16 décembre, 2023

CHILI. VOTER CONTRE POUR MENER LA LUTTE POUR UNE VÉRITABLE SOUVERAINETÉ POPULAIRE

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LE 12 DÉCEMBRE 2023 À SANTIAGO. DES MANIFESTANTS SE
MOBILISENT CONTRE LE PROJET DE NOUVELLE CONSTITUTION.
PHOTO PABLO VERA/AFP
Chili. Voter contre pour mener la lutte pour une véritable souveraineté populaire / Dimanche 17 décembre se tient un “référendum constitutionnel”. Nous publions une tribune de Claudio Figueroa, membres de l'association d'Ex Prisonniers Politiques Chiliens en France. 
4 min
« VOTA EN CONTRA »
    immédiatement après que le gouvernement dictatorial de Pinochet a imposé sa Constitution aux Chiliens en 1980, l’ensemble de l’opposition a manifesté son rejet, la considérant comme illégitime dans sa conception car elle n’exprimait pas la volonté souveraine du peuple, et exigeait l’installation d’une Assemblée Nationale Constituante. Cependant, un accord entre les dirigeants des partis politiques d’opposition et la dictature, où a été acceptée la Constitution, a ouvert un processus de transition vers la démocratie. Trente-trois ans plus tard, ce processus de transition n’est toujours pas achevé.  

    Face au danger de paralysie en raison des immenses mobilisations à travers le pays en 2019, l’élite politique s’est engagée à organiser un changement constitutionnel, tout en prenant des précautions pour maintenir le contrôle, en dressant des obstacles et des limites à la nouvelle proposition qui pourrait voir le jour et aller à l’encontre de ses intérêts. 

    Pour le vote de dimanche 17 décembre, le parlement s’est octroyé un pouvoir de décision sur la méthode d’élaboration de ce nouveau projet de constitution (mode d’élection des représentants, comité d’experts, etc.) et les Chiliens devront se prononcer sur un texte écrit dans leur dos que ne correspond pas à leurs aspirations. Le texte présenté répond aux intérêts de la droite et de l’extrême droite, qui cherchent à travers cette nouvelle Constitution, à accentuer leur pouvoir en donnant une légitimité à ce que Pinochet avait imposé par la force et la répression. 

    Le modèle chilien actuel centralise la richesse, le pouvoir politique et le contrôle de presque tous les médias écrits et audiovisuels entre les mains de quelques-uns. Cette élite dirigeante n’a jamais eu l’intention de perdre quoi que ce soit de ce pouvoir. Dans les années 1980, les Chiliens sont descendus dans la rue, défiant la répression pour exiger la fin de la dictature, le rétablissement d’une démocratie où le peuple serait souverain, ainsi que le changement du modèle économique et social imposé à feu et à sang. En 2019, ils sont a nouveau descendus dans la rue, subissant une nouvelle fois la répression, pour exiger une Assemblée constituante et des changements radicaux dans le système politique et économique. 

    Dimanche prochain, la droite et l’extrême droite appellent à voter pour l’approbation du nouveau projet de Constitution. Déjà lors du dernier plébiscite de septembre 2022, face à une première proposition de changement constitutionnel, elles avaient utilisé toute leur puissance économique et médiatique pour empêcher l’approbation d’un projet constitutionnel qui, sans être parfait, contenait des avancées importantes en matière des droits sociaux, politiques et économiques pour tous les Chiliens. Depuis lors, la droite se sent fort et défend ouvertement Pinochet et la dictature car elle est majoritaire dans la commission qui a rédigé la nouvelle proposition. Dans celle-ci, elle a approfondi le caractère inégal, antidémocratique et élitiste du modèle politique et économique qui gouverne actuellement le Chili. Voter contre cette proposition nous permettra d’infliger une défaite à cette droite et extrême droite qui pensent que leur voie est déjà toute tracée pour la conquête du pouvoir lors des prochaines élections présidentielles de 2025. 

    Un processus constituant véritablement démocratique doit garantir que la souveraineté soit librement exercée par le peuple sans être soumise au contrôle des élites dominantes. Ce dimanche 17 décembre, nous appelons à voter contre la proposition de nouvelle Constitution mais aussi contre la manière dont les élites se sont approprié ce processus. 

    Les revendications soulevées par la majorité des Chiliens n’ont reçu aucune réponse, ni au début de la transition en 1990, ni aujourd’hui, trente ans plus tard. La lutte des Chiliens pour une vie digne ne s’arrêtera pas avec ce plébiscite, mais vaincre la droite peut ouvrir une nouvelle étape dans la reconstruction d’un mouvement unitaire et coordonné de tous les secteurs sociaux qui luttent aujourd’hui pour leurs droits sociaux, politiques et économiques.

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    15 décembre, 2023

    ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION DE FERNANDO ORTÍZ LETELIER


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    FERNANDO ORTÍZ LETELIER ET SA FILLE LICHA

    1976 -15 DÉCEMBRE- 2023
    47ème ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION
    DE FERNANDO ORTÍZ LETELIER 
    FERNANDO ORTÍZ LETELIER ET
    SES FILLES LICHA ET ESTELA
    Fernando Ortiz Letelier, 54 ans, membre Comité central du Parti communiste du Chili (PCCh), professeur à l’Université du Chili, historien et chercheur, fut séquestré dans la rue avec Waldo Pizarro un autre dirigeant, le 15 décembre 1976.





    Discours d'hommage d'une fille à son père à l'occasion des funérailles


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    LA COUR SUPRÊME DU CHILI CONFIRME LA CONDAMNATION DE 22 EX-MEMBRES DE LA POLICE POLITIQUE

    FAMILIARES DE DETENIDOS DESAPARECIDOS Y OTRAS VÍCTIMAS DE LA DICTADURA DE AUGUSTO PINOCHET SE MANIFIESTAN FRENTE AL PALACIO DE JUSTICIA DE SANTIAGO DE CHILE, EL 28 DE MAYO DEL AÑO 2004 © VÍCTOR ROJAS / AFP/ARCHIVOS

    Opération Condor La Cour suprême du Chili confirme la condamnation de 22 ex-membres de la police politique/ 
    (Santiago du Chili) La Cour suprême du Chili a confirmé vendredi les condamnations de 22 anciens membres de la redoutable police politique de la dictature d’Augusto Pinochet pour l’enlèvement et l’assassinat de 12 personnes dans le cadre de l’« opération Condor ».  

    Au milieu des années 1970, les dictatures militaires d’Amérique du Sud, avec le soutien tacite des États-Unis, ont collaboré pour retrouver et éliminer leurs opposants de gauche au-delà des frontières nationales, dans le cadre de l’« opération Condor ».

    Ses membres étaient l’Argentine, le Chili, l’Uruguay – considérés comme les pivots – le Paraguay, la Bolivie et le Brésil.  

    La plus haute juridiction chilienne a confirmé une condamnation antérieure prononcée à l’encontre de ces 22 anciens agents de la Direction nationale du renseignement (DINA), la sinistre police politique du régime Pinochet. Elle est accusée d’être responsable de la majorité des quelque 3200 morts et disparus au cours de la dictature.  

    Parmi les personnes condamnées figurent les militaires à la retraite Cristoph Willike, Raul Iturriaga, Juan Morales et Pedro Espinoza, qui ont été condamnés à 40 ans de prison pour meurtre et enlèvement. Les autres ont écopé de peines allant de 3 à 36 ans pour leur participation aux mêmes crimes. La plupart d’entre eux purgent déjà des peines pour d’autres crimes commis lors de la dictature.

    La décision de justice établit que c’est la dictature de Pinochet qui, « formellement le 25 novembre 1975 », lors d’une réunion au Chili, a créé « un plan de coordination d’actions et de soutien mutuel entre les dirigeants des services de renseignement de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay, de l’Uruguay et du Chili, visant à déstabiliser les opposants aux régimes gérés par les forces armées et les forces de l’ordre ».

    À Genève, Volker Türk, Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a salué la décision de la Cour suprême du Chili.  

    « La cruauté calculée de ces dictatures continue d’avoir un impact profond sur les familles de ceux qui ont souffert de ces graves violations des droits de l’homme, sur les sociétés et sur l’histoire de la région », a déclaré M. Türk dans un communiqué de presse.

    13 décembre, 2023

    MANIFESTATION PRO-PALESTINIENNE AU CHILI

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    CAPTURE D'ÉCRAN

    Manifestation pro-palestinienne au Chili. Des centaines de personnes de la communauté palestinienne du Chili et leurs partisans se sont rassemblés lundi devant l'ambassade des États-Unis à Santiago en réponse à la décision américaine d'opposer son veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU exigeant un cessez-le-feu à Gaza.

    [ Cliquez sur la flèche pour visionner la vidéo ]


     

    Euronews

    Les manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens et scandé des slogans pour montrer leur soutien dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas. Un canon à eau de la police a tenté de disperser la foule devant l'ambassade. 

    ► À lire aussi :       LE VIEUX RÊVE D’UN ÉTAT BINATIONAL

    Les États-Unis ont opposé vendredi leur veto à une résolution du Conseil de sécurité exigeant un cessez-le-feu humanitaire. 

    Cela s’est produit alors qu’Israël poursuit son offensive militaire plus profondément dans la bande de Gaza et que la volonté de discuter d’un cessez-le-feu s’estompe selon les médiateurs qataris.

    #Bande de Gaza #Chili #crise humanitaire #ONU


    Propagande électorale 
    Plebiscito Constitucional chilien de 17D 2023 

    Campaña En Contra lanzó cumbia como jingle 

     [ Pour écouter, cliquer ici ]

    « El 17 se vota así » creado por Matías Radic y con la voz de "Camaleón" Landáez,
    este lunes se dio a conocer el jingle de la campaña 
     « En Contra »
     de cara al plebiscito constitucional del próximo 17 de diciembre 2023.  


    12 décembre, 2023

    UNE LOI OBLIGE LES POLICIERS CHILIENS À ENREGISTRER LEURS OPÉRATIONS

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    FOTO AGENCIA UNO
    LOGO
    PRENSA LATINA
    Une loi oblige les policiers chiliens à enregistrer leurs opérations / Santiago du Chili, 12 décembre 2023. Le président chilien, Gabriel Boric, a promulgué aujourd’hui la loi obligeant la police à porter des caméras corporelles et à enregistrer ses actions dans les lieux publics et privés lors d’arrestations et de perquisitions.

    Prensa Latina

    FOTO SPUTNIK

    La nouvelle législation sanctionnera par la suspension de deux ou trois ans les agents des carabiniers ou de la police judiciaire qui modifient, dissimulent, suppriment ou altèrent les systèmes d’enregistrement et de stockage audiovisuel.

     PHOTO ESTEBAN FELIX / AP

    La loi prévoit également que les documents enregistrés doivent être remis au ministère public pour être utilisés comme éléments de preuve dans une procédure pénale si nécessaire.

    En 2021, sept policiers et un avocat ont été condamnés pour le meurtre du jeune Mapuche Camilo Catrillanca, dans un procès où les personnes impliquées ont fait obstruction à l’enquête en effaçant les images d’une caméra corporelle. peo/rgh/car

    #Chili #Police #Sécurité

    «EN CONTRA»

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    11 décembre, 2023

    ARGENTINE : L’ULTRALIBÉRAL JAVIER MILEI PREND SES FONCTIONS ET PROMET UN « CHOC » D’AUSTÉRITÉ

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    «Des ombres rien de plus»
    UNE DE PÁGINA | 12
    DU 11 12 2023

    Argentine : l’ultralibéral Javier Milei prend ses fonctions et promet un « choc » d’austérité/ Dans son discours d’investiture, le nouveau président a annoncé, dimanche, une période « dure », marquée par le chômage, la stagnation économique et l’inflation.

    Par Flora Genoux (Buenos Aires, correspondante)

    « - Papa Milei a gagné...
    Vous nous entendez ?
    Milei a gagné !
    - Vous vouliez une mort
    naturelle sans le déconnecter... »
    DESSIN SERGIO LANGER

    sous les vivats de la foule, le nouveau président de l’Argentine a annoncé des mois de sacrifice et de souffrance. Dimanche 10 décembre, l’ultralibéral Javier Milei a officiellement pris ses fonctions, à Buenos Aires, après sa large élection le 19 novembre (55,65 % des voix), face à Sergio Massa, candidat du gouvernement sortant d’Alberto Fernandez (centre gauche, 2019-2023). Une cérémonie d’investiture iconoclaste et à l’américaine : après avoir prêté serment au Congrès, le nouveau président ne s’est pas adressé aux parlementaires, comme le veut la tradition, mais à ses partisans, sur le parvis de l’institution.

    LE NOUVEAU PRÉSIDENT ARGENTIN JAVIER MILEI AU CÔTÉ DE
    SA SŒUR, KARINA MILEI, ALORS QU’ILS QUITTENT LE CONGRÈS,
    LORS DE LA CÉRÉMONIE D’INVESTITURE À BUENOS AIRES,
    LE 10 DÉCEMBRE 2023.
    PHOTO LUIS ROBAYO / AFP

    ► À lire aussi :     LE SÉISME AU CHILI PAR NAOMI KLEIN

    «  SHOCK »  CE TITRE EST EXTRAIT DE L' ALBUM «  LA BALA » EN 2011 
    PARU CHEZ OVEJA NEGRA  À SANTIAGO DU CHILI.  LE TEXTE ET
     LA MUSIQUE DU THÈME «  SHOCK  » APARTIENNENT  À ANITA TIJOUX.   
    DURÉE : 00:03:01

    « Il n’y a pas d’argent », a lancé avec vigueur l’économiste de 53 ans, tournant le dos au Congrès. Il est largement revenu sur « le pire héritage » qu’un gouvernement ait jamais reçu, selon lui, oubliant la crise économique et sociale de 2001, mais aussi la dictature militaire (1976-1983). Ainsi, face à une inflation de 143 % sur un an, une balance commerciale déficitaire, une pauvreté de 40 %, « il n’y a pas d’alternative au choc » d’austérité, a-t-il expliqué à une foule dont la joie n’a pas été ébranlée par la description qu’il a faite des sombres mois à venir : chute de l’activité économique, de l’emploi et des salaires, augmentation de la pauvreté, et même de l’inflation.

    PARMI LES DIRIGEANTS QUI ONT ASSISTÉ À L'INVESTITURE DE
    JAVIER MILEI COMME CHEF DE L'ÉTAT ARGENTIN, LES PRÉSIDENTS
    (DE GAUCHE À DROITE) : DE L'URUGUAY, LUIS LACALLE POU, DU
    CHILI, GABRIEL BORIC, DE L'UKRAINE, VOLODIMIR ZELENSKI,
    ET DE L'ÉQUATEUR, DANIEL NOBOA
    PHOTO  ALEJANDRO PAGNI / AFP

    Javier Milei s’est ensuite rendu en décapotable à la Casa Rosada, le palais présidentiel, où il a reçu les dignitaires étrangers venus assister à son investiture, parmi lesquels l’Ukrainien Volodymyr Zelensky, le Chilien Gabriel Boric, le roi d’Espagne Felipe, mais également les représentants de l’extrême droite mondiale : le premier ministre hongrois, Viktor Orban, l’ex-chef d’État brésilien Jair Bolsonaro, le dirigeant du parti espagnol Vox, Santiago Abascal…

    LE PRÉSIDENT UKRAINIEN VOLODYMYR ZELENSKYY
    EMBRASSE LE NOUVEAU PRÉSIDENT ARGENTIN JAVIER MILEI.
    PHOTO GUSTAVO GARELLO / AP

    Puis, sortant au balcon de la Casa Rosada pour saluer la foule, Javier Milei s’est exclamé : « Aujourd’hui, nous, les Argentins dans le camp du bien, avons décrété la fin de la nuit populiste et la renaissance de l’Argentine prospère et libérale ! », avant de conclure par une série de « Vive la liberté, bordel ! », son indéfectible slogan.

    Nécessité de tisser des alliances

    Telle une première dame, sa sœur Karina Milei, 50 ans, « le chef », comme le président la surnomme, a occupé une place de choix tout au long de l’investiture, saluant la foule sur le chemin entre le Congrès et le palais présidentiel. Elle occupera le poste de secrétaire générale de la présidence, au plus près de son frère. Dimanche, Javier Milei l’a intronisée, la voix soudain prise par l’émotion. Il a dû pour cela abroger un décret de l’ex-président Mauricio Macri (2015-2019), qui interdisait la nomination de proches directs des membres de l’exécutif.

    Une poignée d’heures après son investiture, Javier Milei a signé un autre décret, réduisant le nombre de ministères de dix-huit à neuf. Cette décision s’inscrit dans sa volonté de tailler dans les dépenses publiques. La santé, qui devait rejoindre un super-ministère du capital humain (travail, éducation, développement social), conserve finalement son propre portefeuille.

    « Félicitations, Président Milei ! Je ne changerais pas une seule virgule à son discours au Congrès », s’est enthousiasmé Mauricio Macri sur X. L’ex-président avait apporté un soutien de poids à Javier Milei entre les deux tours. Son parti, la Propuesta Republicana (PRO) ainsi que son ancien gouvernement de centre droit sont largement représentés parmi les ministres nommés par Javier Milei, illustrant l’influence de l’ancien chef de l’Etat mais aussi la nécessité pour le nouveau président de tisser des alliances au Congrès. La candidate de la droite arrivée troisième au premier tour, Patricia Bullrich, a ainsi été nommée à la tête du ministère de la sécurité, et son colistier, Luis Petri, au ministère de la défense.

    Dette gigantesque

    Surtout, Javier Milei a désigné deux hommes de l’ancien gouvernement de Mauricio Macri à des postes-clés au regard de son programme économique, faisant fi du mauvais bilan porté par l’ex-président : récession, hausse de la pauvreté et de l’inflation et une dette gigantesque auprès du Fonds monétaire international (FMI) de 45 milliards de dollars (42 milliards d’euros). Oubliées, donc, les diatribes de Javier Milei contre « la caste », l’élite politique au pouvoir ces dernières décennies.

    Ainsi, Luis Caputo, surnommé « le Messi de la finance », occupe le poste de ministre de l’économie. Ancien ministre des finances de M. Macri lors de la demande de prêt au FMI, cet économiste cité dans les « Panama Papers » – une série de fuites concernant des sociétés offshore – a aussi été président de la banque centrale pendant trois mois en 2018. Son parcours est surtout marqué par son expérience dans le secteur financier, chez J.P. Morgan mais aussi chez Deutsche Bank. « Javier Milei a fait preuve de pragmatisme, Luis Caputo est un homme d’expérience et de réseau, avec des contacts à Wall Street et parmi les investisseurs étrangers », estime Diego Martinez Burzaco, directeur de stratégie au sein de l’entreprise d’investissement Inviu.

    À la tête de la banque centrale, que Javier Milei avait promis de supprimer pendant sa campagne : Santiago Bausili, secrétaire des finances sous le gouvernement de M. Macri. Il affiche un parcours très similaire à celui de M. Caputo, avec une longue expérience dans le secteur privé, également chez J.P. Morgan et chez Deutsche Bank. Les deux hommes se connaissent bien. Avant de prendre leurs nouvelles fonctions, ils étaient associés au sein du cabinet de conseil financier Anker Latinoamerica.

    Des mesures économiques attendues

    Cette proximité est un « contresens », souligne Hernan Letcher, le directeur du groupe de réflexion Centre d’économie politique d’Argentine, alors que Javier Milei n’a cessé de répéter le besoin d’indépendance de la banque centrale. « Ce sont des personnes qui ont fait beaucoup de mal au pays. Ils incarnent la continuité avec le mandat de Mauricio Macri et l’insertion de la banque internationale au sein du cabinet de Javier Milei », ajoute l’économiste.

    Le 5 décembre, juste avant la confirmation de Santiago Bausili à la banque centrale, la justice avait annulé la mise en examen de ce dernier dans une affaire de « négociations incompatibles avec l’exercice de la fonction publique ». Il était soupçonné d’avoir joué en la faveur de son ancien employeur, Deutsche Bank, alors qu’il officiait comme secrétaire des finances.

    Sur le plan des réformes, les deux hommes ont pris leurs distances avec le programme radical de Javier Milei. Santiago Bausili a assuré que la fermeture de la banque centrale n’était pas à l’ordre du jour. Sa tâche consistera à arrêter l’émission monétaire, responsable de l’inflation galopante, selon Javier Milei. Luis Caputo, lui, n’est pas un fervent défenseur de la dollarisation, le remplacement de la monnaie nationale par le dollar, proposition phare du président, estimant que cela n’était pas une priorité.

    Un ensemble de mesures économiques très attendues devraient maintenant être présentées au Congrès. « Le destin du pays va se jouer ces prochaines semaines », estime Diego Martinez Burzaco, soulignant que la possibilité réelle de Javier Milei d’activer sa thérapie de choc sans majorité au Congrès reste « une grande inconnue ».

    Par Flora Genoux (Buenos Aires, correspondante)

    Flora Genoux(Buenos Aires, correspondante)

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    DESSIN SERGIO LANGER


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    CRISE À GAZA : LE VÉTO AMÉRICAIN ÉBRANLE L’ONU, LE CHILI APPELLE À DES RÉFORMES URGENTES

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    ILLUSTRATION ALGERIE FOCUS
    Crise à Gaza : Le Véto Américain Ébranle l’ONU, le Chili Appelle à des Réformes Urgentes/  La tragédie qui se déroule dans la bande de Gaza a de nouveau exposé les tensions au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Les États-Unis ont exercé leur droit de véto pour bloquer une résolution en faveur d’un cessez-le-feu immédiat, plongeant la région dans une incertitude toujours plus grande. Face à ce nouvel épisode de blocage, le président chilien, Gabriel Boric Font, a appelé à des réformes structurelles urgentes de l’ONU, affirmant que le monde d’aujourd’hui ne ressemble en rien à celui de 1945.

    Un Véto qui Enflamme les Passions
    GABRIEL BORIC,
    PRÉSIDENT DU CHILI 
    La bande de Gaza, enclave densément peuplée coincée entre Israël et l’Égypte, est depuis des décennies le théâtre de conflits meurtriers. Les récents affrontements entre Israël et les groupes armés palestiniens ont déclenché une crise humanitaire et de sécurité majeure.

    Alors que les appels à un cessez-le-feu se multiplient, l’ONU a tenté de jouer un rôle de médiateur en proposant une résolution demandant un arrêt immédiat des hostilités. Cependant, pour la deuxième fois, cette initiative s’est heurtée à un véto américain, laissant la communauté internationale dans l’impasse.

    La résolution a recueilli 13 voix en faveur, une contre (les États-Unis) et une abstention, exposant ainsi la profonde division qui règne au sein du Conseil de sécurité.

    Le Président Chilien Appelle à des Réformes Urgentes
    Dans le sillage de ce nouveau blocage, le président chilien, Gabriel Boric Font, s’est exprimé avec véhémence sur la nécessité d’une réforme structurelle de l’ONU. Il a affirmé que le monde a considérablement évolué depuis la création de l’organisation en 1945, et que les structures actuelles ne reflètent plus la réalité complexe et interconnectée de la communauté internationale.

    « Le monde n’est plus le même qu’en 1945. Il est urgent d’effectuer une réforme structurelle de l’ONU », a déclaré le dirigeant chilien lors d’une interview avec les médias.

    L’appel de Gabriel Boric Font à des réformes de l’ONU résonne avec une conviction partagée par de nombreux observateurs et experts en relations internationales. Ils estiment que le système actuel des Nations Unies, tel qu’il a été conçu à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ne parvient pas à répondre efficacement aux défis mondiaux contemporains.

    Les Enjeux de la Réforme de l’ONU

    La réforme de l’ONU est une question complexe et politiquement délicate. Elle implique la redéfinition des pouvoirs et des responsabilités des membres permanents du Conseil de sécurité, notamment les cinq membres permanents dotés du droit de véto : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.

    La question de la représentativité est également cruciale. De nombreux pays plaident en faveur de l’élargissement du Conseil de sécurité pour mieux refléter la diversité de la communauté internationale. Cependant, cela soulève des questions sur la prise de décision et la capacité à agir rapidement et efficacement.

    En fin de compte, la réforme de l’ONU est une entreprise ambitieuse et controversée. Elle nécessite un consensus mondial difficile à atteindre, mais elle est de plus en plus perçue comme une étape nécessaire pour revitaliser l’organisation et renforcer sa légitimité aux yeux du monde.

    Le Futur de Gaza en Suspens

    Pendant que les discussions sur la réforme de l’ONU se poursuivent, la situation à Gaza reste désespérée. Les civils innocents paient le prix fort pour les conflits qui les entourent. Les besoins humanitaires sont immenses, et l’accès à l’aide médicale et humanitaire est entravé par les combats.

    Le véto américain à la résolution sur Gaza soulève des questions sur l’engagement des grandes puissances à résoudre les conflits au Moyen-Orient. Il remet également en question le rôle de l’ONU en tant que médiateur et gardien de la paix mondiale.

    En conclusion, la crise à Gaza et le blocage de la résolution de l’ONU mettent en lumière les défis auxquels est confrontée la diplomatie internationale. L’appel du président chilien à des réformes de l’ONU souligne la nécessité d’adapter les institutions internationales aux réalités du 21e siècle. Cependant, la route vers des réformes significatives reste ardue, et en attendant, la souffrance à Gaza perdure, rappelant l’urgence d’une action internationale concertée.
    #Bande de Gaza #Chili #crise humanitaire #ONU


    Propagande électorale 
    Plebiscito Constitucional chilien de 17D 2023 

    Campaña En Contra lanzó cumbia como jingle 

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    « El 17 se vota así » creado por Matías Radic y con la voz de "Camaleón" Landáez,
    este lunes se dio a conocer el jingle de la campaña 
     « En Contra »
     de cara al plebiscito constitucional del próximo 17 de diciembre 2023.  


    08 décembre, 2023

    POLITIQUE. CHILI : “SÉISME AU SEIN DE L’EXTRÊME DROITE”, QUI SE DIVISE SUR LE PROJET DE CONSTITUTION

     [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

     LE 7 MAI 2023, JOSÉ ANTONIO KAST, LE LEADER DE L’EXTRÊME DROITE
    CHILIENNE QUI DÉFEND LE PROJET DE NOUVELLE CONSTITUTION,
    UNE POSITION CONTESTÉE PAR DES MEMBRES DE
    SA FORMATION QUI ONT FONDÉ UN NOUVEAU PARTI.
    PHOTO JAVIER TORRES / AFP
    LOGO
    COURRIER
    INTERNATIONAL
    POLITIQUE CHILI EXTRÊME DROITE / Politique. Chili : “séisme au sein de l’extrême droite”, qui se divise sur le projet de Constitution/ Quelques jours avant le référendum du 17 décembre sur le projet de nouvelle Constitution, le Parti républicain, d’extrême droite, qui appelle à voter oui, s’est déchiré avec la création, par le sénateur Rojo Edwards et d’autres dirigeants, d’un mouvement “libertaire” qui s’y oppose, .

    Courrier international

    Lecture 2 min.

    SÉNATEUR ROJO EDWARDS,
    ANCIEN MILITANT
    DU PARTI RÉPUBLICAIN

    À quelques jours du référendum du 17 décembre sur un nouveau projet de Constitution, la rupture est consommée au sein de l’extrême droite chilienne, qui avait porté le nouveau texte grâce à sa majorité au sein du Conseil constitutionnel, du nom de l’Assemblée constituante élue en mai.


    Propagande électorale 
    Plebiscito Constitucional chilien de 17D 2023 

    CHILE EN CONTRA

    “Le problème du Chili n’a jamais été la Constitution”, a réitéré, mercredi 6 décembre, sur la chaîne de télévision 24 Horas, le sénateur d’extrême droite Rojo Edwards. Démissionnaire du Parti républicain (PR), d’extrême droite, il a confirmé qu’il voterait contre le texte proposé, qu’il considère comme trop modéré – il consacre le Chili comme “un État social et démocratique”. Il a emmené une vingtaine de dirigeants du parti dans son sillage.


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      07 décembre, 2023

      LE CHILI SOUTIENT L’APPEL DE L’ONU POUR ÉVITER UNE CATASTROPHE À GAZA

       [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

      DES PALESTINIENS DEVANT UN IMMEUBLE DÉTRUIT PAR
      UNE FRAPPE ISRAÉLIENNE, À DEIR AL BALAH DANS LA
      BANDE DE GAZA LE 6 DÉCEMBRE 2023.
      PHOTO NAAMAN OMAR / APAIMAGES

      LOGO
      PRENSA LATINA
      Le Chili soutient l’appel de l’ONU pour éviter une catastrophe à Gaza / Santiago du Chili, 7 décembre 2023. Le ministre chilien des Affaires étrangères, Alberto van Klaveren, a exprimé aujourd’hui son soutien à l’appel urgent du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour éviter l’effondrement du système humanitaire à Gaza.

      « Il faut éviter une catastrophe aux implications potentiellement irréversibles pour la paix et la sécurité mondiale », a écrit le ministre sur son compte X (anciennement Twitter).


      Guterres a invoqué pour la première fois de son mandat l’article 99 de la Charte des Nations Unies pour appeler le Conseil de sécurité à empêcher la paralysie des opérations humanitaires dans ce territoire palestinien.
       VUE AÉRIENNE DE LA BANDE DE GAZA, OÙ DES BÂTIMENTS
       ONT ÉTÉ LOURDEMENT ENDOMMAGÉS PAR DES
      FRAPPES ISRAÉLIENNES LE 10 OCTOBRE 2023
      PHOTO BELAL AL SABBAGH
      Près de 17 000 personnes ont été tuées à Gaza à la suite d’actions militaires et de bombardements israéliens, dont une majorité de femmes et d’enfants.

      Par ailleurs, 1,9 million de personnes ont été déplacées dans cette enclave côtière, soit 85 % de la population totale.
      peo/mgt/car

      #Bande de Gaza #Chili #crise humanitaire #ONU


      Propagande électorale 
      Plebiscito Constitucional chilien de 17D 2023 

      Campaña En Contra lanzó cumbia como jingle 

       [ Pour écouter, cliquer ici ]

      « El 17 se vota así » creado por Matías Radic y con la voz de "Camaleón" Landáez,
      este lunes se dio a conocer el jingle de la campaña 
       « En Contra »
       de cara al plebiscito constitucional del próximo 17 de diciembre 2023.