IL parle de lui à la troisième personne, il dit : "Le mime Marceau fait ceci, cela." C'est royal, dans un premier temps. On croyait le genre disparu, des grands mégalomanes affichés qui se vouvoient eux-mêmes, qui vous disent tranquillement à quel point ils sont extraordinaires, quel talent baigne leur vie, et comme ils ont bien mérité leurs médailles, et en l'occurrence leur fauteuil à l'Académie des beaux-arts. Et puis non, c'est autre chose. Dans un deuxième temps, on y regarde mieux, on entend un autre ton. Si peu dédaigneux que soit l'homme des vanités, cette troisième personne, intermittente au demeurant, traduit plutôt l'indépendance, l'autonomie de son personnage. Il y a Marcel, d'abord, qui incarne assez souvent le mime Marceau, et Marcel Marceau qui joue le rôle de Bip, un double de lui-même qu'il a créé en 1947. Et entre ces trois-là, même si c'est à la vie, à la mort, il y a parfois, comme chez tout le monde, des courants d'air qui passent.
25 septembre, 2007
MARCEL MARCEAU, LEÇON DE SILENCE
IL parle de lui à la troisième personne, il dit : "Le mime Marceau fait ceci, cela." C'est royal, dans un premier temps. On croyait le genre disparu, des grands mégalomanes affichés qui se vouvoient eux-mêmes, qui vous disent tranquillement à quel point ils sont extraordinaires, quel talent baigne leur vie, et comme ils ont bien mérité leurs médailles, et en l'occurrence leur fauteuil à l'Académie des beaux-arts. Et puis non, c'est autre chose. Dans un deuxième temps, on y regarde mieux, on entend un autre ton. Si peu dédaigneux que soit l'homme des vanités, cette troisième personne, intermittente au demeurant, traduit plutôt l'indépendance, l'autonomie de son personnage. Il y a Marcel, d'abord, qui incarne assez souvent le mime Marceau, et Marcel Marceau qui joue le rôle de Bip, un double de lui-même qu'il a créé en 1947. Et entre ces trois-là, même si c'est à la vie, à la mort, il y a parfois, comme chez tout le monde, des courants d'air qui passent.
LA FRANCE « PRÊTE À AIDER TOUT PAYS » À SE DOTER DU NUCLÉAIRE CIVIL
NEW YORK (Nations unies) - La France est "prête à aider tout pays" à se doter du nucléaire civil, a affirmé lundi à l'ONU son président Nicolas Sarkozy, en estimant que c'était "la meilleure réponse" à apporter à des pays comme l'Iran soupçonnés de chercher à acquérir l'arme nucléaire.
21 septembre, 2007
LE CHILI AUTORISE L'EXTRADITION DE FUJIMORI
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| LE CHILI AUTORISE L'EXTRADITION DE FUJIMORI |
L'arrêt de la Cour suprême, qui ne peut faire l'objet d'un appel, met un terme à deux années d'attente pour Fujimori, qui vit au Chili depuis novembre 2005, date de son arrestation alors qu'il tentait de regagner le Pérou après un exil au Japon.
Le parquet péruvien le soupçonne d'avoir détourné 15 millions de dollars et d'avoir agi en dehors du cadre légal dans la lutte contre les rebelles maoïstes du Sentier lumineux.
TE DEUM LAUDAMUS
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| TE DEUM LAUDAMUS 2021 PHOTO ATON CHILE |
Le Chili est un des rares pays au monde qui célèbre un Te Deum à l'occasion de sa Fête Nationale. En Amérique latine, on effectue des célébrations semblables en Argentine et au Pérou.
Michelle Bachelet dans le Te Deum 2007
19 septembre, 2007
CHILI: UN INCENDIE DÉTRUIT UN HÔTEL-CASINO
14 septembre, 2007
Le retour des géants de la mine
Nickel, cuivre, zinc et même aluminium ont battu pendant l'été 2006 de nouveaux records : certains jours, une véritable frénésie a régné sur le "ring" du London Metal Exchange, la Bourse mondiale des métaux non ferreux. Mais c'est aussi de frénésie que l'on peut parler à propos des manoeuvres, fusions et offres publiques d'achat (OPA) en tout genre qui ont affecté le secteur minier, qui a connu en quelques semaines des bouleversements sans équivalent dans le passé. Une page en particulier s'est tournée avec l'entrée en jeu de nouveaux acteurs brésiliens, russes et demain chinois.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le secteur minier avait connu une première mondialisation épousant plus ou moins la logique des empires coloniaux : les Européens dominaient l'Afrique - les Belges au Katanga, les Anglais en Rhodésie et en Zambie (l'Afrique du Sud étant un cas particulier). En Asie se côtoyaient Britanniques et Néerlandais, tandis que l'Amérique du Sud était la chasse gardée des entreprises américaines, en particulier au Chili. Sept entreprises pour le cuivre, cinq pour l'aluminium, trois pour le nickel, contrôlaient ainsi l'essentiel des ressources du monde occidental.
Ce premier âge d'or des oligopoles miniers s'est terminé avec la vague des indépendances des années 1960, puis des nationalisations des années 1970 : l'exploitation du cuivre fut confiée à des sociétés nationales de manière quasi simultanée au Chili, au Pérou, au Zaïre et en Zambie. De nouvelles entreprises ont fait leur apparition comme la Codelco au Chili ou la Gecamines au Zaïre. Les grands projets miniers lancés au lendemain de la flambée des années 1970 l'ont été dans le cadre public, comme le célèbre gisement de minerai de fer de Carajas au Brésil par la CVRD. Les groupes miniers ont même fait, à l'époque, l'objet de rachats massifs par les entreprises pétrolières comme BP, Shell ou Elf Aquitaine.
Mais cet intérêt n'a guère duré : la chute des prix de la fin du XXe siècle a provoqué un retrait massif des pétroliers. Par ailleurs, les privatisations minières réalisées sous la contrainte de l'endettement massif des pays producteurs n'ont pas non plus suscité beaucoup d'enthousiasme, en particulier en Afrique. La mine n'intéressait guère en ces temps de "nouvelle économie" triomphante. A cette époque, l'investissement minier, relativement limité, s'est donc concentré dans quelques pays sûrs, Canada et surtout Australie. Là se sont reconstitués, à partir notamment du charbon et du fer, quelques groupes - BHP-Billiton, Rio Tinto - qui dominent aujourd'hui la scène mondiale.
La flambée des prix des métaux, à partir de 2003, a changé la donne et a procuré un nouveau lustre à l'industrie minière. Les prix ont tiré les bénéfices et donné des moyens à des entreprises jusque-là dédaignées par les milieux boursiers. Après une phase de consolidation, les choses se sont accélérées à partir de 2005, avec l'arrivée de nouveaux acteurs : des filiales d'entreprises de négoce (le suisse Xstrata lié au premier négociant mondial en énergie et métaux, Glencore), des entreprises de pays émergents (le chilien Codelco, seule entreprise majeure qui soit restée publique, le brésilien CVRD, le mexicain Grupo Mexico), des russes (Norilsk, Rusal) et même des chinois (Min Metals). Résultat à l'été 2006, Xstrata a absorbé le numéro deux mondial du nickel, le canadien Falconbridge ; le numéro un, son compatriote Inco, a non seulement échoué dans sa fusion avec Falconbridge et avec l'américain Phelps Dodge, mais est en passe d'être racheté par CVRD. Le même CVRD, associé, dit-on, avec Xstrata et Rio Tinto, songerait à s'attaquer au sud-africain (basé maintenant à Londres) Anglo-American pour mieux le dépecer. Glencore est allé se rapprocher des deux russes Rusal et Sual pour former le numéro un mondial de l'aluminium. Et pour l'instant, les Chinois attendent...
Ainsi se sont reconstitués les grandes multinationales minières d'antan : Rio Tinto (dont le nom rappelle les eaux rouges des rivières cuprifères espagnoles) et BHP-Billiton, solidement ancrées en Australie, Alcoa et Alcan, les jumeaux de l'aluminium, Xstrata, l'énigmatique émanation d'un négociant chargé de mystère, les groupes Russes, contrôlés par des proches de Vladimir Poutine, qui a remis les ressources naturelles sous le contrôle du Kremlin, et enfin les Latino-Américains, les Chinois et les Indiens, seuls pour l'instant à prendre le risque d'opérer en Afrique.
Le moindre projet minier dépasse aujourd'hui le milliard de dollars. Il est souvent porteur de déséquilibres économiques et sociaux et donc de risques, tant pour les investisseurs que pour les pays concernés. L'historien de l'économie Paul Bairoch rappelait que la mine n'avait jamais été un facteur de développement. Le monde a certainement besoin de métaux mais pas à n'importe quel prix !
Philippe Chalmin est professeur d'histoire économique à l'université Paris-Dauphine.
CHRONIQUE PHILIPPE CHALMIN
12 septembre, 2007
L'autre 11 Septembre, au Chili, trente-quatre ans après
(De Santiago) Le 11 Septembre est un jour à part au Chili. Il y a 34 ans, en 1973, le coup d'Etat mené par l'armée, avec à sa tête le général Augusto Pinochet, aplatissait sous les bombes et les coups de canons le rêve d'un peuple d'une société plus juste et solidaire.
Salvador Allende, Président démocratiquement élu, luttait jusqu'aux derniers instants dans le palais présidentiel en flammes, avant de se donner la mort dans son bureau. Fidèle à sa promesse de ne sortir de la Moneda que "les pieds devants". Ce jour de deuil marque le début d'une dictature sanglante qui durera 17 ans, au cours de laquelle plus de 3 000 personnes mourront ou disparaîtront, et 30 000 autres seront violemment torturés. Leur crime? Etre de gauche.
Cette année pourtant, et pour la première fois depuis le retour de la démocratie en 1990, les commémorations sonnent creux. Car le gouvernement Bachelet a interdit les manifestations devant la Moneda, de peur de voir se répéter les débordements observés l'an passé, lorsque des jeunes cagoulés avaient jeté sur le palais présidentiel un cocktail Molotov. Selon le ministère de l'Intérieur, seuls des "dirigeants et des militants politiques identifiés" pouvaient se rendre devant la statue de Salvador Allende face au palais présidentiel, et pas le peuple chilien, donc. Le centre de la ville, en "état de siège", était "protégé" par un impressionnant dispositif policier, et interdit à la circulation.
"Une honte!" pour Paz Rojas, présidente de l'une des principales association des droits de l'Homme au Chili, qui "ne comprend pas. 34 ans après, nous sommes encore réprimés, et de façon très brutale. Les carabiniers agissent avec la même violence et la même arrogance que sous Pinochet". Pour elle, l'explication est toute trouvée: "L'impunité a permis que ne changent ni la conscience, ni les comportements policiers".
Marcia Tambutti, petite fille de Salvador Allende, estime pour sa part que le Chili est une "démocratie limitée, quadrillée", et regrette autant "l'interdiction de manifester librement que les violences des casseurs qui infiltrent les cortèges, et empêchent de fait les marches pacifiques". "Pour tout cela, le Chili est un pays absurde", ajoute un autre membre de la famille Allende.
Ceux qui ont pu passer les barrages de police et accéder jusqu'au lieu des célébrations chantent en coeur "Se siente, se siente, Allende esta presente!" (Ca se sent, Allende est présent!), et raillent la Présidente Michelle Bachelet: "Aprende, Michelle, la dignidad de Allende!" (Apprends, Michelle, la dignité de Allende). Après avoir déposé une gerbe de fleurs, chaque parti fait son discours. L'émotion est grande, les yeux pleins de larmes, les gorges serrées. "Jamais la brutalité et la force ne nous empêcheront de rendre hommage à Allende" déclare depuis la tribune improvisée Camilo Escalona, président du PS chilien.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. La plupart des "anciens", ceux qui ont connu les années noires du régime de Pinochet, ne comprennent pas qu'on les empêche de se recueillir devant le numéro 80 de la rue Morandé, porte par laquelle sont sortis les derniers résistants de la Moneda, ainsi que le corps sans vie du Président Allende. S'il faut reconnaître le travail important de Michelle Bachelet en matière de droits de l'Homme et de travail de mémoire, si sa volonté personnelle ne peut être remise en cause (elle-même a connu les geôles de Pinochet), l'incompréhension est grande de voir interdite une marche pacifique commémorant la mort de Salvador Allende, et par extension celle des victimes de la dictature.
A quelques kilomètres de là, dans le cimetière général, de nombreuses personnes viennent déposer une fleur et se recueillir devant l'impressionnant mausolée de Salvador Allende. Certains viennent tous les ans, en famille ou avec des amis. Tous le font avec la même volonté de ne pas laisser tomber dans l'oubli celui qui repésente aujourd'hui comme hier l'exemple d'un politique “digne, conséquent, moral”, qui “a réalisé notre idéal”, explique Marco, 20 ans.
Juan, de trois ans son aîné, militant de gauche mais affilié à aucun parti, rappelle "qu"il faut avoir de la mémoire, se souvenir de tous ceux qui sont tombés pendant la dictature: Allende et tous les autres". Il regrette que le gouvernement, en n'autorisant pas de marche globale, "cherche à diviser le peuple". "Ce pays est une merde, livré au libéralisme sauvage, qui va bien macro économiquement, mais qui micro économiquement va très mal" tance-t-il. Avant d'ajouter dans un français parfait: "Jusqu'ici tout va bien. Mais ce qui compte, ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage."
11 SEPTEMBRE 1973 : ALLENDE NE S'EST PAS SUICIDÉ AVEC LA MITRAILLETTE DE FIDEL
rapport d'autopsie
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| SALVADOR Allende |
Courrier international«Depuis trente-quatre ans, n'importe quel Chilien moyennement informé a vu et entendu des centaines de fois [ces images] où le général Javier Palacios Ruhmann, à l'époque chef des services secrets de l'armée, brandit la mitraillette AK-47 de métal noir, avec une courroie noire, ornée d'une plaque noire (qu'il ne montre pas), sur laquelle il affirme qu'est gravé : "A Salvador, de la part de son compagnon d'armes, Fidel Castro" rappelle La Nación.
C'est, dans la version officielle, avec cette arme que le président Allende s'est donné la mort le 11 septembre 1973. Mais le quotidien chilien révèle que "le fusil offert par Fidel n'était pas entre les mains d'Allende ce jour-là, car il le gardait ailleurs. [...] Les assaillants ont fait fabriquer une plaque portant la signature de Fidel pour la fixer à la mitraillette avec laquelle le président socialiste a effectivement livré son dernier combat. »
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LE véritable fusil d'assaut offert par Fidel Castro à Allende, paru dans le livre de Pinochet.
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Le croquis officiel qui inclut une mitraillette métallique très différente dU fusil d'assaut offert par Fidel Castro à Allende.
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10 septembre, 2007
Violences entre police et manifestants lors d'une marche en mémoire des victimes de la dictature de Pinochet
Des heurts entre manifestants et forces de police ont éclaté dimanche à Santiago lors de la marche annuelle en mémoire des victimes de la dictature du général Pinochet organisée à l'occasion de l'anniversaire du coup d'Etat militaire au Chili, le 11 septembre 1973.
Un policier a été blessé et 147 personnes ont été arrêtées, selon le gouvernement. La manifestation, la première depuis la mort d'Augusto Pinochet en décembre à l'âge de 91 ans, a été moins violente et moins suivie que les années précédentes.
Les forces de police ont empêché les 5.000 manifestants -selon la police et les média locaux- de défiler devant le palais présidentiel où le président Salvador Allende, démocratiquement élu, s'était suicidé plutôt que de se rendre aux militaires lors du coup d'Etat du 11 septembre 1973 grâce auquel Pinochet avait pris le pouvoir.
D'après un rapport officiel, 3.197 dissidents au moins ont disparu ou ont été tués pendant la dictature de Pinochet, entre 1973 et 1990. Plus de 1.000 d'entre eux sont toujours portés disparus.
Le général Pinochet est décédé en décembre dernier alors qu'il était inculpé pour atteinte aux droits de l'homme et menacé de plusieurs poursuites judiciaires, mais sans jamais être allé en prison.
La famille Pinochet compte organiser une cérémonie privée mardi dans la résidence secondaire de l'ancien dictateur afin d'inaugurer une crypte où ses cendres seront déposées. AP
CHILI : 1973, L’AUTRE 11 SEPTEMBRE !
« PALAIS DE LA MONEDA » EN FLAMMES
11 septembre 1973 : jour du coup d’état militaire mené par le général Augusto Pinochet qui renversa le gouvernement socialiste de Salvador Allende. Une féroce dictature s'installa au Chili pendant dix-sept ans, elle imposa une "migration d'exil" à environ 200.000 personnes.
Frei, par le biais de ces multinationales nord-américaines, reçut plusieurs millions de dollars, qui équivaudra à environ la moitié des frais de sa campagne électorale, campagne qu’il remporta sans mal. En échange, les Etats-Unis allait contrôler plus de quatre-vingt pour cents des grosses industries chiliennes. Parce que les intérêts américains demeurant toujours au premier plan ; l’histoire se répète. En 1970, à nouveau effrayé par une possible victoire aux élections présidentielles de Salvador Allende, le général manager de Pepsi, Donald Kendall, fomente une rencontre entre le responsable de l’embouteillage de la boisson au Chili avec un des conseillers en matière de sécurité du président Nixon (du parti républicain). Cette fois-ci, au cours de ce nouveau rendez-vous électoral, Allende remporte les élections. Nixon convoque le chef de la CIA dans son bureau et ordonne que l’inauguration du président Allende soit empêchée.
05 septembre, 2007
Osvaldo ALCAINO, est Mort
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Juan Fransisco Chacon
Représentant du Parti communiste chilien en France
02 septembre, 2007
JOURNÉE MONDIALE DES PERSONNES DISPARUES

01 septembre, 2007
Arrestations et affrontements au Chili

Au moins 750 personnes ont été interpellées mercredi au Chili, au cours d'une vaste journée de manifestations contre la politique économique et sociale de la présidente socialiste Michelle Bachelet.
A Santiago, où les manifestations s'étendaient du centre-ville à plusieurs quartiers populaires, la situation a dégénéré. Des magasins ont été pillés et les manifestants ont élevé des barricades de pneus qui ont été enflammées.
Au moins 50 manifestants et 48 policiers ont été blessés. La police a usé de canons à eau et de bâtons pour repousser les manifestants.
Le principal syndicat du pays avait appelé à manifester contre la politique libérale du gouvernement Bachelet et sa politique sociale, avec le soutien d'une grande partie des socialistes, parti d'origine de la présidente. Les manifestants réclament une augmentation des retraites, et plus de fonds pour l'éducation, la santé et le logement.
"Nous n'accepterons pas la violence", a déclaré Mme Bachelet, "quelle que soit la justesse des demandes". Son ministre de l'Intérieur Belisario a précisé que "pas plus de 5.000 personnes" avaient participé à la manifestation à Santiago.
La présidente s'était montrée particulièrement mécontente que certains membres de sa propre coalition soutiennent les manifestants. "Je n'accepterai pas que mon engagement en faveur de la justice sociale ne soit pas reconnue", a-t-elle déclaré lundi. AP
29 août, 2007
La croisade de l'Eglise chilienne pour un salaire éthique
"Le retour de l'Eglise sociale." Ou encore: "Il ne suffit plus de prier." La presse chilienne s'est fait ces dernières semaines largement l'écho de l'appel "aux entrepreneurs pour augmenter les salaires, et payer un salaire éthique", lancé par Mgr Alejandro Goic.
Le président de la Conférence épiscopale du Chili va même plus loin, prévenant "que si on ne règle pas ce problème, les conflits sociaux vont s'accentuer dans le pays". La proposition de l'Eglise a fait grand bruit dans un Chili où les inégalités sociales sont énormes. Le pays est l'un des 10 plus inégaux au monde, et le modèle néolibéral, mis en place par Pinochet et maintenu depuis le retour de la démocratie, n'a fait qu'accentuer les écarts depuis trente ans.
L'intervention remarquée de l'Eglise dans l'agenda social de la présidente Michelle Bachelet marque ainsi le retour d'une Eglise militante, d'une Eglise sociale qui avait disparue ces dernières années au Chili. Depuis que Mgr Goic a pris la parole, de nombreux prêtres sont sortis de leur réserve pour critiquer la répartition des richesses et la situation sociale du pays.
Le jésuite Fernando Montes en appelle, lui, "à la responsabilité de ceux qui gagnent des salaires de millionnaires", et propose, sur le ton de la provocation, "de payer les économistes au salaire minimum", "sûr", dit il, "que ces derniers chercheront alors à l'augmenter !".
Le salaire mensuel minimum, qui concerne près de la moitié de la population, est de 145 000 pesos (205€ environ) au Chili. Un montant qui ne permet pas dans bien des cas de vivre dignement. Si aucun chiffre officiel n'a filtré, la somme de 250 000 pesos (350€) a été suggérée par Mgr. Goic.
Cette intrusion de l'Eglise dans le débat très partisan de la réduction des inégalités sociales du pays pose un gros problème à la droite chilienne ainsi qu'aux milieux patronaux. La majorité des élus de l'opposition sont en effet chrétiens, idem pour les patrons, et s'ils avaient auparavant balayé d'un revers de manche les revendications salariales des syndicats, ils ne peuvent avoir le même comportement vis-à-vis de l'Eglise.
Pour preuve, la sénatrice Evelyne Matthei (UDI, extrême droite), qui fut la première à faire feu sur Goic, expliquant "qu'il n'avait pas de compétences en économie", a été très critiquée dans son propre camp.
Michelle Bachelet n'en attendait sûrement pas tant. Dans son combat pour réduire les inégalités et la pauvreté dans son pays, la présidente sait qu'elle a reçu un soutien de poids. Elle a créé récemment une commission sur la réduction des inégalités à laquelle participe un très large éventail de personnalités, toutes tendances politiques confondues.
Les grands absents de cette commission sont les syndicats. Mais la Centrale unitaire des travailleurs, principal syndicat chilien, entend bien se faire entendre: elle a lancé pour ce lundi un mouvement de grève nationale, qui devrait selon les observateurs être le plus grand depuis des années.
28 août, 2007
CHILI: PREMIÈRE CONDAMNATION À PERPÉTUITÉ CONTRE UN EX-AGENT DE PINOCHET
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| HUGO SALAS WENZEL |
La Cour suprême du Chili a ordonné mardi, pour la première fois, une condamnation à la prison à perpétuité à l'encontre d'un ex-agent de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990).La plus haute autorité judiciaire du pays a confirmé la peine infligée à Hugo Salas, ancien chef des services secrets sous la dictature, poursuivi pour le meurtre de douze militants communistes à Santiago en 1987.
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| HUGO SALAS WENZEL PHOTO JUAN HERRERA |
26 août, 2007
BUENOS AIRES LIBÈRE L'EX-PATRON DE LA POLICE DE PINOCHET
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| Enrique Arancibia Clavel |
05 août, 2007
LA POLICE CHILIENNE ARRÊTE L'UN DES GÉNÉRAUX DE PINOCHET

SANTIAGO (Reuters) - La police chilienne a arrêté un général de l'ère Pinochet, qui s'était enfui en juin alors qu'il était sur le point d'être emprisonné pour cinq ans, apprend-on de source officielle.








