08 novembre, 2023

L’AMBASSADEUR DU CHILI EN ISRAËL RESTE À SANTIAGO

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LE MINISTRE VAN KLAVEREN STORK ET
L'AMBASSADEUR DU CHILI EN ISRAËL, JORGE CARVAJAL
PHOTOMONTAGE CHVNOTICIAS

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PRENSA LATINA
Santiago du Chili, 7 novembre 2023.  Le ministre des Affaires étrangères du Chili, Alberto Van Klaveren, a annoncé hier que l’ambassadeur en Israël resterait dans cette capitale pour offrir plus d’informations sur les violations du droit international humanitaire commises par les militaires de Tel-Aviv.

Prensa Latina

Le ministre a rencontré ce lundi le diplomate Jorge Carvajal, qui a été appelé à consultations la semaine dernière suite aux bombardements massifs de l’armée israélienne contre la population civile dans la bande de Gaza.

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C’est une situation complexe, a déclaré Van Klaveren, ajoutant que, selon les instructions du président Gabriel Boric, l’ambassadeur suivra les événements d’ici à Santiago.

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Quant au contenu de l’entretien, il a indiqué qu’il avait d’abord été question du drame humanitaire à Gaza et des violations du droit international qui continuent malheureusement de se produire dans cette région.

«Nous avons également parlé de la situation en Cisjordanie, en particulier des affrontements qui ont eu lieu entre les représentants des colonies illégales en territoire palestinien et la population palestinienne dans cette région», a ajouté le ministre.

Un autre thème de la rencontre a été la situation des Chiliens résidant en Israël, ainsi que les démarches entreprises en faveur des otages encore détenus par le Hamas.

Le Chili abrite la plus grande diaspora palestinienne du monde en dehors du Moyen-Orient, avec environ 400 000 personnes qui ont commencé à arriver à la fin du XIXème siècle et au début du XXème. peo/npg/car/eam

#ambassadeur #Chili #conflit israélo-palestinien

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À SANTIAGO DU CHILI


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07 novembre, 2023

AVEC BEATRIZ HEVIA, L’EXTRÊME DROITE CHILIENNE SE REFAIT UNE JEUNESSE

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LA PRÉSIDENTE DE L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE CHILIENNE,
BEATRIZ HEVIA, APPLAUDIE LORS DE SA PRISE DE FONCTION,
LE 7 JUIN, À SANTIAGO DU CHILI.
PHOTO ELVIS GONZÁLEZ/EFE/ MAXPPP
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LE MONDE
CHILI / Avec Beatriz Hevia, l’extrême droite chilienne se refait 
une jeunesse / À 31 ans, la juriste préside le conseil chargé de rédiger la nouvelle Constitution du Chili, qui doit être soumise au référendum le 17 décembre. Affable, celle qui se garde bien de condamner la dictature de Pinochet défend une vision ultraconservatrice et néolibérale de son pays.

Par Flora Genoux (Buenos Aires, correspondante)

Temps de Lecture 3 min.

«NOUS ALLONS DIRE NON»

Le 7 novembre, le président de gauche chilien, Gabriel Boric (Convergence démocratique), recevra des mains de Beatriz Hevia, présidente du Conseil constitutionnel, chargé de l’élaboration d’une nouvelle Loi fondamentale, sa proposition de Constitution. Sur le plan des idées, tout les sépare. Gabriel Boric a porté lors de sa campagne ­présidentielle, fin 2021, un projet profondément progressiste et social. À l’autre bout du spectre politique, Beatriz Hevia, élue d’extrême droite, défend un modèle de société ultraconservateur et néolibéral. Leur point commun : ils sont tous les deux trentenaires. Gabriel Boric est le plus jeune président de l’histoire du pays, élu à 35 ans. Beatriz Hevia tient les rênes du Conseil constitutionnel, à seulement 30 ans.

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Comme l’ensemble des cinquante membres de cette assemblée constituante, l’avocate de formation a été élue le 7 mai, lors d’un scrutin au vote obligatoire. Le Conseil qu’elle préside est chargé de remplacer la constitution actuelle, héritée de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990). Pour les Chiliens, ce processus a des airs de déjà-vu. Entre 2021 et 2022, une autre assemblée, penchant largement à gauche a rédigé un texte progressiste, féministe et social. Mais il a été rejeté par une large majorité de la population, le 4 septembre 2022, lors d’un référendum, entraînant une nouvelle élection.

En un ­mouvement pendulaire, de la gauche vers l’extrême droite, l’élection du 7 mai a consacré la percée du Parti républicain (extrême droite), auquel appartient Beatriz Hevia. Loin des sorties polémiques ou frontales de certains membres du parti, « Beatriz Hevia est jeune, intelligente. Elle est le visage affable des Républicains », observe Jeanne Simon, professeure associée et chercheuse en science politique à l’université de Concepción.

Conseillère parlementaire à 26 ans

Elue pour la circonscription de Los Lagos (930 kilomètres au sud de Santiago), elle représente le Chili des régions éloignées des lieux de pouvoir. Elle suit pourtant ses études de droit avec l’élite de Santiago, à ­l’université privée et catholique des Andes. Un campus aux faux airs américains, fréquenté par des étudiants issus de classes favorisées, dans une banlieue chic de la capitale. Beatriz Hevia est cette élève discrète, aux longs cheveux blonds et aux épaisses lunettes de vue. « Elle était très sérieuse, concentrée », se souvient Luis Silva, son ancien professeur de droit, élu à l’assemblée constituante pour le Parti républicain.

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L’étudiante aux idées conservatrices se fait remarquer par le député très à droite José Antonio K4st, futur fondateur du Parti républicain en 2019. À 26 ans à peine, elle devient conseillère parlementaire du député de droite Harry Jürgensen Rundshagen (de 2018 à 2021). Ils ont vingt-cinq ans d’écart mais leurs familles – d’importants éleveurs du sud du pays, d’origine allemande – se connaissent bien. « On a reçu la même éducation. Beatriz est une chrétienne qui défend ­profondément la famille et la vie dès la conception », décrit le député désormais allié à l’extrême droite.

Dans les couloirs du Congrès, la jeune conseillère parlementaire découvre les rouages du pouvoir et s’exerce à l’art de la négociation politique, « elle est perfectionniste, douée pour décrocher des compromis», poursuit Harry Jürgensen Rundshagen. C’est ce qui lui vaut de rejoindre, entre 2021 et 2022, le cabinet du ministère de l’économie, sous le mandat de Sebastián Piñera (droite), président jusqu’en 2022.

État en retrait, famille, patrie

En prenant la tête, le 7 juin, de ce Conseil constitutionnel, elle passe de l’ombre à la lumière. «Elle a une lourde tâche sur les épaules, pour son jeune âge. Mais Beatriz Hevia est une politique traditionnelle, dans le sens où elle maîtrise les codes », souligne Kenneth Bunker, politologue à l’université San Sebástian, au Chili. Malgré son âge, « elle s’est approprié sa fonction avec une très grande assurance. Elle n’hésite pas à rappeler les conseillers à l’ordre quand il y a du chahut », salue Luis Silva. Sur les plateaux de télévision, toujours calme, souriante et consensuelle, elle défend le travail des élus qu’elle préside. « On avance dans le sens du ­compromis », assure-t-elle le 1er septembre, sur la chaîne Youtube relatant officiellement le processus constitutionnel.

Pourtant, au sein de l’Assemblée, le climat n’est pas à la conciliation. Le Parti républicain, Beatriz Hevia en tête, œuvre pour son projet : État en retrait, famille, patrie. Le centre gauche, minoritaire, critique un texte aux airs de programme politique, et non porteur d’une vision constitutionnelle. La première version, conçue par un comité d’experts, est en train d’être durcie par les élus Républicains avec notamment l’adoption, en septembre, d’un article défendant « la vie de celui qui va naître ». Une remise en question d’un relatif droit à l’avortement, autorisé depuis 2017 uniquement en cas de viol, de danger pour la vie de la femme enceinte ou de non-viabilité du fœtus.

Interrogée sur la dictature militaire, sujet clivant au sein de la société chilienne, Beatriz Hevia, née deux ans après le retour de la démocratie, botte en touche : « Mon rôle est de regarder vers le futur, je suis née en 1992 », élude-t-elle. Elle reproduit ainsi le discours ambigu des Républicains sur la dictature, se gardant de condamner fermement le coup d’Etat, tandis que d’autres, au sein du parti, revendiquent explicitement l’héritage du modèle néolibéral d’Augusto Pinochet. Les Chiliens devront décider, le 17 décembre, lors d’un référendum, s’ils souhaitent adopter cette nouvelle Constitution, en remplacement de celle qui avait été écrite elle aussi en grande partie par l’extrême droite.

Par Flora Genoux (Buenos Aires, correspondante)


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06 novembre, 2023

LE CHILI ENTRE DANS LA DERNIÈRE LIGNE DROITE D’UN NOUVEAU PROJET DE CONSTITUTION

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BEATRIZ HEVIA, LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
CHILIEN, ISSUE DU PARTI RÉPUBLICAIN (EXTRÊME DROITE),
À SANTIAGO DU CHILI, LE 19 OCTOBRE 2023.
PHOTO PABLO COZZAGLIO / AFP
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LE MONDE

INTERNATIONAL / CHILI / Le Chili entre dans la dernière ligne droite d’un nouveau projet de Constitution / Le président de gauche Gabriel Boric recevra, mardi 7 novembre, la proposition d’un nouveau texte élaboré pendant huit mois par des experts et conseillers élus. Les sondages indiquent un possible rejet lors d’un référendum le 17 décembre.

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FLYER JJCC

 

Par Flora Genoux (Buenos Aires, correspondante

Temps de Lecture 3 min. 

«NOUS ALLONS NOUS DIRE NON»

Pour la deuxième fois en un peu plus d’un an, le Chili tente de remplacer sa Constitution actuelle, instaurée en 1980 par la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990). Et pour la deuxième fois, les Chiliens pourraient bien repousser le projet de texte, pour des raisons totalement opposées à la première. Mardi 7 novembre, le Conseil constitutionnel – élu le 7 mai et composé de cinquante membres – remettra sa proposition d’une nouvelle loi fondamentale au président, Gabriel Boric (gauche).

► À lire aussi :     LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN JOE BIDEN RENCONTRE LE PRÉSIDENT CHILIEN GABRIEL BORIC À MAISON-BLANCHE À WASHINGTON

LA « K4STITUTION » EST DE DROITE
ET PAS ADÉQUATE 
FLYER BRP

Ce texte « est un outil fondamental pour sortir le pays de la stagnation, de l’insécurité et de l’instabilité politique et sociale », s’est félicitée Beatriz Hevia, la présidente du Conseil constitutionnel, issue du Parti républicain (extrême droite). Ce dernier, avec le soutien de la droite, a pu imposer au texte sa vision du pays, libérale et conservatrice, à l’antipode du premier projet qui avait été soumis au vote populaire le 4 septembre 2022 – et rejeté à 62 %.

Au cours des cinq derniers mois, le Conseil constitutionnel a œuvré à l’amendement d’un texte qui avait déjà été libellé entre mars et juin de cette année par une commission d’experts désignés par le Congrès. Ceux-ci reprenaient eux-mêmes de grands principes établis en octobre 2022 par les partis présents au Parlement, tels que le respect des emblèmes patriotiques ou la responsabilité fiscale. Ce processus très encadré, épaulé par un « comité technique », se conclura par un référendum au vote obligatoire, le 17 décembre.

Possible remise en cause du droit à l’avortement

Le texte final du Conseil reprend bien le concept d’«État social de droit » inclus dans le « préprojet » de la commission d’experts, mais celui-ci a été vidé de son sens, selon la gauche et le centre gauche, minoritaires au sein du Conseil constitutionnel, qui estiment que différents articles contradictoires à ce principe ont été introduits, comme la possibilité de choisir entre le système privé ou public dans le domaine de la santé, de l’éducation et des retraites.

En ce sens, le texte prolonge finalement la Constitution héritée de la dictature en consacrant le principe de « l’Etat subsidiaire » – l’Etat n’intervient qu’en second lieu, après le secteur privé –, un concept accusé d’avoir figé les inégalités sociales. « Ce nouveau texte est davantage centré sur les libertés individuelles que sur les droits, et en ce sens, il ressemble à la Constitution de 1980. La grande différence est qu’il a été écrit en démocratie », observe Sergio Toro, politologue à l’université Mayor de Santiago.

Parmi les autres normes polémiques : la protection « de la vie de celui qui va naître ». Selon ses détracteurs, cette formulation défendue par l’extrême droite risque de remettre en cause l’accès à l’avortement, permis dans trois cas seulement depuis 2017 au Chili (viol, non-viabilité du fœtus ou danger pour la vie de la femme enceinte). A ce sujet, « il n’y a aucun impact sur les lois actuellement en vigueur dans le pays », a tenu à souligner Beatriz Hevia jeudi 2 novembre, auprès de la radio locale Radio Sago. La droite a également adopté le principe de « l’expulsion le plus vite possible » des étrangers entrés de façon irrégulière au Chili, et celui de la suppression des impôts sur la résidence principale, un article accusé de favoriser les foyers les plus fortunés. « Différents articles font l’objet d’un débat entre experts constitutionnels et restent très ouverts à interprétation», analyse Sergio Toro.

La coalition de gauche Frente Amplio – dont est issu Gabriel Boric – a fait savoir, jeudi 2 novembre, qu’elle s’opposerait à « un texte extrême » qui « augmenter[ait] les inégalités, la division et les injustices » au Chili. Sans transmettre de consigne de vote, Gabriel Boric, élu en décembre 2021 et au pouvoir depuis mars 2022, a regretté « le manque de consensus » caractérisant le texte. « Evidemment, je suis inquiet car je vois que des erreurs ont été commises, comme lors du processus précédent », a-t-il dit mardi.

LE PRÉSIDENT CHILIEN GABRIEL BORIC CHANTE L’HYMNE NATIONAL
LORS DE LA PREMIÈRE SESSION DE RÉDACTION D’UNE NOUVELLE
CONSTITUTION, À SANTIAGO DU CHILI, LE 7 JUIN 2023.
PHOTO IVAN ALVARADO / REUTERS

La première tentative de réécriture, entre 2021 et 2022, avait été portée par une Assemblée de 154 membres penchant largement à gauche. Leur proposition de texte était féministe, sociale, écologique, en tout point différente du projet actuel. De nombreux Chiliens avaient jugé cette version trop radicale, notamment en matière de droits accordés aux peuples autochtones (13 % de la population). Les opposants au texte ont aussi reproché à l’Assemblée d’alors, composée surtout d’indépendants, son amateurisme et son manque d’écoute de la droite. Le processus actuel, bien plus cadenassé, technique et rapide, visait à ne pas tomber dans les mêmes écueils.

Près de 70 % des Chiliens opposés au nouveau texte

Cependant, de nombreux sondages montrent un fort rejet du nouveau texte. Selon une enquête d’opinion de l’institut Pulso Ciudadano, publiée au mois d’octobre, près de 70 % des Chiliens pensent s’y opposer. « Il faut rester prudent car il y a une grande volatilité du vote au Chili, cette tendance peut changer, avertit Sergio Toro. D’autant que le processus a été marqué par une forte apathie de la population. »

Le référendum devrait se transformer en un tremplin politique pour la droite, en vue de l’élection présidentielle de fin 2025. Une approbation serait aussi brandie comme une victoire par le Parti républicain. Depuis sa création en 2019, cette formation a réalisé une véritable percée dans la vie politique chilienne, en arrivant en tête du premier tour de la présidentielle en 2021, puis en raflant près de la moitié des sièges au sein du Conseil constitutionnel en mai 2023.

L’extrême droite se retrouve ainsi dans une position paradoxale, celle de faire campagne pour l’approbation d’un texte qu’elle a en grande partie rédigé, alors qu’elle s’était toujours opposée à toute réécriture de la Constitution. En cas de rejet, Gabriel Boric a indiqué que cette tentative serait la dernière, sous son mandat.

Par Flora Genoux (Buenos Aires, correspondante)


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03 novembre, 2023

LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN JOE BIDEN RENCONTRE LE PRÉSIDENT CHILIEN GABRIEL BORIC À MAISON-BLANCHE À WASHINGTON

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PHOTO KEVIN LAMARQUE

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LE FIGARO
Israël-Hamas: ce qui se passe au Proche-Orient va dessiner le monde pour «les huit prochaines décennies», affirme Joe Biden / Le président américain Joe Biden rencontre le président chilien Gabriel Boric dans le bureau ovale de la Maison-Blanche à Washington, États-Unis, le 2 novembre 2023. [« L' Incroyable et triste histoire du candide Gabi et de son grand-père diabolique»]

Par E.P

Le chef d’État américain a abordé avec Gabriel Boric, le président du Chili, le sujet du conflit entre Israël et le Hamas, en soulignant sa gravité historique.

La résurgence du conflit israélo-palestinien a été au cœur de l’entretien entre Joe Biden et Gabriel Boric, président du Chili, jeudi 2 novembre. Dans son bureau ovale, le chef d’État américain s’est prêté à une analyse de l’ampleur du conflit actuel entre Israël et le Hamas au sein de l’Histoire, selon les propos rapportés par la Maison-Blanche. «À mon avis, il y a des moments, peut-être toutes les six à huit générations, où le monde change en très peu de temps», a-t-il déclaré à son homologue chilien, qui a renchéri : «Nous sommes à ce moment-là».

Près d’un mois après l’attaque sanglante de combattants du Hamas en Israël, et alors que l’État hébreu pilonne la bande de Gaza pour anéantir l’organisation terroriste, les deux chefs d’État ont souligné la gravité du moment. «Je pense que ce qui se passera dans les deux ou trois prochaines années déterminera ce à quoi ressemblera le monde pendant les cinq ou six prochaines décennies», a déclaré Joe Biden. «Ensemble, nous pouvons peut-être l'améliorer», a-t-il affirmé à son homologue, à l’heure où le Chili et les États-Unis célèbrent 200 ans de relation bilatérale.

«Le seul problème que j'ai avec toi, c'est que tu es trop jeune»

Dans son communiqué, la Maison-Blanche rapporte également le début de la conversation, qui prend un ton surprenant. Gabriel Boric, devenu en 2021 le plus jeune président de l’histoire de son pays à l’âge de 35 ans, se fait chambrer par le président américain sur sa jeunesse. «Écoute, tu sais, le seul problème que j'ai avec toi c'est que tu es trop jeune», entame tout de go Joe Biden qui, à 81 ans, est le plus vieux président de l'histoire des États-Unis. «Ce n'est pas un problème», répond du tac au tac son interlocuteur, ce qui déclenche un rire partagé, selon une mention du communiqué officiel de la Maison-Blanche.

Joe Biden, lui-même élu sénateur très jeune, a comparé sa propre histoire à celle du président chilien. En 1972, alors qu’il avait 30 ans, le président démocrate était devenu le plus jeune sénateur du Congrès de l'époque. «J'ai été élu quand j'avais 29 ans. Il fallait avoir 30 ans pour être sénateur. J'ai dû attendre», raconte-t-il à son homologue chilien, avant de le féliciter : «Président, c'est plutôt bien, mec». Rappelant que lui-même est arrivé au Congrès du Chili à 27 ans, Gabriel Boric renchérit. «Eh bien, nous partageons donc le même chemin (...) J'espère arriver aussi loin que vous».

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02 novembre, 2023

BORIC DU CHILI, APRÈS AVOIR CONDAMNÉ ISRAËL À PROPOS DE GAZA, FAIT PART DE SES INQUIÉTUDES À BIDEN

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ÉTATS-UNIS LE PRÉSIDENT JOE BIDEN RENCONTRE LE PRÉSIDENT CHILIEN
GABRIEL BORIC DANS LE BUREAU OVALE DE LA MAISON BLANCHE
À WASHINGTON, ÉTATS-UNIS, LE 2 NOVEMBRE 2023.
PHOTO KEVIN LAMARQUE / REUTERS

WASHINGTON, 2 novembre (Reuters) - Le président chilien Gabriel Boric, qui a condamné cette semaine le bombardement aérien de l'armée israélienne sur Gaza et rappelé son envoyé en Israël, a déclaré jeudi avoir déclaré au président Joe Biden que les actions d'Israël violaient le droit international.

par Andrea Shalal

PHOTO KEVIN LAMARQUE
Boric a déclaré qu'il avait condamné l'attaque du 7 octobre contre Israël par le groupe militant du Hamas, qui a tué 1 400 personnes, et a appelé à la libération des otages israéliens, mais a ajouté que les bombardements de représailles d'Israël sur Gaza étaient disproportionnés et violaient le droit international.

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PHOTO KEVIN LAMARQUE

"Ces attaques du Hamas sont injustifiées, elles méritent une condamnation mondiale, mais la réponse du gouvernement de Benjamin Netanyahu mérite également notre condamnation la plus claire", a-t-il déclaré aux journalistes après sa rencontre avec Biden à la Maison Blanche.

« Nous pouvons sans aucun doute dire que la réponse a été disproportionnée et viole le droit humanitaire international », a-t-il déclaré. "Le droit d'un État à se défendre a des limites, et ces limites impliquent le respect de la vie des civils innocents, en particulier des enfants, et le respect du droit civil humanitaire."

Interrogé sur la réponse de Biden, Boric a déclaré que ce n'était pas à lui de parler au nom du président américain.

La Maison Blanche a publié jeudi un communiqué selon lequel Biden avait "réaffirmé nos efforts continus pour augmenter et maintenir de toute urgence la fourniture d'une aide humanitaire vitale - y compris de la nourriture, de l'eau et des soins médicaux - aux civils de Gaza".

Biden fait face à des pressions croissantes à l'étranger et dans son pays pour ne pas avoir appelé à un cessez-le-feu dans le conflit Israël-Hamas, bien que la Maison Blanche soutienne désormais une série de « pauses » dans les combats pour permettre aux gens de quitter Gaza et à l'aide d'y affluer.  Traduit de l'anglais de façon automatique

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À GAZA, LES « CRIMES DE GUERRE » FONT BOUGER LES LIGNES DIPLOMATIQUES


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CETTE IMAGE EXTRAITE D’UNE SÉQUENCE
VIDÉO DE L’AFPTV MONTRE DES PALESTINIENS
CONSTATANT LES DESTRUCTIONS À LA SUITE
D’UNE FRAPPE  ISRAÉLIENNE SUR LE CAMP DE
RÉFUGIÉS DE JALABIYA DANS LA BANDE DE GAZA,
 LE 1ER NOVEMBRE 2023
 (PHOTO BY AFP)

À Gaza, les « crimes de guerre » font bouger les lignes diplomatiques / Les bombardements de l’armée israélienne contre des camps de réfugiés palestiniens à Gaza et l’emploi disproportionné de la force poussent les Nations unies à les qualifier de potentiels « crimes de guerre ». De retour au Proche-Orient, le secrétaire d’État américain pourrait faire pression sur le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.

par Vadim Kamenka

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Une nouvelle frappe. Un nouveau cratère. Les mêmes images se succèdent quotidiennement dans la bande de Gaza. Cette fois, c’est le camp de réfugiés de Bureij, dans le centre de l’enclave palestinienne, qui a été bombardé par l’armée israélienne ce jeudi. Au moins une quinzaine de personnes seraient mortes et des dizaines d’autres coincées sous les décombres, rapporte l’agence américaine Associated Press, citant un porte-parole de la défense civile de Gaza. Le tir israélien aurait touché un immeuble résidentiel. En raison des pénuries de carburant, l’aide aurait du mal à parvenir rapidement sur les lieux, témoignent des habitants.

Ce nouveau drame intervient quelques heures après les frappes qui ont visé, mardi et mercredi, le camp de réfugiés de Jabaliya, à 15 km plus au nord, près de la ville de Gaza. L’administration, dirigée par le Hamas via son ministère de la Santé, évaluerait le nombre de victimes à 195 morts, 777 blessés et 120 personnes portées disparues. Jabaliya est un quartier qui concentrait une population de 116 000 personnes avant les attaques du 7 octobre. Ce camp de réfugiés est le plus important des huit que compte la bande de Gaza et qui abritent les Palestiniens expulsés de leurs foyers pendant la guerre israélo-arabe de 1948.

01 novembre, 2023

LE CHILI VOTE DANS 6 SEMAINES

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Le Chili vote dans 6 semaines / Le 17 décembre, 15 millions de chiliens sont appelés aux urnes pour se prononcer sur le projet de nouvelle constitution. Celle-ci a été élaboré sous l’influence de l’extrême-droite par le Conseil Constitutionnel. Lundi 30 octobre, ce Conseil a adopté par 33 voix contre 18 (17 voix de la gauche plus le représentant des Mapuche) le projet écrit avec la plume du parti d’extrême-droite de Kast.

par Pierre Cappanera

PIERRE CAPPANERA
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Ce projet est pire que la constitution actuelle de Pinochet. Moins de démocratie, moins de droits pour les femmes, moins de droits syndicaux… Et bien sûr une quasi impossibilité de la modifier. Une catastrophe!

Mardi 7 novembre le projet sera officiellement présenté au Président Boric et la campagne électorale officielle commencera ensuite.

Sauf que la droite et l’extrême-droite ont déjà commencé leur campagne avec leurs médias. Le passé récent a montré qu’ils savaient être efficaces.

La gauche va appeler à se prononcer contre ce projet mais comme d’habitude elle traine. Elle a un temps de retard. Elle n’est pas encore vraiment entrée dans la bataille.

Les sondages sont pour le moment très favorables au non à ce projet mais les résultats risquent d’être plus serrés que prévus. Au 30 octobre, le non au projet est crédité de 51% des voix contre 34% au oui et 15% d'indécis. Il y a 5 semaines, le non recueillait 59 des suffrages contre 21% au oui, avec 20% d'indécis. L’écart qui était de 38% s’est réduit à 17%. C’est pourquoi il est urgent que la gauche entre en campagne massivement. Le basculement de 8% d’électeurs inverserait le résultat. Le risque de se faire voler une victoire a priori acquise existe.

Il faut rappeler que tous les Chiliens en âge de voter sont inscrits automatiquement sur les listes électorales et que le vote va être obligatoire.

Si finalement le non l’emporte, la Chili continuera avec l’actuelle constitution de Pinochet et le problème de son changement restera entier.

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  LA  « K4STITUCIÓN » ES DE DERECHA
 Y ESTÁ MAL HECHA
FLYER BRP

Du même auteur  :

LE CHILI RAPPELLE SON AMBASSADEUR EN ISRAËL

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UN MEMBRE DE LA COMMUNAUTÉ PALESTINIENNE AU CHILI 
 PORTE UN T-SHIRT SUR LEQUEL ON PEUT LIRE
« GAZA RÉSISTE, LA PALESTINE EXISTE »  LORS D’UNE MANIFESTATION
DEVANT LE PALAIS DE LA MONEDA TANDIS QUE L’AMBASSADEUR
D’ISRAËL AU CHILI, GIL ARTZYELI, PRÉSENTE SES LETTRES DE CRÉANCE
AU PRÉSIDENT DU CHILI GABRIEL BORIC À SANTIAGO 
PHOTO MARTIN BERNETTI /  AFP

Le Chili rappelle son ambassadeur en Israël/ 1er novembre (Reuters) - Le gouvernement chilien a rappelé mardi son ambassadeur en Israël pour consultations, en raison de ce qu'il a décrit comme des violations du droit humanitaire international commises par Israël lors des récentes opérations militaires menées dans la bande de Gaza.

Zonebourse avec Reuter

"Le Chili condamne fermement ces opérations militaires, et les observe avec une grande inquiétude", a indiqué le ministère chilien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Santiago estime que les opérations menées par Israël constituent une "punition collective" contre la population civile palestinienne de Gaza, a dit le ministère.

Le Chili a également appelé à la fin immédiate des hostilités, à la libération des otages retenus par le Hamas et à permettre l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza.

Le ministère chilien des Affaires étrangères avait appelé plus tôt dans la journée à une solution à deux Etats pour les Israéliens et les Palestiniens.

La décision du gouvernement chilien intervient alors que la Bolivie voisine a annoncé mardi qu'elle rompait ses liens diplomatiques avec Israël, accusant l'État hébreu de commettre des crimes contre l'humanité avec ses attaques dans la bande de Gaza. (Reportage Gabriel Araujo et Lucinda Elliott; version française Camille Raynaud)


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LE CHILI FRANCHIT UNE NOUVELLE ÉTAPE DANS SON PROCESSUS VERS UNE NOUVELLE CONSTITUTION

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UNE VUE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL CHARGÉ DE LA RÉDACTION
DE LA CONSTITUTION À SANTIAGO DU CHILI LE 5 JUIN 2023.
PHOTO  ESTEBAN FELIX  / AP -

Le Chili franchit une nouvelle étape dans son processus vers une nouvelle Constitution / Une étape importante a été franchie : les conseillers chargés d’écrire le nouveau texte ont terminé leur travail, et grâce aux votes des secteurs de la droite, majoritaires au sein du conseil, la proposition a été adoptée à 33 voix contre 17.

Avec notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné

LA « K4STITUTION » EST DE DROITE
ET PAS ADÉQUATE 
FLYER BRP

Le texte final comporte 17 chapitres et un peu plus de 200 articles. Et pour la droite et l’extrême droite, qui étaient majoritaires au sein du conseil rédactionnel, il s’agit d’une très bonne proposition de Constitution puisqu’elle offre de meilleurs outils pour contrôler notamment les frontières du pays et lutter contre l’immigration clandestine ainsi que le crime organisé. Des sujets qui préoccupent en ce moment les Chiliens.

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Pour la gauche, en revanche, ce texte est pire que la Constitution actuelle et signifie un retour en arrière. Il précariserait davantage les droits sociaux, menacerait les avancées acquises en termes d’égalité de genre et pourrait remettre en cause l’accès à l’avortement.

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Encore une fois, il n’y a pas de consensus au sein de la classe politique et chacun campe sur ses positions. Pourtant, c’est la deuxième fois en 4 ans que le Chili essaye de changer sa Constitution. Le texte actuel est né sous la dictature et même s’il a été réformé plusieurs fois, il est très souvent remis en question, surtout en ce qui concerne les droits sociaux, comme l’éducation, la santé ou encore les retraites.

Avec cette avancée, le pays entre donc dans la dernière phase de cette épopée constitutionnelle puisque dans un peu plus d’un mois, en décembre, ce sera au tour de la population de dire si elle approuve, ou rejette, cette nouvelle Constitution.


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K4STITUCIÓN DE LA  CONSTITUCIÓN
POLÍTICA DE CHILE