13 juin, 2021

CHILI: DES ÉLECTIONS RÉGIONALES INÉDITES POUR ALLER VERS LA DÉCENTRALISATION DU PAYS

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DESSIN LAUZAN

Du désert d'Atacama, au nord du pays, jusqu'à la Patagonie, au sud, pour la première fois de leur histoire, les Chiliens sont appelés à élire leurs gouverneurs régionaux. Le premier tour a eu lieu mi-mai et le second tour de ces élections régionales se déroule ce dimanche 13 juin, dans 13 des 16 régions du pays. Un pas vers la décentralisation du Chili, réclamée par de nombreux habitants. Car auparavant les dirigeants régionaux étaient nommés par le gouvernement.

par Justine Fontaine 

FLYER KARINA OLIVA

C'est la troisième fois en un an que les Chiliens sont appelés aux urnes. En octobre dernier, ils ont dit « oui » à la rédaction d'une nouvelle Constitution pour remplacer le texte actuel, hérité de la dictature de Pinochet. Et il y a un mois, ils ont élu une Assemblée constituante plus diverse que jamais, en choisissant beaucoup de candidats et candidates issus des mouvements sociaux et environnementaux. Des élus nombreux à appeler à une décentralisation du Chili.

Car aujourd'hui, à l'exception du Congrès qui est installé à Valparaiso, le pouvoir politique est concentré presque uniquement dans la région de Santiago, où vit 40% de la population.

La campagne pour la présidentielle en ligne de mire

Alors pour renforcer la démocratie locale, les autorités régionales sont pour la première fois élues au suffrage universel direct cette année.

Pour autant, difficile de dire si les électeurs seront au rendez-vous, notamment, car le Congrès n'a pas encore défini précisément quels seront les pouvoirs de ces gouverneurs.

Le résultat des élections pourrait en tout cas donner un aperçu du rapport de force politique entre la droite au pouvoir et les oppositions de gauche, en vue de la campagne pour l'élection présidentielle, prévue à la fin de l'année.

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CARTA JADUE 2022 
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11 juin, 2021

PÉROU : LE DÉPOUILLEMENT CONFIRME LA VICTOIRE DE CASTILLO, EN ATTENTE DE CONTESTATIONS

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PHOTO ANADOLU AGENCY 

Lima, 10 juin 2021. Le candidat Pedro Castillo avait ce matin un avantage de 71 mille 441 voix lors du dépouillement officiel, différence alors impossible à remonter par sa rivale, mais il ne peut être proclamé vainqueur en raison de contestations massives de Keiko Fujimori.

Prensa Latina

  GETTY IMAGES
Le Bureau National des Processus Électoraux (ONPE) a rapporté à la première heure que Castillo a récolté huit millions 791 mille 778 votes en faveur et Fujimori huit millions 720 mille 337, soit 50,204 et 49,796 pour cent, respectivement, avec 99,129 pour cent de procès-verbaux dépouillés.

Le Jury national des élections (JNE) peut, selon la loi, proclamer le vainqueur au terme du décompte ou lorsque la différence entre les voix de celui qui occupe la première place est supérieure à celles des procès-verbaux restant à vérifier, comme dans le cas d’espèce.

PHOTO ANGELA PONCE / REUTERS
Cependant, la contestation de 802 procès-verbaux contenant environ 500.000 votes, principalement de territoires andins où Castillo l’a remporté amplement, empêche la proclamation de l’instituteur rural comme nouveau président.

Fujimori a pour sa part annoncé hier soir les contestations pour irrégularités qu’elle devra prouver avec des motifs précisés par la loi électorale pour annuler des procès-verbaux suite à la journée de vote.

PHOTO ERNESTO BENAVIDES

Alors que presque toutes les prévisions jugeaient impossible qu’elle puisse surpasser l’instituteur rural, l’aspirante néolibérale a annoncé que ses représentants légaux avaient présenté aujourd’hui des demandes de nullité devant le Jury National des Élections (JNE).

Les contestations, selon son parti Force populaire (FP), comprennent des procès-verbaux contenant des fausses signatures, d’autres où Fujimori n’a obtenu aucune voix et des cas de tables électorales composées de membres d’une même famille.

De nombreux experts électoraux, y compris de divers horizons, estiment que la plupart des contestations sont inconsistantes et inhabituellement nombreuses et qu’il s’agit d’une manœuvre dilatoire.

Presque au même moment de l’annonce de Fujimori et son parti, le candidat de gauche a quant à lui diffusé un message remerciant ses partisans qui continuent à résister dans les rues pour défendre la décision populaire, et a appelé au calme en exhortant à ne pas tomber dans les provocations 'de ceux qui veulent voir ce pays dans le chaos'.  peo/mem/jf/Mrs

LE PARLEMENT EUROPÉEN CONTRE CUBA

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PHOTO RADIO CIUDAD DEL MAR

La Havane, 10 juin 2021. La commission des Relations internationales de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire de Cuba a rejeté aujourd’hui une résolution adoptée par le Parlement européen sur le pays des Caraïbes, qu’elle a qualifiée de 'fallacieuse et d’ingérence'.

Prensa Latina 

«LE PACTE»
DESSIN ENEKO LAS HERAS

Dans une déclaration publiée sur le site Internet du Parlement cubain, les députés notent que l’adoption de cette décision sape la crédibilité de l’institution du vieux continent et reflète la double morale de son action envers la nation antillaise.

Il n’y a aucune intention de coopérer ou de dialoguer, note le texte en ajoutant que cette façon de se conduire est irrespectueuse, car Cuba est un État libre, indépendant et souverain.

Les parlementaires cubains ont fermement condamné la 'monstruosité promue par les représentants les plus extrémistes des groupes politiques espagnols Partido Popular y Vox', et ont souligné que le Parlement européen a été pris en otage par un petit groupe qui a des liens avec des organisations basées à Miami et financées par le gouvernement des États-Unis.

PHOTO JOSÉ MANUEL CORRE

En revanche, 'face à la rhétorique violente, vulgaire et néofasciste de ce groupe
minoritaire de députés européens, des voix dignes se sont élevées qui ont exposé la vérité sur Cuba et ont qualifié cette action d’hypocrisie
', précise la déclaration.

Le texte fait référence aux déclarations de plusieurs députés européens sur le blocus nord-américain, considéré comme la violation la plus flagrante des droits de l’Homme du peuple cubain.

Ils se sont également prononcés en faveur d’une relation respectueuse et constructive entre la nation caribéenne et l’Union européenne (UE).

'Une résolution comme celle-ci, truffée de deux poids, deux mesures, ne nous empêche pas de dormir', affirme le document, ajoutant que les législateurs de l’île antillaise, avec la citoyenneté, renforceront encore le cadre normatif du pays de manière à donner la priorité à la pleine jouissance de tous les droits pour tous.

'Les campagnes promues par les ennemis et leurs laquais échouent face à la volonté de notre peuple de continuer à avancer uni dans la construction d’une société toujours plus juste et démocratique', soutient le document.

Jeudi, le Parlement européen a adopté une résolution affirmant que Cuba n’a pas accompli de progrès concrets en ce qui concerne les principes et objectifs généraux de l’Accord de dialogue politique et de coopération avec l’UE.

Le débat sur ce sujet s’est déroulé mardi dernier et le haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a défendu l’accord et a critiqué la recrudescence du blocus nord-américain sous l’administration de Donald Trump (2017-2021). peo/mgt/kmg

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DESSIN ENEKO LAS HERAS

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09 juin, 2021

AU CHILI, UNE NOUVELLE ÉTAPE VERS LA PRÉSIDENTIELLE

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FLYER KARINA OLIVA

À six mois des élections générales, la campagne est déjà engagée, dans un paysage politique bouleversé par le mouvement populaire et les résultats des élections à la Convention constituante.

L'Humanité 

FLYER KARINA OLIVA

Nouveau dimanche de vote au Chili, ce 13 juin, où les électeurs sont appelés aux urnes pour départager, au second tour, les candidats aux postes de gouverneurs des régions. Jusqu’ici, depuis l’explosion sociale du 18 octobre 2019, le mouvement populaire a accompli un sans-faute électoral.

De victoire en victoire

D’abord au référendum d’octobre 2020, où 78 % des Chiliens ont répondu sans équivoque qu’ils voulaient une nouvelle Constitution rédigée par de nouveaux élus.

Ensuite, les 15 et 16 mai, avec les élections municipales, le premier tour des élections régionales et la désignation des représentants à la Convention constituante, qui a provoqué un séisme pour la classe politique traditionnelle.

Une droite défaite

La droite avait imposé la clause des deux tiers pour adopter tout article de la future Constitution. Finalement, elle n’a réuni que 20 % des voix et 37 élus sur 155. Bien au-dessous du fameux seuil d’un tiers qui lui aurait donné un droit de veto.

Les partis de l’ex-Concertation (DC, PPD et PS), qui ont géré le pays en alternance avec la droite depuis 1990, tombent à 14,5 % des votes et 25 députés. Dans ce bloc, la Démocratie chrétienne ne dispose que de 2 élus, contre 15 au PS.

Le PC chilien double son score

Inversement, ces élections ont vu une triple irruption : celle de l’alliance Parti communiste-Frente Amplio, celle des indépendants et celle des femmes.

L’alliance PC-FA reçoit 18,7 % des voix et 28 élus à la Constituante, dont 10 communistes. Avec 9,2 % des voix aux municipales, le PC chilien a doublé son score et le nombre de ses élus dans les municipalités. Il est devenu le premier parti de gauche en voix. Iraci Hassler, jeune femme de 30 ans, a été élue maire de la commune de Santiago, 400 000 habitants, qui est le cœur historique et politique du Chili. C’est un symbole extraordinaire.

Succès des indépendants

Les indépendants, eux, ont fait élire 48 constituants, partagés en plusieurs courants. Le plus important, celui de la Lista del Pueblo, avec 27 élus, se situe franchement à gauche.

Les électeurs des indépendants ont systématiquement privilégié des candidats inconnus au détriment de personnalités connues qui s’étaient présentés sous l’étiquette indépendante.

« Trop » de femmes

En mars 2020, les femmes avaient obtenu la parité dans la Constituante. Finalement, cette loi se retourne contre elles : elles avaient 20 sièges d’avance sur les hommes et ont dû en rendre 10 ! Des municipalités nombreuses auront désormais des femmes pour maires, et pas seulement Santiago.

Lire aussi : À Santiago, l’espoir est rouge et féministe

Dès le lendemain de ces élections, tous les regards se sont tournés vers le premier tour de la présidentielle, le 21 novembre.

La droite et l’extrême droite appuyant le gouvernement auront un candidat unique. L’extrême droite non gouvernementale hésite à se présenter seule.

Règlements de comptes au centre

Au centre, entre DC, PPD et PS, la défaite électorale a provoqué une série de règlements de comptes, de coups tordus… pour revenir à la case départ : préparer une candidature commune. Le nom du candidat est encore en discussion.

Le Parti humaniste, de gauche, pourrait présenter sa cheffe, Pamela Jiles, ou soutenir le communiste Daniel Jadue. Rien n’est décidé.

De même, les indépendants de la Lista del Pueblo pourraient désigner un candidat. Ils ont refusé l’unité avec le PC et le FA qui leur ont pourtant tendu la main.

DANIEL JADUE CANDIDAT À
☆ LA PRÉSIDENCE DU CHILI

Daniel Jadue part très favori

À gauche, l’alliance PC-FA va réaliser une primaire où Daniel Jadue part très favori. Le PC et le FA avaient espéré que le PS s’y joigne. Celui-ci a refusé. Le PS est écartelé entre son histoire et le mouvement social qui le poussent à gauche, et son addiction au libéralisme qui l’accroche à la DC. Il est clair que si la direction du PS continue à privilégier une union néolibérale, un grand nombre de ses militants feront campagne pour Daniel Jadue, toujours en tête dans les sondages.

Lire notre entretien : Chili. Daniel Jadue : « Le néolibéralisme est absolument incompatible avec la démocratie »

À six mois de l’échéance, les études d’opinion n’ont toutefois pas valeur de pronostic sur la configuration du deuxième tour de la présidentielle, le 19 décembre.  Mais des chemins se sont déjà ouverts : le peuple chilien a la possibilité de reprendre en charge son destin. 

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CARTA JADUE 2022 
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08 juin, 2021

VICTOIRE DE LÓPEZ OBRADOR AU MEXIQUE, MAIS PAS AU NIVEAU ESPÉRÉ

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PHOTO JOSE LUIS GONZALEZ / REUTERS

Mexico, 8 juin 2021. La victoire personnelle du président Andrés Manuel López Obrador (AMLO) aux élections intermédiaires de dimanche dernier est évidente, mais pas au niveau espéré, prévient aujourd’hui le quotidien national La Jornada

Prensa Latina

PHOTO HENRY ROMERO / REUTERS

Dans une analyse des résultats des élections, où les principales récompenses étaient la mainmise sur la Chambre des députés et 15 gouvernements d´États, le quotidien note que l’ampleur du triomphe de López Obrador en 2018 a fait croire à ses sympathisants en une victoire écrasante inévitable lors du scrutin de dimanche dernier.

Mais avec les informations maintenant disponibles, il est clair que le parti Morena (de Lopez Obrador) n’a pas obtenu le vote qu’il espérait et dont il avait besoin, même s’il a gagné la plupart des élections étatiques.

Il a perdu à Mexico, son principal bastion depuis 1988, au moins 9 des 16 mairies (Xochimilco est en suspens) et 12 districts du Congrès local.

Bien qu’au sein de la Chambre des députés Morena reste, sans aucun doute, la principale force politique, il n’a pas obtenu la majorité qualifiée (celle des 2/3) qu’il avait fixé comme objectifs à ses électeurs durant la campagne, et dont il a besoin pour poursuivre ses réformes.

07 juin, 2021

PRÉSIDENTIELLE AU PÉROU: CASTILLO DOUBLE FUJIMORI DANS LA DERNIÈRE LIGNE DROITE

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PHOTO ERNESTO BENAVIDES / AFP

Le suspense était à son comble lundi dans la dernière ligne droite de la présidentielle au Pérou. Le candidat de la gauche radicale Pedro Castillo est passé pour la première fois en tête après le dépouillement de 94,355 % des bureaux de votes.

Le Point avec l'AFP

PHOTO HANDOUT/AFP

L'ancien instituteur devançait à 12H00 locales (17H00 GMT) la représentante de la droite populiste Keiko Fujimori de 39.164 voix (50,116 %) alors qu'il en comptait 72.000 de retard six heures plus tôt, selon l'Office national des processus électoraux (ONPE)

Depuis le premier résultat partiel, portant sur 42 % des bureaux de vote, Pedro Castillo n'a cessé de refaire petit à petit le retard de six points concédé dimanche soir.

Les votes en provenance des campagnes et des régions éloignées de la forêt amazonienne, favorables au candidat qui revendique ses origines provinciales, lui ont permis de doubler la fille de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000).

Les votes d'un million de Péruviens résidant à l'étranger pourraient encore inverser la tendance, préviennent les experts.

Ces derniers et l'ONPE répètent leurs appels à la prudence. "Les résultats sont encore incertains", a déclaré lundi l'analyste Fernando Tuesta.

La tension est à son comble dans les deux camps et M. Castillo a appelé à "la modération", demandant à ses partisans à "ne pas tomber dans la provocation", "seul le peuple sauvera le peuple".

Pour l'heure, aucun des deux camp n'a émis de contestation, ce qui pourrait retarder l'annonce officielle en cas de résultat aussi serré.

La mission d'observation électorale de l'Organisation des États américains (OEA) a jusqu'à présent soutenu le travail des autorités électorales péruviennes.

Dans un pays où le vote est obligatoire sous peine d'amende, sur les 23.262.475 électeurs inscrits, 17.803.306 ont voté. Plus d'un million de bulletins ont été comptabilisés nuls, plus de 100.000 ont voté blanc.

Bourse en baisse 

PHOTO PACO MEDINA

Dimanche, les deux vainqueurs surprise du premier tour le 11 avril, parmi 18 candidats, ont assuré qu'ils respecteraient le verdict des urnes.

En cas de victoire, Keiko Fujimori, 46 ans, fille d'Alberto Fujimori qui purge une peine de 25 ans de prison pour corruption et crimes contre l'humanité, deviendrait la première femme présidente du Pérou et la première en Amérique à suivre une dynastie familiale.

Si elle perd pour la troisième fois au second tour, après deux défaites successives en 2011 et 2016, elle pourrait être poursuivie en justice. Le parquet a requis 30 ans de prison dans une affaire de pots-de-vin présumés pour laquelle elle a déjà passé 16 mois en détention préventive.

S'il l'emportait, Pedro Castillo serait lui "le premier président pauvre du Pérou", selon l'analyste Hugo Otero.

Originaire de la province de Cajamarca (nord) dont il arbore le chapeau blanc traditionnel, M. Castillo a enseigné dans une école rurale pendant 24 ans.

Inconnu des Péruviens avant qu'il ne prenne la tête d'un vaste mouvement de grève des enseignants en 2017, il promet du changement avec notamment l'élection d'une Assemblée constituante. Tandis que Mme Fujimori défend l'actuelle loi fondamentale qui garantit le libéralisme économique.

La bourse de Lima était en baisse de 7,22 % à la mi-journée tandis que le dollar a atteint un niveau record. Le dollar n'a cessé d'augmenter au Pérou depuis la victoire au 1er tour de M. Castillo qui préconise un rôle plus interventionniste de l'État et des nationalisations dans le secteur énergétique et minier.

Peurs et divisions

Quel qu'il soit le futur chef de l'État aura d'énormes défis à relever dans le pays qui, avec 184.000 morts, a le plus haut taux mondial de décès du coronavirus et comptabilise trois millions de nouveaux pauvres en un an, le PIB ayant plongé de 11,12 % en 2020.

Il devra s'accommoder d'un Parlement fragmenté, issu des législatives d'avril, et coutumier d'alliances de circonstance qui ont conduit à la destitution de deux présidents: Pedro Pablo Kuczynski, en 2018, et son successeur Martin Vizcarra en 2020.

Le nouveau président prendra ses fonctions le 28 juillet, jour de la commémoration du bicentenaire de l'indépendance du Pérou, et remplacera le président par intérim Francisco Sagasti, qui a exhorté ses compatriotes à "respecter scrupuleusement la volonté exprimée dans les urnes".  

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« LE BISOU »
DESSIN MECHAIN DOROTEO


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SUITE À LA CRISE SANITAIRE D’OSORNO (CHILI), SUEZ ASSIGNÉE SUR LE FONDEMENT DE LA LOI SUR LE DEVOIR DE VIGILANCE

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 « L'EAU COMME UN DROIT,
PAS COMME UN BUSINESS!»
ILLUSTRATION FIDH

Paris, Santiago du Chili, le 7 juin 2021 — Quatre organisations ont assigné aujourd’hui l’entreprise SUEZ, en application de la loi sur le devoir de vigilance, devant le Tribunal de Nanterre. En juillet 2019, les habitants d’Osorno, au Chili, où Suez détient plus de 43% du marché de la distribution d’eau, avaient été privés d’eau pendant 10 jours et l’alerte sanitaire décrétée, du fait de la contamination du réseau d’eau potable suite à un nouvel incident d’exploitation d’ESSAL, société contrôlée par Suez. Il faisait suite à des dysfonctionnements, négligences et manquements continus, pointés à de multiples reprises par les instances de contrôles chiliennes, qui avaient évoqué au préalable « un risque élevé ».

Fédération internationale pour les droits humains

après avoir, en juillet 2020, mis en demeure l’entreprise SUEZ de se conformer à la loi française sur le devoir de vigilance du 27 mars 2017, la sommant d’amender son plan de vigilance afin de prendre les mesures nécessaires pour prévenir qu’une autre crise sanitaire se reproduise dans la ville ou dans les autres communes du Chili, les quatre organisations ont décidé de porter leurs demandes devant la justice, qui pourrait enjoindre l’entreprise de mettre en place des mesures correctives et préventives.

« Après avoir tenté sans succès d’obtenir de SUEZ des engagements significatifs pour prévenir la répétition de telles crises sanitaires, nous demandons maintenant au Tribunal d’enjoindre Suez à répondre à nos demandes ». José Aylwin de l’Observatorio ciudadano

Le 10 juillet 2019, 2 000 litres de pétrole étaient déversés dans l’usine d’eau potable de Caipulli, exploitée par la filiale de Suez dans la ville d’Osorno. La source de captage de l’usine fut contaminée par les hydrocarbures, entraînant la contamination de l’ensemble du réseau d’eau potable, qui approvisionne 49 000 foyers de la commune, soit 140 500 habitants (97,9% de la population). La contamination a également atteint deux cours d’eau : le rio Rahue et le rio Damas.

La coupure d’eau s’est prolongée pendant plus de 10 jours. Les habitants d’Osorno, ainsi que les établissements essentiels à la vie de la commune (hôpitaux, centres de santé, centres de dialyse, établissement de soins de longue durée pour personnes âgées, etc.) ont été coupés d’un accès à l’eau potable, provoquant une grave crise sanitaire. Le 12 juillet 2019, l’état d’alerte sanitaire était déclaré par décret. Aucune étude épidémiologique n’a été diligentée a posteriori pour évaluer le nombre de victimes.

Pendant cette période d’alerte, la crise sanitaire a été aggravée en raison de l’installation tardive et incomplète des points d’eau alternatifs qui auraient dû être mis en place immédiatement par ESSAL, ainsi que par un approvisionnement insuffisant et de mauvaise qualité de l’eau fournie. Le service d’approvisionnement en eau n’a été totalement rétabli que le 21 juillet 2019. L’alerte sanitaire dû être prolongée jusqu’au 31 août 2019.

« Les citoyens d’Osorno ont droit à un service régulier d’eau potable de qualité, comme tout être humain. Ainsi qu’un droit à d’être réparés pour les dommages causés à leur santé et à l’écosystème. Compte tenu des manquements répétés d’ESSAL, nous demandons à la société mère, SUEZ, de prendre les mesures requises ». Ricardo Becerra de la Red Ambiental Ciudadana de Osorno

Ces graves atteintes sont fondamentalement dues à l’absence de mesures de prévention et de mesures correctives mises en place par la société ESSAL, alors même que la Superintendencia de Servicios Sanitarios (SISS), entité publique en charge de l’inspection de ce type de services au Chili, avait dès 2018 alerté sur les nombreuses anomalies de l’infrastructure, estimant le « risque élevé » et avait imposé 36 amendes ces cinq dernières années à la société.


« Le nouveau plan de vigilance de SUEZ publié en avril 2021, ne permet pas de satisfaire aux obligations impliquées par le devoir de vigilance qui s’imposent à l’entreprise. Ainsi, SUEZ doit publier un nouveau plan de vigilance comprenant, entre autres, les mesures efficaces mises en place, en consultation avec les communautés locales et les parties prenantes, pour éviter que de nouvelles crises sanitaires au Chili se produisent en raison du comportement négligent de ses filiales. Il est particulièrement important car SUEZ contrôle plus de 43 % du marché de l’eau au Chili et les incidents sont toujours fréquents et insuffisamment prévenus ».

Maddalena Neglia, responsable bureau mondialisation et droits humains de la FIDH

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04 juin, 2021

COMMÉMORATION DU 109ème ANNIVERSAIRE DU PCCh

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CENT-NEUVIÈME ANNIVERSAIRE DU PCCh
1912 - 4 DE JUIN - 2021
PORTRAIT DE LUIS EMILIO
RECABARREN (LER) EN 1906
Le Parti ouvrier socialiste (POS) fut fondé le 4 juin 1912 à Iquique ville de nord du Chili, par l'ouvrier typographe Luis Emilio Recabarren Serrano et une trentaine de mineurs. Il s'est transformé en adhérant à la IIIème Internationale (KomIntern) en Parti communiste du Chili (PCCh) lors du IIIème congrès du POS en 1922, Ier du PCCh.

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LUIS EMILIO RECABARREN SERRANO

CHILI : COMITÉ DE SOUTIEN À DANIEL JADUE

 FLYER COMITÉ DE SOUTIEN À DANIEL JADUE EN FRANCE

Après la défaite historique de la droite au Chili lors des élections de la constituante, des maires, des conseillers municipaux et des gouverneurs de région. Les coalitions de gauche continuent leur parcours politique pour aller vers un nouveau Chili. La prochaine étape est la présidentielle en novembre 2021. Le secteur international a répondu à la sollicitation du responsable du Parti communiste chilien en France, Antonio Valdivia pour lancer le comité de soutien en France à Daniel Jadue, maire de Recoleta et candidat à la primaire de gauche pour la présidentielle.

PCF

Les signataires à ce jour du comité de soutien à Daniel Jadue :

  • Fabien ROUSSEL, secrétaire national du PCF, député du Nord ;
  • Pierre LAURENT, vice-président du Sénat, membre de commission des affaires étrangères du sénat ;
  • Fabien GAY, sénateur de Seine-Saint-Denis ;
  • Francis WURTZ, ancien président du groupe de la gauche unitaire européenne et de la gauche verte nordique au Parlement européen;
  • Patrick LE HYARIC, président et directeur du groupe de presse l’Humanité (France), député européen 2009-2019 ;
  • Lydia SAMARBAKHSH, membre de l’exécutif national du PCF, responsable du secteur international ;
  • Pierre DHARREVILLE , député des Bouches-du-Rhône ;
  • Audrey GARINO, adjointe au maire de Marseille déléguée aux affaires sociales, à la solidarité, à la lutte contre la précarité et à l’égalité des droits ;
  • Aurélie BIANCARELLI, adjointe au maire de Marseille déléguée à l’enseignement supérieur, à la vie étudiante et à la recherche ;
  • Jean-Marc COPPOLA, adjoint au maire de Marseille délégué à la culture pour toutes et tous, à la création, au patrimoine culturel et au cinéma ;
  • Philippe RIO, maire de Grigny (91) ;