14 avril, 2020

CORONAVIRUS: 800 BOLIVIENS COINCÉS AU CHILI, PLACÉS EN QUARANTAINE AVANT DE RENTRER

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OPÉRATION DE TRANSFERT DES PREMIERS BOLIVIENS QUI
PARTENT DE COLCHANE À IQUIQUE OÙ ON LEUR A OFFERT REFUGE
PHOTO JAVIER GARCIA
Quelque 800 Boliviens, coincés à la frontière chilienne depuis plusieurs jours, vont être placés en quarantaine au Chili avant de pouvoir rentrer dans leur pays, conformément à un accord conclu entre les deux pays. Les ressortissants boliviens se trouvaient depuis une semaine bloqués dans des campements de fortune dans la petite localité frontalière de Colchane (nord du Chili), située à 3.700 mètres d'altitude, alors que le Chili et la Bolivie ont tous deux fermé leurs frontières pour lutter contre la progression de la pandémie de Covid-19.
MAIRE DE COLCHANE, JAVIER GARCIA. 
DERRIÈRE LUI, LES BOLIVIENS 
QUI PARTENT POUR IQUIQUE.  
PHOTO PÁGINA 7
Il y a plusieurs jours, certains avaient tenté de forcer le passage pour entrer en Bolivie, mais des militaires boliviens les en avaient empêchés. Des affrontements avaient fait au moins deux blessés. Pour remédier à cette situation, les ministres des Affaires étrangères du Chili et de Bolivie ont conclu un accord prévoyant que ces migrants soient placés en quarantaine dans la ville côtière chilienne de Iquique, à 250 km à l'ouest de Colchane, a annoncé lundi soir le chef de la diplomatie chilienne Teodoro Ribera.

«C'est un traitement plus humanitaire pour ces personnes qui étaient installées en altitude à Colchane», a-t-il déclaré. Un premier groupe de 473 personnes, dont des femmes et des enfants, est arrivé lundi à Iquique pour être hébergé dans un établissement scolaire fermé. «On leur a pris la température et ils ont été soumis à un contrôle sanitaire», a précisé en conférence de presse le général Guillermo Paiva, responsable militaire dans la région de Tarapaca.

Après 14 jours en quarantaine au Chili, les Boliviens rapatriés passeront encore sept jours à l'isolement à Pisiga, ville frontalière bolivienne. Quelque 480 Boliviens sont déjà en quarantaine dans cette localité, après que le gouvernement bolivien les a finalement autorisés la semaine dernière à traverser la frontière.
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RUBÉN BUSTAMANTE EST MORT


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RUBÉN BUSTAMANTE 
PHOTO ARCHIVE FAMILIALE
C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Rubén Bustamate, survenu à l’aube du dimanche 12 avril 2020 à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), à l'âge de 75 ans.
Rubén vivait dans l’Etablissement d'hébergement pour personnes agées dépendantes (EHPAD), Fondation Favier, dans la commune de Bry-sur-Marne. Il fut transporté à l’Hôpital Saint Camille de la même ville, le mardi 7 avril dans un état de détresse respiratoire. Il est décédé dimanche des suites du COVID-19.

Ruben Romedil Bustamante Gonzalez est né à Santiago du Chili le dimanche 04 mars 1945. Très jeune, il commence à militer dans l’organisation des Jeunesses du Parti communiste (JJCC). Rubén, issu d’une famille modeste, fut élevé par sa grand-mère. Il travaille plusieurs années comme artiste circassien, trapéziste dans un cirque à Iquique, ville qu’il aimait beaucoup et où il a toujours songé retourner.

Il rentre à Santiago au milieu des années soixante et entre à la commission de propagande des JJCC. Il devient adhérent au Parti communiste (PCCh), travaillant dans le service d'ordre et sécurité du PCCh.

En 1973, le Parti l’avait envoyé travailler dans les services techniques du Ministère de l’éducation, où il fut arrêté et torturé par les sbires des putschistes. Il quitte le Chili et la dictature militaire de Pinochet pour l’Argentine en 1975 où il est pris en charge par la Croix-Rouge et transféré en France. Dans son pays d’accueil il travaille dans les services de la cuisine centrale de la ville de Fontenay-sous-Bois.

En France il  participe au travail de solidarité avec le Chili, au stand de la fête de l’Humanité du PCCh notamment. Il soutient de nombreux camarades primo-arrivants comme lui, en les aidant à résoudre des problèmes domestiques et pratiques. Rubén retourne au Chili en 1990, où il reste deux mois après lesquels il rentre en France, face à l'impossibilité de se réinsérer professionnellement.

Rubén Bustamante sera inhumé à une date non encore définie. Les obsèques seront célébrées dans la plus stricte intimité, conformément aux réglementations en vigueur. Mais rien n'empêche au plus grand nombre de s'y associer par la pensée.

Ses anciens camarades saluent aujourd’hui sa mémoire, avec respect et reconnaissance. « Hasta la victoria siempre » (Jusqu'à la victoire, toujours), cher compañero.
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LOGOTYPE PCCH
Coordination du Parti communiste du Chili (PCCh) en France

11 avril, 2020

TÉMOIGNAGE. « AU CHILI, LA PRIORITÉ DU GOUVERNEMENT, C’EST L’ÉCONOMIE »

UNE VENDEUSE DE RUE DEVANT SON KIOSQUE,
 À VALPARAISO, AU CHILI, LE 9 AVRIL 2020.
PHOTO REUTERS/RODRIGO GARRIDO.
Au Chili, les mesures de confinement n’ont été prises qu’au niveau local, explique Clémentine, expatriée à Valparaiso. Et la nécessité, pour beaucoup de travailleurs précaires, de faire rentrer de l’argent au quotidien reste plus forte que l’impératif sanitaire.
Je suis française et j’habite à Valparaiso, au Chili, depuis un peu plus d’un an. Je n’ai pas de résidence permanente ici, juste un visa de touriste que j’ai pu renouveler jusqu’à présent tous les trois mois en passant la frontière. Malgré cette situation, j’ai pu me faire embaucher sans trop de difficultés comme serveuse dans un restaurant du Cerro Alegre, le quartier bobo de la vieille ville, clinquant de couleurs et de street art, de boutiques, d’hôtels et de restos.

Depuis les émeutes d’octobre-novembre, dont la violence a été relayée par la presse internationale, les touristes étaient moins nombreux. Au restaurant, la saison se terminait péniblement. Tous les midis, je me postais sur le trottoir pour tenter d’attirer la clientèle parmi les promeneurs. J’observais, au fil des jours de mars, que la rue se vidait. Ne restaient plus que quelques voyageurs à contretemps des vacances, les collégiens sortis de cours et les chiens vagabonds du quartier.

À Valparaiso, le virus contaminait déjà les esprits en février


Et puis cette semaine-là, sans interrompre le constant va-et-vient des taxis collectifs, la menace s’est fait sentir. Elle poussait les gens à se cacher le visage dans leur écharpe, puis sous un masque et enfin à ne carrément plus sortir. Le restaurant a dû fermer. Le 20 mars, à part un couple venu acheter du café moulu de la vieille cafetière qui tournait à vide sur le marbre, aucun client n’est entré. À 18 heures, l’équipe du soir est arrivée pour prendre la relève. À 20 heures, le patron renvoyait tout le monde à la maison. Deux jours plus tard, le gouvernement décrétait la fermeture de tous les lieux de réunion autres que les commerces de première nécessité.

Avant même qu’aucun malade ne soit recensé dans le pays, le coronavirus contaminait déjà les esprits depuis février. Sujet de vannes ou d’inquiétude, l’obsession nous venait d’Internet et des réseaux sociaux. De Paris à Santiago en passant par mes amis au Mexique, mon Facebook tournait en boucle sur le sujet : articles martelant la tragique progression de l’épidémie qui avait affecté en un temps record toute une région de Chine et qui se répandait comme une traînée de poudre en Europe, mèmes absurdes déclinés en mille variations sur le thème, avis d’experts, de contre-experts et bientôt vidéos de pseudo-révélations quant à la véritable origine du virus et à la menace sino-américaine…
« Ici, ça commence à ressembler à un film d’action’,  m’écrivait de France une amie. J’ai flippé un peu en songeant que Valparaiso est le port d’entrée de la Chine sur cette partie du continent américain. Mais la catastrophe du paquebot déchargeant des tonnes de marchandises infestées ne s’est pas produite. »
Ce n’est pas par la mer que le virus est arrivé. Le premier cas enregistré à Valparaiso a été celui d’une touriste italienne de 60 ans qui s’est présentée à l’hôpital avec tous les symptômes du Covid-19. Quelques jours plus tard, en Patagonie, un homme âgé, de retour d’un voyage en Asie du Sud-Est, était lui aussi testé positif.

À force de débarrasser les assiettes des touristes…
Mes amis d’ici, artistes, journalistes, anthropologue ou sociologue, tous ont commencé par contester ce qui se passait, se méfiant par principe des autorités, des médias et de tout ce qui vient d’Occident. Moi aussi, d’abord, j’ai relativisé. J’entendais sur toutes les chaînes que c’était en fait moins méchant qu’une grippe, puis que dans les régions de Chine les plus touchées, la pollution atmosphérique avait beaucoup diminué. Une aubaine. Une bonne partie de notre monde était contrainte à l’arrêt et on allait peut-être respirer un peu mieux sous nos masques FFP2.
« Et puis brutalement, le ton est monté. Le discours a changé, on ne parlait plus de grippe, on ne limitait plus le risque aux seules personnes âgées. Je me suis dit que j’allais le choper, ce virus, à force de débarrasser les assiettes des touristes d’Europe et d’Asie. »
Au restaurant, on a lancé un protocole sanitaire. Désinfecter à l’eau de Javel toutes les surfaces, les dossiers de chaise, les poignées de porte, etc., après chaque passage.

L’état d’urgence sanitaire a été décrété dans la nuit du 17 au 18 mars. Le lendemain, nous étions tous à cran. À midi, les seuls clients étaient des étrangers. Québécois, Suisses, Français, tous dans l’attente fébrile de leur retour, espérant que leur vol ne serait pas annulé. À la fin du service, mon chef m’a informée des nouvelles règles d’hygiène : nous n’allions plus travailler qu’avec quatre cartes qu’il faudrait nettoyer après chaque utilisation, on demanderait à tous les clients de se laver les mains à l’entrée, on désinfecterait leur table, on se tiendrait à un mètre de distance, etc.

À force de voir partout les rideaux des magasins tirés, la fermeture a été envisagée, mais dans ce cas le patron ne prendrait pas en charge les salaires. Il fallait attendre l’engagement de l’État à y subvenir. Dans cette perspective, la dernière recrue est venue signer son contrat de travail. Quant à moi, sans papiers, le patron m’a renvoyée jusqu’à nouvel ordre.

Ici, beaucoup de travailleurs précaires exercent dans la rue


Une des raisons de la colère qui avait explosé en octobre au Chili tenait au coût de la vie. Si les salariés du restaurant ont pu partir avec le soutien de l’État (mais l’incertitude demeure sur le montant de l’indemnisation), le cas des personnes à leur compte reste le plus préoccupant.
« Pour beaucoup, dans un pays où quasiment tous les services ont été privatisés, les possibilités d’épargner sont faibles et la nécessité de faire rentrer de l’argent au quotidien est plus forte que l’impératif sanitaire. »
Par ailleurs, une bonne partie de ces travailleurs précaires exercent dans la rue. Le Chili a accueilli ces dernières années beaucoup d’immigrés haïtiens. À Valparaiso, ils sont nombreux à tenir des stands de rue. Ils vendent des vêtements, des accessoires ou des produits d’hygiène. Puis il y a les immigrés vénézuéliens, qui vendent des snacks dans les bus, sur les places. Puis ceux qui mendigotent en revendant des pansements ou des paquets de mouchoirs. Ceux qui ne peuvent pas se soustraire aux impératifs économiques sont les plus vulnérables face au risque sanitaire.

« Il n’y a pas de vaccin plus puissant que l’amour »  


Sur tout le territoire chilien, des maires ont appelé de leurs vœux des mesures plus strictes, mais le gouvernement se refuse à décréter la quarantaine. Comme seule réponse à la crise sanitaire, le ministre de la Santé, Jaime Mañalich, a annoncé la mise en place d’un couvre-feu de 23 heures à 5 heures du matin à partir du 22 mars. Il a notamment justifié la décision de ne pas mettre en place de quarantaine en évoquant l’éventualité d’une mutation du virus.
« Qué pasa si muta y se pone buena persona ?’ (‘Que se passera-t-il si le virus mute et devient inoffensif ?’) »
La déclaration a immédiatement embrasé les réseaux sociaux, qui n’ont pas manqué de rappeler que Mañalich a été radié de l’Ordre des médecins en 2015.

Dans tout le pays, des municipalités ont donc assumé des mesures de confinement au niveau local et demandé à leurs habitants de rester chez eux. Pour mes amis, cette gestion de la crise est symptomatique de la politique du gouvernement. Sa priorité reste la productivité, fût-ce aux dépens de la salubrité. Son incompétence se manifeste en toute occasion par des déclarations qu’on peine à prendre au sérieux. Après le ministre de la Santé, c’est la ministre secrétaire générale du gouvernement, Karla Rubilar, qui s’est illustrée sur les réseaux sociaux avec cette phrase tendance new-age : « No hay vacuna más relevante que el amor » (« Il n’y a pas de vaccin plus puissant que l’amour »).

Nous sommes en avril et je suis arrivée au terme des quatre-vingt-dix jours prévus par mon visa. Je pensais m’offrir un séjour en Argentine, mais toutes les frontières sont fermées. Bilan de l’épidémie au Chili à la date du 10 avril : près de 6 000 cas confirmés de contamination et 57 décès.
AUTEUR Clémentine Roux

Diplômée de l’IEP de Toulouse, Clémentine Roux a travaillé à la direction de l’asile de l’Office français de l’immigration et de l’intégration avant partir enseigner le français en Amérique du Sud. Elle vit à Valparaiso, au Chili.

AU CHILI, UN CERTIFICAT POUR LES GUÉRIS DU COVID-19

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PHOTO ILLUSTRATION  DADO RUVIC / REUTERS
Le ministre de la Santé, Jaime Mañalich, a annoncé jeudi la mise en place d’une « carte de sortie », qui permettra aux quelque 1 300 patients remis du Covid-19 de se déplacer sans restriction, rapporte La Tercera. 
« PANDÉMIE /
NÉOLIBÉRALISME »
Les autorités chiliennes considèrent qu’un patient testé négatif quatorze jours après avoir contracté la maladie est guéri et immunisé. À peu près 1 % des 6 000 personnes contaminées dans le pays sont décédées d’après les chiffres officiels.


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10 avril, 2020

CHILI: DES CENTAINES DE BOLIVIENS REFUSÉS PAR LEUR PROPRE PAYS

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LA BOLIVIE A ENREGISTRÉ JUSQU'À PRÉSENT 264 CAS
DE CONTAMINATION AU COVID-19 DONT 18 DÉCÈS.
PHOTO D'ILLUSTRATION  AIZAR RALDES / AFP
Des centaines de Boliviens voulant quitter le Chili continuent d'affluer à la frontière avec la Bolivie, fermée en raison de la pandémie de coronavirus, a déploré jeudi le gouvernement chilien. Ces ressortissants boliviens, dont le nombre atteint à présent 700, sont bloqués à Colchane, petite localité frontalière située à 3.700 mètres d'altitude, où il n'y a pour eux ni vivres ni hébergement, a souligné le ministère chilien des Affaires étrangères.
PHOTO D'ILLUSTRATION  BENIN 24 TV
«Nous continuons à recevoir des personnes à Colchane. Ce sont des personnes qui veulent passer en Bolivie», a déclaré le chef de la diplomatie chilienne, Teodoro Ribera, dans une vidéo diffusée par le ministère. «Nous allons faire les efforts nécessaires pour que ces personnes redescendent vers (la localité de) Huara ou (la ville de) Iquique, car à Colchane il n'y a pas de vivres pour elles et pas d'hébergement non plus», a dit Teodoro Ribera.
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PHOTO EMILIO HUASCAR CASTILLO
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SEGUNDO AGUILERA EST MORT


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SEGUNDO AGUILERA
PHOTO ARCHIVE FAMILIALE
C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Segundo Aguilera, survenu le lundi 6 avril 2020 à Montreuil-sur-Mer ( Pas-de-Calais), à l'âge de 77 ans.
Il avait été hospitalisé à l'Hôpital Bicêtre dans la ville du Kremlin Bicêtre puis transféré au Centre Hospitalier de l'Arrondissement de Montreuil-sur-mer où il est décédé des suites du COVID-19.

Segundo Alamiro Aguilera Tapia fut un dirigeant paysan du syndicat «Guérillero Manuel Rodriguez » de Salamanca, ville du nord du Chili, et militant du Parti communiste. Né à Salamanca le mardi 19 mai 1943, Segundo était connu sous le surnom d’« el Huaso Segundo » (le paysan Segundo). Il avait dû quitter le Chili et la dictature militaire de Pinochet, pour s’installer en France. Dans son pays d’accueil il a travaillé comme Adjoint technique dans les services de Voirie, travaux et espaces verts de la ville de Villejuif. 

Segundo Aguilera sera inhumé mardi 14 avril 2020 dans le cimetière principal de Villejuif, 19 rue Edouard-Vaillant à 15.00 heures. Comme mesure de protection durant l'épidémie de coronavirus, l'inhumation s’effectuera dans la plus stricte intimité.

Ses anciens camarades saluent aujourd’hui sa mémoire, avec respect et reconnaissance. Que la terre te soit légère, cher compañero.


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LOGOTYPE PCCH
Coordination du Parti communiste du Chili (PCCh) en France

08 avril, 2020

AFFRONTEMENTS ENTRE SOLDATS ET CIVILS BOLIVIENS À LA FRONTIÈRE AVEC LE CHILI

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CAPTURE D'ÉCRAN 
Quelque 500 Boliviens bloqués au Chili ont affronté mardi des militaires de leur pays en essayant de forcer le passage pour rentrer en Bolivie, alors que la frontière est fermée pour cause de coronavirus.
UNE DU JOURNAL « LOS TIEMPOS »
DU 04 AVRIL 2020
« Ils sont arrivés dans la nuit hier (lundi), certains ont marché pendant deux jours. Il y a des enfants, des femmes enceintes, et ces civils ont affronté les forces armées boliviennes », a indiqué Javier Garcia, le maire de Colchane, commune du nord du Chili frontalière avec la Bolivie.

Les heurts ont fait deux blessés, un civil et un soldat, a-t-il précisé au site internet d'information chilien Soy Iquique. Le civil blessé « a été transporté au dispensaire de Colchane pour des soins médicaux, où l'on s'occupe également de personnes qui ont perdu connaissance », a ajouté M. Garcia.

Samedi dernier, le gouvernement bolivien avait décidé de rapatrier 480 de ses ressortissants qui étaient restés bloqués une semaine à la frontière chilienne après la fermeture de celle-ci, annoncée le 20 mars. Ils ont été placés en quarantaine pour au moins quatorze jours dans un campement d'accueil.

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CONDITIONS DE VIE DÉPLORABLES DES PERSONNES RAPATRIÉES EN BOLIVIE


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CONDITIONS DE VIE DÉPLORABLES DES
PERSONNES RAPATRIÉES EN BOLIVIE
PHOTO URGENTE.BO
La Paz, 8 avril (Prensa Latina) Les Boliviens rapatriés dénoncent aujourd’hui le manque de nourriture dans le camp installé par le Gouvernement de facto à Pisiga, district municipal, à la frontière du Chili.
Ils affirment qu’ils manquent de nourriture, de produits et de services de première nécessité et que seule la présence militaire de l’État est manifeste.

Samedi dernier, après de nombreuses dénonciations, un total de 480 personnes affectées par la fermeture des frontières dans le contexte de la pandémie de Covid-19 ont été accueillies dans ce camp.

Dans un communiqué, ils ont déclaré que les conditions dans lesquelles ils se trouvent sont déplorables.

Dès que nous sommes entrés dans le camp de Pisiga, ils nous ont confisqués notre carte d’identité. Les autorités gouvernementales ne peuvent pas nous garantir de nourriture. Les rations qu’elles nous donnent ne suffisent pas, ont-ils expliqué.

Samedi, le ministre de la Défense, Fernando López, a déclaré que le camp, à 400 mètres de la frontière avec le Chili, avait été vérifié par des spécialistes de la santé qui ont assuré les conditions d’opération.

Toutefois, les boliviens rapatriés ont signalé dans le communiqué qu’ils avaient demandé depuis des jours le transfert de 12 femmes avec leurs jeunes enfants, dont des femmes enceintes, pour qu’elles passent la quarantaine dans la ville de La Paz.

À cet égard, ils ont demandé que les femmes et les enfants y aient toutes les conditions de biosécurité, les trois repas par jour et les conditions d’hygiène essentielles. Bien que le ministre de la Défense se soit engagé publiquement à les déplacer, il a manqué à sa parole et les a laissées avec le groupe qui était au départ de près de 200 personnes.
peo/npg/otf

MADURO, MORT OU VIF !

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EN PLEINE PANDÉMIE, L'UE SOUTIENT LE PLAN D'INGÉRENCE DE WASHINGTON AU VÉNÉZUÉLA
Dans sa croisade destinée à reconquérir et soumettre les colonies dont l’indépendance devient intolérable, Washington vient d’atteindre des sommets. En pleine explosion du Covid-19 – une épidémie si catastrophiquement gérée par Donald Trump que, d’après lui, un bilan final limité à quelque 100 000 morts démontrerait « l’excellence de ses décisions [1]  » –, le procureur général William Barr a annoncé le 26 mars, en conférence de presse, l’inculpation du président vénézuélien Nicolás Maduro pour « narcotrafic » et « blanchiment d’argent » [2]. Selon le Département de la Justice, a précisé le procureur Geoffrey S. Berman, le chef de l’État bolivarien a établi un «partenariat de narco-terrorisme avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie [FARC] au cours des vingt dernières années » et, après avoir été l’une des « têtes » du Cartel des Soleils (un supposé cartel vénézuélien de narcotrafiquants), en est désormais le seul « leader » avec pour objectif, aujourd’hui comme hier, d’« inonder les États-Unis de cocaïne ».
LE LANGAGE DE TRUMP
DESSIN MORO
Par Maurice Lemoine
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Faisant preuve d’une imagination illimitée dans l’invention de méthodes destinées à déstabiliser, renverser, emprisonner (et même assassiner) les dirigeants qui dérangent, cette accusation extravagante s’accompagne d’une mise à prix de la tête de Maduro – 15 millions de dollars (13,5 millions d’euros) étant promis à qui permettra de le localiser ou de le capturer.

07 avril, 2020

ÉQUATEUR. MORENO DANSE SUR LES CADAVRES DE GUAYAQUIL

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DES VÉHICULES TRANSPORTANT DES CERCUEILS ATTENDENT DEVANT
UN CIMETIÈRE DE GUAYAQUIL, EN ÉQUATEUR, LE 2 AVRIL 2020.
 PHOTO  VICENTE GAIBOR DEL PINO, REUTERS
Sous couvert de lutte contre l’épidémie, le président équatorien et le FMI avancent leur agenda néolibéral.
 PHOTO REUTERS
Les corps sans vie sont entassés dans une rangée de conteneurs. Pour l’heure, aucune sépulture décente pour ce macabre chargement. L’association des fabricants de carton a bien offert mille cercueils de fortune à la ville équatorienne de Guayaquil, mais leur nombre semble dérisoire au regard de la crise sanitaire. En quelques jours, la « Perle du Pacifique », où surpopulation et absence de services publics se conjuguent, recense 70% des cas du pays, 2 524 malades et 126 décès. Militaires et policiers sont désormais chargés de l’enlèvement des corps en décomposition dans les rues après que certains habitants excédés ont brûlé des meubles des défunts et menacé d’enterrer eux-mêmes leurs proches. « Quand le corps de ma grand-mère a été mis en bière, son visage était déjà noirci. Son cadavre était au garage… mais les odeurs remontaient jusqu’ici », témoigne une habitante. Alors que les services de l’État ont tardé à réagir, le vice-président, Otto Sonnenholzner, s’est excusé, samedi, non pas pour l’absence de protection apportée à la population, mais pour la « forte détérioration de notre image internationale ».

PHOTO VICENTE GAIBOR DEL PINO
Contrairement au Vénézuéla qui s’est vu refuser un prêt du Fonds monétaire international (FMI) pour faire face au Covid-19, l’Équateur fait figure de bon élève et s’est vu récompensé d’une aide de 2,4 milliards d’euros dont les conditions n’ont pas été précisées. L’institution met un pied supplémentaire dans le pays alors que c’est justement son retour – et le plan d’ajustement structurel qui en découlait – qui avait poussé à la grève générale à l’automne. Le président, Lenin Moreno, profite de la torpeur pour avancer son agenda néolibéral et annonçait, le 11 mars, un nouveau train d’austérité. Des mesures assorties d’un regain de répression : plusieurs faits de violences militaires ont été rapportés pour appliquer la quarantaine.

06 avril, 2020

BRÉSIL. L’ARMÉE MET AU PAS BOLSONARO

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PHOTO EL DESTAPE
Isolé par son inconséquence face au corona, le président d’extrême droite serait écarté par les militaires. 
« CE N'EST PAS UN RAPPORT OFFICIEL, C'EST UNE COMMUNICATION ENTRE DEUX AMIS QUI OCCUPENT LES POSTES TRÈS ÉLEVÉES DANS LES HIÉRARCHIES RESPECTIVES », A SOULIGNÉ VERBITSKY.
GÉNÉRAL BRAGA NETO
PHOTO GISELE FEDERICCE
Le cirque de Jair Bolsonaro n’amuse plus du tout les militaires brésiliens. L’armée pesait déjà de tout son poids, avec neuf représentants sur vingt-deux ministres et la désignation, le 14 février, à la tête du gouvernement, du général Walter Souza Braga Netto. Ce dernier assumerait désormais, si on en croit le journaliste argentin Horacio Verbitsky, le rôle de «président opérationnel ». Rien d’officiel pour l’heure, mais les autorités de Buenos Aires auraient été prévenues de façon informelle : « Cela n’équivaut pas à la déposition du président, mais à sa réduction à une figure de type monarque constitutionnel, sans pouvoir effectif. » Le procédé, s’il se confirme, tient du coup d’État à bas bruit.

COVID-19: PORT DU MASQUE OBLIGATOIRE DANS LES TRANSPORTS PUBLICS AU CHILI

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STATION DU MÉTRO DE SANTIAGO
PHOTO ILLUSTRATION
Santiago du Chili | Le gouvernement chilien a décrété lundi obligatoire le port du masque dans les transports publics, tandis que le pays sud-américain, qui a mis en place des mesures de confinement sélectif, a enregistré 4.815 infections au coronavirus, dont 37 décès. 
CAPTURE D'ÉCRAN 
«Le port du masque devient obligatoire dans le transport public et privé rémunéré», a déclaré lundi la sous-secrétaire à la Santé, Paula Daza, en fournissant les derniers chiffres officiels de contamination. 

Les bus, taxis et le métro de Santiago sont concernés par la mesure, ainsi que les rares vols nationaux qui continuent d’opérer. Depuis dimanche, toutes les autorités apparaissent en public avec un masque.  

PHOTO AFP
Face aux difficultés d’approvisionnement, le ministère de la Santé a distribué des tutoriels pour faciliter la fabrication maison.  

Le Chili, où le premier cas de Covid-19 a été déclaré le 3 mars, a pris diverses mesures de restrictions, dont un confinement obligatoire dans certains quartiers de la capitale, où sont comptabilisées le plus grand nombre d’infections, et le dépistage en masse.  

Le pays sud-américain a d’ores et déjà réalisé 54 864 tests, un nombre record en Amérique latine selon le gouvernement chilien. Il enregistre également un des plus bas taux de mortalité de la région.
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