11 juillet, 2007

DES EX-MILITAIRES PINOCHETISTES MERCENAIRES EN IRAK

Logo Blackwater USA


Selon l'ONU, bon nombre des vingt mille mercenaires qui opèrent en Irak sont d'ex-militaires latino-américains. Parmi eux, au moins mille anciens officiers chiliens recrutés par l'entreprise américaine Blackwater dans d'étranges conditions.
par MARÍA LAURA CARPINETA

PÁGINA 12

En 2003, le Chili a refusé de soutenir l'invasion
PHOTO PÁGINA 12
de l'Irak. Pourtant, depuis quatre ans, plus de mille anciens soldats et officiers de l'armée chilienne y ont combattu ou ont participé à des missions de sécurité. Ces Chiliens constituent le deuxième contingent militaire, en effectifs, après les Américains. Le contractant est la filiale chilienne de la société américaine Blackwater et a des contacts avec d'anciens pinochetistes, la marine des Etats-Unis et la CIA. 


En octobre 2003, le journal chilien La Tercera a publié une annonce de Red Táctica, filiale chilienne de Blackwater, qui recherchait d'anciens officiers "de préférence des forces spéciales, maîtrisant l'anglais". Il s'agissait, comme la société l'a expliqué plus tard, d'effectuer des missions de consultants portuaires. Mais le président de Blackwater, Gary Jackson, a tenu un autre discours au quotidien britannique The Guardian. "Nous recherchons des professionnels partout dans le monde, a-t-il expliqué. Or les commandos chiliens sont très professionnels, ils s'adaptent bien au système Blackwater.

Ce système est simple. Il consiste à recruter des soldats du tiers-monde à la retraite, à les entraîner dans leurs propres pays – parfois même avec l'aide des forces armées locales –, puis à les placer comme agents de sécurité privés dans des lieux à haut risque, telles les ambassades occidentales ou les bases militaires étrangères en Irak. 

Au Chili, ce mode de recrutement a été découvert en 2003, lorsqu'une centaine d'officiers à la retraite ont été engagés pour effectuer des missions de surveillance en Irak et en Afghanistan. D'après des plaintes qu'examine actuellement la justice militaire, ces hommes ont été entraînés au Chili, avec des armes légères qui leur auraient été fournies par des militaires d'active. Un millier d'anciens soldats chiliens auraient ainsi travaillé dans la sécurité privée en Irak. 

COUVERTURE DE BLACKWATER
Pour le sénateur socialiste Alejandro Navarro, l'un des premiers à avoir révélé l'existence de ces mercenaires, ce chiffre est bien plus élevé. "Nous estimons à 2 200 environ le nombre de mercenaires qui se sont rendus en Irak et qui sont revenus au Chili depuis le début de l'invasion", nous a assuré ce sénateur de la majorité. Ses sources sont les familles des anciens militaires recrutés, ainsi que les mercenaires eux-mêmes, qui de retour au pays se plaignent d'avoir subi des mauvais traitements et de ne pas avoir touché les soldes promises. Car, alors que le gouvernement américain verse entre 7 000 et 10 000 dollars mensuels aux entreprises sous contrat, celles-ci ne proposent pas plus de 1 200 dollars à leurs recrues. 

Tant les rapports de Navarro que ceux de l'ONU sont centrés sur Red Táctica et son président, José Miguel Pizarro. Ancien lieutenant d'artillerie de l'armée chilienne, Pizarro a décidé en 1995 de quitter l'institution et de s'installer aux Etats-Unis. Là, il n'a guère changé ses habitudes. Il est entré dans les marines, jusqu'au jour où il a de nouveau raccroché son uniforme pour devenir consultant à Washington. Son CV cite aussi des apparitions sporadiques sur CNN en tant qu'"expert militaire". Son chargé de relations commerciales à Santiago, Herman Brady, n'est autre que le fils d'un ancien ministre de la Défense de Pinochet. 

Pizarro est recherché par la justice chilienne et l'ONU. Ce qui n'empêche pas son bureau à Santiago de continuer à recruter. "Nous avons la confirmation que 45 Chiliens sont partis ces dernières semaines, assure Navarro. Ils ont des visas de touristes et ont été envoyés en Uruguay ou en Jordanie. Là, ils signent leurs contrats et sont envoyés dans des centres d'entraînement ou directement en Irak." A en croire le sénateur, on leur fait souvent signer les contrats pendant le vol pour échapper à la juridiction de leur pays d'origine. Et Navarro d'ajouter : "Toutes les irrégularités sont couvertes par des clauses de confidentialité." María Laura Carpineta Página 12

10 juillet, 2007

«Nada que ver», un dessin animé trop épicé pour le Chili

«O n a toujours averti : quelqu’un serait licencié pour ça. Et c’est ce qui s’est passé.» La semaine dernière, la chaîne câblée Sony entertainment television a déprogrammé la série animée Nada que ver («Rien à voir») après seulement trois épisodes. La chaîne constate : «Nous avions dit que nous allions faire la série la plus irrévérencieuse et inutile jamais vue sur le câble. Nous parodions de la manière la plus irrationnelle et infâme des personnages insolites. [.] Quelqu’un a passé un savon [aux scénaristes], et un gros.»
Pas plus d’explication pour la fin d’une série politiquement incorrecte qui se comparait à South Park, et mettait en scène Diana, le «Che», Adolf Hitler ou les présidents du continent américain. La série avait été lancée par des spots montrant les scénaristes dans des situations inconfortables, les spots se terminant toujours par «quelqu’un va être licencié pour ça» (1). Ils ne croyaient pas si bien dire.
Diffusée dans la plupart des pays d’Amérique latine, la série n’a soulevé aucune critique si ce n’est au Chili. Le 26 juin, un épisode fait mouche. On y voit la présidente chilienne Michelle Bachelet invitée par «Coffee Channan», l’ex-secrétaire général de l’ONU Kofi Annan transformé en présentateur de talk-show. Dans le faux talk-show, les présidents d’Amérique latine se plaignent des sommets organisés par Michelle Bachelet qui, déplore le brésilien Lula, ressemblent à des «réunions de femmes célibataires». Le colombien Uribe, lui, montre des photos où on les voit faire des empanadas, se faire des brushings et danser en tutu. Et la fausse Michelle Bachelet de rétorquer : «Les hommes ne sont bons à rien. Bientôt on en aura plus besoin. Les femmes domineront le monde seules.» Conclusion des présidents : la chilienne manque définitivement. de sexe ! Kofi Annan finit par baisser son pantalon sous l’œil choqué puis intéressé de la présidente.
Agacées. Ca fait un peu beaucoup, dans un pays où il n’existe pas une seule émission satirique, même si Nada que ver n’a pas suscité de vague d’indignation. Selon la presse chilienne, les autorités seraient agacées, mais n’en ont pas fait état publiquement. Seul le député d’extrême droite (UDI) Marcelo Forni a déposé plainte auprès du CSA local qui a le pouvoir d’infliger des amendes. «L’épisode est une atteinte à la dignité et à l’honneur de la présidente en tant que femme, et en tant qu’institution», explique-t-il. Daniela Chaparro, représentante de la chaîne, rétorque : «Cet épisode ne nous a pas paru préjudiciable, [.] il intervient dans un contexte parodique.» Et d’ajouter : «Sony n’a pas d’intérêt politique, nous nous rions seulement de la politique.» Cinq jours plus tard, la série est pourtant arrêtée. Le directeur de Sony Amérique latine, Miguel Rios, explique que cette décision est due à «la mauvaise réaction du marché chilien».
Coup de fil. Mais la rumeur d’une intervention a vite fait de circuler. U n coup de fil de la présidence, par exemple. «Il n’y a eu aucune pression d’aucune autorité», répond Miguel Rios. Circulez, y’a plus rien à voir !
(1) Les spots sont disponibles sur YouTube. Pour voir la série, www.canalsony.com, cliquer sur «vidéos».

05 juillet, 2007

« LE GROS », OSVALDO ROMO

« LE GROS », OSVALDO ROMO
SANTIAGO (Reuters) - Osvaldo Romo, l'un des principaux responsables de la répression au Chili sous la dictature du général Pinochet, est mort d'une crise cardiaque le 4 juillet, dans un hôpital pénitentiaire de Santiago, à l'âge de 69 ans.
« LE GROS », OSVALDO ROMO

Surnommé « El Guatón » (Le Gros) Romo, il a rôdé avant le coup militaire de1973 dans les files du Parti Socialiste, en intégrant ensuite la fraction Union Socialiste Populaire (Usopo). Il fut candidat à élu local puis à député par l'Usopo, et dirigeant local de la commune de Peñalolén, où en 1972 il a interpellé Salvador Allende suite au décès d'une personne dans un affrontement avec la police.

Arrêté suite au coup d'état de 1973, il est revenu dans sa banlieue -«La Faena»-, habillé en sous-officier de l’Armée, pour signaler aux militaires qui devaient-ils arrêter parmi ses anciens camarades. Il n'existe pas de certitude s’il était déjà un infiltré ou s’il s'est très vite transformé en collaborateur de la DINA (la police politique de Pinochet).

« LE GROS », OSVALDO ROMO
Dans des déclarations judiciaires il a reconnu avoir arrêté au moins une vingtaine de militants du MIR, en intégrant la brigade Faucon de la DINA. Décrit par ses victimes comme un tortionnaire sadique, il officiait notamment à la Villa Grimaldi, le lieu de détention le plus connu de la capitale chilienne, où Michelle Bachelet, l'actuelle présidente du Chili, a été brièvement détenue dans les années 70. Des centaines de prisonniers sont disparus dans ce centre de tortures et plusieurs autres, installés par la dictature au Chili. Diverses enquêtes judiciaires ont montré que Romo a été l’un des principaux responsables de ces meurtres clandestins, survenus pour la plupart dans des conditions d’extrême cruauté.

Pour un civil, on considère qu'il avait des liens de haut niveau dans l'appareil répressif de la dictature. En octobre 1975 il a abandonné la DINA dans des circonstances inconnues et fut exfiltré vers le Brésil, où il s'est établi avec sa femme, Raquel González Chandía. Il avait quatre filles et un fils.

Le 29 juillet 1992, Osvaldo Romo a été arrêté par l'Interpol en Mogi-Guaçu, en São Paulo (Brésil), puis extradé vers le Chili. Depuis son retour il purgeait des peines de prison, jugé et condamné par plusieurs crimes et délits.

« LE GROS », OSVALDO ROMO
Près de 3.200 personnes ont péri durant les 17 années du régime du général Augusto Pinochet, entre 1973 et 1990. Nombre d'entre elles ont succombé entre les mains de la DINA.

Le général Pinochet est mort le 10 décembre dernier à 91 ans, sans avoir été jugé.

Le "Guatón Romo", tristement célèbre par ses caractéristiques psychopathiques qui l'ont transformé un des bourreaux les plus cruels à l'époque d'apogée du «Centre de détention de Ville Grimaldi». La Villa Grimaldi, haut lieu de torture et de détention des dissidents pendant le régime militaire.

épitaphe 

  • - « Le jour de ta mort, Romo, quelle épitaphe voudrais-tu ?
  • Ici repose le bourreau, le tortionnaire, l'assassin ?»
  • - « Il pourrait dire, il pourrait dire... Je l'accepte, un tortionnaire.
  • - Pour moi cela est une bonne chose. Je crois que ce que j'ai fait, je le ferais à nouveau. »

Interview de Osvaldo Romo par Héctor Cossio journal La Cuarta, Santiago du Chili

RÉSOLU LE MYSTÈRE DE LA DISPARITION DU LAC

Les scientifiques ont résolu le mystère de la disparition du lac gelé au Chili - (Par Sandra Besson)

Les scientifiques ont résolu le mystère de la disparition du lac gelé au Chili

Les scientifiques ont déclaré que le lac du sud du Chili, qui avait mystérieusement disparu le mois dernier, s’était fissuré, ce qui avait permis à l’eau de s’échapper au loin.

Une accumulation d’eau a fait craquer un mur de glace qui bordait un des côtés du lac gelé. L’eau s’est engouffrée dans la fissure pour se répandre dans un fjord à proximité puis dans la mer. De ce fait, le lac gelé a disparu.

«Il semble que le lac gelé se remplit très progressivement d’eau à nouveau» a déclaré Andres Rivera, un spécialiste des glaciers, qui a dirigé l’équipe mandatée pour résoudre le mystère du lac gelé disparu. Le lac gelé était situé dans la région des Magallanes en Patagonie et était rempli d’eau glacée provenant des glaciers.

Les scientifiques avaient constaté sa disparition à l’occasion d’une patrouille de routine en mai. Andres Rivera a déclaré que cet incident était une preuve très nette du réchauffement climatique.

04 juillet, 2007

MORT D'UN COLLABORATEUR DE PINOCHET

OSVALDO ROMO À L'HÔPITAL DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE - À SANTIAGO DU CHILI. PHOTO PARU DANS L'HEBDOMADAIRE PUNTO FINAL - ÉDITION 570 - DU 25 JUIN AU 8 JUILLET 2004
OSVALDO ROMO MENA 


Osvaldo Romo, l'un des principaux responsables de la répression au Chili sous la dictature du général Pinochet, est mort mercredi d'une crise cardiaque dans un hôpital pénitentiaire de Santiago à l'âge de 69 ans, apprend-on de source médicale.

Surnommé « El Guaton » ( Le Gros ), Romo était l'un des responsables de la DINA, les services de renseignement du régime militaire instauré après le coup d'Etat de septembre 1973.

Décrit par ses victimes comme un tortionnaire sadique, il officiait notamment à la Villa Grimaldi, le centre de détention le plus connu de la capitale chilienne, où Michelle Bachelet, l'actuelle présidente du Chili, a été brièvement détenue dans les années 70.
Après plusieurs années d'exil au Brésil, Romo avait été extradé vers le Chili et jugé pour atteintes aux droits de l'homme. Condamné à deux peines de sept et dix ans de prison, il était incarcéré depuis avril 2002.

Il était toujours poursuivi dans cinq autres dossiers.

Près de 3.200 personnes ont péri dans les violences politiques durant les 17 années du régime du général Augusto Pinochet, entre 1973 et 1990. Nombre d'entre elles ont succombé alors qu'elles étaient entre les mains de la DINA.

Le général Pinochet est mort le 10 décembre dernier à 91 ans, sans avoir été jugé.

03 juillet, 2007

APPEL À TÉMOIN


DE 1973 A 1987, FONTENAY-SOUS-BOIS ET LA MISSION DE FRANCE ACCUEILLAIENT LES REFUGIES POLITIQUES LATINO-AMERICAINS, 20 ANS APRES LES FONTENAYSIENS SE SOUVIENNENT !!!
En janvier 1997, la Municipalité de Fontenay-sous-Bois a racheté la propriété de la rue du Révérend-Père-Aubry à la Mission de France.
Véritable témoin-mémoire de l’histoire Fontenaysienne, l’ancien château est devenu la Maison du Citoyen et de la Vie Associative, inaugurée par son maire M. Louis BAYEURTE.
Depuis le 13 juin 1998, des centaines de fontenaysiens participent, créent des activités, prennent la parole ou organisent des débats et des concerts.
Cette année, la Maison du Citoyen et de la vie Associative souhaite commémorer le 20ème anniversaire du passage des réfugiés Latino-Américains.
Cette manifestation aura lieu sur quinze jours, à compter du 06 octobre prochain.
Echantillon de quelques initiatives déjà proposées :
- Table ronde avec la Mission France et les différentes associations latines,
- Expositions ( témoignages, photos, articles de presse…),
- Projection d’un film suivit d’un débat au cinéma municipal,
- Repas festif le 06 octobre 2007
- Pause d’une plaque en l’honneur de la Mission de France et des réfugiés passés par
la Maison du Citoyen et de la Vie Associative,
C’est pourquoi, nous sollicitons votre aide pour retrouver des personnes qui ont bénéficié du soutien de la Mission de France, afin de nous faire partager leurs souvenirs (photos, lettres, témoignages…)

02 juillet, 2007

Brésil déclaré avoir reçu un "soutien très clair" du Chili

[Cliquez sur la photo pour agrandir l'image]
ASUNCION - Le chef de la diplomatie brésilienne Celso Amorim a déclaré vendredi à Asuncion avoir reçu un "soutien très clair" du Chili dans le cadre des négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), après que la presse eut rapporté des divisions entre les pays émergents.

M. Amorim a indiqué aux journalistes avoir reçu une "manifestation très claire" de soutien de la part du ministre chilien des Affaires étrangères Alejandro Foxley et de la présidente chilienne Michelle Bachelet, après une rencontre bilatérale entre le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et son homologue chilienne en marge du sommet du Mercosur.

M. Amorim a affirmé avoir entendu de la bouche de son homologue chilien "une réaffirmation de la nécessité de travailler avec le Brésil sur la question de l'OMC" et l'assurance que "toute initiative qui n'entrerait pas dans ce cadre devrait être barrée".

"Nous allons continuer à coopérer avec le Brésil dans les négociations sur le commerce agricole dans le cadre du cycle de Doha", a de son côté indiqué M. Foxley.

Après l'échec des négociations des quatre grands acteurs de l'OMC (G4 -Brésil, Inde, Etat-Unis et Union eurooénne) le 21 juin à Potsdam, la presse s'est fait l'écho de fissures au sein du G-20, le groupe des pays émergents animé par Brasilia et New Delhi qui lutte pour l'ouverture des marchés des pays riches à leurs produits agricoles.

Un document émanant d'un groupe de pays latino-américains et asiatiques prônerait une souplesse accrue des pays émergents concernant l'ouverture de leurs marchés aux produits industriels des pays riches.

M. Amorim s'est contenté de qualifier cette initiative de "mystères de Genève", ville où se trouve le siège de l'OMC.

Il a cependant estimé que "l'implication accrue d'un plus grand nombre de pays était nécessaire ne serait-ce que pour dissiper l'impression fausse que certaines positions sont exclusivement brésiliennes ou indiennes, alors qu'en réalité un nombre plus large de pays partagent la même vision".

M. Amorim avait déjà déclaré jeudi avoir obtenu le soutien total de ses partenaires du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, et le Venezuela en cours d'adhésion) aux positions défendues par Brasilia lors de la réunion du G4.

Les négociations de Potsdam ont échoué faute de rapprochement sur la diminution des aides agricoles dans les pays riches et l'ouverture des marchés des pays émergents aux produits industriels. Le Brésil et l'Inde d'un côté, les Etats-Unis et l'UE de l'autre se sont mutuellement rejeté la responsabilité de cet échec.

Evoquant par ailleurs le sommet entre le Brésil et l'Union européenne le 4 juillet à Lisbonne, M. Amorim a précisé que son pays "ne va rien négocier séparément avec l'UE" au plan commercial.

"Ce qui va être lancé le 4 juillet à Lisbonne, c'est un partenariat stratégique (entre l'UE et le Brésil), cela n'a rien à voir avec la négociation commerciale qui doit se dérouler de bloc à bloc avec l'UE", a-t-il assuré.

Les négociations sur un accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur, lancées en 1999, butent sur des divergences sur les produits agricoles et industriels, les services.

(©AFP / 29 juin 2007 17h08)

30 juin, 2007

Mobilisation nationale du Secondaire à Santiago, Chili



Malgré la pluie, la répression, et la désinformation à propos de l'appel à la mobilisation contre la Loi Générale d'Education qui touche le secondaire (LOCE) ainsi que la Loi de Responsabilité Juvénile (qui menacent la gratuité scolaire), il y a eu des bonnes réactions dans les Régions I, III,V,VII et VIII, ceci en plus de la Région Métropolitaine ou la majorité des collèges municipaux se sont mobilisés depuis l'arrêt de travail jusqu'à l'occupation d'établissements. Il y a eu aussi des marches dans différents endroits de la capitale ex: Alameda et Vicuña Mackenna. Le mouvement s'est étendu à diverses universités (l'Université de Chile, l'Unif de Valparaíso, et de de Concepción. et l'UFSM de Concepción.)

Plus d'infos et photos: Prise de l'Unif Frederico St Marie et de Concepción - Unif de Concepción mobilisée - [ 1 ] - Grève nationale - Funa en la UTEM Vidaurre - Expulsion UFSM de Concepción - Declaration publique FEUT Arica - Blog des etudiants mobilisés - Grève Nacionale Secondaire - Grève Nacionale en périférie - [ 1 ]

28 juin, 2007

Condamné, le tortionnaire chilien Raul Iturriaga prend la fuite

Raúl Eduardo Iturriaga Neumann


FUJIMORI ACCEPTE D'ÊTRE CANDIDAT AU SÉNAT JAPONAIS


La chaîne NTV a placé l'information relative à la candidature de Fujimori dans sa page web. Photo : NTV

LIMA - L'ex-président Alberto Fujimori, qui possède la double nationalité péruvienne et japonaise, a accepté la proposition d'un petit parti politique nippon d'être candidat au Sénat au Japon a annoncé mercredi son porte-parole à Lima, Carlos Raffo
"Après une longue réflexion Alberto Fujimori a pris aujourd'hui (mercredi) la décision d'accepter la proposition du Nouveau parti du peuple japonais d'être candidat au sénat japonais" a déclaré M Raffo.

L'ex-président Alberto Fujimori (1990-2000) se trouve actuellement aux arrêts domiciliaires au Chili en attendant une possible extradition au Pérou.

M Fujimori est réclamé par la justice péruvienne pour 12 dossiers de violations des droits de l'Homme et de corruptions, et le procureur de la Cour Suprême de Santiago a recommandé son extradition vers le Pérou.

Le Nouveau parti du peuple japonais, créée par des dissidents du puissant Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir avait envoyé un émissaire à Santiago pour proposer à M Fujimori d'être tête de liste aux élections sénatoriales de juillet au Japon.

(©AFP / 27 juin 2007 21h23)

27 juin, 2007

Grève des travailleurs sous-traitant du géant du cuivre Codelco

Plusieurs milliers de travailleurs employés en sous-traitance par la compagnie d'Etat chilienne Codelco, le plus grand producteur mondial de cuivre, ont entamé lundi une grève pour obtenir des augmentations de salaires, apprend-on lundi de sources syndicales. Cette grève a entraîné des affrontements avec les forces de l'ordre à El Teniente, à 90 km au sud de Santiago, et 50 travailleurs ont été interpellés. Sept autobus ont été brûlés alors que les manifestants ont dressé des barricades pour bloquer les accès aux installations minières. Selon la direction de Codelco, la production du cuivre n'est pas affectée par les mouvements de grève. La grève toucherait une grande partie des 28.000 personnes employées par des entreprises travaillant pour Codelco, affirme-t-on de sources syndicales. Selon les syndicats, les grévistes paralysent plusieurs mines en bloquant les accès. "Il n'y a aucun sous-traitant travaillant, ni aucun ouvrier parce que les routes menant aux mines sont bloquées", a déclaré Cristian Cuevas, le porte-parole de la Confédération nationale des travailleurs. Les travailleurs employés en sous-traitance voudraient obtenir les mêmes droits que les ouvriers de Codelco qui ont des salaires plus élevés, de meilleurs avantages sociaux et un bonus selon les résultats des ventes de métal rouge. La direction répond que ses demandes doivent être discutées avec les différentes entreprises qui les emploient. Les cinq grandes mines de Codelco ont produit 1,7 million de tonnes de cuivre en 2006. nr/pa/gib/mf t.

Grève massive chez le géant du cuivre Codelco

Plus de 70 personnes détenues, un blessé parmi les travailleurs et 8 bus brûlés. C’est le bilan de la première journée de grève au Chili des 28 000 travailleurs sous-traitants de l’entreprise publique Codelco. La première entreprise publique du Chili est aussi une des premières productrices de cuivre au monde. Après quatre mois de négociations sans avancées, les travailleurs sous-traitants ont commencé une grève indéfinie. Ils réclament simplement que l’entreprise d’Etat respecte la loi


La loi sur la sous-traitance est en vigueur au Chili depuis janvier. L’entreprise publique de cuivre Codelco ne la respecte toujours pas. Beaucoup d’entreprises faisaient travailler au même poste, côte à côte ses travailleurs et des travailleurs d’entreprises sous-traitantes. Cela leur évitait d’avoir à les payer aussi bien et de leur attribuer les mêmes avantages sociaux. Depuis cette loi, cette pratique est théoriquement impossible. La plus grosse entreprise publique du Chili devrait montrer l’exemple. Elle devrait embaucher un tiers des 28 000 travailleurs qu’elle sous-traite actuellement à travers des entreprises privées. Elle n’a rien fait. Ça lui coûterait trop cher.

Les travailleurs de Codelco sont les plus riches du Chili. Ils ont de gros salaires, des avantages sociaux importants, des primes sur les bénéfices. Et il est presque impossible de les licencier. Les travailleurs des entreprises sous-traitantes n’ont aucun de ces avantages. Ils gagnent 4 fois moins. Ils réclament simplement l’application de la loi. Après cette première journée de grève, l’entreprise a assuré qu’il n’y avait pas eu de répercutions sur la production de cuivre. Elle n’a pas évoqué de reprise des négociations.


Avec notre correspondant à Santiago, Claire Martin

OGM : MONSANTO PASSE À L'OFFENSIVE EN AMÉRIQUE LATINE

"Arrêter l'invasion de produits manipulés génétiquement". Appel de Greenpeace Chili au Ministre d'Agriculture, Álvaro Rojas, qui a donné le feu vert à la mise en oeuvre de cette technologie à l'entreprise transnationale Monsanto.


La multinationale biotechnologique Monsanto redouble d'effort pour imposer les OGM aux agriculteurs en Amérique latine. Fort de sa grande capacité de lobbying auprès des gouvernements et des instituts de recherche, le leader des semences transgéniques s'applique à mettre en œuvre sa stratégie de déploiement, lui assurant le contrôle du marché semenciers latino américain. Pour atteindre cet objectif, Monsanto varie les approches pour faire pression sur les agriculteurs en supprimant le débat public, et sur les gouvernements en imposant les normes par le biais de la loi.

«La stratégie que suit Monsanto avec rapidité et habileté est d'imaginer des accords avec les gouvernements et certaines organisations d'agriculteurs. Beaucoup coopèrent et emboîtent le pas au plus gros fabricant de cultures GM (génétiquement modifiées) du monde» [1]. Après plusieurs échecs, Monsanto se tourne vers le continent sud américain pour y promouvoir la «culture» du génétiquement modifié. Le géant doit faire face à une opinion publique hostile aux OGM, particulièrement en Europe ou aucune étude scientifique n'a pu conclure ni à leur innocuité ni à l'absence de risques sur la biodiversité, ni même à se prononcer sur leurs éventuels Bienfaits.

Monsanto et les gouvernements porte voix

Les alliances gouvernementales sont un point central de la stratégie de Monsanto. Avec l’accord du gouvernement dans des pays où l’opinion publique est mise à l’index, la multinationale a une grande liberté d’action. Au Chili, c’est avec le concours du Ministère de l’Agriculture que la compagnie met en œuvre son plan d’introduction du maïs et du colza transgéniques. « L'initiative bénéficie du soutien total du Ministre de l'Agriculture » rapporte le journal chilien El Mercurio. Au Venezuela, la Commission pour le développement économique de l'Assemblée nationale va entreprendre, sous l’impulsion de Monsanto, une évaluation de la viabilité des plantes transgénique, qui pourrait aboutir à une modification de la loi sur les semences, en faveur du géant américain.

Monsanto, un ami qui vous veut du bien !

Monsanto présente les OGM comme une chance pour l’agriculture des pays qui les adoptent, en leur donnant l’illusion d’avoir été « choisis ». C’est ainsi que le Chili a été « choisi » pour produire des semences de soja sur 20 000 ha de plantations transgéniques. A la grande satisfaction du ministre de l’Agriculture qui se réjouit de ce privilège, le Chili devra faire face à une contamination génétique subventionnée par l’Etat. Au Mexique, Monsanto a créé un fond pour la protection des variétés locales de maïs, en accord avec la Confédération nationale des producteurs de maïs (CNPAMM). La compagnie bienveillante aura ainsi un accès total et sans restriction aux variétés locales, une mine d’information génétique inestimable qu’elle pourra breveté. Les agriculteurs devront ensuite payer pour ces mêmes semences qu’ils ont conservé.

Monsanto ressuscite les fermiers généraux

Avec les semences transgéniques, l’agriculteur se voit non seulement contrait d’acheter les pesticides qui vont avec, mais Monsanto peut lui imposer par contrat l'acheteur de sa récolte, lui interdire de ressemer une partie de sa récolte ou lui imposer le paiement de royalties. Si un champ voisin est contaminé par un transgène de la compagnie, son propriétaire est soumis aux mêmes contraintes sans jamais avoir cultivé d’OGM. Si l’agriculteur refuse de se «soumettre», le géant américain se déguise en collecteur d’impôt, et bat la campagne à la recherche des résistants, pour les contraindre à payer des redevances. En Argentine, Monsanto et des producteurs de semences veulent forcer la main au agriculteurs, en les obligeant à payer des redevances par la signature d’un «contrat de consensus» dénoncé par la Fédération agricole argentine (FAA) [2].

Réactions en chaîne


Association Nationale des femmes rurales et autochtones (Chili) : «L'initiative de Monsanto est un acte d'agression de plus contre les petits agriculteurs et la santé de tous les Chiliens. Nous informons le public, le parlement chilien et le gouvernement qu'à partir de ce jour nous nous mobiliserons pour empêcher le Chili de devenir un péon de Monsanto. Nous estimons que notre gouvernement devrait s'acquitter de ses obligations de protéger la santé, la production alimentaire, l'environnement et le bien-être des Chiliens, en particulier ceux des secteurs les plus pauvres et les plus vulnérables. De même, nous estimons que le Parlement a le devoir de surveiller les activités du gouvernement et d'empêcher le Ministre de l'Agriculture de soutenir les multinationales dont les actions menacent le bien-être et l'avenir de nous tous. Nous appelons tous les petits agriculteurs et leurs organisations, ainsi que les organisations des mouvements sociaux et les citoyens, à se mobiliser avec nous pour obliger le gouvernement et le parlement à remplir leurs obligations, et à faire pression pour empêcher Monsanto de nous ajouter à la longue liste de pays qu'il a abusés» [3].

Fédération agricole argentine : «Monsanto s'est une fois de plus opposé à la réglementation des semences transgéniques, en conflit direct avec les institutions responsables de leur réglementation. Au moment même où leurs méthodes sont dénoncées par les agriculteurs, Monsanto, avec un groupe de producteurs de semences, essaie de forcer les agriculteurs à signer un 'contrat de consensus' pour payer les redevances» [2].

Monsanto avant les OGM

PCB : Au début du 20e siècle Monsanto fabrique des insecticides au PCB (polychlorobiphényl) dans les villes d'East Saint Louis (Illinois) et Times Beach (Missouri). La compagnie assure que le PCB est sans danger et le présente comme un produit révolutionnaire en matière d’isolation électrique et de stabilité thermique. En 1985, la production est interdite lorsqu’il s’avère que le PCB est toxique, sujet à bioaccumulation, et persiste dans l’environnement. Ils est soupçonné d’être cancérigène, et est susceptible de provoquer de sérieux problèmes de santé tels que l'acné (éruption de la peau), l'irritation des voies respiratoires et des maux de tête. Il peut s’accumuler dans la chaîne alimentaire et se retrouvé dans l'homme et les animaux [4].
Agent Orange : Pendant la Guerre du Vietnam, Monsanto (mais aussi : Dow Chemical, Thompson, Diamond, Hercules, et Uniroyal) fournit à l'armée américaine l'agent orange [5], un mélange de deux molécules herbicides : l'acide 2,4-dichlorophénoxyacétique (2,4-D) et l'acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique (2,4,5-T). On a découvert plus tard que la dioxine de Seveso, 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine (TCDD), présente parmi les impuretés dérivant de la fabrication du 2,4,5-T est un poison qui peut être à l'origine de plusieurs sortes de cancers, comme le lymphome non-hodgkinien , la maladie de Hodgkin et la leucémie lymphoïde chronique [6]. Dès lors, le 2,4,5-T a été interdit dans de nombreux pays.
Bœuf aux hormones : En 1994, la FDA accorde à Monsanto l'autorisation de commercialisation de l'hormone de croissance destinée à accélérer la prise de poids du bœuf. Selon une étude récente publiée dans «Human Reproduction» , et qui a porté sur près de 400 Américains nés entre 1949 et 1983, les garçons dont la mère avait consommé fréquemment du boeuf aux hormones (plus de 7 fois par semaine) avaient un sperme 25% moins riche en spermatozoïdes que la moyenne. En 1988, l'Union européenne avait décrété un embargo sur la viande traitée aux hormones de croissance. Les Etats-Unis et le Canada portaient l'affaire devant l'OMC le 20 mai 1996. Lors du jugement rendu le 16 janvier 1998, l'organe d'appel de l'ORD confirmait la décision de septembre 1997, condamnant l'Union à lever l'embargo, sauf à apporter des preuves scientifiques de la nocivité de la viande aux hormones. Le 12 juillet 1999, l'ORD, qui, dans cette affaire, n'a pas retenu la pertinence du principe de précaution a autorisé les Etats-Unis à taxer des produits européens, pour un montant de 116,8 millions de dollars par an.

RoundUp : En 1998, Monsanto est condamné aux États-Unis pour publicité mensongère concernant la biodégradabilité de son herbicide universel : le RoundUp. En Janvier 2007, c’est au tour du tribunal de Lyon de condamner le géant de l’agrochimie Monsanto pour le même motif. « Avec ses pubs mensongères, Monsanto a favorisé la banalisation de l’usage de ce pesticide, le plus vendu aux jardiniers amateurs … Une banalisation qui se traduit, par le fort taux de pollution des eaux françaises : les deux molécules chimiques issues du Roundup sont détectées respectivement dans 55 % et 35 % des eaux superficielles [7].

Extraits du jugement n° 0077476 du 26 janvier 2007 : «Attendu que l’utilisation combinée sur les étiquettes et emballages des produits herbicides pour jardins d’amateurs de marque «Roundup» visés à la prévention, des termes et expressions «biodégradable, «laisse le sol propre», «respect de l’environnement», «efficacité et sécurité pour l’environnement», avec parfois l’adjonction d’un logo représentant un oiseau, peut laisser faussement croire au consommateur à l’innocuité totale et immédiate desdits produits par suite d’une dégradation biologique rapide après usage, alors que le glyphosate en constituant la substance chimique active, auquel il est ajouté un surfactant, l’amine polyoxyéthilène, présente une écotoxicité manifeste et ne se dégrade pas rapidement dans la nature, puisque selon les études effectuées par le groupe Monsanto lui-même, un niveau de dégradation biologique de 2 % seulement peut être obtenu après 28 jours».

«Que de même l’affirmation dans deux films TV diffusés au 20 mars au 28 mai 2000 selon laquelle le RoundUp est biodégradable et «laisse le sol propre» après son utilisation, laquelle est effectuée par un chien procédant seul à la pulvérisation du produit sur une plante à détruire, est également de nature à induire en erreur le consommateur sur l’innocuité totale et immédiate du dit produit» [8].

Source : GRAIN.

26 juin, 2007

Casques bleus chiliens en Haïti


Edmond Mulet salue le "rôle déterminant" des casques bleus chiliens en Haïti

En visite à Santiago, le chef civil de la MINUSTAH estime que la présence des soldats de la paix est aujourd’hui indispensable ; les autorités chiliennes soulignent leur contribution à la professionnalisation de la PNH

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour Haïti, Edmond Mulet, a rendu hommage au cours du week-end aux troupes chiliennes déployées en Haïti pour leur contribution au processus de pacification et de reconstruction du pays, rapporte EFE.

"Le Chili a joué un rôle déterminant dans le processus de pacification et de stabilisation d’Haïti", a affirmé à Santiago le diplomate guatémaltèque à l’issue d’une rencontre avec le vice-chancelier chilien Alberto Van Klaveren. "Tous les succès que nous avons enregistrés au ces derniers mois en matière de sécurité dans la lutte contre les groupes armés illégaux n’auraient pas été possibles sans les militaires et les policiers chiliens", a poursuivi le chef civil de la MINUSTAH en adressant ses remerciements aux autorités de Santiago.

Il a aussi souligné que l’engagement chilien se situait dans le cadre d’un effort latinoaméricain. Car, le sous-continent fournit à la mission onusienne 70% de ses troupes. "Nous sommes tous en train de participer à cet effort de solidarité continentale, de manière fraternelle, en vue d’aider le peuple haïtien à sortir de la situation actuelle", a ajouté Edmond Mulet.

Il s’est aussi entretenu avec le ministre chilien de la défense, José Goñi, auprès de qui il a insisté sur la fragilité de la situation en Haïti et l’importance de la présence des forces internationales dans la poursuite du processus de construction institutionnelle et sociale. Dans la foulée, l’ambassadeur Mulet a qualifié d’incontournable le maintien des casques bleus en mettant en relief leur rôle fondamental dans la réduction des violations des droits humains en Haïti.

Pour sa part, M. Goñi a indiqué que "les intentions du Chili n’ont pas changé en ce qui concerne le processus de paix en Haïti et la reconstruction du pays". Il a aussi mis l’accent sur l’importance de l’effort de professionnalisation de la Police Nationale, une tâche à laquelle le Chili contribue, dit-il, énormément en mobilisant des membres du corps des carabiniers et des services d’investigation.

"Une police moderne et adéquate est non seulement nécessaire pour le fonctionnement correct de la justice et la protection des droits humains, mais grâce au renforcement des capacités de la PNH, Haïti pourra à l’avenir assurer sa propre sécurité de manière effective et durable", a fait remarquer José Goñi.

Plus de 600 casques bleus chiliens font partie de la MINUSTAH dont les effectifs militaires sont estimés à 7.300 soldats et policiers à 1.700 hommes. spp/RK

Il fait froid depuis quelques jours en Amérique du Sud.

SDF logés au Stade "Victor Jara"
Il fait froid depuis quelques jours en Amérique du Sud. Inhabituellement froid: depuis dimanche, plusieurs centaines de personnes sont mortes de froid à Buenos Aires. Et au Chili, on craint la pénurie de gaz: le pays dépend énergétiquement de ses voisins, et l’Argentine, son unique fournisseur de gaz naturel, a coupé les vivres pendant 48 heures en raison de la vague de froid. Et là, y'a pas de plan B: y'a plus de gaz. Mais avant, c’était pire: comme le Chili, par sa réussite économique, fait des jaloux, il est arrivé par le passé que l’Argentine refuse de lui vendre du gaz juste pour embêter les dirigeants chiliens.

24 juin, 2007

LA CIA RÉVÈLE CERTAINES DE SES ACTIVITÉS SECRÈTES DURANT LA GUERRE FROIDE



La CIA est sur le point de sortir de ses placards des "squelettes" gardés depuis les heures les plus sombres de la guerre froide : complots d'assassinat de dirigeants étrangers, kidnapping, journalistes sur écoute... Le directeur de l'Agence centrale de renseignement américaine, Michael Hayden, a annoncé, jeudi 21 juin [2007], qu'il allait déclassifier, dans la dernière semaine de juin, un dossier de 693 pages compilant certaines des activités passées les plus douteuses de l'agence. l'essentiel était connu. Ce sont parfois les détails qui accablent.

par Philippe Bolopion

Le dossier, ironiquement baptisé "bijoux de famille" à la CIA, avait été commandé le 9 mai 1973 par James Schlesinger, alors directeur de l'agence, dans le sillage du scandale du Watergate, qui avait mis en lumière le rôle de l'institution dans l'exécution des basses œuvres du président Richard Nixon, contraint à la démission. Des éléments du rapport étaient parus le 22 décembre 1974 sous la plume du journaliste Seymour Hersh, qui travaillait alors pour le New York Times.

En avant-goût du grand déballage, réclamé depuis des années par les historiens, la National Security Archive de l'Université George Washington a rendu publics des documents éclairants. L'un d'eux, daté du 3 janvier 1975, est un mémorandum secret de six pages qui résume les activités illégales de la CIA, telles que décrites par le directeur de l'agence à des responsables du département de la justice. Il détaille 14 "squelettes" - le terme employé par l'agence.


La CIA a "comploté en vue de l'assassinat de dirigeants étrangers, y compris Castro (Fidel, le président cubain), Lumumba (père de l'indépendance de la République démocratique du Congo) et Trujillo (dictateur de la République dominicaine)", affirme le mémorandum, qui précise que l'agence n'aurait malgré tout eu "aucun rôle" dans l'assassinat de Patrice Lumumba en 1961 et seulement un "lien ténu" avec les assassins de Rafael Trujillo, la même année.


A partir de 1967 et 1969, la "couverture à l'étranger d'étudiants subversifs" et "les activités internationales de militants noirs et radicaux" ont fait l'objet de surveillances. Des agents de la CIA ont été infiltrés dans le mouvement pacifiste et ont recensé les noms de 9 900 Américains.


COURRIER DE JANE FONDA SAISIT


De 1953 à 1973, les services de contre-espionnage ont illégalement ouvert des courriers en direction et en provenance de la Chine et de l'Union soviétique, saisissant notamment quatre lettres destinées à l'actrice antiguerre Jane Fonda. Entre 1963 et 1973, la CIA a par ailleurs financé des recherches sur les modifications de comportement, auxquelles des citoyens américains ont participé à leur insu. Des tests sur les "réactions à certaines drogues" ont été menés.
De 1963 à 1972, plusieurs journalistes et éditorialistes en vue (Robert Allen, Paul Scott, Jack Anderson, Mike Getler) ont aussi été mis sur écoute ou pris en filature. Entre 1964 et 1966, un Russe, soupçonné d'être un faux transfuge, a, lui, été maintenu en détention, vraisemblablement en "violation des lois sur le kidnapping". Autre pratique courante : en 1971, des agents de la CIA ont cambriolé les bureaux d'une ex-employée de l'agence parce qu'elle vivait avec un Cubain.


Dans une conversation retranscrite avec le président Gerald Ford, son secrétaire d'Etat, Henry Kissinger, prévient, le 4 janvier 1975 : "(Richard) Helms (ancien directeur de la CIA) a dit que toutes ces histoires n'étaient que la partie visible de l'iceberg. Si elles sortent, le sang va couler. Par exemple, Robert Kennedy (secrétaire à la justice de 1961 à 1964) a personnellement dirigé l'opération sur l'assassinat de Castro."


Les "bijoux de famille" de la CIA représentent "un aperçu d'une époque très différente et d'une agence très différente", a déclaré, jeudi, Michael Hayden. L'histoire le dira.

La disparition d'un lac chilien due à une rupture des glaces

La soudaine disparition d'un lac chilien en Patagonie qui avait provoqué stupeur et interrogations parmi la population et les gardes forestiers, serait un phénomène naturel assez "fréquent" mais très rarement observé, affirment vendredi des experts à Santiago.
Des gardes forestiers et scientifiques ont découvert fin mai que le lac de Tempanos, situé à 2.000 kilomètres au sud de Santiago, à la limite des régions australes d'Aysen et de Magallanes, avait tout simplement disparu en se vidant.Cette disparition n'est pas "une nouveaut" explique à l'AFP, Carlos Palacios, un géologue de l'université du Chili."C'est assez fréquent en Patagonie. Seulement on arrive rarement à l'observer à cause de la faible population" de la Patagonie, ajoute le scientifique."C'est un processus local qui n'a rien d'inhabituel. Je ne dis pas que cela survient tout les jours, mais, comme ces lacs se forment dans une zone dynamique, ils peuvent se vider par les mouvements de la glace", affirme à l'AFP, le glaciologue, Andres Rivera, du Centre d'études scientifiques de Valdivia (sud).La disparition du lac, selon M Palacios, "serait due à la pression des réserves d'eau sur une sorte de mur de retenue formé par la glace et les roches qui, en cédant, a provoqué une forte crue puis un écoulement massif de l'eau".
Le chercheur ne croit pas que le lac se soit vidé à cause de mouvements du sol, toutefois il n'écarte pas que des secousses, survenues deux mois auparavant dans la région, aient accélerées le processus de rupture de la glace.Le 27 mai dernier, des gardes forestiers avaient découvert au cours d'une patrouille de routine que le lac Tempanos avait disparu: "Ils se sont trouvés devant une formidable surprise: le lac avait disparu, purement et simplement. Et nous ne parlons pas d'un petit lac, mais d'un assez grand", a raconté le directeur régional du corps des gardes forestiers chiliens (Conaf), Juan José Romero, à la radio Cooperativa."Les morceaux de glaces qu'il y avait dans le lac, étaient là, mais posés sur le fond asséché de ce que fut ce lac, qui a disparu du matin au soir" a-t-il expliqué.M. Romero a demandé un rapport à des géologues et a d'autres experts sur la disparition brutale du lac patagonien.

20 juin, 2007

ADIEU COMPAÑERO PEDRO DIAZ VILLARROEL

La famille Diaz Villarroel
à la douleur de vous faire part du décès de :
Monsieur Pedro Diaz Villarroel


survenu le 19 juin 2007, à Niort , à l'âge de 78 ans
.
Il m´est difficile de dire ces quelques mots, Anita, Wladimir, Margarita, Roxane et leurs enfants, le décès de notre regretté camarade Pedro Diaz Villarroel, nous laisse un grand vide, c´était un père, un camarade communiste et un ami, un homme honnête et de qualité. Sa sincérité et son franc parler vont terriblement nous manquer.

Que de souvenir, depuis notre arrivée, il y à 31 ans déjà, exilé en France avec un parcours presque identique à des milliers de compatriotes, nous avons essayé d'organiser la "Résistance face à la brutale dictature de Pinochet. Tout pour l'intérieur, telle était la consigne, alors nous avons organisé des ventes partout en France, d'artisanat chilien réalisés par les prisonniers politiques au Chili, du ponche et des empanadas. Nous étions présent même aux fêtes de "L'Humanité". Combien de sacrifice et de kilomètres parcourus, mais en compensation, l'allégresse de notre devoir accompli, la satisfaction de savoir que nous avions apportés quelque chose à la résistance, à l'intérieur du Chili.


La fatigue et l'incompréhension, à causes des différentes méthodes de travail ou des diverses idéologies politiques, n´ont jamais freiné ou arrêté le camarade Pedro Diaz. Pour lui, c´était son parti avant tout, aux risques de perdre quelques relations personnelles et allant même jusqu´au mépris de sa propre personne.


Vendredi dernier, j'ai reçu un coup de téléphone de sa part pour me dire qu'il fallait participer à une rencontre du parti à Berlin "pour les camarades de l'extérieur" a- t-il dit. En ce moment précis je dis "il est mort avec ses bottes aux pieds", toujours prêt a bondir et à concrétiser les consignes de son parti, dans sa tête tout était clair, mais son corps, lui, ne le suivait plus, sa terrible maladie nous l´a emporté.


Son véritable tombeau n'est pas dans la terre, mais dans le cœur des hommes, qui regrettent son départ. Je te le dis Pedro, il ne reste plus rien à redouter dans la vie puisque tu as compris que hors de la vie il n'y a rien à redouter, car la mort ne surprend point le sage, car il est toujours prêt à partir. Je ne suis pas mort, j'ai juste changé de prison! Lorsque Pedro était en prison, Anita, vous avez accompli un acte digne et courageux avec vos enfants, à l'époque en bas âge, toujours fidèle au poste et à toutes les visites. A partir d'aujourd'hui, ce sera au cimetière où vous irez lui rendre visite, lui parler avec le même dévouement qu´au Chili, lui donner des nouvelles de son " Nono " de Wladimir, son fils, qui a été pour lui sa principale préoccupation tout au long de sa vie. Si Pedro a combattu sa maladie, ce fut pour rester plus longtemps à vos côtés, Anita ! Courage il ne faut pas oublier que les morts sont invisibles, mais ils ne sont pas pour autant absents, ils sont toujours à nos côtés, et toujours parmi nous dans nos souvenirs ! D'autre part la pire souffrance est dans la solitude qui l'accompagne. La femme qui guide l'homme dans la souffrance et le combat, dans la douleur et dans l'amour, si bien qu'un jour vienne la perte irréparable, vous la compagne de toujours qui l´avez assisté jusqu´à son dernier souffle, c'est a vous Anita ! C’est maintenant qu’arrive l'heure de prendre sa relève et de marcher tout droit avec le drapeau rouge que Pedro aimait tant.


La mort est une nuit qui ne finit jamais, c'est le repos éternel, Anita et ta famille, nous vous présentons, au nom du Parti communiste du Chili de l’Association des prisonniers politiques en France et de tous les chiliens et des amis Français en général, dans ces moments de profond chagrin, nos sincères condoléances, et je finirais en disant : Compañero Pedro Diaz Villarroel, «Présente !».


Avec toute mon amitiés et celle de ma famille, courage!
Erno Gajardo