21 septembre, 2007

TE DEUM LAUDAMUS



Le Chili est un des rares pays au monde qui célèbre un Te Deum à l'occasion de sa Fête Nationale. En Amérique latine, on effectue des célébrations semblables en Argentine et au Pérou.


Le Te Deum est une hymne chrétienne, un Chant d'Action de Grâce. Te Deum est le titre abrégé de l'expression latine Te Deum laudamus, qui signifie «Dieu, nous te louons».

Le Te Deum a lieu traditionnellement au Chili depuis 1811, année où José Miguel Carrera a demandé à l'autorité ecclésiastique de l'époque de célèbrer une Action de grâce pour commémorer le premier anniversaire de l'Assemblée Nationale de Gouvernement (Junta Nacional de Gobierno).

Durant ses premières années, le Te Deum avait lieu à la fin de la Messe. C’est seulement à partir de 1870, à la demande du Ministre du Culte, Miguel Luis Amunátegui, que le Te Deum a eu lieu alors sans l'Eucharistie. Il faut rappeler qu’en ce temps, les fidèles qui communiaient devaient jeûner pendant plusieurs heures. C’est pour cette raison que la demande a été acceptée par l'Archevêque de Santiago, monseigneur Rafaël Valdivieso, et par le Conseil municipal Métropolitain.

Depuis l'année 1971, le Te Deum a un caractère oecuménique. Cette année là, l'Archevêque de Santiago, le Cardinal Raúl Silva Henríquez, accède à une demande du Président de la République, Salvador Allende, qui souhaitait donner un caractère œcuménique à cette cérémonie. Il a invité des évêques et pasteurs d'autres Églises chrétiennes à prendre part à ses discours.

Michelle Bachelet dans le Te Deum 2007


Michelle Bachelet a envoyé la traditionnelle salutation à l'occasion de la Fête Nationale du Chili et a souligné dans son allocution l’idée d'une plus grande égalité, qu'avait soulevée auparavant Monseigneur Francisco Javier Errázuriz, dans dans son homélie pour le Te Deum 2007. Les applaudissements les plus spontanés que la Présidente a reçus pendant son discours ont eu lieu lorsqu’elle a déclaré «Nous allons continuer à travailler pour que les Chiliens de l'extérieur aient tous les espaces et, évidemment, le droit de vote».