06 octobre, 2022

CUBA DÉNONCE LES PLANS DES ÉTATS-UNIS DE PROVOQUER UN BOULEVERSEMENT SOCIAL

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 « SUBVERSION CONTRE CUBA  »

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PRENSA LATINA
La Havane, 6 octobre 2022. De nouveaux plans subversifs de terroristes aux États-Unis visant à provoquer une explosion sociale à Cuba ont été dénoncés jeudi par le biais d'un reportage de la télévision nationale. [« énième tentative de déstabilisation »]

Prensa Latina

DESSIN LACOSTE

D'après le rapport, les groupes contre-révolutionnaires présents sur le sol états-unien espéraient un événement qui servirait de catalyseur pour créer le chaos et fragmenter l'unité du pays caribéen.

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Ils envisageaient notamment de provoquer un blackout général dans la capitale en sabotant des pylônes électriques, profitant ainsi de la défaillance des services de base et incitant la population à descendre dans la rue.

Le prétexte, précise le rapport, est apparu à la suite des dégâts provoqués par l'ouragan Ian au système électrique national.

Dans ces circonstances, la contre-révolution a profité de la sensibilité de la population pour fomenter des actes de vandalisme, des confrontations, des fermetures de rues et d'autres actes criminels, formules utilisées au Nicaragua et au Venezuela les années précédentes.

Ces actions seront traitées conformément à ce qui est prévu dans le Code Pénal de la nation dans les sections sur les troubles publics et les délits contre le développement intégral des mineurs. jcc/ssa/lam/mks

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PHOTO ENDRYS CORREA VAILLANT

05 octobre, 2022

BLINKEN CHERCHE À PRÉSERVER LES INTÉRÊTS DES ETASUNIENS DANS LA RÉGION

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PHOTO SEBASTIÁN RODRÍGUEZ

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PRENSA LATINA
Santiago du Chili, 5 octobre 2022. La tournée du secrétaire d'État nord-américain, Antony Blinken, vise à sauvegarder à travers l'Amérique latine les relations avec les gouvernements progressistes et, en même temps, à freiner les avancées de la Chine dans la région, selon un article de journal paru mercredi.

Prensa Latina

PHOTO SEBASTIÁN RODRÍGUEZ

Pourquoi Antony Blinken vient-il vraiment au Chili? Tel est le titre de l'article rendu publique par le quotidien El Siglo sur la visite du chef de la diplomatie au Chili dans le cadre d'une tournée qui comprend également la Colombie et le Pérou.

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Un objectif tactique serait de préserver les relations avec une administration progressiste plutôt que conservatrice, indique le journal.

Il rappelle que le responsable de ce pays du Nord avait déjà rencontré le président colombien, Gustavo Petro, et qu'il a rencontré aujourd'hui le président chilien, Gabriel Boric, puis le président péruvien, Pedro Castillo.

Le journal a précisé que lors du dernier Sommet des Amériques, qui s'est tenu à Los Angeles, M. Boric a remis en question la décision des États-Unis d'exclure Cuba, le Venezuela et le Nicaragua de l'événement en demandant la suppression du blocus injuste et inacceptable contre Cuba.

"Non moins importante a été son intervention à l'Assemblée générale des Nations unies, où il a adressé un discours en soutien aux Palestiniens qui fait appel à la neutralisation des transgressions permanentes des droits de l'homme contre le peuple palestinien", souligne El Siglo.

"Un autre point que les visites de Blinken prendraient en considération est l'intérêt de renforcer les liens commerciaux dans des domaines comme l'environnement et l'énergie dans le but de faire obstacle aux progrès de la Chine dans la région", indique le journal.

Par ailleurs, le pays asiatique est désormais le principal partenaire du Chili en termes d'échanges commerciaux.

Un autre sujet d'intérêt pour le chef de la diplomatie étasunienne « est le renforcement d'une Organisation des États américains douteuse tenant en compte que M. Blinken participera au Pérou à l'Assemblée générale de l'OEA où  la politique étrangère nord-américaine à l'égard du continent sera approuvée.  jcc/mem/car



LES ARMÉES DU CHILI, DU MEXIQUE, DU SALVADOR, DU PÉROU ET DE COLOMBIE ONT SUBI UN GIGANTESQUE PIRATAGE INFORMATIQUE

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ILLUSTRATION CYBERACTIVISTES GUACAMAYA

Un groupe de hackeurs s’est emparé de 10 térabits de données, incluant des millions d’e-mails, des informations confidentielles détaillant des opérations militaires et des contrats, ensuite divulgués à la presse.

Par Frédéric Saliba (Mexico, correspondance), Flora Genoux (Buenos Aires, correspondante), Florian Reynaud et Louis Adam

Temps de Lecture 4 min.

DESSIN ERICK RETANA

Des millions d’e-mails, des informations confidentielles détaillant des opérations militaires, des contrats… Les armées de cinq pays latino-américains ont été la cible d’un gigantesque piratage de leurs systèmes informatiques ces dernières semaines. Au total, 10 térabits de données, certaines ultrasensibles, ont été hackées au Chili, au Mexique, au Salvador, au Pérou et en Colombie par un groupe de cyberactivistes,  Guacamaya, et remises à des journalistes qui ont commencé à en révéler le contenu.

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Le Mexique a été le pays le plus touché par ce piratage, le plus important de son histoire. Le ministère de la défense s’est fait dérober 6 térabits, soit plus de quatre millions d’e-mails, vidéos et autres rapports stratégiques, datant de janvier 2016 à septembre 2022. Ces informations confidentielles mettent à nu l’armée en pleine militarisation du pays.

L’exfiltration de données a été rendue publique jeudi 29 septembre par le journaliste Carlos Loret de Mola, sur le site d’actualité Latinus. Entre autres révélations, celle de la santé fragile du président, Andres Manuel Lopez Obrador (« AMLO »), qui a été victime début janvier d’une « angine instable à haut risque », pouvant provoquer une crise cardiaque. A l’époque, le gouvernement avait assuré que le cathétérisme auquel il avait dû se soumettre avait été décidé après un examen de routine, alors que le piratage révèle qu’il s’était agi d’une urgence nécessitant un rapatriement aérien du président depuis l’Etat du Chiapas (sud) vers Mexico. AMLO a reconnu vendredi être « malade » et a confirmé la véracité du vol de données, dû, selon lui, à « un changement de système informatique au sein de l’armée ». Il a néanmoins minimisé son impact, assurant que son gouvernement « n’a rien à cacher ».

Mais les centaines de milliers de données, dont certaines portent la mention « confidentiel », détaillent notamment des opérations militaires contre les cartels de la drogue. En tête, la tentative ratée d’arrestation, le 17 octobre 2019 à Culiacan (nord-ouest), d’Ovidio Guzman, fils du célèbre chef du cartel de Sinaloa, Joaquin « El Chapo » Guzman, condamné à la prison à vie aux Etats-Unis. Les documents révèlent que durant l’opération, « un gradé et dix soldats ont été blessés».

Mouvement « hacktiviste »

Des informations sur les principaux narcotrafiquants mexicains circulent désormais au sein des rédactions. Des documents détaillent même la répartition des troupes sur le territoire pour lutter contre les cartels, qui ont fait plus de 350 000 morts en seize ans. L’hebdomadaire d’investigation Proceso a aussi identifié des missives du ministre de la défense, Luis Cresencio Sandoval, montrant que celui-ci a tenté de minimiser le rôle des militaires dans la disparition des 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa. Quant au quotidien espagnol El Pais, il a publié une série de plaintes internes, restées lettres mortes, visant des violences sexuelles au sein de l’armée.

Des révélations chocs en plein débat sur le rôle accru de l’armée. Un projet de loi, en débat au Sénat, vise à étendre la présence des militaires dans les rues jusqu’en 2028. Les milliers de documents dérobés comportent aussi les contrats de construction de grands projets d’infrastructure, dont le Train maya et le nouvel aéroport de Mexico, qu’AMLO a confiés aux militaires.

De quoi provoquer une vague de critiques au sein de l’opposition sur la vulnérabilité informatique de l’armée. Le quotidien El Universal a révélé, samedi 1er octobre, que le ministère de la défense a consacré, entre 2019 et 2022, seulement 1,9 million d’euros à sa cybersécurité. « C’est de la politique politicienne », a réagi AMLO, dénonçant la récupération de cette fuite par ses « adversaires ».

Qui est le groupe Guacamaya à l’origine du piratage ? Se présentant comme un mouvement « hacktiviste » agissant à des fins politiques, il a commencé à se faire connaître au mois de mars avec la publication de documents dérobés à plusieurs entreprises minières basées au Guatemala, au Chili, en Equateur, en Colombie et au Brésil.

Les motivations initiales de Guacamaya – nom espagnol d’un perroquet d’Amérique équatoriale, l’ara – étaient d’ordre écologique, dénonçant la mainmise des grands groupes miniers sur le territoire d’Abya Yala, comme les indigènes appellent le continent latino-américain. Dans ses communiqués, le groupe, dont l’identité véritable est inconnue, justifie sa dernière opération, appelée « Forces répressives », en évoquant l’emprise des organisations militaires sur le continent, leurs liens avec « l’impérialisme nord-américain » et leur rôle dans la répression des contestations. Le groupe se montre prudent dans la diffusion des données, réservant les informations les plus sensibles aux journalistes d’investigation qui en font la demande.

Vulnérabilité connue

Guacamaya revendique d’avoir également piraté dix millions de courriers électroniques de la police nationale civile du Salvador et 250 000 des forces armées de ce pays, ainsi que des données des forces armées de Colombie et du Pérou.

Comment s’y sont-ils pris pour accéder à de telles quantités de données sensibles ? Dans ses diverses communications, Guacamaya a détaillé plusieurs des méthodes utilisées pour s’infiltrer dans les réseaux informatiques de ses victimes. Dans le cas des e-mails attribués au secrétariat de la défense mexicain, les pirates affirment s’être appuyés sur une vulnérabilité connue dans une suite logicielle servant à gérer les messageries au sein d’une organisation. Les « hacktivistes » expliquent qu’ils n’étaient pas les seuls à exfiltrer ces données militaires mexicaines et que d’autres pirates étaient parvenus à s’introduire dans la messagerie avant eux. Pour leurs autres attaques, ils assurent avoir utilisé ProxyShell, un ensemble de failles de sécurité très médiatisées en 2021 et touchant les serveurs de messagerie Microsoft Exchange. Ces vulnérabilités permettent notamment d’exécuter du code malveillant à distance sur un serveur pour en prendre le contrôle.

LES FORCES ARMÉES ONT EFFECTUÉ
UN ESPIONNAGE POLITIQUE INTERNE


Jusqu’au piratage des 6 térabits au Mexique, l’action la plus spectaculaire du groupe avait été révélée au Chili, avec la filtration, rendue publique le 19 septembre, de plus de 400 000 e-mails envoyés et reçus entre 2012 et mai 2022 par les fonctionnaires de l’état-major des forces armées, et piratés au mois de mai. Ce scandale a obligé la ministre de la défense, Maya Fernandez, à suspendre un déplacement aux Etats-Unis et a provoqué la démission du chef de l’état-major, Guillermo Paiva, le 22 septembre.

Parmi les contenus sensibles révélés, selon le média chilien Ciper (Centre d’enquête journalistique) : la cyberstratégie de l’armée ; l’état des forces dans le sud du pays où sévit le conflit autour de la restitution des terres ancestrales mapuche, avec déploiement de l’armée ; ou encore des rapports sur la crise migratoire dans le nord du pays… Cette vulnérabilité était connue de l’état-major depuis au moins août 2021 : un document interne cité par le quotidien La Tercera alertait, déjà, sur « les constantes attaques de groupes hacktivistes » et signalait la montée en puissance des techniques utilisées par les pirates. « Le gouvernement a demandé une instruction administrative afin de déterminer les responsabilités », a indiqué le ministère de la défense dans un bref communiqué. Les révélations devraient continuer à tomber dans les prochains jours.

Par Frédéric Saliba (Mexico, correspondance), Flora Genoux (Buenos Aires, correspondante), Florian Reynaud et Louis Adam


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03 octobre, 2022

PRÉSIDENTIELLE AU BRÉSIL : LULA DEVANCE BOLSONARO, UN SECOND TOUR AURA LIEU LE 30 OCTOBRE

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MASQUES LULA.  PHOTO AFP

Avec 48,43 % des voix, le représentant du Parti des travailleurs, chef de l’État de 2003 à 2010, enregistre plus de cinq points d’avance sur le président d’extrême droite sortant. 
L’élection présidentielle du Brésil se décidera au second tour. À l’issue du premier tour de scrutin, dimanche 2 octobre, l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, dit « Lula », termine en tête devant le chef d’Etat d’extrême droite sortant, Jair Bolsonaro, avec 48,43 % des voix contre 43,20 %, selon les résultats publiés par le Tribunal supérieur électoral (TSE) portant sur 99,99 % des bulletins dépouillés.

Plus de 6 millions de voix séparent les deux hommes, Lula comptabilisant plus de 57,2 millions de votes en sa faveur. Mais aucun des deux candidats n’ayant atteint la majorité absolue, ils seront départagés lors d’un second tour, dimanche 30 octobre.

Quelque 156 millions de Brésiliens étaient appelés à voter pour ce premier tour afin de choisir leur président pour les quatre prochaines années. La centriste Simone Tebet récolte la troisième place, loin derrière, avec 4,16 % des voix. Le travailliste Ciro Gomes la suit, à 3,04 %. Tous les autres candidats sont autour ou au-dessous de 0,50 %. Le taux de participation de ce premier tour a atteint 79 %.

« La lutte continue jusqu’à la victoire finale », a déclaré, dimanche soir, « Lula », qui a admis qu’il espérait l’emporter dès le premier tour et semblait touché après l’annonce du résultat. « C’est juste une prolongation. Nous allons remporter cette élection », a-t-il prédit en utilisant une formule sportive, promettant « plus de déplacements, d’autres meetings » à la rencontre des Brésiliens pour décrocher un troisième mandat.

Jair Bolsonaro a déclaré, dans la soirée, avoir « vaincu les mensonges » des sondages, et s’est montré optimiste pour le second tour. Les Brésiliens ont moins sanctionné que prévu le président d’extrême droite pour son déni du Covid-19 (685 000 morts), la crise économique, dans un pays où plus de 30 millions de personnes souffrent de la faim, et les crises ayant émaillé tout son mandat. D’ici au 30 octobre, le dirigeant d’extrême droite aura l’occasion de galvaniser ses troupes dans les rues et de trouver un nouvel élan.

« C’est une surprise, Bolsonaro a obtenu plus de votes que ce que l’on attendait, notamment à Sao Paulo et Rio de Janeiro, les deux Etats les plus importants du pays », dit à l’Agence France-Presse (AFP) Paulo Calmon, politologue de l’université de Brasilia. « Au second tour, la course présidentielle reste ouverte et promet d’être très disputée. Bolsonaro a encore toutes ses chances d’être réélu », ajoute-t-il.

Par ailleurs, de nombreux candidats bolsonaristes, dont des ex-ministres du gouvernement, ont été élus au Congrès. Le très controversé Ricardo Salles, qui avait été soupçonné d’avoir pris part à un réseau de contrebande de bois d’Amazonie quand il était ministre de l’environnement, a, par exemple, obtenu un siège de député. Claudio Castro, allié du chef de l’Etat à Rio de Janeiro, a été réélu gouverneur dès le premier tour.

Au quartier général du Parti des travailleurs, un hôtel de Sao Paulo (Sud-Est), la tension était palpable dimanche soir, alors que les résultats étaient égrainés. Au début du dépouillement, Jair Bolsonaro a compté plus de cinq points d’avance sur Lula, mais l’écart s’est ensuite réduit progressivement, avant de s’inverser.

« Fiabilité et transparence » du scrutin

Des craintes persistaient sur l’après-scrutin en cas de succès dès le premier tour de « Lula ». Son rival avait menacé de ne pas reconnaître les résultats en cas de défaite, ciblant le système électoral, avant de montrer quelques signes d’apaisement à l’approche du vote.

Le président du TSE, Alexandre de Moraes, a assuré dimanche que le vote se déroulait « sans problème » et a tenu à « réaffirmer la fiabilité et la transparence » du système d’urnes électroniques, moult fois critiqué par M. Bolsonaro. Plus de 500 000 membres des forces de l’ordre avaient été mobilisés pour assurer la sécurité du scrutin, qui s’est déroulé en présence de dizaines d’observateurs étrangers.


CUBA : « LE NOUVEAU CODE DE LA FAMILLE EST L’UN DES PLUS INCLUSIFS AU MONDE »

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L'AFFICHE SUR LE RÉFÉRENDUM SUR LE
NOUVEAU CODE DE LA FAMILLE À CUBA

En votant majoritairement en faveur du nouveau code de la famille, les Cubains ont non seulement rendu possible les mariages homosexuels et la GPA, mais aussi ouvert des droits où tous les types de famille sont concernés, dans toute leur complexité.

par Loïc Le Clerc

MÉLANIE MOREAU-LEBERT

Entretien, Amérique latine  

Regards. Le 25 septembre, les Cubains ont voté un nouveau code de la famille via référendum. Avec 74% de participation, c’est le oui qui l’emporte à plus de 66%. Que prévoit ce code de la famille et dans quel contexte intervient-il ?

Mélanie Moreau-Lebert.

Au départ il faisait partie du projet de Constitution de 2019, mais face aux nombreuses résistances des églises sur la question du mariage homosexuel, le vote sur le code de la famille a été reporté. Il vient remplacer un code plus ancien, daté de 1975. Ce nouveau code de la famille est considéré comme l’un des plus inclusifs en matière de droits sociétaux d’Amérique latine – pour ne pas dire au monde. On parle beaucoup du mariage gay – qui n’est pas une petite avancée pour un pays, une société, qui, comme le reste de la région, est marqué par un fort héritage patriarcal et machiste, qui a connu les camps de travail forcé pour homosexuels dans les années 60 – mais ce code de la famille a un périmètre très étendu : il ouvre la voie à la GPA « solidaire » (sans fins lucratives), renforce les droits des enfants, des handicapés, des personnes âgées, des grands-parents, des beaux-parents, des familles monoparentales (qui peuvent désormais prétendre à l’adoption), etc. Tous les types de famille sont concernés, dans toute leur complexité. La question du mariage de personnes du même sexe, et plus largement celle de la communauté LGBTI, est aussi le résultat d’un combat de fond mené depuis des années par Mariela Castro, la fille de Raul Castro, à la tête du CENESEX. Le souci, c’est que cela intervient dans une période très difficile pour Cuba. L’île vit une crise économique, sociale et politique sans précédent. Les Cubains survivent, mènent une lutte quotidienne rien que pour se nourrir. Les pénuries concernent tous les secteurs, il y a des coupures de courant qui durent pendant plusieurs heures. Cette situation à plusieurs causes : l’embargo renforcé par Donald Trump quelques semaines avant la fin de son mandant ; la chute du tourisme ; la crise du covid… Cuba est replongé dans l’isolement, sans précédent. Rappelez-vous pendant la pandémie, Cuba a offert son aide à l’international et, en retour, les Cubains ont été privés de l’aide internationale. Ils n’ont pas pu avoir accès aux respirateurs chinois, par exemple, et ont connu une pénurie de médicaments.

DIBUJO ARES

Peut-on parler de révolution sociétale, dans un pays qui a connu des camps de « rééducation » pour homosexuels ? D’où vient ce changement dans la société cubaine ? Existe-t-il une opposition ?

CAPTURE D'ÉCRAN

Mise à part la question du mariage entre personnes du même sexe et la reconnaissance des personnes LGBTIQ, on ne peut pas vraiment parler de « révolution » avec ce nouveau code de la famille, dans le sens où la révolution cubaine a toujours tendu à être inclusive. Elle a été l’affirmation de l’égalité de genre, de classe, de race, et ce depuis le départ – bien que la réalité ait été différente à bien des égards. Il s’agit plutôt d’une vague sous-jacente qui monte depuis des années. Alors, certes, que ces droits, extrêmement progressistes, soient inscrits dans la loi est quelque chose de fort sur le plan symbolique, en particulier dans un contexte international où l’on assiste à un recul des droits fondamentaux, ceux des femmes la plupart du temps (l’avortement aux États-Unis, par exemple). La campagne pour le « oui » menée par l’État cubain depuis des mois a réussi à contrer les parties les plus conservatrices du pays, notamment les églises, mais le problème est que si ces droits sociétaux vont dans le sens de ce que la révolution a toujours prôné, les valeurs de la révolution ne trouvent plus d’écho dans la jeunesse. Les frustrations, les pénuries, le manque de perspectives, génèrent une profonde colère sociale. C’est la raison pour laquelle, et c’est nouveau, l’État laisse partir les gens, octroie des visas en grand nombre et peine à fédérer autour d’un projet commun – cette Révolution à laquelle beaucoup ne croient plus. Ce référendum est tout et son contraire, une façade d’avancée sociale au moment même où les Cubains vivent une situation terrible. Le peuple cubain est très résilient, mais il est tellement préoccupé par sa survie quotidienne que le code de la famille n’a pas l’effet d’éclat escompté.


« La situation s’était grandement améliorée entre Cuba et les États-Unis avec la main tendue historique de Barack Obama. C’était le présage d’un renouveau, Trump a tout fait échoué et Joe Biden n’a rien changé.»

Depuis 2018, Cuba est dirigé par Miguel Díaz-Canel – lequel a succédé à Raul Castro, mettant fin à quarante ans de castrisme. Quels changements notables ont eu lieu sous sa présidence ?

Miguel Díaz-Canel est un jeune président, moderne, assez proche du peuple. Mais il est entouré de personnes qui n’ont plus une éthique aussi forte qu’avant. Miguel Díaz-Canel fait ce qu’il peut mais il n’a pas le charisme de Fidel Castro. Et vu la situation dans laquelle se trouve le pays, difficile de ne pas avoir un leader charismatique… car depuis 2018, la situation a empiré, de façon conjoncturelle. Les injustices se sont creusées au vu et su de tous. Le tourisme, l’une des entrées d’argent les plus importantes du pays, s’est effondré du jour au lendemain. Ce à quoi il faut ajouter la crise du covid… Depuis le 11 juillet 2021, les Cubains organisent des manifestations d’une ampleur inédite, au départ pour protester contre les pénuries, puis les revendications se sont déplacées contre l’État. Cette crise est pire que la « période spéciale », après la chute du bloc soviétique, puisqu’aujourd’hui, la foi dans les valeurs de la Révolution a disparu, l’espoir de lendemains meilleurs porté par un leader comme Fidel ont disparu pour céder la place au découragement. Face à cela, l’État s’est durci. Fait assez nouveau, il y a eu beaucoup d’arrestations de manifestants. Il y a quelques mois, le pays a adopté un nouveau code pénal, lequel a renforcé les mesures coercitives contre les dissidents. Alors, mis en parallèle du code de la famille, il y a un deux poids deux mesures difficile à vivre. L’impact des mesures restrictives de Donald Trump sont énormes, d’autant que la situation s’était grandement améliorée avec la main tendue historique de Barack Obama. C’était le présage d’un renouveau, Trump a tout fait échoué et Joe Biden n’a rien changé.

Propos recueillis par Loïc Le Clerc

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01 octobre, 2022

AU CHILI, LA GAUCHE DÉÇUE PAR LE PEUPLE

par Renaud Lambert • Lu par Blaise Pettebone

Le projet de nouvelle Constitution rejeté par référendum

Lorsque les médias sont aussi concentrés qu’au Chili, organiser un référendum sans réformer le secteur revient à élever les patrons de presse au rang de grands électeurs. Mais ce phénomène suffit-il à élucider le rejet, en septembre dernier, d’un projet de nouvelle Constitution ? Ou existe-t-il d’autres raisons pour expliquer que le peuple ne vote pas toujours comme les progressistes le souhaiteraient ?

L’opposition d’une très large majorité de la population chilienne à un projet de Constitution (1) reconnu pour ses multiples avancées a plongé les intellectuels progressistes dans la mélancolie. Une fois de plus, le peuple vient de les décevoir. La consternation s’avère d’autant plus vive que, depuis quelques années, l’ancien laboratoire du néolibéralisme en Amérique latine s’était mû en foyer d’espérance (2).

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Le choc est donc rude, au matin du 5 septembre 2022, lorsque les forces de gauche découvrent que 62 % des votants ont rejeté un texte qui proclamait la reconnaissance des populations indigènes et rompait avec le modèle néolibéral au cœur de la Constitution léguée par la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990). Dans le cadre d’un scrutin obligatoire affichant un taux de participation de plus de 85 %, difficile de se réconforter en soulignant que les classes populaires tendent à bouder les urnes. Le 4 septembre dernier, plus on était pauvre, plus on s’est déplacé. Et plus on a rejeté le document soumis au vote. Une étude de l’Université du développement de Santiago indique que les 20 % de la population affichant les revenus les plus faibles ont voté « Rechazo » (« Je m’oppose au texte ») à 75 %, contre 60 % pour le quintile le plus aisé (avec un taux de participation de 87 %, contre 82 % pour les classes supérieures) (3).


Alors qu’on les pensait lancés sur l’autoroute de la transformation sociale, les Chiliens auraient donc opéré un tête-à-queue inattendu. Persistance de l’« hégémonie néolibérale (4) », analyse a posteriori le philosophe Óscar Ariel Cabezas ; survivance d’un « racisme structurel (5) », plaide Elisa Loncón, linguiste mapuche (la principale communauté indigène du pays) et première présidente de la convention constitutionnelle.

Une enquête de Feedback Research menée les 6 et 7 septembre jette cependant une lumière différente sur le résultat du référendum (6). « Indépendamment de la façon dont vous avez voté le 4 septembre, quel est votre sentiment sur les propositions suivantes que contenait le projet de nouvelle Constitution ? », interrogent les enquêteurs. 83 % des personnes se disent favorables au projet d’« éducation supérieure gratuite » ; 81 % à celui de « définition de l’eau comme bien inappropriable » ; 61 % à l’idée de « créer un système de pension et de sécurité sociale gratuite ». On a connu « hégémonie néolibérale » plus granitique. Quant au « racisme structurel », y conclure reviendrait à avancer une lecture singulière des réponses recueillies. Si 55 % des personnes rejettent la « création d’un État plurinational », 67 % se disent favorables à la « reconnaissance constitutionnelle des peuples originaires ». L’hostilité se serait donc moins manifestée à l’égard des populations indigènes qu’à celui de projet de plurinationalité. Alors qu’on s’attendait à ce qu’une divergence sur un article puisse motiver le rejet de l’ensemble d’un texte qui en comportait 388, il a suffi aux médias (presque tous privés) de concentrer leur feu sur un mot pour annihiler des mois de travail.

« Une voiture sans moteur »
Mais qu’est-ce que la plurinationalité ? Ce serait « avant tout un projet politique », explique #Constitutionalista, un groupe d’universitaires favorables à la réforme. Il s’agit de la reconnaissance du fait qu’à l’intérieur d’un seul État coexistent divers peuples et nations indigènes, qui participent à la vie politique en tant que collectifs jouissant du droit à déterminer leurs propres priorités de développement en accord avec leur façon de voir et de comprendre le monde (7) ».

En Amérique latine comme ailleurs, les processus de colonisation ont été marqués par la violence à l’encontre des populations indigènes. Chassées de leurs terres, décimées, condamnées au servage, elles ont longtemps souffert — et souffrent encore souvent — d’une marginalisation entravant leur participation à la vie politique, sociale ou culturelle. Depuis plusieurs décennies, et de façon encore plus nette depuis l’arrivée au pouvoir de gouvernements de gauche au début des années 2000, les pays latino-américains rejoignent un mouvement international de reconnaissance des spécificités culturelles des peuples et nations indigènes. Si les exemples de certains des pays les plus avancés dans ce domaine — Nouvelle-Zélande, Canada, Australie… — suggèrent que ce processus n’implique pas nécessairement de transformer la nature de l’État, les membres de la convention constituante chilienne ont puisé leur inspiration auprès des expériences qu’ils jugeaient les plus ambitieuses : celles de l’Équateur et de la Bolivie, les deux seuls pays à s’être déclarés plurinationaux, respectivement en 2008 et 2009. « Il s’agit d’aller plus loin que la reconnaissance et la valorisation de la diversité, justifie un document produit par l’une des commissions de la convention, pour s’attaquer aux causes politiques et économiques des inégalités qui empêchent l’interaction fructueuse entre les cultures (8). »

En dépit de perspectives aussi enthousiasmantes, la démarche soulève plusieurs difficultés, qu’il semble difficile de balayer comme « racistes » ou « coloniales ». La première concerne l’état du débat politique chilien au moment où la proposition surgit. Fondateur et porte-parole de la Coordination Arauco Malleco (CAM), M. Héctor Llaitul a expliqué au cours de la campagne référendaire qu’en trente années de lutte il n’avait jamais entendu un Mapuche parler de plurinationalité (9). « La plupart ne connaissent même pas le mot », concède Loncón dans un exercice d’autocritique quelques jours après le scrutin (10). Le profil sociologique des 155 membres de la convention constituante — dont 138 ont fait des études supérieures et 50 affichent le titre d’avocat — n’est peut-être pas sans rapport avec leur disposition à brandir un concept plus commun dans les rayonnages des bibliothèques que dans les discussions politiques de la rue. Prétendre aiguillonner la réflexion populaire n’interdit pas de garder le contact avec les préoccupations qui la façonnent.

L’ambition plurinationale de « s’attaquer aux causes politiques et économiques des inégalités qui empêchent l’interaction fructueuse entre les cultures » relève par ailleurs d’une forme de paradoxe. D’un côté, elle suggère que le problème de l’interaction entre cultures — le racisme, la mentalité coloniale… — découle de causes politiques et économiques ; de l’autre, elle se propose de remédier à ces dysfonctionnements par le biais de mesures de nature ethnique et culturelle. Dans un entretien accordé au New York Times, un dirigeant mapuche souligne à sa façon l’aporie : « Ils nous vendent une voiture sans moteur. À quoi est-ce que cela peut servir d’avoir des sièges [indigènes] réservés dans les institutions si la plupart des Mapuches n’ont pas de quoi manger (11) ? »

La plurinationalité relève enfin d’une forme de reconnaissance singulière. Ici, abolir une inégalité de traitement n’implique pas de proclamer l’égalité de tous indépendamment des spécificités ethniques et culturelles mais, au contraire, d’entériner les différences. Alors que la Constitution vénézuélienne de 1999 dispose que « les peuples indigènes (…) font partie de la nation, de l’État et du peuple vénézuélien de façon unique, souveraine et indivisible », le projet plurinational constitutionnalise l’existence de communautés distinctes — des « nations » et des « peuples » — ainsi que leur rapport spécifique à la loi commune. Les dispositifs envisagés d’autonomie, de « libre détermination », d’exercice d’une justice spécifique ne conduisent pas nécessairement à la « balkanisation » qu’ont annoncée les conservateurs pour susciter l’effroi lors de la campagne référendaire. Ils érigent néanmoins des barrières invisibles entre citoyens d’un même pays : le projet d’unité cède le pas à celui de coexistence. Ce que soulignaient les déclarations de Loncón lorsqu’elle se référait au travail effectué dans le cadre de la convention constitutionnelle conjointement « entre Chiliens et Mapuches (12) ».

Au-delà des débats chiliens, l’émergence de la revendication plurinationale reflète une évolution profonde des rapports entre organisations indigènes, nation et État ainsi que des fondements intellectuels de la gauche à l’échelle mondiale.

Les indépendances du début du XIXe siècle avaient prétendu abolir le statut juridique particulier des Indiens. En pérennisant les structures sociales issues de la colonisation, les jeunes États entretiennent toutefois les clivages ethniques, de sorte que l’unité nationale reste à fonder. Le mouvement indigéniste émerge dans ce contexte. Il identifie l’Indien comme l’une des composantes déterminantes de la communauté en construction, notamment dans la mesure où il est porteur de spécificités entérinant la rupture avec la civilisation ibérique.

Longtemps cantonné à des franges intellectuelles plus ou moins progressistes, l’indigénisme devient l’idéologie officielle d’une grande partie des États de la région à la suite de la Grande Dépression de 1929, qui isole l’Amérique latine des flux du commerce mondial. Mais la défense des populations indigènes vise alors surtout à fournir à l’industrie naissante la main-d’œuvre qu’elle exige : si l’État libère les Indiens du joug des pouvoirs fonciers, c’est pour l’insérer dans les rapports de production « modernes ».

Au cours des années 1970, cette pensée non pas indienne mais « sur l’Indien » se voit contestée par un autre mouvement : l’indianisme. Expression de revendications présentées comme « authentiquement indiennes » puisque émanant directement des communautés concernées, l’indianisme surgit dans des circonstances historiques précises : l’épuisement du modèle de développement autonome reposant sur la substitution des importations (13). La crise économique entrave alors les mécanismes qui avaient permis l’intégration d’une partie des populations indigènes à la structure de classe. Mais les Indiens continuent néanmoins de s’arracher à leurs communautés paysannes pour atterrir dans les bidonvilles. « À l’initiative d’avocats sans cause, de licenciés ès lettres devenus chauffeurs de taxis pirates, bref, de professionnels surqualifiés pour les emplois humbles et précaires qu’ils occupent, [les organisations indianistes qui apparaissent alors] raniment une culture susceptible d’offrir à ceux qui n’en n’ont plus un cadre de référence, un système de valeurs, ainsi qu’une identité », analyse le sociologue Henri Favre (14).

Coupable du sort réservé aux Indiens, l’État-nation devient à leurs yeux l’ennemi : s’émanciper de sa violence implique de s’extirper de la nation au nom de laquelle il agit. Tout est alors en place pour que les questions sociales et économiques propres aux Indiens soient retraduites sous la forme de revendications identitaires. Ce phénomène en rencontre un autre, issu des laboratoires universitaires, où des bataillons de chercheurs s’emploient au même moment à « déconstruire » l’héritage des Lumières et du marxisme. Les concepts d’État, de nation et d’universel y sont relégués au rang d’archaïsmes, voire de vestiges coloniaux. Les théories postmodernes nourrissent la réflexion d’organisations indianistes militantes, dont les luttes valident en retour les hypothèses des chercheurs. Le chœur qui s’élève alors entonne une musique douce aux oreilles de l’État néolibéral. À mesure qu’il privatise, se désengage, ampute les services publics, les exigences indianistes justifient qu’il renvoie à la base des compétences dont il souhaite se défaire. Qu’il s’agisse d’éducation, de justice, de santé.

Aubaine pour la droite

Initiative visant à rompre avec le néolibéralisme, la rédaction d’une nouvelle Constitution offrait peut-être l’occasion de réfléchir aux moyens de solder la dette historique du Chili envers les peuples autochtones tout en œuvrant à renforcer l’unité au sein de la population. Bref, à bâtir une communauté de personnes différentes sur le plan culturel, mais égales en termes de citoyenneté : une nation politique. Une enquête réalisée par le Centre d’études publiques (CEP) entre février et juillet 2022 suggère qu’il s’agissait là de la préférence de la grande majorité des Mapuches, dont 48 % souhaitaient voir le Chili déclaré « État-nation où chacun vit sans distinction de culture, de peuple ou de nations ». Seuls 12 % plaidaient pour sa transformation en État plurinational (15). Le 4 septembre, une partie des Chiliens a refusé de soutenir une proposition qui lui semblait aggraver le problème auquel elle prétendait répondre — la marginalisation des populations autochtones.

Élaborer des projets plus en harmonie avec les attentes du peuple — qu’il soit d’origine indigène ou non — aurait sans doute prémuni la gauche du risque d’être déçue par son vote. Cela aurait également permis d’éviter de servir à la droite et aux médias le moyen de s’opposer au projet de Constitution sans avoir à afficher son hostilité — beaucoup moins facile à justifier — envers les avancées qu’il proposait dans les domaines économiques et sociaux.

Renaud Lambert


Notes :
(1) Lire Víctor de La Fuente et Libio Perez, « Quelle Constitution pour le Chili ? », Le Monde diplomatique, septembre 2022.

(2) Lire « La bataille pour le Chili », Manière de voir, n° 185, octobre-novembre 2022, en kiosques.

(3) Miguel Ángel Fernández et Eugenio Guzmán, « Resultados plebiscito 2022. Análisis comunal sobre decisión de voto y participación », Université du développement, Santiago du Chili, 4 septembre 2022.

(4) « Un neoliberalismo recargado », 5 septembre 2022.

(5) Marta Dillon, « Elisa Loncón : “Hubo errores nuestros, manipulación de la derecha y racismo” », Página 12, Buenos Aires, 9 septembre 2022.

(6) « Percepciones y expectativas sobre la situación política del país », Feedback Research, Santiago du Chili, 6-7 septembre 2022.

(7) « Estado plurinacional : qué es y qué cambia », #Constitutionalista, 11 juillet 2022.

(8) Matías Meza-Lopehandía, Felipe Rivera Polo et Pablo Rubio Apiolaza, « La nacionalidad a la luz del principio constitucional de plurinacionalidad » (PDF), Biblioteca del Congreso Nacional de Chile, novembre 2021.


(10) Marta Dillon, op. cit.

(11) Ana Lankes, « The contentious vote in Chile that could transform indigenous rights », The New York Times, 2 septembre 2022.

(12) Elisa Loncón, « La coexistencia entre Chilenos y Mapuche. Chile, Estado plurinacional e intercultural », ARQ, n° 106, Santiago du Chili, décembre 2020.

(13) Lire Baptiste Albertone et Anne-Dominique Correa, « L’institution qui a inventé l’Amérique latine », Le Monde diplomatique, février 2022.

(14) Henri Favre, Le Mouvement indigéniste en Amérique latine, Presses universitaires de France, Paris, 1996, d’où sont tirées toutes les citations de Favre.

(15) Carmen Le Foulon, « Estudio nacional de opinión pública », Centro de Estudios Públicos, Santiago du Chili, février-juillet 2022.

CHILI: UNE STRUCTURE S'EFFONDRE EN PLEIN MATCH ET BLESSES DES SUPPORTERS

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Au moins cinq personnes ont été blessées vendredi dans un stade de Santiago lors de l'effondrement d'une structure publicitaire où s'étaient juchés des supporteurs et qui a plié sous leur poids. [ « On s'en foot !  »]

Agence Belga

"Urgence sous contrôle: les cinq personnes blessées ont été prises en charge par le personnel du SAMU", ont déclaré les pompiers sur leur compte Twitter. Des images sur les réseau sociaux montrent le moment où la structure se plie et où des supporters tombent sur d'autres en contrebas, dans le Stade monumental David Arellano de Santiago.

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À ce moment-là, 20.000 personnes assistaient à l'entraînement de l'équipe résidente, Colo Colo, qui doit disputer dimanche le derby de Santiago contre Universidad Catolica, quadruple champion du Chili en titre. "Nous l'avons dit à plusieurs reprises, dans des campagnes (de communication), dans tout: les gens doivent se comporter correctement. Insister sans cesse sur la même chose est fatigant, ils ne changent pas", a déclaré le défenseur central uruguayen de Colo Colo, Maximiliano Falcon, sur le compte Twitter du club. 

Colo Colo est actuellement en tête du championnat chilien avec 11 points d'avance sur ses premiers poursuivants, à cinq matches du terme de la saison.

ILLUSTRATION RTL

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