06 janvier, 2025

EMMANUEL MACRON ACCUSE ELON MUSK DE SOUTENIR UNE « INTERNATIONALE RÉACTIONNAIRE »

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LE PROPRIÉTAIRE DU RÉSEAU SOCIAL X FAIT DE PLUS EN PLUS
D’INGÉRENCE DANS LA VIE POLITIQUE DES PAYS EUROPÉENS
 © CRÉDIT PHOTO : AFP

Emmanuel Macron accuse Elon Musk de soutenir une « internationale réactionnaire » / Le chef de l’État a longuement évoqué le « désordre du monde » lors de la trentième conférence des ambassadrices et des ambassadeurs.

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Le Monde avec l'AFP

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Le président français, Emmanuel Macron, a accusé lundi 6 janvier, sans le citer nommément, le patron de X, le milliardaire Elon Musk, de soutenir « une nouvelle internationale réactionnaire » et d’ingérence dans les élections, notamment en Allemagne.

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« Voilà dix ans, si on nous avait dit que le propriétaire d’un des plus grands réseaux sociaux du monde soutiendrait une nouvelle internationale réactionnaire et interviendrait directement dans les élections, y compris en Allemagne, qui l’aurait imaginé ? », a lancé le président lors de la trentième conférence des ambassadrices et des ambassadeurs, à Paris, en référence au soutien continu du milliardaire américain au parti d’extrême droite allemand AfD.

Alors que M. Musk fait partie du premier cercle de Donald Trump, Emmanuel Macron a assumé une position de « prudence relative » quant au retour aux affaires de l’ex-président des États-Unis. « De 2016 à 2020, la France a su travailler avec le président Trump », a-t-il rappelé, sans nier l’existence de « désaccords » concernant la « question climatique » et « l’ordre international ». « À nous de savoir coopérer avec le choix qui a été fait par le peuple américain », a ajouté le chef de l’État.

« Puissances de déstabilisation »

Dans son discours, Emmanuel Macron a évoqué plus largement le « désordre du monde » et l’« affaiblissement des règles internationales », ainsi que l’activité de « puissances de déstabilisation ».

Il y a quelques semaines, « la Roumanie a dû annuler une élection présidentielle en raison d’ingérence et de manipulation électorale clairement attribuées à la Russie : qui l’aurait imaginé il y a dix ans à peine ? », a-t-il demandé.

Dans un contexte international marqué par le « retour des pulsions impériales », « il nous faut tout à la fois la force morale, mais aussi la force tout court », a jugé le président français, qui a martelé son « refus d’un affaiblissement européen ».

Risque de « régression » de l’agenda sur le climat

Le chef de l’État a insisté sur « risque très important » de « régression » dans l’effort collectif pour la lutte contre le réchauffement climatique avec le retour de Donald Trump. Les accords de Paris sur le climat « ont dix ans » et ont déjà été « menacés en 2017, lorsque le président Trump a annoncé sa sortie », a-t-il relevé.

« Je pense que la situation est plus grave encore aujourd’hui, (…) parce qu’à la fois le président Trump menace une sortie de ces accords, mais il reprend de manière décomplexée une production massive d’énergies fossiles », a-t-il ajouté. Et une telle production risque aussi d’être lancée « dans beaucoup de pays ».

Selon Emmanuel Macron, au cours de ces dernières années, s’est « noué un malentendu avec le Sud, en particulier beaucoup de pays africains sur les énergies fossiles », sur les « leçons que les Européens, les Occidentaux, donneraient à ces derniers pour leur interdire de faire du gaz ou du pétrole ». Dans ce contexte, la France veut « aider absolument le Brésil à réussir la COP30, à Belem » en fin d’année. Cette édition des négociations annuelles de l’ONU sur le climat « sera sans doute l’une des COP les plus décisives des dernières années », a-t-il estimé.


Le Monde avec l'AFP

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ELON MUSK, DESSIN OUSSAMA HAJJAJ
 26 AVRIL 2022


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«LE JOB DE TRUMP VA ÊTRE DE GÉRER LA DÉFAITE
 AMÉRICAINE FACE AUX RUSSES», CINGLE EMMANUEL TODD

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emmanuel Todd, anthropologue, auteur de «La défaite de l'Occident» (Gallimard) est l'invité de Vincent Roux dans Points de Vue. 6 janv. 2025

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DESSIN NÉSTOR SALAS 

04 janvier, 2025

PÉROU ET CHILI PROLONGENT L’ALERTE À LA FORTE HOULE SUR LES CÔTES, LES PORTS ET LA PÊCHE AU RALENTI

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LES PÊCHEURS ONT DÛ RESTER À TERRE TANDIS QUE D’AUTRES SE SONT
 RETROUVÉS BLOQUÉS EN MER EN DÉBUT DE SEMAINE EN RAISON D’UNE
HOULE VIOLENTE SUR LES CÔTES OUEST DE L’AMÉRIQUE LATINE.
LES PORTS SONT AUSSI IMPACTÉS ET L’ALERTE A ÉTÉ PROLONGÉE
 JUSQU’AU DÉBUT DE LA SEMAINE.
PHOTO  EMI KOCH/AFP
Pérou et Chili prolongent l’alerte à la forte houle sur les côtes, les ports et la pêche au ralenti / Après un premier épisode en fin d’année qui a causé la mort de trois personnes et la fermeture de dizaine de ports, le Pérou et le Chili sont à nouveau en état d’alerte en raison de la forte houle sur leurs côtes. Elle devrait s’estomper en début de semaine.

Le marin avec l'AFP.

Le Pérou et le Chili ont prolongé vendredi 3 janvier leur alerte à la forte houle jusqu’à la semaine prochaine, en prévision d’un nouvel épisode après celui de la fin d’année qui a fait trois morts et causé des dégâts dans les deux pays et en Équateur. Au Pérou, la mesure, en vigueur jusqu’à mardi, comprend la recommandation de  suspendre les activités portuaires et de pêche, ainsi que de sécuriser les navires , indique la Défense civile dans un communiqué publié sur le réseau social X.

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Selon la marine péruvienne, 60 des 121 ports que compte le pays étaient fermés vendredi sur la côte nord et centrale du pays, en raison de la persistance d’une houle légère à modérée jusqu’à mardi. Le nouvel épisode devrait cependant être de moindre intensité que celui, meurtrier, qui a frappé les côtes de l’Équateur, du Pérou et du Chili les 28 et 29 décembre, occasionnant des dommages notamment à des dizaines de petits bateaux de pêche et contraignant à la fermeture de jusqu’à 101 ports au Pérou. Des pêcheurs avaient dû être secourus par la marine péruvienne.

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Vagues continues et de longue durée

Au Chili, le service météorologique de la marine indique dans un avis que la houle la plus forte sera enregistrée à partir de vendredi. L’alerte durera jusqu’à lundi.

Selon l’Institut océanographique et antarctique de la marine de l’Équateur (Inocar), ce phénomène naturel qui se traduit par des vagues  supérieures à la moyenne  consiste en des  mouvements de fonds qui se caractérisent par des vagues continues et de longue durée, générées par des tempêtes lointaines qui se déplacent le long de l’océan Pacifique jusqu’à ce qu’elles atteignent notre côte .

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DÉFERLEMENT DE VAGUES MENACENT LES FEUX D'ARTIFICE
 DU NOUVEL AN À VALPARAÍSO ET VIÑA DEL MAR
PHOTO AGENCIA UNO

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UKRAINE : WASHINGTON A «DISCRÈTEMENT» FOURNI DES ARMES À KIEV «BIEN AVANT» L’ÉCLATEMENT DU CONFLIT, ADMET BLINKEN

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ANTONY BLINKEN AFFIRME QUE BIDEN ET
LUI  ONT PRIS LES BONNES DÉCISIONS
 PHOTO PHILIP MONTGOMERY POUR LE NEW YORK TIMES
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RT France
Ukraine : Washington a «discrètement» fourni des armes à Kiev «bien avant» l’éclatement du conflit, admet Blinken / Le secrétaire d'État américain Antony Blinken. Suivez RT en français sur Telegram Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a admis, dans une interview accordée au New York Times et publiée ce 4 janvier, que Washington avait commencé à armer Kiev avant l'éclatement du conflit russo-ukrainien. Le diplomate s'est par ailleurs targué d'avoir «travaillé très dur» afin d’empêcher le déclenchement de cette guerre. 

RT en français

Samedi 4 janvier 2025

Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel  (VPN) / Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ?

L'EX-SECRÉTAIRE D'ÉTAT
 AMÉRICAIN ANTONY BLINKEN.
PHOTO  MICHAEL M. SANTIAGO

Les États-Unis ont commencé, «bien avant» l'éclatement du conflit russo-ukrainien, à approvisionner Kiev en armes, a confié le secrétaire d'État américain Antony Blinken dans une interview au New York Times (NYT) publiée ce 4 janvier. 

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«Bien avant l'agression russe, en septembre puis en décembre, nous avons discrètement fourni de nombreuses armes à l'Ukraine pour qu'elle dispose de ce dont elle avait besoin pour se défendre, notamment des Stingers et des Javelins qui ont permis d'empêcher la Russie de prendre Kiev, d'écraser le pays, de l'effacer de la carte, et de repousser les Russes», a-t-il déclaré. 

Celui-ci s'est également targué d'avoir «travaillé très dur», notamment avec la Russie, afin d'empêcher ce conflit. «Nous avons fait preuve d'une diplomatie extraordinaire en rassemblant et en maintenant ensemble plus de 50 pays, non seulement en Europe, mais bien au-delà, pour soutenir l’Ukraine», s'est-il par ailleurs félicité. 

«Depuis lors, s’il y avait eu la moindre occasion de nous engager diplomatiquement d’une manière qui aurait pu mettre fin à la guerre dans des conditions justes et durables, nous aurions été les premiers à les saisir», a-t-il encore déclaré, assurant n'avoir «vu aucun signe que la Russie était réellement disposée à s’engager». 

En août 2023, le Comité d'enquête russe avait déclaré que l'Ukraine avait reçu des armes et des munitions, avant l'offensive russe, de la part de 20 États, dont 16 sont membres de l'OTAN. Des livraisons qui, selon l'agence, ont débuté dès 2014. 

Plus de 160 milliards d'euros d'aide militaire en près de trois ans 

Selon le décompte du think tank allemand Kiel Institute, l'Ukraine a bénéficié entre fin janvier 2022 et fin octobre 2024 de 163,37 milliards d'euros d'aide militaire, dont 60 milliards prodigués par les seuls États-Unis. Les autorités russes ont déclaré à plusieurs reprises que l'envoi d'armes en Ukraine ne réduirait pas la détermination de la Russie et ne changerait pas le cours du conflit. 

Dans une interview accordée à Newsweek le 7 octobre, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que «le soutien politique, militaire et financier à Kiev pour que la guerre continue» revenait à «jouer avec le feu» et pouvait avoir des «conséquences dangereuses». 

Le ministre russe des Affaires étrangères a également déclaré que Moscou tentait «d’éteindre cette crise depuis plus d’une décennie». «Chaque fois que nous mettons sur papier des accords qui conviennent à tout le monde, Kiev et ses maîtres font marche arrière», a-t-il ajouté. 

Sergueï Lavrov a ainsi mentionné l'accord de transition, signé le 21 février 2014 entre l'opposition et le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et les ministre allemand, français et polonais des Affaires étrangères, mais «piétiné par l’opposition» dès le lendemain par le coup d'État de Maidan, ainsi que les accords de Minsk «sabotés pendant sept ans».  

«Les dirigeants ukrainiens, allemands et français, qui avaient signé le document, se sont vantés par la suite de n’avoir jamais eu l’intention de le respecter», a-t-il insisté sur ce point. Le ministre russe a également évoqué l'accord «paraphé à Istanbul fin mars 2022» et «jamais été signé par Zelensky, sur l’insistance de ses supérieurs occidentaux, en particulier du Premier ministre britannique de l’époque [Boris Johnson]».

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L'interview : Antony Blinken insiste sur le fait que lui et Biden ont pris les bonnes décisions

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03 janvier, 2025

VENEZUELA / EDMUNDO GONZALEZ URRUTIA A QUITTÉ L’ESPAGNE POUR L’ARGENTINE

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EDMUNDO GONZALEZ URRUTIA AU PARLEMENT EUROPÉEN, À STRASBOURG,
LE 17 DÉCEMBRE 2024. PASCAL BASTIEN / AP

INTERNATIONAL / VENEZUELA / Venezuela : l’opposant en exil Edmundo Gonzalez Urrutia a quitté l’Espagne pour l’Argentine, à l’approche de la prise de fonctions de Nicolas Maduro / Caracas a proposé une récompense de 100 000 dollars pour toute aide permettant de capturer l’opposant exilé depuis septembre. M. Gonzalez Urrutia a promis de revenir dans son pays pour « prendre ses fonctions » le 10 janvier à la place de M. Maduro, dont l’élection est contestée. [Washington intensifie ses complots pour changer le régime du Venezuela]

Le Monde avec l'AFP

Temps de Lecture 2 min.

ORDRE DE CAPTURE

«Recherché. Ordre de capture. Récompense : 100 000 dollars. » L’affiche publiée sur les réseaux sociaux par la police vénézuélienne, jeudi 2 janvier, avec une photo d’Edmundo Gonzalez Urrutia donne le ton.


EDMUNDO GONZÁLEZ URRUTIA VISITERA LACALLE POU [URUGUAY]
CE SAMEDI DANS LE CADRE D'UNE TOURNÉE DANS LA RÉGION /
PHOTO LA DIARIA

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L’opposant vénézuélien, exilé en Espagne depuis septembre 2024, qui revendique la victoire lors de l’élection du 28 juillet face à Nicolas Maduro, n’est pas le bienvenu dans son pays, alors qu’il a promis d’y revenir pour « prendre ses fonctions » le 10 janvier à la place du président sortant.

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Or M. Gonzalez Urrutia doit arriver en Argentine, à Buenos Aires, a dit jeudi, à l’Agence France-Presse (AFP), une source au sein de la présidence argentine, sans donner plus de détails, peu après l’annonce publiée par Caracas promettant une récompense de 100 000 dollars (97 000 euros environ) pour toute information permettant de capturer l’opposant.

► À lire aussi :     PRÉSIDENTIELLE AU VENEZUELA : NICOLÁS MADURO DANS LA DERNIÈRE LIGNE DROITE FACE À EDMUNDO GONZÁLEZ

L’affiche sera mise en place dans les aéroports et les points de contrôle policiers de tout le pays, ont dit des sources judiciaires à l’AFP.

« Une marionnette »

La proclamation de la réélection de Nicolas Maduro pour un troisième mandat de six ans a été vivement contestée par l’opposition, qui considère que M. Gonzalez Urrutia est le vainqueur, avec plus de 67 % des suffrages. L’ancien diplomate et la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, qui vit dans la clandestinité, ont appelé, mardi, leurs concitoyens à manifester, alors que le président Nicolas Maduro doit prêter serment le 10 janvier pour un troisième mandat.

« Prenons ensemble l’engagement que mon mandat débutera en 2025 », a déclaré M. Gonzalez Urrutia, exilé en Espagne à la suite du mandat d’arrêt lancé contre lui.

Les États-Unis [et ses laquais], l’Union européenne et de nombreux pays d’Amérique latine ne reconnaissent pas la réélection de M. Maduro, élu depuis 2013 après des scrutins contestés. M. Maduro, qui estime que les accusations de fraude électorale font partie d’un plan pour mener à bien un « coup d’État » dans le pays, est soutenu par l’armée.

« Le 10 janvier 2025, nous descendrons dans la rue par millions pour prêter serment pour le Venezuela », peut-on entendre dans une vidéo que le président a publiée jeudi sur Instagram, reprenant les images d’un discours prononcé en décembre 2024 aux portes du palais présidentiel, à Caracas. « La maison du peuple ne tombera jamais entre les mains d’une marionnette », indique aussi un message qui accompagne la publication, en référence à M. Gonzalez Urrutia.

Relations tendues entre Caracas et Buenos Aires

La proclamation de la victoire de M. Maduro a entraîné des protestations et des affrontements avec les forces de l’ordre, faisant 28 morts et près de 200 blessés. Plus de 2 400 personnes ont été arrêtées au cours des troubles ayant suivi l’élection, accusées notamment de terrorisme et d’incitation à la haine. Près de 1 400 d’entre elles ont été remises en liberté conditionnelle, selon les autorités

L’arrivée attendue de l’opposant vénézuélien devrait tendre un peu plus des relations au plus bas entre Caracas et Buenos Aires. Jeudi, l’Argentine a annoncé avoir déposé plainte contre le Venezuela devant la Cour pénale internationale (CPI) pour la « détention arbitraire et la disparition forcée » d’un gendarme argentin, Nahuel Gallo, retenu par Caracas qui l’accuse de « terrorisme ».

NICOLAS MADURO A ANNONCÉ QU'IL PRÊTERAIT SERMENT
 EN TANT QUE PRÉSIDENT DU VENEZUELA LE 10 JANVIER.
PHOTO CRISTIAN HERNANDEZ

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Les relations diplomatiques entre les deux pays ont été rompues par le Venezuela après que le président argentin, Javier Milei, a remis en cause la réélection de M. Maduro. La sécurité de l’ambassade argentine à Caracas est depuis assurée par le Brésil. En mars, six collaborateurs de la dirigeante de l’opposition vénézuélienne Mme Corina Machado, accusés de « terrorisme », se sont réfugiés dans la représentation diplomatique. Cinq d’entre eux y sont toujours.

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« GRAND VENEZUELA CIRCUS »

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02 janvier, 2025

HONDURAS / « NE PRENEZ PAS DE REPRÉSAILLES INUTILES CONTRE NOS MIGRANTS »

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LORS D’UNE ALLOCUTION SUR LA TÉLÉVISION NATIONALE LE 1ER JANVIER 2025,
 LA PRÉSIDENTE HONDURIENNE XIOMARA CASTRO A MIS EN GARDE LE FUTUR
GOUVERNEMENT AMÉRICAIN À PROPOS DES PROJETS
D’EXPULSIONS MASSIVES D’HONDURIENS DANS LE PAYS.
 PHOTO PRÉSIDENCE HONDURIENNE
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L'HUMANITÉ

Actu /« Ne prenez pas de représailles inutiles contre nos migrants » : face aux menaces d’expulsion de Trump, le Honduras remet en question les bases militaires américaines / Dans ses vœux pour l’année 2025, la présidente hondurienne Xiomara Castro a ouvertement remis en question l’avenir des bases états-uniennes sur son sol, en réponse à la menace « d’expulsion massive » des Honduriens par Donald Trump.

par Marie Penin

Lors d’une allocution sur la télévision nationale le 1er janvier 2025, la présidente hondurienne Xiomara Castro a mis en garde le futur gouvernement américain à propos des projets d’expulsions massives d’honduriens dans le pays.

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« Face à une attitude hostile d’expulsion de nos frères, nous devrions envisager un changement dans notre politique de coopération avec les États-Unis, notamment dans le domaine militaire. » Le message de la présidente hondurienne, diffusé sur la télévision nationale le 1er janvier 2025, est on ne peut plus explicite : les menaces de Donald Trump à l’égard de ses ressortissants aux États-Unis ne resteront pas sans suite.

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Face à la campagne stigmatisante du candidat républicain visant les immigrés, la présidente Xiomara Castro a fermement dénoncé la politique répressive qui se dessine contre les Honduriens en situation irrégulière dans le pays.

La remise en cause des bases militaires américaines

« Le Honduras a besoin d’alliés et non d’affrontements absurdes », a jouté la présidente. Elle s’oppose vigoureusement aux discours de Donald Trump qui promet d’expulser les immigrés, qu’il accuse de nourrir la violence et d’aggraver les problèmes socio-économiques du pays.

Les autorités honduriennes alertent ainsi sur les 280 000 noms qui figurent sur la liste des expulsions en 2025. Face à ces menaces, la présidente a rebattu les cartes en rappelant le futur gouvernement américain à ses responsabilités. « Dans ce cas, (les bases militaires) perdraient toute raison d’être au Honduras », a-t-elle souligné.

Expulsions de familles entières, fin du droit du sol, centres d’accueil à l’international… Donald Trump détaille son programme xénophobe contre l’immigration

Située à Comayagua, dans le centre du pays, c’est la base de Soto Cano qui est visée. Construite en 1982 pour endiguer les mouvements communistes en Amérique centrale, parallèlement à l’établissement de onze autres camps, la base aérienne surnommée « la Palmerola » abrite encore 500 militaires américains et près de 500 civils, selon le quotidien El Heraldo. Un symbole de l’impérialisme américain, qui, selon la présidente hondurienne, se maintient, « sans payer un centime, depuis des décennies, sur notre territoire ».

La menace de « la plus grande opération d’expulsions de l’histoire »

L’arrivée imminente de Donald Trump à la Maison-Blanche, le 20 janvier prochain, ravive les tensions diplomatiques entre les deux pays, avec sa promesse de mener « la plus grande opération d’expulsions de l’histoire ». Une politique répressive qui risque de toucher les Honduriens en situation irrégulière, responsables selon Trump des malheurs du pays. Un opprobre que rejette Xiomara Castro.

« Ne prenez pas de représailles inutiles contre nos migrants, qui, en règle générale, apportent une grande contribution à l’économie nord-américaine », a-t-elle défendu. Les transferts d’argent envoyés à leurs familles constituent également une source importante de richesse pour leur pays d’origine, représentant environ 25 % du produit intérieur brut du pays d’Amérique centrale.

Trois mois après avoir dénoncé, devant l’Assemblée générale des Nations unies, les pratiques coloniales ainsi que les mécanismes de domination économique, médiatique et politique qui continuent de peser sur le Honduras – elle s’est dite menacée par un coup d’État –, la présidente hondurienne a convoqué une réunion de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes pour aborder la question migratoire. Une initiative portée conjointement avec la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum – menacée de « guerre commerciale » par Donald Trump face au « transit des sans-papiers ».


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01 janvier, 2025

CUBA CÉLÈBRE LE 66ème ANNIVERSAIRE DE LA RÉVOLUTION

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CUBA CÉLÈBRE LE 66ème ANNIVERSAIRE DE LA RÉVOLUTION
1959 - 1er janvier - 2025

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Cuba célèbre le 66ème anniversaire de la révolution / Le 1er janvier 1959, la rébellion emmenée par Fidel Castro, son frère Raul et Ernesto "Che" Guevara, provoquait la fuite du dictateur Fulgencio Batista.

Diaz-Canel : « Merci pour votre héroïsme face à la barbarie de la guerre économique menée contre nous »

Diaz-Canel

Les plus hautes autorités cubaines ont adressé un message au peuple à quelques heures de la célébration du 66ème anniversaire du triomphe de la Révolution, ce 1er janvier

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Les plus hautes autorités cubaines ont adressé un message au peuple, quelques heures avant la célébration du 66e anniversaire du triomphe de la Révolution, le 1er janvier.

« Chers compatriotes, nous vous remercions infiniment pour votre héroïsme face à la barbarie de la guerre économique menée contre nous », a déclaré Miguel Diaz-Canel, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République.

À travers son message, publié sur le réseau social X, le président a appelé à se souvenir de l'année qui s'achève, non pas pour les obstacles et les pénuries, mais pour les victoires remportées.

« C'est une honneur et une immense émotion de savoir que l’on fait partie de ce peuple qui n'est pas né destiné à la grandeur. Il l'a gagnée par son héroïsme et sa créativité dans la résistance. Vive Cuba libre et souveraine à jamais par la volonté de son peuple », a ajouté le chef de l'État.

Son message était accompagné d'une vidéo, dans laquelle la vie quotidienne des Cubains est accompagnée de ses paroles lors de la clôture de la 4e Période ordinaire de sessions de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire dans sa 10e Législature, au palais des Conventions, le 20 décembre 2024 :  

« Dans la Cuba d'aujourd'hui, nul n’a besoin d'aller bien loin pour trouver nos héroïnes et nos héros : ils sont des millions ! Ils constituent le corps et l'âme d'une Révolution qui résiste et se refait sans cesse. Ils sont de toutes les couleurs et de tous les âges. Ils ne pensent ni aux médailles ni aux hommages, parce qu'ils sont déterminés à construire la vie jour après jour.

« Ils ne pensent pas à perdre mais à vaincre et si quelqu'un leur demande ce qu'ils font, ils diront qu'ils sont « au combat », « dans la bataille », « obstinés », sans pleurer, sans s’agenouiller, parce que l'empire le plus puissant de l'histoire refuse à leur pays bien-aimé, depuis plus de 60 ans, de sang-froid et avec une perversité totale, son droit au bien-être.

« Il y a nos héros et nos martyrs, ceux qui, comme l'a dit José Marti, sont sacrés parce qu'ils ont servi la Patrie. Et il y a aussi ceux d'aujourd'hui, ceux qui ne figurent encore dans aucun livre : tous ceux qui mettent leurs mains et leur intelligence au service de Cuba ; ceux qui savent que le travail est la source de tous les bienfaits ; ceux qui ne renient pas, avec amertume, parce que quelque chose a été mal fait ou n'a pas été fait, parce qu'ils s’évertuent à trouver des solutions ; ceux qui mettent tout leur cœur et leurs mains au service de la vie et arrachent peu à peu des morceaux de problèmes, comme on arrache les mauvaises herbes du chemin.

« Ces protagonistes de l’héroïsme ont des noms et des prénoms : ce sont nos enfants, toujours joyeux ; ce sont leurs enseignants, avec l'humilité qui les caractéristique, pleins de lumière, dont nombre d'entre eux font des merveilles dans des coins les plus étonnants du pays. Ce sont nos ouvriers couverts de graisse, de suie ou de boue, mais pleins de courage lorsqu'ils nettoient un puits, ou montent une chaudière thermoélectrique, ou relèvent une tour à haute tension ou un poteau électrique abattu par un ouragan.

« Ce sont nos médecins, nos infirmières, nos scientifiques, nos artistes et nos créateurs ; ce sont tous les entrepreneurs qui rêvent d'ordre, de propreté et que tout fonctionne bien. C'est la famille qui repasse la chemise de l'uniforme coûte que coûte, et qui se tient à toute heure devant les casseroles de la maison. Ce sont nos jeunes – cette force sacrée du pays – qui veulent faire quelque chose d'utile. Ce sont nos cadres infatigables, ceux qui, sur le terrain, doivent prendre des décisions audacieuses et rassembler des bonnes volontés. Ce sont tous des héros, absolument tous ceux qui ne croient pas à la défaite ! Ce sont des héros invincibles ! »

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Cuba : 66 ans de défense
de sa souveraineté  face
à l'hostilité des É
tats-Unis

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LIQUIDATION ÉLECTORALE

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LA CHUTE DE L'HOMME
DER SÜNDENFALL, 1920 / ARTHUR SEGAL

LE MONDE
DIPLO
Le Monde diplomatique Liquidation électorale / Parmi les nombreuses élections qui ont émaillé l’année 2024, il n’était pas écrit que le scrutin présidentiel roumain tiendrait une place particulière. Depuis 1989 et la chute du communisme, le Parti social-démocrate (PSD) et le Parti national libéral (PNL), aussi atlantistes et proeuropéens l’un que l’autre, se succèdent au pouvoir, quand ils ne gouvernent pas ensemble, comme actuellement. Une surprise d’envergure internationale semblait donc improbable.

Éditorial, par Benoît Bréville

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Éditorial, par Benoît Bréville • Lu par Anne Lenglet 
LE MONDE DIPLOMATIQUE - AUDIO 
«LIQUIDATION ÉLECTORALE»
Illustration
« Le Monde diplomatique » 

Pourtant, cette élection restera dans les annales. Pour ses résultats, qui ont vu le premier ministre et grand favori Marcel Ciolacu (PSD) éliminé dès le premier tour, tout comme son compère du PNL, et surtout par son dénouement : une annulation pure et simple, pour cause de vote insatisfaisant. À travers le monde, les gouvernants avaient déjà expérimenté bien des méthodes pour contourner la volonté des électeurs : ignorer le verdict des urnes en imposant un traité refusé par référendum, user de stratagèmes institutionnels pour s’accrocher au pouvoir malgré une défaite, inventer des accusations de fraude pour entacher la légitimité d’un candidat… Mais jamais, dans un pays démocratique, on n’avait ainsi effacé des millions de bulletins.

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L’affaire commence par des résultats inattendus au soir du 24 novembre. M. Călin Georgescu, qui oscillait entre 5 et 9 % dans les sondages, arrive en tête avec 23 % des suffrages, devant la dirigeante d’un petit parti centriste, Mme Elena Lasconi. Le vainqueur s’affiche comme un candidat « antisystème ». Jadis affilié à l’extrême droite, il concourt désormais comme indépendant, sans parti ni fonds de campagne, et il refuse toute apparition à la télévision. Prônant la souveraineté alimentaire et énergétique, il dénonce la mondialisation, l’inflation, l’immigration, l’OTAN, l’Union européenne, les aides à Kiev, les vaccins contre le Covid-19… Tout cela uniquement sur TikTok et YouTube, dans un discours mâtiné d’ésotérisme et d’appels à Jésus.


Qu’un tel personnage prenne la tête d’un pays par lequel transitent les céréales ukrainiennes et qui bientôt abritera la plus grande base de l’Alliance atlantique ne pouvait qu’entraîner un tir de barrage. Le 28 novembre, le Conseil de défense national — dirigé par le président sortant Klaus Iohannis (PNL) — accuse TikTok d’avoir accordé un « traitement préférentiel » à M. Georgescu. Dans la foulée, le Conseil national de l’audiovisuel demande à Bruxelles — qui obtempère sur-le-champ — d’enquêter sur ces « amplifications algorithmiques » et leurs « potentiels risques pour la sécurité nationale ». Le 4 décembre, le président Iohannis révèle des documents des services secrets évoquant une ingérence étrangère et sur la foi desquels les neuf juges de la Cour constitutionnelle, qui doivent tous leur poste au PSD et au PNL, fonderont leur annulation, sous les applaudissements des chancelleries et des médias occidentaux.


Que disent ces notes « déclassifiées » ? Que des influenceurs auraient été rémunérés afin de promouvoir M. Georgescu, pour un montant total de 380 000 euros — ce qui n’est pas grand-chose comparé aux 11 millions d’euros déboursés par M. Ciolacu pour mettre en avant son programme. Le candidat aurait également bénéficié du soutien coordonné de 25 000 comptes TikTok dans le but d’augmenter la viralité de ses vidéos. Des milliers de cyberattaques auraient par ailleurs visé les infrastructures informatiques électorales. Et puis… c’est tout. Aucune preuve d’une intervention étrangère ni même d’une quelconque collusion avec M. Georgescu.


Main de Moscou ou pas, l’opération semble de toute façon dérisoire. Aux États-Unis, Mme Kamala Harris a dépensé 140 millions de dollars pour accroître son audience sur Facebook et Instagram, six fois plus que son concurrent, et elle a perdu. La viralité d’un message ne fait pas tout : encore faut-il qu’il convainque. Mais, désormais, c’est certain, grâce à la Roumanie, grâce à Bruxelles, tous ceux dont les discours sont ignorés par les médias, mis en sourdine par les réseaux sociaux, obtiendront sans coup férir l’annulation du scrutin si le résultat leur déplaît. On parie ?


Benoît Bréville

Éditorial, par Benoît Bréville • Lu par Anne Lenglet 
LE MONDE DIPLOMATIQUE - AUDIO 
«LIQUIDATION ÉLECTORALE»

31 décembre, 2024

DES VAGUES VIOLENTES, JUSQU'À QUATRE MÈTRES DE HAUT, FRAPPENT LA CÔTE PACIFIQUE

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DES IMMENSES VAGUES S'ABATTENT SUR LE CHILI DEPUIS QUELQUES JOURS
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LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ
Amérique du Sud / Des vagues violentes, jusqu'à quatre mètres de haut, frappent la côte pacifique / La violente houle, qui touche particulièrement les côtes du Pérou, de l’Équateur et du Chili, a fait trois morts et entraîne de nombreuses perturbations.

La rédaction avec l'AFP

Le passage à 2025 va secouer sur les côtes d'Amérique du sud. La rive pacifique du Pérou, de l’Équateur et du Chili sont frappées par une houle d'une violence inhabituelle qui a fait au moins trois morts et entraîné la fermeture de la plupart des ports péruviens.

DEMANDENT QU'UNE ZONE D'URGENCE SOIT DÉCLARÉE
EN RAISON DES FORTES MARÉES À ATACAMA
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► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Les vagues atteignent plus de quatre mètres au Pérou et plus de deux mètres en Équateur, selon les autorités des deux pays.

Le secrétaire équatorien à la gestion des risques, Jorge Carrillo, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'un « événement extrême » était en cours et a averti que des phénomènes similaires pourraient se produire à l'avenir. « Malheureusement, nous avons enregistré deux décès », tous deux dans la région de Manta, dans le sud-ouest de l’Équateur, a-t-il ajouté.

Des pêcheurs en mer et des ports fermés

Selon la marine chilienne, un homme de 30 ans est décédé dans le nord du Chili, sur une plage de la ville d'Iquique interdite à la baignade et qui faisait l'objet d'un avertissement de houle anormale en vigueur jusqu'à mardi.

Au large du Pérou, 31 pêcheurs bloqués en mer ont quant à eux été secourus par la marine et emmenés dans la ville de Tumbes, dans le nord-ouest du pays. L'un d'entre eux a cependant affirmé à la radio Exitosa qu'au moins 180 de ses collègues étaient toujours en mer.

Au Pérou, 91 ports sur les 121 que compte le pays ont été fermés jusqu'à mercredi et l'accès aux plages est restreint, a annoncé le Centre national des opérations d'urgence (COEN) sur X.

Au moins jusqu'à mercredi

Selon l'avertissement émis vendredi par cette institution, le phénomène a commencé le 25 décembre, va durer jusqu'à mercredi et affecter progressivement différentes zones de la côte nord, centrale et sud du pays.

Les vagues ont endommagé des dizaines de bateaux de pêche artisanale et de commerces situés sur le front de mer, selon des images diffusées par les médias. Les vagues ont également provoqué des inondations dans plusieurs villes côtières, faisant fuir les habitants.

« Cette houle est générée à des milliers de kilomètres du Pérou, devant les Etats-Unis (...) par un vent persistant à la surface de l'océan qui s'approche de nos côtes », a expliqué le capitaine de corvette Enrique Varea, chef des services hydrographiques et de navigation de la marine péruvienne, à la chaîne Canal N.

« Des vagues supérieures à la moyenne »

Selon l'Institut océanographique et antarctique de la marine de l'Equateur (Inocar), ce phénomène naturel qui se traduit par des vagues « supérieures à la moyenne » consiste en des « mouvements de fonds qui se caractérisent par des vagues continues et de longue durée, générées par des tempêtes lointaines qui se déplacent le long de l'océan Pacifique jusqu'à ce qu'elles atteignent notre côte ».

Le changement climatique « provoque ce genre de houle anormale », a aussi dit Larry Linch, responsable de la protection civile de la municipalité du Callao, ajoutant que les vents forts poussés vers la côte péruvienne ont fait monter davantage la marée dans la région.

DÉFERLEMENT DE VAGUES MENACENT LES FEUX D'ARTIFICE
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