26 avril, 2021

LES CHILIENS CONTRAINTS DE PUISER DANS LEUR ÉPARGNE RETRAITE

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PHOTO PRESIDENCIA CL

La mesure controversée permet aux ménages frappés par la crise de consommer. Quitte à vider leur pension.

Par Alan Loquet

Le Congrès, à Santiago, a adopté, vendredi, une réforme autorisant les Chiliens à puiser jusqu’à 10 % de leur épargne retraite. Cette mesure est censée permettre aux habitants d’affronter la crise provoquée par la pandémie, alors que plus de 80 % du pays subit depuis un mois un confinement strict pour contenir la hausse des cas de Covid-19.

Si la loi est promulguée, il s’agira de la troisième initiative de ce type en neuf mois. La semaine dernière, le gouvernement du président Sebastian Pinera - droite libérale - avait annoncé son intention de bloquer le texte en déposant un recours devant le Tribunal constitutionnel, qui rendra sa décision dans les jours à venir.

La prise de position du chef de l’État a provoqué de nombreuses manifestations, parfois ponctuées de heurts avec les forces de l’ordre. Selon un récent sondage, 80 % de la population serait en faveur de cette mesure autorisant un retrait d’un minimum de 1 million de pesos (1160 euros), plafonné à 4,3 millions de pesos (5000 euros). Face à la pression de la rue et abandonné par une large partie de sa coalition, le gouvernement a reculé, samedi, indiquant travailler à un nouveau projet de loi similaire à celui adopté par le Congrès.

«Donner la possibilité de puiser dans son épargne retraite privée est une très mauvaise politique publique, estime Andrea Repetto, chercheuse en économie à l’université Adolfo-Ibañez, à Santiago, et membre du centre d’études indépendant Espacio Publico. Mais les aides mises en place par le président Pinera depuis le début de la pandémie sont non seulement insuffisantes, mais elles interviennent aussi trop tard.»

Un système hérité de Pinochet

Selon les projections officielles, un troisième retrait anticipé laisserait jusqu’à 5 millions de Chiliens - sur 11 millions d’affiliés - sans un seul peso dans leur caisse de retraite. Pilier de l’économie nationale, le système de capitalisation privée oblige les travailleurs à verser 10 % de leur salaire sur un compte géré par les AFP, des organismes privés très lucratifs chargés de les valoriser sur les marchés financiers. Le modèle actuel a été élaboré en pleine dictature de Pinochet (1973-1990), par José Piñera, le frère de l’actuel locataire du palais de La Moneda.

«Le système de retraite a échoué, tranche Marco Kremerman, économiste au think-tank Fundacion Sol. Si l’on regarde les actifs sur le point de partir à la retraite et ayant cotisé toute leur vie avec le système actuel, 77 % des hommes et 91 % des femmes auront des pensions inférieures à 200.000 pesos (232 euros) et la moitié d’entre elles se situeront sous le seuil de pauvreté (180 euros)», très loin du salaire minimum (375 euros). Selon le chercheur, les liquidités des deux premiers retraits ont toutefois stimulé la consommation et permis de limiter la contraction du PIB à 5,8 %, contre 7,6 % prévus. «Les 35 milliards de dollars retirés ont réduit le nombre de personnes vivant à crédit, dans un pays où 80 % des ménages sont endettés», ajoute-t-il.

À l’approche de plusieurs élections clés, dont la présidentielle de novembre, difficile d’imaginer une réforme structurelle du système de retraite. «Le statu quo ne répond pas au mal-être de la population et la surenchère populiste non plus», souligne Ricardo Ffrench-Davis, économiste à l’université du Chili. Un projet de loi est en discussion depuis plus d’un an au Sénat, qui prévoit des hausses de cotisation jusqu’à 16 % avec une participation de l’employeur, détaille l’universitaire, qui estime que «ce ne sera pas suffisant pour donner des pensions dignes à la majorité des Chiliens».

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« SANS PEUR, CHANGEONS LE CHILI »
FLYER PCCH


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DU TEST À L’AÉROPORT AU CONTRÔLE À DOMICILE: UN WEEK-END AVEC LES PASSAGERS DE RETOUR DU CHILI, D’INDE ET DU BRÉSIL

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PHOTO CYRIL ZANNETTACCI / LIBÉRATION

Reportage. la pandémie de Covid-19 en France dossier

Depuis samedi, les règles d’entrée en France ont été durcies pour les voyageurs venant de pays durement touchés par certains variants du coronavirus. «Libération» a suivi des passagers et les équipes de police chargées de les contrôler

par Miren Garaicoechea

«trois tests en trois jours… Et c’était le moins désagréable de tous !» Après 14 heures de vol, Iris*, 15 ans, et sa famille, viennent de rentrer en France, après plusieurs années d’expatriation à Santiago, au Chili. Au terminal 2E de l’aéroport francilien Roissy Charles-de-Gaulle, il est 8 heures ce samedi matin. Les bagages attendront : la famille vient d’être dépistée au coronavirus, et attend les résultats.

Depuis samedi, les règles d’entrée en France se sont durcies pour les passagers venant de pays où certains variants inquiétants du Covid-19 circulent fortement. Voyageurs du Brésil, de Guyane Française, d’Argentine, du Chili, d’Afrique du Sud et d’Inde doivent désormais tous passer un test antigénique en arrivant à l’aéroport. Celui-ci s’ajoute au dépistage nécessaire pour monter dans l’avion : soit un PCR négatif de moins de 36 heures, soit une combinaison d’un test PCR de moins de 72 heures et d’un test antigénique de moins de 24 heures. Passée l’épreuve de l’ultime test et son résultat à Paris, les voyageurs reçoivent un arrêté préfectoral les obligeant à respecter un isolement de dix jours à domicile. En cas de violation, l’amende s’élève à 1 000€.

Négatif au départ, positif à l’arrivée

À l’arrivée, après avoir renseigné grâce à un QR Code leur adresse de quarantaine, téléphone et mail, la famille du Lot présente son justificatif de domicile (qui peut aussi être une réservation d’hôtel) aux membres de la protection civile, en charge de l’opération avec le concours de la police aux frontières. «Mouchez-vous Madame.» Elise*, combi bleu, charlotte, lunettes de protection et gants les attend dans un des neuf box individuels pour le prélèvement nasal. Ce matin, les passagers de deux vols chilien et indien se mêlent dans l’espace d’attente des résultats, certains bardés d’une visière en plus de leur masque. «C’est normal qu’on nous dépiste», entend-on en trois langues. Isana*, Indienne de 8 ans, crâne joyeusement : seuls les moins de onze ans échappent à l’écouvillon, mais elle a déjà donné en Inde. «Ils y sont allés fort, dans mon nez et ma gorge !»

Elena*, 24 ans, n’y a pas échappé. «C’est long tout ça», souffle-t-elle. La Franco-chilienne, en visite chez sa famille depuis trois mois, a vécu un «ascenseur émotionnel». Depuis l’annonce d’un durcissement des règles, elle a appelé Air France et l’ambassade un jour sur deux. «Je ne comprenais pas s’il fallait un test PCR ou antigénique, de moins de 36 ou 72 heures…» Elle s’est retrouvée coincée, refusée d’accès à l’embarquement au Chili. «La règle avait changé, mon test n’était plus valable pour eux.»

En 1h30, Elena prend un taxi avec un couple de Français, s’arrête sur un parking de zone industrielle proche de l’aéroport de Santiago, où la voiture d’un médecin privé l’attend pour faire un test. «100 balles en tout», lâche, amère, l’étudiante. A Paris, finies les sueurs froides. Après 30 minutes d’attente, Elena* repart, son résultat de test négatif et son arrêté préfectoral de mise en quarantaine sous le bras. La copie de ce dernier sera envoyée à la préfecture de son adresse de quarantaine pour un éventuel contrôle, ainsi qu’à l’Assurance maladie.

Depuis août dernier, une cinquantaine de membres de la Protection civile accueillent les voyageurs à l’aéroport pour les tester. Louis-Clément Kraimps, chef de projet adjoint du centre de dépistage Roissy : «Notre association bénévole a dû salarier une soixantaine de personnes pour assurer cette mission. On a une expertise opérationnelle qui sert pour ce genre de dépistage de masse.» Sous une tente, Oli*, ancien légionnaire de 53 ans bénévole, tique en saisissant les résultats d’un passager : «Quelqu’un est positif ! On en a en moyenne un par jour, alors que la personne était négative moins de 36 heures avant… ça montre bien l’utilité de ces tests.»

Ce samedi, c’est tombé sur Maurice*, 51 ans. Le Bordelais revenait de vacances dans sa famille à Chennai, en Inde. Testé vers 9 heures, il a été isolé dès son résultat positif dévoilé. «On m’a donné un masque FFP2 et on m’a isolé dans un espace. J’ai attendu jusqu’à 17 heures, on m’a même offert un repas.» Maurice* n’était pas seul : une dizaine de passagers l’auraient rejoint dans la journée. Une fois libéré, son train raté, Maurice* a dû dormir dans un hôtel près de l’aéroport, avant de rentrer à Bordeaux dimanche. En effet, même si un passager est positif, il doit rentrer chez lui, et donc prendre les transports. Une prise en charge de l’isolement à proximité de Roissy «n’est actuellement pas à l’étude» selon le gouvernement. C’est un lourd fardeau financier pour Maurice*, manutentionnaire dans un supermarché aux revenus modestes, qui a dû débourser 180€ pour la nuit d’hôtel et le nouveau billet train. «C’est comme ça», lance-t-il, résigné.

«On a un peu été traités comme du bétail… Et il y avait tellement de monde, que si on n’était pas positif en partant, on l’était en arrivant !» —  Lisa, étudiante parisienne en quarantaine, de retour du Brésil

Dimanche après-midi, Alexandre Hervy, commissaire adjoint du XVIe arrondissement parisien, et le policier qui le seconde, montent en voiture. Il leur reste à réaliser deux des cinq contrôles de la journée dans l’arrondissement, auprès de deux passagères arrivées quelques heures plus tôt du Brésil. Pour retrouver Marie*, qui dort quand ils l’appellent, il leur faut passer une porte cochère grâce à un livreur de passage. Toquer patiemment aux cinq appartements de l’immeuble, sans succès, avant de trouver son logement au fond de la cour de briques rouges, grâce à l’aide de la gardienne. «On se renseigne auprès des voisins si on peut, et on attend dix minutes pour voir si la personne rappelle», indique Alexandre Hervy. Seul un numéro de rue est indiqué sur le formulaire, sans digicode ni étage. Les policiers devront s’en contenter, et caler ces contrôles quand ils le peuvent, entre deux missions. Le but : «Contrôler la personne assez tôt dans les dix jours de quarantaine, puis la recontrôler éventuellement plus tard, à la moitié ou fin de parcours.»

«Je ne prends pas ça à la légère»

Contrôler Lisa*, étudiante de 23 ans de retour de Belo Horizonte au Brésil, a été plus simple. Sa mère répond au téléphone puis à la porte. Une fois réveillée, Lisa* s’avoue surprise d’être contrôlée «aussi tôt, à peine débarquée», après cinq heures d’attente des résultats du test le matin même – un embouteillage accru par la visite du Premier ministre, Jean Castex, dimanche matin à Roissy. «On a un peu été traités comme du bétail… Et il y avait tellement de monde, que si on n’était pas positif en partant, on l’était en arrivant !», estime-t-elle. Pour ce contrôle, Lisa* pensait que les policiers iraient jusqu’à toquer à sa porte de chambre, pour vérifier qu’elle est isolée dans l’appartement. «On n’a pas à entrer chez les gens», rassure le commissaire adjoint.

L’étudiante compte respecter l’isolement, sans même profiter des deux heures de relaxe autorisées, de 10 heures à midi, pour faire des courses de premières nécessité dans un rayon d’un kilomètre. «J’ai un Covid long depuis six mois. Je l’ai attrapé en pleine quarantaine, alors que j’étais sortie une seule fois faire les courses. Depuis, le dissolvant et le chocolat ont la même odeur nauséabonde, et j’ai des pertes de mémoire. Donc je ne prends pas ça à la légère», confie-t-elle.

Isolée sur la côte nantaise avec son conjoint, Antonia*, 63 ans, croisée à Roissy samedi, se dit «très ennuyée» par cette histoire de contrôle. Elle a découvert les nouvelles modalités de la quarantaine entre deux vols de retour de Pondichéry, en Inde, où elle s’était rendue pour «un traitement médical indisponible en France». Malgré les règles dictées par l’arrêté, elle va tout de même voir lundi son cardiologue à deux heures de route de chez elle. «C’est une urgence vitale. J’ai un cancer du sein et ce rendez-vous me permettra de savoir si on peut enfin m’opérer. Alors tant pis, je laisserai un mot sur la porte pour le policier.» Qu’Antonia soit rassurée : «Ce qui prévaut, c’est du bon sens, assure-t-on au gouvernement. Elle ne sera pas verbalisée si elle va à un rendez-vous médical important.»

*Les prénoms ont été modifiés.

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LE FANTÔME DU COUP D´ÉTAT SURGIT AU PÉROU FACE À L’AVANCE DE CASTILLO

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« LE BISOU »
DESSIN MECHAIN DOROTEO

Lima, 26 avril 2021. Le fantôme du coup d’État face à la forte probabilité de victoire du candidat de gauche Pedro Castillo, a surgi ce week-end au Pérou par la voix de l’écrivain Mario Vargas Llosa, dans le cadre d’une offensive médiatique anticommuniste. 

Prensa Latina  

 ILLUSTRATION PATRICK BREMER

Le romancier de droite a abordé le sujet dans une interview à la radio lors de laquelle il a prêché en faveur de la candidate néolibérale Keiko Fujimori, à qui il avait opposé son veto pour la considérer antidémocratique lors de précédents processus électoraux et qui, le 6 juin prochain, disputera la présidence devant Castillo lors du second tour.

Presque avec exaspération, l’écrivain a répété sa litanie anticommuniste et a lancé un augure qui, pour beaucoup, a sonné comme une menace : 'Si Castillo gagne le second tour et établit un modèle cubain ou vénézuélien, on ne peut exclure qu’il y ait un coup d'État militaire'.

Il a soutenu que l’armée péruvienne est divisée entre la droite et la gauche et que cette dernière serait 'très minoritaire', de sorte que le coup d'État militaire 'serait probablement un coup de droite' qui établirait une dictature sans qu’il soit possible de prévoir combien d’années elle durerait.

Dans le même temps, un communiqué d’anciens chefs des Forces armées et d’anciens ministres de la Défense a appelé à des mesures contre des représentants Pérou libre, parti pour lequel Castillo est candidat, parce qu’ils ont critiqué les crimes commis par des militaires lors d’opérations contre des groupes armés entre 1980 et 2000.

Après avoir estimé que ces représentants cherchent à changer l’histoire, le texte nie les responsabilités institutionnelles militaires et revendique la défaite des groupes armés et le fait d’avoir empêché 'la prise du pouvoir par la voie violente' par ceux qui 'aujourd’hui se présentent sous une figure politique'.

Le document précise que, en tout état de cause, 'les cas isolés où des excès auraient été commis', sont entre les mains de tribunaux qui détermineront les responsabilités individuelles correspondantes.

'La campagne de discrédit et de désinformation visant à affecter la discipline et l’union des Forces armées entreprise par ces acteurs politiques mérite notre plus grand rejet et demande des réponses des autorités responsables du maintien des institutions', signalent les signataires.

Ce communiqué est notamment signé par l’ancien dirigeant militaire Francisco Morales Bermúdez (1975-80), âgé de 99 ans et condamné par contumace en Italie à la prison à vie par la justice italienne en raison de sa participation à des crimes contre l’humanité commis dans le cadre du Plan Condor, une coordination répressive des régimes sud-américains.

Le document est également signé par les anciens militaires de droite élus parlementaires aux élections du 11 avril dernier, Jorge Montoya et José Cueto (anciens chefs de la Marine), Otto Guibovich, ancien chef du Commandement conjoint des Forces armées, et José Williams.

Préalablement, un autre document d’anciens officiers des trois armes, déjà à la retraite, a circulé et demandait des poursuites judiciaires contre ceux qu’ils accusent d’attaquer les forces armées et de faire l’apologie du terrorisme, considéré comme un délit au Pérou. peo/rc/Mrs/gdc

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24 avril, 2021

LE PCCh OFFICIALISE LA CANDIDATURE PRÉSIDENTIELLE DE DANIEL JADUE

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« ALLONS-Y POUR UN
GOUVERNEMENT POPULAIRE,
SANS PEUR »

FLYER PCCH
Même si pendant un moment on a pensé que la nouvelle serait publiée demain dimanche, la 5ème session plénière du Comité central du Parti communiste du Chili (PCCh) a annoncé ce soir que la candidature présidentielle du maire de Recoleta, Daniel Jadue, était officialisée.
por Maximiliano Vega 
« SANS PEUR, CHANGEONS LE CHILI »
FLYER PCCH


«la nomination de Daniel Jadue nous remplit de fierté et montre qu'une fois de plus le Parti communiste a la capacité d'avancer  démocratie et de tracer une voie pleine d'espoir pour une partie substantielle de notre société. S'ouvre un chemin de victoire populaire commence auquel nous contribuerons de toutes nos forces et avec la conviction de le consacrer comme président du Chili », indique le communiqué publié sur le site officiel du PCCh.

Le document explique, qu'avec cette formalisation de la candidature, se fait l'écho de «la demande large et transversale du peuple chilien qui l'a placée dans une place d’expectative dans les préférences des citoyens».

- Ñ - ÉLECTIONS AU CHILI
PROPAGANDE ÉLECTORALE

CANDIDATOS Y CANDIDATAS A CONSTITUYENTES 
LISTA CHILE DIGNO, VERDE Y SOBERANO:

Avance que «sa proclamation sera une expression de cette caractéristique. De même que le Comité national de campagne, avec une présence politique, sociale et personnalités indépendantes, avec la parité des sexes, qui l'accompagnera dans cette tâche historique très importante, car pour la première fois une alternative au modèle actuel d'inégalité profonde, d'abus et d'impunité, ce que représente le néolibéralisme ».

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23 avril, 2021

L’AMÉRIQUE LATINE PROMULGUE SON PREMIER TRAITÉ ENVIRONNEMENTAL

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ILLUSTRATION AMNESTY INTERNATIONAL

L’accord d’Escazu, adopté par vingt-quatre pays et ratifié pour l’instant par douze d’entre eux, doit notamment garantir les droits des défenseurs de l’environnement, dans une région marquée par de nombreuses menaces et assassinats.
 
Le premier traité environnemental d’Amérique latine et des Caraïbes, protégeant notamment les droits des défenseurs de l’environnement, a été promulgué jeudi 22 avril, ratifié par douze pays. 

Cet accord d’Escazu garantit la protection de l’environnement et de la santé des personnes, principalement des peuples indigènes, favorise la participation du public, l’accès à l’information et à la justice en matière d’environnement. Il est le premier à introduire des dispositions spécifiques pour protéger les droits des défenseurs de l’environnement, cibles de nombreux assassinats en Amérique latine.

« En 2019, 210 défenseurs de l’environnement ont été tués dans le monde, dont deux tiers dans notre région», a déclaré Alicia Barcena, secrétaire générale de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepalc), l’agence régionale des Nations unies qui a promu cet accord adopté en 2018 à Escazu, au sud-ouest de San José, au Costa Rica.

« Espoir » et « Inspiration »

Des communautés indigènes, des agriculteurs et activistes ont dénoncé à maintes reprises les menaces qu’ils ont subies pour s’être opposés aux intérêts de compagnies minières, forestières, agro-industrielles, et aux éoliennes, hydroélectriques ou gazières. Le traité permet en outre aux personnes et aux communautés d’être informées et entendues dans les processus décisionnels qui affectent leurs vies et leurs territoires.

Dans un message enregistré, le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, déclare que l’entrée en vigueur de cet accord « nous donne de l’espoir et de l’inspiration et ouvre la voie à une réglementation durable et résiliente » pour enrayer le changement climatique, l’effondrement de la biodiversité et la pollution de l’environnement.

La haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a estimé que « face aux dommages environnementaux et aux injustices, les instruments juridiques comme l’accord d’Escazu sont fondamentaux pour tenir les Etats responsables et défendre les droits et la santé des personnes et de la planète ».

Après l’adoption de l’accord par 24 pays de la région, dont le Brésil, douze d’entre eux l’ont ratifié (Antigua-et-Barbuda, Argentine, Bolivie, Equateur, Guyana, Mexique, Nicaragua, Panama, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sainte-Lucie et Uruguay) et scellent son entrée en vigueur sur leur territoire.

22 avril, 2021

CHILI / L’UDI CONTRE BARBARA FIGUEROA

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BARBARA FIGUEROA
PHOTO ATON

Bárbara Figueroa présidente de la Centrale unitaire des travailleurs du Chili (CUT) et candidate à la prochaine Convention constituante est la cible de l’Union démocrate indépendante (UDI) parti politique fondée en 1988 par des partisans de Pinochet à la fin de la dictature, qui cherchent à interdire  sa candidature.

Canal 13

BARBARA FIGUEROA
PHOTO ATON

Les députés UDI soutiennent qu’il s’agit d’une inhabilité constitutionnelle que Barbara Figueroa occupe un poste syndical et négocie même en tant que présidente de la CUT le revenu minimum, alors qu'elle elle est candidate à la convention.

Une lettre sera envoyée ce mercredi par des députés de l’UDI au président du conseil du Service Électoral (Servel), Andrés Tagle, à fin de demander une déclaration formelle de l’entité au sujet de la candidature à la Convention Constituante de Bárbara Figueroa.

Signé par le président et le président de l'UDI, Gustavo Sanhueza, et le député Sergio Bobadilla, soutient que, dans son paragraphe final, l’article 132 de la Constitution actuelle établit des incompatibilités pour des syndicalistes devenir candidats à des charges publiques.

« Les personnes qui occupent un poste de direction de nature syndicale ou d’association de quartier, doivent suspendre ces dites fonctions dès que leur candidature est inscrite au registre électoral » citent les députés le texte relatif à cet article de la Constitution actuel.

Dans ce sens, ils se réfèrent explicitement à Barbara Figueroa pour son rôle dans la CUT alors qu’elle est candidate à la constituante du district 12 de la Région Métropolitaine.

Dans cet esprit, les parlementaires ajoutent que, «au-delà des différences politiques qui peuvent exister avec la candidate en question, il convient de garder à l’esprit que les règles ont été établies pour l’ensemble des candidats et que leur respect n’est pas seulement facultatif, mais obligatoire, car elle vise à sauvegarder des principes intérêts qui ont été considérés comme fondamentaux par le constituant ».

Ainsi, les députés demandent dans la lettre, expressément, de trancher cette "incompatibilité". «Il est urgent que son autorité se prononce sur la question de savoir si ce rôle va à l’encontre de l’interdiction énoncée à l’article 132, paragraphe final, de la Constitution politique de la République et, si cela s’avère effectif, sur les sanctions associées à cette violation », affirment-ils. HLT

OPÉRATION PETER PAN : SÉPARATION DES ENFANTS CUBAINS PAR LES ÉTATS-UNIS

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OPÉRATION PETER PAN - PHOTO ARCHIVES  
La Havane, 22 avril (Prensa Latina) L’opération Peter Pan, l’une des actions les plus cruelles et les plus violentes des États-Unis contre la plus grande des Antilles, a contraint plus de 14.000 enfants cubains à se rendre sur le territoire nord-américain, par les mensonges invoquant une prétendue déchéance de l’autorité parentale par les autorités de la révolution naissante.

PHOTO WIKIPÉDIA

Roberto García Hernández 

Beaucoup d’entre eux n’ont jamais retrouvé leurs parents, ou quand ils l’ont fait, après le passage du temps, ils les ont à peine reconnus et les relations ont parfois étaient difficiles, selon les témoignages de certaines victimes de ce crime.

Dans le but de détruire la Révolution naissante, Washington a développé des actions de toutes sortes, comme le blocus économique, commercial et financier, les agressions armées et les actes de terrorisme.

Cependant, l’opération Peter Pan, exécutée du 26 décembre 1960 au 23 octobre 1962, a atteint des extrêmes d´une cruauté inimaginable et a représenté un cas de guerre psychologique visant à affecter le plus précieux de la famille cubaine : ses enfants.

Pour mener à bien cette manœuvre impitoyable, les États-Unis et leurs alliés à l’intérieur de l’île caribéenne ont mené une croisade féroce qui assurait que le gouvernement révolutionnaire retirerait l’autorité parentale aux parents pour disposer de leurs enfants et les envoyer dans l’ancienne Union soviétique, ou les utiliser à des fins diverses sans le consentement des parents.

Le moyen utilisé dans ce mécanisme de déstabilisation était une campagne de propagande sur les ondes de la station Radio Cuba Libre (également appelée Swan) pour provoquer l’alarme et le désarroi de la population.

Parmi ses antécédents les plus immédiats figure la création du Programme pour les enfants réfugiés cubains non accompagnés, dans les derniers mois de 1960, par des contre-révolutionnaires nés sur l’île et établis dans la péninsule de Floride, et sous la direction de la CIA.

Tout ce plan a été organisé par le Département d’État nord-américain et la hiérarchie de l’Église catholique à Miami et à La Havane, entre autres entités et agences fédérales.

Tant ce programme que l’Opération Peter Pan ont été lancés sans qu´aient été assurés les logements pour le nombre d’enfants qui « attendaient » leur tour, sur la base des résultats des manœuvres insidieuses menées pour atteindre cet objectif.

Outre les États-Unis, des diplomates de six ambassades européennes et de cinq ambassades latino-américaines ont participé aux différentes démarches plus ou moins légales de documents et de passeports.

Selon ses organisateurs, l’Opération Peter Pan a pris fin le 22 octobre 1962, lorsque la dénommée crise des missiles de Cuba a commencé et que les vols entre les deux pays ont été suspendus. Elle a cependant continué de manière secrète durant plusieurs années.

Les mineurs de moins de 16 ans ont continué à quitter seuls le territoire, via l’Espagne, avec un visa régulier du pays ibérique, où ils étaient accueillis et assistés par des membres de l’Église catholique, ainsi qu’un groupe de prêtres, de religieux et de laïcs émigrés de l’île. peo / (Extrait de Correo de Cuba)

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ARTE TV

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DES ENFANTS CUBAINS DE L'OPÉRATION
 PETER PANARRIVENT AUX ÉTATS-UNIS
 PHOTO ARCHIVE 

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DEUXIÈME NUIT DE PROTESTATION CONTRE LE GOUVERNEMENT AU CHILI

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PHOTO  RAMON MONROY AFP 

Santiago du Chili, 22 avril 2021. Plusieurs détenus, des concerts de casseroles, des barricades incendiées et plusieurs barrages routiers sont aujourd’hui le bilan des protestations contre le gouvernement de Sebastián Piñera dans cette capitale et d’autres villes du Chili.

Prensa Latina   

Bien que sans l’intensité du mardi, les concerts de casseroles ont de nouveau été entendus dans les quartiers de Santiago, en rejet de la décision de l’exécutif de contester devant la Cour constitutionnelle un projet de loi pour autoriser un troisième retrait de 10 pour cent des fonds de pension.

Cette initiative est largement soutenue par la population car elle est l’option la plus viable pour faire face aux difficultés causées par la crise sanitaire et à l’insuffisance des aides gouvernementales.

Malgré le couvre-feu national en vigueur à partir de 21 heures en raison de la pandémie, dans des communes (municipalités) comme Ñuñoa, San Bernardo et Peñalolén, des dizaines de personnes sont descendues dans les rues, ont incendié des barricades et se sont affrontées aux troupes des carabiniers.

Les émeutes ont également interrompu la circulation de véhicules sur plusieurs artères de la capitale.

Des scènes similaires se sont produites dans les villes de Punta Arenas, Arica, San Antonio, Coronel, entre autres.

Dans un rapport préliminaire sur les manifestations, le général Jean Camus, chef de la zone métropolitaine de l’Est, a informé la presse qu’au moins 10 personnes avaient été arrêtées. peo/mem/rc


«NOUS ALLONS POUR LE TROISIÈME RETRAIT»
 PHOTO CAMILA VALLEJO

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