
16 novembre, 2006
LA CRISE AVEC TÉHÉRAN REJAILLIT SUR LE GOUVERNEMENT ARGENTIN

LA RETRAITE ENFIN POUR TOUS
| « MISÉRABLES PENSIONS » |
Vingt-cinq ans après une réforme radicale et sans précédent dans le monde, qui a entraîné la privatisation de presque l’ensemble du système de protection sociale chilien pour toutes les tranches de revenus, le gouvernement de Michelle Bachelet prépare une nouvelle réforme, ayant cette fois pour objectif d’étendre le droit à la retraite à tous les Chiliens, grâce à une partie complémentaire financée par l’État.Le système local de retraite par capitalisation a fait figure d’exemple dans le monde entier. Il va être réformé pour bénéficier à l’ensemble de la population.
“Il ne s’agit pas d’un recul par rapport au système privé, qui sera maintenu et même renforcé”, affirme l’économiste chilien Mario Marcel, président de la commission chargée de la préparation du nouveau projet. La révision de la réforme de 1981 repose sur le simple constat que l’accès à la retraite n’a touché, ces vingt-cinq dernières années, que 60 % de la population adulte, une bonne partie des citoyens n’ayant pas pu en profiter. Selon lui, la révision du système de protection sociale chilien “est une priorité absolue pour la présidente Bachelet”, et sera présentée au Congrès d’ici à la fin 2006.
Le financement du nouveau système de protection sociale s’appuiera sur trois éléments.
1) La solidarité : les ressources publiques compléteront les retraites de ceux qui contribuent déjà au système privé et financeront entièrement celles des travailleurs en situation d’extrême pauvreté. 2) La contribution, qui existe depuis 1981 comme système privé de capitalisation. 3) La contribution volontaire, lorsqu’un individu souhaite augmenter le montant de sa contribution et par conséquent ses revenus futurs.
La solidarité est la grande nouveauté de cette nouvelle réforme. Cet aspect sera mis en place immédiatement. Il sera financé par les ressources publiques et administré par le nouvel Institut de sécurité sociale. Il permettra aussi d’instituer une pension de retraite pour ceux qui n’ont jamais cotisé au système privé, les femmes au foyer et les travailleurs les plus démunis (soit près de 400 000 personnes). Son montant reste encore à définir, mais il devrait atteindre 70 % du salaire minimum.
Les Chiliens ont constaté que le système privé par capitalisation a si bien fonctionné qu’ils adopteront le même pour la gestion du volet solidarité. Chaque travailleur aura ainsi un compte personnel alimenté par la contribution du gouvernement. Mais les deux systèmes – public et privé – inciteront le travailleur à augmenter progressivement son apport de façon à pouvoir se passer du financement de solidarité. L’économiste Mario Marcel cite l’exemple d’un travailleur qui reçoit un salaire minimum [156 euros] et cotise sur la base de ce montant pendant vingt ans. Il percevra une retraite de 94 euros, complétée par les 78 euros du volet solidarité.
Suely Caldas O Estado de São Paulo
13 novembre, 2006
DIX-NEUF SOLDATS TUÉS DANS UN ACCIDENT D'AUTOCAR

Dix-neuf soldats ont été tués et neuf autres blessés dimanche dans le sud du Chili après la chute d'un autocar dans un ravin, ont annoncé les autorités.
Le véhicule a quitté la route et dévalé la pente sur une quinzaine de mètres avant d'être submergé par les eaux tumultueuses de la rivière Tucapel, dans la localité de Cañete, située à 640 km au sud de Santiago.
Les opérations de sauvetage ont permis de secourir neuf passagers blessés. Entre quatre et six autres passagers, qui ont été portés disparus, sont considérés comme étant très probablement noyés.
Le bilan du drame ne peut être calculé de manière précise car on ignore le nombre de passagers exacts dans l'autocar, a indiqué le ministre chilien de l'Intérieur Belisario Velasco.
«On sait qu'il transportait entre 26 et 28 passagers», selon M. Velasco, qui devait se déplacer sur les lieux de l'accident avec la ministre de la Défense Viviane Blanlot. Le commandant en chef de l'armée chilienne, le général Oscar Izurieta, a également annoncé qu'il se rendait immédiatement sur place.
«Les opérations de secours sont très difficiles car c'est une zone où le courant est très fort, difficile d'accès. Le car a été complètement submergé», a indiqué le gouverneur local, M. Rivas.
Les passagers du car étaient pour la plupart des soldats de la fanfare du régiment Chacabuco de Concepcion, qui se rendaient à une cérémonie.
Selon des témoignages, la chaussée avait été rendue glissante par la pluie au moment de l'accident.
1. Lieutenant Mauricio Rocha Valverde.
2. Sous-officier Víctor Alerci Mora Jara.
3. Sergent 1º Carlos Eduardo Aguilera Ceballos.4. Sergent 2º Miguel Ángel Bustamante Cordero.
5. Sergent 2º Waldo John Coliñir Alvial.6. Sergent 2º Rigoberto Antonio Vega Urra.
7. Sergent 2º Wilfredo Wladimir Rocha Narvaez.8. Caporal 1º Alex Fabián Cárdenas Garnica.
9. Caporal 2º Jonathan Hernán Reyes Aguayo.
10. Caporal 2º Roberto Correa Cáceres.
11. Caporal 2º Patricio Toloza Gatica.
12. Caporal 2º Cristián Conejeros Millán.
13. Caporal 2º Cristián Guzmán Sepúlveda.
14. Caporal 2º Cristián Alberto Aravena Vásquez.
15. Caporal 2º Alejandro Gonzalo Conejero Ibarra.
16. Soldat Roy Reyez Chavez.
17. Soldat Cristián Sanhueza Opazo.
18. Civil Milton Valenzuela Fica.
19. Juan Macaya (chauffeur).
Les blessés sont les suivants:
1. Sergent 2º Jorge Sebastián Miranda Pedreros.2. Sergent 2º Jaime Alberto Aranguz Rojas.
3. Sergent 2º Marco Arturo Rosel Castro.
4. Caporal 2º Rodrigo Rolando Aguilar Vargas.5. Caporal 2º José Alejandro Escobar Roblero.
6. Caporal 2º Bridoir Joel Vivanco Paz.
7. Caporal 2º Rubén Samuel Rodríguez Muñoz.
8. Soldat Felipe Pradena Sanzana.
9. Soldat Johan Parra Altamirano.
12 novembre, 2006
LE CHILI AU SECOND RANG DE L'AMÉRIQUE LATINE
Le programme des Nations-Unis pour le développement (PNUD) vient de rendre son rapport au Cap, en Afrique du Sud. Pour l'Amérique Latine, le Chili se situe au deuxième rang derrière l'Argentine Le niveau de développement de cent soixante dix-sept pays ont été étudiés à la loupe par les Nations Unies. En haut du classement se situe la Norvège, tandis que le Níger ferme la marche. La France, occupe le 16ème rang et le Chili lui, le 38ème, juste avant la Pologne .À sa suite l'on trouve l'Uruguay (43), le Costa Rica (48), Cuba (50) et le Mexique (53). Revue de quelques secteurs clefs au Chili. Education.- 95,7% des adultes savent lire et écrire . L'Etat dépense 3,7 % de son PIB pour l'éducation (5,8 au Mexique).Economie.- Le produit intérieur brut (PIB) est (avec des données de 2004), de10.874 dollars contre 13.298 pour l'Argentine, au dessus des 9.803 du Mexique. Les chiffres affirment que 2% des Chiliens vivent avec moins d'un dollar par jour et près de 10% avec moins de deux. Côté répartition des richesses, la situation varie peu. Elle est toujours aussi inégalitaire, rivalisant en cela avec seulement la Bolivie, légèrement pire: 20% de la population accapare 62,2 % des richesses, et les 10% les plus riches possèdent à eux seuls 47 % des ressources. Santé.- Le Chili dépense 3% de son PIB en santé (4,3 pour l'Argentine).
Les médecins sont au nombre de 109 pour 100.000 habitants (en Uruguay 365). Le virus du sida atteind 0,3% de la population (le double en Argentine). Le taux de mortalité infantile est de 0,8% (0,6% à Cuba). L'espérance de vie des Chiliens à la naissance est de 78,1 ans: c'est mieux que l'Argentine (74,6) mais moins que le Costa Rica (78,3).Communication.- Avec 206 lignes téléphoniques pour 1.000 habitants, le pays se situe en très bonne place dans la région. Encore mieux pour les téléphones portables, (593 pour 1.000 habitants), presque au niveau des Etats-Unis (617 pour 1.000). Pionnier en ce qui concerne Internet, le Chili caracole en tête de l'Amérique Latine.
10 novembre, 2006
LE CHILI AU SECOND RANG DE L'AMÉRIQUE LATINE
Le programme des Nations-Unis pour le développement (PNUD) vient de rendre son rapport au Cap, en Afrique du Sud. Pour l'Amérique Latine, le Chili se situe au deuxième rang derrière l'Argentine Le niveau de développement de cent soixante dix-sept pays ont été étudiés à la loupe par les Nations Unies.
En haut du classement se situe la Norvège, tandis que le Níger ferme la marche. La France, occupe le 16ème rang et le Chili lui, le 38ème, juste avant la Pologne . A sa suite l'on trouve l'Uruguay (43), le Costa Rica (48), Cuba (50) et le Mexique (53). Revue de quelques secteurs clefs au Chili. Education.- 95,7% des adultes savent lire et écrire . L'Etat dépense 3,7 % de son PIB pour l'éducation (5,8 au Mexique).
Economie.-
Le produit intérieur brut (PIB) est (avec des données de 2004), de10.874 dollars contre 13.298 pour l'Argentine, au dessus des 9.803 du Mexique. Les chiffres affirment que 2% des Chiliens vivent avec moins d'un dollar par jour et près de 10% avec moins de deux. Côté répartition des richesses, la situation varie peu. Elle est toujours aussi inégalitaire, rivalisant en cela avec seulement la Bolivie, légèrement pire: 20% de la population accapare 62,2 % des richesses, et les 10% les plus riches possèdent à eux seuls 47 % des ressources. Santé.- Le Chili dépense 3% de son PIB en santé (4,3 pour l'Argentine).
Les médecins sont au nombre de 109 pour 100.000 habitants (en Uruguay 365). Le virus du sida atteind 0,3% de la population (le double en Argentine). Le taux de mortalité infantile est de 0,8% (0,6% à Cuba). L'espérance de vie des Chiliens à la naissance est de 78,1 ans: c'est mieux que l'Argentine (74,6) mais moins que le Costa Rica (78,3).
Communication.-
Avec 206 lignes téléphoniques pour 1.000 habitants, le pays se situe en très bonne place dans la région. Encore mieux pour les téléphones portables, (593 pour 1.000 habitants), presque au niveau des Etats-Unis (617 pour 1.000). Pionnier en ce qui concerne Internet, le Chili caracole en tête de l'Amérique Latine.
08 novembre, 2006
L'AUTRICHE ABANDONNE SA MARINE...
L’Autriche n’est pas le seul pays enclavé à posséder une marine. La Suisse possède une flotte de 11 vedettes (de 5 tonnes chacune) sur les lacs Leman, de Constance et Majeur. La Bolivie, qui n’a jamais accepté d’avoir perdu son accès à la mer lors de sa guerre contre le Chili (1879-1884), continue d’entretenir une petite flotte sur le lac Titicaca. La marine bolivienne comprend pas moins de 6.400 hommes.
UN AN S’EST ÉCOULÉ DEPUIS L’ARRESTATION D’ALBERTO FUJIMORI

Daniel Ortega retrouve le fauteuil de président
AP/CRISTOBAL HERRERADaniel Ortega, candidat du Front sandiniste de libération nationale, a remporté l'élection présidentielle au Nicaragua, dès le premier tour, avec 38,07 % des voix. Eduardo Montealegre, candidat de l'Alliance Libérale nicaraguayenne, n'a recueilli que 29 % des suffrages, d'après les résultats communiqués, mardi 7 novembre, par le Conseil suprême électoral après le dépouillement des bulletins dans 91,48 % des bureaux de vote.
Pour être élu au premier tour, M. Ortega devait recueillir plus de 40 % des suffrages, ou dépasser la barre des 35 % avec une avance de plus de cinq points sur son adversaire le plus proche. La victoire au premier tour était nécessaire pour le candidat sandiniste, car il bénéficiait de la division de la droite. Au second tour, la droite l'aurait certainement emporté grâce au report des voix.
Lors d'une intervention publique, le président élu a promis de "sortir le Nicaragua de la pauvreté". "Nous sentons que les conditions sont réunies pour une nouvelle culture politique, plus forte que l'adversité et les différences, dans un esprit constructif pour le bénéfice du Nicaragua et des pauvres", a-t-il déclaré.
"LES PEUPLES SE LÈVENT À NOUVEAU"
Daniel Ortega, qui avait pris la tête de la révolution sandiniste de 1979 contre la dictature d'Anastasio Somoza et avait été défait lors de la présidentielle de 1990, retrouvera le fauteuil présidentiel le 10 janvier. Son retour a été salué par Hugo Chavez et Fidel Castro, qui voient dans son élection un renforcement du front latino-américain de résistance aux Etats-Unis. Le président vénézuélien s'est réjoui que "les peuples se lèvent à nouveau". "L'Amérique latine cesse à tout jamais d'être l'arrière-cour de l'empire nord-américain. Yankee Go Home ! Cette terre est la nôtre. C'est notre Amérique", a-t-il lancé.
Le Cubain Fidel Castro, malade depuis juillet, a adressé de vives félicitations à son vieux camarade. "Cher Daniel, cette grande victoire sandiniste remplit notre peuple de joie et discrédite en même temps le gouvernement américain terroriste et génocidaire", a dit le leader cubain dans un message lu à la télévision.
La Maison Blanche s'est dite disposée à travailler avec Daniel Ortega selon son engagement en faveur d'un "futur démocratique", après avoir menacé durant la campagne que la relation bilatérale se trouve affectée s'il était élu.
THALES ASSURERA LA MAINTENANCE DES ÉQUIPEMENTS DES ANCIENNES FRÉGATES NÉERLANDAISES
crédits : Dominique Verhasselt
La politique d'acquisition d'occasion de Santiago a permis de rajeunir considérablement la flotte chilienne. Le pays va aligner quatre frégates ex-néerlandaises et une ancienne frégate britannique du type 22 (ex-Sheffield). La marine attend, de plus, le transfert de trois autres bâtiments de la Royal Navy. Les Norfolk, Marlborough et Grafton (type 23)remplaceront les trois Leander actuellement en service. Enfin, dans le domaine des sous-marins, les deux Scorpène réalisés par DCN et Navantia ont été livrés. Dans le même temps, les deux submersibles du type 209/1400 allemand sont en cours de modernisation avec un système de combat français SUBTICS.
VAN AMSTEL crédits : Koninklijke Marine

07 novembre, 2006
PIRATES INFORMATIQUES ARRÊTÉS AU CHILI
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| PIRATES INFORMATIQUES ARRÊTÉS AU CHILI |
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| PIRATES INFORMATIQUES |
Les policiers ont interpellé les suspects à Santiago et dans les localités voisines de Rancagua et Buin au cours d'une opération éclair, organisée avec l'aide d'Interpol et des services secrets des États-Unis, d'Israël et de plusieurs pays latino-américains, a indiqué Gerardo Raventos, membre de la brigade chilienne chargée de la lutte contre la cyber-criminalité.
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| PIRATES INFORMATIQUES |
06 novembre, 2006
LES PREMIERS RÉSULTATS DE LA PRÉSIDENTIELLE AU NICARAGUA SONT FAVORABLES À ORTEGA
VOTE MASSIF, DANS LE CALME
Les Nicaraguayens ont voté massivement et dans le calme dimanche. A 18 heures (1 heure du matin, heure de Paris), heure officielle de la clôture du scrutin, des électeurs attendaient encore de pouvoir voter dans une partie des 11 274 bureaux de vote. Selon le code électoral, les électeurs qui se trouvaient dans ces files d'attente étaient autorisés à voter. Des observateurs ont estimé que la participation pourrait être de 70 %.
Daniel Ortega a été parmi les premiers des 3,6 millions de Nicaraguayens inscrits sur les listes électorales à voter dans la capitale, Managua. "Nous faisons pleinement confiance à Dieu, le peuple nicaraguayen va gagner au premier tour", a-t-il déclaré. Il a ajouté qu'il enyoyait "un message de tendresse et d'amour au peuple frère du Venezuela et à tous les peuples latino-américains et caribéens". Les quatre autres candidats à la présidence ont également voté dans la matinée, qui a vu de longues files d'électeurs se former avant même l'ouverture du scrutin, à 7 heures (14 heures, heure de Paris). Les Nicaraguayens devaient aussi renouveler leur Parlement et élire 20 députés au Parlement centraméricain.
NOMBREUX POLICIERS ET OBSERVATEURS
En prévision d'un résultat serré et de possibles contestations, 9 000 policiers, 3 200 volontaires et 12 500 policiers électoraux appuyés de 8 300 soldats ont été déployés dans le pays. Des milliers d'observateurs nationaux et internationaux, dont ceux de l'Organisation des Etats américains, de l'Union européenne, du Centre Carter, étaient également présents. Peu avant la fermeture du scrutin, l'Institut pour le développement et la démocratie (Ipade), qui a déployé 2 100 observateurs, avait enregistré des irrégularités dans 3 % des bureaux.
Comme dans la plupart des élections récentes en Amérique latine (Bolivie, Equateur, Pérou, Mexique), la lutte d'influence entre les Etats-Unis et les régimes vénézuélien et cubain s'inscrit en toile de fond de cette élection. Le vice-président vénézuélien, José Vicente Rangel, a accusé dimanche Washington d'avoir exercé "pression et chantage". "Moi, a-t-il ajouté, j'ai mon favori de cœur, et le cœur est à gauche."
03 novembre, 2006
DANIEL ORTEGA
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| Daniel Ortega et Hugo Chávez. |
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| Président de Nicaragua |
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| 1985 : Vice-président Sergio Ramírez, Fidel Castro, Daniel Ortega (de gauche à droite). En arrière-plan. Egon Krenz |
Abolition de l'avortement au Nicaragua
Dans une Amérique latine qui est aujourd'hui la cible principale des menées pro-avortement, l'abolition totale de l'avortement adoptée cette semaine (évoquée ici et ici) est ce qu'on appelle un "geste fort", voire paradoxal.
Mais il y a dans cette victoire pro-vie un autre paradoxe : le soutien qu'y a apporté un certain Daniel Ortega.
Le leader sandiniste Daniel Ortega, qui était un partisan du droit à l'avortement quand il était un jeune révolutionnaire, a dit être devenu un catholique fervent et s'oppose maintenant à l'avortement.
Le gouvernement socialiste d'Ortega dans les années 1980 entretenait une relation houleuse avec l'Eglise catholique, mais Ortega a récemment établi des relations chaleureuses avec des figures dirigeantes de l'Eglise au Nicaragua.
Le nom d'Ortega ne dira sans doute rien aux lecteurs les plus jeunes : son gouvernement, combattu par les courageux contras, était soutenu par les soviétiques et les médias français de l'ère Mitterrand.
Sans porter de jugement sur la sincérité d'Ortega, ou sur le reste de son programme politique actuel, la leçon de l'histoire est la même que pour Jane Roe et Mary Doe : les plus fervents partisans de la culture de mort aujourd'hui seront peut-être demain à nos côtés pour mener le bon combat.
Henri Védas (Via WSJ)
ORTEGA, RETOUR EN GRÂCE
Favori de l'élection de dimanche, l'ancien président sandiniste, «candidat des pauvres», a troqué ses préceptes marxistes pour des références catholiques avec lesquelles il espère séduire un électorat plongé dans la misère.
Ortega a perdu toutes les élections précédentes
Batahola est un quartier populaire de Managua comme tant d'autres. Des rues au bitume défoncé, quand elles ne sont pas de terre boueuse. Des petites maisons basses bricolées, cubiques, laides de trop de briques grises pas mêmes peintes, de parois de planches de bois ou de tôle. La caravane sandiniste met presque deux heures à ratisser Batahola et les quartiers adjacents, son candidat toujours juché sur le 4 x 4. Depuis les perrons, les sympathisants viennent gonfler le cortège. «Daniel est un homme bon, Daniel a du coeur, dit Bertha, une militante sandiniste de la première heure, aujourd'hui fonctionnaire dans la municipalité d'arrondissement (sandiniste) pour 3 000 cordobas par mois (140 euros). Daniel a toujours été avec nous, les pauvres. Daniel est un grand homme et un grand catholique.» Le candidat de l'ancienne révolution sandiniste se présente comme « le candidat des pauvres» et se compare parfois au «Sauveur» Jésus-Christ, qu'il cite à longueur de discours.
Carlos Fernandez Chamorro est surtout un ancien du FSLN. Ex-guérillero, il a dirigé, jusqu'en 1994, le journal du parti, Barricada . «Nous voulions à l'époque plus d'autonomie, ne pas être béatement l'organe et le porte-parole du front. Résultat : j'ai été viré avec beaucoup d'autres du jour au lendemain. Le FSLN d'Ortega est toujours aussi vertical que dans les années de guerre. Daniel Ortega ne tolère aucune concurrence à son leadership. Ce n'est plus un révolutionnaire depuis longtemps, c'est un pragmatique : la machine du front doit lui servir à atteindre la présidence, point final.»
Sa femme dirige la campagne électorale, ses fils dirigent les médias
Victor Hugo Tinoco, autre rénovateur, autre ex-guérillero, ancien vice-ministre des Affaires étrangères sandiniste, a lui aussi été «viré» . C'était début 2005. Herty Lewites, ancien maire sandiniste charismatique de Managua décédé en juillet dernier , venait d'annoncer sa candidature contre Ortega, aux «primaires» du front pour la présidentielle de ce dimanche. Le 26 février 2005, lors d'un congrès extraordinaire convoqué à la hâte, «Ortega a réussi, en un seul jour, un triple exercice de démonstration d'autoritarisme , raconte Victor Hugo Tinoco. Il a fait annuler le processus des primaires, il a expulsé Herty Lewites et moi-même de la direction nationale du front, et il s'est fait proclamer seul candidat». Les dissidents rénovateurs sont accusés par le congrès «d'abandon des principes anti-impérialistes» . Ils vont aller grossir les rangs du Mouvement de rénovation sandiniste (MRS), crédité aujourd'hui dans les sondages de quelque 10 % des voix. «Daniel Ortega a abandonné tout principe, a éliminé toute possibilité de débat théorique. Il est dans une logique de caudillo familial. Sa femme dirige la campagne électorale, ses fils dirigent les médias proches du front...»
47 % des Nicaraguayens survivent avec moins d'un dollar par jour
«Une révolution spirituelle, une révolution de l'amour qui sortira le peuple de la misère, de la faim et du chômage», précise le candidat du front. Il ne dit pas comment, mais, sur ce terrain, il a l'avantage. Juste après Haïti, le Nicaragua reste le pays le plus pauvre des Amériques. Pire : la pauvreté augmente à nouveau, après avoir légèrement baissé dans la période «postrévolutionnaire». Au moins 47 % des Nicaraguayens survivent aujourd'hui avec moins d'un dollar par jour, contre 45 % en 2001 et 50 % en 1990 quand le FSLN a transmis le pouvoir à la droite. «Seize ans ont passé, lance Daniel Ortega sur l'estrade de Batahola, ce que les économistes appellent le néolibéralisme avait promis des emplois, de l'éducation, de la santé... Résultat : aujourd'hui, des gamins dans la rue demandent l'aumône pour pouvoir s'acheter des médicaments, tandis que les riches sont toujours un peu plus riches. C'est ce qu'ils appellent le progrès.»
«Prions le Créateur, qu'il nous donne la force d'être prêts le 5 novembre»
Il se fait tard à Batahola. Sur la place, les familles papotent, et seuls les premiers rangs agitent toujours les drapeaux sandinistes. Le «candidat des pauvres» s'apprête à conclure : «Que veulent-ils de plus, alors qu'ils n'ont rien fait depuis seize ans ? Continuer à exterminer le peuple ? Comme disait Sa Sainteté le pape [Jean Paul II, ndlr], les pauvres ne peuvent plus attendre.»
Il y a une semaine, une proposition de loi du groupe FSLN a été adoptée, avec les voix de la droite, à la Chambre des députés, qui interdit radicalement l'avortement, même en cas de «danger physique grave» pour la mère, la seule brèche du code pénal, jusque-là, qui permettait l'IVG. Tout avortement sera désormais passible d'un à dix ans de prison. La loi répond à une manifestation antiavortement de quelques milliers de personnes, le 6 octobre, convoquée par l'Eglise catholique et les évangélistes. Un retour en arrière d'une centaine d'années, selon les ONG nicaraguayennes de défense des droits de la femme.
Pour les sandinistes d'aujourd'hui, la libération de la femme attendra. «Dans cette affaire, le FSLN n'a écouté que l'Eglise, sans discuter avec la société civile, ni avec les médecins ou les gynécologues», s'énerve Ana Pizarro, du Réseau des femmes contre la violence. Seul le Mouvement de rénovation sandiniste s'est opposé au durcissement du code pénal : «Je suis contre l'avortement mais cette réforme mettra en danger de mort des milliers de femmes pauvres», a protesté Edmundo Jarquín, le candidat à la présidence du MRS.
Ortega, cauchemar de Washington
Daniel Ortega, le leader de la révolution sandiniste des années 1980, pourrait s'emparer dimanche de la présidence
S'il est élu chef de l'Etat du Nicaragua, le 5 novembre, Daniel Ortega pourra se targuer d'avoir signé l'un des plus extraordinaires come-back de l'histoire latino-américaine.
En 1979, alors que l'Amérique centrale était l'un des théâtres de la guerre froide, le chef du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) avait renversé la dictature d'Anastasio Somoza et engagé une révolution « à la cubaine », qui avait ensuite dégénéré en guerre civile. C'était l'époque où Washington appuyait les contre-révolutionnaires de la « contra » et où Ortega surnommait « John Wayne » l'hôte de la Maison-Blanche, Ronald Reagan... En 1990, à la tête d'un pays exsangue, «El Commandante Daniel» consentit à organiser des élections libres, grâce à la médiation du président du Costa Rica, Oscar Arias.
La quatrième tentative électorale de Daniel Ortega depuis 1990 pourrait donc être la bonne. Grâce à un accord bricolé avec l'ancien président Arnoldo Aleman - aujourd'hui en prison pour détournement de fonds - il suffit de recueillir 35% des suffrages, avec 5 points d'avance sur le candidat arrivé en deuxième position, pour être élu dès le premier tour. En tête des sondages, Ortega mise tout sur cette échéance. Au second tour, en effet, il ne peut espérer dépasser son «plafond électoral» de 40%. Abus de biens immobiliers, accusation de viol émanant de sa belle-fille dans les années 1990, accord électoral contre nature - son candidat à la vice-présidence est un ancien contra!... Aux yeux d'une majorité d'électeurs, les raisons de douter de la crédibilité de «Daniel» ne manquent pas.
Un ambassadeur très peu diplomate
La perspective d'une victoire de l'ex-rebelle dès le 5 novembre provoque des sueurs froides du côté de Washington, où l'on ne goûte guère le style Ortega et ses déclarations tonitruantes sur la «légitimité de la lutte armée de la guérilla colombienne», pour citer un exemple parmi tant d'autres. Surtout, les Etats-Unis s'inquiètent du renforcement de l'axe Caracas-La Havane-La Paz, qui pourrait passer, s'il l'emportait, par Managua (capitale du Nicaragua) mais également par Quito, si le candidat pro-Chavez était élu en Equateur, le 26 novembre. En outre, le retour d'Ortega présenterait l'inconvénient de réveiller les ardeurs de la gauche dans les pays voisins - Costa Rica, Salvador, Guatemela - gouvernés actuellement par des libéraux.
Manifestement inquiet, l'ambassadeur des Etats-Unis à Managua, Paul Trivelli, a conseillé aux électeurs de ne pas mettre en péril les « excellentes » relations américano-nicaraguayennes en votant pour un candidat «non démocratique». Mais son insistance peu diplomatique pourrait se révéler contre-productive. Les Etats-Unis, mieux que quiconque, devraient pourtant le savoir: en Amérique latine, chatouiller la fibre nationale est toujours un pari risqu
Daniel Ortega de retour au pouvoir

Dossier : Daniel Ortega de retour au pouvoir au Nicaragua ?
(RV-Vendredi 03 novmebre 2006) Le sandiniste Daniel Ortega, qui a dirigé le Nicaragua dans les années 80 pourrait revenir au pouvoir. Les sondages le donnent vainqueur des élections qui se tiennent dimanche dans ce petit pays, le plus pauvre du continent américain après Haiti. Pour reprendre le pouvoir, Daniel Ortega a changé d’image, il a renoncé à son treillis, il parle de Dieu et du Christ et il a même proposé comme vice-président un ancien dirigeant de la contra, la guérilla financée par les américains. Dans un contexte social désastreux, sa victoire est quasiment assurée. Ecoutez l’analyse de Bernard Duterme, directeur du centre tricontinental de Louvain-la Neuve en Belgique
PINOCHET, LE SILENCE N’EST PLUS D’OR
Chili . Au coeur d’un nouveau scandale financier, l’ancien dictateur a été également inculpé pour les crimes commis à la Villa Grimaldi entre 1974 et 1977.
02 novembre, 2006
SANTIAGO EN BREF
Chiledeportes : Nouveau rebondissement Eco : Le Medef international en visite à Santiago Tennis : Clément plus fort que MassuChiledeportes : Nouveau rebondissement L’actualité chilienne est marquée depuis plusieurs semaines par le scandale politico-financier de l’organisme d’Etat Chilideportes. Le sénateur Guido Girardi, membre du Parti pour la démocratie (PPD) qui compose la coalition de centre-gauche actuellement au pouvoir au Chili, a révélé hier matin que certains de ses collègues ont utilisé des factures de l’entreprise fantôme Publicam, pour recevoir de l’argent de la part de Chilideportes. Entre autres, la justice chilienne cherche au travers de cette affaire à tirer au clair le mode de financement de certaines campagnes électorales, dont celle du PPD.

Eco : Le Medef international en visite à Santiago Une délégation du Mouvement international des entreprises de France (Medef international) menée par son président Jean Burelle et composée d’une quinzaine de chefs et de représentants d’entreprises tricolore est en visite à Santiago depuis lundi et jusqu’à aujourd’hui. Si aucun grand contrat ou décision n’est à attendre, cette visite s’inscrit dans la durée pour renforcer les liens économiques qui unissent la France et le Chili. La France est le neuvième partenaire commercial du Chili au niveau des investissements directs avec 1,3 milliards d’euros investis entre 1974 et 2003. (www.lepetitjournal.com – 1er novembre 2006)


Tennis : Clément plus fort que Massu L’une des vedettes du tennis chilien, Nicolas Massu, classé 43e au classement ATP, est tombé au premier tour du Masters Series de Paris-Bercy, devant le Français Arnaud Clément (1-6/4-6). Le joueur originaire de Viña del Mar comptait beaucoup sur ce tournoi pour finir l’année sur une bonne note, alors que la deuxième partie de sa saison a été catastrophique. Après le match contre Clément, il a expliqué avoir souffert de violents maux de tête pendant la rencontre. “Je ne me souviens même plus comment s’est achevé la partie”, a-t-il déclaré. (www.lepetitjournal.com – 1er novembre 2006)
Semaine Française
L'histoire d'Air France avec le Chili est déjà ancienne. La soirée inaugurale de la "Semaine française" en témoignera : on y fêtera les 70 ans du premier vol de passagers vers Santiago. En effet, en novembre 1936, le premier avion d' Air France, un bimoteur Potez 62, d'une capacité de 15 personnes, atterrissait à Santiago, en provenance de Buenos Aires, avec escale à Mendoza. L'évènement fut salué par les autorités locales, dont le président de la République de l'époque, don Arturo Alessandri Palma. Mais la compagnie traversait en réalité les Andes, depuis déjà huit ans.
Le spectacle des Andes
Que de changements depuis ! Aujourd'hui, c'est un Boeing 777-200 qui offre son profil impérial sur le tarmac de l'aéroport Arturo Merino. Il propose 12 places de luxe (“L’espace Première”), 54 sièges en Business (“L’espace Affaires”) et 202 places en Economique (“Tempo”).
De plus, Santiago est devenue, en quelques années, une plate-forme stratégique pour Air France qui y emploie 110 personnes, sous la houlette de son directeur général, Jean Christophe Durrieux. La compagnie - qui a fusionné avec KLM en 2004 - a même choisi Santiago pour y installer son "Call center" régional, en septembre 2002. Ce service enregistre les appels des passagers et des agences de voyages de six pays latino-américains du cône sud.
La "barrière" des Andes n'est plus infranchissable. Et quel superbe spectacle pour les passagers qui atterrissent à Santiago !
Sophie ROUCHON. (www.lepetitjournal.com Santiago) 2 novembre 2006
Semaine française au Chili, du 2 au 12 novembre
Tout le programme : www.semanafrancesa.cl
www.airfrance.cl
L’or de Pinochet refait surface à Hong Kong
La justice chilienne a ouvert une enquête sur les lingots d’or que le dictateur avait mis de côté dans l’ancienne colonie britannique. La Nación revient sur les dessous de l’affaire.
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Il y a quelques semaines, Alan Landry était chez lui, à Santa Monica, en Californie, lorsqu’un courriel est arrivé dans sa messagerie. En l’ouvrant, il constata que parmi les pièces jointes figuraient divers documents et une proposition de vente de plus de 9 tonnes d’or pur à 99,9 %, actuellement en dépôt à la Hong Kong and Shanghai Bank Corporation (HSBC).
En tant que consultant pour CCI-Group, une entreprise de courtiers en or, son travail consiste à vérifier l’authenticité des documents et des certificats produits en vue d’une transaction. Il examina donc attentivement la proposition et s’arrêta, surpris, sur le nom du propriétaire des documents : Augusto Pinochet Ugarte.
Alan Landry s’empressa alors d’en informer son commissaire aux comptes, Gerald Drown, pour avoir son opinion. Celui-ci observa à son tour minutieusement les documents et dit à Landry de transmettre l’information au consulat du Chili à Los Angeles. Il remit à la représentation diplomatique les documents reçus ainsi qu’une copie des certificats envoyés par un certain Kevin Shani, qui assurait être habilité à vendre cet or. “Je peux garantir, grâce à l’expérience qui est la mienne sur le marché, que ces documents sont authentiques, affirme Alan Landry. La justice et l’Etat chiliens doivent récupérer cet or, qui appartient au peuple chilien.”
Les documents ont été remis, le 13 octobre 2006, au ministère chilien des Affaires étrangères, qui l’a ensuite transmise au juge Juan González, chargé du dossier Riggs [en 2004, suite à un rapport du Sénat américain, une instruction a été ouverte sur plusieurs comptes en banque ouverts sous de faux noms par Pinochet à la Riggs Bank], ainsi qu’au Conseil de défense de l’Etat (CDE), l’organisme chargé de défendre les intérêts de l’Etat. Le CDE a demandé à la justice qu’une requête officielle soit envoyée à la HSBC et que des mesures préventives soient prises puisqu’il y aurait au nom du dictateur un millier de lingots, évalués à plus de 170 millions de dollars [133,5 millions d’euros].
Selon nos informations, la justice chilienne aurait en sa possession un dossier de 26 pages sur cette affaire. Ces documents préciseraient que l’or en question est pur à 99,9 % et indiqueraient les numéros de série et le lieu de fabrication des lingots, la Belgique. Les premiers dépôts auraient été effectués en juillet et en novembre 1980 auprès de la HSBC. Parmi les documents figure également un certificat de l’entreprise allemande de placements Schell Security GmbH, authentifié devant notaire le 16 décembre 2004. Pour Landry, il ne fait aucun doute que les lingots sont en dépôt dans un coffre de la HSBC.`
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