19 avril, 2023

CHILI : OÙ EN EST LA DEUXIÈME TENTATIVE DE CHANGEMENT DE CONSTITUTION ?

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DES PARTISANS DU « REJET» ONT CÉLÉBRÉ LE TRIOMPHE
PHOTO GETTY IMAGES

Chili : où en est la deuxième tentative de changement de constitution ? / 
Alors que le Chili vient d’adopter le passage du temps de travail hebdomadaire de 45 à 40 heures, c’est l’avenir de la constitution du pays qui sera en jeu le 7 mai prochain, avec l’élection d’une nouvelle Assemblée
constituante. 

Par Alban Chrétien

Certes, le peuple chilien s’était largement prononcé, avec près de 62 % des scrutins, en défaveur du changement de sa constitution par le biais du référendum du 4 septembre 2022. La gauche chilienne et le président de la République Gabriel Boric n’ont pas pour autant dit leur dernier mot et s’apprêtent à mettre définitivement un terme à la constitution de 1980. Toujours en vigueur aujourd’hui, elle avait été mise en place au cours de la dictature militaire d’Augusto Pinochet.

► À lire aussi : CONVENTION CONSTITUTIONNELLE 2.0

Bien que, depuis 1980, la constitution ait été amendée à de nombreuses reprises, elle établit de fait un système économique néolibéral, formé sur la privatisation des biens publics chiliens, y compris de secteurs clefs comme la santé, l’éducation ou encore l’eau.

► À lire aussi :  ENTRETIEN AVEC NICOLÁS ARAYA, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES JEUNES COMMUNISTES DU CHILI. 

La première tentative de changement de constitution avait pour origine un mouvement social d’ampleur historique au Chili, en lien avec l’augmentation du tarif des transports en commun à Santiago entre 2019 et 2021.

L’importance de l’élection du 7 mai

En janvier 2023, un comité d’experts de 24 personnes désignées par le Parlement (12 par l’Assemblée, 12 par le Sénat) a la responsabilité de rédiger un avant-projet de constitution.

Cette commission d’experts est cependant composée d’un groupe conservateur important : « Chile Vamos » (avec 10 sièges), dirigé par l’ancien président de la république, autoritaire et néolibéral, Sebastián Piñera qui avait très brutalement réprimé le mouvement social de 2019-2021 avec un bilan d’au moins 30 morts et 12 000 blessés.

Ces experts rejoindront un Conseil constitutionnel de 50 représentants élus par le peuple chilien le 7 mai 2023, lors d’un scrutin avec vote obligatoire. 

Les Chiliens sont appelés à voter pour des listes ouvertes, avec la possibilité d’un vote préférentiel pour l’un des candidats de la liste. Le Conseil qui devra valider le projet abouti de constitution sera paritaire hommes-femmes, et les peuples autochtones n’auront plus de quota de sièges garanti comme c’était le cas lors de la précédente tentative de réforme.

La mise en place d’une réforme constitutionnelle progressiste semble donc passer par l’élection d’une majorité de conseillers de gauche le 7 mai prochain.

Une campagne active

Pour se faire, les différents partis politiques issus de la gauche chilienne ont constitué dès février une alliance électorale : « Unidad para Chile » (Unité pour le Chili), allant des communistes au Parti libéral, en passant par « Convergence sociale », le parti dont est issu le président Gabriel Boric.

À moins d’un mois de l’élection, la campagne fait rage. Le Parti communiste du Chili a de multiples candidats partout à travers le pays, comme Kenssel Rojas en Atacama, Valeria Chacana au Coquimbo ou encore José Mardones en Antofagasta.

Convaincre les masses

Si la gauche chilienne veut réellement réussir à changer la constitution, cette fois, elle devra conquérir les masses, que ce soit le 7 mai, ou plus tard avec le deuxième référendum qui devrait avoir lieu en décembre.

L’un des principaux enjeux pour la gauche et le Parti communiste est notamment de parler davantage aux Chiliens « apolitisés ». Lors du précédent référendum, 4,5 millions de personnes ont voté pour la première fois au Chili : cela est en grande partie dû à l’obligation du vote pour ce scrutin alors qu’il est généralement volontaire dans le pays. 

Au-delà même des abstentionnistes, il est impératif pour la gauche chilienne de reconquérir l’électorat populaire. En décembre 2021, l’élection de Gabriel Boric avait créé de nombreux espoirs auprès des travailleurs chiliens. Certains allaient même jusqu’à le comparer à Salvador Allende, président socialiste du Chili de 1970 à 1973. 

Cependant, la politique qu’il mène depuis près de deux ans et demi semble décevoir : nomination d’un ancien président de la Banque Centrale au ministère de l’Économie, chute du pouvoir d’achat des Chiliens… Le mandat de Gabriel Boric semble donner l’image d’un gouvernement incapable de s’opposer frontalement à la finance.

Le changement de constitution nécessite une reconquête des masses populaires au Chili, et cela passe par la mise en place de mesures sociales fortes, favorables au monde du travail, comme c’est le cas de la semaine de travail à 40 heures votée mercredi 12 avril.

La mise en place des 40 heures de travail hebdomadaire

 FAC-SIMILÉ DU PROJET
 DE LOI DE RTT

Ce projet ambitieux (car le temps de travail par semaine est de 48 heures dans la plupart des pays d’Amérique latine) porté par le Parti communiste du Chili depuis 2017 sera effectif au cours des cinq prochaines années.

C’est avec de fortes mesures sociales comme celle-ci que le gouvernement peut espérer convaincre et éviter un second échec de réforme constitutionnelle. 

Comme le dit un dicton populaire sur place : « le néolibéralisme est né au Chili, et y mourra également ».

Faire tomber la constitution pinochetiste de 1980 est un premier pas vers un pays libéré du fléau que représente le néolibéralisme. Pour la suite, rendez-vous le 7 mai… 

Par Alban Chrétien


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El domingo 7 de mayo de 2023 se realizará la elección de 50 ciudadanas y 
ciudadanos que discutirán y aprobarán una propuesta de texto de Nueva Constitución
PROPAGANDA ELECTORAL  CANDIDATOS COMUNISTAS A 
CONSEJEROS CONSTITUCIONALES 2023

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« LE REJET »

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18 avril, 2023

« CHILI, LE PEUPLE CONTRE LES ÉCONOMISTES » PLONGE AU CŒUR DE L’INJUSTICE LIBÉRALE

CAPTURE D'ÉCRAN

À travers l’histoire de deux citoyens socialement aux antipodes, ce documentaire revient sur le soulèvement populaire qui a secoué le pays d’Amérique latine en 2019 et 2020. Ce soir sur Arte.

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Par Hélène Riffaudeau

Temps de lecture 1 min

Chili, octobre 2019. Un million de personnes descendent dans les rues de Santiago pour protester contre l’augmentation du prix du ticket de métro. Rapidement, le mouvement, d’une ampleur inouïe, s’étend à toutes les villes du pays. Tout le système est remis en cause : les manifestants réclament l’abolition de la Constitution, adoptée par le général Pinochet après le coup d’Etat militaire du 11 septembre 1973 qui a conduit au renversement du président Salvador Allende. Celle-ci est fondée sur le modèle économique prôné à l’époque par un groupe d’économistes chiliens surnommés les « Chicago Boys », apôtres du libéral américain Milton Friedman. Elle repose sur le désengagement de l’Etat au profit des entreprises privées.

Un soulèvement populaire

Or, cinquante ans plus tard, force est de constater que le pays est en proie à d’importantes inégalités sociales. A travers les trajectoires radicalement opposées de deux Chiliens, les réalisateurs Carola Fuentes et Rafael Valdeavellano éclairent les ressorts de ce soulèvement populaire. Economiste néolibéral et conservateur qui a connu les « Chicago Boys », Ramiro a vendu les parts de sa société pour se consacrer à la philanthropie. Il découvre la misère dans laquelle vivent certains de ses compatriotes et mesure le gouffre entre les chiffres et le terrain. Sans pour autant renoncer à ses convictions, il veut « transformer la société à partir de l’entreprise ».

À l’opposé, la manifestante antilibérale Mariana, qui travaille depuis son enfance « pour survivre », s’engage aux côtés des laissés-pour-compte que la politique économique du pays a engendrés. Le film se fait aussi le témoin de la répression policière d’un mouvement au cours duquel 26 personnes ont trouvé la mort, et plus de 2 300 ont été blessées. Il a abouti à un référendum le 25 octobre 2020. A l’instar de Ramiro et de Mariana, la population s’est prononcée à 78 % pour la rédaction d’un nouveau texte. Mais en septembre 2022, le projet proposé par l’Assemblée constituante a été rejeté par 62 % des Chiliens…

Mardi 18 avril 2023 à 23h35 sur Arte. Documentaire espagnol de Carola Fuentes et Rafael Valdeavellano (2022). 58 min. (Disponible en replay jusqu’au 14 octobre 2023 sur Arte.tv).


17 avril, 2023

LULA DA SILVA ET XI JINPING VEULENT S’ÉMANCIPER DU ROI DOLLAR

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LULA EN CHINE
DESSIN THIAGO LUCAS

ACTU / Lula da Silva et Xi Jinping veulent s’émanciper du roi dollar / Lors du déplacement du président brésilien en Chine, deux établissements, chinois et brésilien, ont été désignés pour réaliser les opérations de change dans les monnaies respectives. La visite était également l’occasion d’installer Dilma Rousseff à la tête de la banque des Brics. [tchin-tchin]

par Lina Sankari

PHOTO REUTERS

Le geste n’est pas très protocolaire mais dit tout de l’affaire. Sur la photo officielle, chargée d’immortaliser la rencontre entre les présidents brésilien et chinois, Luiz Inacio Lula da Silva figure les deux pouces levés.

Présenté par Xi Jinping comme un « vieil ami du peuple chinois » – un titre dont furent affublées des personnalités aussi variées que Nelson Mandela, Jacques Chirac et l’ancien chef de la diplomatie Henry Kissinger, qui a œuvré à l’établissement des relations bilatérales –, Lula voyait le voyage s’ouvrir sous les meilleurs auspices.

PHOTO RICARDO STUCKERT 
Arrivé à Pékin le 12 avril pour un déplacement de quatre jours, le président brésilien plaide depuis plusieurs semaines pour la création d’un groupe de paix afin de parvenir à une solution négociée sur l’Ukraine. Il quitte la Chine sans promesse formelle sur ce point mais, constatant que le plan en dix points du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui sert de référence aux Occidentaux, s’est surtout accompagné d’une montée en gamme de l’aide militaire, il fustige : « Les États-Unis doivent cesser d’encourager la guerre et commencer à parler de paix, l’Union européenne doit commencer à parler de paix. » « Commencer une guerre est la décision d’un pays ; en sortir, la décision de deux ! » a-t-il plaidé.

Un nouvel ordre mondial

La visite comprenait un volet économique crucial pour l’établissement d’un nouvel ordre mondial émancipé de l’hégémonie des États-Unis. Lula a dénoncé les plans d’ajustement structurel du Fonds monétaire international : « Aucun dirigeant ne peut travailler avec le couteau sous la gorge parce qu’il est endetté. » Il a ainsi accusé les mesures d’austérité d’« asphyxier les économies de pays comme l’Argentine ».

À ce titre, le déplacement en Chine avait pour but d’installer l’économiste brésilienne et ex-présidente destituée Dilma Rousseff à la tête de la Nouvelle Banque de développement (NBD), l’organisme des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), dont le siège se trouve à Shanghai.

Alors que le groupe des émergents cherche la voie de la relance, un projet est vu comme une alternative potentielle à l’hégémonie du dollar : une monnaie de réserve commune, le Brics coin, basée sur un panier de devises. « Pourquoi tous les pays seraient-ils obligés de faire leurs échanges en se basant sur le dollar ? Qui a décidé que le dollar serait la monnaie (de référence) ? » a interrogé Lula, qui a fustigé l’idée d’un néo-impérialisme chinois à cette occasion.

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LE PRÉSIDENT CHINOIS, XI JINPING, REÇOIT LULA
POUR UNE RENCONTRE À PÉKIN. 14/04/2023 -
PHOTO RICARDO STUCKERT
 

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15 avril, 2023

PRENSA LATINA, LA NAISSANCE D'UNE AGENCE AU SERVICE DE LA VÉRITÉ

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PRENSA LATINA
Prensa Latina, la naissance d'une agence au service de la Vérité / La Havane (Prensa Latina) L'enregistrement des statuts de Prensa Latina, un peu plus de trois mois après le triomphe de la Révolution cubaine, a marqué la naissance de cette agence, créée avec l’objectif de briser le monopole médiatique des grandes entreprises.

Par Ernesto Vera Mellado

Rédacteur en chef national

La signature de l'instrument juridique, le 16 avril 1959, a ouvert le chemin laborieux de la défense des luttes des peuples et de leur droit à l'indépendance, à la souveraineté et à l'autodétermination.

Cette audace irrévérencieuse ne devait durer qu'un mois, tant l'hégémonie médiatique des grandes transnationales de l'information était écrasante et tant l'intention d'amplifier la voix des causes populaires apparaissait à certains comme un défi voué à l'échec.

Cependant, deux mois après cette première action, Prensa Latina - décrite par les journalistes latino-américains de l'époque comme "l'agence qu'il fallait" - transmettait son premier câble d'information au monde entier sous l'acronyme "PL". C'est grâce à cet encouragement que l’agence fêtera son 64ème anniversaire le 16 juin, date officiellement retenue comme celle de sa fondation.

Aujourd'hui, l'agence a des bureaux dans près de 40 pays, la plupart en Amérique latine, et diffuse environ 400 dépêches quotidiennes, en premier lieu, le service d'information mondial en espagnol, anglais, portugais, italien, russe et turc.

Prensa Latina touche ses lecteurs par le biais de publications telles que Cuba Internacional, Orbe, Negocios en Cuba, The Havana Reporter et Correos de Cuba, tout en s'efforçant de tirer parti des possibilités offertes par les technologies de la communication et de l'information pour rendre son travail plus efficace du point de vue des multimédias.

Ses liens étroits et ses accords de travail avec plusieurs agences et réseaux de presse internationaux tels que Spoutnik, Al Mayadeen, Telesur, AVN, HispanTV, VNA, SANA, entre autres, contribuent à briser le siège médiatique et à diffuser la réalité latino-américaine et mondiale du point de vue des peuples et de leurs aspirations.

Cet engagement, ainsi que le prestige de la révolution cubaine et l'engagement partagé par ses fondateurs et ses continuateurs - d'éminents intellectuels latino-américains et cubains - animent actuellement le travail des employés de Prensa Latina, selon le principe du service de la vérité.

UNE AGENCE POUR AFFRONTER LA GUERRE DES MÉDIAS

Le triomphe de la révolution cubaine, le 1er janvier 1959, a marqué la nécessité et, surtout, l'occasion de mettre fin au détournement de la vérité par les grands médias et de faire face à la guerre médiatique organisée et dirigée depuis les États-Unis contre l'île et son processus de changement.

Les mensonges et les déformations des grands médias, qui avaient commencé avant même le triomphe des rebelles sur la tyrannie du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958), se sont intensifiés pendant les procès des criminels de guerre et des tortionnaires, hommes de paille du régime responsables d'atroces effusions de sang.

Dans ce contexte, le gouvernement révolutionnaire a convoqué près de 400 journalistes du continent à se rendre à La Havane pour vérifier la campagne de calomnies et de mensonges sur la réalité cubaine, une action appelée l'opération Vérité.

Au cours de cette réunion, le leader historique de la révolution, Fidel Castro, a souligné qu'il était impératif que les peuples d'Amérique latine disposent d'une agence de presse pour diffuser leur réalité, qui avait été manipulée, réduite au silence et calomniée par les grandes transnationales de l'information.

Moyennant l'encouragement et le soutien de Fidel Castro et du commandant de la guérilla argentino-cubaine Ernesto Che Guevara, un groupe de journalistes s'est attelé à la tâche d'organiser la création de l'agence de presse latino-américaine Prensa Latina.

Parmi eux, Gabriel García Márquez, Carlos María Gutiérrez, Rodolfo Walsh et Aroldo Wall, ainsi que l'Argentin Jorge Ricardo Masetti (premier directeur général de l'agence), et un groupe de professionnels cubains expérimentés comme Ángel Augier, Francisco Portela, Ángel Boán Acosta et Gabriel Molina.

Depuis lors, plusieurs générations de professionnels de Prensa Latina ont été les témoins oculaires - parfois seuls et dans des circonstances bien difficiles - et les diffuseurs objectifs d'événements marquant des étapes significatives dans le développement historique de l'Amérique latine et ailleurs, ce qui donne chaque jour du prestige au travail de l'agence qui était et qui est en effet nécessaire. jcc/evm

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12 avril, 2023

FUITES DE DOCUMENTS SECRETS: MOSCOU PARLE D’UNE POSSIBLE STRATÉGIE AMÉRICAINE

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PHOTO MARTIAL TREZZINI
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré ce mercredi 12 Avril 2023 que la Russie n'avait pas encore pris position sur la question de la fuite de documents secrets américains révélée il y a quelques jours dans la presse et a exprimé la possibilité que ces documents soient une "intox délibérée".

Par Cédric Amoussou

La fuite de documents classifiés américains sur la guerre en Ukraine a suscité une réaction sceptique de la part de la Fédération de Russie. Les autorités russes ont estimé que ces documents pourraient être des faux, visant à "tromper" la Russie dans le cadre d'une campagne de désinformation de Washington. C'est l'essentiel à retenir de la réaction de la Russie ce mercredi 12 Avril 2023 selon les publications des médias.

► À lire aussi :    PATRIOTE RATÉ, CATHOLIQUE FERVENT, FAN D’ARMES… CE QUE L’ON SAIT SUR JACK TEIXEIRA, LE PRINCIPAL SUSPECT DES FUITES DU PENTAGONE

Des documents classifiés américains sont apparus en fin de semaine dernière en ligne, une fuite qui selon le Pentagone représentait un “risque très grave” pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Entre autres informations, ces documents évoquent notamment les doutes des Etats-Unis quant aux chances de succès de la contre-offensive ukrainienne en cours de préparation. L’AFP n’a pas pu confirmer l’authenticité de ces documents classifiés.

Les relations russo-américaines sont au plus bas, et ne cessent de se dégrader du fait de l’assaut russe contre l’Ukraine. Ayant essuyé une série d’échecs militaires et subi de très lourdes pertes, Moscou présente désormais ce conflit comme une guerre par procuration orchestrée par l’Occident contre Moscou, Européens et Américains soutenant militairement et financièrement l’Ukraine.

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Chili / Le dimanche 7 mai 2023 aura lieu l'élection de 50 citoyens qui discuteront 
et approuveront un projet de texte de la Nouvelle Constitution.
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CHILI / LES 40 HEURES !

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FLYER GOUVERNEMENT DU CHILI

La loi vient d’être votée définitivement. Elle était portée par les deux jeunes députées communistes, Camila Vallejo et Karol Cariola, depuis plus de deux ans, quand elles étaient encore dans l’opposition. Aujourd’hui au gouvernement, le relais avait été pris par la ministre communiste du Travail, la très populaire, Jeannette Jara.

 par Pierre Cappanera

PIERRE CAPPANERA
PHOTO FACEBOOK


c’est la troisième loi sociale importante que le gouvernement de Boric a réussi à faire passer en un an. La première était l’augmentation du salaire minimum et la seconde l’augmentation des remboursements des frais médicaux.

La réduction du temps de travail sera étalée progressivement sur 5 ans. C’est en 2028 que seront effectives les 40 heures (si personne ne revient dessus d’ici là).

L’adoption de cette loi avant les élections du 7 mai pour une nouvelle assemblée constituante va redonner du moral à une gauche qui en a bien besoin.


LE CHILI PASSE À LA SEMAINE DE 40 HEURES

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PHOTO MINISTÈRE CHILIEN DU TRAVAIL

Le Chili passe à la semaine de 40 heures. Le Parlement chilien a largement adopté mardi une loi de réduction du temps de travail de 45 à 40 heures hebdomadaires, qui sera mise en œuvre progressivement au cours des cinq prochaines années. 
Le Chili rejoint ainsi l’Équateur et le Venezuela, seuls autres pays d’Amérique latine où la semaine de travail est de 40 heures. Elle est de 48 heures en Argentine, en Bolivie, en Colombie, au Costa Rica, au Mexique, au Nicaragua, au Panama, au Paraguay ou encore au Pérou, et de 44 heures au Brésil. “Lors de la discussion du projet de loi, le gouvernement a cédé sur plusieurs points liés à la souplesse de la main-d’œuvre”, précise El País. La nouvelle loi permettra notamment, “en accord avec les travailleurs, de mettre en place des équipes pour quatre jours de travail (à raison de 10 heures par jour) suivis de trois jours de congé”.

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LE PRÉSIDENT CHILIEN, GABRIEL BORIC,
LORS DE SA PRÉSENTATION
DE LA RÉFORME DU TRAVAIL,
LE 23 AOÛT 2022.
PHOTO IVAN ALVARADO/REUTERS 

10 avril, 2023

APPEL À L'ÉMANCIPATION DE LA FRANCE VIS-À-VIS DES ÉTATS-UNIS ET DE L'OTAN

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LE PATRON DU PCF, FABIEN ROUSSEL.
PHOTO NICOLAS TUCAT / AFP

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PRENSA LATINA
Marseille, France, 10 avril 2023. Le leader des communistes français, Fabien Roussel, a estimé lors de la clôture du 39ème congrès de l'organisation que le pays devait retrouver sa souveraineté dans sa politique étrangère, en s'émancipant des Etats-Unis et de l'OTAN.

Prensa Latina

PHOTO FOURNIS PAR LE FIGARO

Ce serait l'une des questions nécessaires pour que la France soit libre, a considéré le leader du Parti communiste résumant les projections exposées par le Parti communiste français (PCF) lors du conclave, où il a été ratifié en tant que secrétaire national.

Selon le député, une politique étrangère indépendante représenterait la possibilité de ne pas avoir à s'impliquer dans des conflits qui ne sont pas les siens.

« La voix de la France doit être au service de la paix, du dialogue, de la coopération et de la sécurité collective », a-t-il dit.

Dans son discours de clôture du 39ème congrès, Roussel a exhorté le gouvernement à œuvrer dans le monde entier pour mettre fin au conflit entre l'Ukraine et la Russie et à imposer des négociations pour trouver une solution, qu'il a qualifiée d'urgente.

En ce qui concerne la situation intérieure, il a souligné la mobilisation des trois derniers mois contre la réforme des retraites et a critiqué le président Emmanuel Macron pour l'avoir maintenue malgré le rejet des syndicats et de la population en général.

Selon le secrétaire national du PCF, la France est le théâtre d'une lutte des classes imposée par les riches, et lorsque les travailleurs et les personnes touchées par le capitalisme résistent, ils tentent de les faire taire par la force.

« Nous demandons au président de respecter le peuple français et de retirer la réforme ; ce sera la seule bonne chose qu'il fera depuis son élection, et s'il ne veut pas le faire, qu'il permette au moins au peuple de s'exprimer par référendum sur la question des retraites », a-t-il déclaré au Palais du Pharo à Marseille, où se tient le congrès.

Pour le dirigeant communiste, l'enjeu est de construire une alternative de progrès pour battre l'extrême droite et garantir une France libre, forte et joyeuse, loin du capital prédateur, de la corruption, des trafics de drogue, d'armes et d'êtres humains, de la domination financière et de la fraude fiscale qui dilapide les ressources publiques.

C'est notre pacte, c'est notre proposition aux Français, a déclaré le leader, qui a appelé à de nouveaux traités sociaux, basés sur la coopération et le respect des travailleurs, de l'environnement et des services publics. jcc/ro/wmr

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08 avril, 2023

À LA UNE: AU CHILI, GABRIEL BORIC DEMANDE AUX AUTRES PARTIS UNE «TRÊVE» POUR CAUSE DE CRISE SÉCURITAIRE

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DES MANIFESTANTS SCANDENT DES SLOGANS HOSTILES À GABRIEL BORIC,
LE 6 AVRIL 2023 À SANTIAGO DU CHILI,
APRÈS LE MEURTRE DU CAPORAL DANIEL PALMA YÁÑEZ.
PHOTO ESTEBAN FELIX / AP/;

Trois policiers ont été tués en moins d’un mois, ce qui, écrit La Tercera, « a exacerbé la crise sécuritaire à laquelle le président est confronté depuis son entrée en fonction » il y a un an, une crise « qui a atteint son point de rupture jeudi matin avec l’assassinat du caporal Daniel Palma Yáñez, 33 ans ». Depuis le rapport Emol, « les gestes de soutien à l’institution policière se sont multipliés dans tout le pays » : des centaines de personnes se sont réunies sur la Plaza Italia dans la capitale Santiago. Et le public comme les autorités étaient présentes en nombre aux funérailles du policier, écrit en Une Diario austral, des funérailles auxquelles ont assisté trois anciens présidents chiliens : Sebastian Pinera, Michelle Bachelet et Ricardo Lagos, en plus de Gabriel Boric. Hier, écrit El Mostrador, « le président a annoncé qu’il allait débloquer 1 500 millions de dollars pour durcir l’action de l’État contre le crime organisé », avec pour objectif « d’améliorer la protection des policiers ».  Cet argent, précise le journal, « n’est pas réassigné, il provient des fonds d’urgence du Trésor Public ».   [La droite politique et médiatique mène un combat sans merci, la crainte d'un pays ingouvernable]

par Christophe Paget

gabriel Boric avait ce jeudi invité les partis politiques au palais de la Moneda pour trouver une solution à la crise sécuritaire. Ils sont quasiment tous venus l’écouter, écrit La Tercera, de la majorité comme de l’opposition. Le chef de l’État leur a demandé une « trêve », les exhortant « à débattre de bonne foi, à partager les succès et à laisser de côté les manœuvres politiques ». Pour autant, pour ce qui est de l’opposition, aucun chef de parti n’est venu, un signe selon le journal « de distance et de gêne par rapport au gouvernement », sans oublier que « les élections au Conseil constitutionnel (qui travaillent sur un projet de nouvelle constitution) se déroulent dans peu de temps ».

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06 avril, 2023

CHILI: ADOPTION DE LA «LOI DE LA GÂCHETTE FACILE» POUR LES FORCES DE L'ORDRE

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DEUX HOMMES MANIFESTENT POUR REJETER LA LOI
 NAIN-RETAMAL, QUI FUT VOTÉE AU CONGRÈS NATIONAL,
LE 31 MARS 2023, À SANTIAGO, AU CHILI. 
PHOTO PAR AILEN DIAZ / EFE 

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LE FIGARO
Chili: adoption de la «loi de la gâchette facile» pour les forces de l'ordre /  Les forces de l'ordre du Chili jouiront désormais d'une «présomption de légitime défense», en vertu d'un texte surnommé par ses détracteurs «loi de la gâchette facile», que la Parlement a adopté ce mercredi, dans un pays en proie à une hausse de la criminalité.

Par Le Figaro avec l'AFP

PHOTO LA JORNADA

l'assassinat la semaine dernière d'un sergent des carabiniers, Rita Olivares, criblée de balles alors qu'elle sortait de son véhicule de service, a accéléré l'adoption de cette loi. Le texte prévoit qu'un militaire ou policier faisant usage de son arme de service bénéficiera d'une présomption de légitime défense, qui ne sera levée que si une enquête démontre qu'il a mal agi.

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«Ce projet de loi prévoit que lorsqu'un policier utilise une arme en cas de légitime défense, ou pour défendre un tiers parce que sa vie est en danger, il sera présumé que le policier aura agi conformément aux principes professionnels, mais une enquête peut démontrer le contraire», a expliqué la ministre de l'Intérieur Carolina Toha.

«Protéger notre police»

«Des policiers sont morts pour que ce projet de loi voie le jour. (...) Protéger notre police, lui donner plus de pouvoirs, c'est redonner de l'espoir aux Chiliens», a fait valoir de son côté le député de l'opposition Andrés Longton, auteur du projet de loi. Le projet original, qui pendant les débats a été qualifié de «gâchette facile» par ses opposants, a été critiqué par des experts en droit pénal et par les Nations Unies.

«Elle n'est pas conforme au droit international en matière de droits humains», a relevé Jan Jarab, référent de l'ONU en matière de droits humains pour l'Amérique du Sud. Certaines dispositions controversées ont été éliminées au cours de l'examen parlementaire, comme celle qui prévoyait d'autoriser les policiers à utiliser leur arme à feu quand ils sont attaqués par au moins deux personnes désarmées.

Première préoccupation des Chiliens

Selon plusieurs sondages, la délinquance est la principale préoccupation des Chiliens. La hausse des délits et crimes dans le pays a poussé le gouvernement à présenter une batterie de mesures pour endiguer le phénomène.

Selon un organe gouvernemental de prévention de la criminalité, en 2022, les homicides ont augmenté de 33,4% par rapport à l'année précédente, ce qui représente la deuxième plus forte variation en Amérique latine après l'Équateur, où ils ont augmenté de plus de 80%.


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05 avril, 2023

UN VOLLEYEUR BRÉSILIEN SUSPENDU POUR INCITATION À LA VIOLENCE CONTRE LULA


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 WALLACE DE SOUZA
PHOTO JUAN MABROMATA / AFP

Brasilia, 4 avril 2023. Le volleyeur Wallace de Souza a été suspendu pendant 90 jours par le Conseil d’éthique du Comité olympique brésilien (COB) pour avoir incité à la violence contre le président Luiz Inácio Lula da Silva. 

Prensa Latina

CAPTURE D'ÉCRAN

Fin janvier, le joueur avait demandé sur un réseau social si quelqu’un allait tirer sur Lula. 

Soutenue à l’unanimité, cette sanction vaut pour toutes les compétitions organisées par des entités liées au COB.

En outre, le conseil olympique a annoncé que De Souza est suspendu de l’équipe brésilienne de volleyball pour près d’un an (jusqu’au 3 février 2024).)

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Profil instagram de wallaceleandro08 /  présente ses excuses

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