydrographique et océanographique chilien a néanmoins écarté le risque d'un tsunami. Le Chili, situé sur la ceinture de feu du Pacifique, un alignement de volcans qui enserrent l'essentiel de cet océan, est l'une des zones à la plus forte activité sismique du monde.

SUR LE MÊME SUJET :

19 janvier, 2019

AU CHILI, UN NOUVEAU PARTI RAVIVE L'IDÉOLOGIE PINOCHÉTISTE


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

ILLUSTRATION RAMIRO ALONSO
L'avocat Raul Meza, connu pour représenter de nombreux détenus de la prison de Punta Peuco, a annoncé créer son propre parti politique. Après avoir démissionné du parti de droite "Renouveau national" (RN), celui qui défend avec ardeur de nombreux complices du régime pinochétiste lance en effet le parti "Force Nationale" (FN), une nouvelle formation politique destinée, selon lui, à "défendre les valeurs nationales et l'histoire du pays". "De nombreux pseudo représentants de la droite ont non seulement oublié la véritable histoire du Chili, mais ont également honte de leur passé et l'ont même rejetée". aurait-il déclaré dans une lettre au président du RN, selon le site d'informations Chile Today.
ILLUSTRATION RAMIRO ALONSO
Très critique à l'égard du président Piñera et de sa gestion du centre de détention de Punta Peuco, Raul Meza a expliqué dans une déclaration qu'il estimait nécessaire de créer une force nationale, dans l'idéologie de la dictature du Général Pinochet, afin que le parti puisse ramener des "valeurs patriotiques, libertaires et nationalistes" qui ont inspiré ce gouvernement militaire. L'homme politique a également affirmé le "soutien inconditionnel aux forces armées" de son parti nouvellement créé, ne manquant pas de faire référence au rôle de l’armée sous la dictature de Pinochet à travers son programme.

Enfin, selon le quotidien La Tercera, Raul Meza aurait prévu d'inviter Lucia Hiriart, veuve de l'ancien dictateur Pinochet, au lancement de son parti politique. Jorge, le petit-fils du général Fernando Matthei, et d'autres anciens ministres de l'ère Pinochetiste devraient également rejoindre les rangs de Force national.

SUR LE MÊME SUJET :

16 janvier, 2019

AMÉRIQUE LATINE: L'EXTRÊME PAUVRETÉ PROGRESSE À NOUVEAU


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

« JE LÈVE MON VERRE À L’ANNÉE 2019 : QU’ELLE SOIT PROLIFIQUE, 
GÉNÉREUSE ET AUSSI PLEINE DE PAIX ET D’AMOUR QUE 2018… »
DESSIN SERGIO LANGER
L’extrême pauvreté gagne du terrain en Amérique latine. Elle touchait 10,2 % de la population (environ 62 millions de personnes) en 2017 d’après un rapport présenté par la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepalc) mardi à son siège de Santiago du Chili. 
CEPAL : PRÉSENTATION DE 
SON RAPPORT ANNUEL
PHOTO CEPAL
«la proportion de personnes en situation d'extrême pauvreté continue d'augmenter, poursuivant la tendance observée en 2015 », a indiqué la commission régionale lors de la présentation de son rapport annuel « Panorama social de l'Amérique latine  ».

Le quotidien de Santiago La Tercera note que le Chili a enregistré la chute la plus importante de la pauvreté entre 2016 et 2017. “Le Chili se classe également parmi les pays où le pourcentage d’extrême pauvreté est le plus faible, avec un taux inférieur à 5 %, comme en Argentine, au Costa Rica et en Uruguay. Des pays tels que le Brésil, l’Équateur et le Pérou enregistrent des taux de pauvreté extrême compris entre 5 % et 10 %, tandis qu’en Bolivie et au Honduras, l’extrême pauvreté dépasse 10 %”, souligne le journal. Courrier international
L'extrême pauvreté touchait 10,2% en 2017 (contre 9,9% en 2016) soit 62 millions de personnes. Le taux de pauvreté restait stable, touchant 30,2% de la population, soit 184 millions de personnes.

« Alors que la région a fait d'importants progrès entre la décennie passée et le milieu de l'actuelle, depuis 2015 des reculs ont été enregistrés, en particulier en matière d'extrême pauvreté  », a souligné Alicia Barcenas, secrétaire exécutive de la Cepalc, lors d'une conférence de presse.

Selon les prévisions de la Cepalc, un organisme des Nations Unies qui a son siège à Santiago, la pauvreté devrait légèrement baisser en 2018, touchant 29,6% de la population, soit 182 millions de personnes, alors que l'extrême pauvreté restera stable à 10,2%.

La Cepalc considère que les personnes en situation d'« extrême pauvreté  » sont celles qui n'ont pas les moyens de s'acheter les aliments de base.

Le rapport de l'organisme onusien souligne toutefois une réduction des inégalités en Amérique latine depuis le début des années 2000, en raison notamment du rôle "important" des systèmes de protection sociale ces dernières années pour contenir les inégalités dans la redistribution des richesses.

Cependant « l'Amérique latine et les Caraïbes restent la région la plus inégalitaire au monde, avec des niveaux de pauvreté toujours significatifs, et d'importantes franges de la population qui, si elles se sont hissées au-dessus des niveaux de pauvreté et d'extrême pauvreté, restent vulnérables aux variations économiques  », selon le rapport.


SUR LE MÊME SUJET :


LE «CADEAU» D’EVO À SALVINI… ET AU «FRÈRE» BOLSONARO


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

CESARE BATTISTI DANS L'AVION QUI DOIT LE
RAMENER EN ITALIE LE 13 JANVIER 2019.
PHOTO AFP
Evo Morales a livré Battisti en 24 heures. Non seulement le gouvernement bolivien lui a refusé sa demande d’asile politique en un temps record, mais le militant italien n’a même pas eu le droit fondamental à un procès d’extradition qui aurait permis d’analyser le dossier.
Commençons par la fin : le dimanche 13 Janvier, un avion transportant des policiers et des agents des services de renseignement italiens a atterri à l’aéroport de Viru Viru, à Santa Cruz de la Sierra, capitale de l’« orient » bolivien. Il en est reparti avec à son bord Cesare Battisti. Cet auteur de romans policiers est aussi un ancien membre du groupe armé d’extrême gauche Prolétaires armés pour le Communisme (PAC), actif pendant les « années de plomb » italiennes. Battisti a été condamné en Italie à la prison à perpétuité pour quatre homicides, deux en tant qu’auteur matériel, et deux autres en tant que complice. Le militant d’extrême-gauche, qui se proclame innocent de ces crimes, est arrivé à l’aéroport militaire italien de Ciampino le lundi 14 à 11h36. Le Ministre de l’Intérieur et leader de fait du gouvernement italien, Matteo Salvini, un néofasciste qui fait partie de l’axe xénophobe trumpien, si souvent critiqué par la Bolivie d’Evo Morales, l’y attendait. Battisti s’était enfui au Brésil, où il avait trouvé refuge du temps des gouvernements du Parti des Travailleurs (PT). Pendant sa campagne électorale, Bolsonaro avait promis d’extrader en Italie ce “bandit”. 

15 janvier, 2019

ROSA LUXEMBURG ET KARL LIEBKNECHT. LA RÉVOLUTION ASSASSINÉE


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

ROSA LUXEMBURG ET KARL LIEBKNECHT
Il y a cent ans, la semaine sanglante de Berlin mettait fin à l’espoir d’un changement révolutionnaire en Allemagne né en octobre-novembre 1918. Le 15 janvier 1919, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg étaient assassinés sur ordre du ministre SPD de la Guerre, Gustav Noske. Un acte qui pèsera très lourd lors de la montée du nazisme.
JOURNAL L’HUMANITÉ, p1 
DU 18 JANVIER 1919,  
ARCHIVE GALLICA BNF

« Est-il vrai que Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg soient morts ? Est-il vrai qu’ils aient été tous deux abominablement assassinés ? Nous voudrions pouvoir douter de l’authenticité de l’atroce nouvelle. Hélas ! Il semble bien qu’aucun doute n’est permis. » Le 18 janvier 1919, l’Humanité exprime sa stupéfaction et sa tristesse. « Par quelle fatale loi faut-il que le sang des martyrs soit nécessairement la semence d’où sortiront les temps nouveaux ? » observe Amédée Dunois. Une communauté de destin liait Jean Jaurès, tué par un nationaliste le 31 juillet 1914 au café du Croissant, et les deux dirigeants spartakistes abattus par des membres des Freikorps, à Berlin, ce 15 janvier 1919. Entre ces deux crimes, la Première Guerre mondiale, qu’ensemble ils avaient voulu empêcher, avait décimé toute une génération de jeunes Français et Allemands.
 À LA MÉMOIRE DE ROSA LUXEMBURG 
SUR LE MÊME SUJET :

12 janvier, 2019

CHILI : FÊTE DES EMBRASSADES 2019


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

CHILI : FÊTE DES EMBRASSADES 2019
Samedi 12 et Dimanche 13 janvier 2019 au Parc O'Higgins de Santiago du Chili aura lieu la traditionnelle « Fête des Embrassades 2019 » sorte de Fête de l'Humanité local qui organise le Parti communiste chilien avec de nombreux forums politiques, sociaux et culturels.
«ALEJANDRO "MONO" GONZÁLEZ INVITÉ À  LA #FDLA2019» 
FÊTE DES EMBRASSADES 2019
véritable cité éphémère, culturelle et populaire, la « Fête des Embrassades » s’installe pour deux jours, chaque année, le deuxième week-end de janvier, en plein cœur du parc O'Higgins, dans le centre-ville de Santiago... Un rendez-vous festif, culturel, politique, sans pareil.
« L'INVITATION D'ILLAPU À LA #FDLA2019» 
Que l’on ait 5, 20, 50 ans ou plus, que l’on vienne en groupe d’amis, en couple ou en famille, que l’on soit militant ou non, novice ou habitué, la Fête recèle un faisceau de surprises et d’émotions musicales, politiques, artistiques, littéraires, gastronomiques…

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
#FDLA2019
SUR LE MÊME SUJET :


    11 janvier, 2019

    QUELLE CROISSANCE ÉCONOMIQUE AU CHILI EN 2019


    [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 

    PHOTO LA SEGUNDA
    Une année “sombre”. C’est ce que prédit la Banque Mondiale pour 2019 avec un PIB mondial estimé entre 2,9% et 3%. Des prévisions économiques revues à la baisse, qui s’inscrivent plus généralement dans un contexte de “risques négatifs” croissants”, selon l’institution. 
    en revanche, le Chili parviendrait à tirer son épingle du jeu dans ce contexte morose avec une croissance estimée à 3,5% cette année, soit au dessus de celles de Etats-Unis (1,7%), de la Russie (1,8%), du Japon (0,7%) ou encore de la zone euro (1,5%).
    Source : Emol / Banque Mondiale

    09 janvier, 2019

    CHILI : L'OPPOSITION EXIGE LA DÉMISSION DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR


    [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 
    ANDRÉS PÍO BERNARDINO CHADWICK PIÑERA
    SANTIAGO.- Le départ du directeur général des carabiniers, Hermes Soto, a apaisé pendant quelques jours les voix de l'opposition qui demandaient au ministre de l'Intérieur, Andrés Chadwick, de quitter ses fonctions pour sa « responsabilité politique » dans la mort de Camilo Catrillanca. Mais une déclaration judiciaire a fait rebondir la discussion.
    Par Tomás Molina
     ANDRES CHADWICK PIÑERA, COUSIN GERMAIN ET MINISTRE 
    DE L'INTÉRIEUR ET DE LA SÉCURITÉ DU MILLIARDAIRE 
    CONSERVATEUR SEBASTIEN  PIÑERA
    Il s'agit de la déposition faite devant le bureau du procureur le 6 décembre 2018, par l’ancien chef d'ordre public de Carabiniers de la région  de l’Araucanie, le général à la retraite Mauro Victtoriano. Le 14 novembre, après l'opération meurtrière du Groupe d'opérations spéciales de police (GOPE) à Temucuicui, il avait informé le ministre de l'Intérieur que le jeune mapuche assassiné n'était pas armé et qu'il n'y avait pas eu de tirs croisés au moment des faits.

    Quelques jours plus tard, le 12 décembre, Chadwick
     a remis sa version, à titre de témoin, au ministère public. Devant le juge il a avoué avoir parlé avec le général Victtoriano le jour de la mort de Catrillanca, mais il a déclaré ne pas avoir pu saisir les détails de l’information en raison d’une mauvaise réception de la communication téléphonique.

    Et lundi, le ministre a fait référence à sa déclaration et a confirmé que « malheureusement il y avait une très mauvaise communication et une interférence. Le général Victtoriano a donc pu me dire ce qu'il déclare, mais cela n'a pas été bien reçu ». Malgré cela, il a affirmé que les antécédents concernant le fait que Catrillanca était désarmé, il en a pris connaissance lors du premier procès-verbal de Carabiniers, le jeudi 15 novembre, ce qui, a-t-il rappelé, avait été annoncé publiquement.

    Démission et éventuelle accusation constitutionnelle

    L’« interférence » évoquée par Chadwick a provoqué l’agacement de certains partis d’opposition. Pour cette raison, le Parti communiste, le Parti socialiste, le Parti progressiste et le Parti pour la Démocratie se sont réunis et sont arrivés tôt hier à La Moneda - siège de la présidence du Chili- pour demander la démission du ministre de l'Intérieur. Par ailleurs, la direction du mouvement Frente Amplio et son groupe parlementaire n’ont pas écarté une éventuelle accusation constitutionnelle contre le chef de cabinet.